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Jean Vautrin. « Je prône la révolution mais je ne suis pas très optimiste »

Entretien réalisé par Marion d’Allard Le romancier et scénariste Jean Vautrin, prix Goncourt en 1989 pour « Un grand pas vers le Bon Dieu », est mort mardi à son domicile à Gradignan, près de Bordeaux, à l’âge de 82 ans, a-t-on appris auprès de son agent, Danielle Gain. En 2011, il ...

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Droit d’asile: L’attente dans la rue

Par Anna Demontis Partager la publication « Droit d’asile : l’attente dans la rue » Alors que les démantèlements de camps de migrants se multiplient à Paris, Altermondes revient sur la procédure du droit d’asile en France. Celle-ci ne tient pas toutes ses promesses en ce qui concerne le droit au logement des ...

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Uber Pop: Les chauffeurs de taxi sont en colère

Par: Agence info-libre Par: Agence info-libre Par: Les Observateurs France 24 Lorsqu’on menace l’emploi de travailleurs qui doivent de surcroît investir de fortes sommes pour pouvoir travailler, la société se doit de réagir.  Il s’agit d’une atteinte aux droits fondamentaux.  Les autorités envoient un message troublant voulant que les travailleurs ...

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Régimes de retraite : nouveau rapport du COR et toujours la même ritournelle…

Le dernier rapport du comité d'orientation des retraites (COR) a délivré son lot habituel de généralités et de nouvelles projections pour l’avenir.

La France comptera 1,7 cotisant par retraité en 2018 pour environ 1,4 à partir de la fin des années 2040. Selon le COR, pour sortir de la situation de déficit chronique dans laquelle se trouvent le régime général, le régime agricole ou les régimes spéciaux, une nouvelle baisse des pensions, ou à défaut une augmentation massive des cotisations, serait inéluctable…


Avec une croissance de 1% et un taux de chômage de 10%, le rapport du COR précise qu’il faudrait abaisser de 4,7 % toutes les pensions de retraite dès 2016 pour arriver à l'équilibre. Les différents régimes ont versé au total 278 milliards d'euros aux retraités en 2014, la totalité des recettes s'étant montée à 268 milliards. 

Pour équilibrer financièrement le système jusqu’à 2060 la pension moyenne des retraités devrait diminuer de 20% environ par rapport à sa valeur de 2013.

Aujourd’hui, un retraité sur deux perçoit une pension globale inférieure à 1300 € par mois. Un quart des retraités perçoit une pension inférieure à 800 €, environ 10 % moins de 300 €. Le montant moyen de la retraite est 2200 € pour les fonctionnaires civils d’état, 1930 € pour les régimes spéciaux, 1900 € pour les professions libérales, 1160 € pour les salariés du régime général, 720 € pour les artisans, 610 € pour les agriculteurs et 490 € pour les commerçants.

Balladur, Fillon, Ayrault : trois "réformes" successives et une régression sociale historique  

En 1993, la réforme Balladur a eu des effets particulièrement négatifs :

- augmentation du nombre d’années de cotisation nécessaires à l’obtention d’une retraite à taux plein (40 ans de cotisation, soit 160 trimestres au lieu de 37,5 ans et 150 trimestres auparavant). 

- Le salaire annuel moyen (SAM), qui était calculé sur les 10 meilleures années, est calculé dorénavant sur les 25 meilleures, ce qui s’est traduit au fil des années après 1993 par une baisse de près de 20% du montant moyen des retraites du régime général !

- L’indexation annuelle des pensions, calculée à partir de l’indice d’augmentation du salaire moyen, est basée aujourd'hui sur l’indice officiel des prix, datant de 1946 et ne reflétant pas, loin s’en faut, la réalité de l’évolution des prix. Cela a entraîné chaque année une seconde dévalorisation des pensions.

En 2003, la réforme Fillon a aggravé la situation :

- La durée d’assurance pour obtenir une pension à taux plein de 50% à 60 ans a été allongée à 41 ans en 2012. 

- Une décote a été instituée avec une réduction progressive de 5% par année manquante en cas de liquidation avant 65 ans sans réunir les conditions du taux plein. 

En 2013, la réforme Ayrault a non seulement entériné les deux réformes précédentes mais a allongé encore la durée de cotisation, rogné à nouveau le pouvoir d’achat des retraités et pénalisé durement les jeunes : 

- L’allongement a été porté à 42 ans en 2023. Il passera pour une retraite à taux plein à 42 ans et un trimestre en 2026, puis 42 ans et demi en 2029, 42 ans et trois trimestres en 2032 et enfin 43 ans en 2035. 

