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	<title>CentPapiers &#187; Finance</title>
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		<title>Le néolibéralisme et l’illusion démocratique</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 05:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le grand soir info</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bernard CONTE A partir de la fin des années 1970, le néolibéralisme a été imposé au détriment du libéralisme régulé qui fonctionnait sur la base redistributive du compromis fordiste au Nord et du nationalisme – clientéliste au Sud (1). Pour les capitalistes, il s’agissait de lutter contre la crise du profit, qu’ils considéraient principalement engendrée [...]]]></description>
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<div><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH167/arton15054-8b7f2.jpg" alt="" width="250" height="167" align="left" /></p>
<div>Bernard CONTE</div>
<div>
<p>A partir de la fin des années 1970, le néolibéralisme a été imposé au détriment du libéralisme régulé qui fonctionnait sur la base redistributive du compromis fordiste au Nord et du nationalisme – clientéliste au Sud (1). Pour les capitalistes, il s’agissait de lutter contre la crise du profit, qu’ils considéraient principalement engendrée par l’inflation des demandes de redistribution de revenus adressées aux États.</p>
</div>
<div><a><img title="diminuer taille" src="http://www.legrandsoir.info/squelettes/images/img_grey_font_scale_less.gif" alt="" width="16" height="16" align="absmiddle" border="0" /></a><br />
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<a><img title="agrandir taille" src="http://www.legrandsoir.info/squelettes/images/img_grey_font_scale.gif" alt="" width="16" height="16" align="absmiddle" border="0" /></a></div>
<div id="font-variable">
<p>Pour eux, en obérant les profits, les revendications sociales et politiques rendaient les démocraties progressivement « ingouvernables ». En effet, le jeu de la démocratie faisait que les règles de partage de la valeur ajoutée, à l’époque plus favorables aux salariés, étaient progressivement inscrites dans la loi, à travers ce qu’on pourrait qualifier de « <em>constitutionnalisme social</em> ».</p>
<p>Pour sortir de la crise, il fallait refermer la parenthèse des <em>Trente glorieuses</em> des salariés pour ouvrir celle des <em>Trente glorieuses</em> des financiers. Le passage au néolibéralisme a accompagné et a justifié l’extension géographique ainsi que l’intensification du capitalisme financiarisé favorisées par la dérégulation. Au service de la finance internationale, les politiques néolibérales se focalisent sur la croissance des profits et sur la réduction corrélative des coûts salariaux directs et indirects. Cela signifie la réduction du périmètre de l’État, la casse de l’État-providence ou de l’État nationaliste &#8211; clientéliste, la privatisation des rentes publiques&#8230;, avec pour conséquence, la paupérisation du plus grand nombre et l’euthanasie des classes moyennes.</p>
<p>En régime réellement démocratique, malgré le battage médiatique et la duplicité des élites politiques, un tel programme ne peut remporter, dans la durée, l’adhésion d’une majorité d’électeurs. Ainsi, la première mouture des réformes néolibérales, issue du <em>consensus de Washington</em>, s’est heurtée à un obstacle politique multiforme. Afin de poursuivre les processus engagés et de contourner ledit obstacle, les oligarques ont décidé de dénaturer la démocratie et de la rendre virtuelle afin que les populations n’aient plus aucune emprise sur les décisions politiques. Pour ce faire, le pouvoir de l’État central a été atomisé tant vers des instances supérieures qu’inférieures. De plus, le champ des options politiques a été réduit par l’enchâssement du néolibéralisme dans le droit, enchâssement réalisé dans le cadre d’un « constitutionnalisme économique », et complété par un système de « <em>soft law</em> », pour imposer la bonne gouvernance néolibérale « consensuelle ».</p>
<p>Pour l’oligarchie, la crise actuelle représente une opportunité pour le renforcement du pouvoir néolibéral et pour l’accélération corrélative du délitement de la démocratie.</p>
<h3>La crise de gouvernabilité engendrée par les dérives du fordisme et les excès de la démocratie</h3>
<p>Au cours de la parenthèse fordiste des Trente glorieuses, le compromis entre le capitalisme industriel et les salariés a progressivement donné lieu à des « débordements » revendicatifs coûteux, obérant largement les profits. Cette tendance, doublée d’une prise de conscience politique des populations, a conduit à une crise de gouvernabilité au Nord.</p>
<p>Par exemple, le rapport de la Trilatérale : <em>La crise de la démocratie</em> (2), publié en 1975, met en lumière la redécouverte par les économistes « du cycle de cinquante ans de <em>Kondratieff</em>, selon lequel 1971 (comme 1921) marquerait le début d’un ralentissement économique durable dont les pays capitalistes industrialisés ne devraient pas émerger avant la fin du siècle (3) ». De plus, lesdits pays sont confrontés à des divers problèmes : « l’inflation, les pénuries de matières premières, la stabilité monétaire internationale, la gestion de l’interdépendance économique, la sécurité militaire et collective (4)… ». Enfin, les dérives du processus démocratique ont notamment engendré « une surcharge de demandes adressées à l’État qui dépassent sa capacité à y répondre (5) ».</p>
<p>Comme « les demandes adressées à un gouvernement démocratique croissent, tandis que les capacités du gouvernement stagnent (6) », les démocraties deviennent ingouvernables.</p>
<h3>Changer de cap en imposant le néolibéralisme</h3>
<p>Il était urgent de réagir pour rétablir les conditions d’une exploitation optimale des travailleurs par le capital. La crise des années 1970, qui frappe le Nord avant de se propager aux pays du Sud, va donner l’occasion de revenir sur les concessions accordées aux salariés en déconstruisant le développement autocentré (principalement centré sur le développement du marché intérieur) que ce soit le fordisme au Nord ou le nationalisme-clientéliste au Sud.</p>
<p>Cette déconstruction passe par l’imposition des politiques monétaristes du <em>consensus de Washington</em> (7), qui visent à réduire drastiquement la consommation « improductive » de surplus (en termes de profits privés) par l’État-providence au Nord et par l’État nationaliste au Sud.</p>
<p>Pour les capitalistes, à travers la dérégulation, la privatisation, la libéralisation commerciale et financière, la « défaisance » de la protection sociale, la destruction des systèmes clientélistes…, il s’agissait de revenir sur les concessions accordées précédemment aux salariés.</p>
<h3>Qui se heurte à l’obstacle politique</h3>
<p>La faisabilité politique du traitement de choc néolibéral du <em>consensus de Washington</em> s’est avérée plus difficile que prévu. Les conséquences sociales négatives de l’ajustement monétariste, beaucoup plus flagrantes dans les pays du Sud, ont engendré des critiques, des résistances et des oppositions, parfois violentes (8).</p>
<p>La stratégie des élites politiques pour imposer l’ajustement, consistant à diviser et à opposer, a montré ses limites. Malgré les tentatives permanentes de manipulation de l’opinion publique par des actions de communication efficaces, il subsistait, en raison du jeu de la démocratie, des possibilités d’arrivée au pouvoir d’éléments moins favorables à la mondialisation néolibérale, voire opposés. Par exemple, des personnalités politiques opposées à la mondialisation néolibérale, au moins dans leur discours, ont été élues au sommet des États notamment en Amérique Latine, pré carré des États-Unis.</p>
<p>Devant la menace, il fallait réagir.</p>
<h3>Contourner l’obstacle politique par l’ordolibéralisme</h3>
<p>A la fin des années 1990, pour calmer les critiques et éviter tout « dérapage » démocratique nocif pour les affaires, le capitalisme financiarisé a adopté, à travers ses représentants officiels ou officieux, un discours plus politiquement et socialement porteur de consensus, entérinant le passage du monétarisme à l’ordolibéralisme (9).</p>
<p>La nouvelle rhétorique intègre un vocabulaire à connotation faussement sociale- démocratique-interventionniste, pseudo keynésienne… qui prépare les esprits à « l’économie sociale de marché » <strong>purifiée</strong> mise en œuvre par le <em> post-consensus de Washington</em>. Sous couvert d’une novlangue, il s’agit simplement de poursuivre les processus engagés lors de la phase monétariste et de pérenniser les politiques néolibérales en les rendant incontestables.</p>
<p>Pour ce faire, il convient de les inscrire dans la loi, et plus précisément dans la loi fondamentale qu’est la Constitution, pour réduire au maximum la possibilité de mise en œuvre de projets politiques alternatifs. Il faut réellement en finir avec le <em>constitutionnalisme social des Trente glorieuses</em> et passer définitivement au <em>constitutionnalisme économique</em> qui enchâsse la « gouvernance » néolibérale dans le droit. Le dispositif de réduction des degrés de liberté du politique est complété par la mise en avant d’un système de « <em>soft law</em> » comprenant notamment les agences de notation, les institutions financières internationales…</p>
<p>Au total, il s’agit d’enfermer le politique dans le carcan néolibéral, afin de rendre la démocratie inopérante tout en essayant de préserver l’illusion populaire de son fonctionnement effectif.</p>
<h3>Et par l’approfondissement de la démocratie virtuelle</h3>
<p>La démocratie virtuelle a une base formelle dans le vote des citoyens, mais le processus de décision politique, au moins concernant les domaines importants, est isolé de la participation et du contrôle populaires. Il s’agit de maintenir une démocratie de façade, et de déplacer la réalité du pouvoir vers de nouveaux centres isolés de toute influence populaire.</p>
<p>Amorcée de longue date, la dynamique de « virtualisation » démocratique s’opère à travers : <img src='http://www.centpapiers.com/wp-content/plugins/smilies-themer/kopete/lightbulb.png' alt='(i)' class='wp-smiley' /> l’effeuillage du pouvoir de l’État central (10) vers le haut en direction d’instances supranationales et vers le bas par la décentralisation (11) ; (ii) la prise en compte d’acteurs dits « apolitiques », complices ou simplement manipulés.</p>
<p>Cette dynamique engendre l’atomisation, l’isolement et l’autonomisation des centres de pouvoir du niveau international au niveau local, en passant par les niveaux intermédiaires. Elle engendre aussi la « dilution » des responsabilités des décideurs que vient compléter un dispositif, sans cesse étendu, d’immunité assurant l’impunité.</p>
<p>Les élites politiques peuvent, sans risque, œuvrer en faveur du capitalisme financiarisé en imposant le néolibéralisme. Il s’agit d’encadrer strictement l’intervention de l’État quand elle est au service des populations. A tous les niveaux (local, régional, national, communautaire, international), l’intervention publique ne doit pas entraver, ni même contrôler les activités du capitalisme financiarisé.</p>
<h3>La crise actuelle : une crise de légitimité des élites</h3>
<p>Par contre, lorsque le système entre en crise, l’intervention publique, salvatrice pour le capitalisme financiarisé, se fait massivement et durablement. Les populations sont sommées d’accepter d’endosser la socialisation de la gabegie des institutions bancaires et financières. Pour le justifier, les élites politiques usent d’un double langage.</p>
<p>La crise cesse alors d’être simplement financière ou économique, elle devient inévitablement politique. C’est une crise globale de légitimité des élites politiques.</p>
