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Travailler ? en mourir

Pedro da N?brega L’actualit? ces derniers temps nous a offert des rapprochements ?loquents sur la fa?on dont le traitement de l’information participe de la diffusion d’une id?ologie dominante et du conditionnement des peuples. Le ph?nom?ne n’est certes pas nouveau mais il n’est jamais inutile de le souligner afin d’en combattre ...

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La revanche de Karl Marx

CAPITAINE MARTIN La vengeance est un plat qui se mange froid. Il ne nous vient pas à l’esprit de meilleure formule pour traiter ces derniers temps du retour en force de Karl Marx sur la scène médiatique. Time magazine, un … Lire la suite

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La revanche de Karl Marx

La vengeance est un plat qui se mange froid. Il ne nous vient pas ? l?esprit de meilleure formule pour traiter ces derniers temps du retour en force de Karl Marx sur la sc?ne m?diatique.?Time?magazine, un des principaux magazines d?information ?tasuniens, a d?cid? cette semaine de consacrer un article de ...

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Objectifs et moyens de la strat?gie militaire de haute technologie d’Obama

Albert Stahel Comme l’on peut constater ces derniers temps dans diverses publications des revues sp?cialis?es, l’administration Obama veut tenir, malgr? la situation ?conomique peu satisfaisante dans le pays, ? la position d’h?g?monie des Etats-Unis ? l’avenir. Un des r?sultats en est la confrontation croissante avec la Chine dans le Pacifique ...

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Le cimeti?re des ?l?phants

Mais où sont donc passés les socialistes ?

Été indienVendredi, c'était ma journée troisième âge. C'est un peu abrupt, dit comme cela et ce n'est pas un exact reflet de la réalité. Disons qu'en d'autres temps, j'avais promis à un ami de veiller sur ses parents qui habitent nettement plus près de chez moi que de chez lui. C'était un deal honorable. Puis notre amitié s'est dissoute dans un océan de non-dits et sont restés les parents et ma promesse. Je me suis posé la question un moment avant de décider qu'une promesse est quelque chose de bien trop sérieux pour en faire un aléa circonstanciel. Et puis aussi, je n'avais aucune raison objective de punir de petits vieux qui ont toujours été parfaitement adorables avec moi.

J'avais un peu relâché le service ces derniers temps. Ça, comme le reste : je fais rarement dans le détail. Pas envie de montrer ma face obscure. Et puis, plus de voiture, ça aide beaucoup à distendre les relations intervillages dans mon coin de planète de grande ruralité. Ce qui aboutit toujours à des arbitrages à la con : se chauffer ou se déplacer. Que la question se soit imposée à moi en plein mois d'août ne change rien à la logique du choix final. Quand j'aurais brûlé la dernière goutte de fuel de la cuve, non seulement j'aurais eu froid, mais en plus j'aurais toujours été à pied, ce qui aurait grandement compromis ma capacité à gagner l'argent de la cuve suivante. Tandis que là, je vais peut-être me peler le cul dès la fin de l'été indien, mais au moins je pourrai continuer à quadriller la cambrousse. En attendant de résoudre mes problèmes de baignoire à mazout, je fais donc le plein de chaleur humaine.

