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	<title>CentPapiers &#187; Écologie</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>Les impostures écologistes &#8211; Epilogue : comment peut on être anti-écologiste?</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 05:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christian laurut</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/les-impostures-ecologistes-epilogue-comment-peut-on-etre-anti-ecologiste/93387/impostures" rel="attachment wp-att-93414"><img class="alignnone size-full wp-image-93414" title="Impostures" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/01/Impostures.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a></p>
<p>Auteur d’un ouvrage éponyme et d’une récente série de onze articles intitulés « Les impostures écologistes » j’ai pu constater la difficulté à faire admettre l’idée même du droit à l’existence d’une telle appellation. Si l’étiquette d’anti-capitaliste est globalement correcte, celle d’anti-faciste chaudement recommandée, celle d’anti-impérialiste très acceptable, celle d’anti-socialiste plus difficile à porter mais possible, celle d’anti-mondialiste très tendance, celle d’anti-écologiste, par contre, dispute l’innocent saugrenu au psychopathe dangereux dans sa traduction populaire.</p>
<p>L’écologisme ayant l’image consolidée du Bien Commun, il apparaît dès lors impensable d’aller contre cette évidence sacrée à moins d’être un personnage peu recommandable nourrissant par surcroit de noirs desseins nuisibles à l’humanité toute entière. Je ne reviendrai évidemment pas sur les onze chapitres énumérant autant de raisons d’être anti-écologiste sans pour autant déshonorer le genre humain, et je me contenterai ici de récapituler les lignes directrices d’une pensée alternative à cette pensée devenue unique qui masque nombre de réalités et détourne fâcheusement le public des vrais enjeux imminents.<br />
Vous êtes anti-écologiste si :</p>
<p>1.    vous considérez que l’écologie est une science humaine non exacte dont l’objet est l’étude des conditions d’existence des espèces vivantes en relation avec leur milieu naturel et de ses évolutions depuis la nuit des temps et non une doctrine qui décide que le bon équilibre est celui constaté à un moment T de l’histoire et qu’il convient de maintenir cet équilibre par la force de la loi coercitive sur tous les individus de façon durable et définitive</p>
<p>2.    vous jugez que les « écologues », scientifiques humbles et circonspects, n’ont rien de commun avec les charlatans autoproclamés « écologistes » qui prétendent être les dépositaires des fondements du bien commun pour les siècles à venir et user de leur prétendu « Savoir » environnemental pour déverser une avalanches de lois, taxes et décrets dans tous les domaines de la vie civile, économique et sociale de chaque individu.</p>
<p>3.    vous pensez que la fin prochaine des ressources fossiles et minérales et leur raréfaction imminente ne peut être compensée par rien de comparable et que, par voie de conséquence, le déclin de la civilisation industrielle est inéluctable à très court terme, et que, dans ces conditions, les assurances illusoires des baraquins écologistes pour un maintien durable du système sont fallacieuses, voire criminelles, face à une réalité toute autre nécessitant une adaptation rapide et douloureuse aux techniques de freinage en pente glissante.</p>
<p>4.    vous constatez une collusion coupable de ces bonimenteurs avec les exploiteurs capitalistes pour les aider à maintenir le peuple exploité dans la religion de la croissance qui seule peut l’inciter à travailler sans qu’il soit nécessaire de recourir à la force.</p>
<p>5.    vous contestez l’acharnement thérapeutique de ces médicastres sur une société en fin de vie avec des remèdes cacochymes,  tels leur volonté de mettre en place une planification généralisée de la vie des gens, sous la férule d’un Etat Tout Puissant, dirigé par des technocrates illuminés et suspicieux de la liberté individuelle.</p>
<p>Ainsi, vous vous opposez à cette honteuse mystification et osez affirmer que les profonds bouleversements qui vont survenir dans les prochaines années ne pourront être surmontés par une société arc-boutée sur une gestion toujours plus autoritaire des populations. L’autoritarisme comme mode d’organisation sociale, avec ses variantes et déclinaisons historiques tels le féodalisme, le monarchisme, le despotisme éclairé, l’étatisme républicain, le bureaucratisme, et, dernier en date, le capitalisme étatique a régenté la vie humaine depuis vingt siècles et l’a amené à un stade de gonflement exponentiel dont l’implosion est proche. Il paraît dès lors légitime de se demander si un système anti-autoritaire, où l’état sans être absent n’aurait aucun pouvoir autre que celui de remplir des fonctions organiques plus aisées à remplir collectivement qu’avec une somme d’efforts individuels, serait vidé de toute substance protectrice constituant prétexte à l’infantilisation du peuple et déchargé de toute mission salvatrice de la misère sous le couvert de laquelle il se repaît de broyer l’individu. Ainsi réduit à l’état utilitaire de serviteur docile, cette entité devenue supraconsciente à force d’histoire serait alors transformée en simple entité-objet par un processus révolutionnaire généré naturellement par la dérive civilisationnelle subie à venir.</p>
<p>Cette conception peut faire sourire les scientistes totalement convaincus de la permanence positive du sinus de l’angle de la croissance, qui ne peut tendre vers zéro, et définitivement confiants dans la suprématie planétaire du génie humain, qui ne saurait connaître la moindre défaillance historique. Aveuglés par leur vision cornucopienne de l’humanité ils considèrent qu’une société technologique avancée génère automatiquement une organisation sociale complexifiée qui ne peut se stabiliser qu’avec le recours à un Etat Tout Puissant, et que cette société a été mise en place aujourd’hui et pour toujours.</p>
<p>Mais la réalité est toute autre car l’avenir inéluctable est composé de régression économique, de frugalité technologique, de relocalisation des activités et de dissémination des efforts individuels. Il ouvre ainsi, et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité , le champ à la prise en main par l’individu de son destin, de son organisation autonome et de son épanouissement par le dépassement de la superstructure étatique devenue obsolète et sans objet. N’oublions pas que la Première Internationale qui se tint à Saint Imier en 1872 était anti-autoritaire avant que Engels, puis Marx n’infléchissent le cours de l’histoire quelques années plus tard. Cette « Internationale Anti-autoritaire » doit d’ailleurs renaître en août 2012, toujours à Saint Imier, et nul doute que ces options y seront débattues avec actualité, car les évènements à venir pourraient y prêter leur concours. Pour réfléchir dans cette direction, et pour les lecteurs qui le souhaitent, voyez « <a href="http://www.christianlaurut.com/manifeste.htm" target="_blank"><em><strong><span style="color: red;">Le Manifeste de l’Individu Responsable &#8211; Programme pour une société antiautoritaire</span></strong></em></a> ».</p>
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		<title>Les impostures écologistes &#8211; Chapitre 11 : la galerie des guignols</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 05:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christian laurut</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/les-impostures-ecologistes-chapitre-11-la-galerie-des-guignols/93112/ecologie-2" rel="attachment wp-att-93158"><img class="alignnone size-full wp-image-93158" title="écologie" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/01/écologie.jpg" alt="" width="316" height="258" /></a></p>
<p>Afin de clore (pour l’instant) cette série sur les impostures écologistes, il m’a paru nécessaire et d’établir un état nominatif des imposteurs eux mêmes. Car la grande mystification politique de cette charnière de siècle qui repose sur les concepts factices et les formules trompeuses que nous avons dénoncés, est portée par des leaders identifiés dont le comportement et le pédigrée confirment souvent les mensonges de la doctrine.</p>
<p><strong>Les intrus</strong></p>
<p><strong>Daniel Cohn Bendit</strong> : ancien leader emblématique des évènements de mai 68, vaguement positionné entre anarchistes, maoïstes et situationnistes, mais clairement habile à capter les feux de la rampe, il est un des représentants les plus édifiants de ces « <em>réfugiés de la vie politique</em> » dont je parle dans mon précédent article, qui, une fois la tribune soixante-huitarde démontée, traîna son ego en peine dans le marasme de l’extrême gauche marginalisée. Peu concerné par l’industrialisation de l’agriculture et par les centrales nucléaires dont il se fiche comme d’une guigne il est un des artisans principaux du dévoiement du mouvement écologiste pour les besoins d’une cause politicienne. Il tient aujourd’hui parfaitement son rôle  de récupérateur en chef pour le compte du capitalisme après qu’il se soit officiellement converti à ses vertus et proposé simplement d’en adoucir les effets moyennant un salaire de 10.500 euros nets par mois de député européen.</p>
<p><strong>Cécile Duflot</strong> : diplômée de l’ESSEC (Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales) la grande école française qui, avec HEC, fabrique les « fers de lances » de l’économie capitaliste, elle incarne parfaitement l’alliance structurelle de l’écologisme et du système marchand. Parfaitement ignorante de la science écologique, elle n’en est pas moins secrétaire nationale d’EELV et s’attache à masquer sa niaiserie par un phrasé direct et bien en place. Il faut toutefois lui reconnaître l’intelligence d’admettre ne pas se sentir « les épaules assez larges » pour accomplir des tâches plus importantes que celles auxquelles elle vaque pour le moment.</p>
<p><strong>Eva Joly</strong> <em>(&amp; Laurence Wischniewski</em>) : la célèbre juge anticorruption fait l’objet, à l’insu de son plein gré, du parachutage politique le plus comique des ces dernières années. Poussée artificiellement par Cohn Bendit à la candidature présidentielle pour contrer celle de Nicolas Hulot qui risquait de le délester de sa tiare de pape vert européen, elle se voit maintenant abandonnée par son mentor qui a changé de stratégie, depuis que le saltimbanque est provisoirement à terre, et cherche à vendre l’écologisme au PS avant même l’élection en échange d’un ministère fantôme. La pauvre candidate, déjà exempte de compétences environnementales se retrouve ainsi traîtreusement livrée à elle même et en est réduite à improviser le lancement de pétards mouillés aussi médiatiquement ridicules que politiquement déplacés. N’ayant pu se séparer de son acolyte Laurence Wischniewski, elle n’a pas hésité à entraîner cette dernière avec elle dans sa galère politique et la malheureuse doublure fait peine à voir lorsqu’elle anone des interventions approximatives sur le nucléaire ou les GES.</p>
<p><strong>Les charlatans</strong></p>
<p><strong>Nicolas Hulot</strong> : animateur vedette de TF1 au salaire de 33.000 euros/mois pour 4 émissions/an, son approche de l’écologie est celle d’un nanti se laissant aller à des rêveries bucoliques, un peu à la manière des options environnementales de Marie Antoinette lorsqu’elle visitait son hameau et regardait traire les vaches vêtue d’une robe mousseline et munie d’un seau à lait en porcelaine de Sèvres. Elle est essentiellement validée par les regards bienveillants qu’il porte sur les colonies menacées de flamands roses du delta du Niger depuis le cockpit de son hélicoptère consommant 240 litres de kérosène par heure de vol. Auteur du « Syndrome du Titanic », livre puéril et particulièrement mal écrit, il est également réalisateur malheureux du film du même nom qui ne remporta pas le succès des œuvres cinématographiques similaires de ses compères Arthus Bertrand et Al Gore. Provisoirement écarté du leadership des verts français à cause des répercussions temporaires dans l’opinion de l’incident de Fukushima, cet ardent partisan de l’électricité nucléaire, ne tardera pas à récupérer son premier rôle chez les écologistes, dès que l’agaçant épisode nippon aura été suffisamment délaissé par l’information spectaculaire.</p>
<p><strong>Al Gore</strong> : très influent au sein de l’ONU, artisan du sommet de la Terre avec son sulfureux compère Maurice Strong, sans lui, l’écologie mondiale ne serait pas ce qu’elle est. Ancien vice-président de Bill Clinton, battu par son successeur G. Bush Junior et presque ruiné par ses dépenses de campagne, il est redevenu milliardaire grâce à son package multimédia « Une vérité qui dérange » (Film, CD, livre, conférences, etc…). Sorti en mai 2006, le film est un concentré d’images-chocs à l’américaine bâti sur un fond de vérité et présenté sous une forme mêlant exagérations et contre vérités, il a rapporté plus de  50 millions de dollars à ce jour, faisant de lui le troisième documentaire le plus vu au cinéma jusqu&#8217;ici. Albert Arnold Gore Jr. réclame également 100.000 à 175.000 dollars pour des conférences que le monde s’arrache et durant lesquelles ses interventions de sauveur planétaire sont chronométrées pour un maximum de 75 minutes. Il détient un stock options de 30 millions de dollars de Google et de 6 millions d’Apple. Il est propriétaire, avec David Blood, de la GIM (Generation Investment Management), dont le siège est à Londres, compagnie boursière spécialisée dans le créneau environnemental et placée en pole position sur le créneau de la taxe carbone. Il vient enfin d’annoncer sa participation dans une société de la Silicon Valley, Kleiner Perkins Caufield &amp; Byers, spécialisée dans la lutte contre les effets du changement climatique. La fortune d’Al Gore est présentement évaluée à plus de 100 millions de dollars. Ce grand maître de l’écologie mondiale ne se déplace qu’en 4&#215;4 surpuissant et jet privé (<em>vu dans son film</em>) et sa maison de Nashville consomme 20 fois plus d’électricité qu’une maison américaine moyenne.</p>
<p><strong>Le vendu</strong></p>
