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L??l?phant est au cirque et le cirque est dans les ?l?phants

  ?La r?mun?ration des enseignants devrait varier en fonction des r?sultats de leurs ?l?ves?. L?id?e vient de « refaire surface »: devant la m?diocrit? du RENDEMENT du Minist?re de L??ducation des Loisirs et des Sports (le MELS) du Qu?bec, on songe ? am?liorer la « performance » des ?l?ves en ?levant le salaires des ...

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P?trole dans le Saint-Laurent : le mythe norv?gien

Dans une r?cente lettre ouverte, la pr?sidente-directrice g?n?rale de la F?d?ration des chambres de commerce du Qu?bec (FCCQ), Mme Fran?oise Bertrand, incitait les Qu?b?cois ? s?inspirer de la Norv?ge et ? ouvrir toute grande la porte ? l?industrie p?troli?re dans le golfe du Saint-Laurent. Mais dans son optimisme, Mme Bertrand ...

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Libert?, Egalit?, Fraternit

?crire des articles est d?stressant, ?a permet de r?pondre aux nombreux illicismes qu’on peut rencontrer autant que soutenir et appuyer les quelques notes d’espoir qu’on d?niche de temps en temps. Comme dans un laboratoire on s’amuse ? avoir de nouvelles id?es et ? tenter des exp?rimentations, et parfois comme sur ...

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Plus imb?cile que cela…

Les m?chants Les bons ( bof!) Ah! Bas les masques? On ne sait plus! *** Anne Wolf? Vine Deloria, ?crivain et historien Lakota (sioux pour leurs ennemis) raconte?: Sur les r?serves, des westerns ?taient r?guli?rement projet?s dont le sc?nario ?tait invariable. Apr?s bien des m?saventures et d?boires, une courageuse famille ...

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Un rappel utile aux soldats, sous-officiers et officiers de toutes les arm?es du monde

popularit??:?83% Par?Raoul Marc Jennar ??Les obligations internationales qui s?imposent aux individus priment leur devoir d?ob?issance envers l??tat dont ils sont ressortissants. Celui qui a viol? les lois de la guerre ne peut pour se justifier all?guer le mandat qu?il a re?u de l??tat du moment que l??tat, en donnant ce ...

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?Reconstruction? en Ha?ti: Luxueux h?tels, ateliers de mis?re et d?r?glementation pour l??lite ?trang?re du monde des affaires

  Photo: Une fillette dans un camp de d?plac?s en janvier 2013 ? Swoan Parker ??La communaut? internationale est tellement d?sorient?e qu?elle laisse les Ha?tiens diriger Ha?ti?? Luigi R. Einaudi, diplomate de carri?re ?tasunien, membre du Council on Foreign Relations et ancien secr?taire g?n?ral adjoint de l?Organisation des ?tats am?ricains. ...

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UNE UNION QUI SE DIT EUROPEENNE

UNE UNION QUI SE DIT EUROPEENNE   L?Union europ?enne annon?a la d?mocratie, mais la doctrine n?olib?rale impos?e par sa Commission, ses institutions ? maison ? et le parlement europ?en se traduisit, en fait, par une terrible attaque ? la libert? et ? l?avenir des peuples europ?ens. Elle promit la paix ...

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L’homme europ?en a grandi de 11 cm depuis un si?cle tandis que le Qi a chut? de 14%

Plus grand et plus con?? TIM BOYLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP La taille moyenne des hommes en Europe a progress? de 11 cm entre 1870 et 1980, passant ? 1,78 m, selon une ?tude publi?e lundi par la revue Oxford Economic Papers. Les auteurs y voient un ...

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LE DECLIN DE L?EUROPE

LE DECLIN? DE L?EUROPE   L?Europe est un navire en perdition. Son naufrage, consid?rant les politiques impos?es par l?Union Europ?enne et consenties, l?chement par nos gouvernements est in?vitable et sera suivi sous peu, par celui d?autres grandes nations occidentales. Par la? des pouvoirs politiques, de droite comme de gauche qui ...

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LE DESSOUS DES CARTES EN SYRIE MEURTRIE

Sauver les conseillers militaires occidentaux et les djihadistes exfiltrés   Pourquoi l’attaque possible des États-Unis et de la France contre la petite Syrie exsangue et pourquoi ce bruit de bottes qui retentit encore une fois dans les pays impérialistes ?  Tout … Lire la suite

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Rentr

Tout à l’heure, elle a préféré qu’on ne l’accompagne pas dans la cour de récréation.