La première visite était pour une de ses amies hospitalisée, grand-mère d'un autre ami, toujours en service actif. C'est rassurant de voir qu'au fil du temps, mon quota de pertes reste acceptable.
Elle se remet doucement d'une chute et d'un AVC, je ne sais plus dans quel ordre, le duo gagnant. Ce dont elle se remet moins bien, c'est de la vieillesse et de son hideux corollaire de dépendances. En gros, plus que ses jambes et son bras qui l'ont lâchée, c'est d'avoir perdu sa liberté de mouvement qui la mine au point où elle préférerait être morte du premier coup. Je comprends. Mais je ne peux pas approuver. Je trouve juste étrange que notre monde hypermédicalisé ne prenne pas du tout en compte les dépressions du troisième âge. On les perfuse, on les masse, on les rafistole, on les maintient vaguement en fonctionnement, et on s'étonne ensuite de les voir pleurer leur déchéance physique et leur peur de la mort. C'est pourtant terriblement humain. Mais on préfère les gaver d'antidépresseurs, histoire de ne pas épouvanter les familles démoralisées par toutes ces larmes de désespoir qui ne parviennent même plus à s'écouler dans les canyons que le temps a creusés dans leurs visages.
Du coup, je repense à une émission vue sur Arte où des médecins un peu expérimentateurs testent des trips de LSD sur les cancéreux en phase terminale. Juste pour apprivoiser la mort et la peur qui rôdent et gâchent souvent leurs derniers instants. Ça lui ferait du bien, un bon trip de LSD, bien plus que mes petites phrases vides pour lui rappeler qu'il y a toujours quelques bons moments à grappiller, jusqu'au bout, mais bon, même sans hallucinogènes, j'arrive à lui arracher quelques maigres sourires et c'est toujours ça de gagné !

La deuxième grand-mère, je ne la connais pas. Elle vit encore chez elle, mais sur elle aussi, l'étreinte du temps se fait sentir. Le temps et la vie. La chienne de vie et ses coups de pute que tu ne souhaiterais même pas à ton pire ennemi. Elle, elle a morflé, question coups de pute, ça, je le savais avant de la voir. J'aime bien le bleu délavé de ses yeux un peu gonflés, de larmes ou de lassitude, je ne sais pas, probablement un peu des deux. Ses traits ont fondu sous les assauts du temps, mais j'entrevois, ici et là, les vestiges de la femme qu'elle a été : une arrête nasale encore vive, un menton pas encore complètement effacé et une vivacité d'esprit que rien n'a encore totalement fait sombrer. J'aimerais tellement la photographier, mais j'ai déjà eu quelques discussions malheureuses avec des femmes comme elles, qui ne se reconnaissent plus depuis longtemps dans le miroir et qui refusent de fixer sur une photo ce que la vie leur a fait subir. Je me contente de photographier son lierre automnal et la laisse papoter avec sa copine un peu perdue de vue. Comme trop souvent, à ces âges.

Je crois qu'elle a suivi le cours de mes pensées, parce qu'elle me dit, alors que je la raccompagne chez elle après notre tournée des vieilles popotes : Vous savez, Agnès, à l'intérieur de moi, je n'aurai jamais mon âge.
Ça aussi, je comprends.

C'est sur le chemin du retour que je suis assaillie par l'odeur reconnaissable entre toutes du métal trop chaud. Quiconque a roulé en guimbarde sait très exactement de quoi je parle, de ce fumet qui anticipe parfois de fort peu le chant du cygne de la voiture. Je vérifie mon frein à main : parfaitement desserré. L'odeur s'accentue. Il y a, à présent, une note d'huile brûlée qui prend le dessus. Je n'ai la Saxo que depuis trois semaines et elle tourne comme une horloge. Je pensais qu'elle me laisserait tranquille plus longtemps. Mon garagiste m'avait félicitée pour la pertinence de mon choix. Trois semaines du pur bonheur d'une voiture qui démarre au quart de tour, qui ronronne doucement, qui me conduit sans à-coup du point A au point B et tout ça avec la consommation d'un dromadaire de compétition. Toujours aucun voyant suspect, aucune sensation étrange de conduite et ça sent la friture de moteur à plein pif.
Et puis, je le vois. Le petit panache de fumée qui s'élève du train arrière... de la Clio devant moi. Papet se traîne sur la départementale, parce que Papet a oublié de desserrer son frein à main.

Première rafale de feux de croisement. Les gars en face le prennent pour eux.
Seconde rafale, pause rapide, je remets ça. Je n'aime pas klaxonner. Je ne sais jamais où est le couineur. Finalement la Clio rouge s'immobilise sur le bas-côté. Je sors à la rencontre du Papet.

