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	<title>CentPapiers &#187; fidel castro</title>
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		<title>Les États-Unis offrent l’asile sur leur territoire à des dizaines de terroristes et de repris de justice  (Jean-Guy Allard) (Granma)</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Nov 2011 05:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SylvainGuillemette</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/les-etats-unis-offrent-l%e2%80%99asile-sur-leur-territoire-a-des-dizaines-de-terroristes-et-de-repris-de-justice-jean-guy-allard-granma/86312/terrorisme-3" rel="attachment wp-att-86358"><img class="alignnone size-full wp-image-86358" title="terrorisme" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/11/terrorisme.jpg" alt="" width="393" height="225" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">PROMOTEURS de la « liste des pays sponsors du terrorisme », dont le propos réel est de dénigrer des nations opposées à leur politique de domination, les États-Unis offrent l’asile à des dizaines de terroristes, de repris de justice en fuite et d’escrocs de toute espèce, réclamés par plusieurs gouvernements d’Amérique latine.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">Le site web contrainjerencia.com a établi, depuis le début de l’année, une liste des fugitifs les plus notoires. Les délinquants identifiés comme fugitifs latino-américains résidant en territoire étasunien sont une soixantaine, et la plupart ont commis des actes de terrorisme.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">Pour ce qui est de la communauté cubano-américaine de Miami, le « fichier » a dû se limiter à l’inventaire des noms les plus « illustres ». La chute du régime de Fulgencio Batista, soutenu par Washington, fit débarquer dans le sud de la Floride des milliers de complices de la dictature que la CIA recruta ensuite pour ses opérations terroristes exécutées secrètement contre la Révolution cubaine.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">Plusieurs auteurs d’actes de terrorisme survenus ces dernières années au Venezuela ont aussi trouvé refuge aux États-Unis, de même que des participants à la conspiration criminelle de Santa Cruz, en Bolivie.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">Parmi les individus qui ont promu le recours à la terreur dans plusieurs pays du continent et qui résident aujourd’hui aux États-Unis, avec l’approbation du département d’État, contrainjerencia.com relève les noms suivants : </span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Alejandro Melgar, le meneur de la conspiration de Santa Cruz et homme d’affaires bolivien.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Angel de Fana Serrano, qui participa en 1997, dans l’île Margarita, à un complot pour assassiner le leader cubain Fidel Castro à l’occasion d’un Sommet ibéro-américain. Très proche de Luis Posada Carriles, De Fana a également tenté d’assassiner le président Chavez.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Armando Valladares, complice de la tentative d’assassinat du président Evo Morales à Santa Cruz, en Bolivie, et de plusieurs actes de terrorisme. Il fut arrêté à Cuba pour avoir posé des bombes dans des magasins et a repris son travail au service de la CIA depuis qu’il a quitté l’île.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Carlos Alberto Montaner, qui vit depuis plusieurs dizaines d’années de ses « services » contre Cuba. Ayant posé des bombes dans des magasins et des salles de cinéma en 1960, il a échappé à la justice cubaine et a fait partie du réseau terroriste d’Orlando Bosch. Il a des propriétés aux États-Unis et en Espagne.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Gaspar Jiménez, assassin du diplomate cubain Dartagnan Diaz Diaz, complice de Luis Posada Carriles et condamné pour terrorisme au Panama. Vit à Miami sous la protection du FBI.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Guillermo Novo Sampoll, terroriste, complice de l’assassinat de l’ex-ministre chilien des Affaires étrangères Orlando Letelier, tortionnaire du Plan Condor, assassin de deux diplomates cubains en Argentine, complice de Luis Posada Carriles et condamné pour cause de terrorisme au Panama. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Huber Matos, connu pour avoir dirigé des actes de terrorisme. Ses relations avec le monde du trafic de drogues en Amérique centrale sont aussi bien connues que celles de son fils, réfugié au Costa Rica. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Hugo Acha Melgar, qui finance la bande de terroristes formée par des néonazis hongrois et croates qui ont tenté d’assassiner le président Evo Morales en 2009, lors du complot de Santa Cruz.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Joaquim Chaffardet, ex-directeur de la police secrète vénézuélienne, étroitement lié au terroriste international Luis Posada Carriles. Il a été formé par les services de renseignements des États-Unis à l’École des Amériques.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- José Antonio Colina Pulido, responsable d’attentats à la bombe contre des bureaux diplomatiques d’Espagne et de Colombie à Caracas en 2003. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Nelson Mezerhane, financier véreux et actionnaire de Globovision, figure parmi les principaux suspects de l’assassinat du procureur Danilo Anderson. A disparu de Caracas après avoir volé 7 millions de dollars.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Patricia Poleo, complice de l’assassinat du procureur vénézuélien Danilo Anderson. A participé à plusieurs opérations menées par la CIA depuis l’ambassade des États-Unis à Caracas, contre la Révolution bolivarienne. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Pedro Remon, homme de main de la CIA, assassin du diplomate cubain Félix Garcia Rodriguez et de l’émigré cubain Eulalio Negrin, à New York ; complice de Luis Posada Carriles, condamné pour terrorisme au Panama. Réside à Miami sous la protection du FBI.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Luis Posada Carriles, agent de la CIA et terroriste international. Ses états de services constituent une liste interminable de crimes. Réclamé par le Venezuela pour les 73 homicides de l’avion cubain détruit en plein vol en 1976. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Reinol Rodriguez, associé à Luis Posada Carriles : complice de l’assassinat à Porto Rico, du jeune Carlos Muñiz Varela. Actuel chef militaire de l’organisation terroriste Alpha 66, tolérée par le FBI. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Roberto Martin Pérez, fils d’un des sbires de la dictature de Batista, ex-chef du comité paramilitaire de la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA).</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Raul Diaz, condamné pour attaques aux explosifs C4 contre deux ambassades à Caracas, en 2003. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Carlos Yacaman, Hondurien, assassin de l’ex-ministre du Logement du gouvernement de Manuel Zelaya, Roland Valenzuela. Vit à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Branko Marinkovic, leader de l’opposition bolivienne de Santa Cruz, principal financier et complice de la bande terroriste désarticulée en 2009. A remis 200 000 dollars aux terroristes pour l’achat d’armes. Vit à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- José Guillermo Garcia, général salvadorien, ex-ministre de la Défense, tortionnaire et responsable de l’assassinat de quatre religieuses étasuniennes.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Carlos Vides Casanova, ex-chef de la Garde nationale du Salvador, tortionnaire et responsable de l’assassinat de quatre religieuses étasuniennes.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Michael Townley, officier de la police secrète de Pinochet, complice de l’assassinat d’Orlando Letelier. Vit à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Santiago Alvarez Fernandez Magriña, terroriste et trafiquant d’armes cubano-américain, complice de Posada Carriles. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Osvaldo Mitat, terroriste et trafiquant d’armes cubano-américain, complice de Posada Carriles. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Hector Alfonso Ruiz alias Hector Fabian, terroriste cubain, a posé des bombes à des sièges diplomatiques en complicité avec Posada Cariles. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Ramon Saul Sanchez, tueur à gages d’Omega 7, complice d’Eduardo Arocena et de Pedro Remon. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Rodolfo Frometa, terroriste cubain, chef des commandos F4, a reconnu s’être livré à des actes de terrorisme contre Cuba. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Roberto Guillermo Bravo, militaire argentin responsable du massacre de Trelew qui a coûté la vie à 16 jeunes révolutionnaires. Vit à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Virgilio Paz Romero, complice de l’assassinat de l’ex-ministre chilien des Affaires étrangères Orlando Letelier et de sa collaboratrice Ronni Moffitt, gracié par George W. Bush. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- José Dionisio Suarez Esquivel, alias Charco de Sangre (Flaque de sang), complice de l’assassinat de l’ex-ministre chilien des Affaires étrangères Orlando Letelier et de sa collaboratrice Ronni Moffitt, libéré par George W. Bush. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Félix Rodriguez Mendigutia, alias El Gato (Le Chat), agent CIA, a ordonné l’assassinat du commandant Ernesto Che Guevara, complice de Posada Carriles dans l’opération de trafic d’armes contre cocaïne à la base d’Ilopango, au Salvador. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Salvador Romani, président de la Junte patriotique cubaine (terroriste) au Venezuela, auteur d’une attaque de l’ambassade cubaine à Caracas, complice de l’assassinat du procureur Anderson. Réside à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Johan Peña, ex-commissaire de la DISIP vénézuelienne, a posé la bombe qui a tué le procureur Anderson. Vit à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Jaime Garcia Covarrubias, ex-chef de la répression de Pinochet, accusé de torture et assassinat, aujourd’hui professeur dans une académie du Pentagone, à Washington.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- José Basulto, terroriste cubano-américain, agent de la CIA, chef de Frères à la Rescousse, et auteur de multiples provocations et assassinats. Vit à Miami.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- Inocente Orlando Montano, colonel salvadorien réclamé par la justice espagnole pour l’assassinat de jésuites.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">- José Guevara, ex-agent de la DISIP vénézuélienne terroriste et trafiquant d’armes cubano-américain, complice de Posada Carriles. Réside à Miami. A participé depuis Miami au complot pour assassiner le procureur vénézuélien Danilo Anderson.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">À Miami, des dizaines d’organisations cubano-américaines liées au terrorisme demeurent actives, et le FBI est parfaitement informé de leurs opérations violentes. Les groupes terroristes Alpha 66 et Commandos F4 prônent ouvertement le recours à la terreur contre Cuba.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">Les activités de soutien aux actes de terrorisme menés par des chefs de la FNCA et du Cuban Liberty Council ont été dénoncées publiquement à plusieurs reprises.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">Plus rien n’étonne personne en la matière dans le pays du représentant Connie Mack, qui a tout bonnement suggéré l’assassinat du président vénézuélien Hugo Chavez, et de sa collègue Ileana Ros-Lehtinen, qui a proposé quant à elle l’élimination physique du leader cubain Fidel Castro lors d’une interview concédée à la télévision britannique.</span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Source: http://www.granma.cu/frances/internationales/25agosto-Les%20Etats.html</p>
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		<title>La réunion du G-20 ( Fidel Castro)</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 04:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le grand soir info</dc:creator>
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<div>Fidel CASTRO</div>
<div>
</div>
<div id="font-variable">
<p>C’EST demain que débute la réunion du G-20, des pays les plus développés et les plus riches de la planète : les États-Unis, le Canada, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et l’Union européenne comme organisation à part qui a le droit d’y participer, autrement dit les bastions fondamentaux de l’OTAN, plus leurs alliés : le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Turquie, à son double titre de pays en développement et de membre de l’OTAN, et l’Arabie saoudite – un gigantesque dépôt de pétrole léger aux mains des transnationales d’Occident qui en tirent 9,4 millions de baril par jour, dont la valeur aux cours actuels est d’un milliard de dollars – d’un côté de la table, et de l’autre côté un groupe de pays au poids économique et politique croissant qui sont en train de devenir, de fait, compte tenu du nombre de leurs habitants et de leurs ressources naturelles, une expression des intérêts de la majorité de notre monde victime et pillé : la République populaire de Chine, la Fédération de Russie, l’Inde, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Argentine et le Mexique. L’Espagne, elle aussi alliée de l’OTAN, n’est que « pays invité ».</p>
<p>Il s’agit d’une réunion entre les gros producteurs de machines et d’articles industriels et les gros fournisseurs de matières premières qui, durant un demi-millénaire après la Conquête, furent des colonies européennes et qui, au siècle dernier, leur livraient des produits agricoles, des minerais et des ressources énergétiques, victimes d’un échange inégal impitoyable.</p>
