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Tag Archives: Écologie

Mon ami Jean-Marie

Il ne s’agit pas d’évoquer ici l’homme tonitruant, d’extrême droite, créateur du FN, mais d’un autre, un vrai humaniste celui là, le grand biologiste Jean-Marie Pelt qui nous a quitté la veille de Noël, joli pied de nez à cette journée dont il aimait à rappeler qu’elle était d’abord une ...

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Le flop de la COP 21

Dans des moments difficiles pour notre planète, on attendait de la COP 21 qu’elle prenne des décisions courageuses et visionnaires.
 
Mais à l’État d’urgence climatique, l’accord de Paris oppose un bricolage constitué de la somme des égoïsmes nationaux, aussi bien en matière de financements que d’objectifs de réduction des émissions…
 
 
L’accord de Paris intervenu à la fin de la COP 21 est présenté comme un succès par François Hollande et Laurent Fabius mais il sape en réalité les droits des communautés les plus vulnérables de la planète et ne comprend à peu près rien de contraignant qui garantisse un climat sain et vivable pour les générations futures.
 
Il y a des années, les États-Unis avaient fait du Protocole de Kyoto un accord inefficace. L’histoire se répète malheureusement à Paris, puisque les États-Unis, avec le soutien de l’UE et des autres pays riches, ont veillé à ce que les parties les plus importantes du traité soient dépouillées et édulcorées au point d’en devenir absurdes.

 
Car il ne faut pas oublier l’essentiel : l’accord de Paris entérine un réchauffement climatique supérieur à 3°C, sans se doter des dispositifs pour revenir sur une trajectoire inférieure à 1,5°C ou même 2°C.

 
François Hollande souhaitait qu’on se souvienne de la COP 21 comme du moment déclenchant une « révolution climatique ». Par bien des points, l’accord de Paris tranche en faveur des options les plus conservatrices et les moins ambitieuses qui étaient présentes dans le texte de négociation. Il ne valide qu’une une chose positive : les 195 États de la planète sont d’accord pour maintenir un cadre international et multilatéral de gouvernance du climat pour véritablement changer la donne.
 
L’accord de Paris est-il ambitieux ?

 
En entérinant des contributions nationales (INDCs) qui conduisent vers un réchauffement supérieur à 3°C, la COP 21 se montre incapable de désamorcer la bombe climatique.

 
L’objectif d’1,5°C, qui n’est pas un objectif contraignant, ne saurait masquer l’absence d’engagements chiffrés de réduction d’émissions de GES pour les années à venir (art. 2)
 
Aucune date n’est mentionnée pour le pic des émissions et l’objectif de long terme, attendu pour 2050, ne concerne que la seconde partie du siècle. La formulation de l’objectif de long terme ouvre la porte à l’utilisation massive de techniques inappropriées telles que le stockage et la séquestration du carbone, la compensation carbone et la géo ingéniérie.

 
Sans feuille de route clairement établie, sans mention des points de passage en 2020 et 2050 fixés par le GIEC pour revenir sur une trajectoire inférieure à 2°C, l’accord de Paris met en danger le simple droit à vivre de nombreuses populations à travers la planète.

 
L’accord de Paris est-il doté des moyens suffisants ?

 
Absence des 100 milliards de dollars comme plancher de financement dans l’accord de Paris, plancher renvoyé dans le texte de décision de la COP 21 et donc soumis à de nouveaux arbitrages futurs, sans force contraignante et sans amélioration par rapport à Copenhague.

 
Manque de transparence et de prévisibilité des financements pour l’après 2020 : aucune mention des termes « nouveaux » et « additionnels » pour évoquer les financements futurs, pas plus que les termes « adéquats » et « prévisibles ».

 
Après 25 ans de négociation, et alors qu’ils n’ont jamais débloqué les financements nécessaires, les pays riches historiquement responsables du réchauffement climatique tentent ainsi de se dédouaner de leurs responsabilités !

 
L’accord de Paris fait-il oeuvre de « justice climatique » ?

 
Suppression des références aux droits humains et des populations indigènes, références renvoyées dans les préambules.