  • Ça alors, Agnès ! Mais je ne t'aurais jamais reconnue. Mais quelle silhouette tu as, à présent !
Ça doit bien faire deux ans que je n'ai pas vu Le Basque. Bon marcheur. Grand dragueur. Ségoliniste impénitent. Je suis sur sa mailing-list politique, mais depuis la fin de la primaire socialiste, il a pris un petit coup de mou. Ça me fait juste un immense plaisir de le revoir.
  • Et ouais, tu as vu ça ? Ça ne rigole plus !
Et je lui fais la danse des Cachous Lajaunie pour rigoler.
  • Cela dit, je ne t'ai pas fait arrêter sur le bas-côté pour vanter mes nouvelles mensurations, mais bien pour te prévenir que tu es en train de cramer ton système de freinage.
  • De quoi ?
  • Tu as oublié de desserrer ton frein à main, tu fumes depuis Manciet.
  • Oh putain, tu as raison ! Ça ne m'est jamais arrivé ! Oh là là.
Ça fume de partout. Je ne suis pas certaine de l'avoir prévenu à temps. Mais ce n'est pas trop grave.
  • Tu sais quoi ? Ce serait sympa qu'on se refasse une course en montagne, très bientôt.
  • Ben là, mon dos me fait un peu des misères, mais sinon, c'est une bonne idée.

Finalement, la petite voiture roule toujours aussi bien. C'est peu et c'est déjà beaucoup. Il fera encore chaud demain. Et après, on verra bien.

Quant aux socialistes, ils ont voté pour une promesse et ils savent déjà qu'ils ont été trahis. Je le savais avant, mais comme le disait un pote : au moins, ils seront plus cool avec les étrangers.
Ben, même pas ça !
Les prolos et les bonnes âmes sont toujours les grands cocus du bal politique : il y a cinq ans, on leur promettait de gagner plus ; il y a cinq mois, on leur vendait du changement. Et au final, tout se passe exactement comme s'ils n'étaient que des figurants de leur propre vie. Je pense qu'au prochain cirque électoral, on pourra aussi bien voter pour une couille de hamster, vu l'état de notre démocratie, ça ne fera pas plus de différence qu'autre chose.

Alors quoi, où je voulais en venir avec mes histoires sans queue ni tête ?
Nulle part.
Exactement comme pour tout le reste : Nulle part !

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Le cimeti?re des ?l?phants

Mais où sont donc passés les socialistes ?

Été indienVendredi, c'était ma journée troisième âge. C'est un peu abrupt, dit comme cela et ce n'est pas un exact reflet de la réalité. Disons qu'en d'autres temps, j'avais promis à un ami de veiller sur ses parents qui habitent nettement plus près de chez moi que de chez lui. C'était un deal honorable. Puis notre amitié s'est dissoute dans un océan de non-dits et sont restés les parents et ma promesse. Je me suis posé la question un moment avant de décider qu'une promesse est quelque chose de bien trop sérieux pour en faire un aléa circonstanciel. Et puis aussi, je n'avais aucune raison objective de punir de petits vieux qui ont toujours été parfaitement adorables avec moi.

J'avais un peu relâché le service ces derniers temps. Ça, comme le reste : je fais rarement dans le détail. Pas envie de montrer ma face obscure. Et puis, plus de voiture, ça aide beaucoup à distendre les relations intervillages dans mon coin de planète de grande ruralité. Ce qui aboutit toujours à des arbitrages à la con : se chauffer ou se déplacer. Que la question se soit imposée à moi en plein mois d'août ne change rien à la logique du choix final. Quand j'aurais brûlé la dernière goutte de fuel de la cuve, non seulement j'aurais eu froid, mais en plus j'aurais toujours été à pied, ce qui aurait grandement compromis ma capacité à gagner l'argent de la cuve suivante. Tandis que là, je vais peut-être me peler le cul dès la fin de l'été indien, mais au moins je pourrai continuer à quadriller la cambrousse. En attendant de résoudre mes problèmes de baignoire à mazout, je fais donc le plein de chaleur humaine.

