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Zone de non-droit, violence de l’extrême-droite, racisme, misère et bidonville : la situation des réfugiés près de Calais est critique et inhumaine

Calais, au sein d’un bidonville en état d’urgence, devenu la honte de la France A quelques kilomètres de Calais, parqués dans un bidonville, des milliers de réfugiés continuent de vivre dans des conditions indignes d’un pays riche. La frontière vers le Royaume-Uni est devenue infranchissable. En six mois, vingt-deux migrants ...

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Nanard, roi des embrouilles !

Sacré Nanard, va. S’il fallait retenir un symbole de ce monde qui marche sur la tête, il pourrait être un bon candidat. Ex-chanteur de variété raté, devenu entrepreneur en pleine période du début d’un capitalisme sauvage dit de « jet-set », choisi comme ministre par un Mitterrand n’écoutant plus déjà que les sirènes ...

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Le flop de la COP 21

Dans des moments difficiles pour notre planète, on attendait de la COP 21 qu’elle prenne des décisions courageuses et visionnaires.
 
Mais à l’État d’urgence climatique, l’accord de Paris oppose un bricolage constitué de la somme des égoïsmes nationaux, aussi bien en matière de financements que d’objectifs de réduction des émissions…
 
 
L’accord de Paris intervenu à la fin de la COP 21 est présenté comme un succès par François Hollande et Laurent Fabius mais il sape en réalité les droits des communautés les plus vulnérables de la planète et ne comprend à peu près rien de contraignant qui garantisse un climat sain et vivable pour les générations futures.
 
Il y a des années, les États-Unis avaient fait du Protocole de Kyoto un accord inefficace. L’histoire se répète malheureusement à Paris, puisque les États-Unis, avec le soutien de l’UE et des autres pays riches, ont veillé à ce que les parties les plus importantes du traité soient dépouillées et édulcorées au point d’en devenir absurdes.

 
Car il ne faut pas oublier l’essentiel : l’accord de Paris entérine un réchauffement climatique supérieur à 3°C, sans se doter des dispositifs pour revenir sur une trajectoire inférieure à 1,5°C ou même 2°C.

 
François Hollande souhaitait qu’on se souvienne de la COP 21 comme du moment déclenchant une « révolution climatique ». Par bien des points, l’accord de Paris tranche en faveur des options les plus conservatrices et les moins ambitieuses qui étaient présentes dans le texte de négociation. Il ne valide qu’une une chose positive : les 195 États de la planète sont d’accord pour maintenir un cadre international et multilatéral de gouvernance du climat pour véritablement changer la donne.
 
L’accord de Paris est-il ambitieux ?

 
En entérinant des contributions nationales (INDCs) qui conduisent vers un réchauffement supérieur à 3°C, la COP 21 se montre incapable de désamorcer la bombe climatique.

 
L’objectif d’1,5°C, qui n’est pas un objectif contraignant, ne saurait masquer l’absence d’engagements chiffrés de réduction d’émissions de GES pour les années à venir (art. 2)
 
Aucune date n’est mentionnée pour le pic des émissions et l’objectif de long terme, attendu pour 2050, ne concerne que la seconde partie du siècle. La formulation de l’objectif de long terme ouvre la porte à l’utilisation massive de techniques inappropriées telles que le stockage et la séquestration du carbone, la compensation carbone et la géo ingéniérie.

 
Sans feuille de route clairement établie, sans mention des points de passage en 2020 et 2050 fixés par le GIEC pour revenir sur une trajectoire inférieure à 2°C, l’accord de Paris met en danger le simple droit à vivre de nombreuses populations à travers la planète.

 
L’accord de Paris est-il doté des moyens suffisants ?

 
Absence des 100 milliards de dollars comme plancher de financement dans l’accord de Paris, plancher renvoyé dans le texte de décision de la COP 21 et donc soumis à de nouveaux arbitrages futurs, sans force contraignante et sans amélioration par rapport à Copenhague.

 
Manque de transparence et de prévisibilité des financements pour l’après 2020 : aucune mention des termes « nouveaux » et « additionnels » pour évoquer les financements futurs, pas plus que les termes « adéquats » et « prévisibles ».

 
Après 25 ans de négociation, et alors qu’ils n’ont jamais débloqué les financements nécessaires, les pays riches historiquement responsables du réchauffement climatique tentent ainsi de se dédouaner de leurs responsabilités !