- Les cotisations patronales et salariales ont augmenté de 0,15 point en 2014 puis 0,05 en 2015, 2016 et 2017, soit 0,30 point au total... 

- Le report d’avril à octobre de l’indexation annuelle des retraites a entraîné une nouvelle perte de pouvoir d’achat des retraités de 0,9%, en moyenne annuelle... 

Alors que le taux d’emploi des jeunes ne dépasse pas 45% et que la moyenne d’âge d’entrée dans la vie active s’établit à 23,5 ans, ils devront cotiser 43 ans pour une retraite pleine et entière. Le calcul est vite fait : les nouvelles générations ne partiront pas en retraite avant 67 ans, et encore sous réserve qu’elles n’aient pas eu d’interruption de carrière ! 

- Cerise sur le gâteau, l’accord du 13 mars 2013 concernant les retraites complémentaires ARRCO et AGIRC, signé par la CFDT, FO et la CFTC, a prévu d’indexer dorénavant celles-ci, chaque année, d’un point de moins que le taux d’inflation !  

D'autres solutions existent pour un financement pérenne des régimes de retraite mais elles ne plaisent pas aux « réformistes » de gauche et de droite… 

Selon le COR, le besoin de financement de l’ensemble des régimes de retraites s’établira à 0,4 % du PIB en 2019 et 2020, autrement dit à près de 10 milliards d’euros. Le déséquilibre perdure donc en dépit des engagements des gouvernements successifs mais contrairement à ce que souligne le COR, il y a d'autres pistes pour financer l'équilibre des régimes autres que l’allongement de la durée de cotisation, l’augmentation des cotisations ou la baisse du montant des pensions.

Il est intéressant d’abord de rapprocher les besoins  financiers de 10 milliards d’euros à l’horizon 2020 à la détérioration de la part de la masse salariale de 5 points dans le PIB depuis trois décennies, que l’on retrouve essentiellement sous forme de dividendes supplémentaires versés aux actionnaires, soit 100 milliards d’euros par an, 10 fois le déficit attendu en 2020 !

On pourrait donc aller dans une toute autre direction en soumettant à cotisations l’ensemble des revenus des personnes physiques tels que déclarés à l'administration fiscale et non les seuls salaires. Déjà adopté partiellement ou en totalité par plusieurs pays, tous les citoyens sans exception seraient assujettis à cette nouvelle cotisation universelle de Sécurité sociale, remplaçant toutes les autres, y compris la CSG.

Un tel changement serait à la fois plus juste et plus rémunérateur car un point de prélèvement assis sur le revenu fiscal rapporte sensiblement plus que le même taux appliqué sur le seul salaire, et ce d’autant plus si cette cotisation était intégrée à l'impôt sur le revenu et devenait progressive. 

Le problème de l’étroitesse de l’assiette salariale se pose également pour les personnes morales et les cotisations dites patronales. En effet, les entreprises à fort taux de main d’œuvre, ayant une forte masse salariale mais une faible valeur ajoutée, se trouvent pénalisées par rapport à celles ayant une faible masse salariale et une haute valeur ajoutée. 

Le remplacement, même partiel, des cotisations patronales par une contribution sur la valeur ajoutée reviendrait pour la première fois à inclure les profits d’exploitation des entreprises dans l’assiette de financement de la Sécurité sociale, notamment les entreprises ayant «ajusté à la baisse» leur masse salariale à l’occasion de restructurations ou délocalisations.

Cette dernière proposition fut explorée à plusieurs reprises par d’anciens premiers ministres, Alain Juppé et Lionel Jospin, mais elle est restée lettre morte. La confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) et l’Union patronale artisanale (UPA) y sont  favorables mais pas le Medef...

Si le système de financement basé principalement sur le recouvrement de cotisations sur salaires a relativement bien fonctionné pendant les «trente glorieuses», il a atteint aujourd’hui ses limites. Et sans réforme véritable pour sortir de la situation de déficit chronique dans laquelle se trouvent le régime général, le régime agricole ou les autres régimes spéciaux, ce sera encore sur les salariés, les retraités et les revenus du travail que pèsera le fardeau de la solidarité nationale… 





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La polygamie – normale et légale dans quelques années ?

Avec l’inexorable évolution des moeurs, la légalisation de la polygamie ne serait plus qu’une question de temps. Mais rassurez-vous, le sondage Gallup qui prétend que la polygamie devient progressivement « moralement acceptable », ne concerne que les Etats-Unis. Mais en France un tel bouleversement sociétal est-il totalement inimaginable sur le long terme.   Photo petitionduweb.com ...