<p>Les premiers, les pays du Tiers-monde ont connu une telle situation, lorsqu’au début des années 1980, ils se sont trouvés écrasés par une dette extérieure insoutenable. Malgré le caractère « odieux (12) » de la majeure part de cette dette, les dits pays ont été placés sous la tutelle des institutions néolibérales (FMI, Banque Mondiale, OMC…) pour faire payer la note aux populations. Dans ce contexte, les élites politiques nationales « complices » ont eu beau jeu d’incriminer, dans le discours officiel, les institutions financières internationales pour mettre en œuvre les politiques de prédation et de paupérisation dont elles espèrent recueillir quelques miettes.</p>
<p>Aujourd’hui, la crise grecque révèle l’extension de ce schéma aux pays du Nord. La Grèce préfigure la Tiers-Mondialisation de l’Europe (13).</p>
<p>Bernard Conte</p>
<p><em>Bernard Conte est enseignant &#8211; chercheur à l’Université Bordeaux IV et à Sciences Po Bordeaux.</em></p>
<p>Son Site : <a href="http://conte.u-bordeaux4.fr/" rel="external">http://conte.u-bordeaux4.fr/</a><br />
Son Blogue : <a href="http://blog-conte.blogspot.com/" rel="external">http://blog-conte.blogspot.com/</a></p>
</div>
<div>
<p>(1) Texte rédigé à partir d’une communication présentée aux rencontres : Actualité de la pensée de Marx, organisées par Espaces Marx Aquitaine, Sciences Po Bordeaux, décembre 2010.</p>
<p>(2) Michel Crozier, Samuel P. Huntington, Joji Watanuki, The crisis of democracy, Report on the governability of democracies to the Trilateral Commission, New-York, New York University Press, 1975.</p>
<p>(3),(5),(6) Idem ; p. 3-9.</p>
<p>(7) Voir : Bernard Conte, <a href="http://conte.u-bordeaux4.fr/Enseig/Lic-ecod/docs_pdf/Webconswash.pdf" rel="external">Le consensus de Washington</a>, Bordeaux, 2003.<br /> <img src='http://www.centpapiers.com/wp-content/plugins/smilies-themer/kopete/note.png' alt='(8)' class='wp-smiley' /> Une des première critiques, Cf. Bernard Conte : <a href="http://conte.u-bordeaux4.fr/Enseig/Lic-ecod/docs_pdf/Ajtvishumain.pdf" rel="external">L’ajustement à visage humain</a>, Bordeaux, 2003.</p>
<p>(9)Sur l’ordolibéralisme ou néolibéralisme allemand, voir : Bernard Conte, La Tiers-Mondialisation de la planète, Bordeaux, PUB, 2009, p. 54-60 ; François Bilger, « <a href="http://www.blogbilger.com/blogbilger/2005/04/lcole_de_fribou.html" rel="external">L’école de Fribourg, l’ordolibéralisme et l’économie sociale de marché</a> », 8 avril 2005.</p>
<p>(10) Cet effeuillage s’opère en vertu du principe de subsidiarité qui présente une double dimension : verticale et horizontale, cf. Bernard Conte, <em>La Tiers-Mondialisation de la planète</em>, op. cit. p. 194-198.</p>
<p>(11) Les lois Defferre de 1982 marquent l’origine du processus de décentralisation en France.</p>
<p>(12) Une dette est dite « odieuse » lorsqu’elle a été contractée pour des objectifs contraires aux intérêts de la nation et aux intérêts des citoyens.</p>
<p>(13) Bernard Conte, <a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3003" rel="external">La Grèce préfigure la Tiers-Mondialisation de l’Europe</a>, Contreinfo.info, 16 mars 2010.</p>
</div>
</div>
<div>URL de cet article 15054<br />
<a href="http://www.legrandsoir.info/le-neoliberalisme-et-l-illusion-democratique.html">http://www.legrandsoir.info/le-neoliberalisme-et-l-illusion-democratique.html</a></div>
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		<title>(Washington protège et finance les terroristes) La FNCA derrière le principal témoin à charge contre Gerardo Hernandez  Jean-Guy Allard</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Nov 2011 05:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SylvainGuillemette</dc:creator>
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		<description><![CDATA[LE principal témoin à charge présenté par le procureur fédéral contre le Cubain Gerardo Hernandez Nordelo n’était autre que le premier officier d’un navire de croisière dont les propriétaires ont apporté une contribution de 25 000 dollars pour la création de la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), une organisation dont la branche paramilitaire a organisé et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia;">LE principal témoin à charge présenté par le procureur fédéral contre le Cubain Gerardo Hernandez Nordelo n’était autre que le premier officier d’un navire de croisière dont les propriétaires ont apporté une contribution de 25 000 dollars pour la création de la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), une organisation dont la branche paramilitaire a organisé et financé des actions terroristes contre Cuba.</span></p>
<div align="right">
<table style="width: 31%;" border="1" align="right">
<tbody>
<tr>
<td>
<p align="right"><img src="http://www.granma.cu/Fotos%202011/noviembre/gerard-2.jpg" alt="" width="251" height="281" border="0" /><br />
<span style="font-size: xx-small;">Au cours du procès de Gerardo, les<br />
États-Unis ont refusé de présenter les données d’observation satellitaire, qui risquent de mettre en doute la<br />
crédibilité des témoins de l’accusation.</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<p><span style="font-family: Georgia;">Gerardo Hernandez, l’un des cinq antiterroristes arrêtés par le FBI pour avoir infiltré des groupes terroristes d’exilés cubains aux USA, avait été condamné à deux peines à perpétuité plus quinze ans de prison au terme de la grossière manipulation de l’affaire de la destruction, le 24 février 1996, de deux avionnettes d’une organisation contre-révolutionnaire de Miami qui survolaient illégalement le territoire cubain, en dépit des nombreux avertissements du gouvernement de l’île.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">Bjorn Johansen, premier officier du Majesty of the Seas, de la compagnie Royal Caribbean, avait Pedro G. Whelpton comme second lors de l’incident. Whelpton fut présenté comme membre de la FNCA, une organisation hostile au gouvernement cubain et faisant partie d’une soi-disant Commission pour le développement économique et la reconstruction de Cuba, connue pour ses attaques contre l’île.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">À la suite de plusieurs entretiens avec le FBI, Johansen accepta de collaborer, mais il n’y eut jamais d’enquêtes sur les activités « militantes » de Whelpton. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">C’est ce qui ressort d’un article du Havana Reporter, l’hebdomadaire en anglais de l’agence Prensa Latina, qui précise dans sa dernière édition que Fernando Morais, l’auteur d’un livre sur les Cinq intitulé Les derniers soldats de la Guerre froide – paru récemment au Brésil –, avait commenté ces faits lors du lancement de l’ouvrage.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">Dans une série d’articles publiés par le New York Times en 1995, José Francisco « Pepe » Hernandez Calvo, qui était à l’époque président de la Fondation nationale cubano-américaine, mentionnait la Royal Caribbean Cruises parmi la quarantaine d’entreprises ayant financé la création de son organisation.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">Il s’agit du même « Pepe » Hernandez qui échappa de justesse en 1997 à la saga du yacht La Esperanza, intercepté en eaux portoricaines alors que son équipage s’apprêtait à commettre un attentat contre le leader cubain Fidel Castro dans l’île Margarita. Parmi l’arsenal découvert à bord figuraient des fusils d’assaut à lunette Barret, calibre 50, du matériel spécial VHF, des lunettes de vision nocturne et 10 caisses de munitions, entre autres. Pepe Hernandez était le propriétaire d’un de ces fusils. À noter que tout ce beau monde fut acquitté !</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">Ce qui est absurde, c’est qu’en mai 2001 les représentants du Procureur dans le procès des cinq Cubains ont reconnu que les preuves disponibles contre Hernandez dans le cas du chef d’accusation Nº 3 concernant les avionnettes ne pouvaient pas le faire condamner, et ils ont demandé de les retirer.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">La juge Joan Lenard, délibérément hostile, rejeta la requête. Le Ministère public introduisit alors un recours extraordinaire à cette même fin auprès de la Cours d’appel d’Atlanta, qui le refusa. Le jury dirigé par un fonctionnaire d’État se montra prédisposé contre l’accusé après avoir entendu le témoignage du premier officier Bjorn Johansen.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">Dans le cas de Gerardo Hernandez, le Procureur soutient la thèse selon laquelle les avions auraient été abattus en eaux internationales. Les États-Unis ont refusé de présenter les données d’observation satellitaire, par crainte de voir confirmée la véracité des affirmations des autorités cubaines.</span></p>
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		<title>L’escroquerie de la dette publique signe la mort de la démocratie : l’incroyable cécité volontaire des médias</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Nov 2011 05:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Bonnet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est le point aveugle du débat : la dette publique est une escroquerie ! En cause, la loi Pompidou-Giscard de 1973 sur la Banque de France, dite &#171;&#160;loi Rothschild&#160;&#187;, du nom de la banque dont était issu le président français, étendue et confortée ensuite au niveau de l&#8217;Union européenne par les traités de Maastricht (article 104) <a href="http://www.plumedepresse.net/lescroquerie-de-la-dette-publique-signe-la-mort-de-la-democratie-lincroyable-cecite-volontaire-des-medias/">[...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est le point aveugle du débat : la dette publique est une escroquerie !</strong> En cause, la <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=C14140127CB26781674ED75C10C5C2C6.tpdjo04v_2?cidTexte=JORFTEXT000000334815&amp;dateTexte=19931231&amp;categorieLien=id#JORFTEXT000000334815">loi Pompidou-Giscard de 1973</a> sur la Banque de France, dite « loi Rothschild »<em>,</em> du nom de la banque dont était issu le président français, étendue et confortée ensuite au niveau de l’Union européenne par les traités de Maastricht (article 104) et Lisbonne (article 123). D’une seule phrase découle l’absolue spoliation dont est victime 99% de la population : <em>« </em><em>Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France</em>« .</p>
<p>En clair, la Banque de France a désormais interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer en empruntant, contre intérêts, aux banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la banque de France qui lui appartient. Depuis l’application de ce principe, la finance et son infime oligarchie donnent la pleine mesure de leur asservissement des peuples, en une spirale exponentielle d’accroissement des inégalités. Le pouvoir est désormais aux mains des créanciers privés, qui l’exercent au bénéfice exclusif d’intérêts particuliers, quand la puissance publique a renoncé à son devoir de protéger l’intérêt général.</p>
<p>La démocratie, étymologiquement pouvoir du peuple, est morte. On le voit en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, en France… Qui gouverne ? « La troïka »<em>, </em>Union européenne, Fond monétaire international et Banque centrale européenne, resserrant toujours davantage son emprise jusqu’à l’étranglement des peuples. Et l’on pérore sans fin sur les plateaux de télévisions, sur les ondes et dans les colonnes de la presse sur <em>« l’insupportable fardeau de la dette »</em>, <em>« la France en faillite »</em>, <em>« les nécessaires sacrifices »</em>, que <em>« nous ne pouvons pas continuer à vivre au-dessus de nos moyens »</em> et que, d’ailleurs, <em>« les Français l’ont compris »</em>.</p>
