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Les mauvaises fr?quentations

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L?histoire de votre asservissement

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Les taux de probl?mes ? la thyro?de pour les enfants, pr?s de la centrale nucl?aire, sont ?lev

Effrayé à la pensée du retour… L’histoire d’un père de Fukushima

Les taux de problèmes à la thyroïde pour les enfants, près de la centrale nucléaire, sont élevés.

Cet article est paru sous le titre original « Frightened to return: A Fukushima father's story » sur le site de The Independent du 3 juin 2013

Traduction : Javale Gola, groupe Fukushima Informations

Comme la plupart des pères, Yoji Fujimoto se tourmente à propos de la santé de ses jeunes enfants. Outre les préoccupations parentales de circonstance concernant la nourriture qu’ils mangent, l'air qu'ils respirent et l'environnement dont ils héritent, cependant il doit en rajouter encore une : les retombées radioactives causées par un désastre nucléaire.

 

Trois jours après le commencement de la fusion à la centrale nucléaire de  Fukushima Daiichi le 11 mars 2011, M. Fujimoto a mis à l’abri ses deux filles, âgées alors de quatre et trois ans, à des centaines de kilomètres de là.

 

En décembre dernier, on a diagnostiqué sur la plus âgée des deux des kystes adénoïdes, le prélude à un type de cancer qui frappe souvent les glandes salivaires. « Le docteur m’a dit que c’est très rare » dit-il.

 

Bien que Monsieur Fujimoto et sa famille eussent été dans la préfecture de Chiba, à plus de 60 miles (100km) de la centrale et dans la direction opposée à la pire des retombées, il pense que sa fille a inhalé des radionucléides en quantité suffisante pour tomber malade. « Je suis convaincu que c’est à cause de l’accident de Fukushima ».

 

Les Nations Unies ont fait savoir la semaine dernière qu’elles ne s’attendaient pas à voir des taux élevés de cancers à cause de Fukushima, mais ont recommandé de continuer à contrôler. Le rapport du Comité Scientifique des Nations Unies sur les Effets de la Radiation Atomique a précisé que l’évacuation, rapide, a signifié que la dose inhalée par la plupart des personnes a été faible. TEPCO, l’opérateur de la centrale de Daiichi, estime le chiffre final de la radiation échappée à 900 mille terabecquerels, soit environ un cinquième de la quantité relâchée par l’accident de Tchernobyl en 1986. La plus grande partie s’est déversée dans les trois premières semaines.

 

L’impact précis de cette radiation est amèrement contesté, mais au moins un enseignement de Tchernobyl semble cohérent : les taux élevés de cancer de la thyroïde chez les enfants. Le Forum de Tchernobyl, une étude conduite par les Nations Unies en mai 2003, faisait état de pas moins de 5000 cas de cancers de la thyroïde parmi les personnes exposées âgées de moins de 18 ans, dans la plupart des régions touchées, probablement en raison de  l’ingestion de lait contaminé. De nombreux scientifiques estiment qu’il faut 4 à 5 ans pour développer des cancers.

 

Nonobstant les rumeurs d’un pic des cancers, d’une baisse de la natalité et de malformations durant un quart de siècle depuis Tchernobyl, les Nations Unies n’ont pas décelé « d’augmentation significative » des autres cancers parmi les populations touchées. Mais cette évaluation a été mise en doute. « Il existe une vaste documentation à propos d’autres effets » dit Steve Wing, un épidémiologiste de l’Université de Caroline du Nord.

 

Le Docteur Wing admet qu’il n’est pas possible d’évaluer avec précision le nombre des cancers induits par Tchernobyl « pour la principale raison d’un manque de contrôle des doses de radiation chez les populations sous le vent » et parce que les estimations des cancers sont en grande partie basées sur les études particulièrement défectueuses qu’on a menées sur les survivants de la bombe A.

 

Mais il dit que des parents comme Monsieur Fujimoto ont sans aucun doute raison d’être inquiets. « Nous savons à la fois que les doses reçues par les populations ne sont pas mesurées par les agences officielles – et elles sont vraisemblablement de toute évidence relativement élevées – et que les enfants et les femmes sont plus vulnérables aux radiations. Par conséquent, les interrogations et les profondes inquiétudes des gens de Fukushima vont continuer durant toute la vie ».

 

Cette évaluation est soutenue par le docteur Alexey Yablokov, un biologiste russe qui a publié  Tchernobyl : conséquences de la Catastrophe sur  la Population et l’Environnement, l’évaluation probablement la plus controversée du désastre. Il s’est rendu au Japon la semaine dernière pour promouvoir la traduction en Japonais du livre, qui souligne que l’impact sanitaire de Tchernobyl a été sérieusement sous-estimé. Il n’a pas atténué son message pour son public de Tokyo. « Je m’attends à une croissance du nombre des cancers de la thyroïde au Japon à compter de l’année prochaine » a-t-il dit. On a émis des critiques concernant la Recherche à Tchernobyl, le problème étant que le gouvernement soviétique d’alors, a initialement essayé de minimiser le désastre, en manipulant les statistiques. Le gouvernement de la préfecture de Fukushima a promis des contrôles durant la vie entière aux 360 000 personnes âgées de moins de 18 ans au moment du désastre.