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RFID : la police numérique arrive et ses pouvoirs sont illimités

Vivre avec une puce électronique sous la peau, c’est désormais possible et même recommandé. Les Implant parties fleurissent un peu partout en Europe et l’une est d’ores et déjà prévue à Paris le 13 juin, organisée par le collectif de biohackers suédois Bionyfiken. Au menu : conférences (en anglais) et pose d’implants ...

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Traité transatlantique : Non au coup de force des firmes multinationales !

Selon le futur traité de libre-échange transatlantique (plus connu sous les noms de TAFTA ou TTIP), les firmes multinationales auront la possibilité d'attaquer les États en justice devant des tribunaux extrajudiciaires si des lois leur déplaisent.

Face à cette menace, la plus grave depuis la seconde guerre mondiale, les membres de la Commission européenne et les chefs d’Etat européens ne doivent pas remettre les clés de notre démocratie à Monsanto, Bayer, Nestlé, Coca-Cola et consorts…


Le traité de libre-échange transatlantique, négocié dans le plus grand secret, vise notamment a éliminer ce qu’on appelle les « irritants commerciaux », qui limitent la capacité d’échange de tout produit entre les États-Unis et l’UE. 

La «convergence réglementaire» est le terme aseptisé utilisé pour tenter d'imposer aux gouvernements l’obligation d’autoriser les produits et services qui ne satisfont pas aux normes domestiques. Il s’agit en fait des politiques considérées comme fondamentales sur la sécurité alimentaire, environnementale, sanitaire ainsi que toutes les autres politiques qui composent le pacte social. 

Pour les rédacteurs de ce projet, il convient de réduire ou d’écarter ce qu’il y a de meilleur en termes de protection de l’environnement, de santé des consommateurs et de diminuer les contraintes que la puissance publique peut mettre en place pour réguler les activités des multinationales. Ce qui est promu comme des règles «de haut niveau du 21e siècle» pour l’économie mondiale est en réalité un régime qui ferait reculer les progrès obtenus par les mouvements sociaux au cours du 20e siècle.

Mais ce traité autoriserait de plus les firmes multinationales à attaquer en justice des lois ou à exiger des indemnisations si leurs “revenus futurs anticipés” sont affectés par des décisions démocratiques des états. 

Paris et les autres capitales européennes fourmillant de lobbyistes, le futur TAFTA permettrait ainsi de consolider la mainmise des multinationales sur les décisions nous affectant au quotidien. La France et les autres pays européens verraient affluer les pesticides tueurs d’abeilles, les 4x4 les plus énergivores, les OGM et les semences mutantes, le saumon génétiquement modifié et autres curiosités de ce genre…

La Commission de Bruxelles est prétendument à l’écoute des consommateurs européens mais 97% d’entre eux ont récemment répondu dans un sondage officiel qu'ils ne souhaitaient pas que des tribunaux d’arbitrage privés puissent décider des lois sociales et environnementales votées par les états.

Un encadrement beaucoup plus strict des activités des multinationales s’impose donc, plutôt qu’une fuite en avant vers des accords de «libre-échange» élaborés dans le plus grand secret.

Les membres du Parlement européen ayant le pouvoir de rejeter n'importe quel traité, des centaines d’organisations en France et partout en Europe ont lancé une gigantesque “initiative citoyenne européenne” pour contrer ce coup de force des firmes multinationales et faire en sorte qu'elles n’aient jamais le dernier mot sur des décisions qui nous affectent tous !


Pétition adressée aux dirigeants des institutions européennes et des États membres

Nous vous demandons de mettre fin aux négociations avec les États-Unis au sujet du traité de libre-échange transatlantique (TAFTA) et de ne pas ratifier l'Accord économique et commercial global (CETA) avec le Canada. Ces accords comportent des clauses telles que les règles de résolution des différents entre les États et les investisseurs ou de coopération réglementaire qui représentent un risque réel pour notre démocratie et l'état de droit. Nous voulons éviter la dégradation de nos normes sociales et environnementales, du droit du travail, de la protection des consommateurs et du respect de la vie privée. Nous nous opposons au démantèlement des services publics et de l'exception culturelle lors de négociations secrètes. Nous sommes en faveur d'un traité favorisant le commerce et l'investissement en Europe.

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La vilaine farce nucléaire

On nous a vendu cette énergie comme sûre, pas chère, en nous garantissant l’indépendance nationale, et finalement la réalité est aux antipodes de ces belles promesses.   Énergie sûre ? Depuis Three Miles Island, St Laurent des eaux,Tchernobyl, et Fukushima, on sait de quoi il en retourne, et si, longtemps, les défenseurs ...