<p><strong>José Bové</strong> : initialement militant approximatif à l’idéologie naviguant entre anarchisme, antimilitarisme et populisme chrétien, il prend son véritable départ dans la vie politique lorsqu’il participe en 1973 au célèbre rassemblement contre l’extension du camp militaire du Larzac. Dès lors ce pur citadin dont le parcours universitaire avorta en Hypokhâgne, s’installe en tant que neo rural dans une ferme abandonnée du Causse pour entreprendre l’élevage des brebis laitières. Militant actif de la confédération Paysanne, syndicat d’obédience trotskiste, il comprend rapidement tout le parti qu’il peut tirer de la médiatisation croissante de la vie publique et devient ainsi spécialiste en provocations habilement relayées par l’image. Après plusieurs procès tapageux, séjours confortables en prison VIP et un célèbre « <em>lever de menottes</em> » sous les flashes des paparazzis, il accède finalement au statut de contestataire incontestable et fournisseur officiel de prestations en chemise blanche et veste de cuir impeccables chez les bateleurs patentés de la société du spectacle MM. Ruquier, Ardisson, Fogiel, Drucker &amp; consorts. Conscient qu’une image forte doit être reliée à un concept précis, il s’est concentré sur l’opposition aux OGM qui s’avère fédérer une frange importante de la population généralement urbaine et passablement ignorante des lois de l’agriculture. Mêlant les affirmations péremptoires sur un sujet toujours controversé, aux actions autoritaires de destructions de récoltes, il rejoint l’écologisme totalitaire de la pire espèce. Mais finalement José Bové n’en a cure et seul importe pour lui sa notoriété, son rôle de star mondiale anti-OGM et son salaire de 10.500 euros nets par mois de député européen. les droits d’auteurs de ses livres et les bénéfices induits de ses prestations télévisées. Aujourd’hui, il n’est plus tout à fait un éleveur de brebis, un salarié financé par son syndicat le remplace dans sa bergerie.</p>
<p><strong>Le technocrate despotique</strong></p>
<p><strong>Jean-Marc Jancovici</strong> : peu connu du grand public, il fait partie du comité de veille écologique de la Fondation Hulot depuis 2001, puis du comité stratégique de cette même fondation depuis 2005. Il est co-auteur du Pacte écologique. Ce polytechnicien est également auteur de plusieurs ouvrages très documentés et particulièrement bien écrits dont je ne peux que conseiller la lecture à tous ceux qui doutent encore de l’imminence de la pénurie énergétique. Intelligent, apparemment sympathique et doté d’un franc parler non dénué d’humour, il n’est pas avare de sa personne pour illustrer la déplétion fossile lors de conférences et causeries pas directement rémunératrices. Jusqu’ici tout va bien me direz vous, mais là où ça se gâte, c’est lorsque JM Jancovici tire ses conclusions et se propose de Sauver la Planète (encore un !). L’intervenant aimable se transforme alors en redoutable businessman robespierriste invoquant la vénération de l’impôt comme celle de l’Etre Suprême et la restriction des libertés individuelles au nom de la Terre en Danger. Sa « levée en masse »  à lui est celle la fiscalité qui doit s’abattre sur le petit peuple usager pendable de véhicules à moteur afin de financer des entreprises vertes, comme par exemple sa société « Carbone 4 », cabinet de conseil en stratégie carbone proposant des audits et conseils aux entreprises et organisations pour mesurer et comprendre leur dépendance par rapport à la contrainte énergie-climat, réduire les risques et saisir les opportunités en lien avec cette contrainte. On comprend dès lors un peu mieux l’objectif de cet homme dangereux, lorsqu’on sait, de plus, qu’il collabora de 2001 à 2010 avec l&#8217;ADEME pour la mise au point du bilan carbone et que les prestations de Carbone 4 auprès de ses clients sont remboursées, ou prises directement en charge par cet organisme. Avec lui la boucle du capitalisme étatique est parfaitement bouclée : 1. la consommation fossile est taxée par l’Etat au prétexte de sauver la Planète du réchauffement mortel 2. L’Etat finance avec cet argent des entreprises vertes qui n’ont même plus le souci de faire face à la concurrence et bénéficient ainsi en toute quiétude d’un marché captif. 3. Les marges financières du capitalisme classique sont ainsi transférées vers une nouvelle oligarchie capitalistique d’Etat. Ce schéma prendrait la forme politique d’une République présidée par N. Hulot (lu dans son livre <em>« C’est maintenant ! »</em>  Chapitre <em>« Au secours Monsieur Hulot »</em>), écrasée par la fiscalité (Lu dans livre <em>« Le plein s’il vous plait »</em> Chapitre <em>« Vive l’impôt »</em>) et chauffée à l’énergie nucléaire (Lu dans son livre <em>« Changer le monde »</em> Chapitre <em>« Montre moi ton bilan carbone »</em>). Tout un programme !</p>
<p><strong>L’écologiste aux deux visages</strong></p>
<p><strong>Yves Cochet</strong> : Il y a deux Yves Cochet. L’un a écrit « Pétrole Apocalypse » et donne des conférences pour le Comité Parisien pour la Décroissance. L’autre a été ministre de l’environnement du gouvernement Jospin et intervient au JT en tant que représentant d’EELV. L’un croit dur comme fer à ce qu’il dit et l’autre n’y croit pas une seule seconde. Le vrai Cochet est convaincu de l’inéluctabilité de la décroissance industrielle quelque soient les politiques volontaristes mises en place et nous conseille de nous serrer les coudes entre voisins au niveau local en attendant qu’une hypothétique grande entente mondiale ne prenne en main le rationnement des ressources naturelles. Le faux Cochet distille des propos lénifiants sur la possibilité de s’en sortir durablement avec l’ineffable « mix renouvelable », lorsqu’il officie en tant que bon soldat du programme EELV. Cet homme de grande qualité est apparemment torturé dans son subconscient par l’affrontement entre les réflexes de survie d’un professionnel de la politique et les élans d’un visionnaire implacablement lucide. Peut être est il également lassé et découragé par le comportement des auditeurs de l’assemblée nationale qui sortent (<em>Fabius</em>), sourient (<em>Fillon</em>), bavardent (<em>Lang</em>), consultent leur portable (<em>Besson</em>) ou mâchent du chewing gum (<em>Lagarde</em>) quand il intervient au perchoir pour évoquer l’imminence du croisement fatidique des deux courbes de l’offre et de la demande de pétrole. Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre !</p>
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		<title>Les impostures écologistes &#8211; Chapitre 10 : les nouveaux staliniens</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 05:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christian laurut</dc:creator>
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<p>Lorsque Staline fit assassiner Léon Trotski en août 1940, il pensait mettre un terme au développement de la dernière pensée alternative résiduelle s’opposant au capitalisme triomphant. Dès lors, l’URSS abandonnait définitivement l’idée de l’exportation internationale d’une révolution qu’elle avait déjà passablement dénaturée en interne en installant définitivement le principe du « socialisme dans un seul pays », et entrait de fait en imposture en tant qu’opposant factice au système mondial dominant. Le simulacre de la guerre froide masquait en réalité l’alliance tacite des deux superpuissances pour le maintien d’un statut quo global où l’oppression des populations revêtait une forme différente de chaque côté du rideau de fer, mais exprimait de façon identique le principe d’aliénation d’une classe par une autre. Tout système dominant a en effet besoin d’un leurre pour canaliser les oppositions radicales vers une pseudo opposition afin d’éviter que celle ci ne prenne trop d’ampleur et en devienne un danger réel pour son maintien. Ce fut le rôle joué par le stalinisme jusqu’à la chute du mur de Berlin pour le compte du capitalisme, phagocytant ainsi les oppositions les plus actives et simulant un schéma alternatif fictif au capitalisme.</p>
<p>Le concept de lutte des classes joua donc le rôle de faire valoir pour celui de la société de consommation et fut chargé de récupérer le mécontentement engendré par cette dernière. Les metteurs en cause du capitalisme trouvèrent alors un terrain de jeu privilégié dans la cour des staliniens qui ne représentaient plus, dès lors, de réel danger pour la survie du système tant les règles de comportement étaient parfaitement cadrées, connues et maîtrisées. L’implosion du bloc communiste après 1990 laissa le système capitaliste orphelin d’une idéologie concurrente et sa pensée unique pu étendre son influence sur l’ensemble des continents, d’autant que le Chine, se convertissant de concert au capitalisme d’Etat, entreprit de dépasser la diplomatie du ping pong en s’introduisant dans le carnaval financier mondial. Le capitalisme triomphant apparaissait alors comme le seul modèle socioéconomique crédible d’autant que les populations entières soumise depuis des décennies à son modèle miroir avaient affirmé sans ambiguïté leur option pour le premier. Ce capitalisme qui s’affirmait libéral et individualiste, alors qu’en fait il s’était toujours appuyé sur un état complice et légiférant pour lui, (mais ceci est un autre débat sur lequel nous reviendrons plus tard) teinta progressivement son fonctionnement et son discours de doses toujours plus forte d’étatisme, absorbant ainsi le reliquat idéologique de l’empire défunt. Capitalisme d’état dans l’ancien centre du monde et capitalisme étatique dans le reste du nouveau, représentaient deux déclinaisons, finalement fort peu dissemblables malgré leurs divergences feintes, d’un même système au sein duquel la marchandisation généralisée de l’économie se doublait d’un comportement sociétal où le spectacle devenait roi.</p>
<p>Mais l’hydre capitalistique, en restant seul sur le champ de bataille, restait tout de même vulnérable car tout système sécrète en lui automatiquement ses propres avant-gardes révolutionnaires et autres groupuscules comploteurs qui veulent sa destruction. Il convenait donc d’identifier un courant de pensée susceptible de servir de canal de récupération et de remplacer le concept de lutte des classes vieillissant par un concept plus novateur et adapté aux contingences de la vie moderne et industrialisée. Depuis les années 1970, la mouvance écologique s’opposait déjà à la société industrielle, mais en abordant des thèmes centrés sur le mode de vie, plutôt que sur l’inégalité sociale et sans relier son discours à une vision politique globale spécifique. Le feu de mai 68 étant retombé rapidement et le parti communiste voyant son influence décroître irrémédiablement, c’est la gauche marxiste dans son ensemble qui commença à se tourner vers ce mouvement certes apolitique, mais représentant la seule tendance d’opposition au système spectaculaire marchand alors que les lignes communistes et d’extrême gauche venaient d’être désavouées par l’histoire elle même. Le mouvement écologiste composé essentiellement de militants individuels mettant en œuvre des pratiques alternatives et diverses expériences sur le terrain, se vit alors submergé par un afflux de réfugiés de la vie politique en quête de tribunes bien positionnées sur l’échiquier des courants naissants d’opinion. C’est ainsi que des arrivistes végétant dans des chapelles gauchistes diverses et sans connaissance aucune de la science écologique s’improvisèrent porte-paroles d’un mouvement qui perdait chaque jour un peu plus de son identité première.</p>
<p>A la différence du concept de lutte des classes qui avait été défini par Marx dans le cadre d’un travail de critique sociale élaboré et d’une analyse encore inégalée à ce jour de la société bourgeoise, le concept écologique de « préservation de la planète » n’est qu’un slogan publicitaire accrocheur conçu par les charlatans de la société du spectacle. Mais sur le fond, ce slogan bucolique, associé à quelques autres tels « <em>développement durable</em> » ou « <em>mix renouvelable</em> », masquent en réalité une opération politique de grande envergure destinée à régénérer les fonctions organiques du stalinisme prématurément décédé en 1990. Car, bien qu’ayant fait mine de se réjouir de l’effondrement du bloc de l’est, le capitalisme occidental a été en réalité pris de court par le rouleau compresseur de l’histoire des masses, alors qu’il s’apprêtait à entériner une situation durable avec le stalinien récupérateur idéal, M. Gorbatchev. Le leurre soviétique ayant été définitivement mis hors d’usage par l’imprévu historique, il devint urgent de reconstituer au plus vite le pontage nécessaire au bon équilibre géopolitique de la gestion des peuples.</p>
<p>Ce fut chose faite avec le noyautage du mouvement écologiste après cette date, d’autant que son arrimage au courant social-démocrate donnait toutes les garanties de non-agression pérenne. Les doubles faces du miroir étaient alors rivées, d’un côté un capitalisme prétendument libéral et occultement étatique, et de l’autre un écologisme prétendument antilibéral et ouvertement étatique. Les deux opposés concourrant effectivement au même but : l’asservissement des masses à un état marchand tout puissant par le biais d’une communication spectaculaire.</p>
<p>En envahissant le mouvement écologiste, les staliniens ont importé avec eux les bonnes vieilles méthodes et les principes immuables qui avaient constitué leur quotidien de soixante dix ans de règne. En premier lieu préside l’axiome imparable : « <em>il vaut mieux avoir tort dans le parti que raison au dehors</em> ». C’est ainsi que nous voyons M. Yves Cochet, certainement l’écologiste français le plus instruit et le plus intelligent, tenir des propos raisonnables sur les énergies renouvelables lors de réunions en petit comité, à savoir qu’elles ne compteront jamais que pour du beurre, et, dans le même temps, affirmer au JT de TF1 que notre civilisation industrielle peut très bien s’en sortir sans fossile ni nucléaire, grâce à l’ineffable Mix renouvelable. Souhaitons que Mr. Cochet prenne un jour le chemin d’Arthur London et « avoue » enfin sa duplicité.</p>
<p>Mais le rôle le plus important tenu par les écologistes pour le compte du système capitaliste en place consiste à valider l’étatisation croissante de la société. Si, d’un point de vue éthique, le capitalisme se doit de masquer autant que possible ses dérives autoritaires afin de préserver son image (faussement) libérale, il lui est nécessaire d’un point de vue opérationnel de disposer d’une force législative et coercitive lui permettant de mener à bien ses opérations d’enrichissement. La doctrine écologiste, elle, fortement marquée d’une empreinte sociale ne rencontre aucun problème en interne pour promouvoir une ligne autoritaire sous la férule d’un Etat tout puissant. La bonne cause étant supposée être détenue par eux, et la Vertu consacrée en sacerdoce indéfectible, chaque escalade dans l’oppression étatique de leurs technocrates sur l’ensemble du peuple ne peut être suspectée d’aucune finalité maligne autre que celle du la recherche altruiste du bien commun.</p>