 

En février, le gouvernement dit qu’on n’avait trouvé que 3 cas de cancers de la thyroïde après un contrôle sur 38 000 personnes, un chiffre que Shinichi Suzuki, professeur en chirurgie de la thyroïde à la Faculté de Médecine de Fukushima, dit ne pas être significatif sur le plan statistique. « C’est difficile d’imaginer qu’il y ait une relation entre le cancer et l’accident nucléaire » objecte-t-il au dédain généralisé des parents.

 

Kanako Nishitaka, une mère célibataire de deux enfants, dit que beaucoup ne font pas confiance aux enquêtes du gouvernement. Elle est née et a grandi dans la ville de Fukushima, à 40 miles environ de la centrale nucléaire [environ 64 km], mais s’en est éloignée en mai 2011 après que les docteurs eurent trouvé du césium dans le corps de sa fille Fuu. « On m’a dit que c’était à peu près la même quantité que chez les gens exposés aux essais de la bombe atomique » se rappelle-t-elle. « Les scientifiques qui font ces enquêtes nous disent de revenir chez nous, mais je me demande s’ils emmèneraient leurs propres enfants à Fukushima ! »

 

De nombreux parents pointent une découverte récente : plus de 40 % des quelque 95 000 enfants contrôlés par l’équipe du Docteur Suzuki présentent, à l’ultrason, des « anomalies » de la thyroïde. Environ 35 % ont des nodules ou des kystes sur leur thyroïde. La plupart des enfants vivent dans la zone la plus contaminée aux alentours de la centrale de Daiichi.

          

« Les kystes et les nodules ne sont pas des cancers mais ils laissent présager un inéluctable pic de problèmes sanitaires dans l’avenir », dit Monsieur Fujimoto – un point de vue contesté par le gouvernement. « Je n’ai absolument aucune confiance dans les dires du gouvernement » rétorque-t-il. « Ils veulent que les gens reviennent vivre ici, il est donc clair qu’ils veulent taire l’impact du désastre ».

          

Les parents accusent les scientifiques du gouvernement de s’être forgé une opinion avant même de commencer leur enquête – l’équipe du Professeur Suzuki a dit en juillet dernier qu’ils avaient pour but «  de calmer l’anxiété de la population ».

          

Le débat s’est durci dans deux directions : des gens tels que Monsieur Fujimoto disent que les autorités s’appliquent à minimiser voire à dissimuler le désastre, alors que le point de vue officiel s’amplifie selon lequel leurs soucis sont exagérés. Ceux qui dévient trop loin de la ligne officielle courent le risque d’être accusés d’être alarmistes.

          

Quoi qu’en disent les scientifiques, Monsieur Fujimoto martèle qu’aucun argument de la part du gouvernement ne pourra le persuader qu’il est sans danger de retourner à Fukushima. « Il y a tant d’informations qui ne sortent pas en ce moment. Il sera trop tard pour mes enfants quand elles sortiront enfin au grand jour ».

 

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Photo d’entête : la pancarte indique que ce parc de la ville de Fukushima a été décontaminé le 9 mai 2013 et que la radioactivité n'est "plus" que de 0,5 μSv/heure.  (source tadagonpapa)

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Les mauvaises fr?quentations

Je viens d’un pays banal où les fenêtres ont des oreilles et des rideaux qui se soulèvent sans aucune brise.

Fenêtre sur natureC’était un monde d’une extrême bienveillance où une foule invisible de braves gens veillaient en permanence à ce que je ne sorte jamais des sentiers bien balisés. Rien n’était jamais dit, mais tout se savait.

Mais que faisais-tu à trainer avec le petit Barabas ?

C’était ma grand-mère qui m’alpaguait au moment où je rangeais mon vélo dans l’abri du jardin. J’étais, d’une certaine façon, plus libre que les enfants d’aujourd’hui puisque je pouvais trainer avec la bande du quartier loin du regard de ma grand-mère. Mais d’un autre côté, elle avait trouvé, comme tout le monde dans le bled, d’aimables extensions à ses yeux myopes et quoi que je fasse, quoi que je dise, tout lui était rapporté dans la minute par quelque ésotérique moyen de communication qui enfonçait, de loin, la mythique barrière de la vitesse de la lumière.

Le petit Barabas, comme bien d’autres, faisait partie des mauvaises fréquentations. Non pas qu’il fut particulièrement plus turbulent, chahuteur, menteur, voleur, tricheur ou déconneur que la moyenne des gosses du quartier, mais c’est qu’il venait d’une famille à la mauvaise réputation et que ce seul fait suffisait à lui régler son compte de manière définitive.

C’est qu’ils ne vivaient pas vraiment comme tout le monde, ces gens-là. Et puis, d’ailleurs, qui savait réellement ce qu’ils trafiquaient dans leur coin ? Et la mère, pour qui elle se prenait, avec ses grands airs, à ne saluer personne les rares fois où elle descendait en ville ?