 
L’accord de Paris fait-il oeuvre de « justice climatique » ?

 
Suppression des références aux droits humains et des populations indigènes, références renvoyées dans les préambules.

 
Très net affaiblissement du mécanisme de « Pertes et dommages » puisque tout ce qui concerne les responsabilités juridiques est retiré de cet l’accord. L’affaiblissement du mécanisme de pertes et dommages sonne comme un aveu de culpabilité des pays responsables du dérèglement climatique.
 
L’accord de Paris est-il universel ?
 
Les secteurs de l’aviation civile et du transport maritime, près de 10 % des émissions mondiales sont exemptés de tout objectif.

 
De nombreuses contributions des États, notamment des pays les plus démunis, dépendent de financements additionnels pour mener à bien leur transition énergétique et politiques d’adaptation. Ces financements ne sont pas là et ne sont pas garantis pour le futur.

 

L’Accord de Paris ne se donne pas les moyens d’être universel et refuse de s’attaquer à la machine à réchauffer la planète que constitue la globalisation économique et financière.

 
L’accord de Paris est-il juridiquement contraignant ?

 
L’accord ne transforme par les INDCs en des engagements contraignants et les mécanismes de révision des engagements sont faiblement contraignants.
 
Aucun mécanisme de sanction n’est mis en oeuvre pour sanctionner les États qui ne mèneraient pas à bien leurs engagements ou qui refuseraient de revoir à la hausse leur ambition. Alors que les accords de libéralisation du commerce et de l’investissement sanctionnent les pays lorsqu’ils ne respectent pas les règles établies, encore rien de tel en termes de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

 
L’accord de Paris est-il dynamique ?

 
Il sera impossible de rajouter dans les années futures tout ce qui n’est pas dans le texte de l’accord de Paris (100 milliards de dollars comme plancher…)
 
Des inventaires (stocktaking) sont prévus tous les 5 ans, mais la mise en oeuvre des révisions à la hausse reste dépendante de l’interprétation du texte et de la bonne volonté des États.

 
L’accord de Paris est-il différencié ?

 
Avec la mise en oeuvre des INDCs, les États ont accepté à Lima une autodifférenciation en matière de réduction d’émissions de GES : chaque pays met sur la table ce qu’il souhaite.

 
En matière de financements, alors que la Convention cadre prévoit que les pays historiquement les plus émetteurs débloquent les financements nécessaires à l’adaptation et la mitigation des pays qui en ont besoin, les États-Unis et leurs alliés ont essayé de poursuivre leur œuvre de démolition des principes de la Convention.

 
L’accord de Paris est-il équilibré ?

 
Aucun mécanisme clairement défini pour faciliter le transfert des technologies, notamment pour lever les barrières à l’accès générées par les droits de propriété intellectuelle.
 
Possibilité est laissée aux pays, notamment les plus émetteurs, d’utiliser des mécanismes de compensation carbone pour atteindre leurs objectifs, au détriment d’une réduction domestique des émissions.

 
Maintien de la référence à « la croissance économique » (art. 10)

 
Ce très pâle accord reflète donc l’impuissance des gouvernements à s’attaquer aux causes réelles des dérèglements climatiques. Rien d’étonnant : l’avidité des multinationales, les énergies fossiles et l’obsession de la croissance sont considérées comme des données intouchables.

 
Mais il devient urgent que les règles et principes d’organisation de l’économie mondiale et du commerce international soient soumises à l’objectif climatique. Plus que jamais, il convient de multiplier les initiatives et les alternatives venant du terrain pour sauver le climat et développer des modes de vie socialement justes et écologiquement acceptables…

 
 
 
 

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FN: Va-t-il supprimer les 500,000 emplois de l’économie sociale jugés parasites ?

Le Front national est peu loquace sur le thème de l’économie sociale et solidaire alors que celle-ci est un enjeu des élections régionales. Le secteur associatif et les coopératives pèsent des dizaines de milliers d’emplois dans les trois régions que le FN pourrait conquérir. Ses élus et candidats sont, en ...

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110 ans après la loi du 9 décembre 1905, beaucoup reste à faire…

Il y a cent dix ans, le président de la République, Emile Loubet, proclamait la nouvelle loi sur les fondements de la laïcité et son titre 2 notamment : “La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte”.


