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Amérique défavorisée: pollutions et escroqueries de l’industrie du gaz de schiste

L’Amérique défavorisée, proie de l’industrie des gaz de schiste, de ses pollutions et de ses escroqueries Des petits propriétaires floués, des grandes multinationales abusées par la promesse de profits mirobolants, des habitants qui subissent les pollutions et le bruit assourdissant des puits de forage à l’orée de leurs jardins, une ...

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Californie: fuite catastrophique de méthane

État d’urgence en Californie contre une fuite catastrophique de méthane   Plus de deux mois après la détection d’une fuite massive de ce gaz à effet de serre sur un site de stockage, l’état d’urgence est déclaré. 2.000 personnes sont déplacées. La fuite annule les efforts de l’État contre le ...

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Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : François Hollande doit tenir ses engagements et suspendre le projet !

Près de 15 000 manifestants, 1 000 cyclistes et 300 tracteurs ont défilé samedi dernier sur le périphérique nantais pour s’opposer au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et prévenir toute expulsion d'agriculteurs du site du projet, dans le département de Loire-Atlantique.


Situé à 30 km de l’agglomération nantaise, ce projet d'aéroport reste une aberration économique, sociale et environnementale que le gouvernement s’obstine à soutenir…

 
 
 

 
Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci concessionnaire du projet d'aéroport, entend réclamer au tribunal de grande instance de Nantes l'expulsion de paysans installés sur la "zone d'aménagement différé" (ZAD).
Cette audience devait se tenir entre les deux tours des dernières élections régionales mais a été ajournée après la conclusion d'un accord entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts sur la réalisation d'une "étude indépendante" concernant l'optimisation de l'actuel aéroport de Nantes. La défaite du vice-président sortant Christophe Clergeau (PS), battu par Bruno Retailleau (Les Républicains), a rendu caduc cet accord.
Les opposants au projet réclament donc aujourd'hui au chef de l'Etat, François Hollande, une table ronde et la réalisation de cette même "étude indépendante".
La demande d'expulsion des paysans fait suite au rejet, en juillet 2015, des recours environnementaux des opposants au projet. Mais une expulsion serait contraire aux engagements du gouvernement, qui a subordonné en 2014 la construction de l'aéroport à l'extinction de tous les recours en justice, y compris ceux en appel et les pourvois en cassation.
Un projet inutile et  coûteux
Ce projet d'aéroport infligerait des nuisances graves à plus de 80.000 habitants de la banlieue nord de Nantes. Les diverses structures de raccordement nécessaires (routes, voies ferrées, pont sur la Loire) causeraient également des nuisances à des milliers d'autres personnes, sans compter les problèmes graves liés aux expropriations nécessaires.
Alors que l’actuel aéroport de Nantes Métropole voit son trafic stagner depuis de nombreuses années, la construction d'un nouvel aéroport ne se justifie pas. Les promoteurs de ce projet espèrent voir le trafic aérien doubler mais comme d'habitude, les hypothèses de trafic sont surévaluées et servent à justifier un projet inutile. Ce projet est d'autant plus inacceptable qu'il y a déjà un aéroport à Nantes, un à Rennes, un à Angers et un à Saint-Nazaire !
De plus, alors que les partenariats publics/privés se soldent systématiquement dans tous les pays du monde par une privatisation des bénéfices et une nationalisation des pertes, ce projet va nécessiter l'engagement de l'État, à hauteur de plus de 250 millions d'euros. Un coût colossal pour cette infrastructure qui pèserait lourdement sur les impôts des habitants du département.
Avec le dérèglement climatique qui est désormais incontestable, la destruction des écosystèmes qui s’accélère, l’artificialisation des terres agricoles qui se poursuit, il est déraisonnable d’investir autant d’argent public pour aider une multinationale à saccager l’environnement.
Le trafic aérien représente entre 3 et 5% des émissions globales de gaz à effet de serre et chaque infrastructure supplémentaire crée donc un appel d'air, incitant les usagers à utiliser l'avion plutôt que d'autres modes de transport plus écologique.
Des espèces animales menacées
Le projet menace 1600 hectares de terres agricoles bocagères d'une biodiversité exceptionnelle. Le secteur où doit être transféré l'aéroport est un bocage humide, avec des haies sur talus,  d'une grande rareté en France. Pendant 40 ans, du fait du projet d'aéroport, il a échappé à l'agriculture intensive, aux remembrements et aux engrais.
Des rivières y ont leurs sources. On y trouve des espèces  animales rares et menacées mais toutes ne figurent pas dans les inventaires du dossier environnemental de l'aéroport. C’est le cas notamment du triton de Blasius, découvert par Arthur de l'Isle du Dréneuf, près de Nantes en 1858, de la musaraigne aquatique, très rare, ou encore  de la loutre qui est pourtant protégée au niveau européen.
Pour les insectes, des naturalistes ont compté 600 espèces, alors que seulement 71 figurent dans les dossiers officiels. Un nombre conséquent de plantes n’y est pas non plus.