J’avais dans l’idée qu’elle avait bien dû tenter de briser la glace deux ou trois fois et qu’elle avait fini par laisser tomber, rabrouée par la morgue malveillante des commères du village, les gardiennes du temple de la moralité, celles qui faisaient ou défaisaient la réputation des uns et des autres en quelques mots expéditifs.

Malheur aux différents ! Malheur aux pas comme nous ! Ils se retrouvaient murés vivants dans une gangue de mépris et de suspicion qui les isolaient plus surement du reste de la communauté que s’ils avaient vécus sur la Lune.

C’était con, parce que j’ai toujours préféré la société des marginaux, des pas pareils, des pas fréquentables, de ceux devant lesquels on change de trottoir et on baisse la voix en chuchotant. Pas juste parce qu’ils étaient des réprouvés, pas juste par esprit de contradiction — encore que, quand même, un peu —, mais par envie d’aller vers ce qui n’est pas connu, reconnu et balisé, ce qui n’a pas reçu l’approbation normative des vieilles barbues à l’haleine fétide et aux idées étroites.

La bonne société des mouflets de mon âge, c’était les premiers de la classe, les gosses de notables et de commerçants, souvent de remarquables petites pestes suffisantes et cruelles que je jugeais précisément totalement infréquentables. L’entre-soi déjà moisi du mépris social. Les mauvaises fréquentations, c’étaient les immigrés, les gosses d’ouvriers et de prolos, ceux dont les parents ne frayaient pas avec les braves gens du bled, quitte à pochetronner jusqu’à pas d’heure au troquet du coin où j’allais régulièrement chercher mon grand-père. J’étais juste au milieu de ce bel ordre social, avec une assez bonne réputation, entachée par ma tendance à préférer les infréquentables. Bonne élève, plutôt mignonne et gentille, même si j’avais déjà ce que les commères appelaient paradoxalement une langue bien pendue, c’est-à-dire non pas un organe à baver interminablement sur autrui, mais une manière plutôt impertinente de poser les mauvaises questions au mauvais moment et aux mauvaises personnes.

Même ça, même ta tronche était un enjeu central du contrôle social : pas de place pour les moches, ou alors en braves souffre-douleur, ni pour les trop belles, forcément des putes et des Marie couche-toi là. Tout était tellement soigneusement pesé, calibré, référencé, rapporté, comparé et archivé : la longueur de la jupe, ni trop haute (ça fait pute) ni trop basse (ça fait romano), si tu souris juste assez, ni aguicheuse, ni hautaine, l’heure à laquelle tu sors, celle à laquelle tu rentres, à qui tu parles, où et comment... tu es juste comme un insecte dans un labyrinthe de verre.

Je ne sais pas trop comment, mais ça a continué plus tard, après, même (et surtout) quand je suis partie à la fac, loin dans la ville. C’est ça, la magie du village : loin des yeux et près du cœur.

Un jour ma grand-mère m’appelle, en colère et affolée :

  • Tu dois rentrer tout de suite à la maison.
  • Je ne peux pas, j’ai partiels !
  • Arrête de mentir, je sais tout !

Arf, qu’est-ce que le téléphone arabe du bled avait bien pu trouver à lui rapporter d’au-delà des frontières lointaines de notre grande ruralité ? Que je fumais comme un pompier, que je picolais parfois comme un Polonais (et même avec, quand la soirée était bonne), que j’avais des potes qui se camaient, d’autres qui vendaient leur cul pour arrondir leurs fins de mois, que ma résidence universitaire regroupait tellement de nationalités différentes qu’on aurait pu se croire à une séance plénière de l’ONU, que je trainais dans les quartiers louches à des heures indues et qu’il m’arrivait de piquer du nez en cours après des nuits plus longues que des jours sans pain ?

  • Tu sais quoi ?
  • Que ce n’est pas vrai, que tu n’es pas à l’université. On m’a dit que le Mirail, c’est une cité HLM et que tu y vas te faire sauter par des bougnoules. On ne met pas d’université dans les banlieues, tout le monde sait ça.

Le weekend suivant, je lui ai rapporté ma carte d’étudiante, celle de la BU, les tickets RU, des brochures de la fac, des notes de cours, tout ce que j’ai pu trouver. Plus tard, je lui ai même ramené un diplôme, puis un autre d’une fac plus prestigieuse. Et encore un autre. Mais cela n’avait aucune importance. Je crois bien qu’elle est morte en n’ayant absolument jamais rien compris de ce que je suis, de ce que je pense ou de ce que je fais de ma vie. Elle m’a toujours demandé si j’allais avoir un jour un vrai boulot, un vrai métier et une vraie famille. Des choses simples et faciles à comprendre. Des choses comme tout le monde, des choses comme font les gens bien.

Les gens qu’on a envie de fréquenter, dans son monde.

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??La force par la joie??? en Chine

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