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Société barbare ?

l n’y a malheureusement pas d’autre mot que « barbare » pour qualifier une société qui accepte juridiquement le principe de faire mourir intentionnellement une personne présentant un handicap sans capacité de se défendre. Une acceptation que les impératifs économiques généraliseront à terme. C’est effrayant ! Ce vendredi 5 juin 2015, la Cour européenne ...

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L’Allemagne espionne la France : ou quand les français découvrent l’eau chaude !

C’est presque à croire que la naïveté des medias est programmée … L’Allemagne espionne la France, on attend toujours la réaction de Paris Source : Les autorités françaises ont très peu réagi après que le quotidien Süddeutsche Zeitung a indiqué que le BND allemand avait espionné le quai d’Orsay et ...

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Mazerolle – Aphatie – Elkabbach – Les indéracinables du PAF

Le temps passe mais l’espérance de vie s’allonge… surtout pour certains inusables chroniqueurs politiques. Et que ferions-nous sans les lumières du PAF. Les Mazerolles, Elkabbach et Aphatie. Ce dernier avait d’ailleurs participé au début de l’aventure agoravoxienne. Son apparition sur le média citoyen fut paraît-il un bide, selon certaines mauvaise langues. ...

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29 mai 2005/2015 : 10ème anniversaire du Non au TCE

Il y a 10 ans, le peuple de France disait NON au traité constitutionnel européen (TCE) et infligeait une défaite aux européistes de tous bords : UMP et PS, Medef, puissances financières, médias et instituts de sondage.

Les citoyens français espéraient contrecarrer le dogme du libéralisme économique faisant de plus en plus de ravages et une clameur ébranlait toute l'Europe libérale...


Qui a vécu cette période d’intense activité politique ne peut l’avoir oubliée.

Depuis le début de l’année 2005, dans les villes, les zones rurales et sur internet, le débat battait son plein. Pendant que les médias aux ordres et la quasi-totalité des journalistes de la presse écrite et de radio-télévision faisaient campagne directement ou indirectement pour le OUI, fleurissaient ici et là des rassemblements de milliers de citoyens avec des affiches, tracts, chansons et badges en faveur du NON.

Les sourires des européistes béats se sont peu à peu estompés pour laisser place à des grimaces quand les courbes des sondages ont commencé à se resserrer puis à se croiser. Et au soir du 29 mai 2005, c’est avec jubilation que les partisans du NON ont accueilli les résultats : 55% de voix contre le TCE !

Résultat sans appel de la démocratie vivante, la France envoyait aussi un signal d’espoir à tous les peuples qui avaient été privés jusqu'ici de référendum. 

Une trahison et un véritable coup d’état parlementaire

Ce Non fut catalogué par les partisans du Oui comme un Non de peur sociale, un Non en faveur d'un repli souverainiste, un Non à l'Europe ou un Non des "petits" face au "Oui" des dirigeants d'entreprise, cadres supérieurs, etc.

Le choix du peuple ne convenait pas aux grands partis politiques et à l’Union européenne. Alors, de façon tout a fait anti-démocratique, ils ont mitonné le Traité de Lisbonne. Autre nom mais même projet, liant tous les traités néo-libéraux en un seul texte.

Et ce sont les députés et les sénateurs, réunis en congrès, qui ont dit Oui au Traité de Lisbonne en 2008, véritable coup d'Etat parlementaire conduit par le PS, l’UMP et une partie des Verts. La Constitution française intégra le titre 15 afin d'être compatible avec le Traité de Lisbonne mettant la France sous tutelle de l’UE, désormais libre d'imposer toutes ses politiques néolibérales.

Les conséquences ne se sont pas fait attendre : austérité, chômage, délocalisations, désindustrialisation, privatisations, services publics amputés, effectifs des fonctionnaires réduits, protection sociale démantelée, droit du travail et conditions de travail détériorées. Les conquêtes sociales mises en place après la Libération, devenues les cibles de l'Union européenne, sont détruites lentement mais sûrement par les gouvernements qui se succèdent en France.

Même traitement au Portugal, en Grèce, Espagne, Italie, Grande-Bretagne, Belgique et même en Allemagne. Contrairement à ce que disent chaque jour les « éminents journalistes » que sont les Apathie, Barbier, Calvi, Demorand, Joffrin, Lechypre, Lenglet, Pernaut, Pujadas, le modèle allemand bat aussi de l’aile. Près de 12 millions de citoyens allemands, soit 15% de la population, sont pauvres car ils travaillent dans un cadre très fragile, à coup de petits métiers et voient leur niveau de vie baisser dangereusement, d’autant plus que leurs salaires s’amenuisent au fil des années. 4 millions de personnes gagnent moins de 7 euros bruts de l’heure. Les 10% d'Allemands les plus fortunés se partagent 53% de la richesse nationale, tandis que les 50% les plus pauvres ne possèdent que 1% de la richesse du pays…

Tandis que les peuples sont condamnés à la misère, les banques, malgré la crise des subprimes au deuxième semestre 2006, regorgent de bénéfices et placent leurs représentants aux plus hauts postes dans les institutions européennes.