Ce constat s'appuie sur les travaux de  200 spécialistes, tous bénévoles, qui se sont mobilisés depuis plusieurs années et ont entrepris un inventaire le plus exhaustif possible du bocage de Notre-Dame-des-Landes.

Aujourd'hui, à l’heure d’une très grande perte de biodiversité et des menaces climatiques induites par une consommation effrénée de ressources énergétiques, la véritable urgence est de s’engager dans des programmes d’efficacité et de sobriété énergétique. 

Mais après l’épisode du barrage de Sivens et la mort de Rémi Fraisse, le feu vert donné au projet de liaison TGV Lyon-Turin, le vote des socialistes au Parlement européen en faveur du chalutage profond ou la toute récente autorisation gouvernementale donnée pour le rejet de produits chimiques en plein cœur du Parc National des Calanques, François Hollande semble bien faire peu de cas de l'environnement et ce malgré les engagements pris lors de la COP 21...  
 
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Bienvenue dans l’ère de la survie

Nous reste-t-il assez de temps pour réaliser la révolution démocratique? Roméo Bouchard, Saint-Germain-de-Kamouraska Seule la démocratie peut nous permettre de mettre un frein à la destruction des ressources naturelles, à la pollution de notre environnement, à l’exploitation des pauvres, à la destruction de la vie sur la Terre et à ...

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Non au rejet de produits toxiques dans le Parc National des Calanques !

Le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a autorisé fin décembre la société Alteo, à poursuivre l’exploitation de ses usines et à rejeter en mer, pendant six ans, les effluents aqueux résultant de la production d’alumine.
 
Une décision d'autant plus scandaleuse pour l’environnement que ces rejets se font en plein cœur du Parc National des Calanques dans le département des Bouches-du-Rhône...
 
 
Le 1er Ministre, Manuel Valls, a justifié cette décision en expliquant que la décision du préfet s’était fondée sur l’avis favorable émis par le Conseil supérieur de prévention des risques technologiques (CSPRT) le 22 décembre dernier.


De son côté, la ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal, a désapprouvé cette décision : "Je pense que c’est une mauvaise décision qui est essentiellement suscitée par le chantage à l’emploi ".


Mais comme d’habitude, pour mieux faire passer la pilule, les jeux de rôle ont été distribués entre les membres du gouvernement.  A Manuel Valls la défense de l’emploi et à Ségolène Royal le rôle de protectrice de l’environnement : la synthèse à la sauce hollandaise est sauve...

Une eau claire n’est pas une eau propre 


Depuis près de cinquante ans, le site de production d’alumine, qui sert à fabriquer de l’aluminium, situé à  Gardanne près d’Aix-en-Provence, bénéficie d’un droit d’expédier des résidus en mer, à 7 km au large de Marseille et Cassis. Plus de 20 millions de tonnes de boues rouges ont déjà été déversées sur les fonds marins de la fosse de Cassidaigne.


Ce site, le plus grand centre mondial de production intégré d’alumines, emploie 400 salariés et 250 personnes pour les entreprises sous-traitantes.


Il y a quelque mois, la demande d’une poursuite de rejet par Alteo avait provoqué la colère de plusieurs associations de défense de l’environnement et de riverains, qui dénoncent depuis des années la toxicité des boues rouges.