<p>Partout où il y a staliniens, il y a mensonge d’Etat et partout où il y a mensonge d’Etat, il y a des staliniens. Bien sur, on remarquera ici et là des mensonges stratégiques émanant de purs capitalistes, comme celui des armes irakiennes de destruction massives de Mr. Bush Jr ou celui du faux épouvantail Khadafi de Mr. Sarkozy, mais ce n’est que chez les staliniens que cette technique est érigée en système quotidien et immuable. Pour fonctionner correctement le stalinisme doit s’appuyer sur des slogans simples et attractifs, formules réductrices d’un pseudo-paradigme qui constituerait une sorte de ligne de pensée facile à comprendre pour les populations dirigées, ou plus précisément, et en utilisant le lexique bourdieusien, une  « doxa », c’est à dire <em>«un point de vue particulier, le point de vue des dominants, qui se présente et s&#8217;impose comme point de vue universel; le point de vue de ceux qui dominent en dominant l&#8217;État et qui ont constitué leur point de vue en point de vue universel en faisant l&#8217;État».</em> Cette doxa, qui se traduit par un ensemble plus ou moins homogène d’opinions, confuses ou non, de préjugés populaires ou singuliers et de présuppositions généralement péremptoires, est toujours fondée sur l’idée quasi religieuse d’une superstructure collective à visage non humain mais agissant par définition pour le bien et le bonheur de l’espèce. Cet ensemble directeur prend le nom d’Etat et se voit doté des pouvoirs les plus étendus sur la marche de la société et d’une autorité sur l’individu proportionnelle au degré de stalinisation global du système.</p>
<p>Les slogans, eux, plus opérationnels sont destinés soit à soulever les enthousiasmes populaires ainsi « <em>vive le développement durable</em> » affilié à « <em>nous ne sommes rien soyons tout</em> », soit à servir de repoussoir envers l’ennemi à l’enseigne de « <em>à bas le réchauffement climatique</em> » cousin du « <em>à bas la société de classes</em> ». Ces formules chocs sont chaque fois destinées à fondre dans le marbre une idéologie inattaquable, tant sur le plan de son fondement scientifique que de son objectif social. De la même manière que la simple mise en cause supposée des thèses de Marx ou de Lénine valait en son temps et à son auteur un séjour dans un goulag de Sibérie, le moindre scepticisme sur les conclusions du GIEC peut amener aujourd’hui un contradicteur téméraire à subir les foudres écologistes, à endurer les accusations de crime contre l’humanité en péril, ou à être menacé d’éradication journalistique (voir certains commentaires sur mes articles précédents). Ainsi parés d’une justification théorique et d’une validation spirituelle les nouveaux staliniens s’apprêtent à enserrer l’individu dans un filet à maille fine de lois, un écheveau diffus de décrets, une nasse ténue de réglementations, une toile drue de taxes diverses et un catalogue nourri de contraintes volontaires placées sous la surveillance tacite du voisin d’en face.</p>
<p>Cette codification rigoureuse du comportement  « citoyen » est un des symptômes les plus aveuglants de la filiation des écologistes et des staliniens. Ces terroristes d’Etat ignorent systématiquement les aspirations particulières pour loger l’individu sous une chape de plomb qu’il ne peut tenter de soulever qu’au risque de la voir retomber sur lui plus lourdement encore.</p>
<p>Cette hystérie autoritaire étant censée s’autovalider par une profession de foi anticapitaliste, nous constatons malheureusement que, dans la pratique, chaque option écologiste se traduit par la mise en place d’un business lucratif (voir mes précédents articles) et que, bien loin de miner les bases du système marchand, les entreprises vertes ne font que le renforcer en lui ouvrant de nouveaux débouchés.</p>
<p>Le mensonge d’Etat de type stalinien est devenu pratique courante chez les camelots de la planète qui n’imaginent pas un seul instant que confiance puisse être faite à l’individu pour gérer les temps qui viennent  et que seul l’Etat omnipotent connaît la voie qui conduit au Salut. Pour eux, l’individu livré à un système antiautoritaire et contractuel ne pourrait que dériver vers le Mal. In State We Trust !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La géothermie fait un pas en avant grâce à l&#8217;EGS</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Dec 2011 05:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gauthier</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/la-geothermie-fait-un-pas-en-avant-grace-a-legs/90877/image-ecologie" rel="attachment wp-att-90878"><img class="aligncenter size-medium wp-image-90878" title="image ecologie" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/12/image-ecologie-510x380.jpg" alt="" width="510" height="380" /></a><br />
«Energy production and energy consumption cause more environmental damage than any other peacetime activity on earth. » Christine Ervin, U.S DOE.<br />
<strong><br />
Problème des énergies fossiles :</strong></p>
<p>Aujourd’hui, l’utilisation par l’humanité de quantités considérables de combustibles fossiles est à l’origine d’un déséquilibre important du cycle du carbone, ce qui provoque une augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre et, par voie de conséquence, entraîne des changements climatiques. L’ONU rappelait en 2007 dans son rapport GEO-4 que la « combustion des carburants fossiles dans les centrales électriques et dans les véhicules est la principale source d’émissions de CO2, de SO2 et de NOx », précisant que « les liens entre l’exposition aux polluants atmosphériques et les problèmes sanitaires humains ne font aucun doute. Dans les premières années de notre décennie, on estime que la pollution de l’air a été à l’origine de 70 000 morts prématurées par an aux États-Unis et de 5 900 au Canada. On sait qu’elle favorise l’asthme, dont l’augmentation du nombre de cas est importante, en particulier chez les enfants. Le mercure émis lors de la combustion du charbon dans les centrales électriques entre dans la chaîne alimentaire, affectant les peuples indigènes du Nord plus que tout autre Nord Américain (…). Ses effets sur la santé peuvent être très graves » <a href="#liens">(1)</a>.</p>
<p>La géopolitique du pétrole décrit l’impact des besoins en pétrole, matière première devenue essentielle à la vie économique mondiale, sur le comportement des pays les plus puissants. Les gisements de pétrole étant limités et leur emplacement géographique ne coïncidant généralement pas avec celui des pays consommateurs, l’exploitation des ressources pétrolifères est source de tension. Les pays consommateurs, généralement de grandes puissances militaires, sont alors tentés d’employer des moyens violents pour avoir accès à ces ressources. Le pétrole, matière hautement stratégique, est fréquemment associé aux affrontements internationaux depuis le début du XXe siècle <a href="#liens">(2)</a>.</p>
<p>La combustion de combustibles fossiles génère des acides sulfuriques, carboniques et nitriques, qui retombent sur Terre sous formes de pluies acides. Les combustibles fossiles contiennent aussi des matières radioactives, principalement de l’uranium et du thorium, qui sont libérées dans l’atmosphère. En 2000, environ 12 000 tonnes de thorium et 5 000 tonnes d’uranium ont été relâchés dans le monde entier due à la combustion du charbon <a href="#liens">(3)</a>.<br />
<strong><br />
Les centrales électriques géothermiques :</strong><br />
L’usage de la géothermie remonte aux grandes civilisations de l’antiquité pour la construction de thermes. Mais son intérêt sur ses autres capacités fut suscité qu’au début du 20ème siècle par le Prince italien Piero Ginori Conti, utilisant le flux géothermique pour une génération électrique. Bien que ces qualités furent connues et utilisées à basse échelle pendant plus de 80 ans, ce n’est que depuis trois décennies que la curiosité se développe sur cette ressource <a href="#liens">(4)</a>. La dernière technologie implantée dans les centrales géothermiques pour convertir l&#8217;énergie thermique en énergie électrique est le &laquo;&nbsp;binary cycle&nbsp;&raquo;. Le principe permet de transférer la chaleur des fluides provenant du réservoir à ceux se dirigeant vers l’installation électrique sans qu’ils ne se mélangent <a href="#liens">(5)</a>. Cela a deux atouts : ne laisser échapper aucun gaz à effet de serre présent dans le réservoir <a href="#liens">(6)</a>, et se servir de fluides ayant un point d&#8217;ébullition bas, permettant ainsi d&#8217;élargir la quantité de sites exploitables <a href="#liens">(7)</a>. La centrale de Chena Hot Springs en est l’un des meilleurs exemples fonctionnant avec un gaz élevé à seulement 57°C <a href="#liens">(8 )</a>. De surplus, la production électrique par géothermie ne nécessite pas un transport de la matière première contrairement aux énergies fossiles ou au biocarburant <a href="#liens">(9)</a>. De nos jours le MIT recommande aux USA de participer activement aux projets de développement de l&#8217;énergie géothermique des pays étrangers <a href="#liens">(10)</a>.</p>
<p><strong>Un pas en avant grâce à L&#8217;EGS :</strong><br />
L’Enhanced Geothermal System (EGS) est un procédé récemment mis au point pour améliorer l&#8217;exploitation des ressources thermiques de la planète, Les premiers essais furent réalisés à Fenton Hill dans les années 70 <a href="#liens">(11)</a>. Contrairement à la géothermie classique, l&#8217;EGS ne nécessite pas de réservoir préalable, celui-ci est directement formé en cisaillant la roche par voie hydraulique ou chimique. Cette technique a donc le précieux avantage de permettre une exploitation presque planétaire de cette énergie si le site dispose d&#8217;un sous-sol avec une température suffisamment élevée et aux fracturations naturelles propice pour le développement d&#8217;une telle centrale <a href="#liens">(12)</a>. Le MIT évalue les ressources thermiques aux USA à plus de 13 000 zettajoules(* ) avec une proportion raisonnable extractible excédant les 200 zettajoules : soit l’équivalent de 2 000 fois la consommation annuel d’énergie primaire des américains en 2005. Grâce aux améliorations technologiques, la quantité exploitable pourrait être multipliée par 10 <a href="#liens">(13)</a>. Ces experts pensent qu&#8217;il serait envisageable sur le long terme d&#8217;utiliser le CO2 comme fluide caloporteur, afin d’accroitre les performances du réservoir grâce à ses vertus en conditions supercritique, permettant de même une séquestration de grands volumes de ce gaz à effet de serre <a href="#liens">(14)</a>. Le MIT estime qu&#8217;en utilisant cette technique, un réservoir géothermique pourrait être considéré comme ressource entièrement renouvelable si moins de 10% par an de son énergie évalué en est extraite <a href="#liens">(15)</a><a name="liens"></a>.</p>
<p>(* ) ZettaJoules : mille milliards de milliards de joules.<br />
(1) <a title="impactes sanitaires" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_fossile#Impacts_sanitaires" target="_blank">impactes sanitaires</a><br />
(2) <a title="géopolitique du pétrole" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9opolitique_du_p%C3%A9trole" target="_blank">géopolitique du pétrole</a><br />
(3) <a title="effets environnementaux" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Fossil_fuel#Environmental_effects" target="_blank">effets environnementaux</a><br />
(4) <a title="histoire de la géothermie" href="http://www.geothermal-energy.org/files-11.html" target="_blank">histoire de la géothermie : page 3, paragraphe : « Present use and potential of geothermal »</a><br />
(5) <a title="Technique binary cycle" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Geothermal_power#Binary_cycle_power_plants" target="_blank">Technique binary cycle</a><br />
(6) <a title="technique sans gaz à effet de serre" href="http://www1.eere.energy.gov/geothermal/pdfs/evaluation_egs_tech_2008.pdf" target="_blank">technique sans gaz à effet de serre : page 7 : « If the plant uses a<br />
closed-loop binary cycle… »</a><br />
(7) <a href="http://www.geothermal-energy.org/326,other_documents.html" target="_blank">« Geothermal brochure – updated in April 2010? p3 : « In a binary cycle plant of Organic Rankine Cycle (ORC)<br />
type the geothermal fluid (water, steam or both) »</a><br />
(8 ) <a href="http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0375650508000576" target="_blank">« the system could provide sufficient hot fluids (~57 °C) to run a 400-kWe binary power plant »</a><br />
(9) <a href="http://geothermal.inel.gov/publications/future_of_geothermal_energy.pdf" target="_blank">p40 : « Unlike fossil and biomass fuels, geothermal energy is not processed and transported over great distances »</a><br />
(10) <a title="recommandations" href="http://geothermal.inel.gov/publications/future_of_geothermal_energy.pdf" target="_blank">Recommandation du MIT : page 21, paragrahe 5-</a><br />
(11) <a href="http://geothermal.inel.gov/publications/future_of_geothermal_energy.pdf" target="_blank">p 18, paragraphe 4 : « EGS technology has advanced since its infancy in the 1970s at Fenton Hill »</a><br />
(12) <a href="http://geothermal.inel.gov/publications/future_of_geothermal_energy.pdf" target="_blank">page 115 : « The most important conclusion… »</a><br />
(13) <a href="http://geothermal.inel.gov/publications/future_of_geothermal_energy.pdf" target="_blank">p 18, paragraphe 2 : « we have estimated the total EGS<br />
resource base to be more than 13 million exajoules… »</a><br />
(14) <a href="http://geothermal.inel.gov/publications/future_of_geothermal_energy.pdf" target="_blank">p19 : « For the longer term, using CO2… »</a><br />
(15) <a href="http://geothermal.inel.gov/publications/future_of_geothermal_energy.pdf" target="_blank">page 97 : « However, as long as the fraction of stored heat that is being mined in any year is a small fraction (&lt;10%)… »<br />
</a></p>
