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	<title>CentPapiers &#187; George W Bush</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>Certaines libertés ont aussi disparu le 11 Septembre 2001</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Sep 2011 04:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blog Eva</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; http://www.drjudywood.com/articles/transcript/transpics/bubbler.jpg &#160; . Certaines libertés ont aussi disparu le 11 Septembre 2001 &#160; &#160; Souvenez-vous. Il fut un temps où aucun militaire ne patrouillait, Famas en bandoulière, sur le parvis de Notre-Dame de Paris, un temps où vos e-mails avaient peu de risques d&#8217;être interceptés, où votre mine déconfite sur le trajet du bureau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.drjudywood.com/articles/transcript/transpics/bubbler.jpg" alt="http://www.drjudywood.com/articles/transcript/transpics/bubbler.jpg" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>http://www.drjudywood.com/articles/transcript/transpics/bubbler.jpg</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>.</p>
<h1><strong></strong><strong>Certaines libertés ont aussi disparu le 11 Septembre 2001</strong></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Souvenez-vous. Il fut un temps où aucun militaire ne patrouillait, Famas en bandoulière, sur le parvis de Notre-Dame de Paris, un temps où vos e-mails avaient peu de risques d&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre" target="_blank">être</a> interceptés, où votre mine déconfite sur le trajet du bureau n&#8217;était pas immortalisée chaque jour par des dizaines de caméras, une époque révolue où <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=embarquer" target="_blank">embarquer</a> un flacon de shampoing à bord d&#8217;un avion était encore un geste anodin&#8230; C&#8217;était avant le 11 Septembre 2001.</p>
<p>Ce jour-là, lorsque les tours jumelles du World Trade Center tombent en poussière, la puissance symbolique des Etats-Unis est ébranlée, ainsi qu&#8217;une certaine idée de la liberté. Un mois plus tard, <a href="http://thomas.loc.gov/cgi-bin/query/z?c107:H.R.3162.ENR:" target="_blank">le Patriot Act</a> est signé par George W. Bush. Au nom de la sécurité, quelques unes des libertés fondamentales si chères aux Américains sont sacrifiées.</p>
<p>Au &laquo;&nbsp;pays de la liberté&nbsp;&raquo;, une brèche vient de s&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=ouvrir" target="_blank">ouvrir</a>. La plupart des Etats de la planète vont s&#8217;y <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=engouffrer" target="_blank">engouffrer</a>. En 2002, l&#8217;Union européenne emboîte le pas à l&#8217;administration Bush et produit une <a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2002:164%3CIMG%20SRC=">0003:FR:PDF&nbsp;&raquo; target=&nbsp;&raquo;_blank&nbsp;&raquo;&gt;Décision cadre</a>, qui incite les États membres à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=rapprocher" target="_blank">rapprocher</a> leurs législations et établit des règles pour <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=lutter" target="_blank">lutter</a> contre la menace terroriste. La France, &laquo;&nbsp;initiée&nbsp;&raquo; aux attentats dès les années 80, s&#8217;était déjà engagée sur cette voie en adoptant <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=3C8D269870DB55039A4E845691EB4C31.tpdjo11v_1?cidTexte=JORFTEXT000000693912&amp;idArticle=LEGIARTI000006490799&amp;dateTexte=19870731&amp;categorieLien=id" target="_blank">une première loi antiterroriste</a> en 1986. L&#8217;ère qui vient de s&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=ouvrir" target="_blank">ouvrir</a> avec le 11-Septembre va <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=acc%C3%A9l%C3%A9rer" target="_blank">accélérer</a> cette dynamique, généralisant les mesures d&#8217;exception qui transformeront le paysage urbain et le code pénal.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;La guerre contre le terrorisme est une guerre à durée indéterminée contre un ennemi inconnu. Elle a permi d&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=introduire" target="_blank">introduire</a> des lois d&#8217;exception dans le droit commun avec l&#8217;assentiment de la population,</em> souligne Dan van Raemdonck, vice-président de la FIDH. <em>On a banalisé la notion de contrôle. Les gens ont fini par <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=accepter" target="_blank">accepter</a> d&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre" target="_blank">être</a> tracés, contrôlés, sous prétexte qu&#8217;ils n&#8217;ont rien à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=cacher" target="_blank">cacher</a>. On est entré dans l&#8217;ère du soupçon&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Petit tour d&#8217;horizon, non exhaustif, de quelques mesures &laquo;&nbsp;temporaires&nbsp;&raquo; qui ont durablement transformé votre quotidien :</p>
<ul>
<li><strong>L&#8217;armée dans la ville<br />
</strong></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<div>
<p><img title="Patrouille de l'armée dans le cadre du plan Vigipirate à la gare du Nord, à Paris, le 4 octobre 2010. | AFP/THOMAS COEX" src="http://s1.lemde.fr/image/2010/10/04/540x270/1419877_3_fa03_patrouille-de-l-armee-dans-le-cadre-du-plan.jpg" alt="Patrouille de l'armée dans le cadre du plan Vigipirate à la gare du Nord, à Paris, le 4 octobre 2010." border="0" /></p>
<p><strong>Patrouille de l&#8217;armée dans le cadre du plan Vigipirate à la gare du Nord, à Paris, le 4 octobre 2010.AFP/THOMAS COEX</strong></p>
</div>
</div>
<p>Des soldats patrouillant en rangers, l&#8217;arme au poing, dans les gares, les aéroports et les lieux touristiques. L&#8217;image est devenue banale. Elle est l&#8217;une des conséquences les plus visibles de la lutte contre le terrorisme, incarnée par le plan Vigipirate.</p>
<p>Conçu en 1978 alors que l&#8217;Europe était confrontée à une vague d&#8217;attentats, ce plan est entièrement repensé au lendemain du 11 septembre 2001 et sera maintenu en &laquo;&nbsp;niveau rouge&nbsp;&raquo; de façon continue à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=partir" target="_blank">partir</a> des attentats de Londres en 2005. La <a href="http://www.sgdsn.gouv.fr/site_rubrique98.html" target="_blank">dernière version du plan</a>, en vigueur depuis janvier 2007, est fondée sur un postulat clair : <em>&laquo;&nbsp;la menace terroriste doit désormais <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre" target="_blank">être</a> considérée comme permanente&nbsp;&raquo;</em>. Vigipirate définit dès lors un socle de mesures appliquées en toutes circonstances, <em>&laquo;&nbsp;même en l&#8217;absence de signes précis de menaces&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><a href="http://www.defense.gouv.fr/operations/france/vigipirate-pps/dossier-de-reference/vigipirate-et-la-posture-permanente-de-securite" target="_blank">Un millier de militaires</a> des trois armées sont donc mobilisés en permanence pour <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=appuyer" target="_blank">appuyer</a> les forces de gendarmerie et de police. Ils effectuent des patrouilles dans les gares, les aéroports, les ports, ainsi qu&#8217;un certain nombre de points sensibles comme les sites touristiques.</p>
<ul>
<li><strong>Internet sous surveillance<br />
</strong></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<div>
<p><img title="En 2001, 2003 et 2006, trois lois vont successivement entériner le principe de la surveillance des internautes. | REUTERS/STOYAN NENOV" src="http://s2.lemde.fr/image/2011/08/30/540x270/1565171_3_a656_en-2001-2003-et-2006-trois-lois-vont.jpg" alt="En 2001, 2003 et 2006, trois lois vont successivement entériner le principe de la surveillance des internautes." border="0" /></p>
<p><strong>En 2001, 2003 et 2006, trois lois vont successivement entériner le principe de la surveillance des internautes.REUTERS/STOYAN NENOV</strong></p>
</div>
</div>
<p>La France, <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2011/05/13/comment-sortir-de-lere-du-soupcon/#more-956" target="_blank">championne d&#8217;Europe de la surveillance</a> des télécommunications ? C&#8217;est la Commission européenne qui le dit dans l&#8217;annexe d&#8217;<a href="http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/malmstrom/archive/20110418_data_retention_evaluation_fr.pdf" target="_blank">un rapport datant d&#8217;avril 2011</a>. En 2009, le &laquo;&nbsp;pays des droits de l&#8217;homme&nbsp;&raquo; a procédé à pas moins de 514 813 demandes d&#8217;accès aux &laquo;&nbsp;logs&nbsp;&raquo; (qui a téléphoné ou envoyé un mail à qui, quand, d&#8217;où, pendant combien de temps ?) conservées par les opérateurs de téléphonie fixe ou mobile, et les fournisseurs d&#8217;accès à Internet (FAI). La surveillance des télécommunications est encadrée au niveau communautaire. Mais à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=titre" target="_blank">titre</a> de comparaison, le pays le plus peuplé de l&#8217;UE, l&#8217;Allemagne, n&#8217;en a réalisé que 12 684, soit 42 fois moins que la France.</p>
<p>La volonté de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=surveiller" target="_blank">surveiller</a> les internautes se concrétise deux mois à peine après les attentats du 11-Septembre. Le 15 novembre 2001, le gouvernement Jospin modifie dans l&#8217;urgence son projet de <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000222052" target="_blank">loi relative à la sécurité quotidienne (LSQ)</a>, qui intègre divers moyens de lutte contre le terrorisme. Parmi eux, <a href="http://www.senat.fr/amendements/2000-2001/420/Amdt_9.html" target="_blank">l&#8217;amendement 2</a>, qui donnera naissance au fameux article 29, invite les fournisseurs d&#8217;accès à Internet à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=stocker" target="_blank">stocker</a> pendant un an les &laquo;&nbsp;logs&nbsp;&raquo;, c&#8217;est-à-dire les données de connexion de leurs abonnés.</p>
<p>En raison de son caractère exceptionnel, la mesure était censée <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=durer" target="_blank">durer</a> jusqu&#8217;au 31 décembre 2003, avant d&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre" target="_blank">être</a> éventuellement prolongée après un rapport d&#8217;évaluation. Mais un amendement déposé par Christian Estrosi au <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000005634107&amp;dateTexte=20110907" target="_blank">projet de Loi sur la sécurité intérieure (</a><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000005634107&amp;dateTexte=20110907" target="_blank">LSI</a><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000005634107&amp;dateTexte=20110907" target="_blank">)</a>, le 21 janvier 2003, la rendra définitive. Censée <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=pr%C3%A9venir" target="_blank">prévenir</a> les menaces d&#8217;attentats, la surveillance des internautes est aujourd&#8217;hui totalement séparée de l&#8217;existence ou non d&#8217;une menace terroriste.</p>
<p>Un pas de plus est franchi en 2006 : la <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006053177" target="_blank">loi relative à la lutte contre le terrorisme (</a><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006053177" target="_blank">LCT</a><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006053177" target="_blank">)</a> présentée par le ministre de l&#8217;intérieur, Nicolas Sarkozy, élargit l&#8217;obligation de conservation des &laquo;&nbsp;données de trafic&nbsp;&raquo; aux cybercafés. Elle permet en outre aux services antiterroristes de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=pouvoir" target="_blank">pouvoir</a> y <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=acc%C3%A9der" target="_blank">accéder</a> en dehors de tout contrôle de l&#8217;autorité judiciaire, après avis d&#8217;une personnalité qualifiée <em>&laquo;&nbsp;placée auprès du ministre de l&#8217;intérieur&nbsp;&raquo;</em>. La surveillance d&#8217;Internet échappe désormais à toute procédure judiciaire pour se <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=placer" target="_blank">placer</a> sous le contrôle direct de l&#8217;Etat.</p>
<p><strong>A <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=lire" target="_blank">lire</a> : <a href="https://www.odebi.org/lct/Leslogspourlesnuls.html" target="_blank">Une chronologie des lois instaurant la surveillance d&#8217;internet</a></strong></p>
<ul>
<li><strong>Les &laquo;&nbsp;fadettes&nbsp;&raquo;<br />
</strong></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<div>
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<p><img title="Les &quot;données de connexions&quot; téléphoniques (qui appelle qui, où, quand, combien de temps) peuvent aujourd'hui être stockées pendant un an. | AFP/SPENCER PLATT" src="http://s1.lemde.fr/image/2011/06/01/540x270/1530312_3_0a78_les-donnees-de-connexions-telephoniques-qui.jpg" alt="Les &quot;données de connexions&quot; téléphoniques (qui appelle qui, où, quand, combien de temps) peuvent aujourd'hui être stockées pendant un an." border="0" /></p>
<p><strong>Les &laquo;&nbsp;données de connexions&nbsp;&raquo; téléphoniques (qui appelle qui, où, quand, combien de temps) peuvent aujourd&#8217;hui être stockées pendant un an.AFP/SPENCER PLATT</strong></p>
</div>
</div>
<p>Les communications téléphoniques ont subi le même traitement. Jusqu&#8217;à récemment, la communication par les opérateurs de téléphonie des factures détaillées (les &laquo;&nbsp;fadettes&nbsp;&raquo;) de leurs clients aux services de police était encadrée par <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=C15CED82E768E958B0B30F4ACC86CCDA.tpdjo16v_2?idArticle=LEGIARTI000006421147&amp;cidTexte=LEGITEXT000006077781&amp;dateTexte=20101001" target="_blank">l&#8217;article 22 de la loi du 10 juillet 1991</a>. Elle imposait notamment à la police une procédure d&#8217;autorisation, soit par un juge, soit par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS).</p>
<p>La loi contre le terrorisme de 2006 a tout changé : une simple réquisition permet désormais au parquet de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=consulter" target="_blank">consulter</a> les &laquo;&nbsp;fadettes&nbsp;&raquo;, sans que la CNCIS ait son mot à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=dire" target="_blank">dire</a>. Le texte prévoit en outre que ces &laquo;&nbsp;données de connexions&nbsp;&raquo; téléphoniques (qui appelle qui, où, quand, combien de temps) puissent <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre" target="_blank">être</a> stockées pendant un an.</p>
<p>En conséquence, une <em>&laquo;&nbsp;avalanche de réquisitions s&#8217;abat, sans contrôle, sur les opérateurs&nbsp;&raquo;</em>, rapporte le <em>Canard enchaîné</em> du 7 septembre 2011. Interrogé par l&#8217;hebdomadaire, le porte-parole du CNCIS admet que ces demandes lui <em>&laquo;&nbsp;échappent totalement&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Seul le législateur peut <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=changer" target="_blank">changer</a> cet état de fait&nbsp;&raquo;</em>, ajoute-t-il. <em>&laquo;&nbsp;La loi de 1991 était jugée trop lente. On a accéléré les procédures dérogatoires au nom de l&#8217;antiterrorisme en maintenant un niveau minimum de légalité&nbsp;&raquo;,</em> souligne Christophe André, maître de conférence à Sciences Po et auteur de <em>Droit pénal spécial</em>. <em>&laquo;&nbsp;Le problème, c&#8217;est que ces procédures finissent par <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=devenir" target="_blank">devenir</a> la norme&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Peter Hustinx, contrôleur européen à la protection des données, n&#8217;est pas loin de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=partager" target="_blank">partager</a> cet avis. Qualifiant la conservation des &laquo;&nbsp;logs&nbsp;&raquo; d&#8217;<em>&laquo;&nbsp;atteinte massive à la vie privée&nbsp;&raquo;</em>,  il estime que la directive européenne ayant généralisé cette surveillance des télécommunications constitue &laquo;&nbsp;sans aucun doute l&#8217;instrument le plus préjudiciable au respect de la vie privée jamais adopté par l&#8217;Union européenne eu égard à son ampleur et au nombre de personnes qu&#8217;elle touche&nbsp;&raquo;.</p>
<ul>
<li><strong>Transport aérien</strong></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<div>
<p><img title="Image produite par un scanner de nouvelle génération, prise en mars au Ronald Reagan National Airport de Washington. | AFP/PAUL J. RICHARDS" src="http://s2.lemde.fr/image/2009/12/27/540x270/1285274_3_0d10_image-produite-par-un-scanner-de-nouvelle.jpg" alt="Image produite par un scanner de nouvelle génération, prise en mars au Ronald Reagan National Airport de Washington." border="0" /></p>
<p><strong>Image produite par un scanner de nouvelle génération, prise en mars au <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/356f/ronald-reagan.html" target="_blank">Ronald Reagan</a> <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/9dd6/national-airport.html" target="_blank">National Airport</a> de Washington.AFP/PAUL J. RICHARDS</strong></p>
</div>
</div>
<p>Sans surprise, le transport aérien a été le secteur le plus touché par les mesures de sécurité prises au lendemain du 11-Septembre. Et à chaque nouvelle tentative d&#8217;attentat, une nouvelle mesure de sécurité a été inventée :</p>
<p><strong>- Objets tranchants :</strong> Les terroristes ayant détournés les quatre avions du 11-Septembre étaient armés de simples cutters. Couteaux, tondeuses, coupe-ongles et autres pinces à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%A9piler" target="_blank">épiler</a> sont donc désormais proscrits en cabine.</p>
<p><strong>- Chaussures :</strong> Depuis l&#8217;attentat raté de <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/8c6f/richard-reid.html" target="_blank">Richard Reid</a>, l&#8217;homme aux <em>&laquo;&nbsp;chaussures explosives&nbsp;&raquo;</em>, qui avait caché 250 grammes de Pentrite dans ses souliers sur un vol en décembre 2001, tout voyageur peut <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre" target="_blank">être</a> amené à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=devoir" target="_blank">devoir</a> se <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=d%C3%A9chausser" target="_blank">déchausser</a> avant d&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=embarquer" target="_blank">embarquer</a>.</p>