 
Très net affaiblissement du mécanisme de « Pertes et dommages » puisque tout ce qui concerne les responsabilités juridiques est retiré de cet l’accord. L’affaiblissement du mécanisme de pertes et dommages sonne comme un aveu de culpabilité des pays responsables du dérèglement climatique.
 
L’accord de Paris est-il universel ?
 
Les secteurs de l’aviation civile et du transport maritime, près de 10 % des émissions mondiales sont exemptés de tout objectif.

 
De nombreuses contributions des États, notamment des pays les plus démunis, dépendent de financements additionnels pour mener à bien leur transition énergétique et politiques d’adaptation. Ces financements ne sont pas là et ne sont pas garantis pour le futur.

 

L’Accord de Paris ne se donne pas les moyens d’être universel et refuse de s’attaquer à la machine à réchauffer la planète que constitue la globalisation économique et financière.

 
L’accord de Paris est-il juridiquement contraignant ?

 
L’accord ne transforme par les INDCs en des engagements contraignants et les mécanismes de révision des engagements sont faiblement contraignants.
 
Aucun mécanisme de sanction n’est mis en oeuvre pour sanctionner les États qui ne mèneraient pas à bien leurs engagements ou qui refuseraient de revoir à la hausse leur ambition. Alors que les accords de libéralisation du commerce et de l’investissement sanctionnent les pays lorsqu’ils ne respectent pas les règles établies, encore rien de tel en termes de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

 
L’accord de Paris est-il dynamique ?

 
Il sera impossible de rajouter dans les années futures tout ce qui n’est pas dans le texte de l’accord de Paris (100 milliards de dollars comme plancher…)
 
Des inventaires (stocktaking) sont prévus tous les 5 ans, mais la mise en oeuvre des révisions à la hausse reste dépendante de l’interprétation du texte et de la bonne volonté des États.

 
L’accord de Paris est-il différencié ?

 
Avec la mise en oeuvre des INDCs, les États ont accepté à Lima une autodifférenciation en matière de réduction d’émissions de GES : chaque pays met sur la table ce qu’il souhaite.

 
En matière de financements, alors que la Convention cadre prévoit que les pays historiquement les plus émetteurs débloquent les financements nécessaires à l’adaptation et la mitigation des pays qui en ont besoin, les États-Unis et leurs alliés ont essayé de poursuivre leur œuvre de démolition des principes de la Convention.

 
L’accord de Paris est-il équilibré ?

 
Aucun mécanisme clairement défini pour faciliter le transfert des technologies, notamment pour lever les barrières à l’accès générées par les droits de propriété intellectuelle.
 
Possibilité est laissée aux pays, notamment les plus émetteurs, d’utiliser des mécanismes de compensation carbone pour atteindre leurs objectifs, au détriment d’une réduction domestique des émissions.

 
Maintien de la référence à « la croissance économique » (art. 10)

 
Ce très pâle accord reflète donc l’impuissance des gouvernements à s’attaquer aux causes réelles des dérèglements climatiques. Rien d’étonnant : l’avidité des multinationales, les énergies fossiles et l’obsession de la croissance sont considérées comme des données intouchables.

 
Mais il devient urgent que les règles et principes d’organisation de l’économie mondiale et du commerce international soient soumises à l’objectif climatique. Plus que jamais, il convient de multiplier les initiatives et les alternatives venant du terrain pour sauver le climat et développer des modes de vie socialement justes et écologiquement acceptables…

 
 
 
 

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La Terre s’en fout !

Leitmotiv ressassé maintes et maintes fois, surtout lors de la COP21 : « il faut sauver la planète ». Mais la planète s’en fout ! Elle n’est pas en danger !… une fois que l’humanité aura disparu de sa surface, elle mettra quelques millions d’années à s’en remettre, mais elle s’en remettra, mais nous, nous ...

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Guerre du cèdre au Maroc: silence on coupe !

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Polluer, un peu à tous les jours

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Le “développement durableˮ est un mensonge

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Brésil: la pire catastrophe écologique de son histoire

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Robert Hainard, le premier écolo

Robert Hainard

Robert Hainard, est en effet de par son engagement et ses œuvres artistiques l’un des premiers écologistes, et pourtant, il est largement méconnu du grand public, ce qu’un livre qui vient de paraître, essaye de changer. C’est entendu, le grand public connait plutôt le commandant Cousteau, l’homme au petit bonnet rouge, ...