<p>Cette sombre période de l’Histoire démarra à partir du jour où les descendants des tribus barbares qui peuplèrent l’Europe « découvrirent » et « conquirent » ce continent-ci, armés d’épées, d’arbalètes et d’arquebuses. Les « découvreurs », que le monde dit occidental couvre si largement d’éloges, comme si une partie de l’humanité ne vivait pas déjà sur ce continent depuis quarante mille ans, cherchaient une route plus courte pour commercer avec la Chine.</p>
<p>Ils auraient découvert dans ce pays, dont ils possédaient des échos à travers les commerçants de soie et d’autres produits précieux que convoitaient l’aristocratie et la bourgeoise européenne naissante, une civilisation fabuleuse dotée du langage écrit, d’un art raffiné, d’agriculture, de métaux, de poudre, ainsi que de principes fort avancés en matière d’organisation politique et militaire, dont des armées fortes parfois de dizaines, voire de centaines de milliers de cavaliers.</p>
<p>Ils étaient sur le point de naufrager quand ils touchèrent terre à proximité de Cuba, notre île dont Colomb prit possession peu après au nom du roi d’Espagne. Aurait-il pu le faire s’il était vraiment arrivé en Chine, selon son intention ? Son erreur a coûté à ce continent-ci des dizaines de millions de vie perdues dans le partage de l’Amérique, en vertu d’une bulle papale, entre deux règnes de la péninsule ibérique au milieu des conflits constants de la noblesse médiévale.</p>
<p>Comme le signalait le génial peintre indien Oswaldo Guayasamin, la conquête en soi et la recherche d’or et d’argent coûtèrent à ceux qui peuplaient ce continent, berceau d’importantes civilisations, soixante-dix millions de vies.</p>
<p>L’Afrique noire peut aussi dire à son tour ce qu’a signifié cette conquête pour des millions de ses enfants, arrachés de là et vendus comme esclaves sur ce continent-ci.</p>
<p>L’oligarchie multimillionnaire qui, représentée par des chefs d’État ou de gouvernement, se réunira à Canne avec les représentants de presque six milliards d’habitants qui aspirent à ce que leurs peuples puissent mener une existence digne, devrait réfléchir à ces réalités.</p>
<p>Ces pays prétendent monopoliser les technologies et les marchés par les brevets, les banques, les moyens de transport les plus modernes et les plus coûteux, la maîtrise cybernétique de complexes processus de production, le contrôle des communications et des médias afin de duper le monde.</p>
<p>Maintenant que les habitants de notre planète se montent à sept milliards, les États qui n’en représentent qu’un sur sept et dont les populations, à en juger par les protestations massives qui se déroulent en Europe et aux États-Unis, ne semblent guère satisfaits, mettent en danger la survie de notre espèce.</p>
<p>Qui pourrait oublier que les États-Unis ont saboté l’Accord de Kyoto à un moment où l’on disposait d’un peu plus de temps pour empêcher une catastrophe, compte tenu des changements climatiques qui se produisent à vue d’œil ?</p>
<p>Une autre réunion des chefs d’État et de gouvernement vient de se tenir les 28 et 29 octobre : ceux des pays ibéro-américains. Au nombre des calamités que les peuples hispanophones et lusophones ont dû supporter, il y a qu’ils vivent dans la région du monde où la distribution des richesses est la plus inégale. Bruno Rodriguez Parrilla, notre ministre des Relations extérieures, après être intervenu à New York à la session de l’ONU sur le blocus appliqué à Cuba, s’est rendu à Asuncion, la capitale du Paraguay, où il s’est dit des choses extrêmement intéressantes sur la crise qui secoue l’Union européenne.</p>
<p>Le nouveau Premier ministre portugais s’est plaint amèrement que l’Union européenne se retrouve épuisée et sans fonds après avoir sauvé la Grèce à des coûts records, qu’elle pourrait faire face à une crise au Portugal, mais qu’elle se plongerait alors en pleine banqueroute, incapable de secourir l’Italie, la septième économie mondiale, ce qui entraînerait la France dont les banques accumulent le gros de la dette italienne.</p>
<p>Les dirigeants ibériques doutent que l’engagement contracté envers la Grèce puisse se concrétiser et augurent, dans ce cas, une crise plus prolongée que celle de 1929.</p>
<p>Les dépêches informaient ce matin des dures conséquences qu’ont entraînées les pluies sans précédent qui se sont abattues sur la Thaïlande, le plus gros exportateur de riz au monde, dont les ventes chuteront de 25 à 19 millions de tonnes.</p>
<p>En revanche, l’information que la Chine augmentait sa production de cuivre métallique de presque cinq millions de tonnes a eu des effets considérables. Il n’empêche : alors que les États-Unis conservent intact leur pouvoir de veto au Fonds monétaire international, celui-ci refuse à la Chine le simple droit d’adopter le yuan comme monnaie convertible ! Jusqu’à quand cette tyrannie durera-t-elle ?</p>
<p>C’est à travers ce prisme qu’il faut analyser chaque mot prononcé au Sommet du G-20.</p>
<p>Fidel Castro Ruz</p>
<p>Le 2 novembre 2011</p>
<p>20 h 54</p>
<p>(Traduction ESTI)</p>
<p><a href="http://www.granma.cu/frances/reflexions/reflexiones-2nov.html" rel="external">http://www.granma.cu/frances/reflexions/reflexiones-2nov.htm&#8230;</a></p>
</div>
</div>
<div>URL de cet article 15047<br />
<a href="http://www.legrandsoir.info/la-reunion-du-g-20.html">http://www.legrandsoir.info/la-reunion-du-g-20.html</a></div>
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		<title>FIDEL CASTRO</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Aug 2011 04:00:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[LA FRAICHEUR D’UN HOMME AUTHENTIQUE Né un 13 août 1926, Fidel Castro célèbre ses 85 ans avec la même simplicité et authenticité qui l’ont accompagné toute sa vie. Celui que la revue Fortune avait présenté à plusieurs reprises, mais en vain, comme un des hommes les plus riches du monde vit tout simplement dans une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>LA FRAICHEUR D’UN HOMME AUTHENTIQUE</strong></p>
<p align="center"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/fidel-castro/78917/fidel_castro_83" rel="attachment wp-att-78918"><img class="aligncenter size-full wp-image-78918" title="fidel_castro_83" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/08/fidel_castro_83.jpg" alt="" width="190" height="139" /></a></p>
<p>Né un 13 août 1926, Fidel Castro célèbre ses 85 ans avec la même simplicité et authenticité qui l’ont accompagné toute sa vie. Celui que la revue Fortune avait présenté à plusieurs reprises, mais en vain, comme un des hommes les plus riches du monde vit tout simplement dans une petite résidence à la Havane. C’est là qu’il reçoit, à l’occasion, des chefs d’État, des personnalités politiques, des écrivains et des artistes. Tous et toutes sont honorés d’être reçus par celui qui a renversé le dictateur Batista et donné naissance à une révolution que l’Empire n’a pu vaincre avec ses interventions armées, ses centaines de millions de dollars pour corrompre, créer des épidémies, susciter des actes criminels et un blocus économique défiant toutes les règles du droit international. Cible de plus de <a href="http://www.cubalatina.com/histoire/fidel-castro.php3">638 tentatives d’assassinat</a>, il est toujours là pour partager ses réflexions sur le monde et les conflits qui en menacent l’existence. Vous trouverez à travers les divers sujets traités la fraicheur d’une sagesse qui repose tout à la fois sur un vécu intense, une intelligence exceptionnelle et un humanisme qui ne se dément pas.</p>
<p><a href="http://www.granma.cu/frances/reflexions/reflexions.html">http://www.granma.cu/frances/reflexions/reflexions.html</a></p>
<p>Peu d’hommes d’État, des 50 dernières années, peuvent se présenter avec autant de consistance et de fidélité à certaines valeurs fondamentales relatives aux <strong>personnes</strong> et aux <strong>sociétés</strong>.</p>
<p>L’insistance mise par la Révolution sur <strong>l’éducation et la santé</strong> est un premier indicateur de la valeur accordée à la personne humaine. De fait, sans éducation et sans la santé, les personnes demeurent vulnérables à la manipulation et à l’isolement. Elles ne peuvent assumer les responsabilités dont elles ignorent les avenants et les aboutissants. Depuis longtemps, Cuba est libre d’analphabétisme et son système d’éducation fait l’envie de nombreux pays de la région. Quant à son École de médecine, sa réputation n’est plus à faire.  Cuba est le pays qui dispose du plus grand nombre de médecins par mille habitants. Il fallait le faire en dépit et à l’encontre de toutes les contraintes mises sur sa route tout au long de ces 50 années.</p>
<p><strong>Un second volet</strong> qui caractérise la Révolution cubaine est celui de la <strong>solidarité nationale et internationale</strong>. Nous connaissons de plus en plus les interventions de Cuba dans diverses régions du monde. Il n’y va pas avec des fusils pour y faire la guerre, mais avec des ressources humaines pour y apporter éducation et santé. Cette coopération n’est d’aucune manière conditionnée aux idéologies des pays où professeurs et médecins se rendent. Il en est de même pour l’ouverture de l’École de médecine à de nombreux étudiants étrangers, y compris des États-Unis. Dans la grande majorité des cas, Cuba assume les frais de formation de ces jeunes trop démunis pour payer cette formation, mais suffisamment intelligents et habiles pour en maitriser les connaissances et leurs applications. Ils sont des milliers, aujourd’hui, oeuvrant dans leurs pays respectifs auprès des populations les plus défavorisées. Ce qui a fait dire à l’ex Président de l’Assemblée générale des Nations unies, Miguel D’Escoto, que Fidel Castro était sans nul doute le personnage le plus solidaire des causes humaines. Chez lui, la solidarité s’écrit par des actions et des engagements.</p>
<p><strong><em>« Nous vivons le meilleur moment de l’histoire d’Amérique latine, un moment durant lequel le rêve de Bolivar, de Morazán et de Martí ne sont plus un simple rêve, mais s’est transformé en un projet réalisable dans lequel nous pouvons nous engager. Pourquoi ce moment-ci? Je crois que nous sommes en train de voir les fruits de l’exemple et de la lutte de Fidel, diabolisé par l’Occident pour avoir prêché la solidarité. Fidel ne l’a pas seulement prêchée, il a prêché par l’exemple. Pour moi, et cela je le dis aux Nations unies, il est le héros mondial de la solidarité. »</em></strong></p>
<p>Dommage que nos politiciens et médias continuent à le diaboliser et à taire ses réflexions et commentaires sur ce que vit le monde d’aujourd’hui. N’importe, les peuples savent le reconnaître et  de plus en plus de dirigeants s’en approchent pour y puiser conseils et sagesse. Son influence déborde les frontières de Cuba et rejoint les peuples de l’Amérique latine, d’Afrique et plusieurs du Moyen Orient et d’Asie.</p>
<p>Quelque part, les forces porteuses de vérité, d’authenticité et de consistance en arrivent toujours à percer les nuages du mensonge, de la manipulation et de l’incohérence. Peu d’hommes d’État peuvent rivaliser avec la stature de cet homme toujours porteur d’un message de solidarité, d’humanité et de fraicheur.</p>
<p>Fidel, bon 85<sup>ième</sup> anniversaire. Tu demeures pour bien des peuples et de nombreux dirigeants <strong>un phare qui éclaire sans éblouir et qui guide sans dévier de la voie à suivre</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Oscar Fortin</p>
<p>Québec, le 13 août 2011</p>
<p><a href="http://humanisme.blogspot.com">http://humanisme.blogspot.com</a></p>
<p>Quelques liens en français :</p>
<p><a href="http://cubasilorraine.over-blog.org/ext/http://fr.cubadebate.cu/">http://cubasilorraine.over-blog.org/ext/http://fr.cubadebate.cu/</a></p>
<p><a href="http://cubaverdad.canalblog.com/archives/2010/03/19/17286587.html">http://cubaverdad.canalblog.com/archives/2010/03/19/17286587.html</a></p>
<p><a href="http://cubasilorraine.over-blog.org/article-cuba-le-monde-et-fidel-bon-anniversaire-commandant-video-55411071.html">http://cubasilorraine.over-blog.org/article-cuba-le-monde-et-fidel-bon-anniversaire-commandant-video-55411071.html</a></p>
<p><a href="http://humanisme.blogspot.com/2009/08/joyeux-anniversaire-fidel.html">http://humanisme.blogspot.com/2009/08/joyeux-anniversaire-fidel.html</a></p>
<p><a href="http://humanisme.blogspot.com/search?q=Fidel+l%27homme+qu%27on+voudrait+voir+mort">http://humanisme.blogspot.com/search?q=Fidel+l%27homme+qu%27on+voudrait+voir+mort</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>PC  cubain  :  Fidel  Castro  passe  la  main  à son  frère . .</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Apr 2011 16:08:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frederic Frep</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-68603" href="http://www.centpapiers.com/pc-cubain-fidel-castro-passe-la-main-a-son-frere-.-./68602/attachment/20110424161611"><img class="alignleft size-medium wp-image-68603" title="20110424161611" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/04/20110424161611-510x393.jpg" alt="" width="510" height="393" /></a></p>
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		<title>CUBA: UN COMBAT À FINIR ENTRE DAVID ET GOLIATH</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Apr 2011 04:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oscar</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-67238" href="http://www.centpapiers.com/cuba-un-combat-a-finir-entre-david-et-goliath/67236/david_goliath-2"><img class="aligncenter size-medium wp-image-67238" title="David_Goliath" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/04/David_Goliath1-328x440.gif" alt="" width="328" height="440" /></a><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-67237" href="http://www.centpapiers.com/cuba-un-combat-a-finir-entre-david-et-goliath/67236/david_goliath"></a></p>