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		<title>Les impostures écologistes &#8211; Chapite 7 : le nucléaire</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 05:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christian laurut</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’agriculture biologique et le nucléaire sont les deux éléments historiques constituant  le terreau fondateur de l’écologisme. Ayant vu, dans le chapitre précédent que pour ce qui concerne l’AB, l’imposture se situe, au mieux, dans la mise sous le boisseau du problème, nous allons voir que, pour ce qui concerne le nucléaire, celle-ci se manifeste carrément [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/les-impostures-ecologistes-chapite-7-le-nucleaire/90515/nucleaire-8" rel="attachment wp-att-90526"><img class="alignnone size-full wp-image-90526" title="nucléaire" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/12/nucl%C3%A9aire.jpg" alt="" width="600" height="397" /></a></p>
<p>L’agriculture biologique et le nucléaire sont les deux éléments historiques constituant  le terreau fondateur de l’écologisme. Ayant vu, dans le chapitre précédent que pour ce qui concerne l’AB, l’imposture se situe, au mieux, dans la mise sous le boisseau du problème, nous allons voir que, pour ce qui concerne le nucléaire, celle-ci se manifeste carrément par le mensonge.</p>
<p>Avant Fukushima, le nucléaire était en passe devenir une véritable épine dans le pied des écologistes, les vouant à la contradiction interne et à la ridiculisation externe. Quarante ans après les rassemblements abolitionnistes de Fessenheim, du Bugey et de Golfech, les nouveaux écolos étaient en train de découvrir, avec des yeux ronds, que les risques d’accidents industriels dans les centrales nucléaires n’étaient pas plus élevés que les autres risques de bugs du système industriel global, et que finalement la catastrophe de Tchernobyl n’était pas forcément plus inacceptable que celles de Bhopal, de Seveso, ou d’AZF. Ils étaient dès alors enclins à commencer de calculer que les coups de grisou quotidiens dans les mines de charbon chinoises témoignaient du caractère statistiquement plus meurtrier de l’extraction du charbon par rapport à la fabrication d’électricité dans les centrales atomiques. Et, pour finir,  ils venaient tout juste de se rendre compte que l’énergie nucléaire n’étant pas émettrice de gaz à effet de serre, se replaçait du coup en tête des énergies recevables du point de vue de l’épouvantail CO2, lui même devenu ennemi écologique n°1 depuis quelques années au point d’éclipser toutes les autres menaces environnementales.</p>
<p>Définitivement acquis au dogme envahissant du lobby réchauffiste mondial, les écologistes, tout leaders, militants et sympathisants confondus, étaient en voie d’abandonner totalement leur traditionnelle hystérie anti-nucléaire, à tel enseigne que l’ex-future candidate d’ « Europe Ecologie » Eva Joly, ne parlait plus, à cette époque, de « sortir du nucléaire » et avait inscrit à son pré-programme la mesure suivante : «on conserve les centrales actuelles, et on verra plus tard si on en construit d’autres ou pas». C’était à la fois comique et lamentable, mais cela avait au moins le mérite d’être clair et honnête. Candidate gadget fabriquée par Dany le Rouge pour contrer Nicolas Hulot, elle jouait le nucléaire profil bas face au chouchou des foules nucléariste convaincu, mais lui-même instrument médiatique d’activistes plus instruits, dont Jean Marc Jancovici, chantre technocrate de l’écologie atomique.</p>
<p>Mais la partie semblait perdue d’avance pour Bendit, qui se contrefiche depuis toujours du nucléaire ou pas, mais tenait à préserver son leadership politique d’autant que la niaise Duflot faisait les yeux doux au gendre idéal. Heureusement vint Fukushima pour sauver sur le fil un combat mal parti pour le premier. Malgré la conversion de Hulot au jeu de la girouette, tous ses efforts de revirement furent plombés uns à uns par l’intransigeance de ses véritables commanditaires neutrodépendants. Le plus éminents d’entre eux, toujours le même polytechnicien JM Jancovici, écrivait froidement dans un article intitulé <em>« La main invisible de la radioactivité »</em> publié dans Le Figaro du 3 avril 2011, c&#8217;est-à-dire moins d’un mois après la catastrophe japonaise : <em>« …</em><em>les accidents dans les mines de charbon font plus de 5000 morts par an, rendant la production électrique à base de charbon considérablement plus meurtrière que celle issue de l’atome, même en tenant compte des accidents comme Tchernobyl…. Le tabac et les voitures, tous deux en vente libre, tuent chaque année dans le monde l’équivalent d’une grande ville ou d’une région française…. Manger trop gras et trop sucré tue prématurément des centaines de milliers d’américains tous les ans, et même rester chez soi est dangereux : environ 10.000 décès par an sont dus aux accidents domestiques dans notre pays…. Une hôtesse de l’air qui prend 200 vols long courrier par an approchera aussi de la dose maximale admise pour les travailleurs du nucléaire, et une personne qui passe un scanner corps entier peut largement la dépasser …… L’absence d’élément inflammable dans le cœur des réacteurs concernés (contrairement à Tchernobyl), et l’évacuation précoce des populations (contrairement à Tchernobyl), rendent peu probable que Fukushima change significativement le bilan humain &#8211; bien assez lourd comme cela &#8211; du tsunami, même si la situation empire encore sur le site. En quoi cela serait-il indécent d’en prendre acte ? »..</em></p>
<p>Aïe ! Avec ça, il était difficile pour Hulot de faire passer la pilule du ralliement de la onzième heure et au hit parade des Grandes Peurs, l’hiver nucléaire battit à plate couture la canicule carbonique. D’un certain point de vue, c’est bien dommage parce que la nouvelle donne ainsi recréée entretient encore plus la confusion au sein de la mouvance verte, alors qu’une ligne jancovicienne victorieuse aurait eu le mérite d’abattre clairement les cartes du jeu écolo-nucléaire. Au lieu de cela, nos charlatans continuent d’avancer masqués en mentant outrageusement sur leurs convictions profondes et attendent patiemment que le souvenir de Fukushima soit suffisamment estompé dans l’opinion publique. Sachant que toutes les études de marketing politique s’accordent à dire que le potentiel d’oubli par l’inconscient collectif des masses est inversement proportionnel au taux de relais médiatique de l’évènement considéré, à savoir que dans le cas où un fait marquant cesse d’être diffusé le niveau d’oubli est très élevé, et que le délai peut être estimé à 6 mois à peine pour un évènement majeur qui aurait disparu durablement de la une des principaux médias, il est probable que les écologistes puissent revenir paisiblement à leurs véritables amours après les présidentielles.</p>
<p>Une claque électorale annoncée d’Eva Joly, additionnée à un silence nippon rassurant permettront à coup sûr le retour en force du tandem Hulot/Jancovici, la seule difficulté résidant dans le fait de d’occulter les positions anti-nucléaires prises in-extremis par le premier. Mais la tâche ne devrait pas être trop ardue, car le second a pris la peine de conserver – en coulisse – une ligne ferme tandis que le premier fautait légèrement – sur le devant de la scène &#8211; par excès de pragmatisme politique. Le spectacle collait trop à la peau du saltimbanque pour qu’il fût judicieusement guidé vers le politiquement raisonnable, mais le phénomène d’oubli précité le rétablira sans doute sans trop de peine dans ses fonctions médiatiques.</p>
<p>En Allemagne, la traversée du désert des écolonucléaires devrait être un peu plus longue, car ce pays a la caractéristique, rare en Europe, de posséder des réserves de charbon substantielles permettant de produire de l’électricité, pour un certain temps, en se passant de l’atome. Ce contre exemple ne manquera pas d’être stigmatisé par le reste du continent, et renforcera encore la tendance écologiste du retour au nucléaire. Les épaisses fumées emplies de dioxyde ce carbone qui s’échapperont des centrales thermique teutonnes serviront utilement de repoussoir pour la meute des réchauffistes et feront le lit d’une relance rapide du tout-nucléaire.</p>
<p>Car si les écologistes sont des menteurs avérés, ils sont par ailleurs assez logiques. Et c’est d’ailleurs l’exercice même de leur logique qui les contraint au mensonge. Le point névralgique du problème, c’est l’option irrémédiable de la croissance. Dès le moment où le mouvement écologiste s’inscrit dans la philosophie du développement économique, et à plus forte raison d’un développement économique « durable », il ne peut faire l’impasse sur un raisonnement énergétique sérieux. Bien que passablement ignares de la science écologique, les écologistes n’en sont pas moins relativement instruits de la chose économique, et nous pouvons leur reconnaître le mérite de ne pas attribuer la phénoménale croissance des ces 150 dernière années au seul génie humain &#8211; contrairement à certains illuminées bien plus ineptes qu’eux &#8211; mais fondamentalement à la jouissance d’une énergie abondante, facile d’usage et bon marché (c&#8217;est-à-dire le Pétrole, pour faire simple). A partir de là, le maintien d’un « développement durable » passe par une nécessaire continuité énergétique. Or le pétrole étant voué à manquer d’ici peu de temps, il convient de présenter au peuple une alternative crédible dans ce domaine.</p>
<p>Certains écologistes tentent bien une mystification supplémentaire en parlant de transition vers les énergies renouvelables (ce sujet fera l’objet d’un prochain article détaillé), mais les principaux zélateurs de cette idée ne croient pas un mot de ce qu’ils disent , en premier lieu Yves Cochet dont l’excellent livre <em>« Pétrole Apocalypse </em>» et la remarquable conférence <em>« Pic de pétrole et décroissance »</em> du 22 mai 2008 devant le Collectif Parisien pour la Décroissance <em>(1h40 &#8211; </em><a href="http://www.adaptation-decroissance.com/Liens/article/yves-cochet-pic-de-petrole-et"><em>http://www.adaptation-decroissance.com/Liens/article/yves-cochet-pic-de-petrole-et</em></a><em> ) </em>prouvent qu’il se livre à un regrettable exercice de RealPolitik chaque fois qu’il entonne sa fâcheuse ritournelle renouvelable. A l’opposé, des individus moins impliqués dans la politique spectacle, tels JM Jancovici ou A Grandjean <em>(Le plein s’il vous plait – Sauver le monde)</em>, sourient carrément des chimères renouvelables et expliquent froidement que seule le nucléaire permettra (peut être) d’assurer la fourniture d’énergie nécessaire à un développement durable.</p>
<p>Car aucun écologiste, même convaincu en privé de l’inéluctabilité du déclin économique prochain, n’oserait évoquer une quelconque décroissance de notre civilisation industrielle, qu’elle soit modérée, soutenable, raisonnable,… ou, encore moins subie. Dans leur incommensurable vanité, ils s’imaginent faire mieux que les capitalistes et proposer aux populations futures la croissance paisible jusqu’à la fin des temps. Ils ne se rendent pas compte qu’ils ne sont, en réalité, qu’une une déclinaison opportune de ce même capitalisme, comploteurs agréés par le système et lui permettant de gagner sur tous les fronts.</p>
<p>Plus simplement, il ressort que le développement durable à la sauce écologiste nécessite une énergie pérenne et abondante, c&#8217;est-à-dire le nucléaire. Les écologistes, naturellement, pensent ainsi mais disent le contraire. Donc ils mentent !</p>
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		<title>Les impostures écologistes &#8211; Chapitre 6 : l&#8217;agriculture biologique</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 05:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christian laurut</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_90317" class="wp-caption alignnone" style="width: 386px"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/les-impostures-ecologistes-chapitre-6-lagriculture-biologique/90286/imposture" rel="attachment wp-att-90317"><img class="size-full wp-image-90317" title="Imposture" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/12/Imposture.jpg" alt="" width="376" height="374" /></a><p class="wp-caption-text">Image: source Mécanopolis</p></div>
<p style="text-align: justify;">A l’opposé du réchauffement climatique qui, comme nous l’avons déjà démontré, est un faux concept dont les écologistes parlent toujours, l’agriculture biologique est un vrai concept dont les écologistes ne parlent jamais. Leur imposture se situe donc ici en creux, transformant en pensée ectoplasmique un sujet auquel, bien entendu, la clique des Bendit, Duflot, Mamère, Joly et ses militants bobos ne connaissent pas grand’chose et, pour tout dire, à peu près rien. A défaut, donc, de produire un raisonnement pertinent sur cette affaire qui ne concerne pas moins que la satisfaction du principal besoin primaire de l’espèce, les travestisseurs de la science écologique, derniers épiphénomènes de la société spectaculaire-marchande, adoptent un discours plus accessible au parterre commun en organisant la promotion des « produits bios ». Ainsi la prise en compte du grave problème de l’adaptation de la production alimentaire aux conditions variables générées par le niveau d’industrialisation de la société est avantageusement remplacé par l’élaboration d’un catalogue simplificateur labellisé par un organisme monopolistique public, l’Agence Bio, orchestrant de fait l’alliance de l’état avec l’ecolobusiness. Cet agence publique distille ensuite agrément à quelques sociétés privées népotiques, telles Ecocert, Aclave, Agrocert, ou Qualité France, chaleureusement nommés organismes certificateurs, leur octroyant de la sorte l’autorisation officielle  de délivrer des certifications AB aux producteurs, ces derniers étant toutefois invités à verser 1% de leur chiffre d’affaires aux sociétés précitées. Nous voyons donc bien que, à l’identique du système « Eco-emballages » pour la collecte des déchets (<em>cf. chapitre 5 – Le tri sélectif</em>), le problème sanitaire posé par la transformation des produits de la terre en marchandises manufacturées devient source de profits pour les éco-profiteurs habilement positionnés sur le créneau.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais si l’agriculture industrielle conduit, sur le terrain, à une surexploitation des surfaces cultivées elle laisse paradoxalement en jachère l’idéologie écologiste. Dans le projet EELV pompeusement dénommé « vers une société écologiste » 80 lignes (ligne 410 à 490) à peine sur 3200 (soit 2,5%) sont consacrées à l’agriculture, au cours desquelles on chercherait vainement des propositions concrètes et fortes sous tendues par une vision globale et radicale. Mis à part les éternelles diatribes sur les OGM, source inspiratrice paranoïaque mais néanmoins juteuse pour certains acteurs médiatiques, dont le faucheur en chef Bové qui a su rentabiliser son lever de menottes en salaire à 10.000 euros d’eurodéputé, Mercedes noire avec chauffeur, et prestations payantes à la TV, le projet EELV, riche pourtant en propositions hardies de toutes sortes dans des domaines aussi variés que  le logement, l’éducation, le chômage, la drogue, l’homosexualité, la parité, la Corse, la justice, l’Europe, etc, se révèle particulièrement indigent dans son chapitre agricole. Se contentant d’ânonner des banalités et lieux communs sur le sujet, il se défausse de cette carte encombrante en confiant à l’état et aux sociétés capitalistes adoubées, le soin de tranquilliser la plèbe avec des étiquettes blanches didactiques et des logos verts rassurants</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant la vague écologiste est bien née des préoccupations alimentaires et des problèmes posés par l’intensification de la production agricole. Le premier candidat écologiste aux élections présidentielles fut l’agronome René Dumont et pendant longtemps, il ne parut pas imaginable de se prétendre écologiste sans afficher une solide analyse de la problématique agricole. Mais ce sujet par trop ingrat a fini par lasser les leaders et les militants qui, en plus de toucher à des informations qu’ils ne maîtrisaient pas, ne semblait pas constituer pour eux un élément suffisamment fort de la société du spectacle à laquelle ils s’étaient désormais convertis.</p>