<p>Inlassable propagande des conservateurs-libéraux ? Bien sûr, mais relayée par le silence complice des médias. Et c’est ainsi que s’imposent dans l’opinion les apparentes évidences biaisées qui prétendent l’austérité inéluctable, contre la justice et l’intelligence. Deux ans d’austérité en Grèce déjà, pour quel résultat ? Avec toujours la même justification simpliste et manipulatrice, résumée par la question posée par un journaliste d’<em>Europe 1 </em>à Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle :<em>  »Mais comment des pays européens endettés peuvent-ils faire autrement pour réduire leurs déficits ? »</em></p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xdkb7t" frameborder="0" width="484" height="364"></iframe><br />
<em></em></p>
<p>Un graphique pour illustrer le propos, qui montre l’hallucinante évolution de la courbe de la dette publique.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5860" title="Dette_evolution_avec_et_sans_interets" src="http://www.plumedepresse.net/wp-content/uploads/Dette_evolution_avec_et_sans_interets.jpg" alt="" width="501" height="323" /></p>
<p><em>« Ainsi, entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros et nous avons payé 1306 milliards d’euros d’intérêts »</em>, <a href="http://mai68.org/spip/spip.php?article1245">résume <em>Mai68.org</em></a>. Faisons la soustraction : sans les intérêts illégitimes encaissés par les financiers privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4 milliards d’euros – au lieu de 1327,1 milliards ! Un escroc peut-il rêver pareil butin ? Et personne  ne dénonce jamais ce scandale absolu ! A part Mélenchon et l’extrême droite – qui ne le fait que par opportunisme, étant entendu qu’elle a toujours été au service zélé du capitalisme libéral et ne remettra donc jamais en cause son empire… Mais les éminents confrères ? Les Calvi, Barbier, Demorand, Joffrin, Apathie, <span style="text-decoration: line-through;">Pujadas</span>  ou qui savons-nous encore ? Ceci ressemble bien à une omerta. Et à une honteuse trahison de leur mission d’informer.</p>
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		<title>L’ère autoritaire</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 04:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dazibaoueb</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Auteur : Jean Luc Mélenchon - Source : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/11/04/lere-a&#8230; On le savait illégitime et inefficace. Le G20 réuni à Cannes a aujourd&#8217;hui également prouvé qu&#8217;il était capable du plus grand cynisme. Les chefs d&#8217;Etats du G20 ont renoué avec leurs promesses de pacotille. Depuis deux ans, le G20 promet de réguler les paradis fiscaux. Depuis deux ans, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/l%e2%80%99ere-autoritaire/86181/canne" rel="attachment wp-att-86182"><img class="alignnone size-medium wp-image-86182" title="Canne" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/11/Canne-510x258.jpg" alt="" width="510" height="258" /></a></div>
<div>Auteur : <strong><a title="Voir les articles de cet auteur" href="http://www.dazibaoueb.com/auteur.php?auteur=Jean%20Luc%20M%C3%A9lenchon">Jean Luc Mélenchon</a></strong> - Source : <a href="http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/11/04/lere-autoritaire/" target="_blank"><strong>http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/11/04/lere-a&#8230;</strong></a></div>
<p>On le savait illégitime et inefficace. Le G20 réuni à Cannes a aujourd&#8217;hui également prouvé qu&#8217;il était capable du plus grand cynisme.</p>
<p>Les chefs d&#8217;Etats du G20 ont renoué avec leurs promesses de pacotille. Depuis deux ans, le G20 promet de réguler les paradis fiscaux. Depuis deux ans, rien n&#8217;a changé. Ces nouvelles promesses n&#8217;y changeront rien non plus.</p>
<p>Pire, au lieu de lutter contre la crise, le G20 l&#8217;aggrave. Il confie aux responsables de la crise, le soin de la régler.</p>
<p>Le FMI a fait la démonstration de l&#8217;absurdité de sa politique en Grèce. Pourtant, le G20 veut encore augmenter ses moyens. Il augmente en fait son pouvoir de nuisance et confirme son rôle de gardien du dogme libéral. C&#8217;est désormais l&#8217;Italie qui verra sa souveraineté limitée.</p>
<p>Et alors que la finance est à l&#8217;origine de la crise, le G20 continue son entreprise de blanchiment des spéculateurs et des banquiers voyous. Il a ainsi décidé de nommer à la tête du Conseil de Stabilité Financière, un ancien de la banque Goldman Sachs et un ancien responsable de hedge fund.</p>
<p>Autant confier la lutte contre la drogue à Pablo Escobar.</p>
<p>En Grèce, un nouveau protectorat est commencé. Quelle histoire ! La Grèce d’abord a préfiguré le sort de tous ceux qui se feraient prendre hors des clous du système du Traité de Lisbonne. A présent elle est le premier état de l’Union qui se voit refuser son auto-détermination démocratique. J’avais parlé d’un coup d’Etat des financiers, en reprenant le vocabulaire des indignés de Madrid. Le rôle ubuesque des agences de notation comme agent d’exécution des diktats du système a été ensuite dix fois étalé au grand jour. Mais le rouleau compresseur a poursuivi sa route. La pente autoritaire en Europe est prise et déjà profondément enkystée. Le vocabulaire des commentateurs le montre assez. Papandréou est « invité à s’expliquer », Berlusconi est « convoqué » et ainsi de suite. Le président français joue le rôle de l’enthousiaste de service, passeur du plat allemand. Il a pourtant été sévèrement renvoyé dans ses cordes par les conclusions du précédent sommet européen totalement dominé par les pires conservateurs allemands entrés en campagne électorale. Jeudi, entre deux séances du G20 ce fut l’apothéose des brutalités. Ou bien Papandréou cédait ou bien il n’aurait pas d’argent. Il céda. En échange d’un blanc-seing de la droite de son pays. Deux mauvais coups en un de la part de ce néant ambulant du socialisme mondial. Le premier pour avoir avalisé la méthode des brutalités, le second pour avoir donné comme solution à la crise la coalition avec la droite.</p>
<p>Le référendum était sans doute une grande arnaque. Déjà les bons conseils n’avaient pas manqué pour la rédaction de la question. Les dirigeants socialistes français ne furent pas les derniers à proposer l’habituel dilemme qui tue. La question aurait été : « voulez-vous oui ou non l’Euro ». Avec l’alternative qui se déduit automatiquement : si vous voulez l’Euro, c’est l’austérité et le pillage du pays, si vous n’en voulez pas, c’est la catastrophe. Un vrai « débat » comme les aiment les increvables oui-ouistes, surtout en France.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Peut-être n’avez-vous pas eu le temps de prendre la mesure du zèle qui s’est manifesté de la part de certains éditorialistes. Aussitôt a recommencé la musique sur le thème « qui n’aime pas l’austérité n’aime pas l’Europe », « est un nationaliste » et que sais-je encore, déballé à toute vitesse des cartons d’archives de 2005. Evidemment, tout en subtilité, l’injure a connu ses surenchère habituelles.</p>
<p>Dont le paroxysme est l’inépuisable amalgame de fin de banquet au « Nouvel Observateur » : la mise dans le même sac de Marine Le Pen et du Front de Gauche. Comme pas une personne n’y croit ni ne peut le croire, on comprend que le but est autre. Il s’agit une fois de plus de délimiter un « cercle des raisonnables » partisan de « la seule politique possible » en promettant à tous ceux qui en sortiraient le pire de ce que craignent Marie Chantal et Jean Patou : l’opprobre et la stigmatisation de la bonne société, celle qui tient les postes et les honneurs à distribuer.</p>
<p>Le plus caricatural en la matière est le sieur Reynié directeur de la fondation de l’UMP, repeint en « politologue spécialiste des populismes » lorsqu’il intervient dans les médias. Celui-là n’est pas arrêté par les mots. Il n’hésite donc pas à dire qu’on trouve « dans le même sac », littéralement, Mélenchon et Marine Le Pen. Cet amalgame nous indigne. Il faut y répondre chaque fois qu’on le peut. Expliquer sans relâche est notre méthode en toutes circonstances. Sans illusion : le mal sera fait de toute façon. Ayons cependant à l’œil que l’effet inverse fonctionne en notre faveur. Chaque heure de calomnie enfonce l’image qui montre tous ces gens d’accord entre eux, coalisés dans l’injure, de l’UMP aux cercles de la bien-pensance socialiste. Ils se seront eux-même attachés ensemble. Le moment venu ils couleront ensemble.</p>
<p>Mais l’événement c’est le retrait du référendum davantage que la proposition de Papandréou de le faire ou même la question piégée qu’il s’apprêtait à poser. Car c’est dorénavant un symbole immense qui tombe. Dans l’Union Européenne, la démocratie est un problème, pas une solution. Le peuple lui-même est un problème. Par conséquent, un peu plus tôt un peu plus tard, la suite est écrite dans la certitude. Une politique sans alternative, et, qui plus est, imposée de force fait nécessairement éclater le système qui la contient. Si rien ne bouge, cela est aussi certain que le défaut à venir de la Grèce. La seule inconnue est : où et quand le détonateur fonctionnera-t-il ?</p>
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		<title>Mouvement des indignés : vers un nouvel âge de la démocratie ?</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Nov 2011 04:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bastamag</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/mouvement-des-indignes-vers-un-nouvel-age-de-la-democratie/86090/indignes-2" rel="attachment wp-att-86091"><img class="alignnone size-full wp-image-86091" title="Indignés" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/11/Indign%C3%A9s.jpg" alt="" width="491" height="273" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par <a href="http://www.bastamag.net/auteur232.html">Thomas Coutrot</a> (3 novembre 2011)</p>
<div>
<p>La révolte des Indignés ne faiblit pas. Pour Thomas Coutrot, économiste et coprésident d’Attac, ce mouvement est appelé à durer, car il <em>« touche des ressorts profonds dans la conscience des citoyens du monde entier »</em>. Ce n’est pas un simple mouvement social. Il exprime l’aspiration à une démocratie réelle, c’est-à-dire le pouvoir du peuple et pas des oligarchies, la lutte contre la privatisation de l’État par la finance mais aussi par la classe politique. Sur nos places publiques s’inventent aujourd’hui de nouvelles pratiques et un nouvel âge de la démocratie.</p>
</div>
<div>
<p>Le mouvement des Indignés n’est pas un feu de paille. Son extension rapide dans le monde – entre la révolution tunisienne de décembre/janvier et l’occupation de Wall Street, il se passe moins d’un an – atteste qu’il touche des ressorts profonds dans la conscience des citoyens du monde entier. Les pouvoirs iranien ou chinois craignent eux aussi comme la peste une « révolution Twitter ».</p>
<p>Ce mouvement passera par des hauts et des bas. Il connaîtra des tentatives de récupération : M. Trichet qui <em>« interprète le message »</em> des Indignés et Mme Merkel qui les <em>« comprend »</em>&#8230; Il aura des points forts et des points faibles (comme la France en ce moment). Mais il est appelé à durer et à marquer profondément le climat politique mondial des années à venir.</p>
<p>La raison en est simple : la crise actuelle met à nu les mécanismes de confiscation du pouvoir et des richesses construits depuis trente ans par le néolibéralisme sous couvert de formes politiques démocratiques. La fusion des élites financières et étatiques – nulle part aussi institutionnalisée qu’aux États-Unis avec l’achat en toute transparence des hommes politiques par les lobbyistes des multinationales – éclate au grand jour avec les plans faramineux de sauvetage de la finance et leurs corollaires, les plans d’hyper-austérité imposés aux peuples.</p>