<p style="text-align: justify;">En avril 1961 c’était l’invasion de Cuba par des forces anticastristes dont l’objectif était de reprendre le contrôle de l’Ile que les révolutionnaires, sous la direction de Fidel Castro, avaient conquise, le Iier janvier 1959. Ces derniers avaient chassé du pouvoir le dictateur sanguinaire, Fulgencio Batista, alors allié inconditionnel des États-Unis et de la mafia qui y régnait en maître absolu. Cette révolution n’était pas seulement liée au fait de chasser du pouvoir des dirigeants corrompus, mais de faire naître une nouvelle société sur des principes humanistes et d’éthique sociale. En somme, faire naître une société dans laquelle la liberté trouve tout son sens dans le respect et l’implantation de la justice et de la vérité au sein même de la société. Un projet ambitieux qui revêtira, au cours des ans, l’espérance, pour l’ensemble de l’Amérique latine, de l’avènement d’un homme nouveau, d’une société nouvelle.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’occasion de ce rappel de l’invasion manquée de la Baie des Cochons, de nombreuses émissions d’affaires publiques et internationales nous parleront, ces jours-ci, de Cuba, de son économie, de ses échecs, de la fin d’une révolution qui n’aura été que désillusion, désenchantement pour un peuple qui avait pourtant mis tous ses espoirs dans cette aventure révolutionnaire. Plus que tout, on nous parlera du régime communiste qui, à l’exemple de celui de l’ex-Union Soviétique, démontre son inefficacité à résoudre les problèmes économiques et à créer la prospérité. À cela s’ajouteront évidemment la question des prisonniers politiques, de celle des dissidents qui réclament le changement de régime et plus de liberté. Ce discours et ces accents seront le propre des médias de communication qui répondent avant tout aux préoccupations et intérêts des États-Unis et de ses alliés.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils ne nous parleront pas des objectifs cachés du gouvernement des États-Unis, élaborés dans un plan spécial que le président de l époque, Dwight Eisenhower, avait décidé d’appliquer à Cuba, plus d’un an avant le 16 avril 1961, Nous retrouvons l’essentiel de ce plan dans le mémorandum secret de l’adjoint du sous-secrétaire d’État d’alors, Lester Mallory.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« La majorité des cubains appuient Castro (…) Il n’existe pas une opposition politique effective. (…) L’unique moyen possible pour lui faire perdre l’appui interne est de provoquer la désillusion et le mécontentement en provoquant l’insatisfaction économique (&#8230;) et la pénurie. (…) Il faut mettre rapidement en pratique tous les moyens possibles pour affaiblir la vie économique (…) refusant à Cuba argent et biens de toute nature de manière à réduire les salaires et l’emploi, provoquant ainsi la faim, le découragement et la chute du gouvernement.</strong> »</p>
<p style="text-align: justify;">Ce plan est ce qui donne naissance au « <strong>blocus économique contre Cuba </strong>» qui dure depuis plus de 50 ans. Si les éditorialistes et analystes de nos grands médias nous parlent amplement de l’échec de l’économie cubaine, très peu, mettent en évidence les effets dévastateurs de ce blocus sur l’économie cubaine. Ils se font bien discrets sur cet acharnement de la plus grande puissance du monde à faire échouer par tous les moyens, légaux et illégaux, l’émergence d’une société nouvelle, indépendante dans la gestion de son destin, soucieuse du respect des besoins les plus fondamentaux de ses citoyens tels la subsistance, le travail, la santé, l’éducation, le logement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils ne relèvent pas les centaines sinon les milliers d’interventions de sabotage de toute nature visant la destruction de récoltes, l’effondrement de l’industrie touristique, la production de certains biens essentiels au développement de l’économie du pays. Ces informations, il faut aller les chercher chez ceux-là mêmes qui en ont été les principales victimes.</p>
<p style="text-align: justify;">Fidel, témoin privilégié de toutes ces années et victime de plus de 630 tentatives d’assassinat, est heureusement toujours là pour apporter un point de vue qu’aucun observateur et analyste sérieux ne sauraient prendre à la légère. D’ailleurs, à l’occasion de ce 50ième anniversaire, il nous livre sa compréhension de ce qui s’est passé dans ces premières années de la révolution. Il y a bien des choses qui nous sont révélées et dont nos médias se gardent bien de parler. C’est, entre autres, le cas de ces trois avions qui avaient bombardé en trois points différents de l’Ile des objectifs  militaires dont la destruction d&#8217;avions. Ils avaient été reçus à l’aéroport de Miami comme des héros cubains qui venaient de s’enfuir avec trois avions de l’armée cubaine. Tous les journaux et médias du Continent avaient repris cette version des faits sans en approfondir la véracité. Or, selon la version de Fidel, confirmée par la suite par les archives, ces trois personnes dont on n’a jamais vue les visages, étaient effectivement des cubains réfugiés à Miami. Les trois avions étaient des avions USA camouflés en avions cubains. Ils étaient sur une base au Guatemala et de là ils sont partis pour mener l’opération de sabotage, téléguidée de Washington . C’est bien différent de la version officielle qu’on nous avait alors servie.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus les années passent, plus c’est pareil. La même recette partout : des centaines de millions $ pour empêcher des pays de s’en sortir et d’autres centaines de millions $ pour aider des pays à rester dans leur sous-développement. Il suffit de regarder ce qu’on a fait d’Haïti où le néo-libéralisme règne en maître et où les pays ont investi, depuis plus de 50 ans, des dizaines et des centaines de millions $ pour son développement. Il est encore en tête de liste des pays les plus pauvres du Continent.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à Cuba, il y a une sorte de miracle qui en a assuré la survie. C’est déjà un miracle qu’il soit encore là, mais le miracle le plus signifiant est d’avoir atteint des gains humanitaires de grande importance comme la santé, l’éducation, une espérance de vie supérieure à l’ensemble des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes. Tout cela en dépit des ouragans et des tornades qui le frappent si durement chaque année et des millions $ dépensés par son grand adversaire que sont les États-Unis, non pas pour l’aider mais pour lui rendre la vie la plus difficile possible.</p>
<p style="text-align: justify;">Imaginons deux coureurs de longue distance. Sur les épaules de l’un on place un poids de 100 kilos et sur celles de l’autre on n’y met rien. Sur le parcours du premier on multiplie les obstacles alors que sur celui du second on les élimine. En toute honnêteté est-ce possible d’apprécier la performance des deux coureurs sans prendre en considérations les difficultés supplémentaires ajoutées au premier ? Nos analyses sur Cuba se font comme si on lui avait laissé la voie libre pour faire son chemin.</p>
<p style="text-align: justify;">Un des grands problèmes auquel nous sommes tous et toutes confrontés c’est celui de la qualité de l’information qui nous est servie. Nos journalistes, dans leur ensemble, répondent avant tout aux impératifs de leurs employeurs et des politiques éditoriales de leurs entreprises. La question de savoir si ce qu’ils racontent ou ce qu’ils disent est fondé et peut être justifié ne fait plus partie de l’essentiel de leurs informations. S’ils sont critiques et particulièrement sceptiques ce sera à l’endroit de toute information en provenance de la partie adverse. Alors, ils sauront faire naître le doute comme le font les avocats devant un juré pour faire innocenter son client et discréditer les adversaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement que nous disposons maintenant, grâce aux nouvelles technologies de l’informatique et surtout au professionnalisme d’intellectuels consciencieux, d’une information alternative. Cette dernière permet de faire appel aux différents acteurs impliqués dans des conflits et d’éclairer, sans contrainte, les faits portant tout autant sur les personnes que sur les régimes qui font l’objet de discussion dans la presse écrite et visuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Cuba, plus que tout autre, mérite que l’information alternative, lui rende les honneurs de son long et périlleux combat au service d’une société plus juste et plus humaine. Ce combat entre David et Goliath n’est pas encore terminé. Il se poursuit de plus belle, mais cette fois Cuba n’est plus seul. Il a des alliés latino américains qui lui sont fidèles dans le cadre de l’Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA). De plus, l’information alternative permet de briser le cercle vicieux de la désinformation dont il est victime et de révéler au monde les véritables enjeux des uns et des autres. La force de la vérité finira par percer l&#8217;opacité du mensonge.</p>
<p>Oscar Fortin Québec, le 15 avril 2011</p>
<p><a href="http://humanisme.blogspot.com/">http://humanisme.blogspot.com</a></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Des articles à lire sur le même sujet: </span></p>
<p><a href="http://www.legrandsoir.info/L-invasion-de-la-Baie-des-Cochons-a-Cuba.html">http://www.legrandsoir.info/L-invasion-de-la-Baie-des-Cochons-a-Cuba.html</a></p>
<p><a href="http://www.michelcollon.info/Fidel-Castro-un-geant-du-vingtieme.html?lang=fr">http://www.michelcollon.info/Fidel-Castro-un-geant-du-vingtieme.html?lang=fr</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Libye, Obama, Israël et la prise du sommeil</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Mar 2011 05:40:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëtan Pelletier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; En français, la « prise du sommeil ». L’attaquant enroule le cou de l’adversaire avec son bras et utilise le 2e bras pour pousser le cou. Comme son nom le suggère, qui semble l’endormir, le faire tomber en légère léthargie. . Catch, Wiki Le représentant Avons Pendant que le représentant Avons (besoin de tout), M. Obama [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><a href="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/prise-du-sommeil.jpg"><img title="PRISE DU SOMMEIL" src="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/prise-du-sommeil.jpg?w=462&amp;h=300" alt="" width="462" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>En français, la « prise du sommeil ». L’attaquant enroule le cou de l’adversaire avec son bras et utilise le 2<sup>e</sup> bras pour pousser le cou. Comme son nom le suggère, qui semble l’endormir, le faire tomber en légère <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9thargie">léthargie</a>. . <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prises_de_soumission_%28catch%29">Catch, Wiki</a></strong></p>
<p><strong>Le représentant Avons </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Pendant que le représentant Avons (besoin de tout), M. Obama était en  mission au Brésil, avec son discours savonneux, pour vendre des avions  F-16, la mission cachée semble  plutôt d’enjôler le Brésil pour ses  immenses ressources : eau, minéraux, pétrole, gaz, biodiversité et  culture alimentaires. <a href="http://gaetanpelletier.wordpress.com/2011/03/25/2011/03/22/lamazonie-dans-la-mire-des-etats-unis/">L’Amazonie dans la mire des États-Unis</a>.</p>
<p>Le Pinocchio noir, aux fils translucides, commence à rallonger du nez pendant qu’il parle.</p>
<p>Fidel Castro a bien cerné le personnage et son discours :</p>
<blockquote><p><strong><em> </em><em>« La gageure du président Kennedy  se maintient: « Bâtir un continent où tout le monde puisse aspirer à un  niveau de vie viable, convenable, où tout le monde puisse vivre d’une  manière digne et libre. » »</em><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>Il est incroyable qu’on vienne nous raconter de telles fadaises qui constituent une insulte à l’intelligence humaine.</em></strong></p>
<p><strong><em>Forcément, il n’a pas pu ne pas parler, entre autres  grandes calamités, d’un problème causé par le colossal marché que  représentent les USA en drogues et en armes :</em></strong></p>
<p><strong><em> </em><em>« Les gangs de criminels et de trafiquants de  drogues constituent une menace non seulement à la sécurité de nos  citoyens, mais encore au développement, parce qu’ils font fuir les  investissements dont les économies ont besoin pour prospérer ; et ils  menacent directement la démocratie, parce qu’ils alimentent la  corruption qui ronge les institutions de l’intérieur. » <a href="http://w41k.info/51130">Les vraies visées de l’Alliance entre « égaux », Fidel Castro</a></em></strong></p></blockquote>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p><em>Notre représentant Avons s’est maquillé de  rouge à lèvres qui  ressemblent fort étrangement à des missiles bien cordés et pointés vers  le ciel. </em></p>
<p><em><a href="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/rouge-c3a0-lc3a8vres.jpg"><img title="Rouge à lèvres" src="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/rouge-c3a0-lc3a8vres.jpg?w=325&amp;h=211" alt="" width="325" height="211" /></a></em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p>Les États-Unis ont une dette faramineuse et sont gourmands. Les voilà rendus avec un problème de taille dans les bus.</p>
<blockquote><p><strong><em>C’est officiel : les Américains sont de plus  en plus gros. Et de plus en plus serrés dans les autobus qui n’ont pas  été conçus pour des passagers aussi corpulents. Conséquence, les normes  de sécurité en vigueur dans les autobus publics devront être revues dans  tout le pays.</em></strong></p>
<p><strong><em>La Federal Transit Authority (l’équivalent américain de  Transport Canada) propose ainsi de revoir à la hausse le poids moyen des  passagers, qui passerait de 150 livres à 185 livres, de même que la  superficie qu’ils occupent, ce qui limiterait du même coup le nombre de  personnes admises dans chaque véhicule.</em></strong></p>
<p><strong><em>Les normes en vigueur sont basées sur des proportions des Américains mesurées au début des années 60.</em></strong> <strong><em><a href="http://www.cyberpresse.ca/international/ailleurs-sur-le-web/201103/24/01-4382700-les-americains-un-probleme-de-taille-dans-les-bus.php">Cyberpresse</a></em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p><a href="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/grosse.jpg"><img title="grosse" src="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/grosse.jpg?w=434&amp;h=291" alt="" width="434" height="291" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le ciel de la Libye </strong></p>