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Les membres de la Commission de Bruxelles : au service d’eux-mêmes et des mutinationales

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Une enquête de l’ONG Corporate Europe Observatory, dont la raison d’être est d’étudier les groupes de pression qui sévissent à Bruxelles, a établi une liste des anciens membres de la Commission présidée par Manuel Barroso ayant retrouvé de juteuses situations dans les entreprises multinationales. La porosité est telle entre la ...

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Low tech : comment entrer dans l’ère de la sobriété énergétique pour vivre sans polluer

low tech

Les innovations high-tech, fortement consommatrices de ressources, conduisent les sociétés dans l’impasse. Et si nous prenions le contre-pied de la course en avant technologique en nous tournant vers leslow tech, les « basses technologies » ? C’est ce à quoi invite Philippe Bihouix, ingénieur spécialiste de la finitude des ressources minières, auteur de ...

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Un réchauffement glaciaire

Le réchauffement provoqué par le CO2 a diminué considérablement l’épaisseur de la couche de glace libérant des quantités impressionnantes de méthane

Il est difficile, aujourd’hui, d’ignorer le grand rassemblement « citoyen » annoncé à grand fracas médiatique, sous le titre de COP21, manifestation qui devrait rassembler fin novembre 2015, 20 000 experts en tout genre, destinée à prendre « des décisions courageuses », afin de lutter contre le changement climatique…sauf qu’un autre son de cloche pourrait ...

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L’homme que l’on n’entendra sans doute pas à la conférence de Paris 2015 sur le climat James Hansen La Conférence de Paris sur le climat 2015 donnera, espérons-le, la parole à de nombreux climatologues et océanologues conscients des risques immenses que prendra l’humanité si, d’ici la fin du siècle, la ...

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Pourquoi pas un éco-village ?

Et si réellement un effondrement survenait (entre autres probabilités), que ferions-nous? Nous vivrions enfermés en espérant que dehors cela se calme et en comptant sur le livre « Survivre en ville » de Piero San Giorgio? Peu de chance que cela soit une véritable solution, mais nombre d’entre nous ne pouvant pas ...

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Changements climatiques vs dangers de la guerre nucléaire: « Trois minutes avant minuit »

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Désherber son jardin avec un produit Monsanto peut devenir dangereux pour sa santé…

Roundup de MonsantoIl y a cinquante ans, un insecticide de l’entreprise américaine Monsanto, le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane) était utilisé partout dans le monde jusqu’à ce que le livre “Printemps silencieux”, écrit en 1962 par le biologiste Rachel Carson, démontre qu’il était cancérigène. Une décennie plus tard, ce produit était interdit aux Etats-Unis. 

Aujourd’hui, les meilleurs spécialistes mondiaux du cancer lancent un cri d’alerte à propos d’un autre désherbant, le Roundup, fabriqué encore par Monsanto et qui est probablement cancérigène... 


Le Roundup est le nom commercial de l’herbicide produit et commercialisé par Monsanto dont l’élément de base est le glyphosate. Il est couramment utilisé comme désherbant agricole, domestique et urbain. Sur de grandes surfaces cultivées, dans les pays où cela est autorisé, il peut être diffusé par épandage aérien.

On retrouve des traces de ce produit dans les champs, les jardins, les rues, les aires de jeux d’enfants et bien sûr dans la nourriture. Près de 50% des fruits et des légumes produits par l’agriculture intensive contiennent en effet des résidus qui finissent dans nos organismes, apportés par les aliments consommés mais aussi par l’eau et l’air. De plus, son usage massif par les agriculteurs depuis la fin des années 1990 a conduit à l'apparition de mauvaises herbes résistantes au glyphosate.

Aux Etats-Unis, une étude publiée en 2011 par l’US Geological Survey a montré que dans certaines régions, le glyphosate était présent à des niveaux mesurables dans les trois quarts des échantillons analysés d’air et d’eau de pluie.