Ce principe représentait une véritable révolution dans une France où l’influence de l’Église catholique sur la vie politique était très prégnante. Mais année après année,
gouvernement après gouvernement, le discours laïque est devenu incohérent… 




 

Le bénéfice de la loi de 1905, votée suite à un rapport de Jean Jaurès, est d'avoir ouvert une période de pacification entre la République et les Eglises, en veillant, comme disait Jules Ferry, à ce que «la République s’arrête au seuil des consciences».



Mais les questions de laïcité se posent aujourd’hui en des termes différents qu’il y a plus d'un siècle. Il s’agit de faire vivre ensemble, dans une même société ouverte au monde, plusieurs religions, et - on l’oublie souvent - de garantir le droit fondamental de cri­ti­quer les reli­gions, de croire ou de ne pas croire.


Une laïcité moderne, c’est avant tout une clarté dans le langage. C'est aussi la réaffirmation qu’il n’est pas dans notre tradition républicaine que des dirigeants politiques fassent étalage de leurs convictions religieuses ou se fassent les promoteurs de cultes en se rendant par exemple régulièrement à des réunions ou conférences organisées par les différentes religions.


On ne peut que regretter par exemple que Marion Maréchal Le Pen ou Christian Estrosi se prononcent pour la présence de crèches dans des lieux publics comme les mairies ou que la Ministre de l’Education Nationale, Najat Vallaud-Belkacem, autorise le port du voile pour les mères accompagnatrices d'enfants lors de sorties scolaires.


Discours laïque d’un côté et pratiques communautaristes de l’autre : le petit jeu qui consiste à légitimer des personnes ou des groupes religieux est un jeu dangereux. Plutôt que segmenter les questions, il serait préférable de procéder au vote d’une loi d’ensemble sur la laïcité, distinguant dans ses différents articles le cas de l’école, de l’hôpital, de l’entreprise, etc.


Car si le droit est aujourd’hui précis pour les agents des trois fonctions publiques, qui doivent respecter une stricte neutralité religieuse, il l’est moins pour les usagers des services publics ou pour l’utilisation que l’on peut faire de ces services.


Le problème essentiel du financement public


Mais au-delà du rappel de ces quelques formules de base concernant une laïcité claire pour tous, se pose le problème du financement par l’argent public des religions, de leurs activités, œuvres, écoles et enseignements.


Une étude détaillée des fonds publics au profit des religions révèle que des sommes très importantes sont détournées chaque année au mépris des lois laïques.


Le gouvernement verse ainsi au titre des lois Debré-Guermeur-Rocard, en remboursement des salaires des maîtres de l’enseignement privé, la somme de 7 milliards d’euros ! Cette somme détournée de sa mission d’origine, l’Ecole de la République, représente l’équivalent de 200 000 postes d’enseignants (charges comprises).


Sans compter le crédit d’impôt qui est un coût pour l’Etat. Or cette déduction fiscale est transférée intégralement aux différentes religions. Comment ne pas appeler un tel avantage une aide financière de l’Etat aux églises et donc une subvention sous une forme indirecte. On trouve ainsi des centaines d’associations cultuelles catholiques, protestantes, musulmanes et juives qui reçoivent des dons déductibles à hauteur de 66% de l’impôt sur le revenu des donateurs. Il semble difficile d’admettre que cet avantage soit conforme à l’article 19 de la loi de 1905...


De plus, en Alsace-lorraine, le maintien du statut clérical d’exception favorise outrageusement les cultes «reconnus» : catholicisme, luthérianisme, calvinisme, et judaïsme. Plusieurs milliers de religieux sont payés à des indices de la fonction publique, ce qui représente un détournement de près de 40 millions d’euros pour financer les religions.


Parallèlement aux financements publics de l'Etat s’ajoutent des financements importants de la part de collectivités territoriales. Des maires, des présidents de conseils généraux ou régionaux sont souvent amenés à subventionner une ou plusieurs religions dans le cadre de leur mandat.


Des sommes colossales sont ainsi versées à des collèges privés pour leur fonctionnement, à des associations catholiques pour la réfection de cloches et de lieux de culte ou pour des travaux d’entretien et de conservation d'édifices privés (Notre-Dame de la Garde à Marseille notamment pour près de 7 millions d’euros de fonds publics…), à des organismes de gestion et d’associations de parents d’élèves de l’enseignement catholique (OGEC, APEL), à des crèches Loubavitch, etc.