L’accord reconduit en 1996 stipulait que l’industriel avait jusqu’au 31 décembre 2015 pour cesser d’expédier ses déchets en mer. Pour y parvenir, Alteo s’est doté de trois filtres-presses depuis 2007 et les boues rouges déshydratées sont désormais stockées à terre, près de Gardanne. L’industriel voulait toutefois conserver le droit de déverser ses effluents liquides, qui restent très chargés en métaux divers.


" Il s’agit de rejet d’effluents liquides, chimiques toxiques et radioactifs. C’est toujours le dossier des boues rouges, même si les rejets n'en ont pas la couleur. Ce n’est pas du tout un traitement mais un prétraitement " a dénoncé Alain Matési, président-Fondateur de  l’association CoLLecT-IF environnement.
 
Le conseil supérieur de prévention des risques technologiques, chargé d’une enquête publique concernant 27 communes, avait déjà rendu un avis favorable aux demandes d’Alteo, malgré les remarques des experts, l’intense mobilisation citoyenne, le refus de plusieurs municipalités et l’opposition de la ministre de l’écologie. " A l’heure où l’opinion française redoute les délocalisations, il est impératif de sauvegarder plusieurs centaines d’emplois ", avaient justifié les commissaires chargés de l’enquête. 


Mais les rapports préliminaires, réalisés par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et l’Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (Ifremer), consultables sur le site du ministère de l'Ecologie, montrent que les animaux marins portent la trace incontestable des métaux (aluminium, titane, vanadium) qui constituent la signature de ces rejets.  


Les auteurs relèvent la piètre qualité chimique des eaux méditerranéennes, avec une " problématique de contamination marquée pour différentes substances dans les deux zones de prélèvement ". Pour autant, le risque sanitaire lié à la consommation de ces produits semble conforme aux seuils réglementaires, concluent-ils prudemment, en laissant malgré tout la question ouverte... 


Le risque environnemental, quant à lui, n'a pas fait l'objet d'études spécifiques. S'en forger une idée n'est toutefois pas bien compliqué.  



Préserver l’attractivité des milieux naturels en les protégeant au mieux est un enjeu essentiel à relever. Les conséquences de cette décision affectent directement la faune, la flore, la biodiversité, toutes ces ressources à préserver, pour lesquelles le Président de la République, François Hollande, avait promis pourtant de mobiliser tous les décideurs, lors de la COP 21…


 


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A quand le bout du tunnel ?

Une année finit, une autre commence, et on a la triste impression que rien ne change : Toujours les mêmes politiques, les mêmes reniements, les mêmes clivages. Il reste pourtant des raisons d’espérer Bob Dylan, peut-être par prémonition chantait en 1964 : « The Times They are A changin’”. 4 ans après, c’était mai ...

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Le capitalisme ou le culte du sacrifice humain

Le capitalisme ou le culte du sacrifice humain Plongée dans l’enfer chimique de Manchester, au Texas   HOUSTON — Bryan Parras se tenait dans l’ombre projetée par les projecteurs entourant les cylindres blancs massifs des réservoirs de la raffinerie Valero. Comme nombre de Mexaméricains pauvres ayant grandi dans cette partie ...

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Mon ami Jean-Marie

Il ne s’agit pas d’évoquer ici l’homme tonitruant, d’extrême droite, créateur du FN, mais d’un autre, un vrai humaniste celui là, le grand biologiste Jean-Marie Pelt qui nous a quitté la veille de Noël, joli pied de nez à cette journée dont il aimait à rappeler qu’elle était d’abord une ...

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L’espèce humaine en voie d’extinction ?

L’espèce humaine est-elle en voie d’extinction ? Interview de Guy McPherson Certains scientifiques, dont Guy McPherson, craignent que la perturbation climatique soit si grave, et qu’elle comporte tellement de boucles de rétroaction* déjà enclenchées et s’autoalimentant, que les humains sont actuellement en train d’entrainer leur propre extinction. Août, septembre et ...