<p style="text-align: justify;">Il suffit donc aujourd’hui de prôner l’agriculture biologique en tant que vague modèle économique et de préconiser les produits AB en tant qu’aliments acceptables pour se voir décerné le diplôme de parfait écolo. Or l’imposture est flagrante, d’une part parce que le débat de l’adaptation du mode de production aux conditions, soit de la décroissance subie, soit du développement durable n’est pas tranchée, et  que, d’autre part, le fameux label AB agréé par l’Etat Tout Puissant, jouant ici le rôle tartuffien d’Etat Grand Ecologiste, est à l’agriculture biologique ce que les Déclaration de Droits de l’Homme est à la liberté individuelle, c’est à dire tout et son contraire.</p>
<p style="text-align: justify;">La formulation en trompe l’œil inaugurée par les rédacteurs bourgeois de la Déclaration de 1789, confortée par leurs descendants dans la Constitution de 1848,  puis utilisée à de nombreuses reprises dans divers conventions ou protocoles, dénoncée par Marx comme « la vieille plaisanterie » <em>(cf. l’article « La Liberté individuelle, ça n’existe pas …encore)</em>, et qui consiste à énoncer un principe en début de phrase pour mieux le restreindre ou le rendre inapplicable par l’énonciation d’un codicille en fin de phrase, trouve dans le texte réglementant le prolifique label AB un énième usage, ici toutefois sensiblement inversé dans la mesure où il s’agit plutôt de proclamer fortement une interdiction pour aussitôt livrer au subissant putatif la subtile manière de s’en exonérer.</p>
<p style="text-align: justify;">La petite merveille s’appelle « Règlement (CE) n° 834/2007 du Conseil de l’Union Européenne du 28 juin 2007 relatif à la production biologique et à l&#8217;étiquetage des produits biologiques et abrogeant le règlement(CEE) no 2092/91 ». Cette véritable bible rédigée au Luxembourg, sur l’avis du Parlement européen de Bruxelles, définit en 23 pages et 1840 lignes les règles applicables à l’agriculture dite « biologique » en prenant bien garde de ne pas trop s’éloigner de l’agriculture intensive. Ce document débute par l’énoncé de 37 principes successifs censés justifier la nécessité politique de  sa mise en œuvre, dont le premier est ainsi rédigé : <em>La production biologique est un système global de gestion agricole et de production alimentaire qui allie les meilleures pratiques environnementales, un haut degré de biodiversité, la préservation des ressources naturelles, l&#8217;application de normes élevées en matière de bien-être animal et une méthode de production respectant la préférence de certains consommateurs à l&#8217;égard de produits obtenus grâce à des substances et à des procédés naturels. Le mode de production biologique joue ainsi un double rôle sociétal : d&#8217;une part, il approvisionne un marché spécifique répondant à la demande de produits biologiques émanant des consommateurs et, d&#8217;autre part, il fournit des biens publics contribuant à la protection de l&#8217;environnement et du bien être animal ainsi qu&#8217;au développement rural. </em></p>
<p style="text-align: justify;">D’emblée le ton est donné, par l’utilisation d’un charabia technocratique tissé de clichés médiatiques et de formules manichéennes. Ainsi nous sommes informés que l’agriculture biologique se propose d’utiliser les « meilleures pratiques environnementales », au contraire sans doute d’une autre agriculture non biologique qui préfère utiliser de « mauvaises pratiques » environnementales. L’ostracisme est ainsi clairement prononcé à l’encontre des autres agriculteurs, mais il conviendrait alors de signaler, pour être totalement juste, que l’homme a cessé d’utiliser les « meilleures pratiques environnementales » depuis déjà bien longtemps, c&#8217;est-à-dire dès lors qu’il a abandonné son statut de chasseur-pêcheur-cueilleur pour pratiquer tout simplement l’ « agriculture », première action anthropique de destruction du milieu ambiant, et, par voie de conséquence, première « mauvaise pratique environnementale » en comparaison du stade précédent – proche de ce que d’aucun nomment aujourd’hui « l’écologie profonde » &#8211; et qui constituait, à n’en point douter la « meilleure pratique environnementale qui soit ». Le salut réside donc dans la définition du « meilleur », ce qui n’est pas une nouveauté et ouvre la porte à toutes les querelles simili subjectives ou pseudo objectives.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous apprenons ensuite que le « meilleur de l’environnemental » va de pair avec un haut degré de biodiversité, ce qui ne veut pas dire grand-chose mais permet de placer ici ce terme médiatiquement tendance; qu’il va de pair aussi avec la préservation des ressources naturelles, déclinaison du fameux concept de préservation de la planète, ce qui laisse faussement imaginer que cette agriculture dédaigne l’utilisation du pétrole, du gaz, du fer, du cuivre, etc…., bref de tout de qui est non renouvelable; qu’il va de pair encore avec le respect du bien être animal, ce qui ferait sans doute plaisir à Brigitte Bardot mais apparaît manifestement peu compatible avec les nécessaires mises à mort destinées à palier nos besoins alimentaires carnés. Concernant ce dernier sujet, il conviendrait d’ailleurs d’observer que le « meilleur » du respect pour le bien-être animal consisterait évidement à ficher carrément la paix à nos amis les bêtes.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l’essentiel est à venir ici : « <em>une méthode de production qui….</em> ». Supputant que notre curiosité technique va être enfin assouvie par un discours exposant les principes d’un mode opératoire rigoureux, nous découvrons alors avec surprise que la vocation principale de ce type d’agriculture est de  « <em>satisfaire la préférence de certains consommateurs à l&#8217;égard de produits obtenus grâce à des substances et à des procédés naturels…… ». </em> Le raisonnement du Conseil de l’Europe, adoubé par les Bendit, Bové, Joly &amp; consorts confirme ainsi l’idée que les écologistes sont bien un rouage à part entière de la société capitaliste qui fonde sa doctrine sur l’exploitation de toutes les niches marketing, si réduites soient elles, sans distinction de race ou de religion. Conformément à cette philosophie d’œcuménisme commercial, il convient par conséquent de ne pas négliger <strong><em>« CERTAINS »</em></strong> consommateurs (plus délicats que d’autres, sans doute plus avisés, voire plus fortunés) et de répondre ainsi à une demande de la main invisible du marché réclamant explicitement des produits <strong><em>« NATURELS »</em></strong>, ce qui exprime clairement la certitude que tous les produits de l’agriculture non labellisé AB sont artificiels. La conclusion confirme enfin la confusion des genres en nommant « rôle sociétal »  l’ « <em>approvisionnement d’un marché spécifique</em> », mêlant ainsi projet social et objectif marchand, et liquide l’affaire en ressortant encore un fois les deux atouts imparables que sont le populaire environnement préservé et l’émouvant animal bien-étant.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce baragouinage amphigourique ne peut que faire sourire l’agriculteur de terrain – bio ou pas – qui n’a certes pas de leçons à recevoir de technocrates réglementaristes, peu éclairés de la chose paysanne ou phagocytés par l’appareil spectaculaire. Cette nouvelle <em>« conspiration pour le système » </em>ne vise en fait qu’à désamorcer d’éventuelles véritables mises en cause plus radicales de la société marchande. L’exploitant agricole sait parfaitement ce qu’il fait et connaît mieux que quiconque le « meilleur » pour l’environnement et pour l’animal. Il ne souffre par ailleurs d’aucun travers déviant lorsqu’il épand au mois d’avril de l’amonitrate sur son orge désherbée au Round Up en février, mais satisfait tout simplement aux obligations économiques de son exploitation hypothéquée au Crédit Agricole et chez Massey Fergusson.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est symptomatique de constater que le terme « engrais » n’est employé que 9 fois, alors que celui « OGM » apparaît à plus de 43 reprises, ce qui signifie clairement que l’épineux problème des amendements chimiques autorisés en AB tente d’être masqué par l’écran de fumée OGM. Le phénomène médiatique OGM mériterait d’ailleurs à lui seul un long développement que j’entreprendrai plus tard, me contentant de rappeler ici que la manipulation génétique des espèces animales et végétales n’est pas nouvelle en agriculture (croisements, greffages, etc…), que la nocivité des OGM n’est toujours pas prouvée alors que l’économie en insecticides et fongicides de synthèse qu’ils induisent est validée, que les OGM sont à l’agriculture ce que le réchauffement climatique est à l’industrie, c&#8217;est-à-dire une arnaque permettant accessoirement d’asseoir la notoriété d’un Bové ou d’un Al Gore et, plus principalement, de constituer un épouvantail cristallisant les Grandes Peurs Humaines à partir desquelles, tout au long de l’histoire, le peuple a toujours été plus facilement manipulable. Ainsi, en affichant ostensiblement son opposition radicale aux OGM (qui constituent le seul élément rejeté sans dérogation) le règlement tente de masquer son laxisme sur tous les autres sujets.</p>
<p style="text-align: justify;">Une lecture plus avancée permet même de découvrir en définitive un véritable rapprochement avoué de la pratique biologique et de la pratique conventionnelle, chaque fois que la nécessité s’en fait sentir. Exemples :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Article 5 page 7</em> – <em>Restreindre l&#8217;utilisation d&#8217;intrants extérieurs. Lorsque leur utilisation est nécessaire ou en l&#8217;absence des pratiques et méthodes de gestion appropriées visées au point a) (méthodes bio), elle est limitée aux : 1.substances naturelles ou substances dérivées de substances naturelle 2.engrais minéraux faiblement solubles &#8211; Limiter strictement l&#8217;utilisation d&#8217;intrants chimiques de synthèse aux cas exceptionnels suivants: 1) en l&#8217;absence de pratiques de gestion appropriées. 2) lorsque les intrants extérieurs visés au point b) ne sont pas disponibles sur le marché; o</em><em>u 3) lorsque l&#8217;utilisation des intrants extérieurs visés au point b) contribue à des effets inacceptables sur l&#8217;environnement;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Article 16 page 12 : La Commission, conformément à la procédure visée à l&#8217;article 37, paragraphe 2, inclut dans une liste restreinte les produits et substances susceptibles d&#8217;être utilisés, en agriculture biologique,… Les produits et substances figurant sur la liste restreinte ne peuvent être utilisés que dans la mesure où l&#8217;utilisation correspondante est autorisée dans le cadre de l&#8217;agriculture générale dans les États membres concernés ….. tous les produits et substances sont d&#8217;origine végétale, animale, microbienne ou minérale, sauf si des produits ou des substances provenant de ces sources ne sont pas disponibles en quantité ou en qualité suffisante ou s&#8217;il n&#8217;existe pas d&#8217;autre solution;</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du caractère technique de ce verbiage circonvolutif, le lecteur, même non initié, aura vite compris que cette directive européenne sur l’agriculture biologique n’a de cesse de ménager la chèvre naturelle et le chou chimique, en attifant chaque commandement restrictif ou rédhibitoire d’un panache de fumée possiblement permissif. C’est la vieille plaisanterie marxiste inversée qui pourrait se résumer ainsi : « telle chose est interdite, sauf s’il n’existe pas d’autre solution ….. » C’est ainsi que nous voyons fleurir en toutes saisons des agrobiologistes commerçant sur internet via paiement Paypal, proposant des packages maraîchers livrés à domicile en BMW dernier modèle et dont l’accès à l’exploitation n’est pas souhaité pour des clients-visiteurs-promeneurs désireux de poser des questions candides. Mon propos n’est pas bien entendu de jeter le discrédit sur ces nouvelles pratiques durables car il serait peu correct de blâmer des travailleurs indépendants soucieux à juste titre de gagner leur pain quotidien d’une manière au demeurant très adaptée aux conditions socio-économiques de la civilisation actuelle et déployant de réels efforts plutôt quantativement supérieurs à ceux comptabilisés par la moyenne de la population laborieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, en tant que pionnier anonyme de l’agriculture biologique dans les années soixante dix, je me contenterai de ranimer le souvenir pas si lointain des premiers labels Lemaire-Boucher ou Nature &amp; Progrès qui limitaient notre plan fumure au compost organique éventuellement additionné de lithotame des Glénans, notre pratique fongicide au sulfate de cuivre (bouillie bordelaise) et au soufre, notre lutte insecticide au pyrèthre et à la roténone, et nos traitements vétérinaires aux déglutitions forcées de chlorure de magnésium par pistolet doseur. Aujourd’hui, en agrobiologie, la liste est longue des « intrants dérivés» autorisés sur la liste générale et des « intrants chimiques de synthèse » admis sur la liste restreinte du label AB. Ce dispositif byzantin présente à n’en pas douter les apparences d’une plaisanterie, malheureusement ce n’en est pas une…. Il s’agit tout simplement d’une imposture politiquement et médiatiquement assumée en secret.</p>