<p><strong>- Liquides :</strong> En août 2006, les autorités britanniques découvrent qu&#8217;un groupe d&#8217;hommes auraient eu l&#8217;intention de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=faire" target="_blank">faire</a> <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=exploser" target="_blank">exploser</a> des avions en dissimulant des explosifs liquides dans des biberons et des flacons de shampoing. L&#8217;embarquement en cabine de produits liquides sera dorénavant strictement encadré. Ils peuvent <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre" target="_blank">être</a> emportés en cabine sous réserve d&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre" target="_blank">être</a> conditionnés dans des contenants ne dépassant pas 100 mL, et doivent ensuite <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre" target="_blank">être</a> contenus dans des sacs plastiques transparents et fermés ne dépassant pas 20 cm sur 20 cm. Exit donc : parfum, crèmes solaires, dentifrice, mousse à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=raser" target="_blank">raser</a>, déodorant en spray, shampoing, sodas, alcools, confiture, produits laitiers&#8230;</p>
<p><strong>Scanners corporels :</strong> En décembre 2009, un passager du vol Lagos-Amsterdam-Detroit tente de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=faire" target="_blank">faire</a> <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=exploser" target="_blank">exploser</a> un bloc de penthrite artisanale collée sur sa jambe. Plusieurs aéroports européens <a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/12/31/securite-aerienne-les-scanners-corporels-gagnent-du-terrain-chez-les-europeens_1286226_3214.html">s&#8217;équipent aussitôt de scanners corporels</a>. Le 6 juillet, le Parlement européen <a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/07/06/le-parlement-europeen-encadre-l-usage-du-scanner-corporel-dans-les-aeroports_1545660_3214.html">se prononce</a> pour une utilisation très encadrée de cette technologie dans les aéroports. La Commission européenne doit <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=proposer" target="_blank">proposer</a> un projet d&#8217;ici à la fin de l&#8217;année pour que les Etats s&#8217;équipent avant la levée des restrictions sur les liquides fin 2013.</p>
<ul>
<li><strong>Transfert de données</strong></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<div>
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<p><img title="A l'aéroport de Bruxelles, le 19 décembre. | REUTERS/THIERRY ROGE" src="http://s1.lemde.fr/image/2010/12/20/540x270/1456025_3_2d3a_a-l-aeroport-de-bruxelles-le-19-decembre.jpg" alt="A l'aéroport de Bruxelles, le 19 décembre." border="0" /></p>
<p><strong>A l&#8217;aéroport de Bruxelles, le 19 décembre.REUTERS/THIERRY ROGE</strong></p>
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</div>
<p>Après les attentats du 11-Septembre, l&#8217;administration Bush exige des compagnies européennes qu&#8217;elles lui transmettent les données personnelles de leurs passagers en partance vers les Etats-Unis. En cas de refus, ces dernières se verraient <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=interdire" target="_blank">interdire</a> d&#8217;atterrissage sur le territoire américain. Bruxelles négocie aussitôt <a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2007/06/28/lutte-antiterroriste-accord-ue-etats-unis-sur-le-transfert-de-donnees-personnelles_929132_3214.html">un accord</a>, que la cour de justice européenne s&#8217;empresse de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=juger" target="_blank">juger</a> illégal. Le superviseur européen pour la protection des données fait lui aussi part de ses <em>&laquo;&nbsp;doutes sérieux quant à</em> <em>[sa]</em> <em>compatibilité avec les droits fondamentaux&nbsp;&raquo;</em> en vigueur en Europe.</p>
<p>Ces fichiers, dits PNR (Personal Name Record), seront pourtant diffusables à toutes les agences associées au Département de la sécurité intérieure, comme la CIA et le FBI, qui pourront les <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=conserver" target="_blank">conserver</a> pendant quinze ans. Les données en question peuvent <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=comprendre" target="_blank">comprendre</a> : votre nom, votre adresse, votre numéro de carte de crédit, ainsi que vos habitudes alimentaires&#8230;</p>
<ul>
<li><strong>Biométrie</strong></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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<div>
<p><img title="Le passeport biométrique, obligatoire pour se rendre aux Etats-Unis, a été lancé officiellement par un décret paru le 4 mai 2006 au Journal officiel. | AFP/PHILIPPE HUGUEN" src="http://s2.lemde.fr/image/2009/07/20/540x270/1220691_3_8f0c_le-passeport-biometrique-obligatoire-pour-se.jpg" alt="Le passeport biométrique, obligatoire pour se rendre aux Etats-Unis, a été lancé officiellement par un décret paru le 4 mai 2006 au Journal officiel. " border="0" /></p>
<p><strong>Le passeport biométrique, obligatoire pour se rendre aux Etats-Unis, a été lancé officiellement par un décret paru le 4 mai 2006 au Journal officiel. AFP/PHILIPPE HUGUEN</strong></p>
</div>
</div>
<p>Les attentats de Londres en 2005 accélèrent la mise en oeuvre des projets internationaux de contrôle électronique des flux migratoires. Dès le lendemain de l&#8217;attaque, le gouvernement français annonce la généralisation progressive du <a href="http://www.cnil.fr/en-savoir-plus/fiches-pratiques/fiche/accessible/oui/article/biometrie-des-dispositifs-sensibles-soumis-a-autorisation-de-la-cnil/?tx_ttnews%5BbackPid%5D=91&amp;cHash=afa6bfbc5e" target="_blank">visa biométrique</a>. Un fichier comportant les données biométriques des passagers des aéroports (Parafes) est créé par un décret paru le 7 août 2007. Désormais, les voyageurs désireux d&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%A9viter" target="_blank">éviter</a> l&#8217;attente à la douane pourront <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=communiquer" target="_blank">communiquer</a> librement les empreintes digitales de huit de leurs doigts, leur état civil, leur lieu de naissance, leur nationalité et leur adresse.</p>
<p>Dans <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=CNIX0710747X" target="_new">un premier</a> <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=CNIX0710747X" target="_new">avis</a>, la CNIL identifie des risques pour la protection des données. Elle dénonce également un <em>&laquo;&nbsp;champ d&#8217;application</em> (&#8230;) <em>potentiellement beaucoup plus large que la population officiellement visée&nbsp;&raquo;</em> puisqu&#8217;il n&#8217;est pas <em>&laquo;&nbsp;précisément défini dans le projet de décret&nbsp;&raquo;.</em> Dans un <a href="http://www.cnil.fr/la-cnil/actu-cnil/article/article/passeports-biometriques-la-cnil-reservee-sur-la-creation-de-la-premiere-base-de-donnees-biom/" target="_blank">deuxième avis</a>, elle estime qu&#8217;<em>&laquo;&nbsp;un sujet d&#8217;une telle importance devait <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=passer" target="_blank">passer</a> devant le Parlement et nous n&#8217;avons pas obtenu les éléments qui permettent de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=justifier" target="_blank">justifier</a> la création de cette banque de données&nbsp;&raquo;</em>. La CNIL note que la France va plus loin que la réglementation européenne, et juge que le dispositif français comporte <em>&laquo;&nbsp;des risques d&#8217;atteintes graves à la vie privée et aux libertés individuelles&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Ces réserves n&#8217;ont pas empêché une proposition de loi sur la mise en place d&#8217;une nouvelle <a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/07/08/pas-encore-adoptee-la-carte-d-identite-biometrique-est-deja-critiquee_1546615_3224.html">carte d&#8217;identité biométrique</a>. Si cette nouvelle carte d&#8217;identité est validée, elle devrait <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=conduire" target="_blank">conduire</a> à la constitution d&#8217;un vaste <em>&laquo;&nbsp;fichier central biométrique&nbsp;&raquo;</em> contenant toutes les données des titulaires, soit <em>&laquo;&nbsp;potentiellement 45 à 50 millions de personnes&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<ul>
<li><strong>Vidéosurveillance<br />
</strong></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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<div>
<p><img title="Le gouvernement parle de &quot;vidéoprotection&quot;, un terme jugé moins agressif que celui de vidéosurveillance. | AFP/MARTIN BUREAU" src="http://s1.lemde.fr/image/2010/02/11/511x256/1304056_3_ebc3_le-gouvernement-parle-de-videoprotection-un.jpg" alt="Le gouvernement parle de &quot;vidéoprotection&quot;, un terme jugé moins agressif que celui de vidéosurveillance." border="0" /></p>
<p><strong>Le gouvernement parle de &laquo;&nbsp;vidéoprotection&nbsp;&raquo;, un terme jugé moins agressif que celui de vidéosurveillance.AFP/MARTIN BUREAU</strong></p>
</div>
</div>
<p>Les caméras de vidéosurveillance ne datent pas d&#8217;hier, puisque l&#8217;installation des systèmes de vidéosurveillance dans les lieux ouverts au public est encadré par la loi du 21 janvier 1995. Mais avec l&#8217;augmentation de la menace terroriste, <a href="http://encours.blog.lemonde.fr/2010/10/14/la-videosurveillance-un-marche-qui-ne-connait-pas-trop-la-crise/" target="_blank">leur nombre a explosé</a> depuis dix ans.</p>
<p>La loi contre le terrorisme de 2006 prévoit explicitement de <em>&laquo;&nbsp;développer la vidéosurveillance&nbsp;&raquo;</em> en facilitant l&#8217;implantation de caméras et l&#8217;enregistrement des images. L&#8217;adoption en 2010 de la loi de programmation pour la performance de la sécurité intérieure <em>(<a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta-pdf/performance_securite_interieure120210.pdf" target="_blank">Loppsi 2</a>),</em> va plus loin : l&#8217;Etat pourra  <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/02/12/l-etat-pourra-imposer-aux-maires-l-installation-de-cameras-de-videosurveillance_1304825_651865.html" target="_blank">désormais imposer aux municipalités</a> l&#8217;installation de caméras dans trois cas : &laquo;&nbsp;<em>La prévention des actes de terrorisme, les sites d&#8217;importance vitale, ou les intérêts fondamentaux de la nation&nbsp;&raquo;.</em> L&#8217;Etat ambitionne de multiplier par trois le nombre de caméras, qui passeront de 20 000 à 60 000 d&#8217;ici à 2011, dont un millier à Paris.</p>
<p>Au fil des années, un changement sémantique s&#8217;opère : le gouvernement parle de <em>&laquo;&nbsp;vidéoprotection&nbsp;&raquo;</em>, un terme jugé moins agressif que celui de vidéosurveillance.</p>
<p>Le <a href="http://www.paris-sans-videosurveillance.fr/spip.php?article170" target="_blank">collectif Démocratie et libertés</a> publie des cartes des implantations de caméras prévues d&#8217;ici fin 2011 à Paris :</p>
<ul>
<li><strong>La procédure pénale<br />
</strong></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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<p><img title="La loi Perben II étend le régime de garde à vue des présumés terroristes à d'autres crimes, comme les affaires de délinquance organisée, de proxénétisme aggravé ou de trafic de stupéfiants. | AFP/FRED DUFOUR" src="http://s2.lemde.fr/image/2010/03/30/512x256/1326167_3_7bfc_la-loi-perben-ii-etend-le-regime-de-garde-a-vue.jpg" alt="La loi Perben II étend le régime de garde à vue des présumés terroristes à d'autres crimes, comme les affaires de délinquance organisée, de proxénétisme aggravé ou de trafic de stupéfiants." border="0" /></p>
<p><strong>La loi Perben II étend le régime de garde à vue des présumés terroristes à d&#8217;autres crimes, comme les affaires de délinquance organisée, de proxénétisme aggravé ou de trafic de stupéfiants.AFP/FRED DUFOUR</strong></p>
</div>
</div>
<p><strong>- Mandat d&#8217;arrêt :</strong> C&#8217;est la principale révolution juridique des dix dernières années. Le 11 juin 2002, une décision cadre de l&#8217;UE instaure le &laquo;&nbsp;<a href="http://europa.eu/legislation_summaries/justice_freedom_security/judicial_cooperation_in_criminal_matters/l33167_fr.htm" target="_blank">mandat d&#8217;arrêt européen</a>&laquo;&nbsp;, qui sera transcrit en droit français en 2004. Ce mandat remplace une vieille tradition, la procédure d&#8217;extradition, en imposant à chaque autorité judiciaire nationale de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=reconna%C3%AEtre" target="_blank">reconnaître</a>, <em>ipso facto</em>, la demande de remise d&#8217;une personne formulée par l&#8217;autorité judiciaire d&#8217;un autre État membre.</p>
<p>L&#8217;objectif affiché est la construction d&#8217;un espace de <em>&nbsp;&raquo; liberté, de sécurité et de justice &laquo;&nbsp;</em> au sein de l&#8217;UE, à travers une procédure plus simple, plus efficace et plus rapide. Pour <a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/18/le-mandat-d-arret-europeen-un-deni-de-l-etat-de-droit_1466511_3232.html">ses détracteurs</a>, loin d&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=unifier" target="_blank">unifier</a> le droit au niveau de l&#8217;UE, il étend au contraire à toute l&#8217;UE le champ d&#8217;application des procédures d&#8217;exception et lois liberticides, spécifiques à chaque Etat membre.</p>
<p>Le cas d&#8217;<a href="http://www.lemonde.fr/sujet/0721/aurore-martin.html" target="_blank">Aurore Martin</a>, une militante basque de 32 ans sous le coup d&#8217;un mandat d&#8217;arrêt européen émis par l&#8217;Espagne, illustre cette ambiguité : cette jeune femme est poursuivie en Espagne pour <em>&laquo;&nbsp;participation à une organisation terroriste&nbsp;&raquo;,</em> en raison de son appartenance à Batasuna, une organisation politique interdite au-delà des Pyrénées. Le problème est le suivant : en France, une telle activité, qui relève du militantisme politique, est parfaitement licite, et Batasuna présente même des candidats aux élections locales. Aurore Martin pourrait donc <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre" target="_blank">être</a> expulsée vers l&#8217;Espagne, et y <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre" target="_blank">être</a> jugée, pour une activité relevant de l&#8217;exercice des libertés fondamentales en France.</p>
<p>Depuis 2004, 1 567 personnes ont été remises à la France, qui en a de son côté remis 1 950, dont 400 Français, <a href="http://www.justice.gouv.fr/actualite-du-ministere-10030/zoom-sur-le-mandat-darret-europeen-19534.html" target="_blank">précise le ministère de la justice</a>.</p>
<p><strong>- Garde à vue :</strong> En droit commun, la garde à vue dure 24 heures, renouvelable une fois sur autorisation du ministère public. Seuls les suspects de terrorisme &laquo;&nbsp;bénéficient&nbsp;&raquo; d&#8217;un régime spécial depuis 1986, avec une garde à vue de quatre jours maximum. Mais cette mesure dérogatoire va progressivement <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=gagner" target="_blank">gagner</a> du terrain, l&#8217;exception devenant peu à peu la norme. En 2004, <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000005765479&amp;dateTexte=20110908" target="_blank">la loi Perben II</a> étend le régime de garde à vue des présumés &laquo;&nbsp;terroristes&nbsp;&raquo; à d&#8217;autres crimes, comme les affaires de délinquance organisée, de proxénétisme aggravé ou de trafic de stupéfiants. Depuis 2006, lorsqu&#8217;<em>&laquo;&nbsp;il existe un risque sérieux de l&#8217;imminence d&#8217;une action terroriste&nbsp;&raquo;,</em> la garde à vue des suspects peut a été portée à six jours.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le problème, c&#8217;est que toutes ces procédures dérogatoires introduites au nom de l&#8217;antiterrorisme ont fini par <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=devenir" target="_blank">devenir</a> la norme</em>, souligne Christophe André, l&#8217;auteur de <em>Droit pénal spécial</em>. <em>Puisqu&#8217;elles se révèlent efficaces contre ce monstre qu&#8217;est le terrorisme, elles sont donc employées pour <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=combattre" target="_blank">combattre</a> d&#8217;autres monstres et ont fini par <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=contaminer" target="_blank">contaminer</a> l&#8217;ensemble du droit pénal&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Soren Seelow</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lemonde.fr/societe/article/2011/09/09/certaines-libertes-ont-aussi-disparu-le-11-septembre-2001_1568988_3224.html">.</a></p>
<p><a href="http://lemonde.fr/societe/article/2011/09/09/certaines-libertes-ont-aussi-disparu-le-11-septembre-2001_1568988_3224.html">http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/09/09/certaines-libertes-ont-aussi-disparu-le-11-septembre-2001_1568988_3224.html</a></p>
<p><a href="http://sos-crise.over-blog.com/article-certaines-libertes-ont-aussi-disparu-le-11-septembre-2001-83892503.html">http://sos-crise.over-blog.com/article-certaines-libertes-ont-aussi-disparu-le-11-septembre-2001-83892503.html</a></p>
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		<title>Les guerres sans fin de Washington</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jun 2011 04:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mondialisation.ca</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-73653" href="http://www.centpapiers.com/les-guerres-sans-fin-de-washington/73651/5383598217_b01b99859c-2"><img class="alignnone size-full wp-image-73653" title="5383598217_b01b99859c" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/06/5383598217_b01b99859c1.jpg" alt="" width="500" height="260" /></a></p>
<p>Par  Bill  Van Auken, <a href="http://www.wsws.org/">wsws.org</a>, <a href="http://www.mondialisation.ca/">Mondialisation.ca</a></p>