<p><strong>Le compromis entre capitalisme et démocratie est aujourd’hui épuisé</strong></p>
<p>Ces plans suscitent bien sûr des résistances sociales. Grèves, émeutes, manifestations syndicales se succèdent dans les pays les plus touchés. Mais le mouvement des Indignés n’est pas un simple mouvement social. Il n’exprime pas seulement le point de vue de catégories spécifiques de la population – jeunes, retraités, salariés, femmes… – touchées par des politiques régressives. Il n’agrège pas des individus appartenant à des groupes sociaux aux intérêts communs et qui chercheraient à faire pression sur les décideurs politiques pour infléchir leurs décisions en leur faveur. C’est avant tout un mouvement citoyen radicalement démocratique, dont le sens profond est clair : le compromis entre capitalisme et démocratie permis depuis deux siècles par le système représentatif est aujourd’hui épuisé.</p>
<p>Reprenons les trois principales critiques adressées au mouvement, pour montrer les incompréhensions qu’il suscite et, en creux, son caractère radicalement novateur.</p>
<p><em>« Ils n’ont pas de revendications ! »</em> Même si des assemblées populaires ont pu élaborer des listes de revendications très variées, le mouvement en lui-même ne porte aucune exigence positive fédératrice. Sa critique de la domination des banques et des politiciens ne s’accompagne pas de mots d’ordre simples qui définiraient des buts à atteindre. L’important n’est pas là : il est dans le refus par les simples citoyens que des représentants élus prennent des décisions contraires à la volonté populaire. Il est dans l’exigence que chacun-e puisse peser, contrôler, participer aux décisions. Il est dans l’exigence de la démocratie réelle.</p>
<p><em>« Ils n’ont pas de porte-parole ! »</em> Justement… Les Indignés expriment une critique radicale de la confiscation « démocratique » du pouvoir par des élites autoproclamées et (en général) confirmées par le vote. Ils ont compris le caractère antidémocratique de toute représentation, où les représentants, aristocratie légitimée par l’élection, s’érigent en pouvoir sur le peuple (ou, dans les syndicats ou associations, sur les adhérents…). Le refus de tout porte-parole permanent, le souci obsessionnel d’éviter qu’un ou plusieurs individus s’élèvent au-dessus du mouvement en prétendant – avec malheureusement son assentiment – le représenter reflètent une compréhension très profonde des mécanismes de la domination politique dans tout système représentatif.</p>
<p><em>« Ils rejettent la politique. »</em> Aberration suprême que cette accusation, qui revient souvent chez des militants d’extrême gauche déçus de voir qu’ils sont l’objet de la même méfiance que les politiciens sociaux-démocrates ou de droite. Ces militants sont indignés… que leurs tentatives de faire prévaloir la juste ligne dans les assemblées populaires se heurtent à la volonté farouche des citoyens de ne pas abdiquer leur libre-arbitre, au bénéfice d’un groupe politique constitué qui les instrumentaliserait dans sa conquête de places ou dans la compétition politique institutionnelle. Comme si le fait que des citoyens s’emparent des places publiques et y mettent en débat les affaires communes n’était pas une manifestation éclatante de leur passion de la politique au sens noble du terme !</p>
<p><strong>Le capitalisme parlementaire a dépouillé la démocratie de son contenu subversif</strong></p>
<p>C’est ainsi du moins que les Anciens voyaient la démocratie, et ce jusqu’aux révolutions bourgeoises du XVIIIe siècle. Les historiens de la démocratie (Pierre Manent, Yves Sintomer, et même Pierre Rosanvallon) ont montré comment les révolutionnaires avaient pour la plupart une peur bleue de la démocratie. Celle-ci signifiait pour eux pouvoir de la populace, rejet des hiérarchies sociales, fussent-elles basées sur la propriété ou le talent, exigence de participation directe de chacun aux affaires de tous. Ils ont montré le lent processus par lequel la bourgeoisie a fini par accepter le suffrage universel, après l’avoir dépouillé de presque tout caractère subversif. La participation directe des citoyens, le tirage au sort des titulaires de charges politiques pour éviter la confiscation du pouvoir par sa professionnalisation, qui étaient jusqu’en 1789 unanimement associés à l’idée originelle de démocratie [<a id="nh1" title="Montesquieu écrivait « le suffrage par le sort est de la nature de la (...)" href="http://www.bastamag.net/article1871.html#nb1" rel="footnote">1</a>], sont devenus des aberrations incompréhensibles pour des « Modernes » tout occupés à accumuler le capital et les jouissances matérielles. Le capitalisme parlementaire, ce deuxième âge de la démocratie, a largement dépouillé celle-ci de son contenu égalitaire et subversif.</p>
<p>Mais les Indignés rejettent les ersatz de démocratie. La crise sociale, la crise écologique, l’affaissement des imaginaires consumériste et productiviste intimement liés au capitalisme ne permettent plus la légitimation des notables, possédants ou experts, fussent-ils choisis par des électeurs formatés par des systèmes éducatif, productif et médiatique générateurs de résignation et de passivité sociales. Face à l’effondrement de ce monde confisqué par des élites qui montrent chaque jour davantage leur irresponsabilité, l’exigence qui monte chez les citoyens est celle d’imposer une démocratie réelle, c’est-à-dire le pouvoir du peuple et pas des oligarchies.</p>
<p><strong>L’invention d’un troisième âge de la démocratie</strong></p>
<p>Ce cadre d’interprétation définit alors des tâches assez précises pour les amis de l’émancipation. Les aspirations des Indignés ne peuvent se concrétiser que par l’introduction de réformes politiques fondamentales, qui abolissent la privatisation de l’État non seulement par la finance mais par la classe politique elle-même. L’impulsion pour imposer ces réformes ne peut naître que de la rue, mais leur concrétisation suppose une révolution institutionnelle. Les places publiques sont aujourd’hui les laboratoires où les citoyens-chercheurs construisent des pratiques radicalement démocratiques pour éviter la confiscation représentative : tirage au sort des animateurs d’AG ou des orateurs parmi des volontaires, rotation systématique des charges fonctionnelles, construction d’une pensée collective par l’écoute active et le refus de la dictature de l’urgence, préservation d’une structure horizontale d’organisation…</p>
<p>Ces pratiques s’ancrent dans des expériences historiques nombreuses, quoique souvent refoulées, en particulier dans la tradition libertaire et autogestionnaire du socialisme. Elles prolongent bien des innovations portées par le mouvement altermondialiste depuis dix ans. Elles ne visent pas la tâche, impossible dans des sociétés vastes et complexes comme les nôtres, d’éliminer toute représentation, de généraliser la démocratie directe pour toutes les décisions. Ces innovations doivent et peuvent déboucher, dans les années qui viennent, sur des innovations institutionnelles radicales qui arracheront l’État des mains des oligarchies. Sur l’invention d’un troisième âge de la démocratie, où la représentation serait enserrée dans l’étau du contrôle populaire.</p>
<p>Thomas Coutrot, économiste, membre du conseil scientifique d’Attac</p>
<p>Ce texte est également publié par <a href="http://www.mouvements.info/" rel="external" target="_blank">Mouvements.info</a></p>
</div>
<div>
<h4>Notes</h4>
<p>[<a id="nb1" title="Notes 1" href="http://www.bastamag.net/article1871.html#nh1" rev="footnote">1</a>] Montesquieu écrivait <em>« le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie ; le suffrage par le choix est de celle de l’oligarchie »</em>.</p>
</div>
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		<title>La fin du principe du commerce</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 04:00:25 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Image Flickr par pareeerica Quelques citations : « Face à cela le citoyen est totalement démuni. Il peut s&#8217;indigner, manifester, dénoncer les élus, s&#8217;affronter à la police, faire grève, pétitionner&#8230;cela ne change rien à la situation. » Patrick Mignard, Vers l&#8217;abîme ? (2), philum.info - Nous insistons que les « alternatives » régnantes face à la crise actuelle prévoient non seulement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/la-fin-du-principe-du-commerce/85917/6226930086_4d4f416338" rel="attachment wp-att-86019"><img class="alignnone size-medium wp-image-86019" title="6226930086_4d4f416338" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/11/6226930086_4d4f416338-440x440.jpg" alt="" width="201" height="201" /></a></p>
<p>Image Flickr par <a href="http://www.flickr.com/photos/8078381@N03/">pareeerica</a></p>
<p>Quelques citations :</p>
<p>« Face à cela le citoyen est totalement démuni. Il peut s&#8217;indigner, manifester, dénoncer les élus, s&#8217;affronter à la police, faire grève, pétitionner&#8230;cela ne change rien à la situation. »<br />
Patrick Mignard, Vers l&#8217;abîme ? (2), <a href="http://philum.info/59093">philum.info</a></p>
<p>-</p>
<p>Nous insistons que les « alternatives » régnantes face à la crise actuelle prévoient non seulement de résoudre avec plus de capitalisme mais, pire encore, avec plus de néolibéralisme, question qui devient dramatique par l&#8217;empreinte sauvage qui dérive d&#8217;un système qui met en danger la civilisation entière.<br />
José Francisco Puello-Socarrás, Libre-échange, l&#8217;étape supérieure du néolibéralisme, <a href="http://philum.info/59193">philum.info</a></p>
<p>-</p>
<p>Les principes moraux détruits au profit de la finance<br />
(&#8230;)<br />
ce serait bien si une junte militaire prenait le pouvoir en Grèce<br />
(&#8230;)<br />
Il n&#8217;est pas nécessaire de connaître tous les liens de cette plaisanterie avec le subconscient pour comprendre que l&#8217;on est en train d&#8217;assister à la destruction massive des principes moraux nés de l&#8217;après-guerre, au nom d&#8217;une raison économique et financière supérieure.<br />
Frank Schirrmacher, Référendum en Grèce La démocratie dévaluée, <a href="http://philum.info/59346">philum.info</a></p>
<p>-</p>
<p>de grandes masses de gens &#8211; les « 99 pour cent » &#8211; ne peuvent se résoudre par quelques réformes éparses.<br />
(&#8230;)<br />
« La crise actuelle, qui embrasse tous les pays et rejette l&#8217;économie des dizaines d&#8217;années en arrière, a définitivement poussé le système bourgeois jusqu&#8217;à l&#8217;absurde.<br />
(&#8230;)<br />
la technique moderne a atteint un tel degré qu&#8217;elle pourrait assurer un bien-être élevé au peuple et à toute l&#8217;humanité ; mais la propriété capitaliste, qui se survit, voue les peuples à une pauvreté et à des souffrances toujours plus grandes. (Ces lignes ont été écrites il y a près de 80 ans)<br />
Par Nick Beams, Les questions politiques essentielles soulevées par le mouvement « occupons Wall Street », <a href="http://philum.info/59156">philum.info</a></p>
<p>-</p>
<p>L&#8217;ampleur du tir de barrage opposé au terme de démondialisation donne la juste mesure de son côté insupportable pour tous ceux qui avaient vanté depuis des décennies la mondialisation heureuse, alors même que les faits accumulaient jours après jours les symptômes de son échec.<br />
(&#8230;)<br />
on ne peut qu&#8217;être surpris que d&#8217;autres, au nom de l&#8217;idéologie altermondialiste dont le bilan des avancées depuis dix ans confine à l&#8217;évanescence, viennent, dans la crainte de perdre le peu qu&#8217;il reste de leur fond de commerce, joindre leurs voix aux premiers avec tout autant de mauvaise foi.<br />
(&#8230;)<br />
La soumission à une rationalité dite supérieure parce que mondiale crée ce que nos élites appellent la « contrainte extérieure ». Celle-ci n&#8217;est que le retour de ce qui a été voulu et recherché.<br />
