Accueil / Tag Archives: Enfance

Tag Archives: Enfance

Tout sur ma mère

La dernière fois que j’ai parlé de ma mère, j’avais été convoquée au bureau de la psychologue de l’université et je pensais qu’il s’agissait là d’une procédure standard. Cela faisait déjà un bon bout de temps que j’avais rangé la question de mon enfance sous le boisseau et que je ...

Lire la suite

Paris : des enfants à la place des voitures

Différents pays d’Europe ont déjà franchi le pas et mis en place des espaces éphémères ou permanents dédiés aux enfants sur la voirie de plusieurs villes. En France également, des projets de même nature existent ou sont en voie d’être réalisés. Paris ne pouvait rester indifférente à cette autre manière ...

Lire la suite

Enfance violée: enfance volée

Enfance maltraitance

Un Dieu utopique aux confins d’un univers imaginaire lance ses éclairs de rage sur la grande bâtisse grise servant de repaire aux destructeurs de vie, violeurs d’innocence, faiseurs de cauchemars, démons de l’enfance. Colère chimérique, courroux illusoire face à la faute des fautes, au péché des péchés, à l’inconcevable, à ...

Lire la suite

Ces sales morveux qui ne respectent plus rien !

Non mais franchement, vous n’en avez pas assez de toute cette bande de mioches qui n’ont plus aucun respect ni pour les adultes ou leurs parents, sans oublier leurs profs dépassés par les événements. Tenez, encore hier, j’étais attablé dans une cafétéria ou j’espérais faire une petite pause tranquille. Manque de chance et surtout ...

Lire la suite

La lutte contre les inégalités expliquée à ma fille

J’en ai marre : à la fin du sport, c’est toujours moi qui passe la raclette dans les douches. La quoi ? Quand on est parent, on n’est pas toujours très vif sur les mots-clés sur lesquels on doit s’attarder. Je visualise…

Lire la suite →

Lire la suite

Managez les b?b?s…

? Il faut enseigner la culture de l?entreprenariat d?s la maternelle??G. Fioraso En voil? une id?e qu?elle est excellente, quoique encore timor?e. Et pourquoi ne pas former de bons petits managers d?s la f?condation in vitro ? Fabriquer des f?tus performants afin d?obtenir des b?b?s comp?titifs qui donneraient enfin des ...

Lire la suite

La voie des oiseaux

  Il n?y a rien ? comprendre des oiseaux. Hier, pendant que les feuilles tournaient ? l?orange, au rouge, s??puisaient ? ne plus boire de soleil, ?les oiseaux ?piaillaient comme s?ils parlaient entre eux de la Vie. Il y a les philosophes trafiqu?es par les universit?s, langage ch?ti?s, vocabulaire, analyse, ...

Lire la suite

Rentr

Tout à l’heure, elle a préféré qu’on ne l’accompagne pas dans la cour de récréation.

Éclaboussures C’est assez logique : elle revient en territoire connu, c’est sa dernière année d’école, celle d’avant le grand saut dans l’inconnu, celle où elle fait enfin partie des grands avant de redevenir une petite nouvelle.

La rentrée, c’est toujours pareil et c’est toujours différent. Ou alors, c’est nous qui changeons et c’est cette récurrence des cycles de vie qui nous informe que la grande horloge continue de tourner inexorablement vers l’heure de la sortie.
J’ai eu mon content de petits matins de septembre frisquet, de platanes jaunissants, de cette formidable impatience de devoir tout recommencer tout en sachant que ce sera totalement différent.

J’ai toujours aimé ces derniers jours d’été, où la chaleur se fait moins mordante, mais où le ciel est d’un bleu implacable. J’ai toujours, en même temps, regretté ce moment de l’année où je remarque à de petits signes que les jours sont nettement plus courts. J’aime le rythme de l’été, ces matins à peine frais où l’on est réveillé de bonne heure par la lumière du jour et on l’on étire les soirées dans un crépuscule lent et paresseux, à l’ombre des étoiles pâles. Mais j’aimais aussi, en même temps, cette sorte de retour à la vie, à frénésie du troupeau, à la nécessité du temps, tout en rejetant formellement la dictature de l’horloge. Je crois que j’aurais voulu vivre toute l’année des journées de juillet avec les couleurs et les sons de septembre, juste pour en avoir un peu plus, un peu plus longtemps.

Quand j’étais gosse, les vacances me faisaient un peu suer. Non pas que je n’aimais pas retrouver mon père et nos amis communs ou que je n’appréciais pleinement la rupture des rythmes, le changement de décor, d’activités, de socialité et l’exquis sentiment d’étrangeté à moi-même que cela me procurait, mais en même temps, je trouvais trop long ce temps hors du temps, hors de la vraie vie, celle des copains, du quotidien parfois ennuyeux, et de l’apprentissage, de ces connaissances que l’école ne distribuait pourtant qu’avec une parcimonie mesquine.
Après le 15 aout, déjà, j’avais envie d’ombre, de papier neuf et craquant et de l’odeur follement enivrante des manuels scolaires fraichement sortis de la presse. Que je sois parachutée dans une école où je ne connaissais rien ni personne — ce qui m’est arrivé bien souvent — ou que je retourne en terrain conquis, auprès de ces amis que j’aurais tant voulu garder toute ma vie, je finissais toujours par crever d’impatience de replonger dans le carcan rigide et rassurant de l’Éducation nationale, ne serait-ce que parce que là, j’avais enfin des règles à enfreindre et d’autres à inventer.

Je ne me souviens pas d’un temps où je n’ai pas aimé profondément ce lieu où l’on détient pourtant tant d’enfants contre leur gré. Je crois que j’ai même dû aimer l’effroi du premier plongeon dans l’inconnu, de la première séparation, de cette promesse de conquête d’une nouvelle autonomie, de découverte d’un nouveau monde, de nouveaux visages, de nouvelles sensations. J’ai toujours aimé la manière dont le piaillement aigu des enfants rebondit sous le préau, les jours de crachin, le grondement rocailleux des pieds de chaises que l’on traine sur le parquet balafré par les générations, la pluie mate des semelles de basket dans les escaliers, le murmure des files d’attente dans les couloirs, les hurlements de délivrance lors de la dernière sonnerie du soir, la cacophonie indigeste et métallique de la cantine aux heures de pointe, les chuchotements sous la couette, le soir, après l’extinction des feux, le bourdonnement du silence pendant les interros, tout ce brouhaha de la vie en collectivité.

 La gosse m’a l’air bien moins émotive en ce premier jour de sa dernière année d’écolière. Envie de voir les potes, certes, de raconter nos petites aventures de l’été, mais pas de réelle impatience, plutôt une sorte de volonté contrôlée de vivre le moment, juste le moment.
Elle n’avait pas besoin du rituel du premier jour, un peu comme si elle l’économisait pour le grand saut dans le monde de l’année prochaine.
Je la regarde traverser les mêmes instants que ceux par lesquels je suis passée. C’est la même chose, mais c’est définitivement différent. Chaque moment est complètement différent parce que c’est un peu comme si, aujourd’hui, je le revivais, mais de l’autre côté du miroir.

Lire la suite

Islamo-conservatisme en crise. Il faut relire PERSEPOLIS de Marjane Satrapi

PAUL LAURENDEAU:     L’islamo-conservatisme électoralo-politicien (Égypte, Turquie et, dans une autre dimension probablement plus fondamentale, Iran) est en crise et il semble bien, cette fois-ci, que ce soit une crise plus interne que compradore. L’islamisation de la société est en … Lire la suite

Lire la suite