<p><em>Image Flickr par <a href="http://www.flickr.com/photos/kwerfeldein/">Martin Gommel</a></em></p>
<p>L’armée américaine est en train de mener  simultanément des campagnes d’attaque de missiles par drones, des  bombardements, des opérations à des fins d’assassinats par les forces  spéciales et des combats au sol dans cinq pays différents: Irak,  Afghanistan, Pakistan, Libye et Yémen.</p>
<p>Le président Barack Obama qui doit en grande partie  sa victoire électorale en 2008 à l’écoeurement populaire ressenti par  des millions d’Américains à l’égard des guerres d’agression lancées par  le gouvernement Bush en Afghanistan et en Irak, a plus que rempli les  prédiction de George W. Bush concernant les « guerres du 21<sup>ème</sup> siècle. »</p>
<p>Il a surpassé son prédécesseur républicain en un  point au moins. Bush avait proclamé une doctrine infâme affirmant que  l’impérialisme américain avait le droit de mener une guerre contre tout  pays qu’il reconnaissait comme étant, maintenant ou n’importe quand dans  l’avenir, une menace potentielle. Il adopta le principe de la « guerre  préventive », une forme de guerre agressive pour laquelle les dirigeants  du Troisième Reich encore vivants furent jugés à Nuremberg.</p>
<p>En justifiant la guerre contre la Libye, Obama a  promulgué sa propre doctrine qui se passe même du prétexte d’une menace  potentielle comme justification pour la guerre. Au lieu de cela, il  affirme que les Etats-Unis sont dans leur droit de mener une guerre  partout où ils jugent que leurs « intérêts et leurs valeurs » sont en  jeu même si les objectifs de l’attaque ne représentent aucune menace  concevable à la sécurité américaine.</p>
<p>Dans son discours sur la Libye, Obama a inclus parmi  les inviolables valeurs américaines le « maintien du flux commercial, »  c’est-à-dire, le flux de profits dans les caisses des compagnies  pétrolières américaines et d’autres grands groupes.</p>
<p>Même au moment où, il y a près de trois mois, des  missiles de croisière pleuvaient sur la Libye, Obama avait cyniquement  fait valoir que Washington avait lancé la guerre par crainte qu’une  répression menée par le gouvernement libyen du colonel Mouammar Kadhafi  éteindrait « le printemps arabe. »</p>
<p>Quelle hypocrisie! La véritable attitude de  Washington à l’égard des aspirations démocratiques des peuples du  Moyen-Orient et d’Afrique du Nord s’est traduite sans ambiguïté dans une  série d’actions survenues ses derniers jours.</p>
<p>Obama a accueilli à la Maison Blanche le prince  héritier du Bahreïn, une dictature monarchique qui, avec le l’appui  tacite des Etats-Unis et le soutien militaire ouvert du principal allié  de Washington dans la région, l’Arabie saoudite, a impitoyablement  réprimé un mouvement de masse en faveur de droits démocratiques, tuant  des centaines de personnes, en emprisonnant des milliers d’autres et en  torturant systématiquement les détenus.</p>
<p>Le prince est arrivé quelques jours à peine après que  le régime eut ouvert un procès militaire contre des médecins et des  infirmiers. Interpellés pour avoir traité des manifestants blessés par  des forces de sécurité, ces travailleurs médicaux ont été contraints, à  l’aide de chocs électriques et de bastonnades avec des planches pourvues  de clous, de signer de faux témoignages.</p>
<p>Dans un communiqué official, Obama a « réaffirmé le  ferme engagement des Etats-Unis à l’égard du Bahreïn » – dont le régime  abrite la cinquième flotte américaine – en louant son monarque pour  avoir embrassé le « dialogue » et la « réforme ». Le président américain  a généreusement conseillé que « l’opposition et le gouvernement » – les  torturés tout comme les tortionnaires – « doivent trouver un compromis  pour forger un avenir juste pour tous les habitants du Bahreïn. »</p>
<p>Le <em>New York Times</em> a révélé que de l’autre côté  de la péninsule arabe, les Etats-Unis « étaient en train d’exploiter un  vide grandissant du pouvoir » créé par cinq mois de soulèvement de  masse contre la dictature au Yémen, le pays le plus appauvri de la  région, soutenue par les Etats-Unis pour y lancer une nouvelle guerre en  recourant à des frappes de missiles tirés depuis des drones et à des  attaques d’avions de combat.</p>
<p>Tout en étant prétendument dirigées contre des  éléments d’Al Qaïda, tout indique que les attaques visent à sauver le  régime du président Ali Abdullah Saleh, et ce tout en facilitant le  départ du dictateur d’une présidence qu’il avait occupée durant 33 ans.</p>
<p>La première frappe relatée dans ce nouveau théâtre de  guerre débutée par le Pentagone a tué au moins quatre civils ainsi que  plusieurs prétendus « militants. »</p>
<p>En Libye, la guerre Etats-Unis/OTAN touche à la fin  de son troisième mois avec une intensification des bombardements  incessants menés pour terroriser et qui ont coûté la vie à des centaines  de civils et à un nombre incalculable de soldats libyens. Washington et  ses alliés européens ne cachent pas leur véritable objectif, qui est un  « changement de régime », dans cette guerre lancée sous le prétexte  cynique de protéger des civils, c’est-à-dire la mise en place d’un Etat  fantoche garantissant la domination de l’impérialisme et des principales  compagnies pétrolières occidentales.</p>
<p>C’est cela la véritable réponse de l’impérialisme  américain au « printemps arabe » – une explosion du militarisme au  Moyen-Orient et en Afrique du Nord, une tentative désespérée d’étayer  les dictatures servant ses intérêts dans la région, et une détermination  à étrangler les luttes révolutionnaires des travailleurs et de la  jeunesse arabe.</p>
<p>Ces nouvelles interventions militaires s’ajoutent aux  guerres et aux occupations qui durent déjà depuis une décennie en  Afghanistan et en Irak et qui, comme il apparaît de plus en plus  clairement, doivent continuer indéfiniment.</p>
<p>Lors d’une audience de confirmation jeudi devant le  Sénat, le directeur de la CIA, Leon Panetta, choisi par Obama pour  remplacer le chef du Pentagone sortant, le secrétaire à la Défense  Robert Gates, a reconnu qu’il était « tout à fait persuadé » que le  régime en Irak réclamerait prochainement que Washington maintienne des  milliers de soldats américains sur le sol irakien après la date butoir  du retrait des troupes, le 31 décembre 2011.</p>
<p>Panetta a clairement fait comprendre que Washington  veut maintenir les troupes en lieu et sur place « pour s’assurer que les  gains que nous avons fait en Irak soient maintenus. » Le fait que la  grande majorité de la population irakienne pour qui l’occupation  américaine a signifié la mort, la mutilation et le déplacement de  millions de gens, veut que les 47.000 soldats américains quittent  maintenant le pays est hors de propos.</p>
<p>L’homme que Panetta remplacera, le secrétaire à la  Défense Gates, a souligné à maintes reprises au cours de ces derniers  jours que la date butoir de juillet 2011 qu’Obama avait fixée pour le  retrait d’Afghanistan ne devrait entraîner aucune réduction  significative du déploiement des quelque 100.000 soldats américains.</p>
<p>Après la réunion du week-end avec les commandants  militaires en Afghanistan, Gates a fait remarquer que tout retrait  serait « modeste » en disant à Bruxelles aux ministres de la Défense de  l’OTAN qu’il « n’y a aucune urgence de notre part pour un retrait. »  Entre-temps, de nouvelles atrocités sont commises chaque semaine avec  des victimes civiles causées au-delà de la frontière pakistanaise par  des bombardements, des raids nocturnes menés par les forces spéciales et  des attaques de missiles par drones.</p>
<p>Les travailleurs, les étudiants et la jeunesse aux  Etats-Unis sont de plus en plus obligés de porter le fardeau d’une  politique de guerre sans fin visant à forger un empire mondial servant  les intérêts de l’oligarchie financière américaine. Une élection après  l’autre et un sondage d’opinion après l’autre ont montré qu’une vaste  majorité de la population est opposée à ces guerres, et pourtant cette  opposition ne trouve pas son expression dans le système politique  bipartite ou dans les médias qui sont à la botte des grandes  entreprises.</p>
<p>Les travailleurs sont parfaitement conscients que des  milliers de milliards de dollars sont dépensés pour ces guerres et pour  le complexe militaire industriel américain, en dépit du fait que les  gouvernements tant au niveau fédéral, qu’au niveau régional et local,  dirigés tant par les Démocrates que les Républicains, disent qu’il n’est  pas possible de trouver de l’argent pour financer des emplois, des  salaires décents, les soins de santé, l’éducation ou des services  sociaux vitaux.</p>
<p>De plus, la tentative de l’élite dirigeante  américaine d’utiliser le militarisme pour pallier au déclin de sa  position dans l’économie mondiale, engendre des tensions internationales  de plus en plus dangereuses et une menace de guerres à venir encore  plus sanglantes.</p>
<p>Alors même que l’hostilité à ces guerres s’accroît,  les manifestations anti-guerre ont presque complètement disparus,  asphyxiées qu’elles sont par une couche petite bourgeoise jadis de  gauche qui soutient Obama et qui s’est en grande partie intégrée dans le  Parti démocrate.</p>
<p>Un nouveau mouvement contre la guerre ne peut être  construit que sur la base d’une rupture irrémédiable avec les Démocrates  et une mobilisation indépendante de la classe ouvrière contre le  gouvernement Obama et le système de profit capitaliste, source de guerre  et de militarisme.</p>
<p>© Droits d&#8217;auteurs Bill Van Auken, <a href="http://www.wsws.org/">wsws.org</a>, 2011</p>
<p>L&#8217;adresse url de cet article est: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=25311">www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=25311</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Une crise pour rien!</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 05:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Santi</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-60846" href="http://www.centpapiers.com/une-crise-pour-rien/60822/santi3-3"><img class="alignnone size-full wp-image-60846" title="Santi3" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/02/Santi3.jpg" alt="" width="481" height="376" /></a></p>
<p>Aux Etats-Unis où les réductions d’impôts de George W. Bush ont favorisé les plus aisés, les salaires de Wall Street ont enregistré des quasi records en 2010 alors que les revenus des travailleurs moyens n’ont même pas augmenté de 2% sur la même période. Ces tendances se retrouvent du reste dans tous les pays aux économies développées car – reconnaissons-le – l’écart se creuse encore plus depuis deux ans entre le gros capital et les moins favorisés. Nous avons eu en fait une récession où les riches ont pu et su s’enrichir au détriment et à la barbe des pauvres et de la classe moyenne.</p>
<p>Contrairement aux espérances suscitées à la faveur d’une crise dont un des rares mérites aurait été de niveler par le haut les revenus exorbitants afin de les répartir un peu plus équitablement au sein de la société, le fossé entre nantis et laissés pour compte ne s’amenuisera pas. A cet égard, si les enseignements des tourmentes financières sont multiples, les pauvres ont appris à leur dépens que les gouvernements ne s’appliquent à renflouer que les riches. La conjoncture économique peut tanguer à volonté sans que ceux qui ont la chance d’être au sommet de la pyramide des revenus s’en aperçoivent le moins du monde. Car l’austérité est un terme inconnu parmi cette caste qui se prépare en 2011 à dépenser encore plus que l’an dernier, fusse au dépens de sa propre épargne. Et les pressions inflationnistes qui menacent de réduire comme une peau de chagrin le pouvoir d’achat de la classe moyenne glisseront sur les plus riches comme sur du téflon.</p>
<p>Cette crise du crédit n’était-elle pourtant pas supposée inaugurer une ère nouvelle faite de rigueur synonyme d’un secteur financier maintenu sous contrôle? Les plus hauts revenus n’étaient-ils pas attendus au tournant d’une solidarité enfin retrouvée et ce pour le plus grand bonheur de l’intégralité des contribuables? Les riches sont-ils donc à ce point bénis par une providence qui les condamne – par une sorte de mythe de Sisyphe à rebours - à un enrichissement éternel? La réponse est et restera sans équivoque affirmative et ce tant que les gouvernants se dévoueront à renflouer, non un secteur industriel pourtant moribond, mais un monde de la finance qui emploie désormais les plus favorisés. Et tant mieux si ces injections de liquidités gonflent au passage les valorisations des marchés des actions et des matières premières, bénéficiant ainsi aux « hedge funds » ainsi qu’à tout le spectre des investisseurs…</p>
<p>Car la globalisation ne profite qu’aux plus riches, c’est-à-dire à ceux qui se détournent de leur économie nationale pour placer et parier sur les marchés émergents et autres investissements spéculatifs. C’est ainsi que le citoyen lambda se désole de dépenser toujours plus pour son plein d’essence pendant que le haut de l’échelle tire parti des fluctuations pétrolières sur les places internationales ou participe à des fusions-acquisitions ou à d’autres opérations fructueuses à l’autre bout du monde dans une indifférence royale pour les drames qui se jouent dans son pays, voire juste en face… Nous n’apprendrons décidément jamais rien et c’est dommage car la crise et son intensité dramatique des années 2008 et 2009 aurait pu nous rendre – non pas plus sages, ne rêvons pas – mais au moins un peu plus solidaires…</p>
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		<title>Un clash des capitalismes ?</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Feb 2011 05:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Santi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Les grandes luttes du XX ème siècle entre la liberté et le totalitarisme se sont terminées par une victoire décisive des forces de la liberté et du seul modèle possible de succès: liberté, démocratie et libre entreprise. Au XXI ème siècle, seules les nations qui s&#8217;engageront à protéger les droits de l&#8217;Homme et à garantir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.gestionsuisse.com/wp-content/uploads/2011/02/capitalisme-f2eb7.gif"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2000" title="capitalisme-f2eb7" src="http://www.gestionsuisse.com/wp-content/uploads/2011/02/capitalisme-f2eb7-300x225.gif" alt="" width="300" height="225" /></a>« Les grandes luttes du XX ème siècle entre la liberté et le totalitarisme se sont terminées par une victoire décisive des forces de la liberté et du seul modèle possible de succès: liberté, démocratie et libre entreprise. Au XXI ème siècle, seules les nations qui s’engageront à protéger les droits de l’Homme et à garantir la liberté économique seront capables d’assurer leur prospérité ». Ecrite en 2002 par le conseil américain de  »stratégie de sécurité nationale » sous l’impulsion de l’ex-Président George W Bush, cet auto satisfecit semble appartenir aujourd’hui à des temps révolus. En effet, le capitalisme Occidental a survécu de justesse à la crise des années 2007 à 2010 qui l’a laissé mortellement blessé. Ses plaies infectées crachent aujourd’hui l’inégalité, le mécontentement social et les endettements colossaux.</p>
<p>N’est-il pas réconfortant de constater qu’au même moment les autres variantes du capitalisme – en vigueur en Chine, en Inde ou au Brésil – respirent le dynamisme pour avoir tiré les bons enseignements de nos échecs? Leurs succès économique se transformant naturellement en un accroissement de leur pouvoir politique et géostratégique, notre modèle Occidental de démocratie construite sur le libéralisme ne séduit plus ces nations qui parviennent à un stade avancé du confort matériel. Chacun de ces pays instaurant à l’intérieur de ses frontières sa propre version du capitalisme, notre monde n’est (heureusement) plus unipolaire au grand mécontentement de la feue hyper puissance américaine désormais quasiment impuissante à imposer son modèle.</p>
<p>Qu’il est loin aujourd’hui le triomphalisme du début des années 1990 qui avait vu le sacre du standard capitaliste américain érigé en valeur morale suprême et que la mosaïque actuelle des modèles économiques (pourtant tous inspirés par les Etats-Unis) doit leur paraître désordonnée et menaçante? Tout avait pourtant bien commencé… La démocratie n’était-elle pas supposée  être en quelque sorte une sécrétion naturelle et ce dès lors que la Russie et que la Chine embrasseraient le capitalisme? Notre Occident voit aujourd’hui l’ensemble de ses repères remis en question par le formidable développement économique de nations où règne le parti unique et par nombre d’autres n’ayant pas du tout la même compréhension du mot « démocratie »… Au grand dam des Etats-Unis et de leurs alliés, ces nations s’enrichissent à une cadence impressionnante -certaines sont en passe de devenir des superpuissances régionales ou même mondiale – sans pour autant adopter les normes Occidentales.</p>
<p>Et contrairement au mot d’ordre ou au vœu pieux – « des normes partagées pour une nouvelle réalité » – du World Economic Forum tenu tout récemment à Davos, les dirigeants chinois (pour ne citer qu’eux) sont loin de souhaiter partager notre dogmatisme. Ils réclament le droit de gérer leur nation à leur manière et sont en fait partisans d’un monde où chaque puissance régionale – la Chine, les Etats-Unis et l’Europe – serait libre de conduire ses affaires intérieures sans ingérence étrangère. Ces  »normes partagées » se limiteraient donc à l’indispensable afin de pouvoir faire coexister ces blocs régionaux, une sorte de plus petit dénominateur commun comprenant des secteurs comme la réglementation du trafic aérien ou du commerce international permettant de sauvegarder les souveraineté nationales respectives.</p>