Michel Rogalski, Démondialisation : le débat interdit ? <a href="http://philum.info/59271">philum.info</a></p>
<p>-</p>
<p>les indignés dénoncent aussi ce système de production et d&#8217;échange qui crée des injustices flagrantes, et qui par le productivisme débridé qui lui est consubstantiel, non seulement multiplie les pressions dévastatrices sur l&#8217;environnement (pensez aux sables bitumineux !), mais encore installe la faim et le manque partout.<br />
Pierre Mouterde, Que peut-on dire du cri des indignés ? <a href="http://philum.info/59163">philum.info</a></p>
<p>-</p>
<p>«Quand le dernier arbre aura été abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l&#8217;argent ne se mange pas.» dit un proverbe indien.</p>
<p>-</p>
<p>Bon.<br />
(et encore ce ne sont que quelques citations marquantes piochées dans les articles des 7 derniers jours).<br />
c&#8217;est cool je ne suis plus tout seul, mais pour autant je ne suis pas satisfait par ces débuts de prises de conscience.</p>
<p>En premier lieu on constate un malaise, entre ceux qui croient à une solution non encore trouvée et ceux qui ne croient pas en autre chose que ce qu&#8217;ils connaissent, et n&#8217;arrivent pas à sortir des schémas connus.<br />
Ce sont les premiers qui sont des vrais humains.</p>
<p>Pour donner raison aux seconds, il faut dire qu&#8217;une bonne révolution, ou refondation du Système, s&#8217;exprime par le moindre chamboulement dans l&#8217;existant, un peu comme le veut le rasoir d&#8217;Ockham, qui dit que la solution la plus simple est la meilleure. Ici, il est question de trouver le contexte qu&#8217;il faut donner à l&#8217;existant pour que sa continuité obtienne un bilan positif du point de vue du développement humain, de la justice, de l&#8217;équité, et du sentiment d&#8217;appartenir à quelque chose de grand, et de motivant.</p>
<p>Il faut dessiner un système qui intègre dès maintenant le fait que l&#8217;énergie sera bien vite disponible de façon illimitée et gratuite.</p>
<p>Et voilà le mot, la gratuité.<br />
Et voilà son inverse, le principe du commerce.</p>
<p>Le principe du commerce n&#8217;existe que pour relier des individus isolés et donner un cadre conventionnel aux échanges entre ces entités indépendantes.<br />
Il est flagrant que ce principe érigé en « système », qui explique tout et que la raison n&#8217;a aucun mal à justifier, est une maladresse criminelle.</p>
<p>De même qu&#8217;il serait absurde de demander aux militaires de se débrouiller par leurs propres moyens pour acheter des armes et ainsi partir en guerre, il est tout aussi absurde de demander la même chose aux gens qui s&#8217;organisent pour poursuivre des buts scientifiques, culturels, ou quoi que ce soit qui vaille la peine (contrairement aux guerres à but lucratif).</p>
<p>Le capitalisme a essayé de faire entrer le monde entier dans une boîte trop petite pour lui, en réduisant toute chose à des produits de consommation, qui ne peuvent exister que dans le cadre d&#8217;un commerce.</p>
<p>(l&#8217;amour existe-il dans le cadre du commerce ? Non. L&#8217;amour est donc en danger !)</p>
<p>Ce capitalisme est un régissement des activités humaines qui stipule que celles-ci ne peuvent exister que si un investisseur y voit un intérêt, ce qui n&#8217;est pas le cas pour 99% de tout ce qui existe.<br />
Si on trouve très joli en théorie que ces activités soient l&#8217;objet d&#8217;une volonté populaire (exprimée par les achats), il n&#8217;empêche pas moins que cette volonté peut s&#8217;exprimer différemment (en sous-pesant les bienfaits et les méfaits).</p>
<p>En tous cas, cela a fini par construire un monde où le phénomène de gratuité a complètement disparu, tout autant que celui des accords oraux passés entre personnes responsables. Je veux dire que même la parole n&#8217;est plus fiable, car au final tout ce qui compte sont les intérêts, et si un intérêt s&#8217;exprime au détriment de la parole ou de la morale, l&#8217;intérêt prime.</p>
<p>Il s&#8217;en suit, sans surprise, que même la parole est devenue une arnaque dont il faut se méfier.</p>
<p>En fait, ce sont les Droits (humains, légitimes, normalement attendus) qui sont recouverts par les Moyens. Le principal axe sur lequel il faut orienter son énergie révolutionnaire, c&#8217;est que les Droits soient prééminents, et que les moyens soient dépendants des Droits, et en fait, que les moyens soient directement exprimés comme des droits.</p>
<p>(c&#8217;est très difficile à écrire comme article j&#8217;espère que vous pardonnerez les enchaînements trop rapides)</p>
<p>Quand j&#8217;exerce mon activité favorite, enfin si je veux l&#8217;exercer, aujourd&#8217;hui on nous explique qu&#8217;il faut devenir soi-même un entrepreneur, savoir vendre son talent, remplir des masses pyramidales de documents administratifs, et passer sa vie à téléphoner, faire des tracts, de la pub, se déplacer, serrer les mains, bref tout ce qu&#8217;il faut pour faire autre chose que son métier favori.<br />
Pour moi c&#8217;est hors de question, c&#8217;est Niet ! Je refuse.</p>
<p>En fait, j&#8217;ai observé que quoi que je fasse, de toutes les manières, on participe, on justifie, on est utilisé pour perpétuer la misère et l&#8217;injustice. Le mieux qu&#8217;on puisse faire, c&#8217;est prendre le job d&#8217;un plus faible que moi.</p>
<p>Donc non merci, je démissionne ! C&#8217;est ainsi que j&#8217;ai imaginé la carte de « objecteur civil de conscience », qui permet de s&#8217;extirper de la machine infernale de la « normalité » décrite avec tant de brio dans ce billet devenu très populaire : Le contrat qui nous enchaîne, <a href="http://philum.info/59021">philum.info</a> (anonyme).</p>
<p>-</p>
<p>Que les Droits soient directement l&#8217;argent, est un réponse phénoménale au défi de notre époque. Cela suggère que rien ne puisse se faire sans avoir obtenu au préalable la liberté de le faire, que cette liberté s&#8217;acquiert selon de nombreux modes (conventionnels, évalués, exceptionnels) et que l&#8217;expression de ces droits aient le même effet que la possession d&#8217;un argent qui permettrait d&#8217;acquérir les biens nécessaires à sa réalisation.</p>
<p>Mais ce n&#8217;est pas suffisant : cela, comme n&#8217;importe quelle autre solution sera voué à l&#8217;échec si au préalable on ne détruit pas le principe du commerce.<br />
J&#8217;ai toujours souhaité des chaînes « sans but lucratif » en prouvant les nombreux avantages et en prédisant les quelques dispositions qui découleraient logiquement de ce fonctionnement.<br />
Mais tant que le principe du commerce ne sera pas démantelé et qu&#8217;on ne l&#8217;aura pas substitué un autre principe plus intelligent à l&#8217;échelle collective, on en reviendra toujours au point de départ, la loi du plus fort.</p>
<p>La gratuité est impossible en ce monde. Il est même interdit de travailler gratuitement, les logiciels libres sont combattus avec force, les droits d&#8217;auteurs voudraient confisquer la liberté d&#8217;expression, et même quand il y a une catastrophe humanitaire (Haïti) les dons des gens qui se sentent forcés de combler la défaillance des états, sont tout sauf « donnés » comme ça, gratuitement, aux gens. Ce sont des entreprises à but lucratif et qui n&#8217;accordent aucune ristourne qui en tirent le bénéfice. Et au final, ce sont les banques qui y gagnent, à qui des dollars s&#8217;affichent sur la rétine à chaque fois qu&#8217;une catastrophe apparaît.</p>
<p>On a aussi vu par l&#8217;exemple une théorie ainsi avérée comme exacte, avec la Libye : la destruction massive de toute l&#8217;infrastructure aura été un juteux business pour le chef d&#8217;entreprise français et les autres qui auront prêté main forte, car voyez-vous, il faut le redire, le capitalisme, système de reconstruction d&#8217;après-guerre, ne vit que sur les décombres qu&#8217;il faut reconstruire, et sa finalité est ainsi la destruction incessante de tout ce qui existe.</p>
<p>On devrait arrêter de tourner en rond, de repartir de zéro et ainsi satisfaire les exigences économiques, surtout à une époque où tout ce qui est laborieux peut être robotisé, et où on pourrait allègrement se contenter de travailler chacun trois heures par jour pour tout faire fonctionner correctement, consacrant le bénéfice du temps restant à la progression et à l&#8217;évolution.</p>
<p>Il apparaît évident que le principe du commerce est le point d&#8217;orgue de la problématique, et que ne pas avoir conscience de cela, malgré les jolies déclarations sur l&#8217;injustice et l&#8217;aberration du système, rien n&#8217;est voué à réussir si on ne remet pas en cause ce principe stupide et préhistorique ; ou alors, on nous parle de démondialistation, de retour à la terre, etc&#8230; ce que le capitalisme fera très bien de toutes façons.</p>
<p>-</p>
<p>Le principe du commerce sert à justifier les échanges. Les gars négocient des prix de tête, sauf quand il n&#8217;y a rien à négocier, auquel cas le consommateur subit le chantage qui l&#8217;oblige à faire ses achats. On le dit libre de choisir mais il ne l&#8217;est pas, il est prisonnier, et il n&#8217;a aucun contrôle, ni aucune information sur les arnaques perpétuelles dont il est victime pendant toute sa vie, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il finisse par trouver cela normal, et qu&#8217;en se promenant dans la nature il découvre les déchets de cette horripilante construction systémique.</p>
<p>Des Droits pourraient tout aussi bien justifier ces échanges. Les échanges n&#8217;ont à être équivalents que si chacun y trouve son compte, non pas dans l&#8217;instant de cet échange, mais au moment final où on fait le bilan, après-coup, de l&#8217;ensemble des échanges.</p>
<p>Un commerçant ne devrait jamais se satisfaire de DONNER ses jolis produits à des gens qui ont volé leur argent à des plus faibles et qui produisent du malheur. Ils voudraient que leurs produits soient donnés à des gens qui, par leur action, ont agi positivement pour le monde, et ainsi les récompenser, et ainsi, par extension, en extraire un bénéfice supérieur, exprimé en terme de bonheur.</p>
<p>-</p>
<p>Si les termes de « rationalité » et de « contrôle » sont confiés à des Droits qui s&#8217;expriment comme le ferait l&#8217;argent, c&#8217;est à dire en autorisant ou non l&#8217;usage ou la consommation de biens, on trouvera rationnel d&#8217;établir les règles qui justifient ces droits, et on obtiendra un contrôle sur la finalité de l&#8217;exercice de ces droits.</p>
<p>Il n&#8217;est même pas question de « gratuité », puisque tout ce qui est le fait des hommes appartient de facto à tous les hommes. Tous, ont le même droit d&#8217;accéder à la meilleure médecine possible, à la meilleure éducation possible, aux conditions idéales de leur développement intellectuel et affectif, et tout méritent autant que les autres de vivre heureux, puisque c&#8217;est ça la seule chose qui est demandée aux humains (selon la recommandation trouvée sur le plus ancien texte écrit du monde).</p>
<p>La lecture des citations que j&#8217;ai choisies presque au hasard au début de cet article doit se faire dans l&#8217;angle de l&#8217;abolition du principe du commerce : relisez-les, et regardez ce qui change, du coup.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>http://philum.info/59358</p>
<p>ce texte fait suite à L&#8217;inanité du principe du commerce http://philum.info/58633</p>
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		<title>La chute de Kadhafi et la reconquête de la Libye par les banquiers occidentaux et le groupe Rothschild.</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 04:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Révolution Citoyenne</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://2.bp.blogspot.com/-xkwmO1DJ9hM/TqlByPrX6iI/AAAAAAAAAIs/ijIw6dV6NOs/s400/20110127.jpg" alt="" width="400" height="248" /></p>
