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V?ritable origine de comportements d?viants

Jean-Jacques Rey                   Quelle stratégie se cache derrière cette circulation d’armes débridée, liée au trafic de drogues ? La nouveauté est leur usage pour un oui ou un non, fait de déséquilibres mentaux beaucoup plus que de contrats maffieux… Ne serait-ce … Lire la suite

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La ? g?n?ration perdue ? et l’?chec du capitalisme

Par Joseph Kishore 20 septembre 2013 Une mani?re simple de mesurer la viabilit? d?un syst?me politique et social est de regarder la position de la jeunesse. Une soci?t? qui offre ? la g?n?ration la plus jeune des perspectives pires que celles offertes aux parents et grands-parents de celle-ci est une ...

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S’instruire appauvrit

M?lissa Gr?goire,?Yvon Rivard,?12 septembre 2013 Que vise le gouvernement Marois en ne reconnaissant plus aux professeurEs de c?geps leurs dipl?mes de ma?trise et de doctorat (Baisse salariale en vue pour les profs de c?gep, Lisa-Marie Gervais, Le Devoir, 7 septembre 2013)?? ?pargner quelques millions de dollars?? D?valoriser l?enseignement au coll?gial?? ...

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L?AMERIQUE, LA SOURCE DE TOUS LES MAUX?

?Les am?ricains ne devraient pas oublier que, de toutes les nations, dans l?histoire du monde, la leur est la plus juste, la plus tol?rante, capable de s?autocritiquer et de s?am?liorer continuellement. Elle est le meilleur mod?le pour le monde.? David Rothkopf, ?conomiste et journaliste, ancien sous-secr?taire d??tat dans le gouvernement ...

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PARTITOCRATIE ET TOTALITARISME

PARTITOCRATIE ET TOTALITARISME Tout de suite apr?s la guerre qui mit fin ? la barbarie nazie, presque tous les gouvernements de nations ?libres?, parrain?es par la ?d?mocratie? am?ricaine, adopt?rent? son mod?le d?alternance entre deux partis. Aux ?tats-Unis, les r?publicains et les d?mocrates, en France, la droite conservatrice et la gauche ...

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C?est l?Europe qui est responsable du d?crochage des pays ?mergents !

Est-ce les Etats-Unis, leur Réserve fédérale et leurs baisses de taux quantitatives qui sont responsables de l’effondrement des monnaies émergentes ? Acculés à remonter leurs taux d’intérêt dans le but d’enrayer les fuites de capitaux et dans l’espoir de stabiliser leurs marchés, les banques centrales et leaders de ces nations émergentes n’ont pourtant de cesse d’accuser [...]

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Temps et espace

. Sans vouloir présumer d’aucune façon une « supériorité » à l’expertise des spécialistes,  voyons une question simple, conséquente au concept du Modèle Standard : Quelle est la taille de l’univers? La science nous donne une réponse en tenant compte, dit-elle, de la … Lire la suite

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?Reconstruction? en Ha?ti: Luxueux h?tels, ateliers de mis?re et d?r?glementation pour l??lite ?trang?re du monde des affaires

  Photo: Une fillette dans un camp de d?plac?s en janvier 2013 ? Swoan Parker ??La communaut? internationale est tellement d?sorient?e qu?elle laisse les Ha?tiens diriger Ha?ti?? Luigi R. Einaudi, diplomate de carri?re ?tasunien, membre du Council on Foreign Relations et ancien secr?taire g?n?ral adjoint de l?Organisation des ?tats am?ricains. ...

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UNE UNION QUI SE DIT EUROPEENNE

UNE UNION QUI SE DIT EUROPEENNE   L?Union europ?enne annon?a la d?mocratie, mais la doctrine n?olib?rale impos?e par sa Commission, ses institutions ? maison ? et le parlement europ?en se traduisit, en fait, par une terrible attaque ? la libert? et ? l?avenir des peuples europ?ens. Elle promit la paix ...

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Rentr

Tout à l’heure, elle a préféré qu’on ne l’accompagne pas dans la cour de récréation.

Éclaboussures C’est assez logique : elle revient en territoire connu, c’est sa dernière année d’école, celle d’avant le grand saut dans l’inconnu, celle où elle fait enfin partie des grands avant de redevenir une petite nouvelle.