<p>Notre monde Occidental doit donc aujourd’hui considérablement revoir à la baisse la masse de ces « normes » qu’il exigeait autrefois de partager - voire d’imposer – aux grands pays émergents car la crise a démontré de façon irréfutable à la Chine, au Brésil et à d’autres que notre modèle était loin d’être infaillible. Milton Freedman, qui affirmait qu’une société qui privilégie l’égalité des revenus à la liberté « finit par n’avoir ni l’égalité ni la liberté », semble bien désuet aujourd’hui aux yeux de ces nations qui observent nos modes de comportement Occidentaux. Car notre liberté n’a plus à nos yeux qu’une valeur instrumentale, une sorte de levier nous permettant de parvenir à nos objectifs matériels… Notre défense des libertés – de la liberté – semble bien peu crédible alors même que nous l’abdiquons au profit de ces entreprises à la taille de mastodonte qui nous imposent en permanence leurs diktats. Comment pouvons-nous être crédibles pour imposer à d’autres nations le concept des droits de l’Homme alors que le prétexte même de « liberté » permet, chez nous, à une minorité de concentrer en ses mains richesses et pouvoirs excessifs?</p>
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		<title>LA GUERRE CONTRE L&#8217;IRAN AURA-T-ELLE LIEU ?</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jan 2011 05:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>robertbibeau</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La guerre contre l'Iran aura-t-elle lieue ? Oui cette guerre de rapine sera lancée contre l'Iran mais ses objectifs auront bien peu à voir avec l'Iran. Cette troisième partie de notre essai explique pourquoi cette guerre est nécessaire au rétablissement de l'hégémonie du dollar américain. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(Troisième partie de notre essai) </strong></p>
<p><strong>3.      La guerre contre l’Iran</strong><strong> </strong></p>
<p><strong>3. 1   Pourquoi l’Iran ? </strong></p>
<p>Quand George W. Bush a envahi l’Irak, ce n’était pas seulement l’Irak qu’il visait… Quand George W. Bush a agressé l’Afghanistan, ce n’était pas seulement l’Afghanistan qu’il visait… Quand un président américain attaquera l’Iran, ce ne sera pas seulement l’Iran qu’il visera, ce sera surtout le Détroit d’Ormuz. Pour entraver le commerce du pétrole dans le Golfe persique, il faut pouvoir fermer le Détroit d’Ormuz à toute navigation. Les stratèges américains en sont venus à la conclusion qu’il leur fallait attaquer l’Iran qui, occupant les côtes Nord et Est du détroit, possède la capacité militaire de fermer le détroit, en laissant croire que les États-Unis s’y opposent (<strong>19</strong>).</p>
<p>Les États-Unis se préoccupent très peu des ogives nucléaires pakistanaises pourtant grandement menacées par l’instabilité de ce gouvernement moribond. Les États-Unis ne se sont pas préoccupés du nucléaire iranien quand le Shah était au pouvoir à Téhéran et qu’il avait placé le pétrole iranien sous contrôle américain. Les États-Unis se sont préoccupés du nucléaire iranien quand l’Iran a réuni, il y a quelques années, une dizaine de pays exportateurs de pétrole et de gaz ainsi que quelques clients, dont la Chine et quelques pays membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai et qu’elle leur a proposé de <strong>transiger les hydrocarbures en se servant d’un panier de devises</strong> <strong>duquel serait exclu le dollar de plus en plus problématique</strong>.</p>
<p>Tel que souligné précédemment, le jour où les pays exportateurs de pétrole abandonneront le dollar comme devise pour leur commerce marquera la fin de la suprématie du dollar et la fin de l’hégémonie financière des États-Unis d’Amérique. Barak Obama l’a réaffirmé devant le Congrès américain à l’occasion du premier anniversaire de son intronisation « Je ne laisserai pas les États-Unis devenir la seconde puissance mondiale ».</p>
<p>Voilà pourquoi la superpuissance déclinante se préoccupe tellement de l’Iran et ce pour quoi elle a lancé son Pitbull israélien sur la piste du nucléaire iranien. Les États-Unis possèdent quelques milliers d’ogives nucléaires de nouvelle génération extrêmement performantes et destructrices. La première bombe iranienne, de première génération, fait bien rire les stratèges du Pentagone. Jamais on ne les entendra  rire cependant; il faut un prétexte sérieux pour fermer le Golfe persique à la navigation internationale.</p>
<div><strong>3.2    Rétablir l’hégémonie du dollar</strong></div>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Nous faisons l’hypothèse que l’attaque contre l’Iran visera essentiellement à fournir le prétexte pour qu’en représailles ce pays ferme le Détroit d’Ormuz à la circulation pétrolière internationale <strong>privant instantanément le monde de la moitié de ses approvisionnements en hydrocarbures</strong>. Imaginons un instant la crise économique qui s’ensuivra. Hausse drastique du prix du pétrole, renchérissement des marchandises, inflation, déclin des capacités chinoises de production (la Chine tenue à dessein dépendante du pétrole du Golfe persique), hausse de la valeur de la monnaie refuge (le dollar) et baisse de la valeur des monnaies des pays concurrents devenus incapables de faire fonctionner leurs usines ou de livrer leurs marchandises.</p>
<p>Ceux qui auront songé à utiliser un panier de devises pour les échanges pétroliers devront se raviser. Les « majors » américaines contrôlant la plupart des autres gisements de pétrole sur terre (sauf au Venezuela) approvisionneront les « bons » et sanctionneront les « méchants »…  « Vous êtes avec nous ou contre nous, disait Georges W. ».  Soulignons que les États-Unis s’approvisionnent en pétrole dans le Golfe du Mexique, en Alaska, au Venezuela et au Canada (sables bitumineux de l’Alberta), et qu’ils ne sont pas du tout dépendants du pétrole du Moyen-Orient.</p>
<p>Il est fort probable que ce remède drastique pour rétablir la crédibilité du dollar et la puissance financière américaine ne sera utilisé qu’en dernier recours car les conséquences seront énormes pour l’économie mondiale ainsi que pour l’économie des alliés de Washington (Europe et Japon). Dans la vie, les impérialistes ne se préoccupent que de leurs profits, pas de ceux de leurs amis.</p>
<p>Tous les préparatifs de guerre des différents pays du pourtour du Golfe persique ne visent que cet objectif. Les Américains viennent de vendre pour 125 milliards d’armements aux pays du Golfe (excluant l’Iran évidemment) en prévision de cette attaque.</p>
<div><strong>3.3    L’agression</strong></div>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Certes on ne peut prédire avec certitude la date exacte de l’attaque, mais dans la mesure où Barak Obama a prévu pour 2014 le retrait des troupes de l’OTAN d’Afghanistan, on peut penser que l’assaut aura lieu entre 2011 et 2014, possiblement en 2013 l’année suivant son hypothétique réélection. Si Barak Obama n’était pas réélu, on peut penser que le président républicain qui le remplacera ne sera que plus pressé de déclencher l’agression. L’assaut sera essentiellement aérien. Suite aux expériences irakienne et afghane, l’Amérique sait qu’elle ne peut occuper un pays trois fois plus étendu que l’Irak et trois fois plus peuplé que l’Afghanistan. Il est donc hors de question de s’emparer et de contrôler directement les puits de pétrole iraniens. L’armée américaine peut détruire ce pays du haut des airs, mais elle ne peut le contrôler ni l’administrer si elle ne l’occupe pas militairement. La « révolution verte » ayant tourné court, il est maintenant évident que les politiciens amateurs qui aspiraient à s’emparer du pouvoir en Iran, à la faveur d’une élection truquée, ne font pas le poids devant la confrérie des mollahs. Le gouvernement d’Ahmadinejad sera ébranlé mais pas renversé. Ce ne serait pas utile de toute façon. Au contraire, comment justifier le minage du Détroit d’Ormuz avec un gouvernement coopérant installé à Téhéran ?</p>
<p>Les militaires israéliens hystériques continueront de trépigner à Tel-Aviv, ils ne seront pourtant pas autorisés à attaquer, histoire de ne pas froisser la susceptibilité des princes arabes qui, tout en demeurant alliés des Américains, subiront tous les inconvénients de leur tactique militaire (arrêt temporaire de leurs exportations). L’armée israélienne aura pour mission d’attaquer le Hamas à Gaza et le Hezbollah au Sud Liban; ils s’y préparent déjà. Les troupes israéliennes parviendront à détruire les infrastructures et à assassiner des milliers de civils libanais et gazaouis, mais ils ne parviendront pas à éradiquer le Hamas et encore moins le Hezbollah qui pourrait bien infliger un troisième revers consécutif à l’armée sioniste (<strong>20</strong>).</p>
<p>L’Irak retombera dans la guerre civile sous la poussée des milices chiites sous influence iranienne. Mais les États-Unis se seront déjà dégagés de ce guêpier. Par contre, la réussite de cette tactique nécessite que la crise afghane soit déjà réglée.</p>
<p><strong>3.4 </strong><strong>L’Afghanistan et le Pakistan</strong></p>
<p>Dans un article paru en juin 2010, je soulignais le fait qu’une escadre américaine composée du porte-avions Truman et d’une douzaine de navires d’escorte dont un lanceur de missiles israélien avaient traversé le Canal de Suez en direction de la Mer rouge, ce qui ne signifiait nullement qu’une attaque contre l’Iran était imminente (<strong>21</strong>). En effet cette escadre allait alors renforcer la ligne d’attaque contre les talibans repliés dans les « zones tribales » au nord-ouest du Pakistan (<strong>22</strong>).</p>
<p>Pendant ce mois de juin 2010 les services militaires israéliens furent particulièrement agités. Ils firent courir le bruit, via le Sunday Times de Londres, d’un accord de l’Arabie Saoudite pour un usage offensif de son espace aérien en prévision d’une attaque aérienne imminente. Après le démenti saoudien, comme de raison les rumeurs émanant de l’État-major israélien se tournèrent vers la base américaine de Diego Garcia qui effectivement fut mise à contribution, non pas pour attaquer l’Iran comme nous le savons maintenant, mais pour intensifier l’agression contre le Nord du Pakistan, sanctuaire des forces de la résistance afghane. Cette intensification de l’agression bat son plein présentement et chaque jour les drones américains guidés par satellite depuis les États-Unis s’abattent du haut des airs sur la population du Pakistan et de l’Afghanistan (<strong>23</strong>). Ce ne serait pas une  surprise d’apprendre que le porte-avions Truman n’est jamais entré dans le Golfe persique et qu’il s’est sagement amarré en mer d’Oman à l’entrée du Golfe. En effet, ses avions, ses missiles et ses drones peuvent ainsi attaquer les talibans sans survoler l’espace aérien iranien.</p>
<p>À tour de rôle les généraux de l’OTAN l’ont admis : ils ne gagneront jamais leur guerre afghane, pas plus que les Russes n’ont gagné la leur. Alors pourquoi cette intensification des bombardements et bientôt ces 30 000 soldats américains supplémentaires dans une guerre perdue d’avance ? Les Américains n’occupent pas ce pays des  plus pauvres de la planète pour s’emparer de ses richesses naturelles (mis à part le pavot); ce n’est pas non plus pour y chasser la centaine de survivants d’Al Qaida que le Pentagone sait avoir décimés depuis longtemps; ce n’est pas non plus pour enfoncer les principes de la démocratie en mettant du plomb dans la cervelle des Afghans. Alors pourquoi toutes ces dépenses pour massacrer un peuple pauvre, analphabète, jouissant de l’espérance de vie parmi les plus courtes de la planète (45 ans) ? Notre hypothèse, c’est qu’ils se préparent en vue  d’espionner et d’agresser les principaux protagonistes de l’<strong>Organisation de coopération de Shanghai</strong> (Chine, Russie). À cette fin, ils ont besoin des talibans « modérés », ceux qui acceptent de négocier, qui seront contraints d’accepter l’établissement dans leur pays de quelques bases militaires secrètes de l’OTAN.</p>
<p>Quand les résistants afghans « modérés » auront accepté ces conditions, le pauvre Karzaï, s’il est toujours vivant, leur sera abandonné. Mais la partie n’est pas jouée pour autant, car les talibans sont en position de force et ne sont pas disposés à négocier. Il y a encore fort à faire pour les armées de l’OTAN pour les forcer à négocier (<strong>24</strong>). Grâce à ces bases militaires à partir du territoire afghan, des commandos américains pourront mener des raids secrets vers l’Ouzbékistan, le Turkménistan et vers le Kazakhstan afin de dynamiter les oléoducs que la Chine a déjà fait construire en prévision de cette guerre afin de  maintenir ses approvisionnements en gaz et en pétrole russe, kazak et iranien. <strong>Il n’est pas question que la Chine obtienne par voie terrestre ce qui lui aura été refusé par la mer</strong>.</p>
<p>Il ne sera même plus utile d’exhiber l’épouvantail de l’oppression de la femme iranienne (« Jamais sans ma fille »), irakienne, pakistanaise ou afghane (« retirer cette burqa que je ne saurais voir ») à moins que certaines ONG féministes estiment qu’elles peuvent collecter quelques deniers supplémentaires avant de plier bagage devant la colère populaire des mères amères. Ce qu’elles attendent, ces femmes afghanes, pakistanaises, irakiennes et iraniennes, ce n’est pas l’aumône de ces ONG, ou qu’elles reconstruisent ce que les armées détruisent, mais que chacune d’entre elles retourne dans son pays d’origine arrêter le bras séculier de leur gouvernement.</p>
<p>Il est vrai que <strong>l’Alliance de Shanghai</strong> a refusé la demande d’adhésion iranienne afin de ne pas se retrouver en situation d’avoir à défendre l’Iran lors de l’attaque américaine. <strong>Le bloc asiatique</strong> n’est pas encore préparé à engager le conflit ultime avec le <strong>bloc transatlantique</strong>.</p>
<p>Ceux qui doutent de l’alliance entre Pékin, Moscou et Téhéran, suite à l’annulation par la Russie de la livraison du système antimissile S-300 à l’Iran, découvriront, le jour de l’attaque, que l’Iran possède des systèmes S-300 ou l’équivalent. Wikileaks nous a appris que la Russie avait troqué les systèmes S-300 destinés à l’Iran contre l’accès à la technologie des drones américano-israéliens. Cependant, la Russie n’a jamais déclaré qu’elle n’aiderait pas l’Iran à se défendre.<br />
<strong>3.5    La suite<br />
</strong></p>
<p>Qu’adviendra-t-il suite à ce « désastre » iranien ? Des milliers de morts civils en Iran, à Gaza, au Liban, des pays ravagés, détruits en partie mais pas domptés pour autant. On peut penser que les capacités d’exploitation et de raffinage de l’Iran seront réduites à néant pour quelque temps. Le dollar sera réévalué et il aura repris momentanément la première place comme devise de réserve, les autres monnaies auront été dévaluées et les devises du monde entier seront retournées enrichir les financiers de Wall Street. Les populations qui auront fait les frais de cette guerre de rapine, de ce conflit du pétrole et de cette crise économique prendront quelques années à s’en relever.</p>
<p>Dans la mesure où les capacités économiques et industrielles de la superpuissance chinoise et de son allié russe n’auront pas été affectées durablement, rien ne sera joué pour autant. L’axe Pékin-Moscou-Téhéran se sera raffermi et le <strong>bloc asiatique – Alliance de coopération de Shanghai – </strong> sera prêt à affronter à nouveau le <strong>bloc transatlantique dans une ronde subséquente pour le partage des ressources naturelles et des marchés mondiaux</strong>.</p>
<p>Les propriétaires des moyens de production (usines, transports, ressources naturelles, services), les banquiers et les financiers, les spéculateurs et les tondeurs de coupons richissimes ne peuvent plus accepter aujourd’hui ce qu’ils ont dû concéder hier. La situation économique et politique n’est plus la même, l’empire est en déclin et l’ennemi impérialiste étranger est à l’intérieur de la cité. Branle-bas de combat. La guerre des monnaies annonce la guerre des blocs, et les peuples du monde feront les frais de cette guerre interimpérialiste à moins que les sautes « d’humeur » populaires, les combats sur le front économiques pour la défense du pouvoir d’achat ne se transforment en révolte politique consciente. L’impérialisme, c’est la guerre, disait un homme célèbre. La résistance est la seule protection du peuple, disait un autre.<br />
_______________________________________________</p>
<p>(1) « Les grands journalistes sont souvent issus des mêmes écoles élitistes que de nombreux chefs de gouvernement. Ces journalistes considèrent que leur premier devoir n’est pas nécessairement de surveiller le pouvoir en place. Nombre d’entre eux se considèrent plutôt comme des intellectuels préférant analyser les événements et influencer les lecteurs plutôt que rapporter des faits&nbsp;&raquo;, souligne l&#8217;ambassade américaine à Paris dans le document confidentiel, daté de janvier 2007. (…)  &nbsp;&raquo; Tous les médias français sont plus régulés et soumis à des pressions politiques et économiques que leurs homologues américains ». Source Wikileaks.<br />
(2)  Gilles Bonafi. <em>Crise systémique : l’heure de vérité approche</em>. 10.12.2010. <a href="http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4851">http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4851</a><br />
(3)  Mecanopolis. <em>La disparition des États-Unis en tant que superpuissance mondiale</em>. 12.12.2010.  <a href="http://www.centpapiers.com/la-disparition-des-etats-unis-en-tant-que-superpuissance-mondiale/52049">http://www.centpapiers.com/la-disparition-des-etats-unis-en-tant-que-superpuissance-mondiale/52049</a><br />
(4)  Laurent L. Jacque. <em>Guerre des monnaies, mythes et réalités</em>. 1.12.2010.  <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2010/12/JACQUE/19920">http://www.monde-diplomatique.fr/2010/12/JACQUE/19920</a><br />
(5)  Barry Grey. La Réserve fédérale américaine attise une guerre monétaire mondiale. 10.11.2010.  <a href="http://www.wsws.org/francais/News/2010/nov2010/mone-n10.shtml">http://www.wsws.org/francais/News/2010/nov2010/mone-n10.shtml</a><br />
(6)  Mecanopolis. <em>La disparition des États-Unis en tant que superpuissance mondiale</em>. 12.12.2010.  <a href="http://www.centpapiers.com/la-disparition-des-etats-unis-en-tant-que-superpuissance-mondiale/52049">http://www.centpapiers.com/la-disparition-des-etats-unis-en-tant-que-superpuissance-mondiale/52049</a><br />
(7)  Gilles Bonafi. <em>Crise systémique : l’heure de vérité approche</em>. 10.12.2010.  <a href="http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4851">http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4851</a><br />
(8)  <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods">http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods</a><br />