Il faudrait encore y ajouter, en application de l’article 89 de la loi de décentralisation du 13 août 2004, le financement imposé à toutes les communes des dépenses de fonctionnement des écoles privées hors territoire communal, estimées à 300 millions € !  


Le financement à un niveau aussi élevé des religions, au premier rang desquelles figure la religion catholique, est un véritable danger pour la République. Ce terrain est d’autant plus glissant que l'émergence de l'islam comme deuxième religion en France bouleverse les équilibres construits avec la loi de 1905.


A droite, le président des républicains, Nicolas Sarkozy, a souhaité ouvrir le débat sur une éventuelle révision de la loi de 1905, pour que l'Etat puisse participer au financement de la construction de mosquées et apporter une réponse au problème du manque de lieux de culte.


A gauche, les partisans d’un financement public des religions existent aussi. C’est ainsi que le 1er ministre Manuel Valls, est partisan d'une modification de la loi de 1905 pour permettre un financement public de tous les lieux de culte musulman.


La loi du 9 décembre 1905 prévoyait qu’à partir du 1er janvier suivant la promulgation de la loi, seraient supprimées des budgets de l'État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes. 


Aujourd’hui, seuls quelques élus courageux, maires en général, continuent le combat laïque et refusent toute subvention pour ne pas augmenter une fiscalité locale, déjà très lourde et injuste car non progressive comme l’impôt sur le revenu. On est loin de l’objectif de la loi de 1905, l’Etat étant le premier à bafouer le principe de laïcité…
 
 
 
Photo Creative commons par Yahoo Images


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France: De la vague brune au raz de Marine

Les claques se suivent et se ressemblent et pourtant, tous les partis, de la gauche à la droite, se rejettent mutuellement la responsabilité de leurs échecs. La gauche de la Droite reproche à Sarközi d’avoir poussé son parti encore plus à droite, puisqu’il reprend les idées du FN, lui faisant remarquer ...

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La dette publique française explose: pourquoi ?

Pourquoi la dette publique française explose alors que les dépenses de l’Etat n’augmentent pas ? Après avoir voté un nouveau budget d’austérité pour 2016, le Parlement est en train de l’amender pour débloquer des centaines de millions d’euros de dépenses supplémentaires pour la sécurité, la justice et l’armée. Mais pour les ...

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Marion Maréchal LePen, ou l’indignité nationale

Après le séisme des attentats à Paris (de janvier, à Charlie Hebdo), la nation française s’était levée en masse pour dire non au terrorisme. A l’Assemblée Nationale, il n’y avait pas eu une seule défection pour entonner l’hymne national : la députée Marion Maréchal LePen, à tort soupçonnée de ne pas ...

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Marine le Pen et ses nombreuses casseroles, ou les ex-virés montés en grade

On la plaindrait presque, la Marine, finalement avec ses handicaps à traîner comme un boulet : avec tout d’abord l’héritage paternel, qui transparait souvent encore dans son vocabulaire (elle avait taxé deux ex FN de « parasites », un terme qu’affectionne beaucoup son père, pour d’autres personnes il est vrai), mais avec aussi sa grande ...

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Responsabilités des attentats : l’association islamique qui encense les jihadistes et les poseurs de bombes !!! (2)

Hier, nous avons commencé à étudier la dangerosité d’une association islamique française (1), Sanabil. Elle nous réserve bien des surprises, dont celle consistant à faire ouvertement l’apologie de poseurs de bombes dont l’histoire remonte aux années 90 aux USA, et non en France. L’association est en effet insidieuse, lorsqu’elle demande à ses adhérents d’envoyer du ...

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L’État d’urgence à 2 vitesses

La nouvelle loi décidée quasi unanimement par les députés commence à faire des dégâts. Arrestations arbitraires, marginaux persécutés, la liste s’allonge, et pendant ce temps, les terroristes courent toujours, mettant en danger des milliers de citoyens.lien La plaisanterie de la COP21 coutera au bas mot 170 millions, les acteurs de ...

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Responsabilités des attentats : l’association islamique qui encense les jihadistes et les poseurs de bombes !!! (1)

Plus j’ouvre mon téléviseur, en ce moment et plus je vois défiler ce dont je parle depuis des années sur internet. En 2011, il y a 4 ans déjà, lors de mes recherches sur le cas de Mohamed Merah, et les ramifications de son réseau (c’était tout sauf le loup ...

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