<p>Assez surprenant que pour « gagner le ciel de la Libye » il faut  autant d’avions dans un pays qui n’en en presque pas : sauf quelques  Su-22, je crois, appareils russes désuets. Car la technique des vendeurs  d’armes consiste à vendre ses vieux stocks à des pays plus pauvres ou  ne désirant pas s’armer. De sorte que la concurrence (sic) n’existe pas.</p>
<p>L’OTAN, ou NATO, a une longue histoire de conflits qui perdurent,  tuant femmes et enfants. À se demander si la prolongation n’est pas  devenue une sorte d’Ebay des armes et conflits où chacun cherche à  vendre ses broyeurs à chair.</p>
<p>Sarko y compris.</p>
<p>Et le Canada qui lui, envoie en « renfort » d’autres appareils.</p>
<p><strong>L’Afghanistan </strong></p>
<p>Probablement le pays champion dans l’art du dommage collatéral.</p>
<p>On ne voit pas de photos souvent des enfants et des femmes assassinées.</p>
<p>Les étatsuniens, si ils peuvent lire ces lignes ou en avoir entendu  parler, seraient choqués de l’indifférence des équipages de deux  hélicoptères américains qui ont attaqué et tué neuf enfants sur un flanc  de montagne dans la province afghane de Kunar, les tirant les uns après  les autres, mardi le 1<sup>e</sup> mars 2011. Scannés d’un hélicoptère,  celles-ci sont revenues dans un second tour pour les abattre. NYT 3 mars 2011.<a href="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/nato.jpg"><img title="Nato" src="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/nato.jpg?w=500&amp;h=409" alt="" width="500" height="409" /></a></p>
<p><a href="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/child-11.jpg"><img title="Child 1" src="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/child-11.jpg?w=398&amp;h=281" alt="" width="398" height="281" /></a></p>
<p>Faites des recherches sur Google. Il y en a des centaines. Mais ce ne sont pas les nôtres…<strong> </strong></p>
<p><strong>Le « catch » Israëlien</strong></p>
<p>La prise du sommeil peut maintenant être attribuée à Israël qui  profite de l’attention des médias vers la Libye pour se faire un petit   feu d’artifice sur Gaza.</p>
<p><strong><em>Ces personnes ont été assassinées dans deux attaques  séparées dans la partie orientale de la ville de Gaza ce mardi, ont  indiqué des témoins.</em></strong></p>
<p><strong><em>Deux des morts étaient âgés de 11 et 16 ans, et quatre  d’entre eux appartenaient aux Brigade Al-Qods, la branche armée du  mouvement du Jihad islamique, a déclaré un porte-parole du groupe.</em></strong></p>
<p><strong><em>Quatre personnes sont mortes quand un obus a frappé une  maison familiale à Shejaiya, ont déclaré des sources médicales à  l’agence AFP. Quelques heures plus tard, les quatre autres personnes ont  été tuées – tous des combattants de la résistance – dans un raid aérien  dans le quartier de Zeitoun, à proximité.</em></strong> <strong><em><a href="http://w41k.info/51104">Lien</a></em></strong></p>
<p><a href="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/child-2.jpg"><img title="Child 2" src="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/child-2.jpg?w=500&amp;h=441" alt="" width="500" height="441" /></a></p>
<p>Mohammed Saber Harara, âgé de 19 ans, et Mohammed Jalal al-Helo ont  immédiatement été tués et leurs corps ont été réduits en morceaux. Juste  quelques instants après, le quatrième obus a atterri près de Yaser  Hamed al-Helo, âgé de 51 ans, et de son petit-fils Yaser Ahed al-Helo,  âgé de 15 ans, alors qu’ils étaient en train d’ouvrir la porte de leur  garage et de sortir leur voiture pour secourir les blessés. Ils ont été  tués sur le coup.</p>
<p>Onze autres civils, dont huit enfants, ont été blessés par des éclats  d’obus. Trois des blessés sont considérés comme dans un état grave. <a href="http://w41k.info/51134">Lien </a></p>
<p><a href="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/gaza-buried-child-casualty.jpg"><img title="gaza-buried-child-casualty" src="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/gaza-buried-child-casualty.jpg?w=438&amp;h=339" alt="" width="438" height="339" /></a></p>
<p><strong>C’est ça « la guerre ».</strong></p>
<p>En arrière d’un écran de 50 pouces, avec des nouvelles un peu trafiquées ou silencieusement feutrées, on ne sait rien.</p>
<p>Mais ce qu’on sait c’est que ces enfants sont victimes de pays qui vendent des armes mais qui condamnent les vendeurs d’armes.</p>
<p>La vie est une lutte. Mais c’est celui qui a les plus gros bras qui peut endormir des Petits Princes… jusqu’au ciel.</p>
<p><strong>Le Petit Prince de Saint-Exupéry </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<blockquote><p><strong><em>Le narrateur est un aviateur qui, à la suite d’une panne de moteur, a dû se poser en catastrophe dans le désert du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sahara">Sahara</a> et tente seul de réparer son avion.</em></strong></p>
<p><strong><em>Le lendemain de son  atterrissage forcé, il est réveillé par une petite voix qui lui  demande : « S’il vous plaît… dessine-moi un mouton ! »</em></strong></p>
<p><strong><em>Très surpris par cette  « apparition miraculeuse », l’aviateur obéit, mais aucun de ses moutons  ne convient au petit prince. Excédé, le narrateur dessine la caisse du  mouton : « Ça, c’est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans ». Le  petit prince s’en montre cette fois-ci satisfait et remarque que le  mouton « s’est endormi ».</em></strong></p></blockquote>
<p><strong><em><a href="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/petit-prince-mouton.jpg"><img title="Petit Prince mouton" src="http://gaetanpelletier.files.wordpress.com/2011/03/petit-prince-mouton.jpg?w=471&amp;h=423" alt="" width="471" height="423" /></a></em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Il tomba doucement comme tombe un arbre. Ça ne fit même pas de bruit à cause du sable. »</p>
<h4>Gaëtan Pelletier</h4>
</div>
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		<title>Révoltes arabes: la danse macabre du cynisme, par Fidel Castro</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Feb 2011 05:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zorro 2</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-62657" href="http://www.centpapiers.com/revoltes-arabes-la-danse-macabre-du-cynisme-par-fidel-castro/62656/fidel-castro-4"><img class="alignnone size-full wp-image-62657" title="Fidel Castro" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/02/Fidel-Castro.jpg" alt="" width="424" height="335" /></a>La  politique de pillage imposée par les États-Unis et leurs alliés de  l’OTAN au Moyen-Orient est entrée en crise. Et cette crise est due,  forcément, à la hausse des cours des céréales dont les retombées ont été  plus fortes dans les pays arabes où la rareté de l’eau, les zones  désertiques et la pauvreté du peuple généralisée contrastent avec les  revenus très élevés des secteurs privilégiés liés aux énormes ressources  pétrolières.</p>
<p>Alors  que les prix des aliments ont triplé, les fortunes immobilières et les  trésors de la minorité aristocratique se chiffrent à des billions de  dollars.</p>
<p>Le  monde arabe, de culture et de religion musulmane, s’est en plus senti  humilié par la mise en place, à feu et à sang, d’un État qui n’a  respecté aucune des obligations élémentaires ayant présidé à sa création  dans le cadre de l’ordre colonial qui existait à la fin de la Deuxième  Guerre mondiale et qui permit aux puissances victorieuses de fonder  l’ONU et d’imposer les règles du jeu régissant le commerce et l’économie  mondiaux.</p>
<p>La  trahison de Moubarak à Camp David a empêché l’existence de l’État arabe  palestinien visé dans les accords de l’ONU de novembre 1947, si bien  qu’Israël est devenu une forte puissance nucléaire alliée des États-Unis  et de l’OTAN.</p>
<p>Le  complexe militaro-industriel étasunien a livré des dizaines de  milliards de dollars tous les ans à Israël et même aux États arabes que  celui-ci soumettait et humiliait.</p>
<p>Le génie s’est échappé de la bouteille, et l’OTAN ne sait pas comment le contrôler.</p>
<p>Il  va s’efforcer de tirer le plus gros profit des regrettables événements  libyens. Nul n’est capable de savoir actuellement ce qu’il se passe dans  ce pays. L’Empire a fait publier par ses médias toutes sortes de  chiffres et de versions, jusqu’aux plus saugrenus, afin de semer le  chaos et la désinformation.</p>
<p>De  toute évidence, une guerre civile se déroule en Libye. Pourquoi et  comment a-t-elle éclaté ? Qui en paiera les conséquences ? L’agence  Reuters, se faisant l’écho d’une banque japonaise bien connue, la  Nomura, a signalé que les cours du pétrole pourraient battre tous les  records :</p>
<p><em>« &nbsp;&raquo;Si  la Libye et l’Algérie arrêtaient leur production pétrolière, les cours  pourraient dépasser 220 dollars le baril, et l’OPEP verrait réduite sa  capacité inutilisée à 2,1 millions de barils par jour, similaire aux  niveaux de la guerre  du Golfe, et au record de 147 dollars le baril  établi en 2008&#8243;, a affirmé la banque dans une note. »</em></p>
<p>Qui pourrait payer des prix pareils? Quelles en seraient les conséquences en pleine crise alimentaire ?</p>
<p>Les  principaux leaders de l’OTAN jubilent. Le Premier ministre britannique,  David Cameron – selon ANSA – « …a admis dans un discours au Koweït que  les pays occidentaux avaient fait erreur d’avoir soutenu des  gouvernements non démocratiques dans le monde arabe. » Félicitons-le du  moins pour sa franchise.</p>
<p>Son  collègue français Nicolas Sarkozy a déclaré : « La poursuite de la  répression brutale et sanglante contre la population civile libyenne est  répugnante. »</p>
<p>Le  ministre italien des affaires étrangères, Franco Frattini, a jugé  « crédible » la quantité de mille morts à Tripoli, et a parlé de  &laquo;&nbsp;chiffres tragiques&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;bain de sang&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Selon Hillary Clinton, le « bain de sang » est « absolument inacceptable » et « doit cesser ».</p>
<p>Pour  Ban Ki-moon, « le recours à la violence dans ce pays est absolument  inacceptable… le Conseil de sécurité agira en accord avec les décisions  de la communauté internationale… nous envisageons une série de  variantes. »</p>
<p>En fait, ce qu’attend Ban Ki-moon, c’est qu’Obama dise le dernier mot.</p>
<p>Le  président étasunien a parlé ce mercredi après-midi. Il a fait savoir  que sa secrétaire d’Etat partirait en Europe afin de décider avec les  alliés de l’OTAN des mesures à prendre. À le voir, on constatait qu’il  ne voulait pas laisser filer l’occasion de se colleter avec le sénateur  républicain d’extrême droite, John McCain, avec le sénateur  pro-israélien du Connecticut, Joseph Lieberman, et avec les dirigeants  du <em>Tea Party</em>, et de garantir son investiture par le Parti démocrate.</p>
<p>Les  médias de l’Empire ont préparé le terrain en vue d’une action. Une  intervention militaire en Libye n’aurait rien de surprenant, ce qui  garantirait par ailleurs à l’Europe les presque deux millions de barils  par jour de pétrole léger qu’elle importe, si des événements qui  mettraient fin au leadership ou à la vie de Kadhafi n’intervenaient pas  avant.</p>
<p>De  toute façon, le rôle d’Obama est plutôt compliqué. Comment réagira le  monde arabe et musulman si une telle équipée faisait couler à flot le  sang libyen ? La vague révolutionnaire déclenchée en Égypte  freinera-t-elle une intervention de l’OTAN en Libye ?</p>
<p>L’invasion  de l’Iraq déclenchée par Bush sous de faux prétexte – mission  remplie !  s’était-il exclamé – a coûté la vie à plus d’un million  d’Arabes innocents.</p>
<p>Nul  dans le monde n’acceptera jamais la mort de civils innocents, en Libye  ou ailleurs. Je me demande : les États-Unis et l’OTAN appliqueront-ils  un jour ce même principe aux civils désarmés que leurs drones et leurs  soldats tuent tous les jours en Afghanistan et au Pakistan ?</p>
<p>C’est vraiment la danse macabre du cynisme !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.granma.cu/frances/reflexions/25febrero-La%20danse.html">Fidel Castro Ruz</a></p>
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		<title>ACHAT OU FUITE DE CERVEAUX</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Jan 2011 05:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oscar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[LORSQUE LES PAYS NANTIS NE SE GÈNENT PAS DE PUISER DANS LA RICHESSE LA PLUS PRÉCIEUSE D&#8217;UN PEUPLE: SA MATIÈRE GRISE. Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on parle de la fuite des cerveaux, surtout des pays en développement vers les pays développés. Nous savons tous que le développement d’un peuple, d’une économie reposent en grande [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>LORSQUE LES PAYS NANTIS NE SE GÈNENT PAS DE PUISER DANS LA RICHESSE LA PLUS PRÉCIEUSE D&#8217;UN PEUPLE: SA MATIÈRE GRISE.</strong></p>
<p><strong><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-58110" href="http://www.centpapiers.com/achat-ou-fuite-de-cerveaux/58045/cerveau1-2"><img class="alignleft size-full wp-image-58110" title="cerveau1" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/01/cerveau11.jpg" alt="" width="236" height="250" /></a></strong>Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on parle de la fuite des cerveaux, surtout des pays en développement vers les pays développés. Nous savons tous que le développement d’un peuple, d’une économie reposent en grande partie sur les connaissances et le savoir-faire de personnes engagées dans l’innovation et la recherche. Elles permettent de trouver des solutions aux divers problèmes qui se posent. C’est vrai dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de l’ingénierie, de l’administration etc.  Je réfère le lecteur et la lectrice aux <a href="http://www.google.com/search?hl=en&amp;q=fuite+des+cerveaux&amp;rlz=1I7ADRA_fr">nombreux articles</a> mis en ligne par Google sur cette question de la fuite des cerveaux.</p>