<p style="text-align: justify;">Débarrassé de leur hypocrisie et de leur suffisance pseudo scientifique, les 23 pages et 1840 lignes du Règlement européen pourraient être ramenées à ces quelques lignes : « <em>Les instances autorisées à légiférer sur l’agriculture biologique considèrent que le mode de production intensif basé sur l’utilisation des ressources fossiles non renouvelables est le seul permettant aujourd’hui de nourrir à bas prix les populations grandissantes en nombre. Toutefois, afin de satisfaire à la tocade d’un petit effectif polarisé sur le terme « naturel », un label est créé réglementant les modes de production des produits dits « naturels ». Le principe retenu est d’établir une liste de 10.000 substances, choisies parmi les moins outrageusement chimiques, produites par l’industrie phytosanitaire conventionnelle et d’autoriser leur emploi, tout en permettant de recourir à toutes les autres substances de synthèse si cela ne marche pas. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Plus raisonnablement, et afin de ne pas me cantonner dans un discours critique borné, je me permettrais de conseiller à nos faux amis écologistes de prendre l’affaire par l’autre bout et de tenir compte de l’agriculteur avant le consommateur. En effet, si l’on envisage d’inverser le cours d’un fleuve tranquille, il convient d’agir sérieusement en amont plutôt que de bricoler des initiatives en aval. Je renverrais également nos imposteurs à la lecture d’André Pochon <em>(Les champs du possible – 1999)</em> qui, sans être écologiste déclaré, a consacré son action à démontrer que l’agriculture industrielle basée sur la monoculture intensive est moins rentable pour le paysan que l’agriculture raisonnable basée sur la polyculture élevage, ce qui est une évidence pour tous les connaisseurs, sauf bien sûr pour les écologistes qui préfèrent une agriculture industrielle durable n’utilisant que des substances répertoriées dans des catalogues interminables. Cette agriculture bio-technocratique qui ne peut se pratiquer qu’avec un ordinateur de bord et un contrôleur grassement payé posté derrière chaque exploitant procède d’une vision réglementariste, autoritaire et étatique qui ignore le bon sens rural, celui qui considère, par exemple, qu’une vache <em>« c’est une barre de coupe à l’avant et un épandeur à l’arrière »</em> économisant ainsi le tracteur, la faucheuse rotative, l’andaineur, la botteleuse presse, le monte balle, le distributeur d’engrais, etc… ainsi que le carburant nécessaire à la réalisation de toutes ces opérations successives.</p>
<p style="text-align: justify;">Par bonheur la raréfaction prochaine, puis l’épuisement final des ressources fossiles rendront bientôt ces catalogues, règlements et labels dérisoires puisque, faute de carburant et de fertilisants, l’agriculture sera contrainte à la raison par la force de l’histoire. Mais de cela, les écologistes n’en parlent pas.</p>
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		<title>Les impostures écologistes : Chapitre 5 – Le tri sélectif</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 05:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christian laurut</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/les-impostures-ecologistes-chapitre-5-%e2%80%93-le-tri-selectif/88818/4580826812_8ed8e527fb" rel="attachment wp-att-88855"><img class="alignnone size-full wp-image-88855" title="4580826812_8ed8e527fb" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/12/4580826812_8ed8e527fb.jpg" alt="" width="315" height="99" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par la volonté du Dieu Emballage, les écologistes sont parvenus à s’immiscer durablement dans le quotidien de chaque citoyen du monde industriel. Le remarquable consensus populaire généré par cette formule pléonastique n’a d’égal que la désinformation et la manipulation mercantile de la réalité  sur la collecte de nos détritus. Utilisant un fois encore le mécanisme de la culpabilisation individuelle, le lobby écologiste joue le rôle du leurre pour le compte du capitalisme hypocrite tout en  récupérant de juteux bénéfices sans effort, sans risque et sans concurrence, ainsi qu’à son habitude.</p>
<p>Avant d’entreprendre de démonter point par point le mécanisme machiavélique qui envoûte les populations déchetogènes des pays développés, il convient de rappeler que le problème des ordures n’est pas nouveau et que l’homme n’a pas attendu l’avènement de l’économie moderne, ni la déferlante du packaging pour être confronté aux nuisances de ses productions intestines. Tout globe trotter objectif reconnaîtra sans difficulté que les pays pauvres se démarquent largement de nos pratiques avancées et offrent au visiteur ressortissant du G20 le singulier spectacle de leurs marchés alimentaires de plein air détectables à l’odeur de putréfaction enveloppant leurs abords et repérables aux vols diptériens entourant leurs étals. Ces humains non développés sont certes exemptés d’emballages mais pas de la dysenterie, de la diphtérie, de la dengue ou du scrofule divers. Mais il est vrai qu’il s’agit là de microbes propres, n’ayant rien à voir avec les vibrions dévastateurs pouvant émaner des canettes métalliques de bière cabossées, des flasques plastiques de Coca éventrées, ou des piles au cadmium rechargeables piétinées. Ainsi de banaux problèmes de santé publiques sont transformés par la rhétorique falsificatrice des écologistes en enjeu environnemental majeur pour la planète entière. Il est pourtant une époque pas si lointaine où la ville de New York, étouffant sous les immondices végétaux et fécaux, subissait les affres du choléra avant que des bataillons de nettoyeurs tout de blancs vêtus ne balayassent consciencieusement chaque ruelle et amorçassent ainsi la construction des égouts de la plus grande ville du monde développé.</p>
<p>Car c’est bien là le premier stigmate de l’imposture précitée des charlatans verts : récupérer à bon compte polémique un simple problème d’hygiène collective, sous prétexte qu’il diffère aujourd’hui de ce qu’il était hier. L’affaire du traitement de nos battitures modernes doit certes retenir toute notre attention, mais ne relève certainement pas de la science écologique, pas plus que le fait de s’essuyer proprement le derrière après la selle ne garantit le maintien optimal des eco-systèmes. La pierre initiale de l’édifice manipulatoire est ainsi posée, c’est à dire celle qui va maintenir l’individu de base dans un rapport d’identification au rôle de sauveteur de la planète chaque fois qu’il triturera ses rogatons.</p>
<p>Cette première phase félonne étant validée, l’eco-stratagème poursuit son installation en passant à l’étape suivante : la rentabilisation. Car, tout comme la médecine allopathique, la thérapeutique anti-déchets ne s’attaque pas aux causes du mal mais à ses symptômes. Un enfant de huit ans comprendrait aisément que, pour s’éviter d’être embêté par des cochonneries, il suffirait de n’en point faire, mais la logique capitaliste est tout autre. Puisqu’un produit rentable en amont, c’est à dire l ‘emballage qu’on fait payer au consommateur, pose un problème pseudo-écologique en aval, il suffit de créer un dispositif de valorisation de son processus d’élimination. CQFD ! Le double profit au niveau du capitaliste se traduit alors par une double peine au niveau du consommateur qui paye pour obtenir un emballage qu’il ne souhaite pas et qui paye encore (ou qui travaille ce qui revient au même) pour s’en débarrasser. En France, le capitaliste qui s’enrichit avec le travail du tri sélectif s’appelle « Eco-emballages », société anonyme au capital de 1.828.800 euro, ayant réalisé un  chiffre d’affaire de 500 millions et un bénéfice de 49 million d’euro en 2010. Cette société privée bénéficie d’un monopole public (depuis qu’elle a absorbé la société Adelphe) ayant pour mission de contribuer financièrement à la collecte, au tri sélectif et au retraitement des emballages ménagers que les entreprises mettent sur le marché<span style="text-decoration: underline;"><sup>[]</sup></span>. A ce titre, Eco-Emballages perçoit des contributions financières de la part des entreprises (c’est à dire 4 centimes d’euro par emballage produit) et soutient financièrement les acteurs du dispositif de collecte, de tri et de recyclage, essentiellement les collectivités locales, ce qui n’empêche pas pour autant ces mêmes collectivités de prélever une nième taxe supplémentaire auprès de l’habitant, délicatement intitulée « taxe d’ordures ménagères ».</p>
<p>L’activité de cette société anonyme est encadrée par un cahier des charges fixé par le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable et mis à jour en octobre 2010.<span style="text-decoration: underline;"><sup>[</sup></span><sup> <span style="text-decoration: underline;">]</span></sup>Ce cahier des charges fixe les fonctions d’Eco-Emballages, notamment <span style="text-decoration: underline;"><sup>[]</sup></span>de percevoir les contributions des entreprises (les fameux 4 euro, pactole net et sans bavure), prendre en charge l’essentiel des coûts des services de collecte et de tri, conseiller ces mêmes services locaux ainsi que les entreprises productrices, le consommateur et le citoyen sur les enjeux environnementaux, économiques et sociaux de la filière des emballages ménagers.</p>
<p>Sa création a été rendue possible par le décret n° 92-377 du 01/04/92 <span style="text-decoration: underline;"><sup>[</sup></span><sup> <span style="text-decoration: underline;">]</span></sup>qui impose aux entreprises sur le marché français de pourvoir à l’élimination des déchets d’emballages résultant de la consommation de leurs produits, selon le concept de &laquo;&nbsp;Responsabilité Elargie du Producteur&nbsp;&raquo;. Ce subtil concept est né à l’initiative de deux grands capitalistes notoires Mr. Antoine Riboud (BSN) et Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain), qui ont ainsi adapté le fameux système consistant à reprendre d‘une main, avec bénéfice, ce qu’on donne de l’autre sans vraiment le donner (puisqu’en fait c’est le consommateur qui paye à la source les 4 centimes inclus dans le prix du produit). Quant aux <span style="text-decoration: underline;"><sup>[]</sup></span>actionnaires et administrateurs d’Eco-Emballages, le lecteur aura deviné qu’ils sont choisis parmi les représentants d’industriels et d’entreprises intervenant dans le domaine de la &laquo;&nbsp;grande consommation&nbsp;&raquo; : Evian, Unilever, Coca-Cola, L’Oréal, Heineken, etc…</p>
<p>Cette triste farce atteint son apogée lorsqu’on découvre que l’agrément gouvernemental indique que les activités de cette société doivent être exercées sans but lucratif et participent à une mission d’intérêt général. L’expression sans but lucratif a manifestement pour objet de rassurer le grand public, mais est sans incidence au plan comptable quand on connaît les mille et une manières pour une entreprise de ne pas faire apparaître un bénéfice à droite du bilan, ou à gauche du compte de résultat, tout en rendant la vie bien meilleure à ses protagonistes. Mais la plaisanterie ne s’arrête pas là puisque Eco-emballages empile les scandales financiers les uns après les autres. Déjà en 2008, cet organisme vertueux s’était fait poisser pour avoir placé 60 millions d’euro aux Iles Caïmans, paradis fiscal pourtant chaleureusement honni par notre Président de la République, et ainsi perdu 15 millions à la roulette kerviel. Cet incident avait d’ailleurs provoqué à l’époque un doux agacement du gentil Borloo qui avait, avec mesure, délicatement envisagé d’agiter son petit index en direction du sacro-saint agrément. Plus récemment une commission interministérielle pointe encore du doigt cette société pour ses pratiques comptables et financières, l’accusant de gonfler artificiellement ses performances, de sous évaluer systématiquement les contributions des entreprises, de fournir des chiffres erronés sur le recyclage, bref de ne servir  à rien….</p>
<p>Il semble donc que la machine à faire du fric avec nos rognures ait des ratés, ce qui ne constituerait jamais qu’un gaspillage de plus d’autant qu’il est bien évident qu’en termes purement comptable, le recyclage de nos saletés n’est pas rentable comparativement à une stratégie de compression-enfouissement indistinct. Car c’est bien là finalement que se situe le cœur du problème ! Le carnaval médiatique orchestré par le green business capitaliste barytonne à toute tessiture la mélopée de la planète en tentant de justifier écologiquement ce gigantesque labeur de récupération, mais comment justifier une opération qui, au final, se révèle économiquement non rentable. Compacter et enfouir globalement nos emballages serait infiniment plus avantageux si nous considérons l’économie de main d’œuvre, de moyens techniques, d’infra structures et d’argent que ce système engendrerait. Nous pourrions ainsi constituer d’immenses poches de sédiment d’un genre nouveau, témoin de notre éphémère civilisation industrielle, mais future ressource fossile pour nos descendants privés de pétrole. Ce serait une autre approche du concept manipulé de la préservation, car finalement tout vient de la terre (le plastique vient du pétrole qui lui même vient de la terre) donc tout devrait y retourner pour une macération-régénération qui dépassera certainement notre maigre entendement pseudo scientifique.</p>
<p>Et puis, si les emballages sont si merdiques pourquoi ne pas en interdire la fabrication ! L’Etat Tout Puissant, l’Etat La Vertu, l’Etat Concocteur de Lois (11.000) et de Décrets (130.000), l’Etat Encadreur de nos moindres faits et gestes, l’Etat Futur Poseur d’éthylotests obligatoires dans les automobiles, l’Etat n’a qu’à pondre une loi interdisant les emballages ! De la sorte, nous irions à l’épicerie avec nos bouteilles de boissons consignées, les fruits et légumes seraient  déposés délicatement en vrac dans notre cabas en osier persistant, les œufs enroulés dans du papier journal ou rangés dans une boite à œuf pérenne, la viande transportée dans un tupperware durable et nous aurions ainsi réglé ledit problème, gagné de l’argent, préservé la planète et, en prime, ignoré bon nombre d’oukases écologistes. Ce nouveau monde ainsi décrit ne serait d’ailleurs pas catastrophique, il ressemblerait tout simplement comme un frère à celui de mes dix ans lorsque je me tartais la gueule à la récré et que j’allais faire les courses avec mes vieux. De toutes façons nous serons amenés à y revenir, contraints et forcés, alors autant commencer tout de suite, volontairement et dans l’allégresse.</p>