En Colombie, le glyphosate est notamment utilisé par le gouvernement pour détruire les champs de coca produisant de la drogue. Ces actions détruisent aussi des milliers d'hectares de forêt tropicale, parfois classés réserves naturelles, comme la forêt du Putumayo, et des exploitations agricoles légales.

En France, c’est le pesticide de synthèse le plus utilisé. Il s’en est répandu plus de 8 000 tonnes en 2011, loin devant les 2 700 tonnes du deuxième fongicide le plus populaire, le mancozèbe. Selon le rapport rendu en 2010 par l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), « le glyphosate est en France le principal responsable du déclassement de la qualité des eaux »

Mais en plus de ses propriétés toxiques et irritantes déjà connues, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a publié en mars 2015 une monographie classant le glyphosate parmi les « cancérogènes probables ou possibles » pour l’Homme. Cette classification repose sur des indications limitées de cancérogénicité chez l’homme et des indications suffisantes de cancérogénicité chez l’animal de laboratoire. L’évaluation des risques a été faite à partir d’études sur les expositions agricoles menées aux États-Unis, au Canada et en Suède. Les chercheurs ont méticuleusement passé en revue des publications indépendantes, en éliminant toutes les études commanditées par les multinationales en quête d’une validation de leur produit. 

Depuis, la firme Monsanto fait tout pour que l’agence de l’OMS retire ce rapport, déclarant que le CIRC ignorait des études qui considèrent le glyphosate sans danger. Dans un communiqué, la société, basée dans le Missouri, a protesté, en termes crus, contre l’avis du CIRC et fustigé la « science poubelle » (junk science, dans le texte) de l’agence intergouvernementale. Et dans une lettre datée du 20 mars dernier, Monsanto intime même à Margaret Chan, la directrice générale de l’OMS, de faire « rectifier » l’opinion du CIRC.

Certains pays ont déjà interdit le glyphosate. L’UE, les États-Unis, le Canada et le Brésil sont en train de réévaluer son autorisation. De leur côté, les Pays-Bas, le Sri Lanka et le Salvador envisagent une interdiction totale pure et simple. 

En France, deux ONG, France nature environnement (FNE) et Générations futures ont réclamé le retrait de la vente du Roundup, certaines que les experts européens et allemands ne pourront pas ignorer l’avis du CIRC, pas plus que d’autres travaux récents sur des risques autres que le cancer. 

Mais l’interdiction totale du glyphosate sera longue et difficile. La plupart du temps les autorités de réglementation s’en remettent à des évaluations réalisées par les multinationales et 58% des groupes scientifiques de l’Agence européenne de sécurité des aliments entretiennent des relations avec le secteur privé. La composition particulière par exemple du groupe d’experts « Pesticides » de l’agence allemande est significative : le tiers des membres de ce comité sont directement salariés… par des géants de l’agrochimie ou des biotechnologies !

Aujourd’hui, il faut avant tout protéger la santé des citoyens européens, s’assurer que les consommateurs ne sont pas utilisés comme cobayes et continuer le combat pour une agriculture raisonnable et durable dont le monde a besoin.

Si le glyphosate peut être nocif, il faut faire valoir le principe de précaution dès maintenant et ne pas tolérer ce produit sur nos étalages pendant encore dix ans ! 



Pétition à l'attention de M. Vytenis Andriukaitis, Commissaire européen à la santé, aux administrations responsables aux États-Unis, au Canada, au Brésil ainsi qu'aux ministres et aux autorités en charge des politiques sanitaires et environnementales

En tant que citoyens du monde entier, nous sommes inquiets d'apprendre que le glyphosate est "probablement cancérigène". Nous vous demandons d'appliquer le principe de précaution et de suspendre immédiatement l'autorisation de ce produit, que l'on retrouve dans des herbicides tels que le Roundup de Monsanto. 

Nous vous demandons également d'inclure les travaux du Centre international de recherche contre le cancer dans vos évaluations de sécurité en cours, qui doivent être transparentes, se baser sur des études indépendantes et être évaluées par des chercheurs indépendants sans conflit d'intérêts. Par ailleurs, vous devez garantir la non-exposition des personnes à ce produit tant que son innocuité n'est pas démontrée.


> Signer la pétition ICI

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