Éclaboussures C’est assez logique : elle revient en territoire connu, c’est sa dernière année d’école, celle d’avant le grand saut dans l’inconnu, celle où elle fait enfin partie des grands avant de redevenir une petite nouvelle.

La rentrée, c’est toujours pareil et c’est toujours différent. Ou alors, c’est nous qui changeons et c’est cette récurrence des cycles de vie qui nous informe que la grande horloge continue de tourner inexorablement vers l’heure de la sortie.
J’ai eu mon content de petits matins de septembre frisquet, de platanes jaunissants, de cette formidable impatience de devoir tout recommencer tout en sachant que ce sera totalement différent.

J’ai toujours aimé ces derniers jours d’été, où la chaleur se fait moins mordante, mais où le ciel est d’un bleu implacable. J’ai toujours, en même temps, regretté ce moment de l’année où je remarque à de petits signes que les jours sont nettement plus courts. J’aime le rythme de l’été, ces matins à peine frais où l’on est réveillé de bonne heure par la lumière du jour et on l’on étire les soirées dans un crépuscule lent et paresseux, à l’ombre des étoiles pâles. Mais j’aimais aussi, en même temps, cette sorte de retour à la vie, à frénésie du troupeau, à la nécessité du temps, tout en rejetant formellement la dictature de l’horloge. Je crois que j’aurais voulu vivre toute l’année des journées de juillet avec les couleurs et les sons de septembre, juste pour en avoir un peu plus, un peu plus longtemps.

Quand j’étais gosse, les vacances me faisaient un peu suer. Non pas que je n’aimais pas retrouver mon père et nos amis communs ou que je n’appréciais pleinement la rupture des rythmes, le changement de décor, d’activités, de socialité et l’exquis sentiment d’étrangeté à moi-même que cela me procurait, mais en même temps, je trouvais trop long ce temps hors du temps, hors de la vraie vie, celle des copains, du quotidien parfois ennuyeux, et de l’apprentissage, de ces connaissances que l’école ne distribuait pourtant qu’avec une parcimonie mesquine.
Après le 15 aout, déjà, j’avais envie d’ombre, de papier neuf et craquant et de l’odeur follement enivrante des manuels scolaires fraichement sortis de la presse. Que je sois parachutée dans une école où je ne connaissais rien ni personne — ce qui m’est arrivé bien souvent — ou que je retourne en terrain conquis, auprès de ces amis que j’aurais tant voulu garder toute ma vie, je finissais toujours par crever d’impatience de replonger dans le carcan rigide et rassurant de l’Éducation nationale, ne serait-ce que parce que là, j’avais enfin des règles à enfreindre et d’autres à inventer.

Je ne me souviens pas d’un temps où je n’ai pas aimé profondément ce lieu où l’on détient pourtant tant d’enfants contre leur gré. Je crois que j’ai même dû aimer l’effroi du premier plongeon dans l’inconnu, de la première séparation, de cette promesse de conquête d’une nouvelle autonomie, de découverte d’un nouveau monde, de nouveaux visages, de nouvelles sensations. J’ai toujours aimé la manière dont le piaillement aigu des enfants rebondit sous le préau, les jours de crachin, le grondement rocailleux des pieds de chaises que l’on traine sur le parquet balafré par les générations, la pluie mate des semelles de basket dans les escaliers, le murmure des files d’attente dans les couloirs, les hurlements de délivrance lors de la dernière sonnerie du soir, la cacophonie indigeste et métallique de la cantine aux heures de pointe, les chuchotements sous la couette, le soir, après l’extinction des feux, le bourdonnement du silence pendant les interros, tout ce brouhaha de la vie en collectivité.

 La gosse m’a l’air bien moins émotive en ce premier jour de sa dernière année d’écolière. Envie de voir les potes, certes, de raconter nos petites aventures de l’été, mais pas de réelle impatience, plutôt une sorte de volonté contrôlée de vivre le moment, juste le moment.
Elle n’avait pas besoin du rituel du premier jour, un peu comme si elle l’économisait pour le grand saut dans le monde de l’année prochaine.
Je la regarde traverser les mêmes instants que ceux par lesquels je suis passée. C’est la même chose, mais c’est définitivement différent. Chaque moment est complètement différent parce que c’est un peu comme si, aujourd’hui, je le revivais, mais de l’autre côté du miroir.

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