<p>En écoutant, cette semaine, le discours à l&#8217;État d&#8217;Union du président Obama, j’ai été particulièrement frappé par l’insistance qu’il a mise sur la nécessité de récupérer les meilleurs étudiants étrangers qui poursuivent des études dans les universités américaines. Il a démontré, à juste titre, que le développement et l’innovation reposaient en grande partie sur ces génies du savoir et des technologies.  Déjà nous savions, qu’à travers divers programmes de coopération, il y avait un ratissage des principales universités dans les pays du Tiers-monde pour y déceler les génies en herbe et leur offrir de généreuses bourses leur permettant de poursuivre leurs études dans les universités étasuniennes.  Une manière bien planifiée pour dépouiller les nations moins bien nanties de leur « matière grise » tout en laissant l’image d’une grande générosité à leur endroit.</p>
<p>Dans un <a href="http://www.cubadebate.cu/reflexiones-fidel/2011/01/28/el-estado-de-la-union/">commentaire</a> tout récent de Fidel Castro sur le discours à l&#8217;État d&#8217;Union d&#8217;Obama, il est question, entre autres, du comportement des États-Unis à l&#8217;endroit des médecins cubains en service dans de nombreuses régions inhospitalières de l&#8217;Amérique latine pour y déployer leur savoir et leur habileté médicale auprès de population en manque de médecin.</p>
<p>&nbsp;&raquo; Obama dit : &laquo;&nbsp;<em>Autour du Monde, nous appuyons ceux qui assument leur responsabilité, nous aidons  des Agriculteurs à cultiver plus d&#8217;aliments, des médecins à soigner plus de malades</em>&#8230;&nbsp;&raquo;  Quel mensonge !  Plusieurs savent ce que les États-Unis ont fait avec nos médecins en service auprès des populations les plus défavorisées tant au Venezuela et que dans d&#8217;autres pays de l&#8217;Amérique Latine. Ils les pourchassaient dans les coins les plus reculés de ces régions pour les inciter à abandonner ce dur travail et à fuir vers les États-Unis. Ils mettaient à leur disposition un avion , leur assuraient un visa et leur promettaient beaucoup d&#8217;argent.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Comment, avec un pareil comportement, se présenter comme un allié fiable, préoccupé du développement des peuples et de leur mieux être? Comment se présenter comme le chef de file des grandes valeurs de démocratie, de justice, de respect alors que dans toutes ses interventions prédominent d’abord et avant tout des intérêts strictement nationaux? Monsieur Obama a été très clair pour dire qu’il fallait déployer tous les moyens pour garder ces étudiants étrangers au profil scientifique élevé et de ne pas hésiter à favoriser le recrutement de ceux et celles qui pouvaient permettre aux États-Unis de reprendre la première place comme tête de file du développement des sciences et des hautes technologies.</p>
<p>Si dans un passé encore tout récent, il était possible d’aller chercher les minerais, les aliments et le pétrole sans se soucier des coûts de redevance, aujourd’hui, ce n’est plus possible, au moins dans un certain nombre de pays. Des peuples et des pays, comme la Bolivie, le Venezuela, l&#8217;Équateur, et plus récemment la Tunisie, l&#8217;Algérie et l&#8217; Égypte retrouvent la parole pour dire que le monde ne peut plus continuer sous la tutelle de dirigeants, d’oligarchies et de forces impériales qui n’ont de soucis que pour leurs propres intérêts. Dans le cas précis de la fuite des cerveaux,  il faut espérer que des mesures soient également prises, comme elles l’ont été dans les secteurs des  richesses naturelles, pour enrayer ces départs de personnes ressources. S&#8217;ils sont si importantes  pour les pays développés, ça devrait l&#8217;être tout autant pour les pays en développement.</p>
<p>Dans un de ses rapports <a href="http://www.oecd.org/document/16/0,3746,fr_2649_33935_39322256_1_1_1_1,00&amp;&amp;en-USS_01DBC.html">l’OCDE illustre</a> la carte du déplacement des « cerveaux » dans le monde et suggère que les pays en développement s’unissent et établissent des accords non seulement pour que leurs étudiants reviennent servir les régions des pays en développement, mais aussi qu&#8217;il y ait une plus grande circulation des savoirs et des savants entre les pays nantis et les pays en développement.</p>
<p>« <em>La comparaison des taux d’émigration des populations hautement qualifiées révèle que les pays ayant un niveau de revenus faibles souffrent de manière disproportionnée de la «fuite des cerveaux» (indiquée en couleur foncée). Cependant, les pays en développement pourraient aussi bénéficier de migration de populations hautement qualifiées s’il existait un partenariat entre les pays de provenance des émigrés et les pays d’accueil permettant de rapatrier les compétences et le savoir (circulation des cerveaux).</em> »</p>
<p>Pour les pays développés, la fuite des cerveaux est une aubaine, mais pour les autres c’est un désastre. Ils ne se font pas de problèmes de conscience en dépouillant ces derniers de leurs meilleures ressources humaines.Leurs portes sont très grandes ouvertes  pour recevoir les personnes déjà toute formées, les gens bien argentés, mais elles se font bien étroites lorsqu’il s’agit de réfugiés politiques et économiques. Entre le discours du politicien qui vante les grandes valeurs de la solidarité humaine, de la démocratie, du respect et l&#8217;action des agents en service commandé à travers le monde pour corrompre, acheter, inciter à la trahison et au transfuge, il y a tout un monde. Cette face cachée de la vie publique fait rarement partie des discours à l&#8217;État d&#8217;Union.</p>
<p>Oscar Fortin</p>
<p><a href="http://humanisme.blogspot.com">http://humanisme.blogspot.com</a></p>
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		<title>Chant du cygne pour Laurent Gbagbo ?</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/chant-du-cygne-pour-laurent-gbagbo/56480</link>
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		<pubDate>Fri, 14 Jan 2011 05:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Allain Jules</dc:creator>
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<p><strong>Alors que les jeunes patriotes multiplient des actions contre l’ONUCI à Abidjan, l’UE vient de décider, ce vendredi, le gel des avoirs des proches du président sortant, Laurent Gbagbo. C’est une liste de 84 personnes qui a été rendue publique. Selon une source diplomatique, la dernière chance du président sortant ivoirien est fixée à dimanche, pour qu’il remette pacifiquement le pouvoir à Alassane Dramane Ouatarra</strong>.</p>
<p><span id="more-11961"> </span><strong><a href="http://allainjules.files.wordpress.com/2011/01/lenouveaureveil_20110114_2719.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-11966" title="lenouveaureveil_20110114_2719" src="http://allainjules.files.wordpress.com/2011/01/lenouveaureveil_20110114_2719.jpg?w=300&amp;h=405" alt="" width="300" height="405" /></a></strong><strong>Ce gel dont nous ne connaissons pas les paramètres concernerait des avoirs de « 11 entités » économiques notamment dans le secteur portuaire et des médias. Ceci implique-t-il que la Côte d’Ivoire sera privée partiellement ou totalement d’exportations ? Nous n’en savons rien mais, c’est finalement la population, la plèbe, qui en pâtira, d’autant plus que les nantis sont toujours à l’abri de pareilles sanctions.</strong></p>
<p><strong>On parle de dernière chance dimanche puisque le Premier ministre kényan Raila Odinga, envoyé par l’Union africaine, doit se rendre en </strong><strong>Côte d’Ivoire</strong>. <strong>Selon un bilan de l’ONU publié jeudi dernier, la crise postélectorale a fait au moins 247 morts depuis la mi-décembre, dont des victimes de violences interethniques sans lien direct avec l’affrontement politique. Néanmoins, selon toujours des sources diplomatiques, il est grand temps, d’arrêter l’hémorragie, avant qu’il ne soit trop tard.</strong></p>
<p><strong>Le camp Ouatarra semble désormais privilégier la force pour déloger le président Laurent Gbagbo. Est-ce la solution ? Je ne le crois pas personnellement. Mais que peut-on faire face l’autisme dont l’unique centre d’intérêt est le pouvoir ? J’avoue ne pas avoir de réponse. Mais est-il intelligent de vouloir mourir en martyr ? Un héros mort- <em>a dead hero</em>-, interesse-t-il vraiment encore quelqu’un ? <em>« La Patrie où la Mort »</em>, expression  chère à Fidel Castro et devise de Cuba s’applique-t-elle à Laurent Gbagbo ? Même pas peur ? Des hommes d’Eglise et de nombreux officiers, semble-t-il, sont entrain de lâcher l’homme qu’ils ont toujours soutenu, Laurent Gbagbo. Chant du cygne ? Sursis ?</strong></p>
<p><strong>La peur des Ivoiriens est légitime. Celle-ci est normale dans la mesure où le changement fait toujours peur et personne n’aime l’incertitude. Alors qu’une rumeur infondée indique que le président Alassane Dramane Ouatarra est hospitalisé à Paris depuis le 8 janvier dernier alors qu’il était hier sur Canal+ où il répondait à une interview de <a href="http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3349-c-le-grand-journal.html?progid=408268"><span>Michel Denisot enregistrée hier au Golf hôtel d’Abidjan</span></a>, l’heure est grave. C’est ainsi que son premier ministre Guillaume Soro a déclaré aujourd’hui: <em>« Imaginez que la Cédéao (Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest) n`envoie pas de troupes: vous croyez que M. Gbagbo pourra diriger ce pays sans des dégâts humains infiniment supérieurs? Vous pensez que nous resterons les bras croisés sans exercer notre légitime défense? Ce sera la guerre, et tout vaut mieux que la guerre »</em>.</strong></p>
<p><strong>Pauvre Côte d’Ivoire !</strong></p>
<p><strong>Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
</div>
</div>
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		<title>La diplomatie étasunienne et la dissidence cubaine</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Jan 2011 05:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mondialisation.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Salim Lamrani]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-54617" href="http://www.centpapiers.com/la-diplomatie-etasunienne-et-la-dissidence-cubaine/54608/22536-2"><img class="alignnone size-full wp-image-54617" title="22536" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2010/12/225361.jpg" alt="" width="500" height="260" /></a></p>
<p>Par  Salim  Lamrani, <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=22536">Mondialisation.ca</a></p>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p>Depuis  un demi-siècle, la politique étrangère de Washington à l’égard de La  Havane, dont l’objectif est d’obtenir un changement de régime, se base  sur deux piliers fondamentaux : l’imposition de sanctions économiques  drastiques – qui affectent toutes les catégories de la société cubaine–,  et l’organisation et le financement d’une opposition interne.</p>
<p>Ainsi,  le 6 avril 1960, Lester D. Mallory, sous-secrétaire d’Etat assistant  pour les Affaires interaméricaines, rappelait dans un mémorandum à Roy  R. Rubottom Jr., alors sous-secrétaire d’Etat pour les Affaires  interaméricaines le but des sanctions économiques :</p>
<p><em>« La  majorité des Cubains soutiennent Castro. Il n’y a pas d’opposition  politique efficace […]. Le seul moyen possible pour annihiler le soutien  interne [au régime] est de provoquer le désenchantement et le  découragement par l’insatisfaction économique et la pénurie […]. Tous  les moyens possibles doivent être entrepris rapidement pour affaiblir la  vie économique de Cuba […]. Une mesure qui pourrait avoir un très fort  impact serait de refuser tout financement et livraison à Cuba, ce qui  réduirait les revenus monétaires et les salaires réels et provoquerait  la famine, le désespoir et le renversement du </em>gouvernement<sup>1</sup><em> ».</em></p>
<p>De  1959 à 1990, le programme de création d’une dissidence interne a été  tenu secret. Ainsi, les archives étasuniennes partiellement  déclassifiées font état de multiples programmes destinés à créer une  opposition au gouvernement de Fidel Castro, laquelle servirait les  intérêts des Etats-Unis qui souhaitaient un changement de régime. A  partir de 1991, suite à l’effondrement de l’Union soviétique, le soutien  financier et logistique aux dissidents cubains est devenu public et a  été inscrit dans la législation étasunienne.</p>
<p><strong>Le financement de l’opposition interne</strong></p>
<p>Lors  d’une réunion du Conseil de sécurité nationale tenue le 14 janvier  1960, le sous-secrétaire Livingston Merchant déclarait : <em>« Notre objectif est d’ajuster toutes nos actions de manière à accélérer le développement d’une opposition à Cuba »</em>. De son côté, le secrétaire adjoint pour les Affaires interaméricaines, Roy Rubottom, affirmait que <em>« le  programme adopté [destiné à renverser le gouvernement cubain] nous a  autorisé à apporter notre aide à des éléments qui s’opposaient au  gouvernement de Castro à Cuba, pour faire croire que sa chute était le  résultat de ses propres erreurs</em><sup>2</sup><em> »</em>.</p>
<p>A  partir de 1991, persuadés que l’heure finale de la Révolution cubaine  était arrivée, les Etats-Unis n’ont pas hésité à affirmer publiquement  leur soutien à l’opposition interne. La section 1705 de la loi  Torricelli de 1992 stipule que <em>« les Etats-Unis fourniront une  assistance, à des organisations non gouvernementales appropriées, pour  soutenir des individus et des organisations qui promeuvent un changement  démocratique non violent à Cuba</em><sup>3</sup><em> »</em>.</p>
<p>La section 109 de la loi Helms-Burton de 1996 fait état de la même réalité : <em>« Le  Président [des Etats-Unis] est autorisé à fournir une assistance et  offrir tout type de soutien à des individus et des organisations non  gouvernementales indépendantes pour soutenir des efforts en vue de  construire la démocratie à Cuba</em><sup>4</sup><em> »</em>.</p>
<p>Le premier rapport de la Commission d’assistance à une Cuba libre prévoit la mise en place d’un <em>« solide programme de soutien favorisant la société civile cubaine »</em>. Parmi les mesures préconisées, un financement à hauteur de 36 millions de dollars est destiné au <em>« soutien de l’opposition démocratique et au renforcement de la société civile émergeante</em><sup>5</sup><em> »</em>.</p>