<p>Source : <a href="http://www.revolution-citoyenne.net/2011/10/la-chute-de-kadhafi-et-la-reconquete-de.html">Union Révolution Citoyenne</a></p>
<p>Les médias ont beau nous présenter l&#8217;invasion de la Libye comme une libération par les révolutionnaires de Benghazi, il est évident pour nous qu&#8217;il ne s&#8217;agit ici que d&#8217;une prise de contrôle occidental. Le 21 février, il y a plus de 9 mois, la déroute des forces pro-Kadhafi était telle qu&#8217;ils devaient déjà employer des mercenaires et des avions de chasse pour mater les aspirations révolutionnaires. L&#8217;islamo-fasciste Kadhafi, ami de Ceaucescu, complice de Foccart, Houphouet-Boigny et de Blaise Compaoré, assassin de l&#8217;égalitariste Thomas Sankara, utilise contre son peuple les mêmes méthodes fascistes qu&#8217;il a testé au Libéria et en Sierra-Leone.</p>
<p>«Les gens sont tués, Kadhafi paient des gens pour tuer les Libyens», explique en anglais un ancien «colonel de l&#8217;armée» qui souhaite garder l&#8217;anonymat. L&#8217;homme, un simple cartable à la main, ancien responsable de la sécurité, refuse d&#8217;être filmé et décrit une «situation très mauvaise depuis la nuit dernière» avec des mercenaires «venus d&#8217;ailleurs» à la solde de Kadhafi et «qui tuent les gens». Des avions de chasse tirent sur la foule selon la chaîne de télé Al-Jezira qui citent de nombreux témoignages concordants. Selon le correspondant d&#8217;Al-Jezira à Malte, le pilote d&#8217;un des avions libyens arrivés plus tôt dans la journée serait un colonel, à qui on avait demandé de bombarder les manifestants à Benghazi. Il aurait refusé et du coup aurait fui la Libye. Un autre témoin à Fachloum a indiqué que des hélicoptères avaient survolé le quartier pour faire descendre des mercenaires africains armés, qui ont tiré sur toutes les personnes se trouvant dans la rue.</p>
<p>Alors que dans une conférence de presse Oana Lungescu, la porte-parole de l&#8217;OTAN, affirme à deux reprises qu&#8217;elle agit uniquement dans le cadre du mandat de l&#8217;ONU-115, certains observateurs jugent que le rôle militaire de l&#8217;OTAN a dépassé la simple protection des civils, notamment par le déploiement au sol de forces spéciales et dans l&#8217;aide aux rebelles en-dehors de la simple protection des civils. C&#8217;est pour cette raison que l&#8217;annonce par les impérialistes de leur immixtion dans les affaires intérieures libyenne, de leur appui aux Islamistes radicaux de Benghazi, ont eu pour effet de COLMATER l&#8217;armée fidèle à Kadhafi. L&#8217;invasion de la Libye a eu l&#8217;effet contraire de celui souhaité, ou du moins avoué. Mais souhaité par qui? Le mobile est dévoilé par la chronologie : si le mobile réel de l&#8217;intervention avait été d&#8217;empêcher la victoire &#8216;citoyenne&#8217; de la Révolution Libyenne. La chronologie exacte des événements devient parfaitement claire : au moment où la défaite de Kadhafi devenait certaine, au moment où l&#8217;insurrection allait prendre Tripoli, c&#8217;est à partir de CE moment-là que les USA et la France sont entrée dans la partie pour, avec l&#8217;aide de leurs amis du CNT de Benghazi, faire tout ce qu&#8217;il fallait pour amoindrir la force d’impact des révolte populaires des autres régions. Ici comme ailleurs, l&#8217;organisation en délégués révocables du peuple est une condition fondamentale de l&#8217;accouchement révolutionnaire le plus rapide et le moins douloureux. Que cela serve d&#8217;enseignement, en Libye comme ailleurs, il faut un gouvernement de délégués révocables pour remplacer l&#8217;actuel système parlementaire bourgeois corrompu et anti-démocratique.</p>
<p>Mais alors quels étaient les réels mobiles de l&#8217;invasion de la Libye par les occidentaux et les engins de la mort de l&#8217;OTAN? Kadhafi vendait déjà son pétrole à un prix aventageux pour l&#8217;occident. Il faut savoir que le contrôle de la monnaie et des banques d&#8217;un pays est essentiel à sa mise sous tutelle. On se rappellera que l&#8217;Irak de Sadaam Hussein avait été envahie peu de temps après que ce dernier ait décidé d&#8217;échanger son pétrole en EURO, au lieu d&#8217;utiliser le dollars US; que Hugo Chavez au Vénézuella et Mahmoud Ahmadinejad en Iran ont fait de même en s&#8217;attirant les foudres de Washington. Lorsqu&#8217;on comprend l&#8217;importance pour les capitalistes de contrôler la monnaie et les banques, on comprend leur insistance à vouloir influencer, voir contrôler les révolutions populaires : la guerre en Libye n&#8217;est autre qu&#8217;une lutte entre les banques (centrales et privées) de Rothschild et la finance islamique qui gagnait en force en Tunisie et en Libye et dont les &#8216;anciens-dictateurs&#8217; voulaient répendre dans leur pays, au détriment des banques et investisseurs occidentaux.</p>
<p>Contrairement aux banques occidentales, <a href="http://www.revolution-citoyenne.net/2011/10/nous-sommes-la-recherche-de-vrais.html" target="_blank">la finance islamique ne pratique pas l’usure (pas de taux d’intérêt) et exige un investissement conforme à la charria</a> c’est-à-dire respectant une éthique sociale et religieuse. Pas d’investissement dans la porno ou l&#8217;armement par exemple. Or la finance islamique était en plein développement dans le monde arabe et était très avancée déjà&#8230;en Tunisie! La famille Ben Ali avait même lancée un vaste complexe financier islamique, qui devait servir de tête de pont entre le Maghreb et l’Europe. Évidemment, la banque islamiste, Zitouna de son nom, a aussitôt été placée sous le contrôle de la banque centrale tunisienne (contrôlée par le groupe Rothschild) après le départ des Ben Ali. Une conclusion s&#8217;impose : on ne peut combattre une organisation qui possède le pouvoir d&#8217;imprimer de l&#8217;argent à l&#8217;infini comme ont les banques centrales. Il faut garder l&#8217;objectif de la destruction du système bancaire actuel comme prémisse à tout soulèvements populaires, sans quoi nous échouerons assuréement.</p>
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		<title>La France exportatrice de technocrates apatrides !</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Sep 2011 04:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blog Eva</dc:creator>
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		<description><![CDATA[http://www.marianne2.fr/photo/art/iphone/939249-1114293.jpg La France, exportatrice de technocrates apatrides C’est Eric Zemmour qui avait eu ce bon mot un matin dans sa chronique sur RTL : la France est bien un pays spécialisé dans l’exportation de hauts technocrates dont l’internationalisme est tel qu’ils en oublient totalement leur pays d’origine. Nouvel exemple avec Christine Lagarde. &#160; Un lourd passé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.marianne2.fr/photo/art/iphone/939249-1114293.jpg" alt="http://www.marianne2.fr/photo/art/iphone/939249-1114293.jpg" /></p>
<p>http://www.marianne2.fr/photo/art/iphone/939249-1114293.jpg</p>
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<h3 id="yiv1783175347p1"><strong>La France, exportatrice de technocrates apatrides</strong></h3>
<p><strong><br />
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<p>C’est Eric Zemmour qui avait eu ce bon mot un matin dans sa chronique sur RTL : la France est bien un pays spécialisé dans l’exportation de hauts technocrates dont l’internationalisme est tel qu’ils en oublient totalement leur pays d’origine. <a href="http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/21/04016-20110921ARTFIG00646-la-nouvellevie-de-christine-lagarde-a-washington.php" rel="nofollow" target="_blank">Nouvel exemple avec Christine Lagarde</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un lourd passé</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p>Jacques Delors, Jean-Claude Trichet et Pascal Lamy sont sans doute les pires exemples de ce que la France a produit comme technocrates irresponsables et apatrides. Si le second a toujours été à droite, le premier et le troisième sont venus de la gauche pour mener des politiques profondément antisociales et dogmatiquement monétaristes et néolibérales. Fâchés avec la réalité, ils n’hésitent pas à nier la crise de l’euro, affirmant qu’il s’agit seulement d’une crise de la dette.</p>
<p>Ces criminels économiques portent tous une très lourde part de responsabilité dans les difficultés de notre pays. Jacques Delors et Pascal Lamy ont été derrière le tournant de 1983. Jean-Claude Trichet a mené une politique monétaire totalement absurde au début des années 1990, montant les taux et envoyant ainsi un million de Français au chômage. Il est le partisan d’une politique monétaire délétère qui produit une monnaie trop chère qui asphyxie notre économie depuis 20 ans.</p>
<p>Jacques Delors et Pascal Lamy sont aussi les responsables de la libéralisation des mouvements de capitaux, <a href="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2009/02/10/la-crise-de-l-anarchie-neoliberale.html" rel="nofollow" target="_blank">qui a créé l’anarchie financière qui nous a mené aux crises des dernières années</a> et qui rend toute tentative de réforme de la finance bien impossible, à moins de revenir dessus. <a href="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2009/07/18/pascal-lamy-ou-le-syndrome-de-l-elephant-socialiste.html" rel="nofollow" target="_blank">Pascal Lamy s’est aussi fait remarqué pour avoir dit que le SMIC était trop élevé</a> et <a href="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2011/04/07/l-union-europeenne-antisociale-et-anti-democratique.html" rel="nofollow" target="_blank">Jean-Claude Trichet pour avoir affirmé qu’augmenter les salaires était la dernière bêtise à faire</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Internationalisme et néolibéralisme</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2009/11/02/la-globalisation-neoliberale-contre-l-interet-general.html" rel="nofollow" target="_blank">On voit bien à quel point la frontière est poreuse entre internationalisme et néolibéralisme</a>. Des hommes sensés être issus de la gauche en finissent par <a href="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2011/06/11/non-le-smic-n-est-pas-trop-eleve.html" rel="nofollow" target="_blank">s’attaquer aux bas salaires </a>! Par delà l’indécence de telles déclarations, cela démontre à quel point l’éloignement avec les racines nationales est néfaste. Il permet toutes les dérives intellectuelles les plus dogmatiques et coupées de la réalité Dans leur bulle dorée, les aristocrates des temps modernes refusent même la moindre obole.</p>
<p>Après Jean-Claude Trichet, qui s’était empressé d’affirmer qu’il n’était pas un Français en tant que président de la BCE, nous avons produit de nouveaux exemples de technocrates apatrides. Christine Lagarde plait beaucoup aux étasuniens qui trouvent qu’elle se permet de dire des choses qu’eux-même n’osent pas dire aux européens et aux Français. C’est ce que révèlent deux portraits publiés la semaine dernière <a href="http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/21/04016-20110921ARTFIG00646-la-nouvellevie-de-christine-lagarde-a-washington.php" rel="nofollow" target="_blank">dans le Figaro</a> et <em>les Echos</em> qui vantent la conversion de notre ancienne ministre.</p>
<p>Il est tout de même incroyable de constater à quel point une certaine élite est capable de totalement oublier les intérêts de son propre pays, quitte à retourner complètement sa veste sur un certain nombre de dossiers qu’elle traitait encore il y a quelques mois. En ce sens, les autres pays n’ont sans doute pas fini de vouloir recruter des Français à la tête d’institutions internationales tant nous parvenons à produire une élite tellement internationaliste qu’elle en oublie totalement sa nation.</p>