(9)  Paul Craig Roberts.  <em>Le déclin de l’empire américain : la Chine et la Russie larguent le dollar US</em>. 7.12.2010. <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=22308">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=22308</a></p>
<p>(10) La <strong>balance commerciale des biens et services</strong> reflète la différence entre les exportations de biens et services et les importations de biens et services, exprimée en pourcentage du PIB. Une balance positive indique que les exportations dépassent en valeur les importations (excédent commercial). Une balance négative indique au contraire que les importations dépassent en valeur les exportations (déficit commercial). La statistique met en relation ce solde avec la taille de l&#8217;activité économique (PIB).  <a href="http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&amp;codePays=USA&amp;codeStat=NE.RSB.GNFS.CD&amp;codeStat2=x">http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&amp;codePays=USA&amp;codeStat=NE.RSB.GNFS.CD&amp;codeStat2=x</a><br />
Les États-Unis ont accusé un <strong>déficit budgétaire</strong> record de 1.409 milliards de dollars pour l&#8217;ensemble de l&#8217;exercice 2008-2009, clos fin septembre. Le déficit équivaut ainsi à 9,9% du PIB américain, un niveau inédit depuis 1945, écrit le CBO dans son analyse mensuelle sur le budget. Cela reste moins que prévu, selon l&#8217;estimation du Bureau du budget du Congrès (CBO) publiée mercredi. Cette estimation doit encore être confirmée par le département du Trésor, qui publiera les chiffres officiels pour l&#8217;année 2008-2009. La Maison Blanche et le CBO avaient indiqué fin août qu&#8217;<a href="http://www.e24.fr/economie/monde/article123701.ece/Etats-Unis-un-deficit-budgetaire-moins-important-que-prevu.html">ils attendaient un déficit fédéral</a> de 1.580 milliards de dollars pour l&#8217;ensemble de l&#8217;année budgétaire passée.  <a href="http://www.20minutes.fr/article/557461/Economie-Deficit-budgetaire-americain-record.php">http://www.20minutes.fr/article/557461/Economie-Deficit-budgetaire-americain-record.php</a><br />
(11) Jean-Claude Paye. <em>Attaque contre l’euro et démantèlement de l’Union Européenne</em>. 6.7.2010.  <a href="http://www.voltairenet.org/article166199.html">http://www.voltairenet.org/article166199.html</a><br />
(12) Marc Fiorentino. <em>Les contribuables européens vont payer des dizaines de milliards d’euros pour recapitaliser la Banque Centrale Européenne</em>. 14.12.2010. <a href="http://bellaciao.org/fr/spip.php?article111629">http://bellaciao.org/fr/spip.php?article111629</a><br />
(13)  Jean-Claude Paye. <em>Attaque contre l’euro et démantèlement de l’Union Européenne</em>. 6.7.2010.  <a href="http://www.voltairenet.org/article166199.html">http://www.voltairenet.org/article166199.html</a><br />
(14) Jacques Adda. <em>Les leçons de la déflation japonaise</em>. 1.12.2008.  <a href="http://www.alternatives-economiques.fr/les-lecons-de-la-deflation-japonaise_fr_art_801_40862.html">http://www.alternatives-economiques.fr/les-lecons-de-la-deflation-japonaise_fr_art_801_40862.html</a><br />
(15) AFP. <em>Chine : boom du commerce extérieur avant des discussions avec Washington</em>. 11.12.2010.  <a href="http://www.inversalis-productions.eu/blog/2010/12/chine-boom-du-commerce-exterieur-avant-des-discussions-avec-washington/">http://www.inversalis-productions.eu/blog/2010/12/chine-boom-du-commerce-exterieur-avant-des-discussions-avec-washington/</a></p>
<p>(16)  AFP. <em>Chine : boom du commerce extérieur avant des discussions avec Washington</em>. 11.12.2010. <a href="http://www.inversalis-productions.eu/blog/2010/12/chine-boom-du-commerce-exterieur-avant-des-discussions-avec-washington/">http://www.inversalis-productions.eu/blog/2010/12/chine-boom-du-commerce-exterieur-avant-des-discussions-avec-washington/</a></p>
<p>(17)  Radio-Canada. <em>Le Canada parmi les plus endettés</em>. 17.11.2010.   <a href="http://finances.ca.msn.com/actualites/rc-article.aspx?cp-documentid=26411090">http://finances.ca.msn.com/actualites/rc-article.aspx?cp-documentid=26411090</a></p>
<p>(18) L.D. <em>Pyramide de Ponzi</em>. 21.2.2009. <a href="http://www.pause.pquebec.com/sujet/pyramide-de-ponzi.htm">http://www.pause.pquebec.com/sujet/pyramide-de-ponzi.htm</a></p>
<p>(19) Wikipedia. <em>Cartes de l’Iran</em>. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Iran">http://fr.wikipedia.org/wiki/Iran</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Iran_topo-fr.jpg">http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Iran_topo-fr.jpg</a></p>
<p>(20)  Al-Manar TV. <em>On nous a offert d’acheter les documents de l’enquête internationale !</em> 15.12.2010. <a href="http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=166129&amp;language=fr">http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=166129&amp;language=fr</a></p>
<p>(21)  Robert Bibeau. <em>Une attaque imminente contre le Pakistan et l’Afghanistan</em>. 24.06.2010. <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=19887">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=19887</a></p>
<p>(22)  Wikipedia. <em>Cartes du Pakistan</em>.   <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gions_tribales_%28Pakistan%29">http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gions_tribales_%28Pakistan%29</a></p>
<p>(23)  Marc Lemaire. <em>Revue de presse sur le Pakistan</em>. 20.12.2010.  <a href="http://www.robertbibeau.ca/palestine/pakistan.doc">http://www.robertbibeau.ca/palestine/pakistan.doc</a></p>
<p>(24)  Le Monde. <em>Des experts internationaux appellent Obama à négocier avec les talibans</em>. 11.12.2010.  <a href="http://www.lemonde.fr/depeches/2010/12/11/des-experts-internationaux-appellent-obama-a-negocier-avec-les-talibans_3210_60_44031772.html" target="_blank">http://www.lemonde.fr/depeches/2010/12/11/des-experts-internationaux-appellent-obama-a-negocier-avec-les-talibans_3210_60_44031772.html</a></p>
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		<title>Les tueurs payés</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Dec 2010 05:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëtan Pelletier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Clifford Olson. Meurtre d’au moins 11 enfants. Pension en prison: 1100$ par mois. GWB: À partir de juin 2003, des attentats terroristes sont commis contre les forces militaires américaines puis contre les civils irakiens sans distinction ainsi que des prises d’otages. Pour l’éditorialiste du Monde, si « depuis le 11 septembre 2001, les États-Unis n’ont pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/201003/25/157782-clifford-olson-meurtrier-serie-janvier.jpg"><img src="http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/201003/25/157782-clifford-olson-meurtrier-serie-janvier.jpg" alt="" width="435" height="290" /></a></p>
<p>Clifford Olson. Meurtre d’au moins 11 enfants. Pension en prison: 1100$ par mois.</p>
<p><a href="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2010/03/gw_bush1.jpg"><img title="gw_bush1" src="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2010/03/gw_bush1.jpg?w=317&amp;h=400" alt="" width="317" height="400" /></a></p>
<p>GWB: À partir de juin 2003, des attentats terroristes sont commis  contre les  forces militaires américaines puis contre les civils  irakiens sans  distinction ainsi que des prises d’otages.</p>
<p>Pour l’éditorialiste du <em>Monde</em>, si « depuis  le 11 septembre  2001, les États-Unis n’ont pas connu d’attentat sur  leur sol, ce  résultat voisine avec une interminable liste d’échecs »  comme la <a title="Guerre d'Irak" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Irak">guerre d’Irak</a>, les mensonges sur les armes de  destruction massive, la torture dans les prisons d’Abou Ghraib et de <a title="Guantanamo" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guantanamo">Guantanamo</a>,  les vols secrets de la CIA, la non  capture de Ben Laden, la montée de  l’antiaméricanisme dans le monde et  le radicalisme islamiste <sup><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/George_W._Bush#cite_note-96">[97]</a></sup>.</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/George_W._Bush">http://fr.wikipedia.org/wiki/George_W._Bush</a></p>
<p>Pension: ND ( non dévoilée).</p>
<p><a href="http://www.economy.com/dismal/graphs/blog/JP-Morgan-180308_20381t.jpg"><img src="http://www.economy.com/dismal/graphs/blog/JP-Morgan-180308_20381t.jpg" alt="" width="294" height="382" /></a></p>
<p>Durant la <a title="Guerre civile américaine" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_am%C3%A9ricaine">Guerre civile  américaine</a>,  Morgan s’investit dans la vente d’armes, achetant des  fusils obsolètes  à l’armée avant de les faire remettre en état, puis de  les revendre à  l’armée beaucoup plus cher. Cependant, de telles armes  sont  défectueuses et un scandale éclate. Le gouvernement refuse de payer   Morgan, qui doit le poursuivre à deux reprises<sup><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Pierpont_Morgan#cite_note-5">[6]</a></sup>.  Comme beaucoup de gens riches de l’époque, Morgan échappe à  l’engagement militaire en payant 300 dollars de compensation<sup><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Pierpont_Morgan#cite_note-6">[7]</a></sup>.</p>
<p>JP Morgan, avait inventé une fausse rumeur de crise économique au  début  des années 1907, ce qui lui avait permis le rachat de plusieurs  milliers  de banques aux États-Unis, et ce, en raison du vent de panique  que ça  avait provoqué. Autour de 1907, la valeur de leur actif était  d’environ  1.3 milliard de dollars (près de 6 milliards en dollars des  années  2000). En 2007, on estimait cet actif à 2000 milliards ( 2  trillions de  dollars ).    En 2008, la crise est très profitable à JP  Morgan qui rachète des  banques à faible coût. Cette thérapie de choc  est utilisée dans un  contexte de crise déjà latente, et on se rend  compte aussi que des  actions précises sont mises en place pour  renforcer l’idée d’une crise,  pour forcer ce qu’on appelle les «  ajustements structurels » où on  applique l’idéologie néolibérale de  manière très brutale.</p>
<p><a href="http://www.voir.ca/blogs/pierre_bellefeuille/archive/2009/01/08/recherches-sur-la-crise-financi-232-re.aspx">http://www.voir.ca/blogs/pierre_bellefeuille/archive/2009/01/08/recherches-sur-la-crise-financi-232-re.aspx </a></p>
<p><a href="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2010/03/enfant-victime.jpg"><img title="Enfant victime" src="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2010/03/enfant-victime.jpg?w=400&amp;h=249" alt="" width="400" height="249" /></a></p>
<p><a href="http://www.interet-general.info/IMG/Biafra-Enfants-1968-1.jpg"><img src="http://www.interet-general.info/IMG/Biafra-Enfants-1968-1.jpg" alt="" width="285" height="430" /></a></p>
<p>Aux USA, les Rockefeller et leurs  camarades requins de la finance  ont commencé un programme à long terme  pour achever l’asservissement  des étasuniens. Ils ont tranquillement et  systématiquement gagné le  contrôle des médias, des compagnies d’édition  de manuels scolaires et,  en disséminant leur richesse libéralement et  stratégiquement, ils on  été capables de dénaturer l’éducation.</p>
<p>Leur plus grand travail d’escroc a été de  promouvoir les soi-disant  sciences économiques. Leurs soi-disant  sciences économiques est la  technique de conduite des esclaves  babyloniens. C’est essentiellement  un mécanisme de pillage de l’argent  des gens. Par exemple, les  étasuniens ont eu un certain mantra seriné  dans la tête presque  constamment pendant des décennies : le gouvernement  est mauvais, les  affaires sont bonnes. Penser à ça : le gouvernement  représente le  peuple, les affaires représentent les riches. Maximiser la  valeur de  l’actionnariat signifie accroître le tribut des paiements à  la classe  dirigeante des esclaves. Les revenus de la classe moyenne ont  été  rabaissés et les deux parents d’une famille sont forcés de  travailler  afin de maximiser le tribut des masses. Ça force aussi les  parents à  envoyer leurs enfants dans les établissements communaux de  lavage de  cerveau à un âge plus jeune et plus réceptif.</p>
<p>Un grand tournant dans l’asservissement des  étasuniens a été la diffusion de <em>La Guerre des Mondes</em> en 1938. Ce  qu’ils en ont appris est que si les gens croient en une  invasion  d’aliens de l’espace légitimée par une pièce radiophonique,  ils peuvent  être incités à croire pratiquement n’importe quoi. L’âge de  la  télévision est devenu l’âge du lavage de cerveau des masses.  Quelques  libérateurs potentiels, comme John F. Kennedy et Martin Luther  King, ont  été assassinés afin d’empêcher que les étasuniens regagnent  leur  liberté.</p>
<p>Aujourd’hui l’empire des conducteurs d’esclaves  babyloniens est  menacé comme jamais avant. Tout d’abord, les grandes  masses humaines se  sont libérées d’une forme d’esclavage maçonnique  connue sous le nom de  colonialisme. Ces gens ont alors commencé à gagner  le pouvoir  économique et intellectuel. La plus grande menace est  maintenant la  montée de la Chine et de l’Inde.</p>
<p><a href="http://www.alterinfo.net/L-histoire-Illuminati-Comment-furent-asservis-les-peuples-celtiques-par-les-tyrans-babyloniens_a9882.html">http://www.alterinfo.net/L-histoire-Illuminati-Comment-furent-asservis-les-peuples-celtiques-par-les-tyrans-babyloniens_a9882.html </a></p>
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		<title>POUR SAUVER LES BONUS DES BANQUIERS, LA RESERVE FÉDÉRALE U.S. A LÂCHÉ 9 000 MILLIARDS DE DOLLARS D’ARGENT DU CONTRIBUABLE…</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Dec 2010 05:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Votre Editeur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Chronique Agora, Alter Info Le gouvernement U.S. a réussi à trouver 9 000 milliards de dollars en quelques semaines pour sauver les banques… mais quand on demande plus d’argent pour les écoles, ou pour la santé, ou pour la société… alors là on vous dit « y à pas de sous, ma bonne dame ! ». [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-52900" href="http://www.centpapiers.com/pour-sauver-les-bonus-des-banquiers-la-reserve-federale-u.s.-a-lache-9-000-milliards-de-dollars-d%e2%80%99argent-du-contribuable%e2%80%a6/52899/2557825-3607131"><img class="size-full wp-image-52900 aligncenter" title="2557825-3607131" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2010/12/2557825-3607131.jpg" alt="" width="500" height="260" /></a></p>
<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20101217-3267.html">La Chronique Agora</a>, <a href="http://www.alterinfo.net/POUR-SAUVER-LES-BONUS-DES-BANQUIERS-LA-RESERVE-FEDERALE-U-S-A-LACHE-9-000-MILLIARDS-DE-DOLLARS-D-ARGENT-DU-CONTRIBUABLE_a52827.html">Alter Info</a></p>
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<blockquote><p>Le  gouvernement U.S. a réussi à trouver 9 000 milliards   de dollars en  quelques semaines pour sauver les banques… mais quand on   demande plus  d’argent pour les écoles, ou pour la santé, ou pour la   société… alors  là on vous dit « y à pas de sous, ma bonne dame ! ».</p></blockquote>
<p>[Eric Fry - La Chronique Agora - 17/12/2010]<br />
<strong>La vérité sur les renflouages de la Fed</strong><br />
Si WikiLeaks fait la une de tous les journaux, votre correspondant californien considère que les « <em>Icky-Leaks</em> »     (les émissions dégueulasses) émises par la Réserve fédérale sont     beaucoup plus intéressantes — on a en effet appris que la Fed a     distribué des milliers de milliards de dollars sous le manteau en     sauvetages d’entreprises et garanties au cours de la crise de 2008 et     début 2009.<br />
Grâce à une habile clause dans la loi de réforme  Dodd-Frank, la Fed a    été obligée de tout déballer sur ces détails  embarrassants. Le 1er    décembre elle a publié une liste exhaustive et  détaillée d’entreprises    ayant bénéficié d’un sauvetage, ainsi que des  sommes que chacune a reçu.<br />
Selon <em>The Nation</em>, <strong>« le    document confirme que les 700  milliards de dollars du département du    Trésor consacrés au sauvetage des  banques… et votés dans une loi  sous   l’ère du président George W. Bush  en 2008, n’étaient en fait  qu’un   petit acompte d’un ‘sauvetage déguisé’  secret qui a vu la Fed  fournir   environ 3 300 milliards de dollars en  disponibilités de  trésorerie et   plus de 9 000 milliards de dollars en  prêts à court  terme et autres   arrangements financiers ».</strong><br />
Bernanke s’est violemment opposé à ces révélations… pour des  raisons    évidentes. En effet, celles-ci révèlent la relation trop intime  entre    la Fed et Wall Street. Elles mettent également en lumière une  sorte    d’arrogance institutionnalisée : la Federal Reserve sait ce qui  est le    mieux pour nous même si nous ne le savons pas nous-mêmes… ou si  nous  ne   la croyons pas.<br />
Au cours de ces derniers  mois, le président Bernanke a régulièrement    et constamment affirmé  le besoin de secret de la Réserve fédérale.   Selon  lui, la  transparence compromettrait l’indépendance de la Fed. Cet    argument  est ridicule. Le secret facilite la corruption et les abus.   La   transparence permet de les éviter.<br />
Il s’avère également que cette  approche est en totale cohérence avec    l’incitation à la tromperie et  qu’elle conduit à un capitalisme « de    copinage »… tout comme elle  distribue des énormes chèques de    renflouements aux banques de Wall  Street sans jamais dévoiler au grand    public quand et combien d’argent  a été versé.<br />
Ceci n’est pas une situation saine pour une économie qui prétend pratiquer un « capitalisme d’économie de marché ».<br />
? Mais à présent que la Fed a perdu son « droit » de confidentialité,     le peuple américain apprend des vérités très laides. L’une d’elles  par    exemple est que plusieurs grandes banques de Wall Street ont reçu  une    aide beaucoup plus importante de la part de la Fed que ce qui  avait été    annoncé au cours de la crise 2008-09. Les bénéficiaires de  la Fed et   la  Fed elle-même ont été aussi muets que des carpes au  sujet des   activités  de sauvetage spectaculaires de la Fed.<br />
Le  sénateur Sander l’a rappelé récemment : « il y près de deux ans,    j’ai  demandé au président Bernanke de dire aux Américains quelles     institutions financières et quelles entreprises ont reçu des trillions     de dollars dans le cadre du sauvetage de Wall Street. Il refusa. [Mais  à    présent], à la suite d’une clause permettant d’auditer la Fed que  j’ai    intégrée dans la loi de réforme financière, nous avons  finalement   appris  la vérité — et c’est stupéfiant ».<br />