<p>Le  3 mars 2005, Roger Noriega, alors secrétaire assistant pour les  Affaires de l’hémisphère occidental de l’administration Bush, a signalé  que 14,4 millions de dollars avaient été ajoutés au budget de 36  millions de dollars prévu dans le rapport de 2004. Noriega a dévoilé  l’identité de certaines personnes travaillant à l’élaboration de la  politique étrangère étasunienne contre Cuba, à savoir Marta Beatriz  Roque, les Dames en blanc et Oswaldo Payá<sup>6</sup>.</p>
<p>Le  second rapport de la Commission d’assistance à une Cuba libre prévoit  un budget de 31 millions de dollars pour financer davantage l’opposition  interne. De plus, un financement d’au moins 20 millions de dollars  annuels est alloué à ce même effet pour les années suivantes <em>« jusqu’à ce que la dictature cesse d’exister</em><sup>7</sup><em> ». </em>Le plan prévoit également <em>« d’entraîner et d’équiper des journalistes indépendants de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle à Cuba</em><sup>8</sup><em> ».</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>L’Agence  étasunienne pour le développement international (USAID), dépendante du  gouvernement fédéral, admet financer l’opposition cubaine. Selon  l’Agence, pour l’année fiscale 2009, le montant de l’aide destinée aux  dissidents cubains s’élevait à 15,62 millions de dollars. <em>« La  grande majorité de cette somme est destinée à des personnes se trouvant  à Cuba. Notre but est de maximiser le montant du soutien dont  bénéficient les Cubains dans l’île</em><sup>9</sup><em> »</em>.</p>
<p>L’organisation gouvernementale souligne également le point suivant : <em>« Nous  avons formé des centaines de journalistes sur une période de dix ans  dont le travail est apparu dans de grands médias internationaux »</em>. Cette déclaration met à mal les affirmations sur le caractère indépendant des <em>« journalistes opposants »</em> à Cuba. Ayant été formés et stipendiés par les Etats-Unis, ils  répondent aux intérêts de Washington, dont le but est, comme le  signalent les documents officiels du Département d’Etat », un <em>« changement de régime »</em> dans l’île<sup>10</sup>.</p>
<p>D’un  point de vue juridique, cette réalité place de fait les dissidents qui  acceptent les émoluments offerts par l’USAID dans la situation d’agents  au service d’une puissance étrangère, ce qui constitue une sérieuse  violation du code pénal à Cuba comme dans tout autre pays du monde.  L’Agence, consciente de cette réalité, rappelle d’ailleurs que <em>« personne n’est obligé d’accepter ou de prendre part aux programmes du gouvernement des Etats-Unis</em><sup>11</sup><em> »</em>.</p>
<p>La Section d’Intérêts Nord-Américains de La Havane, confirme ce fait dans un communiqué : <em>« Depuis  longtemps, la politique des Etats-Unis consiste à fournir une  assistance humanitaire au peuple cubain, particulièrement aux familles  des prisonniers politiques</em><sup>12</sup><em> »</em>.</p>
<p>Laura Pollán du groupe dissident « Les Dames en blanc » revendique ouvertement ce financement : <em>« Nous acceptons l’aide, le soutien, que ce soit de l’extrême droite ou de la gauche, sans conditions</em><sup>13</sup><em> »</em>.  L’opposant Vladimiro Roca a également confessé que la dissidence  cubaine était stipendiée par Washington, tout en déclarant que l’aide  financière reçue était <em>« totalement et complètement légale »</em>. Pour le dissident René Gómez, le soutien financier de la part des Etats-Unis n’est <em>« pas une chose qu’il faudrait cacher ou dont il faudrait avoir honte</em><sup>14</sup><em> »</em>. De la même manière, l’opposant Elizardo Sánchez a confirmé l’existence d’un financement de la part des Etats-Unis :<em> « La question n’est pas de savoir qui envoie de l’aide mais ce que l’on en fait</em><sup>15</sup><em> »</em>. De  son côté, Marta Beatriz Roque déclare que l’aide financière reçue du  gouvernement étasunien est indispensable pour son activité de disidente<sup>16</sup>.</p>
<p>L’<em>Agence France-Presse </em>informe que <em>« les dissidents ont pour leur part revendiqué et assumé ces aides financières</em><sup>17</sup><em> »</em>. L’agence espagnole <em>EFE</em> fait allusion aux <em>« opposants payés par les Etats-Unis</em><sup>18</sup><em> »</em>. Selon l’agence de presse britannique <em>Reuters</em>, <em>« le  gouvernement étasunien fournit ouvertement un soutien financier fédéral  pour les activités des dissidents, ce que Cuba considère comme un acte  illégal</em><sup>19</sup><em> »</em>.</p>
<p>L’agence de presse étasunienne <em>The Associated Press</em> a fait part de cette réalité et a reconnu que la politique de fabriquer  et financer une opposition interne n’était pas nouvelle : <em>« Depuis des années, le gouvernement des Etats-Unis a dépensé des millions de dollars pour soutenir l’opposition cubaine</em><sup>20</sup><em> »</em>.  Elle a également évoqué le train de vie des dissidents qui profitent à  la fois des émoluments de Washington et du système social cubain :</p>
<p><em>« Une  partie du financement provient directement du gouvernement des  Etats-Unis, dont les lois préconisent le renversement du gouvernement  cubain. L’agence internationale pour le développement  des  Etats-Unis (USAID), qui supervise le soutien financier du gouvernement  pour une ‘transition démocratique’ à Cuba, a alloué plus de 33 millions  de dollars pour la société civile cubaine pour la présente année  fiscale. </em></p>
<p><em>Presque  tous les Cubains, y compris les dissidents, disposent d’un logement  gratuit, d’un accès à la santé et à l’éducation jusqu’à l’université  gratuits. Des rations de riz, de pommes de terre, de savon, et d’autres  produits de base permettent aux personnes de satisfaire leurs nécessités  de base pendant presque tout le mois</em><sup>21</sup><em>. »</em></p>
<p>Le quotidien français <em>Libération</em> note que l’opposant Guillermo <em>« Fariñas n’a jamais nié avoir reçu des </em><em>‘dons’</em><em> de la Section des intérêts américains pour se procurer un ordinateur et exercer son métier de </em><em>‘journaliste indépendant’</em><em> sur Internet</em><sup>22</sup><em> »</em>.</p>
<p>Amnesty International admet que les personnes qu’elle considère comme étant des <em>« prisonniers politiques »</em> ont été condamnées <em>« pour  avoir reçu des fonds ou du matériel du gouvernement américain pour des  activités perçues par les autorités comme subversives ou faisant du tort  à Cuba</em><sup>23</sup><em> »</em>.</p>
<p>Wayne  S. Smith, dernier ambassadeur étasunien à Cuba, a confirmé le caractère  subversif de la politique étasunienne. Selon lui, il est <em>« illégal et imprudent d’envoyer de l’argent aux dissidents cubains</em><sup>24</sup><em> »</em>. Il a ajouté que <em>« personne ne devrait donner de l’argent aux dissidents et encore moins dans le but de renverser le gouvernement cubain »</em> car <em>« lorsque  les Etats-Unis déclarent que leur objectif est de renverser le  gouvernement cubain, et qu’ensuite ils affirment qu’un des moyens pour y  parvenir est de fournir des fonds aux dissidents cubains, ces derniers  sont placés de facto dans la position d’agents payés par une puissance  étrangère pour renverser leur propre gouvernement</em><sup>25</sup><em> »</em>.</p>
<p><strong>Une dissidence coupée de toute base populaire selon Washington</strong></p>
<p>Malgré  les moyens politiques, économiques, médiatiques et financiers mis à la  disposition de l’opposition cubaine, celle-ci a toujours été coupée de  toute base populaire. De plus, elle est profondément divisée et plutôt  vieillissante. C’est le constat amer dressé par Jonathan D. Farrar,  actuel chef de la SINA à La Havane, dans un mémorandum confidentiel du  15 avril 2009 intitulé <em>« Les Etats-Unis et le rôle de l’opposition à Cuba »</em>, et adressé au Département d’Etat<sup>26</sup>.</p>
<p>Le diplomate note tout d’abord que le président cubain Raúl Castro se trouve actuellement dans <em>« une position d’autorité non remise en cause »</em>. Quant au rôle de la dissidence, il est <em>« nul »</em> car <em>« les groupes d’opposition sont dominés par des individus à fort ego qui ne travaillent pas ensemble »</em>. Farrar précise que <em>« le mouvement dissident à Cuba est vieillissant et complètement déconnecté du quotidien des Cubains ordinaires »</em>.  En effet, en raison des émoluments perçus, la dissidence cubaine mène  un train de vie qu’aucun citoyen moyen de l’île ne peut se permettre<sup>27</sup>.</p>
<p>Farrar reconnaît qu’il est en contact régulier <em>« avec la plupart du mouvement dissident officiel à La Havane »</em>, dont les membres se rendent fréquemment à la SINA<em>.</em> Il remarque cependant qu’<em>« aucune  preuve ne permet de montrer que les organisations dissidentes  dominantes à Cuba ont une influence sur les Cubains moyens. Les sondages  informels réalisés auprès des demandeurs de visa et d’asile ont montré  quasiment aucune connaissance des personnalités dissidentes ou de leur  agenda</em><sup>28</sup><em> »</em>.</p>
<p>Farrar  explique cela par l’âge des opposants dont la plupart ont entre 50 et  70 ans et cite Francisco Chaviano, René Gómez Manzano et Oswaldo Payá. <em>« Ils n’ont que très peu de contacts avec la jeunesse cubaine, et leur message n’intéresse pas ce segment de la société »</em>.  Le diplomate regrette les luttes intestines au sein des différents  groupes et le manque d’unité. Son jugement est implacable : <em>« Malgré  les affirmations selon lesquels ils représentent des ‘milliers de  Cubains’, nous n’avons aucune preuve d’un tel soutien, du moins en ce  qui concerne La Havane où nous nous trouvons »</em>. Il ajoute qu’<em>« ils n’ont pas d’influence au sein de la société cubaine et n’offrent pas d’alternative politique au gouvernement de Cuba</em><sup>29</sup><em> »</em>.</p>
<p>Cet avis est partagé par les autres diplomates européens, qui l’ont exprimé lors d’une rencontre avec Farrar. <em>« Les  représentants de l’Union européenne à la réunion ont disqualifié les  dissidents dans les mêmes termes que ceux du gouvernement de Cuba, en  insistant sur le fait qu’ils ‘ne représentent personne</em><sup>30</sup><em>’ »</em>.</p>
<p><em> </em></p>
<p>Il  y a une raison à cela et elle se trouve dans l’idiosyncrasie cubaine.  La société cubaine est certes loin d’être monolithique et les secteurs  insatisfaits de la population sont sévères dans leurs critiques à  l’égard des autorités dès lors qu’il s’agit de dénoncer les  contradictions, les aberrations, le sectarisme et les injustices parfois  engendrés par le système cubain. Les reproches sont parfois acerbes et  sans concessions et sont relayés par les médias cubains selon Farrar. La  SINA note que <em>« beaucoup d’articles de presse sont très critiques des politiques actuelles</em><sup>31</sup><em> »</em>.  Néanmoins, malgré toutes les vicissitudes quotidiennes, les Cubains  restent viscéralement attachés à leur indépendance et leur souveraineté  nationales et ne peuvent concevoir qu’un de leurs compatriotes puisse  accepter d’être au service d’une puissance étrangère qui a toujours rêvé  de reprendre possession de l’île. Il s’agit là de l’héritage politique  « anti-impérialiste » laissé par les grands hommes de l’histoire de la  nation tels que José Martí, Antonio Maceo, Máximo Gómez, Julio Antonio  Mella, Antonio Guiteras, Eduardo Chibás et Fidel Castro.</p>
<p>La  diplomatie étasunienne évoque également une autre raison : la  persistante popularité de Fidel Castro auprès des Cubains cinquante ans  après son arrivée au pouvoir. <em>« Ce serait une erreur de  sous-estimer […] le soutien dont dispose le gouvernement  particulièrement auprès des communautés populaires et des étudiants</em><sup>32</sup><em> »</em>.<em> </em>Farrar souligne <em>« la significative admiration personnelle pour Fidel »</em> au sein de la société cubaine<sup>33</sup>.</p>
<p>La  SINA fustige également le manque de programme ainsi que la cupidité des  opposants, uniquement intéressés par les revenus que peut apporter le  commerce de la dissidence : <em>« Leur plus grand effort  consiste à obtenir assez de ressources pour que les principaux  organisateurs et leurs partisans puissent vivre convenablement. Une  organisation politique nous a ouvertement et franchement affirmé qu’elle  avait besoin d’argent pour payer des salaires et a présenté un budget  dans l’espoir que la SINA prenne en charge les dépenses. En plus de la  recherche de fonds qui est leur principale préoccupation, leur seconde  priorité semble être critiquer ou marginaliser les activités de leurs  concurrents, pour préserver leur pouvoir et l’accès aux ressources</em><sup>34</sup><em> »</em></p>
<p>Néanmoins, Farrar insiste de nouveau l’importance de l’opposition dans la réalisation des objectifs étasuniens et, pour cela, <em>« il faut la soutenir »</em>, tout en cherchant une alternative, afin de revigorer le mouvement dissident à Cuba<sup>35</sup>.</p>
<p><strong>La priorité Yoani Sánchez</strong></p>
<p>La  diplomatie étasunienne voit en la bloggeuse Yoani Sánchez une  alternative crédible à la dissidence traditionnelle et place ses espoirs  en elle, ce qui explique sa renommée internationale alors qu’elle est  une parfaite inconnue à Cuba. <em>« Nous pensons que la jeune  génération de dissidents non traditionnels, tels que Yoani Sánchez peut  jouer un rôle à long terme dans une Cuba post-Castro »</em>. Farrar  conseille ainsi au Département d’Etat de concentrer ses efforts sur  cette dissidente et lui apporter davantage de soutien<sup>36</sup>.</p>
<p>En  effet, le parcours atypique de Yoani Sánchez suscite quelques  interrogations. Après avoir émigrée en Suisse en 2002, elle a choisi de  rentrer à Cuba deux années plus tard, en 2004. En 2007, elle décide  d’intégrer l’univers de l’opposition à Cuba en créant son blog <em>Generación Y</em>, et devient un farouche détracteur du gouvernement de La Havane<sup>37</sup>.</p>
<p>Ses  critiques sont acerbes et peu nuancées. Elle présente un panorama  apocalyptique de la réalité cubaine et accuse les autorités d’être  responsables de tous les maux. Selon elle, Cuba est <em>« une immense prison, avec des murs idéologiques</em><sup>38</sup><em> »</em>, un <em>« bateau qui prend l’eau de toutes parts et qui est sur le point de faire naufrage</em><sup>39</sup><em> »</em>, où <em>« des  être des ombres, qui tels des vampires s’alimentent de notre joie  humaine, nous inoculent la crainte à travers les coups, la menace, le  chantage</em><sup>40</sup><em> »</em>. Le blog de Yoani Sánchez  décrit ainsi la réalité cubaine de façon terrifiante et aucun trait  positif ne transparaît. De la même manière, elle élude minutieusement le  contexte géopolitique singulier dans lequel se trouve Cuba depuis 1959.</p>