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		<title>Les impostures écologistes &#8211; Chapitre 2 : Préserver la Planète</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 04:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christian laurut</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/les-impostures-ecologistes-chapitre-2-preserver-la-planete/85384/6079195793_1063c27e4c" rel="attachment wp-att-85427"><img class="alignnone size-medium wp-image-85427" title="6079195793_1063c27e4c" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/10/6079195793_1063c27e4c-440x440.jpg" alt="" width="174" height="174" /></a></p>
<p>Image Flickr par <a href="http://www.flickr.com/photos/leshumains/">leshumainsassocies</a></p>
<p>La préservation de la Planète est le plus petit dénominateur commun aux différentes fractions de la population travaillées par les affres de la mauvaise conscience écologiste. Lorsque vous demandez à un quidam indistinct ce qu’est l’écologie, il vous répondra invariablement, et quel que soit son niveau d’ignorance de cette science, qu’il s’agit là d’actions humaines à mener afin d’aider la terre nourricière à vivre mieux et plus longtemps, un peu à la façon d’une équipe médicale s’acharnant à maintenir en vie précaire un organisme que d’autres forces auraient épuisé.</p>
<p>L’idée génératrice est donc que la planète est en danger plus ou moins mortel et souffre d’une maladie que l’homme, cet être suprême, a eu le pouvoir extraordinaire de déclencher et aura le pouvoir non moins fantastique de juguler. Cette idée en induit donc une autre, celle que l’homme est supérieur à la nature, qu’il peut tout faire et tout défaire, pour peu qu’il le décide fermement et s’y attelle prestement.</p>
<p>Ivan Illich disait en son temps que nous vivions dans un monde où les économistes avaient remplacé les prêtres parce que l’opinion publique croyait définitivement plus les premiers que les seconds, aujourd’hui les écologistes ont largement supplantés les économistes dans la hiérarchie crédible du bon peuple et la nouvelle religion universelle, incontestable et plénipotentiaire est bien devenue celle de ces charlatans médiatiques autoproclamés dépositaires d’une science dont ils ignorent presque tout. Ces nouveaux prêtres usurpateurs d’un évangile qui ne les concerne guère fondent donc leur autoritarisme totalitaire sur une interprétation erronée d’une science récente, re-qualifiée par eux en bible incontestable, et déclinent leur incompétence en de multiples slogans politiques et mercantiles.</p>
<p>La planète est vieille de 4,5 milliards d’années alors que l’homme industriel ne compte pas plus de 160 années au compteur des temps modernes. Parallèlement la science écologique compte environ 100 ans et son travestissement par les écologistes à peine 30. Cette vision très peu lointaine du bout de leur nez ne chagrine toutefois pas ces derniers et, leur incommensurable orgueil les préservant du doute voltairien, ces savants néophytes s’attribue sans autre état d’âme le titre ronflant de détenteurs de la vérité pour la planète. Peu compétents en écologie, ils n’en sont pas moins roués en matière de stratégie politique ancestrale et, s’inspirant des vielles techniques d’endoctrinement du clergé séculier, basent leur pouvoir de persuasion sur la bonne vieille peur eschatologique, la destruction de la Planète faisant alors office d’enfer et de purgatoire réunis.</p>
<p>Puis, vulgarisation oblige, ce spectre de la Planète se dérobant sous nos pas est décliné à toutes les sauces de la vie courante : éteindre la lumière c’est préserver la Planète, trier ses ordures c’est préserver la Planète, rouler moins vite c’est préserver la Planète, utiliser des cosmétiques sans paraben c’est préserver la Planète, manger bio c’est préserver la Planète, etc.., etc… etc… Mais tel le paroissien d’antan, le consommateur d’aujourd’hui a toujours l’âme du pêcheur et peine à ne pas contrevenir aux commandements de la religion. Qu’à cela ne tienne, même faute même contrition : pour un excès d’utilisation de ton SUV tu trieras trois fois de suite tes ordures, pour avoir emprunté la transamazonienne pendant tes dernières vacances tu mangeras un fenouil bio entier à chaque repas pendant 7 jours, pour avoir chauffé ton loft de 200m² à 25° pendant tout l’hiver tu voteras 5 fois pour Eva Joly, etc…, etc…, etc…</p>
<p>En réalité ce concept de préservation de la Planète est tout aussi loufoque que celui d’un Dieu tout puissant ayant créé le monde et présidant à nos destinées, mais il risque de n’en être que plus redoutable quand on constate les dégâts déjà causés par son funeste prédécesseur. Considéré sous un autre angle, en termes purement objectifs cette fois, il apparaît que ce concept n’est même pas un faux problème et qu’il n’est carrément pas un problème du tout. Dès lors il convient de proclamer bien haut et bien fort, sur tous les toits du monde, des tours de verre aux masures en torchis : la Planète ne craint rien ! Elle n’a certainement pas besoin d’être préservée, et surtout pas par les misérables microbes mégalomanes et suffisants que nous sommes. Elle peut modifier et régénérer son eco-système à loisir, sans avoir à en référer à qui que ce soit et se fiche pas mal de nos poubelles, de nos pêches intensives, de nos crashes nucléaires et autres pets ridicules.</p>
<p>Elle l’a déjà fait et le refera encore, même quand l’espèce humaine aura disparue, ayant fait son temps comme toutes les autres espèces vivantes, et que la galaxie d’Andromède viendra percuter notre système solaire créant ainsi l’une des plus formidables redistribution de forces que l’univers ait jamais connu.</p>
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		<title>Les impostures écologistes &#8211; Chapitre 1 : le nom</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 04:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christian laurut</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/les-impostures-ecologistes-chapitre-1-le-nom/83792/5594550183_5c04bb2023" rel="attachment wp-att-83798"><img class="alignnone size-full wp-image-83798" title="5594550183_5c04bb2023" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/10/5594550183_5c04bb2023.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a></p>
<p>Image Flickr par <a href="http://www.flickr.com/photos/vinicius_azevedo/">Vinicius Azevedo</a></p>
<p>Inlassablement, je répète dans chacun de mes articles, sous des formes différentes, avec des éclairages variés et en suivant les développements ponctuels de l’actualité que les <strong><em>écologistes</em></strong>, en parlant à peu près de tout sauf naturellement d’<strong><em>écologie</em></strong>, trahissent et détournent la <strong><em>science écologique</em></strong> au profit d‘un positionnement politique opportuniste autant qu‘incompétent. Cette position très inconfortable m’attire la réprobation de nombreux lecteurs imprégnés du «?penser correct?» et qui jugent qu’un tel point de vue ne peut émaner que d’un représentant de l’impérialisme capitaliste le plus acharné.</p>
<p>Or il est pourtant incontestable que l’<strong><em>écologisme</em></strong>, initialement parti pris de pensée et de comportement inspiré plus ou moins fortement par certaines analyses de la <strong><em>science écologique</em></strong>, est devenu aujourd’hui un fourre-tout politique, un capharnaüm idéologique, surtout une machine à fabriquer des confusions, amalgames, idées fausses, paradoxes et ambigüités, voire une arnaque intellectuelle à visées lucratives et, au final, un courant polymorphe multipliant les impostures, que j’entreprends ici de signaler dans une série d’articles, à mon modeste niveau et à contre courant de la pensée unique verte devenue le véritable terrorisme intellectuel de notre époque contemporaine.</p>
<p>La toute première de ces impostures se situe naturellement dans l’appellation, <strong><em>«écologisme»</em></strong>, encore que la falsification serait moins répréhensible si elle se limitait à cette extension sémantique et ne conduisait pas à un accaparement radical et définitif du terme générique <strong><em>«?écologie?»</em></strong>, désignant la science étudiant les conditions d‘existence des êtres vivants et les rapports avec leur environnement. En effet, imagine t’on un parti politique, un courant de pensée où même un paradigme se dénommer «physique» ou «chimie?», ou même «?médecine?», ou pourquoi pas «?thermodynamique?», ou encore «?entropie?», bien que ce dernier terme puisse correspondre mieux à l’esprit développé par la mouvance écologiste?</p>
<p>Nous pourrions ainsi être sollicités par les thèses de physicistes (à ne pas confondre avec les physiciens), de chimicistes (à ne pas confondre avec les chimistes), de médecinistes (à ne pas confondre avec les médecins), qui risqueraient de rivaliser utilement avec celles de nos <strong><em>écologistes</em></strong> (à ne pas confondre avec les <strong><em>écologues</em></strong>)</p>
<p>Lorsque nous faisons remarquer à nos amis <strong><em>écologistes</em></strong> que le nom de leur courant est particulièrement mal adapté puisque s’identifiant à une science qui, par définition, est neutre d’un point de vue politique ou idéologique et que l’histoire nous enseigne que seuls des mouvement extrémistes, autoritaires, despotiques et tyranniques se sont permis par le passé de s’auto-attribuer une caution scientifique (nazisme, fascisme, etc…), ceux ci éludent prudemment la question ou se défendent en précisant qu’ils considèrent la <strong><em>science écologique </em></strong>comme étant essentiellement occupée à l’étude de l’impact des activités anthropiques (c’est à dire la transformation d&#8217;espaces, de paysages ou de milieux naturels sous l&#8217;action de l&#8217;homme).</p>
<p>Cette dernière gesticulation intellectuelle n’est en fait qu’une aimable tautologie dans la mesure où il est d’une évidence aveuglante que toutes les espèces vivantes un tant soit peu actives ont un impact sur leur environnement; qu’un troupeau d’éléphants lancé à toute allure dans une innocente forêt laisse une trouée béante et chaotique derrière lui; qu’une colonie de fourmis déplace sans effort apparent un môle de terre, et pourrait même déplacer des montagnes si ces insectes venaient à pulluler, ce qui pourrait bien arriver un jour ou l‘autre; que les dinosaures, qui ont régné vingt fois plus longtemps que nous sur terre, ont massacré toute la végétation à plus de deux mètres du sol, etc…., etc…., etc….</p>
<p>Rien à voir bien entendu avec nous autres êtres humains, génies vivants de l’univers, pourtant minuscules grains de poussière composé de 75% d’eau, d’un peu de suif, plus quelque microns d’éléments minéraux, c’est-à-dire pas grand-chose, mais dont l’ego surdimensionné vient de créer son plus beau fleuron nombriliste : l’<strong><em>écologisme</em></strong>.</p>
<p>Afin de lever définitivement cette imposture terminologique qui présente objectivement l‘inconvénient d‘avoir été démasquée par de nombreux observateurs (dont la plupart se taisent prudemment par crainte de représailles médiatiques ou interprofessionnelles), je conseillerais aux <strong><em>écologistes</em></strong> de se renommer <strong><em>entropistes</em></strong>, l’entropie ayant l’avantage d’être la fonction d’une science et non pas une science elle-même ce qui règle déjà un problème, d’une part, et de mesurer le degré de désordre d&#8217;un système ce qui correspond assez exactement au souci des écologistes, d’autre part. Plus l&#8217;entropie du système est élevée, moins ses éléments sont ordonnés, plus l’entropie est basse plus le système est stable. Afin de se familiariser avec ce terme et de pouvoir décliner son utilisation avec pertinence dans leur vie militante quotidienne, j’invite ainsi les <strong><em>écologistes</em></strong> futurs <strong><em>entropistes</em></strong> à la lecture assidue de Nicholas Georgescu-Roegen. Ils pourront ainsi se référer enfin à une base idéologique claire et incontestable, un peu de la même façon que les vrais socialistes se réfèrent à Karl Marx.</p>
<p><em>A suivre …… autres impostures : la préservation de la planète, le réchauffement climatique, le nucléaire, la biogénétique, la pollution, les énergies renouvelables, le projet Europe Ecologie les Verts, la charte des Verts mondiaux, le green business, et bien d’autres encore ………</em></p>
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		<title>Manifeste anti-écologiste</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Aug 2011 04:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christian laurut</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La pensée écologiste s’est abattue comme une chape de plomb sur notre société industrielle et ne souffre pas la contradiction, ni au plus haut niveau des administrations centrales, ni dans les diverses sphères de la population d’en bas. Contester les allégations péremptoires des écologistes constitue dès lors un véritable crime (c’est le terme exact employé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/manifeste-anti-ecologiste/79813/manifeste-2" rel="attachment wp-att-79815"><img class="aligncenter size-medium wp-image-79815" title="manifeste" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/08/manifeste1-510x97.jpg" alt="" width="510" height="97" /></a>La pensée écologiste s’est abattue comme une chape de plomb sur notre société industrielle et ne souffre pas la contradiction, ni au plus haut niveau des administrations centrales, ni dans les diverses sphères de la population d’en bas. Contester les allégations péremptoires des écologistes constitue dès lors un véritable crime (c’est le terme exact employé par les écologistes envers leurs détracteurs) et bien peu de gens se risquent à cet exercice périlleux en ces temps de terrorisme intellectuel sur le sujet. Beaucoup d’entre eux par contre doutent ou se démarquent, en secret ou comité restreint, de cette pensée unique devenue un examen incontournable pour l’obtention du certificat de bon citoyen du monde</p>
<p>Mais la liberté de pensée et d’expression finit toujours par prendre le dessus et c’est la raison de ce Manifeste, dans lequel se retrouveront tous ceux qui ne font pas leur la maxime de Saint Just «?pas de liberté pour les ennemis de la liberté». En effet, persuadés qu’ils sont de détenir la Vérité pour la Planète et tels les despotes du Comité de Salut Public, les écologistes ne rêvent que de faire tomber sur le bâti horizontal de la machine de Monsieur Guillotin la tête de tous les zélateurs de la civilisation industrielle.</p>