<p><a href="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2011/06/17/le-grand-virage-protectionniste-des-francais.html" rel="nofollow" target="_blank">Jacques Sapir a dit que « <em>la haine de la nation, c’est l’internationalisme des imbéciles </em>».</a> Malheureusement, nos technocrates apatrides tombent souvent dans ce piège mais aussi dans celui de la promotion de politiques néolibérales profondément antisociales.</p>
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<div><a href="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2011/09/28/la-france-exportatrice-de-technocrates-apatrides.html" rel="nofollow" target="_blank">http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2011/09/28/la-france-exportatrice-de-technocrates-apatrides.html</a></div>
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		<title>Bientôt, l&#8217;épargne des gens va disparaître. Les traders s&#8217;enrichiront ! C&#8217;est GS qui dirige le monde&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Sep 2011 04:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blog Eva</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; VIDEO. Interrogé par la BBC, un trader de Londres avoue à l&#8217;antenne ne pas se soucier de la crise. &#171;&#160;Notre boulot, c&#8217;est de faire de l&#8217;argent. La récession est une opportunité pour nous.&#160;&#187; Alessio Rastani, interrogé par la BBC le 26 septembre 2011 (BBC) Interrogé lundi 26 septembre sur la BBC, Alessio Rastani, un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="obs-article-mainpic"><img src="http://referentiel.nouvelobs.com/file/2467366.jpg" alt="Alessio Rastani, interrogé par la BBC le 26 septembre 2011 (BBC)" width="645" height="320" /></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><object style="height: 390px; width: 640px;" width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/lqN3amj6AcE?version=3" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed style="height: 390px; width: 640px;" width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/lqN3amj6AcE?version=3" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" /></object></p>
<p><strong>VIDEO. Interrogé par la BBC, un trader de Londres avoue à l&#8217;antenne ne pas se soucier de la crise. &laquo;&nbsp;Notre boulot, c&#8217;est de faire de l&#8217;argent. La récession est une opportunité pour nous.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<div>Alessio Rastani, interrogé par la BBC le 26 septembre 2011 (BBC)</div>
<p><strong>Interrogé lundi 26 septembre sur la BBC, Alessio Rastani, un trader indépendant de Londres, a parlé crûment de la crise financière actuelle. &laquo;&nbsp;L&#8217;économie va s&#8217;effondrer, et très durement. (&#8230;) Les solutions envisagées ne vont pas marcher.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Questionné sur les solutions politiques qui pourraient rassurer les marchés, il n&#8217;a pas non plus fait dans la dentelle: &laquo;&nbsp;Nous ne soucions pas vraiment d&#8217;avoir une économie qui repart. Notre boulot, c&#8217;est de faire de l&#8217;argent. Personnellement, j&#8217;ai rêvé de ce moment pendant trois ans. J&#8217;allais au lit en rêvant d&#8217;une nouvelle récession. (&#8230;) La récession est une opportunité pour nous.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Les gouvernements ne dirigent pas le monde. C&#8217;est Goldman Sachs qui dirige le monde&nbsp;&raquo;, a-t-il ajouté, avant de mettre en garde le grand public: &laquo;&nbsp;Protégez vos actifs. Dans moins de douze mois, je pense que l&#8217;épargne de millions de gens va disparaître. Le pire est de ne rien faire.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vidéo ici :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>http://www.challenges.fr/actualite/finance-et-marche/20110927.CHA4671/c-est-goldman-qui-dirige-le-monde-pas-les-gouvernements.html</p>
<p>http://sos-crise.over-blog.com/article-bientot-l-epargne-des-gens-va-disparaitre-les-traders-s-enrichiront-85322786.html</p>
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		<title>La finance n’est pas en crise, elle concrétise un Coup d’État européen</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/la-finance-n%e2%80%99est-pas-en-crise-elle-concretise-un-coup-d%e2%80%99etat-europeen/82836</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 04:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blog Eva</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est désormais courant d’entendre que l’économie mondiale est en crise, et que dans ce contexte de conjoncture difficile, mieux vaut patienter pour s’affairer, que des jours meilleurs fassent briller nos portes-feuilles. Les bourses clôturant en baisse, scrutant les monnaies en dévaluation, la finance en effervescence entraîne avec sa chute le délabrement de l’État. Cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img src="http://i.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L390xH288/fr-doc-197-ffa24.gif" alt="" width="390" height="288" /> Il est désormais courant d’entendre que l’économie mondiale est en crise, et que dans ce contexte de conjoncture difficile, mieux vaut patienter pour s’affairer, que des jours meilleurs fassent briller nos portes-feuilles. Les bourses clôturant en baisse, scrutant les monnaies en dévaluation, la finance en effervescence entraîne avec sa chute le délabrement de l’État. Cette crise serait donc une sorte de trou noir absorbant tout, surtout les capitaux, contre lequel il est impossible de lutter car personne ne l’aurait générée, tant il est inconcevable autant qu’impossible de lutter contre le libre et naturel cours du marché. La crise mondiale, la plus grave depuis les années qui ont précédé les fascismes en Europe, serait une résultante de la mondialisation : puisque le marché est vertueux, cyclique et libre de tout contrôle étatique, il se régulera de lui-même après l’orage bancaire. Quelle naïveté ! Comprendre plutôt qu’il est naturel voire biologiquement intrinsèque à l’Humanité que 99% de la population subissent le dernier pour-cent boursouflé de kilos dollars, qui impose sa loi, affame, tyrannise et tétanise la planète…</strong></p>
<p>La concupiscence pour l’accumulation des biens matériels est telle dans le comportement des acteurs sociaux, quels qu’ils soient, qu’elle est un leitmotiv, une norme de conduite où l’antisocial devient social : Le pauvre adule son maître bourgeois, il surconsomme, il aspire à vivre comme lui et se ruine pour cela. La classe moyenne précaire, elle, dénigre les pauvres et fait flamber son compte bancaire. La classe moyenne supérieure est celle qui épargne sur les marchés financiers, elle cire les pompes de la classe possédante juste au dessus d’elle. Le pire d’hier devient la normalité d’aujourd’hui, la mémoire se raccourcit et l’espoir s’amenuise. Et oui, le capitalisme marchand a toujours existé, et se maintient dès lors que s’opère une tractation entre deux individus. Il y a toujours une valeur à toute chose, et un prix à l’échange.</p>
<p>Depuis 2008, la croissance économique des pays occidentaux est molle voire négative, et c’est en dépit d’une crise incontrôlable que l’on devrait se serrer la ceinture, accepter de fournir plus d’efforts afin d’en finir avec la récession, et aller <em>« chercher la croissance avec les dents s’il le faut. </em> »(1). Le royaume bancaire et l’influence que la finance a pris sur les institutions publiques, ne remontent pas à 2008. L’attribution à toute entreprise de la personnalité morale juridique en 1864 aux États-Unis eût pour conséquence qu’une banque, plus tard une multinationale put conclure des contrats, assigner l’État ou les personnes physiques en justice, et réaliser des profits énormes. Bientôt, les grandes corporations détournèrent la juridiction des États pour échapper à leur contrôle, elles financèrent les belligérants des grands conflits. Ainsi, les gouvernements avides durent s’associer avec ces nouveaux rois de la finance pour se maintenir dans leur rang. La stratégie fut simple : instaurer le chaos pour en récolter les bénéfices. Une guerre, un putsch, une catastrophe naturelle, une crise, tout est bon pour faire du profit. Sauf que le contrôle de l’appareil étatique est souvent un frein à la concentration accrue des capitaux : dans nombre de pays, il existe un droit du travail qui encadre relativement salariat, patronat et indépendants. Les codes du travail contiennent des articles juridiques qui normalisent les salaires, la liberté d’expression, l’action syndicale, le temps de travail réglementé, les conventions collectives, les contrats. Les constitutions dites démocratiques quant à elles, grossièrement, fixent les relations entre les différents pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) et les citoyens. Des devoirs sont institués, mais aussi des droits sociaux comme ceux de participer à la vie politique (mais pas trop, sinon le peuple peut gouverner en lieu et place de l’élite oligarchique).</p>
<p>Ces droits sociaux, que d’autres nomment par « acquis sociaux », cette législation qui fait que les gens ont en théorie droit par exemple à une couverture sociale (famille, santé, vieillesse) en cas de période difficile, à un temps de travail salarié fixé à 39h maximum, à des congés payés, etc., furent obtenus tout au long de la première moitié du 20ème siècle. Mais ils ne furent pas gratuits : pendant toute l’émergence de la classe ouvrière de 1850 à 1970, partout où il y eut des luttes sociales organisées, l’oligarchie capitaliste craignait que les mouvements sociaux ne basculent en insurrection. Le spectre de la révolution socialiste hantait les libéraux, et c’est par la lutte sociale acharnée des travailleurs, que les droits sociaux et libertés fondamentales furent obtenues.</p>
<p>Ces droits sociaux, ou plutôt, les réglementations étatiques, ne sont pas très appréciées des capitalistes car elles freinent leurs profits abyssaux. Lorsque les salariés d’une entreprise bénéficient d’avantages sociaux en tout genre, et voient leurs salaires augmenter, cela ne plaît pas aux néolibéraux. Alors jusque-là, ils s’alliaient avec des gouvernements en accord avec eux, ils imposaient leur idéologie économique, et renversaient les gouvernements socialistes, à l’instar de ce qu’a subi le Chili le 11 septembre 1973. Comme la manœuvre itérative ne peut pas être réitérée trop de fois, sans quoi trop de citoyens en seraient avertis, les spéculateurs se sont mis à attaquer directement les secteurs de l’économie sur les marchés internationaux : l’agriculture, les armes, le social, les télécommunications…tout profit fut bon à prendre. Même sur la souveraineté, ils pouvaient attaquer directement la monnaie des États. Des créanciers détenaient carrément la dette publique d’un État, de sorte qu’ils pouvaient en exiger illico-presto le remboursement. Des agences, constituées d’hommes d’affaires haut placés, s’arrogeaient le droit de décider de la solvabilité ou non d’un pays, et la dégradait ainsi lorsqu’il ne correspondait pas à leurs critères (autrement dit, lorsque l’État ne fut pas assez néolibéral). Les riches contribuables placèrent leurs revenus dans des paradis fiscaux, les grandes entreprises multinationales ne payaient plus leurs impôts à hauteur de ce qu’ils devaient dans le pays du siège social. Petit à petit, l’impôt, devenu proportionnel, reposait uniquement sur les prolétaires des classes moyennes pendant que les classes aisées, elles, pouvaient se payer les honoraires des cabinets de conseil financier pour s’exonérer de leurs impôts. Le travail fut dégradé, des millions de personnes volontaires furent condamnées à la pauvreté par manque d’emplois car leur gouvernement préféra lutter (vainement) contre une inflation criante au lieu de générer une politique sociale de plein emploi. Le marché noir à tickets de rationnement fit bientôt le quotidien des damnés de la Terre. Ainsi, l’objectif ne fut pas de pallier aux crises économiques, mais bien le contraire : organiser une crise permet de garrotter le peuple, mettre des riches sur la paille et d’en enrichir d’autres et de marcher sur les plates bandes des prébendes d’autrui. La concentration du capital permet d’aggraver les contrebalancements des crises, et d’asseoir le pouvoir de la finance sur l’État : c’est la stratégie du coup d’État permanent.</p>