<p>Sánchez tient un discours bien précis qui se rapproche souvent de la position étasunienne. Ainsi, elle minimise l’impact des sanctions économiques – <em>« une excuse » </em>pour le gouvernement cubain – en affirmant que <em>« le gouvernement cubain est responsable à 80% de la crise économique actuelle et 20% est dû sanctions économiques</em><sup>41</sup><em> »</em>.  La communauté internationale, loin de partager cet avis, a condamné  (187 pays contre deux) l’état de siège économique en 2010 pour la pour  la 19<sup>ème</sup> fois consécutive, le considérant comme étant le  principal obstacle au développement de l’île. Elle justifie cette  situation par les nationalisations survenues dans les années 1960 et en  raison de la crise des missiles<sup>42</sup>. Selon elle, <em>« le  blocus a constitué l’argument parfait pour le gouvernement cubain pour  maintenir l’intolérance, le contrôle et la répression interne. Si demain  on levait les sanctions, je doute que l’on en voie les effets</em><sup>43</sup><em> ».</em></p>
<p>Concernant  l’affaire des cinq agents cubains condamnés en 1998 à des peines de  prison à vie aux Etats-Unis pour avoir infiltré des groupuscules  responsables d’attentats terroristes contre Cuba, la bloggeuse adopte  également le point de vue étasunienne et affirme que <em>« les cinq réalisaient des activités d’espionnage » </em>et qu’ils <em>« ont fourni des informations qui ont engendré la mort de plusieurs personnes »</em>, assertion que le parquet du tribunal de Miami a reconnu être dans l’incapacité de démontrer<sup>44</sup>.</p>
<p>Pourtant, la  Cour d’Appel d’Atlanta a reconnu qu’il ne s’agissait pas d’un cas  d’espionnage, ni d’une atteinte à la sécurité nationale. Pas moins de  dix Prix Nobel ont présenté une pétition<em> Amicus Curiae</em> auprès de la Cour Suprême  étasunienne exigeant un procès équitable et la libération des cinq  Cubains. Mary Robinson, ancienne Présidente de l’Irlande et  Haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies entre 1997 et  2002, le Sénat mexicain à l’unanimité, toutes tendances politiques  confondues, la <em>National Association</em><em> of Criminal Defense Lawyers</em>, les <em>Cuban-American Scholars</em>, l’<em>Ibero-American Federation of Ombudsmen</em>, le <em>National Jury Project</em>, le <em>William C Velazques Institute and the Mexican American Political Association</em>, le <em>National Lawyers Guild </em>et la <em>National Conference</em><em> of Black Lawyers</em>, le <em>Civil Right Clinic </em>de l’<em>Howard University School of Law</em>, l’<em>International Association of Democratic Lawyers</em>, la <em>Florida Association</em><em> of Criminal Defense Lawyers-Miami Chapter</em>, le <em>Center for International Policy </em>et le <em>Council on Hemispheric Affairs</em> ont à leur tour demandé la libération des cinq Cubains<sup>45</sup>.</p>
<p>Cette affaire judiciaire a été dénoncée à plusieurs reprises. <em>Amnesty International</em> considère les cinq cubains comme étant des prisonniers politiques. De  son côté, le colonel Lawrence Wilkerson, ancien chef d’état-major du  cabinet de l’ex secrétaire d’Etat Colin Powell, a condamné le procès  contre ces personnes. <em>« C’est un comble : on condamne à la prison à  vie des hommes qui sont venus ici pour déterminer comment et quand leur  pays allait être attaqué par des personnes qui violent la loi  américaine ».</em> Selon lui, <em>« il s’agit d’une parodie de justice.  Ces hommes ne disposaient pas d’armes, n’ont planifié aucun dommage  physique contre les Etats-Unis et étaient motivés par l’idée de protéger  leurs compatriotes d’une invasion et d’attaques perpétrées par les  cubains-américains vivant en Floride »</em>. Puis il a ajouté : <em>« Nous  devons nous demander également comment sommes-nous arrivés à constituer  un sanctuaire pour des présumés terroristes Comment est-il possible que  les Etats-Unis d’Amérique puissent occuper notre propre liste de pays  sponsors du terrorisme</em><sup>46</sup><em> »</em>.</p>
<p>De la même manière, Yoani Sánchez minimise les acquis sociaux du système cubain et affirme <em>« qu’ils existaient déjà</em><sup>47</sup><em> »</em> dans la Cuba des années antérieures à la Révolution. Selon elle, sous la dictature de Batista, <em>« </em><em>il y avait une liberté de la presse plurielle et ouverte, des émissions de radio de toutes les tendances politiques</em><sup>48</sup><em> »</em>.  Par ailleurs, elle défend la loi d’ajustement cubain – unique au monde –  votée par le Congrès étasunien en 1966, qui stipule que tout Cubain qui  émigre légalement ou illégalement aux Etats-Unis après le 1<sup>er</sup> janvier 1959 obtient automatiquement le statut de résident permanent au  bout d’un an, ainsi que diverses aides socio-économiques<sup>49</sup>.  Plus insolite, elle pense que l’écrivain colombien Gabriel García  Márquez ne méritait pas son prix Nobel de littérature, en raison de son  amitié avec Fidel Castro : <em>« Je pense que beaucoup écrivains latino-américains méritaient le prix Nobel de littérature plus que Gabriel García Márquez</em><sup>50</sup><em> »</em>.  Consciente que l’objectif du gouvernement des Etats-Unis est de  renverser le gouvernement cubain, elle admet sans complexe partager le  même objectif : <em>« Les Etats-Unis souhaitent un changement de gouvernement à Cuba, et c’est ce que je souhaite également</em><sup>51</sup><em> »</em>. Sánchez réaffirme également sa volonté d’imposer <em>« un capitalisme sui generis</em><sup>52</sup><em> »</em> à Cuba.</p>
<p>Ainsi,  en à peine un an d’existence, alors qu’il existe des dizaines de blogs  plus anciens et non moins intéressants que celui de Sánchez, la  bloggeuse cubaine a obtenu le prix de Journalisme Ortega y Gasset, d’un  montant de 15 000 euros le 4 avril 2008, décerné par le quotidien  espagnol <em>El País</em>. D’habitude, ce prix est accordé à des écrivains  et journalistes prestigieux ayant une longue carrière littéraire. C’est  la première fois qu’une personne du profil de Sánchez l’obtient<sup>53</sup>. De même, la bloggeuse a été sélectionnée parmi les 100 personnes les plus influentes du monde par la revue <em>Time </em>(2008), en compagnie de George W. Bush, Hu Jintao et le Dalaï Lama<sup>54</sup>. Son blog a été inclus dans la liste des 25 meilleurs blogs du monde de la chaîne <em>CNN </em>et la revue <em>Time </em>(2008)<em> </em>et elle a également obtenu le prix espagnol <em>Bitacoras.com</em> ainsi que <em>The Bob’s</em> (2008)<sup>55</sup>. Le 30 novembre 2008, le quotidien espagnol <em>El País</em> l’a inclus dans sa liste des 100 personnalités hispano-américaines les  plus influentes de l’année (liste dans laquelle n’apparaissaient ni  Fidel Castro ni Raúl Castro)<sup>56</sup>. La revue <em>Foreign Policy</em> l’a incluse en décembre 2008 parmi les 10 intellectuels les plus importants de l’année<sup>57</sup>. La revue mexicaine <em>Gato Pardo</em> en a fait de même pour l’année 2008<sup>58</sup>. La prestigieuse université étasunienne de Columbia lui a décerné le prix Maria Moors Cabot<sup>59</sup>. Et la liste des distinctions est longue<sup>60</sup>.</p>
<p>Par ailleurs, le site <em>Generación Y</em> de Yoani Sánchez reçoit 14 millions de visites par mois et est le seul  au monde à être disponible en pas moins de 18 langues (anglais,  français, espagnol, italien, allemand, portugais, russe, slovène,  polonais, chinois, japonais, lituanien, tchèque, bulgare, néerlandais,  finlandais, hongrois, coréen et grec). Aucun autre site au monde, y  compris ceux des plus importantes institutions internationales comme par  exemple les Nations unies, la Banque mondiale, le Fonds monétaire  international, l’OCDE, l’Union européenne, ne dispose d’autant de  versions linguistiques. Ni le site du Département d’Etat des Etats-Unis,  ni même celui de la CIA ne disposent d’une telle variété<sup>61</sup>. Autre fait unique, le président étasunien Barack Obama a concédé une interview à Yoani Sánchez<sup>62</sup>.</p>
<p>Jamais  aucun dissident à Cuba – peut-être dans le monde – n’a obtenu autant de  distinctions internationales en si peu de temps, avec une  caractéristique particulière : elles ont rapporté à Yoani Sánchez assez  d’argent pour vivre tranquillement à Cuba jusqu’à la fin de ses jours.  En effet, la bloggeuse a été rétribuée à hauteur de 250 000 euros au  total, c’est-à-dire une somme équivalant à plus de 20 années de salaire  minimum dans un pays tel que la France, cinquième puissance mondiale. Le  salaire minimum mensuel à Cuba étant de 420 pesos, c’est-à-dire 18  dollars ou 14 euros, Yoani Sánchez a obtenu l’équivalent de 1488 années  de salaire minimum à Cuba pour son activité d’opposante<sup>63</sup>.</p>
<p>Yoani  Sánchez est en étroite relation avec la diplomatie étasunienne à Cuba  comme l’indique un câble, classé « secret » en raison de son contenu  sensible, émanant de la SINA. Elle est tenue en haute estime par  l’administration Obama comme le montre la réunion secrète qui a eu lieu  dans l’appartement de la jeune bloggeuse cubaine avec la sous-secrétaire  d’Etat étasunienne Bisa Williams lors de sa visite à Cuba entre le 16  et le 22 septembre 2010. Lors de rencontre avec Williams, Sánchez a fait  part de son souhait de pouvoir bénéficier des services de l’entreprise  étasunienne de transfert d’argent <em>Paypal</em> – que les  Cubains ne peuvent utiliser en raison des sanctions économiques – pour  lutter plus efficacement en faveur d’un changement de régime à Cuba : <em>« Savez-vous tout ce que l’on pourrait faire si nous pouvions utiliser Paypal ? ».</em> Ce service permet de recevoir des transferts financiers du monde  entier. L’opposante a obtenu gain de cause car le seul site cubain qui  bénéficie des services de <em>Paypal </em>est <em>Generación Y</em>.  Alors que la dissidente raconte régulièrement son quotidien sur son  blog, on ne retrouve aucune trace de sa rencontre avec Williams, ce qui  montre son caractère clandestin. Ce courrier diplomatique révèle ainsi  les liens entre la médiatique bloggeuse cubaine et les représentants  étasuniens à La Havane et l’importance accordée à l’opposante par  Washington<sup>64</sup>.</p>
<p>Un  autre mémorandum évoque également l’importance de l’interview accordée  par le président Barack Obama à Sánchez, qui a contribué à la  médiatisation internationale de l’opposante cubaine<sup>65</sup>.</p>
<p><strong>Absence de perspectives pour l’opposition cubaine</strong></p>
<p>Farrar est néanmoins réaliste : <em>« Aucun  dissident n’a de vision politique qui pourrait être appliquée dans un  futur gouvernement. Même si les dissidents ne l’admettront pas, ils ne  sont que très peu connus à Cuba en dehors du corps diplomatique et  médiatique étranger […]. Il est peu probable qu’ils jouent un rôle  significatif dans un gouvernement qui succèderait aux frères Castro</em><sup>66</sup><em> »</em>.</p>
<p>La diplomatie étasunienne note que l’objectif est de <em>« soutenir le bon travail du mouvement dissident » </em>dans sa campagne contre le gouvernement de La Havane en axant la tâche sur le thème des <em>« droits de l’homme » </em>et des <em>« prisonniers politiques »</em>,  les deux raisons évoquées par Washington pour maintenir les sanctions  économiques contre Cuba. Cette campagne est surtout destinée à l’opinion  publique internationale car, selon Farrar, elle <em>« n’intéresse  pas les Cubains dont les principales préoccupations sont avoir un  niveau de vie plus élevé et davantage d’opportunités de voyager plus  librement</em><sup>67</sup><em> »</em>.</p>
<p>Dans un autre câble, la SINA admet également qu’elle se trouve isolée sur la question des droits de l’homme à Cuba : <em>« L’immense  majorité des 100 missions diplomatiques étrangères à La Havane ne font  pas face à un dilemme des droits de l’homme dans leurs relations avec  les Cubains. Ces pays n’abordent pas cette question. Le reste, un groupe  qui inclut une majorité de l’Europe, le Canada, l’Australie, le Japon  et les Etats-Unis, affirme qu’il emploie des approches différentes pour  évoquer la question des droits de l’homme à Cuba, mais la vérité et que  la plupart de ces pays n’évoquent pas du tout la question à Cuba</em><sup>68</sup><em> »</em>.</p>
<p>La  SINA relève également que certains alliés des Etats-Unis tels que le  Canada ne partagent pas le même avis sur la question des <em>« prisonniers politiques »</em>, et évoque une discussion avec leurs homologues canadiens : <em>« Nos  collègues canadiens nous ont posé la question suivante : quelqu’un qui  accepte de l’argent des Etats-Unis doit-il être considéré comme un  prisonnier politique ? ». </em>La diplomatie canadienne a rappelé ainsi  que toutes les nations occidentales sanctionnaient également les  individus qui étaient financés par une puissance étrangère dans le but  de renverser l’ordre établi<sup>69</sup>.</p>
<p>La  diplomatie étasunienne ne se fait guère d’illusions sur l’efficacité  des sanctions économiques étasuniennes contre l’île, qui ont plongé le  pays dans une délicate crise économique. Selon elle, <em>“le  peuple cubain est habitué aux périodes difficiles et répondra aux  restrictions gouvernementales futures avec une endurance similaire</em><sup>70</sup><em> »</em>. Elle écarte la possibilité d’une grave crise et note que <em>« Cuba et les Cubains ne sont pas aussi vulnérables qu’ils l’étaient en 1989 avant la fin de l’aide soviétique ». </em>Par ailleurs, <em>« le  standard de vie des Cubains, même s’il n’est pas aussi élevé qu’il y a  vingt ans avant la fin de l’aide soviétique, est toujours bien meilleur  que durant les jours les plus sombres de la période entre 1990 et 1993  lorsque le PIB a chuté de plus de 35% »</em>. En outre, <em>« l’économie  cubaine actuelle est moins vulnérable […] grâce à des sources de  revenus et de crédits plus diversifiées et à une population cubaine avec  plus de ressources</em><sup>71</sup><em> »</em>.</p>