<p>En réalité ces nouveaux impérialistes de la pensée ne sont que des imposteurs et pas les détenteurs de l’unique paradigme habilité à appréhender notre société actuelle. Leur imposture réside tout simplement dans la confiscation, au profit d’une action politicienne, de l’écologie, science non exacte étudiant les conditions d’existence des êtres vivants et les rapports avec leur environnement. Les véritables praticiens de cette science, les écologues, se retrouvent ainsi dépossédés de leur expertise par ces charlatans médiatiques dont l’influence auprès des masses est malheureusement proportionnelle à leur niveau d’incompétence. Ainsi, ce Manifeste anti-écologique prendra soin, dans ses propos, de toujours bien distinguer l’écologie, en tant que science objective neutre, de l’écologie en tant que doctrine politique souvent fâcheuse, comme on sépare le bon grain de l’ivraie.</p>
<p>La liste et l’analyse des nombreuses impostures des écologistes fera l’objet d’un recueil séparé intitulé «?Les impostures écologistes«?, nous nous contenterons ici de d’affirmer et de décliner les droits et principes des anti-écologistes qui ne tarderont pas à se doter d’une dénomination plus positive car nous sommes bien conscient que nous ne pouvons indéfiniment nous déterminer par rapport à une contre-pensée, d’autant que la pensée écologiste est condamnée à être emportée à court terme avec l’eau du bain de la civilisation industrielle déclinante.</p>
<p><strong>Ainsi, nous anti-écologistes actuellement opprimés dans notre libre pensée par la tyrannie intellectuelle des écologistes mondiaux, affirmons solennellement les principes suivants :</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>1. La Civilisation Industrielle dans laquelle nous vivons depuis 150 ans constitue une parenthèse dans la vie de l’espèce humaine, autant extraordinaire dans ses manifestations que minuscule dans sa durée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>2. La croissance exponentielle à laquelle nous avons été soumis pendant cette courte période est due à l’extraction et l’utilisation massive des énergies fossiles (pétrole, gaz ,charbon) et des ressources minérales non renouvelables.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>3. Cette dot terrestre étant bientôt épuisée, rien ne pourra freiner la décroissance de nos sociétés, ni le déclin de l’industrie et de la métallurgie car aucune autre ressource énergétique et minérale ne viendra suppléer le stock consommé</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>4. Pour l’heure, nous ne partageons pas la conviction des écologistes d’assurer un développement dit «?durable?» par un système autoritaire d’économie de l’énergie et des minerais. Nous jugeons ce système inégalitaire, injuste, pervers, inutile et de toutes façons voué à l’échec à très court terme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>5. A contrario, nous ne sommes, bien entendu, pas les partisans d’un gaspillage des ressources naturelles. Nous pensons d’ailleurs que les économies d’énergie sont et seront automatiquement guidées, au niveau individuel comme au niveau collectif, par un souci financier au fur et à mesure que le prix de l’énergie augmentera par le jeu mécanique du marché.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>6. Le déclin de notre société industrielle est donc tout simplement inéluctable pour cause de raréfaction de l’énergie et des minerais et il n’y a pas lieu de chercher à le ralentir, ni à l’accélérer par des mesures technocratiques autoritaires et despotiques prises au niveau national ou mondial. Ces tentatives regrettables ne sont que l’expression la plus achevée de la suffisance sans limite de l’esprit humain dans sa dérive mégalomaniaque et scientificodépendante</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>7. Cette certitude de déclin à court terme ne constitue pas pour nous un motif impératif de suicide collectif, ni de déprime planétaire, mais tout simplement un état de fait dépassant le peu de chose que nous sommes et auquel nous aurons à nous adapter en temps voulu</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>8. En attendant, nous déclarons que la Civilisation Industrielle nous convient telle qu‘elle est, que nous pouvons nous y exprimer à peu près librement malgré le noyautage médiatique des écologistes, que nous pouvons y mener une vie au grand air ou rester confiné au 32<sup>ème</sup> étage d’un building si cela nous chante, que nous pouvons consommer des produits agro-industriels ou des légumes bio selon nos envies, rouler en 4&#215;4 surpuissant ou en vélocipède à notre gré, passer l’hiver en slip dans un loft surchauffé de 200 m² dans le 18<sup>ème</sup> arrondissement de Paris ou en veste polaire dans une maison de village au fin fond de la Lozère, passer notre temps scotchés sur des jeux videos débiles les écouteurs du portable rivés dans notre pavillon auditif ou relire inlassablement les œuvres complètes de Pierre-Joseph Proudhon et Piotr Kropotkine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>9. Nous contestons l’utilisation faite par les écologistes du concept de réchauffement climatique. Nous nous rangeons au côté des 31.000 signataires de l‘Oregon Petition, dont la plupart sont Prix Nobel, Ph.D., lauréats de nombreux prix, auteurs d&#8217;articles majeurs, déclarant notamment qu‘?«?<em>il n&#8217;y a pas de preuve scientifique convaincante que l&#8217;émission de dioxyde de carbone, de méthane ou de gaz à effet de serre cause ou causera, dans un futur proche, un réchauffement catastrophique de l&#8217;atmosphère de la terre et une perturbation du climat terrestre. En outre, il y a des preuves scientifiques conséquentes qui montrent que l&#8217;augmentation de la concentration en dioxyde de carbone entraine de nombreux effets positifs sur l&#8217;environnement des végétaux et des animaux terrestres</em>». Nous rappelons ainsi dans le même temps, afin que notre position ne soit pas caricaturée, qu’il n’est pas question pour nous de nier l’existence d’un léger réchauffement climatique depuis 100 ans, mais que nous sommes agnostiques sur le sujet de l’attribuer indubitablement à l’activité humaine, d’une part, et de considérer que ce léger réchauffement aurait des conséquences catastrophiques sur la survie de l’espèce humaine au point d’en faire un enjeu crucial pour le 21ème siècle, d’autre part. Bien plus, nous considérons que ce thème du réchauffement climatique est orchestré au niveau mondial par le lobby du green business, dont le leader est Mr. Al Gore et le bras armé l’organisme onusien le GIEC, avec des visées clairement mercantiles et lucratives.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>10. Nous nous désintéressons carrément de la polémique sur le nucléaire (pour lequel nous n’avons pourtant aucune sympathie) nous démarquant ainsi de la position ambigüe des écologistes qui naviguent au gré des aléas accidentels entre une acceptation tacitement hypocrite et une interdiction faussement déterminée. Comme pour d’autres thèmes, notre inclinaison antiautoritaire nous oppose résolument aux écologistes fermes partisans de l’application coercitive de mesures prises pour le bien de tous par une machine étatique forte et supposée vertueuse. D’autant que, pour le nucléaire comme pour d’autres thèmes, la nature et l’ordre des choses se chargeront à moyen terme de rectifier le tir et de faire émerger la réalité : celle d’une énergie non rentable sans le subventionnement de l’état, d’un combustible voué lui aussi à la raréfaction, du mirage technique de la surrégénération, et, peut être le plus déterminant de tout, de l’impossibilité de construire, entretenir et démanteler des centrales sans le socle du fossile et de la minéralogie, c’est-à-dire sans engins de chantier à moteur diesel, sans fer pour le béton armé, sans cuivre pour les canalisations, sans aluminium pour les raccordement, sans caoutchouc pour les joints, et sans graphite pour les barres de refroidissement. Alors, laissons faire…… et les centrales s’arrêteront toutes seules, faute de tout. Restera le problème des démantèlements, ce qui constituera notre pain noir. Mais on a rien sans rien!…..</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>11. Concernant les énergies renouvelables, nous considérons les objectifs des écologistes comme un tissu de chimères à visée mercantile, leur «?business model?» consistant à opérer un transfert des profits capitalistiques de la filière pétrole vers des profits d’entrepreneur verts et technocratiques subventionnés par des fonds publics. Ces fameuses énergies renouvelables, piteusement nommées «?énergies de l’avenir?» ne sont en fait que les énergies utilisées basiquement par l’homme depuis des millénaires (l’eau, le vent, le soleil) et si ces énergies sont tellement prometteuses, nous sommes en droit de nous demander pourquoi elles n’ont pas concrétisées leurs promesses bien avant et pourquoi il a fallu attendre de découvrir le charbon et le pétrole pour créer la société développée que nous connaissons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>12. Nous considérons la pollution comme étant un point de détail du processus économique avancé et non pas une catastrophe pour l’écosystème comme le prétendent les écologistes. Les images choc déversées par les medias procèdent d’une exagération manifeste de ce phénomène avec une visée encore une fois mercantile au service du business antipollution. La pollution industrielle ou ménagère ne menace en rien la planète dont la survie est largement indépendante de nos misérables expectorations, il s’agit tout au plus d’un problème d’hygiène collective et de simple propreté comme l’homme en a connu à toutes les époques mais qu’il maîtrise encore plutôt mieux aujourd’hui que durant certaines années sombres où la peste bubonique emportait des villes entières ou, plus près de nous, les épidémies de choléra ravageaient New York et Londres. Malgré cette pollution réelle, visible ou invisible, l’espérance de vie des humains n’a cessé d’augmenter ces dernières décennies, et, comme pour le réchauffement climatique, nous pouvons affirmer qu’il n’existe aucune preuve scientifique convaincante que la pollution a dégradé la santé de l’espèce, car pour ce qui est de celle de la Planète, nous l’avons déjà affirmé : elle s’en fiche!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>13. Nous considérons que les thèmes relatifs à la science écologique doivent être traités par des praticiens reconnus de cette science et que certaines conclusions de leurs travaux ne peuvent être traduites au plan politique que par des personnes ayant, en addition de leur détermination idéologique, une connaissance minimale effective de la problématique de l’environnement, notamment dans le domaine de l’agriculture et de l’énergie, acquise par une pratique professionnelle réelle. Or nous constatons une incompétence flagrante de la quasi-totalité des leaders écologistes et nous dénonçons par là même une utilisation artificielle des thèmes et du discours environnemental par des professionnels de la politique politicienne ou des arrivistes saisissant au vol l’écologisme à des fins de marketing d‘opinion. C’est ainsi nous ne reconnaissons pas la légitimité de MMmes. Daniel Cohn Bendit, Nicolas Hulot, Cécile Duflot, Eva Joly, Laurence Wichniewski, Dominique Voynet, pour s’exprimer sur des thèmes liés à l’écologie car ils ne possèdent strictement aucune connaissance ni expérience dans ce domaine. Seuls MM. Yves Cochet pour les problèmes d‘énergie, José Bové pour ceux de l’agriculture et Michèle Rivasi pour les questions nucléaires nous paraissent habilités à représenter un courant politique prenant en compte certaines interprétations de la science écologique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>14. Nous pensons que l’écologisme est appelé à disparaitre rapidement pour au moins trois raisons :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>1°. Dès que la demande mondiale de pétrole deviendra supérieure à l’offre tous robinets ouverts, les carburants amorceront une hausse continue et définitive qui deviendra le souci majeur des populations et éclipsera du même coup la crainte d’un hypothétique réchauffement climatique privant ainsi les écologistes de leur meilleur fonds ce commerce.</p>
<p>2°. La raréfaction, puis la disparition des produits fossiles remettra en question le machinisme agricole, ainsi que la fertilisation et les traitements phytosanitaires replaçant du même coup la problématique alimentaire au premier plan des besoins humains et jetant aux oubliettes les préoccupations des écologistes trop bien nourris.</p>
<p>3°. Le secteur nucléaire se dirigera tout seul au fond de son impasse annoncée pour les raisons déjà décrites dans le point 10, sans que les écologistes, d’ailleurs ralliés à cette énergie après que le fossile aura amorcé son déclin et que les énergies renouvelables auront montré leurs limites, ne puissent le moins du monde en être tenus pour responsables.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>15. En conclusion, nous affirmons vivre dans la plus fabuleuse civilisation que l’homme ait jamais érigée, la plus libre et la plus opulente. Cette civilisation relativement tolérante permet même à tout un chacun de vivre selon les principes écolos, c’est à dire manger bio, se déplacer en vélo, se chauffer au bois et s’éclairer à la bougie. Nous ne nions pas les quelques dégâts collatéraux crées par cette civilisation, mais estimons qu’ils sont peu de chose par rapport aux désastres engendrés par les inutiles boucheries napoléoniennes ou les massacres des invasions barbares. L’Histoire nous a appris que l’homme n’avance jamais sans casser du petit bois. Nous contestons fermement la légitimité des écologistes à détenir la vérité sur la planète et les rangeons résolument dans la catégorie, bien connue dans tous les âges, des individus nantis (ou fils de nantis) crachant dans la soupe familiale par inconséquence ou désœuvrement. La preuve en est que les écologistes sont plutôt rares dans les pays pauvres, alors qu’ils pullulent dans les pays riches. Les temps qui arrivent seront ceux de l’action adaptative à la décroissance subie et non pas de l’application autoritaire de lois et de taxes pour imposer un quelconque développement durable. Les écologistes se trompent de combat!</p>
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