<strong>Au  cours de la crise, la plupart des banques de Wall Street   ont admis   avoir reçu quelques milliards de dollars comme le prévoyait   le plan   TARP (après quoi ils ont tous crié au scandale pour son    remboursement).  Mais ils n’ont jamais pipé mot à propos des milliards    de dollars qu’ils  ont obtenu sous le manteau.</strong><br />
Goldman  Sachs a emprunté des milliards au Primary Dealer Credit    Facility de  la Fed mais ne s’est jamais donné la peine de mentionner ce    fait dans  aucun de ses rapports auprès de la SEC. Goldman a été tout    aussi  silencieux à propos de son emprunt à la Term Securities Lending     Facility de la Fed. Ce n’est qu’aujourd’hui — près de deux ans plus     tard — que nous apprenons ce qui s’est réellement passé.<br />
<strong>« Morgan  Stanley a vendu   à la Fed plus de 205 milliards de dollars de  titres  hypothécaires de   janvier 2009 à juillet 2010?, affirme <em>The Huffington Post</em>,     « tandis que son plus grand rival, Goldman Sachs, en vendait pour  159    milliards de dollars. Citigroup, la troisième plus grande banque     américaine en valeur d’actifs, a vendu à la Fed près de 185 milliards  de    dollars en bons hypothécaires. Merrill Lynch/Bank of America en a    vendu  près de 174 milliards de dollars. On ne sait pas clairement de    combien  ces sociétés ont profité mais il est évident qu’elles ont  bien   fait des  bénéfices ».</strong><br />
Ces sauvetages d’une  importance indécente, financés par les    contribuables, ne sont pas  seulement répréhensibles pour avoir été menés    de façon secrète ; ils  sont répréhensibles car ils ont dupé les    contribuables, les  détenteurs de dollars, les investisseurs et tous les    autres individus  qui méritent des marchés financiers honnêtes et    transparents.</p>
<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20101217-3267.html" target="_blank">http://www.la-chronique-agora.com/articles/20101217-3267.html</a></p>
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<div>Samedi 18 Décembre 2010</div>
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<p><a href="http://libertesinternets.wordpress.com/"> <img src="http://www.alterinfo.net/_images/ext/unknown.gif" alt="http://libertesinternets.wordpress.com" /> http://libertesinternets.wordpress.com </a></p>
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		<title>Des proches de victimes du 11-Septembre interpellent l&#8217;opinion sur une chaîne républicaine</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Dec 2010 05:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mondialisation.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Jacques Secretan]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-52801" href="http://www.centpapiers.com/des-proches-de-victimes-du-11-septembre-interpellent-lopinion-sur-une-chaine-republicaine/52800/42110180_67abd7bc0d"><img class="size-full wp-image-52801 aligncenter" title="42110180_67abd7bc0d" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2010/12/42110180_67abd7bc0d.jpg" alt="" width="500" height="260" /></a></p>
<p>Par  Jacques   Secretan, <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=22206">Mondialisation.ca</a></p>
<p><em>Image Flickr par <a href="http://www.flickr.com/photos/digitalabonder/">Digitala Bönder</a></em></p>
<p><strong>CONTROVERSE &#8211; La chaîne de télévision Fox new, proche de la  droite dure, a consacré plusieurs émissions critiques à l&#8217;égard de la  thèse officielle des attentats à New York en 2001.<br />
</strong><br />
La  presse suisse (et internationale) emboîtera-t-elle le pas à Fox News,  ces prochaines semaines? Depuis une dizaine de jours, les conclusions de  la commission d&#8217;enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 sont  remises en question au-delà du cercle habituel des sceptiques. Proche de  la mouvance Tea Party, donc de l&#8217;opposition la plus dure au  gouvernement Obama, la chaîne de télévision Fox News vient de consacrer  plusieurs émissions à un spot diffusé depuis quelques semaines sur les  grandes chaînes étasuniennes. C&#8217;est la première fois qu&#8217;un média de la  «grande presse» donne une telle visibilité aux critiques de la thèse  officielle, qui, rappelons-le, a été établie durant la présidence de  George W. Bush.</p>
<p>Le spot (payant) qui fait rebondir la  controverse, souligne que plus de 1200 ingénieurs et architectes sont  aujourd&#8217;hui convaincus que l&#8217;écroulement du WTC 7, le troisième  gratte-ciel – haut de 186 mètres – tombé à New York sept heures après  les tours jumelles, ne peut pas avoir été causé par les incendies qui y  ont fait rage et par l&#8217;affaiblissement de ses structures. De nombreux  proches des victimes, filmés en gros plan, réclament la vérité au nom  des disparus. Fox News leur a redonné la parole, s&#8217;excusant de les avoir  traités pendant des années de «conspirationnistes».</p>
<p>La thèse  officielle, présentée en 2008 pour la tour numéro sept, résistera-t-elle  au vaste courant d&#8217;opinion qui revendique, depuis des années, une  nouvelle enquête, sérieuse et exhaustive, visant à lever les doutes qui  perdurent autour des attentats du 11-Septembre? Et, à terme, cette  flambée pourrait-elle déboucher sur un nouveau Watergate?</p>
<p><strong>«Soulevé du sol»</strong></p>
<p>«Dans  de tels cas, ce ne sont que les actions en justice qui ont fini par  révéler la vérité», souligne Richard Golay, qui préside l&#8217;association  romande Le 11-Septembre en question. Il cite le professeur émérite de  l&#8217;EPFZ Jörg Schneider, spécialiste d&#8217;ingénierie des structures, qui lui a  déclaré: «La manière et la vitesse avec lesquelles s&#8217;est écroulé le  bâtiment WTC 7 ne peuvent s&#8217;expliquer que par une cause intentionnelle.»  Le professeur Schneider considère toutefois que l&#8217;écroulement des deux  tours jumelles a bien été causé par l&#8217;impact des deux avions et les  incendies qui en ont résulté. «Ne cessez pas de poser des questions!»  dit-il à ceux qui veulent connaître la vérité. De telles observations  interpellent quiconque serait tenté d&#8217;en rester à l&#8217;inacceptable «on ne  saura jamais ce qui s&#8217;est passé!» devant la complexité d&#8217;un problème.</p>
<p>Survivant  de la première tour jumelle à avoir été percutée par le Boeing 767  d&#8217;American Airlines, Willy Rodriguez est l&#8217;un des plaignants potentiels.  La commission officielle, qu&#8217;a contrôlée du début à la fin un proche du  président Bush, Philip Zelikow, a écarté son témoignage, quand bien  même le président Bush l&#8217;avait reçu en héros à la Maison-Blanche. Juste  avant l&#8217;impact du premier avion, Willy Rodriguez a été «soulevé du sol»,  tout comme un autre employé qui était avec lui à ce moment-là, au  sous-sol de la tour, par une très forte explosion. Une explosion que  l&#8217;un et l&#8217;autre ont située en dessous d&#8217;eux, aux environs du sixième  sous-sol. «Tiens, ça n&#8217;est pas coordonné!» se dit-il quelques secondes  plus tard, lorsqu&#8217;une seconde explosion retentit tout en haut de la  tour. I</p>
<p>© Droits d&#8217;auteurs Jacques  Secretan, <a href="http://lecourrier.ch/">Le Courrier</a>, 2010</p>
<p>L&#8217;adresse url de cet article est: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=22206">www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=22206</a></p>
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		<title>La disparition des Etats-Unis en tant que superpuissance mondiale</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Dec 2010 05:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Mecanopolis Un atterrissage en douceur pour les Etats-Unis d’ici quarante ans ? N’y pensez pas ! La disparition des Etats-Unis en tant que superpuissance mondiale pourrait survenir bien plus vite que ce que l’on imagine. Si Washington rêve de 2040 ou de 2050 comme date de fin pour le « Siècle Américain », une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-52050" href="http://www.centpapiers.com/la-disparition-des-etats-unis-en-tant-que-superpuissance-mondiale/52049/usa2"><img class="size-full wp-image-52050 aligncenter" title="usa2" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2010/12/usa2.png" alt="" width="500" height="260" /></a></p>
<p><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=20874">Par Mecanopolis</a></p>
<p><strong>Un atterrissage en douceur  pour les Etats-Unis d’ici quarante ans ? N’y pensez pas ! La disparition  des Etats-Unis en tant que superpuissance mondiale pourrait survenir  bien plus vite que ce que l’on imagine. Si Washington rêve de 2040 ou de  2050 comme date de fin pour le « Siècle Américain », une estimation  plus réaliste des tendances aux Etats-Unis et dans le monde laisse  penser qu’en 2025, exactement dans 15 ans, tout pourrait être  pratiquement terminé.</strong></p>
<p>Malgré  l’aura d’omnipotence que la plupart des empires projètent, un regard  sur leur histoire devrait nous rappeler que ce sont des organismes  fragiles. L’écologie de leur pouvoir est si délicate que lorsque les  choses commencent à aller vraiment mal, les empires se désagrègent  généralement à une vitesse incroyable : juste une année pour le  Portugal, deux années pour l’Union Soviétique, 8 pour la France, 11 pour  les Ottomans, 17 pour la Grande-Bretagne et, selon toute vraisemblance,  22 ans pour les Etats-Unis, à partir de la cruciale année 2003.</p>
<p>Les  futurs historiens identifieront probablement l’invasion irréfléchie de  l’Irak par l’administration de George W. Bush, cette année-là, comme le  commencement de la chute de l’Amérique. Cependant, à la place du bain de  sang qui a marqué la fin de tant d’empires du passé, avec des villes  qui brûlent et des civils massacrés, cet effondrement impérial du 21ème  siècle pourrait survenir de façon relativement discrète, par les  circonvolutions invisibles de l’effondrement économique ou de la guerre  cybernétique.</p>
<p>Mais  n’ayez aucun doute : lorsque la domination mondiale de Washington  prendra irrémédiablement fin, il y aura des souvenirs quotidiens  douloureux de ce qu’une telle perte de pouvoir signifie pour les  Américains de tous les milieux. A l’instar de ce qu’une demi-douzaine de  nations européennes ont découvert, le déclin impérial tend à avoir un  impact remarquablement démoralisant sur une société, apportant  ordinairement des privations économiques pendant au moins une  génération. Au fur et à mesure que l’économie se refroidit, la  température politique monte, déclenchant souvent de sérieux troubles.</p>
<p>Les  données économiques, éducatives et militaires disponibles indiquent,  pour ce qui est de la puissance mondiale des Etats-Unis, que les  tendances négatives s’accumuleront rapidement d’ici à 2020 et  atteindront probablement une masse critique au plus tard en 2030. Le  Siècle Américain, proclamé si triomphalement au commencement de la  Deuxième Guerre Mondiale, sera réduit à néant et s’éteindra d’ici à  2025, dans sa huitième décennie, et pourrait être relégué définitivement  au passé d’ici 2030.</p>
<p>Fait  révélateur, en 2008, la Commission Nationale Américaine des  Renseignements [US National Intelligence Council] a admis pour la  première fois que la puissance globale des Etats-Unis suivait vraiment  une trajectoire déclinante. Dans l’un de ses rapports périodiques sur le  futur, Global Trends 2025 [Tendances Mondiales 2025], cette commission a  cité « le transfert brutal de la richesse mondiale et de la puissance  économique, actuellement en cours, de l’Ouest vers l’Est », et « sans  précédent dans l’histoire moderne », comme premier facteur du déclin de  la « force relative des Etats-Unis – même dans le domaine militaire ».  Toutefois, comme beaucoup à Washington, les analystes de cette  commission ont anticipé un atterrissage très en douceur et très long de  la prééminence mondiale américaine, et ils ont nourri l’espoir que d’une  façon ou d’une autre les Etats-Unis « garderaient longtemps une  capacité militaire unique… afin de projeter leur puissance militaire sur  le monde » pour les décennies à venir.</p>
<p>Pas  la moindre chance ! Selon les projections actuelles, les Etats-Unis se  retrouveront en deuxième position derrière la Chine (déjà deuxième  économie mondiale) en terme de production économique, aux alentours de  2026, et derrière l’Inde d’ici à 2050. De même, l’innovation chinoise  suit une trajectoire qui conduira la Chine au leadership mondial en  science appliquée et en technologie militaire entre 2020 et 2030, juste  au moment où les nombreux scientifiques et ingénieurs brillants de  l’Amérique actuelle prendront leur retraite, sans pouvoir être  adéquatement remplacés à cause d’une nouvelle génération mal instruite.</p>
<p>D’ici  2020, selon les prévisions actuelles, le Pentagone se lancera dans un  va-tout militaire d’un empire mourrant. Il lancera une triple couverture  spatiale létale, constituée de robotique avancée et qui représente le  dernier meilleur espoir de Washington de maintenir son statut de  puissance mondiale, malgré son influence économique déclinante.  Toutefois, dès cette année-là, le réseau mondial de satellites de  communication de la Chine, soutenu par les super-ordinateurs les plus  puissants du monde, sera également entièrement opérationnel, procurant à  Pékin une plate-forme indépendante pour la militarisation de l’espace  et un puissant système de communication pour ses missiles – ou attaques  cybernétiques – dans tous les endroits de la planète.</p>
<p>Enveloppée  dans sa prétention démesurée impériale, comme Whitehall ou le Quai  d’Orsay avant elle, la Maison Blanche semble toujours imaginer que le  déclin américain sera progressif, modéré et partiel. Dans son Adresse à  l’Union en janvier dernier, le Président Barack Obama a donné la  garantie qu’il « n’accepte pas la deuxième place pour les Etats-Unis  d’Amérique ». Quelques jours plus tard, le Vice-président Joseph Biden, a  tourné en dérision l’idée même que « nous sommes destinés à réaliser la  prophétie de [l’historien Paul] Kennedy, selon laquelle nous serons une  grande nation qui aura échoué parce que nous avons perdu le contrôle de  notre économie et que nous nous sommes trop agrandis ». De la même  manière, Joseph Nye, le gourou néolibéral en politique étrangère,  s’exprimant dans le numéro de novembre du journal institutionnel Foreign  Affairs, a balayé toute idée d’essor économique et militaire de la  Chine, rejetant « les métaphores trompeuses de déclin organique » et  niant qu’une détérioration de la puissance globale des Etats-Unis était  en cours.</p>
<p>Les  Américains ordinaires, voyant leurs emplois se délocaliser à l’étranger,  ont une vision plus réaliste que leurs dirigeants qui, eux, sont bien  protégés. Un sondage d’opinion d’août 2010 a mis en évidence que 65% des  Américains pensaient que leur pays était désormais « en état de déclin  ». Déjà, l’Australie et la Turquie, des alliés militaires traditionnels  des Etats-Unis, utilisent leurs armes fabriquées en Amérique pour des  manœuvres aériennes et navales conjointes avec la Chine. Déjà, les  partenaires économiques les plus proches des Etats-Unis s’éloignent de  la position de Washington et se tournent vers la devise chinoise, dont  les taux sont manipulés. Alors que le président [Obama] revenait d’Asie  le mois dernier, un gros titre sinistre du New York Times résumait ainsi  le moment fort de son voyage : « Sur La Scène Mondiale, La Vision  Economique d’Obama Est Rejetée, La Chine, La Grande-Bretagne Et  L’Allemagne Contestent Les USA, Les Pourparlers Commerciaux Avec Séoul  Ont Egalement Echoué ».</p>
<p>D’un  point de vue historique, la question n’est pas de savoir si les  Etats-Unis perdront leur puissance globale incontestée, mais juste à  quelle vitesse et avec quelle brutalité se produira leur déclin. A la  place des désirs irréalistes de Washington, prenons la propre  méthodologie du National Intelligence Council pour décrypter l’avenir,  afin de suggérer quatre scénarios réalistes (accompagnés de quatre  évaluations associées de leur situation actuelle) sur la manière, que ce  soit avec fracas ou dans un murmure, dont la puissance globale des  Etats-Unis pourrait toucher à sa fin dans les années 2020. Ces scénarios  futuristes comprennent : le déclin économique, le choc pétrolier, la  mésaventure militaire et la Troisième Guerre Mondiale. Même si ces  scénarios sont loin d’être les seules possibilités en matière de déclin –  voire même d’effondrement – américain, ils offrent une fenêtre sur un  futur qui arrive au pas de charge.</p>
<h2>Le déclin économique</h2>
<p><strong>La situation actuelle</strong></p>
<p>Aujourd’hui,  trois menaces principales existent vis-à-vis de la position dominante  des Etats-Unis dans l’économie mondiale : la perte de l’influence  économique grâce à une part du commerce mondial qui se rétrécit, le  déclin de l’innovation technologique américaine et la fin du statut  privilégié du dollar en tant que devise de réserve mondiale.</p>
<p>Dès  2008, les Etats-Unis sont déjà tombés au troisième rang mondial pour les  exportations, avec 11% des exportations mondiales, comparés à 12% pour  la Chine et 16% pour l’Union Européenne. Il n’y a aucune raison de  croire que cette tendance va s’inverser.</p>
<p>De la  même façon, le leadership américain dans l’innovation technologique est  sur le déclin. En 2008, les Etats-Unis étaient encore numéro deux  derrière le Japon en matière de dépôts de brevets, avec 232.000, mais la  Chine se rapprochait très vite avec 195.000 brevets, grâce à une  augmentation foudroyante de 400% depuis l’an 2000. Un signe annonciateur  d’un déclin supplémentaire : en 2009, les Etats-Unis sont tombés au  plus bas, au cours de la décennie précédente, parmi les 40 pays étudiés  par la Fondation pour l’Innovation et l’Information Technologique, en  termes de « changement » dans la « compétitivité mondiale en matière  d’innovation ». Ajoutant du corps à ces statistiques, en octobre  dernier, le Ministère de la Défense chinois a dévoilé le  super-ordinateur le plus rapide du monde, le Tianhe-1 A, si puissant,  selon un expert américain, qu’il « fait voler en éclat les performances  de l’actuelle machine n°1 » aux Etats-Unis.</p>