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La lutte contre la pollution entre les mains câlines de l’industrie

Par Fabrice Nicolino Ami lecteur, sais-tu comment on calcule les émissions de gaz à effet de serre d’un pays ? Si un pays ne déclare pas ce qu’il émet à la Convention-Cadre des Nation Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), c’est le merdier, car on ne peut alors négocier une baisse ...

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Le flop de la COP 21

Dans des moments difficiles pour notre planète, on attendait de la COP 21 qu’elle prenne des décisions courageuses et visionnaires.
 
Mais à l’État d’urgence climatique, l’accord de Paris oppose un bricolage constitué de la somme des égoïsmes nationaux, aussi bien en matière de financements que d’objectifs de réduction des émissions…
 
 
L’accord de Paris intervenu à la fin de la COP 21 est présenté comme un succès par François Hollande et Laurent Fabius mais il sape en réalité les droits des communautés les plus vulnérables de la planète et ne comprend à peu près rien de contraignant qui garantisse un climat sain et vivable pour les générations futures.
 
Il y a des années, les États-Unis avaient fait du Protocole de Kyoto un accord inefficace. L’histoire se répète malheureusement à Paris, puisque les États-Unis, avec le soutien de l’UE et des autres pays riches, ont veillé à ce que les parties les plus importantes du traité soient dépouillées et édulcorées au point d’en devenir absurdes.

 
Car il ne faut pas oublier l’essentiel : l’accord de Paris entérine un réchauffement climatique supérieur à 3°C, sans se doter des dispositifs pour revenir sur une trajectoire inférieure à 1,5°C ou même 2°C.

 
François Hollande souhaitait qu’on se souvienne de la COP 21 comme du moment déclenchant une « révolution climatique ». Par bien des points, l’accord de Paris tranche en faveur des options les plus conservatrices et les moins ambitieuses qui étaient présentes dans le texte de négociation. Il ne valide qu’une une chose positive : les 195 États de la planète sont d’accord pour maintenir un cadre international et multilatéral de gouvernance du climat pour véritablement changer la donne.
 
L’accord de Paris est-il ambitieux ?

 
En entérinant des contributions nationales (INDCs) qui conduisent vers un réchauffement supérieur à 3°C, la COP 21 se montre incapable de désamorcer la bombe climatique.

 
L’objectif d’1,5°C, qui n’est pas un objectif contraignant, ne saurait masquer l’absence d’engagements chiffrés de réduction d’émissions de GES pour les années à venir (art. 2)
 
Aucune date n’est mentionnée pour le pic des émissions et l’objectif de long terme, attendu pour 2050, ne concerne que la seconde partie du siècle. La formulation de l’objectif de long terme ouvre la porte à l’utilisation massive de techniques inappropriées telles que le stockage et la séquestration du carbone, la compensation carbone et la géo ingéniérie.

 
Sans feuille de route clairement établie, sans mention des points de passage en 2020 et 2050 fixés par le GIEC pour revenir sur une trajectoire inférieure à 2°C, l’accord de Paris met en danger le simple droit à vivre de nombreuses populations à travers la planète.

 
L’accord de Paris est-il doté des moyens suffisants ?

 
Absence des 100 milliards de dollars comme plancher de financement dans l’accord de Paris, plancher renvoyé dans le texte de décision de la COP 21 et donc soumis à de nouveaux arbitrages futurs, sans force contraignante et sans amélioration par rapport à Copenhague.

 
Manque de transparence et de prévisibilité des financements pour l’après 2020 : aucune mention des termes « nouveaux » et « additionnels » pour évoquer les financements futurs, pas plus que les termes « adéquats » et « prévisibles ».

 
Après 25 ans de négociation, et alors qu’ils n’ont jamais débloqué les financements nécessaires, les pays riches historiquement responsables du réchauffement climatique tentent ainsi de se dédouaner de leurs responsabilités !

 
L’accord de Paris fait-il oeuvre de « justice climatique » ?

 
Suppression des références aux droits humains et des populations indigènes, références renvoyées dans les préambules.