La première visite était pour une de ses amies hospitalisée, grand-mère d'un autre ami, toujours en service actif. C'est rassurant de voir qu'au fil du temps, mon quota de pertes reste acceptable.
Elle se remet doucement d'une chute et d'un AVC, je ne sais plus dans quel ordre, le duo gagnant. Ce dont elle se remet moins bien, c'est de la vieillesse et de son hideux corollaire de dépendances. En gros, plus que ses jambes et son bras qui l'ont lâchée, c'est d'avoir perdu sa liberté de mouvement qui la mine au point où elle préférerait être morte du premier coup. Je comprends. Mais je ne peux pas approuver. Je trouve juste étrange que notre monde hypermédicalisé ne prenne pas du tout en compte les dépressions du troisième âge. On les perfuse, on les masse, on les rafistole, on les maintient vaguement en fonctionnement, et on s'étonne ensuite de les voir pleurer leur déchéance physique et leur peur de la mort. C'est pourtant terriblement humain. Mais on préfère les gaver d'antidépresseurs, histoire de ne pas épouvanter les familles démoralisées par toutes ces larmes de désespoir qui ne parviennent même plus à s'écouler dans les canyons que le temps a creusés dans leurs visages.
Du coup, je repense à une émission vue sur Arte où des médecins un peu expérimentateurs testent des trips de LSD sur les cancéreux en phase terminale. Juste pour apprivoiser la mort et la peur qui rôdent et gâchent souvent leurs derniers instants. Ça lui ferait du bien, un bon trip de LSD, bien plus que mes petites phrases vides pour lui rappeler qu'il y a toujours quelques bons moments à grappiller, jusqu'au bout, mais bon, même sans hallucinogènes, j'arrive à lui arracher quelques maigres sourires et c'est toujours ça de gagné !

La deuxième grand-mère, je ne la connais pas. Elle vit encore chez elle, mais sur elle aussi, l'étreinte du temps se fait sentir. Le temps et la vie. La chienne de vie et ses coups de pute que tu ne souhaiterais même pas à ton pire ennemi. Elle, elle a morflé, question coups de pute, ça, je le savais avant de la voir. J'aime bien le bleu délavé de ses yeux un peu gonflés, de larmes ou de lassitude, je ne sais pas, probablement un peu des deux. Ses traits ont fondu sous les assauts du temps, mais j'entrevois, ici et là, les vestiges de la femme qu'elle a été : une arrête nasale encore vive, un menton pas encore complètement effacé et une vivacité d'esprit que rien n'a encore totalement fait sombrer. J'aimerais tellement la photographier, mais j'ai déjà eu quelques discussions malheureuses avec des femmes comme elles, qui ne se reconnaissent plus depuis longtemps dans le miroir et qui refusent de fixer sur une photo ce que la vie leur a fait subir. Je me contente de photographier son lierre automnal et la laisse papoter avec sa copine un peu perdue de vue. Comme trop souvent, à ces âges.

Je crois qu'elle a suivi le cours de mes pensées, parce qu'elle me dit, alors que je la raccompagne chez elle après notre tournée des vieilles popotes : Vous savez, Agnès, à l'intérieur de moi, je n'aurai jamais mon âge.
Ça aussi, je comprends.

C'est sur le chemin du retour que je suis assaillie par l'odeur reconnaissable entre toutes du métal trop chaud. Quiconque a roulé en guimbarde sait très exactement de quoi je parle, de ce fumet qui anticipe parfois de fort peu le chant du cygne de la voiture. Je vérifie mon frein à main : parfaitement desserré. L'odeur s'accentue. Il y a, à présent, une note d'huile brûlée qui prend le dessus. Je n'ai la Saxo que depuis trois semaines et elle tourne comme une horloge. Je pensais qu'elle me laisserait tranquille plus longtemps. Mon garagiste m'avait félicitée pour la pertinence de mon choix. Trois semaines du pur bonheur d'une voiture qui démarre au quart de tour, qui ronronne doucement, qui me conduit sans à-coup du point A au point B et tout ça avec la consommation d'un dromadaire de compétition. Toujours aucun voyant suspect, aucune sensation étrange de conduite et ça sent la friture de moteur à plein pif.
Et puis, je le vois. Le petit panache de fumée qui s'élève du train arrière... de la Clio devant moi. Papet se traîne sur la départementale, parce que Papet a oublié de desserrer son frein à main.