<p>Ajoutez  à cette preuve limpide que le système éducatif américain, qui constitue  la source des futurs scientifiques et innovateurs, est passé derrière  ses concurrents. Après avoir été à la tête du monde pendant des  décennies sur la tranche d’âge des 25-34 ans possédant un diplôme  universitaire, ce pays a sombré à la douzième place en 2010. Le Forum  Economique Mondial, la même année, a classé les Etats-Unis à une  médiocre 52ème place sur 139 pays, en ce qui concerne la qualité de ses  universités de mathématiques et d’instruction scientifique. Près de la  moitié de tous les diplômés en sciences aux Etats-Unis sont désormais  des étrangers, dont la plupart rentreront chez eux, et ne resteront pas  aux Etats-Unis comme cela se passait autrefois. Autrement dit, d’ici  2025, les Etats-Unis se retrouveront probablement face à une pénurie de  scientifiques de talent.</p>
<p>De  telles tendances négatives encouragent la critique acerbe croissante sur  le rôle du dollar en tant que devise de réserve mondiale. « Les autres  pays ne veulent plus adhérer à l’idée que les Etats-Unis savent mieux  que les autres en matière de politique économique », a observé Kenneth  S. Rogoff, ancien chef économiste au FMI. A la mi-2009, avec les banques  centrales qui détenaient un montant astronomique de 4.000 milliards de  dollars en bons du trésor américain, le Président russe Dimitri Medvedev  a insisté sur le fait qu’il était temps de mettre fin au « système  unipolaire artificiellement maintenu » et basé sur « une devise de  réserve qui avait été forte dans le passé ».</p>
<p>Simultanément,  le gouverneur de la banque centrale chinoise a laissé entendre que  l’avenir pourrait reposer sur une devise de réserve mondiale «  déconnectée des nations individuelles » (c’est-à-dire, le dollar  américain). Prenez tout ceci comme des indications du monde à venir et  comme une tentative possible, ainsi que l’a soutenu l’économiste Michael  Hudson, « d’accélérer la banqueroute de l’ordre mondial  militaro-financier des Etats-Unis ».</p>
<p><strong>Un scénario pour 2020</strong></p>
<p>Après  des années de déficits croissants, nourris par des guerres incessantes  dans des pays lointains, en 2020, comme l’on s’y attend depuis  longtemps, le dollar américain perd finalement son statut spécial de  devise de réserve mondiale. Soudain, le coût des importations monte en  flèche. Incapable de payer des déficits allant crescendo en vendant des  bons du Trésor à présent dévalués, Washington est finalement obligé de  réduire considérablement son budget militaire boursouflé. Sous la  pression de ses citoyens et de l’étranger, Washington retire les forces  américaines de centaines de bases à l’étranger qui se replient sur un  périmètre continental. Cependant, il est désormais bien trop tard.</p>
<p>Face à  une superpuissance qui s’éteint et qui est incapable de payer ses  factures, la Chine, l’Inde, l’Iran, la Russie et d’autres puissances,  grandes ou régionales, défient et provoquent la domination des  Etats-Unis sur les océans, dans l’espace et le cyberespace. Pendant ce  temps, en pleine inflation, avec un chômage qui croit sans cesse et une  baisse continue des salaires réels, les divisions intérieures s’étendent  en violents clashs et en débats diviseurs, souvent sur des questions  remarquablement hors sujet. Surfant sur une vague politique de  désillusion et de désespoir, un patriote d’extrême-droite capture la  présidence avec une rhétorique assourdissante, exigeant le respect de  l’autorité américaine et proférant des menaces de représailles  militaires ou économiques. Le monde ne prête quasiment pas attention  alors que le Siècle Américain se termine en silence.</p>
<h2>Le choc pétrolier</h2>
<p><strong>La situation actuelle</strong></p>
<p>Une  victime collatérale de la puissance économique déclinante de l’Amérique a  été son verrouillage des approvisionnements en pétrole. Accélérant et  dépassant l’économie américaine gourmande en pétrole, la Chine est  devenue cet été le premier consommateur mondial d’énergie, une position  détenue par les Etats-Unis depuis plus d’un siècle. Le spécialiste  [américain] de l’énergie Michael Klare a exposé que ce changement  signifie que la Chine « donnera le rythme pour façonner notre avenir  mondial ».</p>
<p>D’ici  2025, la Russie et l’Iran contrôleront près de la moitié des réserves  mondiales de gaz naturel, ce qui leur octroiera potentiellement un  énorme effet de levier sur une Europe affamée d’énergie. Ajoutez les  réserves pétrolières à ce mélange, ainsi que le National Intelligence  Council a prévenu, et dans juste 15 ans, deux pays, la Russie et l’Iran,  pourraient « émerger comme les chevilles ouvrières de l’énergie ».</p>
<p>Malgré  leur ingéniosité remarquable, les principales puissances pétrolières  vident actuellement les grands bassins de réserves pétrolières qui  s’avèrent être des extractions faciles et bon marché. La véritable leçon  du désastre pétrolier de « Deepwater Horizon » dans le Golfe du Mexique  n’était pas les normes de sécurité laxistes de BP, mais le simple fait  que tout le monde ne voyait que le « spectacle de la marée noire » :  l’un des géants de l’énergie n’avait pas beaucoup d’autre choix que de  chercher ce que Klare appelle du « pétrole coriace », à des kilomètres  sous la surface de l’océan, pour maintenir la croissance de ses profits.</p>
<p>Aggravant  le problème, les Chinois et les Indiens sont soudainement devenus des  consommateurs d’énergie beaucoup plus gourmands. Même si les  approvisionnements en pétrole devaient rester constants (ce qui ne sera  pas le cas), la demande, et donc les coûts, est quasiment assurée de  monter – et, qui plus est, brutalement. D’autres pays développés  répondent agressivement à cette menace en se plongeant dans des  programmes expérimentaux pour développer des sources énergétiques  alternatives. Les Etats-Unis ont pris une voie différente, faisant bien  trop peu pour développer des sources énergétiques alternatives, tandis  qu’au cours des dix dernières années, ils ont doublé leur dépendance sur  les importations du pétrole provenant de l’étranger. Entre 1973 et  2007, les importations de pétrole [aux Etats-Unis] sont passées de 36%  de toute l’énergie consommée aux Etats-Unis à 66%.</p>
<p><strong>Un scénario pour 2025</strong></p>
<p>Les  Etats-Unis sont restés si dépendants du pétrole étranger que quelques  événements défavorables sur le marché mondial de l’énergie déclenchent  en 2025 un choc pétrolier. En comparaison, le choc pétrolier de 1973  (lorsque les prix ont quadruplé en quelques mois) ressemble à un avatar.  En colère face à la valeur du dollar qui s’envole, les ministres du  pétrole de l’OPEP, se réunissant en Arabie Saoudite, exigent les futurs  paiements énergétiques dans un « panier de devises », constitué de yen,  de yuan et d’euro. Cela ne fait qu’augmenter un peu plus le coût des  importations pétrolières américaines. En même temps, tandis qu’ils  signent une nouvelle série de contrats de livraison à long-terme avec la  Chine, les Saoudiens stabilisent leurs propres réserves de devises en  passant au yuan. Pendant ce temps, la Chine déverse d’innombrables  milliards pour construire un énorme pipeline à travers l’Asie et finance  l’exploitation par l’Iran du plus grand champ gazier au monde, à South  Pars, dans le Golfe Persique.</p>
<p>Inquiets  que l’US Navy pourrait ne plus être en mesure de protéger les  bateaux-citernes naviguant depuis le Golfe Persique pour alimenter  l’Asie Orientale, une coalition entre Téhéran, Riyad et Abu-Dhabi forme  une nouvelle alliance inattendue du Golfe et décrète que la nouvelle  flotte chinoise de porte-avions rapides patrouillera dorénavant dans le  Golfe Persique, depuis une base dans le Golfe d’Oman. Sous de fortes  pressions économiques, Londres accepte d’annuler le bail des Américains  sur la base de Diego Garcia, située sur son île de l’Océan Indien,  tandis que Canberra, contrainte par les Chinois, informe Washington que  sa Septième Flotte n’est plus la bienvenue à Fremantle, son port  d’attache, évinçant de fait l’US Navy de l’Océan Indien.</p>
<p>En  quelques traits de plume et quelques annonces laconiques, la « Doctrine  Carter », selon laquelle la puissance militaire étasunienne devait  éternellement protéger le Golfe Persique, est enterrée en 2025. Tous les  éléments qui ont assuré pendant longtemps aux Etats-Unis des  approvisionnements illimités en pétrole bon marché depuis cette région –  logistique, taux de change et puissance navale – se sont évaporés. A ce  stade, les Etats-Unis ne peuvent encore couvrir que 12% de leurs  besoins énergétiques par leur industrie d’énergie alternative naissante,  et ils restent dépendants du pétrole importé pour la moitié de leur  consommation d’énergie.</p>
<p>Le  choc pétrolier qui s’ensuit frappe le pays comme un ouragan, envoyant  les prix vers de nouveaux sommets, rendant les voyages une option  incroyablement coûteuse, provoquant la chute-libre des salaires réels  (depuis longtemps en déclin) et rendant non-compétitif ce qui reste des  exportations américaines. Avec des thermostats qui chutent, le prix des  carburants qui bat tous les records et les dollars qui coulent à flot  vers l’étranger en échange d’un pétrole coûteux, l’économie américaine  est paralysée. Avec des alliances en bout de course qui s’effilochent  depuis longtemps et des pressions fiscales croissantes, les forces  militaires américaines commencent finalement un retrait graduel de leurs  bases à l’étranger.</p>
<p>En  quelques années, les Etats-Unis sont fonctionnellement en faillite et le  compte à rebours à commencé vers le crépuscule du Siècle Américain.</p>
<h2><strong>La mésaventure militaire</strong></h2>
<p><strong>La situation actuelle</strong></p>
<p>Contrairement  à l’intuition, tandis que leur puissance s’éteint, les empires plongent  souvent dans des mésaventures militaires inconsidérées. Ce phénomène,  connu des historiens spécialistes des empires sous le nom de «  micro-militarisme », semble impliquer des efforts de compensation  psychologique pour soulager la douleur de la retraite ou de la défaite  en occupant de nouveaux territoires, pourtant de façon brève et  catastrophique. Ces opérations, irrationnelles même d’un point de vue  impérial, produisent souvent une hémorragie de dépenses ou de défaites  humiliantes qui ne font qu’accélérer la perte de puissance.</p>
<p>A  travers les âges, les empires assaillis souffrent d’une arrogance qui  les conduit à plonger encore plus profond dans les mésaventures  militaires, jusqu’à ce que la défaite devienne une débâcle. En 413 av.  J.-C., Athènes, affaiblie, envoya 200 vaisseaux se faire massacrer en  Sicile. En 1921, l’Espagne impériale mourante envoya 20.000 soldats se  faire massacrer par les guérillas berbères au Maroc. En 1956, l’empire  britannique déclinant détruisit son prestige en attaquant Suez. Et, en  2001 et en 2003, les Etats-Unis ont occupé l’Afghanistan et envahi  l’Irak. Avec la prétention démesurée qui marque les empires au fil des  millénaires, Washington a augmenté à 100.000 le nombre de ses soldats en  Afghanistan, étendu la guerre au Pakistan et étendu son engagement  jusqu’en 2014 et plus, recherchant les désastres, petits et grands, dans  ce cimetière nucléarisé des empires, infesté par les guérillas.</p>
<p><strong>Un scénario pour 2014</strong></p>
<p>Le «  micro-militarisme » est si irrationnel et imprévisible que les scénarios  en apparence fantaisistes sont vite surpassés par les évènements réels.  Avec l’armée américaine étirée et clairsemée de la Somalie aux  Philippines et les tensions qui montent en Israël, en Iran et en Corée,  les combinaisons possibles pour une crise militaire désastreuse sont  multiformes.</p>
<p>Nous  sommes au milieu de l’été 2014 au sud de l’Afghanistan et une garnison  américaine réduite, dans Kandahar assailli, est soudainement et de façon  inattendue prise d’assaut par les guérillas Taliban, tandis que les  avions américains sont cloués au sol par une tempête de sable  aveuglante. De lourdes pertes sont encaissées et, en représailles, un  commandant militaire américain embarrassé lâche ses bombardiers B-1 et  ses avions de combat F-16 pour démolir tout un quartier de la ville que  l’on pense être sous contrôle Taliban, tandis que des hélicoptères de  combat AC-130 U « Spooky » ratissent les décombres avec des tirs  dévastateurs.</p>
<p>Très  vite, les Mollahs prêchent le djihad dans toutes les mosquées de la  région, et les unités de l’armée afghane, entraînées depuis longtemps  par les forces américaines pour renverser le cours de la guerre,  commencent à déserter massivement. Les combattants Talibans lancent  alors dans tout le pays une série de frappes remarquablement  sophistiquées sur les garnisons américaines, faisant monter en flèche  les pertes américaines. Dans des scènes qui rappellent Saigon en 1975,  les hélicoptères américains portent secours aux soldats et aux civils  américains depuis les toits de Kaboul et de Kandahar.</p>
<p>Pendant  ce temps, en colère contre l’impasse interminable qui dure depuis des  dizaines d’années à propos de la Palestine, les dirigeants de l’OPEP  imposent un nouvel embargo pétrolier contre les Etats-Unis pour  protester contre leur soutien à Israël, ainsi que contre le massacre  d’un nombre considérable de civils musulmans dans leur guerre en cours  dans tout le Grand Moyen-Orient. Avec le prix des carburants qui monte  en flèche et ses raffineries qui s’assèchent, Washington prend ses  dispositions en envoyant les forces des Opérations Spéciales saisir les  ports pétroliers du Golfe Persique. En retour, cela déclenche un  emballement des attaques-suicides et le sabotage des pipelines et des  puits de pétrole. Tandis que des nuages noirs s’élèvent en tourbillons  vers le ciel et que les diplomates se soulèvent à l’ONU pour dénoncer  catégoriquement les actions américaines, les commentateurs dans le monde  entier remontent dans l’histoire pour appeler cela le « Suez de  l’Amérique », une référence éloquente à la débâcle de 1956 qui a marqué  la fin de l’Empire Britannique.</p>
<h2>La Troisième Guerre Mondiale</h2>
<p><strong>La situation actuelle</strong></p>
<p>Au  cours de l’été 2010, les tensions militaires entre les Etats-Unis et la  Chine ont commencé à croître dans le Pacifique occidental, considéré  autrefois comme un « lac » américain. Même un an plus tôt, personne  n’aurait prédit un tel développement. De la même manière que Washington a  exploité son alliance avec Londres pour s’approprier une grande part de  la puissance mondiale de la Grande-Bretagne après la Deuxième Guerre  Mondiale, la Chine utilise à présent les profits générés par ses  exportations avec les Etats-Unis pour financer ce qui risque  probablement de devenir un défi militaire à la domination américaine sur  les voies navigables de l’Asie et du Pacifique.</p>
<p>Avec  ses ressources croissantes, Pékin revendique un vaste arc maritime, de  la Corée à l’Indonésie, dominé pendant longtemps par l’US Navy. En août,  après que Washington eut exprimé un « intérêt national » dans la Mer de  Chine méridionale et conduit des exercices navals pour renforcer cette  revendication, le Global Times, organe officiel de Pékin, a répondu avec  colère, en disant : « Le match de lutte entre les Etats-Unis et la  Chine sur la question de la Mer de Chine méridionale a fait monter les  enchères pour décider quel sera le futur dirigeant de la planète. »</p>
<p>Au  milieu des tensions croissantes, le Pentagone a rapporté que Pékin  détient à présent « la capacité d’attaquer… les porte-avions  [américains] dans l’Océan Pacifique occidental » et de diriger « des  forces nucléaires vers l’ensemble… des Etats-Unis continentaux. » En  développant « des capacités offensives nucléaires, spatiales et de  guerre cybernétique », la Chine semble déterminée à rivaliser pour la  domination de ce que le pentagone appelle « le spectre d’information  dans toutes les dimensions de l’espace de combat moderne ». Avec le  développement en cours de la puissante fusée d’appoint Long March V, de  même que le lancement de deux satellites en janvier 2010 et d’un autre  en juillet dernier, pour un total de cinq [déjà mis sur orbite], Pékin a  lancé le signal que le pays faisait des progrès rapides en direction  d’un réseau « indépendant » de 35 satellites pour le positionnement, les  communications et les capacités de reconnaissance mondiales, qui verra  le jour d’ici 2020.</p>
<p>Pour  contrôler la Chine et étendre mondialement sa position militaire,  Washington a l’intention de construire un nouveau réseau numérique de  robotique aérienne et spatiale, de capacités avancées de guerre  cybernétique et de surveillance électronique. Les planificateurs  militaires espèrent que ce système enveloppera la Terre dans un  quadrillage cybernétique capable de rendre aveugles des armées entières  sur le champ de bataille ou d’isoler un simple terroriste dans un champ  ou une favela. D’ici 2020, si tout fonctionne selon son plan, le  Pentagone lancera un bouclier à trois niveaux de drones spatiaux –  pouvant atteindre l’exosphère depuis la stratosphère, armés de missiles  agiles, reliés par un système modulaire de satellites élastique et  opérant au moyen d’une surveillance totale par télescope.</p>
<p>En  avril dernier, le Pentagone est entré dans l’histoire. Il a étendu les  opérations de drones à l’exosphère en lançant discrètement la navette  spatiale non habitée X-37 B, la plaçant en orbite basse au-dessus de la  planète. Le X-37 B est le premier d’une nouvelle génération de véhicules  non-habités qui marqueront la militarisation complète de l’espace,  créant une arène pour les futures guerres, contrairement à tout ce qui a  été fait auparavant.</p>
<p><strong>Un scénario pour 2025</strong></p>
<p>La  technologie de la guerre spatiale et cybernétique est tellement nouvelle  et non-testée que même les scénarios les plus bizarres pourraient  bientôt être dépassés par une réalité encore difficile à concevoir.  Toutefois, si nous employons simplement le type de scénarios que l’US  Air Force a elle-même utilisés dans son 2009 Future Capabilities Game,  nous pouvons obtenir « une meilleure compréhension sur la manière dont  l’air, l’espace et le cyberespace coïncident dans l’art de la guerre » ;  et, commencez alors à imaginer comment la prochaine guerre mondiale  pourrait réellement être livrée !</p>