<p>Résultat, si l’on pousse l’idéologie à l’extrême, encore cinq-six ans de régression sociale et de mise à sac de l’État, et les services publics vont être complètement démantelés, plus aucune recette fiscale ne rentrera dans les comptes publics. Comme ces services publics ne fonctionneront plus de manière optimale, les gouvernements déclareront qu’ils ne seront plus en mesure d’en assurer le fonctionnement, et que les projets relatifs aux lois de finances doivent ouvrir le capital de toutes les entreprises publiques à la concurrence extérieure : comprendre que Suez, Veolia, Total, Vinci, Danone, Nestlé, General Motors, JP Morgan, Société Générale, BNP Paribas, Natixis, etc., seront les nouveaux dirigeants des institutions à partenariat public-privé : l’État privatisé. Les prix augmenteront drastiquement, la couverture sociale disparaîtra, le temps de travail augmentera peu à peu pendant que les salaires tomberont en flèche comme un château de cartes. Imaginez L’École à Natixis, les universités et la recherche à Veolia, la santé publique à Sanofi, les transports à Veolia, Vinci et Suez… Sur un graphique, le curseur de 2011 se situerait ici. Conscients que les profits pourrait s’accroître, les banques Natixis, Société Générale et BNP Paribas auront carrément fusionné-acquis le Palais Bourbon et du Luxembourg. Les élections se feront rares, ou alors, lorsqu’elles auront lieux, n’auront le droit de se présenter uniquement les membres de conseils d’administrations des entreprises publiques-privées (le terme « public » désignant les seules parts à 5% détenues par l’État).</p>
<p>L’idéologie des néolibéraux est à son paroxysme : instaurer un anarchisme libéral affranchi des États-Nations, l’oligarchie pure. Et la crise qui dure depuis 2008 est une aubaine pour les maîtres du monde. L’instabilité économique leur est dangereuse à une époque où l’indignation populaire monte en intensité. Mais pourtant, l’assujettissement des gouvernements à leur doxa, permet de réaliser un putsch monumental en toute impunité. Ce que nous nous apprêtons à vivre en France, en Europe occidentale, ce que vivent déjà les européens du sud, n’est pas une crise financière. C’est un coup d’État de la finance sur l’État. Ou plutôt, une Offre Publique d’Achat (OPA) d’un Empire sur un État. La situation alarmante de la Grèce en 2011 éclaire sur cette vision.</p>
<p>En 2011, 737 personnes morales détiennent 80% des valeurs des entreprises mondiales (2). Cette stratégie est actuellement installée en Europe du Sud, où la troïka (FMI, Banque Centrale, Commission Européenne) a déclaré la guerre à la population.</p>
<p>En Grèce, le salaire minimum a été réduit à 600 euros mensuels (3), et les tarifs ont augmenté de 100% sur la consommation du pétrole et du fuel. Le prix de l’électricité, du gaz et des transports publics ont accusé une hausse de 50%. On ne nous fera plus croire que la concurrence pure et parfaite existe, et qu’elle permet de faire baisser les tarifs. Un tiers des entreprises commerciales auraient fermé leurs portes, et ne seraient plus en mesure de payer les salaires. Les ménages en couple atteignant 2000 euros chacun n’ont désormais que 400 euros d’allocations chômage qui sont versées avec des retards d’un mois à deux. Nombre de fonctionnaires, quand ils sont encore en poste, ne sont plus rémunérés. Pourtant, 97% des fonds alloués par l’Union Européenne et le FMI ont bénéficié aux banques qui encaissent des intérêts colossaux pendant que le service de la dette repose sur des contribuables déjà paupérisés. S’ajoute à cela une part de 40% des jeunes diplômés étant condamnés au chômage structurel, et ceux qui ont la chance de pouvoir travailler voient leurs rétributions s’amenuiser, ou perçoivent au noir les fruits de leur labeur. Éradiqués les acquis sociaux, pulvérisées ont été les recettes fiscales, jeté aux rois de la jungle a été l’État grec.</p>
<p>Pendant ce temps, les médias dominants crient à la malhonnêteté des travailleurs grecs qui font du black, plongent l’économie dans le trou noir informel et qui augmenterait la dette publique. Il est vrai que les médias bourgeois seront plus enclins à expliquer le chaos par la fainéantise d’un peuple plutôt que d’évoquer l’avidité des représentants de la troïka. Les milliards qui ont été donnés en échange de ces plans d’ajustement structurels à répétition, sous couvert d’aide massive, ont servi à engraisser les poches des actionnaires et des banquiers, et l’on veut expliquer à l’auditeur européen que le grec, l’espagnol, l’italien, le portugais ou le français ont un comportement vicieux. Petit exemple d’avidité des places boursières : lorsque les banques frôlaient la faillite en 2008, l’Union Européenne s’est attelée lors du G20 à rembourser les mauvaises créances en consentant aux établissements de crédit des prêts à 2% d’intérêt. Quelques années plus tard, ces banques prêtaient à 12% (2009), puis 18% (2011) aux États lorsqu’ils approchaient le défaut de paiement. Expliquer la crise de la dette par la malhonnêteté d’un peuple, est un peu comme expliquer la famine en Afrique par le soleil : empêcher de réfléchir et se tromper d’ennemi. La guerre est déclarée à l’Europe. Et le terrorisme économique colonialiste que vit l’Europe aujourd’hui est le même que celui dont l’Afrique a souffert tout au long du 20ème siècle et dont les stigmates courent encore aujourd’hui d’une manière trop criante : une tiers-mondisation des pays riches au bénéfice de quelques uns.</p>
<p>Le constat est simple : la Grèce subit un coup d’État de la finance qui fait son OPA sur les institutions, et ce pays, première victime européenne de tiers-mondisation, est en train de subir ce qui nous attend plus au nord si les dernières vraies élections à venir ne concrétisent pas le souhait de millions d’indignés silencieux en effervescence : changer ce rouage systémique. Résister aux « chocs » économiques. Nous ne sommes plus des veines prêtes à recevoir des injections en seringue d’austérité comme on prescrit des antibiotiques à un simple rhume. Ce ne sont pas aux peuples de payer la bêtise des capitalistes, encore moins d’en payer les dettes, et s’il y a une cure à infliger, elle est à administrer aux classes possédantes, une cure de bien public et commun qui voudrait que tout le monde puisse jouir d’une existence décente. La solution alternative est pourtant simple à appliquer, tant l’action publique pourrait adjoindre la participation de tous à l’altermondialisation de la planète, dans le démantèlement de l’économie néolibérale (réformer le FMI, l’OMC, la Banque Mondiale et l’Euro, empêcher les délocalisations et la mainmise de la bourse sur les institutions publiques), redonner à l’État une justice sociale, une souveraineté économique, sociale, et politique, répartir les richesses de manière équitable. En France, rédiger une sixième constitution qui soit citoyenne, participative et socialiste. Bref, agir et éviter que le pire d’aujourd’hui ne se transforme en calvaire quotidien, en soumission atroce à la dictature totalitaire des marchés financiers et entreprises multinationales.</p>
<p>A la suite d’une crise d’ampleur suffisamment conséquente pour qu’elle fasse trembler les Empires et leurs économies, quand l’Homme ne se mue que par la crainte de l’avenir et l’élite dans la peur de vaciller, les opinions se radicalisent et deux idéologies poignent au carrefour des civilisations : à gauche, le socialisme et le fascisme à droite. Nous sommes en 2011, mais se reproduit le spectre de ce qui s’est passé dans les années 1930 en Allemagne avec l’élection d’Adolf Hitler, ou la victoire de Franco en Espagne en 1936 sur les républicains communistes et sur les anarchistes. Dans les années 1930, le fascisme et la guerre ont permit aux entreprises de canaliser la foule et surtout, d’accélérer leurs débouchés économiques (voir le rôle d’IBM dans la Shoah…). L’Humanité est au milieu du « Y » qui sépare la route en deux, mais pour une fois, la résistance n’est peut-être pas restée bloquée au feu rouge. Habituellement, le virage radical à droite est prévisible, en ce que les totalitarismes sont profitables aux oligarchies (suppression des syndicats, de la liberté d’expression, rupture des droits du travail, répression, culte inféodé du chef charismatique, etc.). Mais les peuples de notre époque, possèdent internet pour s’informer, et depuis janvier 2011, la crise mondiale fait aussi prendre conscience que l’idéologie néolibérale ne repose que sur une chose : la propagande de la minorité qui asservit la majorité. Les gens deviennent conscients, résistants, parfois militants autodidactes face à toutes ces inégalités de traitement, et accumulent de la colère silencieuse. Ils n’ont pas fait l’ENA ou Science-Po, mais savent que si leurs factures augmentent, c’est parce que certains actionnaires l’ont décidé arbitrairement du haut d’une tour en verre. Le problème, c’est que demander aux élites de prendre en compte la rage des minorités qui gronde, c’est comme expliquer à un sourd qu’il faut qu’il entende.</p>
<p>J’attends ce moment où un enfant se rend compte qu’on se moque de lui, que le Père Noël n’existe pas, sans que les parents perchés dans leur tour d’ivoire, n’aient pu anticiper le déclic cognitif…Déclic qui se fera par les urnes ou avec violence. L’idéologie néolibérale vit ses derniers mois, c’est pour cela que ses tenants accélèrent le processus de libéralisation. La suite n’est plus qu’une question de temps. Nous sommes dans un bolide traçant dans le brouillard sans aucune visibilité. Les élections de 2012, pour ce qui est de la France, promettent peut-être de se montrer les plus intéressantes qui soient depuis 1958. Car chose qui ne s’est jamais produite, c’est la première fois que la gauche <s>(« extrême »)</s> socialiste semble unie et constructive sur un même front, autour d’un projet de société alternatif de taille. Agissons.</p>
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<p>1. Selon les déclarations démagogiques d’un ineffable homme (d’affaires) politique un jour de campagne électorale pour la présidence, un homme innommable qui voulut devenir calife à la place du calife. La croissance avec les dents, qu’il y aille, c’est que la croissance, nombre de chômeurs, salariés, étudiants et travailleurs précaires l’attendent toujours&#8230; Ils se sont ravagés les dents sur le marché du travail et n’ont plus assez d’indemnités pour payer le dentiste.</p>
<p>2. <a href="http://www.bastamag.net/article1719.html" rel="nofollow">http://www.bastamag.net/article1719.html</a>.</p>
<p>3.<a href="http://www.presseurop.eu/fr/content/article/977471-va-droit-au-genocide-financier" rel="nofollow">http://www.presseurop.eu/fr/content&#8230;</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Samuel Moleaud.</p>
<p><a href="http://sam-articles.over-blog.com/" rel="nofollow">http://sam-articles.over-blog.com</a>.</p>
<p><strong>http://sos-crise.over-blog.com/article-la-finance-n-est-pas-en-crise-elle-concretise-un-coup-d-etat-europeen-85318763.html </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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			<wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/la-finance-n%e2%80%99est-pas-en-crise-elle-concretise-un-coup-d%e2%80%99etat-europeen/82836/feed</wfw:commentRss>
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