Première rafale de feux de croisement. Les gars en face le prennent pour eux.
Seconde rafale, pause rapide, je remets ça. Je n'aime pas klaxonner. Je ne sais jamais où est le couineur. Finalement la Clio rouge s'immobilise sur le bas-côté. Je sors à la rencontre du Papet.

  • Ça alors, Agnès ! Mais je ne t'aurais jamais reconnue. Mais quelle silhouette tu as, à présent !
Ça doit bien faire deux ans que je n'ai pas vu Le Basque. Bon marcheur. Grand dragueur. Ségoliniste impénitent. Je suis sur sa mailing-list politique, mais depuis la fin de la primaire socialiste, il a pris un petit coup de mou. Ça me fait juste un immense plaisir de le revoir.
  • Et ouais, tu as vu ça ? Ça ne rigole plus !
Et je lui fais la danse des Cachous Lajaunie pour rigoler.
  • Cela dit, je ne t'ai pas fait arrêter sur le bas-côté pour vanter mes nouvelles mensurations, mais bien pour te prévenir que tu es en train de cramer ton système de freinage.
  • De quoi ?
  • Tu as oublié de desserrer ton frein à main, tu fumes depuis Manciet.
  • Oh putain, tu as raison ! Ça ne m'est jamais arrivé ! Oh là là.
Ça fume de partout. Je ne suis pas certaine de l'avoir prévenu à temps. Mais ce n'est pas trop grave.
  • Tu sais quoi ? Ce serait sympa qu'on se refasse une course en montagne, très bientôt.
  • Ben là, mon dos me fait un peu des misères, mais sinon, c'est une bonne idée.

Finalement, la petite voiture roule toujours aussi bien. C'est peu et c'est déjà beaucoup. Il fera encore chaud demain. Et après, on verra bien.

Quant aux socialistes, ils ont voté pour une promesse et ils savent déjà qu'ils ont été trahis. Je le savais avant, mais comme le disait un pote : au moins, ils seront plus cool avec les étrangers.
Ben, même pas ça !
Les prolos et les bonnes âmes sont toujours les grands cocus du bal politique : il y a cinq ans, on leur promettait de gagner plus ; il y a cinq mois, on leur vendait du changement. Et au final, tout se passe exactement comme s'ils n'étaient que des figurants de leur propre vie. Je pense qu'au prochain cirque électoral, on pourra aussi bien voter pour une couille de hamster, vu l'état de notre démocratie, ça ne fera pas plus de différence qu'autre chose.

Alors quoi, où je voulais en venir avec mes histoires sans queue ni tête ?
Nulle part.
Exactement comme pour tout le reste : Nulle part !

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In extenso

j'ai juste envie de dire que je ne sais pas quoi dire Ce sont les derniers mots qu'a ?crits un des mes contacts Facebook sur son mur. Ensuite, il est sorti de chez lui et a mis fin ? ses jours. Terriblement abrupte comme ?pitaphe. Il avait mon ?...

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In extenso

j'ai juste envie de dire que je ne sais pas quoi dire Vers le ciel de Le Monolecte, sur Flickr

Ce sont les derniers mots qu'a écrits un des mes contacts Facebook sur son mur. Ensuite, il est sorti de chez lui et a mis fin à ses jours. Terriblement abrupte comme épitaphe. Il avait mon âge, un chouette boulot, une chouette famille, mais il était arrivé au bout des mots. Ou alors, c'est juste que les grandes douleurs sont indicibles. 