Ainsi, le 1er novembre 2011, Mario Draghi, vice-président pour l'Europe de la banque d’affaires Goldman Sachs entre 2002 et 2005, puis gouverneur de la banque d'Italie entre 2006 et 2011, est devenu président de la Banque Centrale Européenne (BCE). Or, la banque Goldman Sachs a été au cœur de la prédation financière en étant impliquée dans de nombreux scandales financiers : subprimes, tromperie de ses clients à qui elle recommandait d’acheter des produits financiers sur lesquels elle spéculait à la baisse, maquillage des comptes grecs qui a résulté principalement de la levée de fonds hors bilan par le biais d’instruments financiers mis au point par la banque qui a perçu 600 millions d’euros à cette occasion...

Ainsi, le 27 juin 2014, les dirigeants européens ont choisi l'ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, un des champions du secret bancaire en Europe, pour être le nouveau président de la Commission européenne. Le Luxembourg est un paradis fiscal au sein même de l’Europe ! Jean-Claude Juncker a été personnellement mis en cause dans l'affaire Luxleaks qui révèle de manière détaillée l'organisation de l'exil fiscal de plus de 1000 entreprises avec l'approbation de l'administration luxembourgeoise des impôts...

La nomination de ces deux personnages à la tête des deux plus importantes institutions européennes, avec l’aval de Nicolas Sarkozy puis de François Hollande qui n’ont pas osé mettre leur veto, n’est sans doute pas étrangère au manque de volonté de l’Europe de lutter efficacement contre les excès de la finance, notamment les paradis fiscaux.

Mais si l’UMP et le PS avalisent tout et n’importe quoi, il est plus surprenant  qu’une partie de ceux qui avaient appelé au Non en 2005 continuent d’établir la liste des dégâts sans jamais s'attaquer aux causes. Ils s'indignent mais s’abstiennent de parler d’une sortie de l'Union européenne et de l'euro, condition indispensable pour restaurer la démocratie, construire une alternative politique fondée sur l'égalité, le progrès social, la reprise en main de l'économie, l'emploi, la fin du chômage, la revitalisation des services publics, la réindustrialisation conjuguée à la protection de l'environnement, la laïcité.

C’est en fait toujours le même discours depuis 1957, date du Traité de Rome. En se mobilisant et en tapant fort du poing sur la table à Bruxelles (dixit Jean-luc Mélenchon…), l’Europe sociale finira par se faire, un parlement européen qui aura le courage de s’opposer à la commission de Bruxelles finira par voir le jour, etc. Ces postures tentent en fait de masquer un renoncement à la souveraineté nationale et populaire.

Conséquence : le Front national a ramassé la mise. Il est le seul parti à avoir fait fructifier le Non au TCE de 2005 en captant les voix populaires et le drapeau français. Son ascension n'a été possible que parce que la gauche ne défend plus les intérêts de ceux qui prennent en pleine face les effets de la mondialisation libérale, notamment les 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, les 5 millions de chômeurs, les retraités, les fonctionnaires, les couches moyennes appauvries.

Mais aujourd'hui, une autre force politique reste à créer, une nouvelle formation rompant avec le concept de gauche et qui considérerait enfin que la sortie de l'Union européenne et de l'euro sont les conditions indispensables pour restaurer la démocratie, construire une alternative politique fondée sur l'égalité, le progrès social, la reprise en main de l'économie, l'emploi, la fin du chômage, la revitalisation des services publics, la réindustrialisation conjuguée à la protection de l'environnement, la laïcité.

Les Français n’ont oublié ni le NON au TCE en 2005, ni la forfaiture des parlementaires en 2008. La dynamique de 2005 n’est pas morte, elle est simplement en sommeil…

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Sécurité présidentielle – Des flics bien trop bavards !

Le journal de référence Le Monde est-il lui aussi trop bavard lorsqu’il livre des informations sur la sécurité du Président de la République. Pourquoi donner à ses abonnés des détails sur un sujet aussi sensible. Les journalistes du quotidien auront beau prétendre que pointer les failles de la protection rapprochée du chef ...

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