<p>Il  est 23h59 en ce jeudi de Thanksgiving 2025. Tandis que les foules se  pressent dans les cyberboutiques et qu’elles martèlent les portails de  Best Buy pour des gros discounts sur les derniers appareils  électroniques domestiques provenant de Chine, les techniciens de l’US  Air Force, au Télescope Spatial de Surveillance de Maui [Hawaï],  toussent sur leur café tandis que leurs écrans panoramiques deviennent  soudainement noirs. A des milliers de kilomètres, au centre de  commandement cybernétique au Texas, les combattants cybernétiques  détectent rapidement des codes binaires malicieux qui, bien que lancés  de façon anonyme, montrent l’empreinte numérique distincte de l’Armée de  Libération Populaire de Chine.</p>
<p>Cette  première attaque ouverte n’avait été prévue par personne. Le «  programme malicieux » prend le contrôle de la robotique à bord d’un  drone américain à propulsion solaire, le « Vulture », alors qu’il vole à  70.000 pieds au-dessus du Détroit de Tsushima, entre la Corée et le  Japon. Il tire soudain tous les modules de fusées qui se trouvent en  dessous de son envergure gigantesque de 135 mètres, envoyant des  douzaines de missiles létaux plonger de façon inoffensive dans la Mer  Jaune, désarmant ainsi efficacement cette arme terrible.</p>
<p>Déterminé  à répondre coup pour coup, la Maison Blanche autorise une frappe de  rétorsion. Confiant que son système de satellites F-6, « fractionné et  en vol libre » est impénétrable, les commandants de l’Air Force en  Californie transmettent les codes robotiques à la flottille de drones  spatiaux X-37 B qui orbitent à 450 kilomètres au-dessus de la Terre,  leur ordonnant de lancer leurs missiles « triple terminator » sur les 35  satellites chinois. Aucune réponse. Proche de la panique, l’US Air  Force lance son véhicule de croisière hypersonique Falcon dans un arc de  160 kilomètres au-dessus de l’Océan Pacifique et ensuite, juste 20  minutes plus tard, envoie les codes informatiques pour tirer les  missiles contre sept satellites chinois en orbite basse. Les codes de  lancement sont soudainement inopérants.</p>
<p>Au  fur et à mesure que le virus chinois se répand irrésistiblement à  travers l’architecture des satellites F-6 et que ces super-ordinateurs  américains de deuxième classe ne parviennent pas à cracker le code  diablement complexe du programme malicieux, les signaux GPS, cruciaux  pour la navigation des navires et des avions américains dans le monde  entier, sont compromis. Les flottes de porte-avions commencent à tourner  en rond au milieu du Pacifique. Des escadrons d’avions de combat sont  cloués au sol. Les drones moissonneurs volent sans but vers l’horizon,  se crashant lorsque leur carburant est épuisé. Soudain, les Etats-Unis  perdent ce que l’US Air Force a longtemps appelé « le terrain élevé de  combat ultime » : l’espace. En quelques heures, la puissance mondiale  qui a dominé la planète pendant près d’un siècle a été vaincue dans la  Troisième Guerre Mondiale sans causer la moindre victime humaine.</p>
<h2>Un nouvel ordre mondial ?</h2>
<p>Même  si les événements futurs s’avèrent plus ternes que ce que suggèrent ces  quatre scénarios, toutes les tendances importantes pointent vers un  déclin beaucoup plus saisissant de la puissance américaine d’ici 2025  que tout ce que Washington semble maintenant envisager.</p>
<p>Alors  que les alliés [des Etats-Unis] dans le monde entier commencent à  réaligner leurs politiques pour rencontrer les puissances asiatiques  montantes, le coût de maintien des 800 bases militaires ou plus à  l’étranger deviendra tout simplement insoutenable, forçant finalement  Washington à se retirer graduellement à contre-cœur. Avec la Chine et  les Etats-Unis qui se trouvent dans une course à la militarisation de  l’espace et du cyberespace, les tensions entre les deux puissances vont  sûrement monter, rendant un conflit militaire d’ici 2025 au moins  plausible, voire quasiment garanti.</p>
<p>Pour  compliquer un peu plus les choses, les tendances économiques, militaires  et technologiques exposées brièvement ci-dessus n’agiront pas de  manière clairement isolée. Comme cela s’est produit pour les empires  européens après la Deuxième Guerre Mondiale, de telles forces négatives  se révèleront sans aucun doute synergiques. Elles se combineront de  façon complètement inattendue, créeront des crises pour lesquelles les  Américains ne sont absolument pas préparés et menaceront d’envoyer  l’économie dans une spirale descendante soudaine, reléguant ce pays dans  la misère économique, pendant une génération ou plus.</p>
<p>Tandis  que la puissance américaine s’estompe, le passé offre un éventail de  possibilités pour un futur ordre mondial. A un bout de ce spectre, la  montée d’une nouvelle superpuissance mondiale, même si elle est  improbable, ne peut pas être écartée. Toutefois, la Chine et la Russie  manifestent toutes deux des cultures autoréférentielles, des écritures  abstruses non-romaines, des stratégies de défense régionales et des  systèmes légaux sous-développés, leur contestant les instruments clés  pour la domination mondiale. Alors, dans ce cas, aucune superpuissance  de semble pouvoir succéder aux Etats-Unis.</p>
<p>Dans  une version noire contre-utopique de notre futur mondial, il est  concevable qu’une coalition d’entreprises transnationales, de forces  multilatérales comme l’OTAN et d’une élite financière internationale  puisse élaborer un réseau supranational instable qui ne donnerait plus  aucun sens à l’idée même d’empires nationaux. Tandis que des entreprises  dénationalisées et des élites multinationales dirigeraient de façon  usurpée un tel monde depuis des enclaves urbaines sécurisées, les  multitudes seraient reléguées dans des terres, rurales ou urbaines,  laissées à l’abandon.</p>
<p>Dans  Planet of Slums [planète bidonvilles], Mike Davis offre au moins une  vision partielle du bas vers le haut d’un tel monde. Son argument est  que le milliard de personnes (deux milliards d’ici 2030) déjà entassées  dans des bidonvilles fétides de type favelas autour du monde, feront «  les villes sauvages et en faillite du Tiers Monde […] l’espace de combat  caractéristique du 21ème siècle ». Alors que l’obscurité s’installe sur  quelques super-favelas futures, « l’empire peut déployer des  technologies orwelliennes de répression », tandis que « les hélicoptères  de combats de type hornet chassent des ennemis énigmatiques dans les  rues étroites des bas-quartiers… Tous les matins, les bidonvilles  répliquent par des attentats-suicides et des explosions éloquentes ».</p>
<p>Au  milieu de ce spectre de futurs possibles, un nouvel oligopole pourrait  émerger entre 2020 et 2040, avec les puissances montantes chinoise,  russe, indienne et brésilienne collaborant avec des puissances en déclin  comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Japon et les Etats-Unis, en  vue d’imposer une domination globale ad hoc, semblable à l’alliance  approximative des empires européens qui ont dirigé la moitié de  l’humanité aux alentours de 1900.</p>
<p>Une  autre possibilité : la montée d’hégémons régionaux dans un retour à  quelque chose rappelant le système international en œuvre avant que les  empires modernes ne se forment. Dans cet ordre mondial néo-westphalien,  avec ses perspectives sans fin de micro-violence et d’exploitation  incontrôlée, chaque hégémon dominerait sa région immédiate – le Brésil  en Amérique du Sud, Washington en Amérique du Nord, Pretoria en Afrique  méridionale, etc. L’espace, le cyberespace et les profondeurs maritimes,  retirés du contrôle de l’ancien « gendarme » planétaire, les  Etats-Unis, pourraient même devenir des nouvelles parties communes  mondiales, contrôlées au moyen d’un Conseil de Sécurité onusien élargi  ou d’une autre institution ad hoc.</p>
<p>Tous  ces scénarios extrapolent des tendances futuristes existantes, sur la  supposition que les Américains, aveuglés par l’arrogance de décennies de  puissance sans précédent historique, ne peuvent pas prendre ou ne  prendront pas les mesures pour gérer l’érosion incontrôlée de leur  position mondiale.</p>
<p>Si le  déclin de l’Amérique suit en fait une trajectoire de 22 années entre  2003 et 2025, alors les Américains ont déjà gaspillé la plus grande  partie de la première décade de ce déclin avec des guerres qui les ont  détournés des problèmes à long-terme et, de la même manière que l’eau  est bue rapidement par les sables du désert, des trillions de dollars  terriblement nécessaires gaspillés.</p>
<p>S’il  reste seulement 15 ans, les risques de les gaspiller tous reste toujours  élevé. Le Congrès et le président [des Etats-Unis] sont à présent dans  une impasse ; le système américain est submergé par l’argent des grandes  entreprises qui bloquent les usines ; et peu de choses laissent penser  que toute question d’importance, y compris les guerres américaines,  l’Etat national sécuritaire bouffi de l’Amérique, son système éducatif  démuni et ses approvisionnements énergétiques archaïques, sera traitée  avec assez de sérieux pour assurer la sorte d’atterrissage en douceur  qui pourrait maximiser le rôle et la prospérité des Etats-Unis dans un  monde en changement.</p>
<p>Les  empires d’Europe sont révolus et le pouvoir suprême des Etats-Unis se  poursuit. Il semble de plus en plus improbable que les Etats-Unis  obtiendront quelque chose qui ressemble de près ou de loin à la réussite  de la Grande-Bretagne, pour façonner un ordre mondial réussi qui  protège leurs intérêts, préserve leur prospérité et porte la marque de  leurs meilleures valeurs.</p>
<p><strong>Alfred W. McCoy</strong></p>
<p><strong>Traduction : <em><a href="http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Alfred_McCoy_Etats-Unis_declin_siecle_americain_071210.htm" target="_blank">Questions Critiques</a></em></strong></p>
<p><em>Alfred W McCoy est professeur  d’histoire à l’Université de Wisconsin-Madison. Auteur régulier pour  TomDispatch, il préside également le projet “Empires in transition”, un  groupe de travail mondial de 140 historiens, provenant d’universités  issues de quatre continents.</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
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		<title>LES « CONSPIRATIONNISTES » ET WIKILEAKS</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Dec 2010 05:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>robertbibeau</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-50584" href="http://www.centpapiers.com/les-%c2%ab-conspirationnistes-%c2%bb-et-wikileaks/50550/complot"><img class="alignnone size-medium wp-image-50584" title="complot" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2010/12/complot-510x355.jpg" alt="" width="510" height="355" /></a></p>
<p>C’est dommage mais ils se discréditent eux-mêmes les conspirationnistes. À trop vouloir en faire, ils s’isolent et perdent la confiance de leur auditoire. Que les politiciens américains soient méchants, prévaricateurs, hypocrites et menteurs, à peu près tout le monde en convient. Il y a bien entendu une tranche de la petite bourgeoisie qui le nie, mais ce n’est que pour conserver sa valeur marchande sur la bourse des petits boulots intellectuels dans le souk des médias.</p>
<p>Attribuer tous les crimes du monde aux sionistes israéliens n’est pas utile (2). Les sionistes ne sont pas tout puissants, ils ne sont pas aussi intelligents qu’on veut nous le faire croire, ils n’ont pas le don d’ubiquité et il existe d’autres criminels de guerre sur terre. Enfin, ils ne sont pas invincibles comme le Hezbollah l’a prouvé et ils font des erreurs quand leurs alliés les trahissent comme l’attentat de Dubaï l&#8217;a démontré.<br />
<strong>Jeff Gates</strong> est un spécialiste de la politique israélienne et une source fiable de rumeurs des complots ourdis par les sionistes israéliens et leurs suppôts. Analysons ses propos tenus sur le site web <strong><em>Criminal State</em></strong> sous le titre « <strong>Wikileaks The Tel-Aviv Connection</strong>» (1).</p>
<p>Le titre de l’article en dit long : le coup fumant de l’équipe Wikileaks serait une machination sioniste-israélienne pour détourner les regards des malversations qu’ils commettent en Palestine occupée. L’allégation de machination machiavélique de Jeff Gates est basée sur trois observations que l’auteur présente comme des évidences.</p>
<p><strong>Première remarque que nous livre Jeff Gates</strong> : « <em>Que va faire Tel-Aviv, maintenant que tout le monde sait que ce sont les Israéliens et les pro-israéliens qui ont « mis au point » les rapports de renseignement ayant incité les États-Unis à faire la guerre à l’Irak ?</em> ». Vous comprenez la supercherie ? Non ! C’est pourtant l’évidence. George W. Bush, ex-président américain, <strong>ne s’est pas laissé entraîner dans l’invasion irakienne par des renseignements erronés</strong>. C’est tout le contraire, Bush voulait envahir l’Irak puis l’Afghanistan et il a ordonné à ses alliés sionistes de préparer les documents, les fausses preuves, les artéfacts trafiqués (comme cette ridicule bouteille d’anthrax qu’a exhibée  Colin Powell) requis pour vendre ce projet guerrier aux citoyens américains.<br />
Bush et son équipe gouvernementale ne se sont pas laissé duper; ils ont délibérément trompé les Américains, et les Israéliens, leurs hommes de mains, ont fabriqué le bobard qu’on leur avait commandé. C’est ainsi que s’est construit le complot pour justifier l’attaque de l’Irak.</p>
<p><strong>Deuxième remarque que nous présente le zélé conspirationniste</strong>. Il écrit dans cet article du Criminal State : « <em>Le rôle d’Israël dans le processus de paix a disparu des infos. (…) Obama a-t-il hésité un seul instant à soutenir la stratégie récente d’Israël consistant à <strong>saboter les négociations de paix</strong> ?</em> ». Depuis 1948, date de la première invasion sioniste, il n’y a jamais eu de processus de paix en Palestine, c’est l’auteur lui-même qui l’affirme deux paragraphes plus loin dans son texte.</p>
<p>Les pourparlers directs en cours entre Netanyahu et Mahmoud Abbas ne visent qu’à lui faire parapher la répudiation finale des droits du peuple palestinien. Barak Obama le sait et il ne pense pas que Netanyahu réussira ce coup. Et même si Abbas signait le parchemin de la trahison, le mandat du Président de l’Autorité sans autorité est échu depuis vingt mois et il ne prétend «pourparler » qu’au nom de la population de Cisjordanie, ce qui est déjà un mensonge, sans Gaza et sans les camps de réfugiés de la diaspora, ce qui est une vérité. La signature d&#8217;Abbas au bas de ce parchemin ne vaudra rien et sera rejetée par le peuple palestinien.</p>
<p>Finalement, Jeff Gates ne nous convainc que d’une chose, de sa naïveté. Il est pratiquement le seul « ami » des Palestiniens qui croit encore à ces «pourparlers de paix». Barak Obama lui, n’y croit pas, et pourtant il n’est pas, il n’a jamais été et il ne sera jamais l’ami du peuple palestinien, contrairement aux prétentions de M. Jeff Gates.</p>
<p><strong>Troisième remarque que nous assène le journaliste. </strong>Il écrit : « <em>En échange d’un gel de quatre-vingt-dix jours (de moratoire), qu’Obama propose, quelle forme de pot-de-vin l’Amérique fournira-t-elle ? Vingt avions supersoniques F-35 à 150 millions de dollars pièce (sans compter les pièces de rechange, l’entretien, la formation et l’armement).</em> ».</p>
<p>On a vraiment l’impression à lire ces lignes que l’on observe d’un côté le bon président américain Barak Obama qui aimerait bien ne pas armer, ne pas équiper, ne pas entraîner, ne pas payer le contingent installé sur la base américaine israélienne en Méditerranée; et de l’autre côté on observerait un commandant retors qui par ses manigances et son entêtement parvient à arracher l’armement, la solde et la formation pour ses hommes.</p>
<p>M. Gates, tous les présidents américains depuis Eisenhower, après l’invasion du Canal de Suez par l’armée israélienne, ont toujours équipé, armé, entraîné et payé le contingent israélien installé sur la base américaine au Levant. <strong>Barak Obama suit la tradition américaine</strong> et le prochain président américain, que ce soit Hillary Clinton ou un autre, fera de même. Tout ceci ne fait pas partie d’une trahison mais de la politique officielle, connue et affirmée des États-Unis d’Amérique Vous êtes presque le seul à ne pas l’avoir observé M. Gates, Mahmoud Abbas, le président échu de l’Autorité sans autorité, le sait, lui.</p>
<p>Le congrès annuel de l’AIPAC, où se pavanent tous les hommes politiques américains, n’est pas une contrainte que s’imposent ces politiciens agressifs, c’est une vitrine qu’ils se sont donnée pour s’exhiber et afficher leur puissance et leur hargne vindicative. Si L’AIPAC ne l’organisait pas, une autre organisation du grand capital américain le ferait et chaque politicien américain s’y précipiterait, chaque année, entre les congrès de nomination des candidats à la présidence.<br />
Wikileaks fait un excellent travail en exposant au grand jour les mensonges dont on nous abreuve quotidiennement et il n’est pas étonnant que son site web soit attaqué et son président pourchassé par Interpol. Espérons qu’il saura leur échapper et qu’il continuera à nous informer des manigances et des complots qui se trament dans notre dos (3).<br />
____________________________________________</p>
<p><a href="mailto:Robertbibeau@hotmail.com">Robertbibeau@hotmail.com</a></p>
<p>****</p>
<p>(1) <a href="http://www.robertbibeau.ca/palestine/jeffgates2.doc" target="_blank">http://www.robertbibeau.ca/palestine/jeffgates2.doc</a> et</p>
<p><a href="http://criminalstate.com/2010/11/wikileaks-the-tel-aviv-connection/" target="_blank">http://criminalstate.com/2010/11/wikileaks-the-tel-aviv-connection/</a></p>
<p>(2) <a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14671&amp;type=analyse" target="_blank">http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14671&amp;type=analyse</a> Parait que l&#8217;on ne parle pas beaucoup d&#8217;Israël sur Wikileaks, on ne parle pas non plus du Népal. Je le savais depuis longtemps,  il y a un lobby pro-népalais tout puissant à Washington qui dirige le monde en cachette.</p>
<p>(3) <a href="http://wikileaks.info/" target="_blank">http://wikileaks.info/</a></p>
<p>**************************************************************</p>
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