Nous sommes nés seuls, nous vivons seuls, nous mourons seuls ce n'est que par notre amour et l'amitié que nous pouvons créer l'illusion d'un instant que nous ne sommes pas seuls.
Orson Welles

Il est vrai que j'ai bien du mal à ne pas me sentir seule, ces derniers temps. De cette solitude profonde et intime qui peut naître jusqu'au cœur de la foule. Seule et au bout des mots. Il m'est extrêmement déplaisant d'avoir raison et de voir chacune de mes pires prévisions prendre forme dans l'indifférence générale. Je ne me vois pas écrire régulièrement ici pour rabâcher quelque chose de l'ordre du Vous voyez, je vous l'avais bien dit ! Nous sommes dans le pire du possible et ça ne fait que commencer. Et notre passivité m'effraie, me tétanise, me cloue le bec. C'est une sorte d'apocalypse molle et silencieuse qui se propage inéluctablement du bas vers le haut. Et elle est totalement voulue, planifiée et amplifiée par chaque décision politique prise. J'ai du mal à croire à une cascade de coïncidences fortuites et malvenues.
On nous ressort l'épouvantail intégriste barbu du placard, avec l'élégance de l'éléphant dans le magasin de porcelaine. De 250 excités un peu mous du bulbe, on nous monte un énorme plan com' sur la déferlante mondiale islamiste pendant que, dans le même temps, 10 % de la population du Portugal descend dans la rue pour réclamer la fin d'une politique économique qui la réduit à la misère la plus sordide. Mais on ne vous aura parlé que des 250 gus paumés sur un trottoir, pas de ceux qui hurlent leur douleur sous la férule de cette politique même que l'on compte vous appliquer dès maintenant. 
Parce que l'on vous veut peureux, soumis et ignorants.
Comme d'habitude.
Alors quoi ?
Vous distraire avec ma petite vie insignifiante ? Vous faire sourire en dissimulant la mochitude des choses ? Piquer une de mes légendaires colères qui fouettent le sang et les sens quelques instants avant de retomber dans la pesanteur du quotidien, mais avec l'illusion de s'être senti un peu vivant, le temps d'une indignation à peu de frais ?
À force, je vais finir par me caricaturer moi-même. Me mettre en scène et me payer de mots. Me regarder écrire dans un pitoyable appel à la flagornerie, histoire de me prendre un petit shoot de réassurance, histoire de combler, un temps, notre vide existentiel.
On est là et on attend. La fin du monde, celle des haricots, le grand soir, les petits matins blêmes, les jours meilleurs. Juste que quelque chose bouge. Juste un mouvement, pour se convaincre qu'on n'est pas encore totalement morts, totalement résignés. Et on fait semblant d'agir, en s'épuisant en vaines exaltations. Une petite manif par ci, un petit like par là, en s'autocongratulant d'être tous aussi d'accord avec nous-mêmes, notre cul mou épousant chaque jour un peu plus l'assise de notre fauteuil à vérin hydraulique, celui qui soulage le dos et prévient les escarres de toute une civilisation d'hommes-troncs. On passe le temps, en fait, en espérant juste ne pas être rattrapé par la vague de merditude, qu'elle passe juste un peu plus loin, un peu plus haut, un peu plus tard. 
Comme de gros lâches. 
Comme de grosses loches.

=-=-=-=-=
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j'ai juste envie de dire que je ne sais pas quoi dire Vers le ciel de Le Monolecte, sur Flickr

Ce sont les derniers mots qu'a écrits un des mes contacts Facebook sur son mur. Ensuite, il est sorti de chez lui et a mis fin à ses jours. Terriblement abrupte comme épitaphe. Il avait mon âge, un chouette boulot, une chouette famille, mais il était arrivé au bout des mots. Ou alors, c'est juste que les grandes douleurs sont indicibles. 