La rentrée, c’est toujours pareil et c’est toujours différent. Ou alors, c’est nous qui changeons et c’est cette récurrence des cycles de vie qui nous informe que la grande horloge continue de tourner inexorablement vers l’heure de la sortie.
J’ai eu mon content de petits matins de septembre frisquet, de platanes jaunissants, de cette formidable impatience de devoir tout recommencer tout en sachant que ce sera totalement différent.

J’ai toujours aimé ces derniers jours d’été, où la chaleur se fait moins mordante, mais où le ciel est d’un bleu implacable. J’ai toujours, en même temps, regretté ce moment de l’année où je remarque à de petits signes que les jours sont nettement plus courts. J’aime le rythme de l’été, ces matins à peine frais où l’on est réveillé de bonne heure par la lumière du jour et on l’on étire les soirées dans un crépuscule lent et paresseux, à l’ombre des étoiles pâles. Mais j’aimais aussi, en même temps, cette sorte de retour à la vie, à frénésie du troupeau, à la nécessité du temps, tout en rejetant formellement la dictature de l’horloge. Je crois que j’aurais voulu vivre toute l’année des journées de juillet avec les couleurs et les sons de septembre, juste pour en avoir un peu plus, un peu plus longtemps.

Quand j’étais gosse, les vacances me faisaient un peu suer. Non pas que je n’aimais pas retrouver mon père et nos amis communs ou que je n’appréciais pleinement la rupture des rythmes, le changement de décor, d’activités, de socialité et l’exquis sentiment d’étrangeté à moi-même que cela me procurait, mais en même temps, je trouvais trop long ce temps hors du temps, hors de la vraie vie, celle des copains, du quotidien parfois ennuyeux, et de l’apprentissage, de ces connaissances que l’école ne distribuait pourtant qu’avec une parcimonie mesquine.
Après le 15 aout, déjà, j’avais envie d’ombre, de papier neuf et craquant et de l’odeur follement enivrante des manuels scolaires fraichement sortis de la presse. Que je sois parachutée dans une école où je ne connaissais rien ni personne — ce qui m’est arrivé bien souvent — ou que je retourne en terrain conquis, auprès de ces amis que j’aurais tant voulu garder toute ma vie, je finissais toujours par crever d’impatience de replonger dans le carcan rigide et rassurant de l’Éducation nationale, ne serait-ce que parce que là, j’avais enfin des règles à enfreindre et d’autres à inventer.

Je ne me souviens pas d’un temps où je n’ai pas aimé profondément ce lieu où l’on détient pourtant tant d’enfants contre leur gré. Je crois que j’ai même dû aimer l’effroi du premier plongeon dans l’inconnu, de la première séparation, de cette promesse de conquête d’une nouvelle autonomie, de découverte d’un nouveau monde, de nouveaux visages, de nouvelles sensations. J’ai toujours aimé la manière dont le piaillement aigu des enfants rebondit sous le préau, les jours de crachin, le grondement rocailleux des pieds de chaises que l’on traine sur le parquet balafré par les générations, la pluie mate des semelles de basket dans les escaliers, le murmure des files d’attente dans les couloirs, les hurlements de délivrance lors de la dernière sonnerie du soir, la cacophonie indigeste et métallique de la cantine aux heures de pointe, les chuchotements sous la couette, le soir, après l’extinction des feux, le bourdonnement du silence pendant les interros, tout ce brouhaha de la vie en collectivité.

 La gosse m’a l’air bien moins émotive en ce premier jour de sa dernière année d’écolière. Envie de voir les potes, certes, de raconter nos petites aventures de l’été, mais pas de réelle impatience, plutôt une sorte de volonté contrôlée de vivre le moment, juste le moment.
Elle n’avait pas besoin du rituel du premier jour, un peu comme si elle l’économisait pour le grand saut dans le monde de l’année prochaine.
Je la regarde traverser les mêmes instants que ceux par lesquels je suis passée. C’est la même chose, mais c’est définitivement différent. Chaque moment est complètement différent parce que c’est un peu comme si, aujourd’hui, je le revivais, mais de l’autre côté du miroir.

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