<p>Néanmoins,  malgré les sanctions économiques imposées par Washington, la diplomatie  étasunienne signale que les Cubains ne ressentent pas d’animosité  particulière à l’égard des citoyens étasuniens, car ils ne tiennent pas  le peuple du Nord pour responsable de la politique de Washington. La  SINA souligne ainsi <em>« les sentiments positifs à l’égard du peuple américain</em><sup>72</sup><em> »</em>.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Près  d’un demi-siècle après son élaboration, la politique étasunienne  consistant à créer et soutenir une opposition interne à Cuba est  toujours en vigueur. Cette stratégie, clandestine durant près de trente  ans, est désormais revendiquée et publique, même si elle est considérée  comme illégale aux yeux du droit international. Ainsi, le financement de  l’opposition cubaine par les Etats-Unis atteint plusieurs millions de  dollars par an. Face à l’érosion de la dissidence traditionnelle  représentée par Oswaldo Payá, Elizardo Sánchez, Vladimiro Roca, Marta  Beatriz Roque, Guillermo Fariñas et les Dames en Blanc, Washington mise  désormais sur la nouvelle génération d’opposants dont la figure de proue  est la bloggeuse cubaine Yoani Sánchez.</p>
<p>Les  contacts diplomatiques de la bloggeuse dissidente lui permettent  d’arriver jusqu’à la Maison-Blanche et elle rencontre régulièrement les  hauts fonctionnaires étasuniens tels que Bisa Williams. Pour éviter les  critiques, les Etats-Unis diversifient leur soutien à l’opposition  cubaine. En plus de l’aide financière directement apportée, ils ont mis  en place, grâce au puissant réseau politique et médiatique dont ils  disposent, un système de financement « légal » qui consiste à  récompenser l’opposition au gouvernement de La Havane en remettant des  « prix » dotés de plusieurs dizaines de milliers de dollars, comme  l’illustre l’avalanche de distinctions reçues par Sánchez, la nouvelle  égérie de Washington, en l’espace de quelques mois.</p>
<p>Le  but de Washington n’est plus de fédérer la population cubaine autour de  ces personnes qui prônent un changement de système à Cuba, car il sait  que leur discours n’est guère audible auprès des habitants de l’île, qui  restent en grande majorité attachés au processus révolutionnaire,  malgré les difficultés et les vicissitudes quotidiennes. L’opposition  alliée aux Etats-Unis suscite dans le meilleur des cas l’indifférence de  la part des Cubains et souvent le rejet. La guerre est plutôt d’ordre  médiatique. En maintenant la présence d’une opposition interne, même  sans envergure et coupée de toute base populaire, elle permet de  justifier sa politique d’isolement et de sanctions à l’égard du  gouvernement de La Havane au nom de la lutte pour les droits de l’homme  et la démocratie.</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>1 Lester  D. Mallory, « Memorandum From the Deputy Assistant Secretary of State  for Inter-American Affairs (Mallory) to the Assistant Secretary of State  for Inter-American Affairs (Rubottom) », 6 avril 1960, Department of  State, Central Files, 737.00/4-660, Secret, Drafted by Mallory, in  Foreign Relations of the United States (FRUS), 1958-1960, Volume VI,  Cuba : (Washington : United States Government Printing Office, 1991), p.  885.</p>
<p>2 Marion  W. Boggs, « Memorandum of Discussion at 432d meeting of the National  Security Council, Washington », 14 janvier 1960, Eisenhower Library,  Whitman File, NSC Records, Top Secret, in Foreign Relations of the  United States 1958-1960 (Washington : United States Government Printing  Office, 1991), pp. 742-743.</p>
<p>3 Cuban Democracy Act, Titre XVII, Section 1705, 1992.</p>
<p>4 Helms-Burton Act, Titre I, Section 109, 1996.</p>
<p>5 Colin L. Powell, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : United States Department of State, mai 2004). <a href="http://www.state.gov/documents/organization/32334.pdf">www.state.gov/documents/organization/32334.pdf</a> (site consulté le 7 mai 2004), pp. 16, 22.</p>
<p>6 Roger  F. Noriega, « Assistant Secretary Noriega’s Statement Before the House  of Representatives Committee on International Relations », Department of  State, 3 mars 2005. (site consulté le 9 avril 2005).</p>
<p>7  Condolezza Rice &amp; Carlos Gutierrez, Commission for Assistance to a  Free Cuba, (Washington : United States Department of State, juillet  2006). <a href="http://www.cafc.gov/documents/organization/68166.pdf">www.cafc.gov/documents/organization/68166.pdf</a> (site consulté le 12 juillet 2006), p. 20.</p>
<p>8 Ibid., p. 22.</p>
<p>9 Along the Malecon, « Exclusive : Q &amp; A with USAID », 25 octobre 2010. <a href="http://alongthemalecon.blogspot.com/2010/10/exclusive-q-with-usaid.html">http://alongthemalecon.blogspot.com/2010/10/exclusive-q-with-usaid.html</a> (site consulté le 26 octobre 2010).</p>
<p>10 Ibid.</p>
<p>11 Ibid.</p>
<p>12 The Associated Press/El Nuevo Herald, « Cuba : EEUU debe tomar ‘medidas’ contra diplomáticos », 19 mai 2008.</p>
<p>13 El Nuevo Herald, « Disidente cubana teme que pueda ser encarcelada », 21 mai 2008.</p>
<p>14 Patrick Bèle, « Cuba accuse Washington de payer les dissidents », Le Figaro, 21 mai 2008.</p>
<p>15 Agence France-Presse, « Prensa estatal cubana hace inusual entrevista callejera a disidentes », 22 mai 2008.</p>
<p>16 Tracey Eaton, « Factions Spar Over U.S. Aid for Cuba », The Houston Chronicle, 18 décembre 2010.</p>
<p>17 Agence France-Presse, « Financement de la dissidence : Cuba ‘somme’ Washington de s’expliquer », 22 mai 2008.</p>
<p>18 EFE, « Un diputado cubano propone nuevos castigos a opositores pagados por EE UU », 28 mai 2008.</p>
<p>19 Jeff Franks, « Top U.S. Diplomat Ferried Cash to Dissident : Cuba », Reuters, 19 mai 2008.</p>
<p>20 Ben Feller, « Bush Touts Cuban Life After Castro », Associated Press, 24 octobre 2007.</p>
<p>21 Will Weissert, « Activistas cubanos dependen del financiamiento extranjero », The Associated Press, 15 août 2008.</p>
<p>22 Félix Rousseau, « Fariñas, épine dans le pied de Raúl Castro », Libération, 17 mars 2010.</p>
<p>23  Amnesty International, « Cuba. Cinq années de trop, le nouveau  gouvernement doit libérer les dissidents emprisonnés », 18 mars 2008. <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/cuba-five-years-too-many-new-government-must-release-jailed-dissidents-2">http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/cuba-five-years-too-many-new-government-must-release-jailed-dissidents-2</a> (site consulté le 23 avril 2008).</p>
<p>24 Radio  Habana Cuba, « Former Chief of US Interests Section in Havana Wayne  Smith Says Sending Money to Mercenaries in Cuba is Illegal », 21 mai  2008.</p>
<p>25 Wayne  S. Smith, « New Cuba Commission Report : Formula for Continued Failure  », Center for International Policy, 10 juillet 2006.</p>
<p>26  Jonathan D. Farrar, « The U.S. and the Role of the Opposition in Cuba »,  United States Interests Section, 9 avril 2009, cable 09HAVANA221. <a href="http://213.251.145.96/cable/2009/04/09HAVANA221.html">http://213.251.145.96/cable/2009/04/09HAVANA221.html</a> (site consulté le 18 décembre 2010).</p>
<p>27 Ibid.</p>
<p>28 Ibid.</p>
<p>29 Ibid.</p>
<p>30  Joaquin F. Monserrate, « GOC Signals ‘Readiness to Move Forward’ »,  United States Interests Section, 25 septembre 2009, cable 09HAVANA592, <a href="http://213.251.145.96/cable/2009/09/09HAVANA592.html">http://213.251.145.96/cable/2009/09/09HAVANA592.html</a> (site consulté le 18 décembre 2010).</p>
<p>31  Jonathan D. Farrar, « Key Trading Parters See No Big Economic Reforms »,  United States Interests Section, 9 février 2010, cable 10HAVANA84, <a href="http://213.251.145.96/cable/2010/02/10HAVANA84.html">http://213.251.145.96/cable/2010/02/10HAVANA84.html</a> (site consulté le 18 décembre 2010).</p>
<p>32  Michael E. Parmly, « Comsec Discusses Freedom and Democracy With Cubain  Youth », United States Interests Section, 18 janvier 2008, 08HAVANA66, <a href="http://213.251.145.96/cable/2008/01/08HAVANA66.html">http://213.251.145.96/cable/2008/01/08HAVANA66.html</a> (site consulté le 18 décembre 2010).</p>
<p>33  Jonathan D. Farrar, « The Speculation on Fidel’s Health », United States  Interests Section, 9 janvier 2009, cable 09HAVANA35, <a href="http://213.251.145.96/cable/2009/01/09HAVANA35.html">http://213.251.145.96/cable/2009/01/09HAVANA35.html</a> (site consulté le 18 décembre 2010).</p>
<p>34  Jonathan D. Farrar, « The U.S. and the Role of the Opposition in Cuba »,  United States Interests Section, 9 avril 2009, op. cit.</p>
<p>35 Ibid.</p>
<p>36 Ibid.</p>
<p>37 Yoaní Sánchez, « Mi perfil », Generación Y.</p>
<p>38 France 24, « Ce pays est une immense prison avec des murs idéologiques », 22 octobre 2009.</p>
<p>39 Yoaní Sánchez, « Siete preguntas », Generación Y, 18 novembre 2009.</p>
<p>40 Yoaní Sánchez, « Seres de la sombra », Generación Y, 12 de noviembre de 2009.</p>
<p>41 Salim Lamrani, « Conversations avec la bloggeuse cubaine Yoani Sánchez », 15 avril 2010, Voltaire, <a href="http://www.voltairenet.org/article164956.html#article164956">http://www.voltairenet.org/article164956.html#article164956</a> (site consulté le 20 décembre 2010). Yoaní Sánchez à propos des sanctions économiques (2)</p>
<p>42 Ibid. Yoaní Sánchez à propos de la crise des missiles</p>
<p>43 Ibid. Yoaní Sánchez à propos des sanctions économiques</p>
<p>44 Ibid. Yoaní Sánchez à propos des Cinq</p>
<p>45  Supreme Court of the United States, « Brief of Amici Curiae of José  Ramos-Horta, Wole Soyinka, Adolfo Pérez Esquivel, Nadine Gordimer,  Rigoberta Menchú, José Saramago, Zhores Alferov, Dario Fo, Gunter Grass,  and Máeread Corrigan Maguire in support of the petition for writ of  certiorari », N° 08-987, <a href="http://www.freethefive.org/legalFront/amicusnobel.pdf">http://www.freethefive.org/legalFront/amicusnobel.pdf</a> (site consulté le 12 mars 2009). Voir également http://www.freethefive.org/resourceslegal.htm (site consulté le 12 mars 2009)</p>
<p>46 Granma, « Ex ayudante de Colin Powell denuncia arbitrariedades contra los Cinco », 24 septembre 2007. <a href="http://www.granma.cubaweb.cu/miami5/enjuiciamiento/justicia/0093.html">http://www.granma.cubaweb.cu/miami5/enjuiciamiento/justicia/0093.html</a> (site consulté le 15 novembre 2008).</p>
<p>47 Salim Lamrani, « Conversations avec la bloggeuse cubaine Yoani Sánchez », op.cit. Yoaní Sánchez à propos des acquis sociaux</p>
<p>48 Ibid. Yoaní Sánchez à propos de la dictature de Fulgencio Batista.</p>
<p>49 Ibid.Yoaní Sánchez à propos de la loi d’Ajustement Cubain.</p>
<p>50 Ibid.Yoaní Sánchez à propos de Gabriel Garcia Márquez.</p>
<p>51 Ibid.Yoaní Sánchez à propos de l’objectif commun avec les Etats-Unis.</p>
<p>52 Mauricio Vicent, « &laquo;&nbsp;Los cambios llegarán a Cuba, pero no a través del guión del Gobierno&nbsp;&raquo; », El País, 7 mai 2008.</p>
<p>53 El País, « EL PAÍS convoca los Premios Ortega y Gasset de periodismo 2009 », 12 janvier 2009.</p>
<p>54 Time, « The 2008 Time 100 », 2008. <a href="http://www.time.com/time/specials/2007/0,28757,1733748,00.html">http://www.time.com/time/specials/2007/0,28757,1733748,00.html</a> (site consulté le 25 novembre 2009)</p>
<p>55 Yoani Sánchez, « Premios », Generación Y.</p>
<p>56 Miriam Leiva, « La ‘Generación Y’cubana », El País, 30 novembre 2008.</p>
<p>57 Yoani Sánchez, « Premios », op. cit.</p>
<p>58 Ibid.</p>
<p>59 Ibid.</p>
<p>60 El País, « Una de las voces críticas del régimen cubano, mejor blog del año », 28 novembre 2008.</p>
<p>61 Yoani Sánchez, Generación Y.</p>
<p>62 Yoani Sánchez, « Respuestas de Barack Obama a Yoani Sánchez », Generación Y, 20 novembre 2009.</p>
<p>63 Yoani Sánchez, « Premios », op. cit.</p>
<p>64  Joaquin F. Monserrate, « GOC Signals ‘Readiness to Move Forward’ »,  United States Interests Section, 25 septembre 2009, cable 09HAVANA592, <a href="http://213.251.145.96/cable/2009/09/09HAVANA592.html">http://213.251.145.96/cable/2009/09/09HAVANA592.html</a> (site consulté le 18 décembre 2010) ; Yoani Sánchez, « Donar »,  Generación Y. http://www.desdecuba.com/generaciony/?page_id=2222 (site  consulté le 20 décembre 2010).</p>
<p>65  Joaquin F. Monserrate, « U.S.-Cuba Chill Exaggerated, But Old Ways »,  United States Interests Section, 10 janvier 2010, cable 10HAVANA9, <a href="http://213.251.145.96/cable/2010/01/10HAVANA9.html">http://213.251.145.96/cable/2010/01/10HAVANA9.html</a> (site consulté le 18 décembre 2010).</p>
<p>66  Jonathan D. Farrar, « The U.S. and the Role of the Opposition in Cuba »,  United States Interests Section, 9 avril 2009, op. cit.</p>
<p>67 Ibid.</p>
<p>68  Joaquin F. Monserrate, « Feisty Little Missions Dent Cuba’s Record of  Bullying Others to Silence on Human Rights », United States Interests  Section, 9 novembre 2009, cable 09HAVANA706, <a href="http://213.251.145.96/cable/2009/11/09HAVANA706.html">http://213.251.145.96/cable/2009/11/09HAVANA706.html</a> (site consulté le 18 décembre 2010).</p>
<p>69 Ibid.</p>
<p>70  Jonathan D. Farrar, « Key Trading Parters See No Big Economic Reforms »,  United States Interests Section, 9 février 2010, op. cit.</p>
<p>71 Jonathan D. Farrar, « How Might Cuba Enter Another Special Period? », United States Interests Section, 4 juin 2009. <a href="http://213.251.145.96/cable/2009/06/09HAVANA322.html">http://213.251.145.96/cable/2009/06/09HAVANA322.html</a> (site consulté le 18 décembre 2010).</p>
<p>72  Michael E. Parmly, « Comsec Discusses Freedom and Democracy With Cubain  Youth », United States Interests Section, 18 janvier 2008, op. cit.</p>
<p><em><strong>Salim Lamrani </strong>:  Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris  Sorbonne-Paris IV, Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à  l’Université Paris Sorbonne-Paris IV, et l’Université Paris-Est  Marne-la-Vallée, et journaliste français, spécialiste des  relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule  Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions  Estrella, 2009). </em></p>
<p><em>Contact : </em><a href="mailto:lamranisalim@yahoo.fr"><em>lamranisalim@yahoo.fr</em></a></p>
<p><em>Salim  Lamrani est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=listByAuthor&amp;authorFirst=Salim&amp;authorName=Lamrani">Articles de Salim  Lamrani publiés par Mondialisation.ca</a></em></p>
<p>© Droits d&#8217;auteurs Salim Lamrani, Mondialisation.ca, 2010</p>
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