Nous sommes nés seuls, nous vivons seuls, nous mourons seuls ce n'est que par notre amour et l'amitié que nous pouvons créer l'illusion d'un instant que nous ne sommes pas seuls.
Orson Welles

Il est vrai que j'ai bien du mal à ne pas me sentir seule, ces derniers temps. De cette solitude profonde et intime qui peut naître jusqu'au cœur de la foule. Seule et au bout des mots. Il m'est extrêmement déplaisant d'avoir raison et de voir chacune de mes pires prévisions prendre forme dans l'indifférence générale. Je ne me vois pas écrire régulièrement ici pour rabâcher quelque chose de l'ordre du Vous voyez, je vous l'avais bien dit ! Nous sommes dans le pire du possible et ça ne fait que commencer. Et notre passivité m'effraie, me tétanise, me cloue le bec. C'est une sorte d'apocalypse molle et silencieuse qui se propage inéluctablement du bas vers le haut. Et elle est totalement voulue, planifiée et amplifiée par chaque décision politique prise. J'ai du mal à croire à une cascade de coïncidences fortuites et malvenues.
On nous ressort l'épouvantail intégriste barbu du placard, avec l'élégance de l'éléphant dans le magasin de porcelaine. De 250 excités un peu mous du bulbe, on nous monte un énorme plan com' sur la déferlante mondiale islamiste pendant que, dans le même temps, 10 % de la population du Portugal descend dans la rue pour réclamer la fin d'une politique économique qui la réduit à la misère la plus sordide. Mais on ne vous aura parlé que des 250 gus paumés sur un trottoir, pas de ceux qui hurlent leur douleur sous la férule de cette politique même que l'on compte vous appliquer dès maintenant. 
Parce que l'on vous veut peureux, soumis et ignorants.
Comme d'habitude.
Alors quoi ?
Vous distraire avec ma petite vie insignifiante ? Vous faire sourire en dissimulant la mochitude des choses ? Piquer une de mes légendaires colères qui fouettent le sang et les sens quelques instants avant de retomber dans la pesanteur du quotidien, mais avec l'illusion de s'être senti un peu vivant, le temps d'une indignation à peu de frais ?
À force, je vais finir par me caricaturer moi-même. Me mettre en scène et me payer de mots. Me regarder écrire dans un pitoyable appel à la flagornerie, histoire de me prendre un petit shoot de réassurance, histoire de combler, un temps, notre vide existentiel.
On est là et on attend. La fin du monde, celle des haricots, le grand soir, les petits matins blêmes, les jours meilleurs. Juste que quelque chose bouge. Juste un mouvement, pour se convaincre qu'on n'est pas encore totalement morts, totalement résignés. Et on fait semblant d'agir, en s'épuisant en vaines exaltations. Une petite manif par ci, un petit like par là, en s'autocongratulant d'être tous aussi d'accord avec nous-mêmes, notre cul mou épousant chaque jour un peu plus l'assise de notre fauteuil à vérin hydraulique, celui qui soulage le dos et prévient les escarres de toute une civilisation d'hommes-troncs. On passe le temps, en fait, en espérant juste ne pas être rattrapé par la vague de merditude, qu'elle passe juste un peu plus loin, un peu plus haut, un peu plus tard. 
Comme de gros lâches. 
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La Chine, protectrice de l’Afrique face ? l’Occident?

Toute intelligence qui ne se pr?occupe pas d’organiser ses forces endog?nes, de les former, de les doter d’une force de frappe avant de parler d’alliance ou de partenariat est un mauvais strat?ge. Faire ou pr?cher le contraire, c’est faire?de ce chim?rique partenariat un contrat de soumission et de d?pendance volontairement ...

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Les Bourses paniquent, sourdes aux appels au calme

Photo: AP La panique a rattrap? les investisseurs sur les deux rives de l?Atlantique. Premier concern?, le pr?sident Obama a tenu un discours volontariste depuis la Maison-Blanche, d?fendant le statut des ?tats-Unis et assurant que l?Am?rique m?riterait toujours d??tre not?e ?AAA?, ?quoi que disent certaines agences de notation?. ?La bonne ...

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