 
Très net affaiblissement du mécanisme de « Pertes et dommages » puisque tout ce qui concerne les responsabilités juridiques est retiré de cet l’accord. L’affaiblissement du mécanisme de pertes et dommages sonne comme un aveu de culpabilité des pays responsables du dérèglement climatique.
 
L’accord de Paris est-il universel ?
 
Les secteurs de l’aviation civile et du transport maritime, près de 10 % des émissions mondiales sont exemptés de tout objectif.

 
De nombreuses contributions des États, notamment des pays les plus démunis, dépendent de financements additionnels pour mener à bien leur transition énergétique et politiques d’adaptation. Ces financements ne sont pas là et ne sont pas garantis pour le futur.

 

L’Accord de Paris ne se donne pas les moyens d’être universel et refuse de s’attaquer à la machine à réchauffer la planète que constitue la globalisation économique et financière.

 
L’accord de Paris est-il juridiquement contraignant ?

 
L’accord ne transforme par les INDCs en des engagements contraignants et les mécanismes de révision des engagements sont faiblement contraignants.
 
Aucun mécanisme de sanction n’est mis en oeuvre pour sanctionner les États qui ne mèneraient pas à bien leurs engagements ou qui refuseraient de revoir à la hausse leur ambition. Alors que les accords de libéralisation du commerce et de l’investissement sanctionnent les pays lorsqu’ils ne respectent pas les règles établies, encore rien de tel en termes de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

 
L’accord de Paris est-il dynamique ?

 
Il sera impossible de rajouter dans les années futures tout ce qui n’est pas dans le texte de l’accord de Paris (100 milliards de dollars comme plancher…)
 
Des inventaires (stocktaking) sont prévus tous les 5 ans, mais la mise en oeuvre des révisions à la hausse reste dépendante de l’interprétation du texte et de la bonne volonté des États.

 
L’accord de Paris est-il différencié ?

 
Avec la mise en oeuvre des INDCs, les États ont accepté à Lima une autodifférenciation en matière de réduction d’émissions de GES : chaque pays met sur la table ce qu’il souhaite.

 
En matière de financements, alors que la Convention cadre prévoit que les pays historiquement les plus émetteurs débloquent les financements nécessaires à l’adaptation et la mitigation des pays qui en ont besoin, les États-Unis et leurs alliés ont essayé de poursuivre leur œuvre de démolition des principes de la Convention.

 
L’accord de Paris est-il équilibré ?

 
Aucun mécanisme clairement défini pour faciliter le transfert des technologies, notamment pour lever les barrières à l’accès générées par les droits de propriété intellectuelle.
 
Possibilité est laissée aux pays, notamment les plus émetteurs, d’utiliser des mécanismes de compensation carbone pour atteindre leurs objectifs, au détriment d’une réduction domestique des émissions.

 
Maintien de la référence à « la croissance économique » (art. 10)

 
Ce très pâle accord reflète donc l’impuissance des gouvernements à s’attaquer aux causes réelles des dérèglements climatiques. Rien d’étonnant : l’avidité des multinationales, les énergies fossiles et l’obsession de la croissance sont considérées comme des données intouchables.

 
Mais il devient urgent que les règles et principes d’organisation de l’économie mondiale et du commerce international soient soumises à l’objectif climatique. Plus que jamais, il convient de multiplier les initiatives et les alternatives venant du terrain pour sauver le climat et développer des modes de vie socialement justes et écologiquement acceptables…

 
 
 
 

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Guerre du cèdre au Maroc: silence on coupe !

Maroc : la guerre du cèdre, un autre écocide impuni Cédraie: silence, on coupe ! Chaque nuit, depuis plusieurs jours déjà, le rythme et les nombres d’abattages clandestins de cèdres centenaires se sont multipliés. L’impunité dans laquelle se font ces abattages a grandi. Les forestiers les plus courageux et les ...

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Polluer, un peu à tous les jours

Environnement et pollution citoyenne Raymond Viger Dossier Environnement   Capsules espresso En 2012, 27 milliards de capsules pour le café espresso sont jetées à la poubelle. La tendance ne va pas en diminuant. Dans une société où l’on a décidé de faire attention à son alimentation, où l’on veut faire de l’exercice ...

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