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	<title>CentPapiers &#187; cyberéditeur</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>Un site québécois pour contrer l&#8217;américain LULU.COM</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 00:01:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La Fondation littéraire Fleur de Lys, pionnier québécois de l’édition en ligne sur Internet avec impression à la demande, annonce le lancement d’une plateforme québécoise d’autoédition en ligne sur Internet avec impression à la demande. Le projet verra le jour d’ici la fin de l’année et a pour but avoué de contrer les avancées du site américain d’autoédition LULU.COM en territoire québécois.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Fondation littéraire Fleur de Lys, pionnier québécois de l’édition en ligne sur Internet avec impression à la demande, annonce le lancement d’une plateforme québécoise d’autoédition en ligne sur Internet avec impression à la demande. Le projet verra le jour d’ici la fin de l’année et a pour but avoué de contrer les avancées du site américain d’autoédition LULU.COM en territoire québécois.</p>
<p>Pour l’heure, les auteurs québécois intéressés par l’autoédition en ligne avec impression à la demande n’ont pas le choix : ils doivent se tourner vers l’étranger. Il y a urgence d’offrir à nos auteurs, amateurs et professionnels, une alternative québécoise afin de soutenir l’émergence d’une nouvelle économie du livre en nos frontières plutôt que celle des États-Unis par le biais de LULU.COM.</p>
<p>Depuis la francisation de son site Internet, LULU.COM a réalisé avec succès quelques opérations de relations publiques au Québec. Ainsi, la firme américaine a accaparé une part du marché québécois de l’autoédition en ligne et de l’impression à la demande sans aucune retombée significative pour l’économie québécoise. Le succès de l’Américaine LULU.COM repose en grande partie sur les économies extérieures puisque « 50 % des visiteurs de Lulu.com sont extérieurs aux États-Unis ». Il est temps que le Québec récupère sa part de marché.</p>
<p>Autre sujet d’agacement majeur, la question du ISBN (International Standard Book Number) ou numéro international normalisé, permettant l’identification unique de chaque livre publié et servant à sa gestion dans les bases de données informatiques, y compris celles des distributeurs, des libraires et des bibliothèques. LULU.COM affirme offrir gratuitement un numéro ISBN. Or, l’auteur doit acheter l’un des deux services de distribution de LULU.COM pour profiter de cette offre gratuite. Qui plus est, on ne parle plus alors d’autoédition, mais d’édition à compte d’auteur puisqu’à l’achat d’un service de distribution, LULU.COM devient l’éditeur : «Obtenez un ISBN gratuit de Lulu.com — Assignez un ISBN gratuit unique à votre titre qui enregistre Lulu.com comme l&#8217;éditeur. Lulu agira en tant qu&#8217;éditeur en votre nom envers les détaillants et les grossistes mondiaux. » Et si vous autoéditez votre livre avec votre propre numéro ISBN, obtenu gratuitement auprès de Bibliothèque et Archives nationales du Québec ou de Bibliothèque et Archives nationales du Canada, vous ne pourrez pas demander à LULU.com d’incorporer votre livre dans les banques de données mondiales ou de le distribuer dans les librairies en lignes. Bref, LULU.COM se présente comme une plateforme d’autoédition, mais devient un éditeur à compte d’auteur lorsque l’auteur retient un service de distribution.</p>
<p>Plus important encore, le numéro ISBN offert par LULU.COM associe automatiquement le livre à un éditeur anglophone, ce qui fausse la représentation de la littérature québécoise francophone dans les bases de données, ici comme ailleurs. Les auteurs québécois distribués par LULU.COM seront donc connus comme ayant été publiés par un éditeur anglophone. Ce ne sera pas le cas avec notre service d’autoédition, car nous exigerons que l’auteur s’adresse à Bibliothèque et Archives nationales du Québec pour obtenir son numéro ISBN et nous le guiderons dans sa démarche.</p>
<p>Nous exigerons aussi que l’auteur procède au dépôt légal de son livre comme prescrit par les lois québécoise et canadienne. Quand un auteur d’ici publie son livre avec un numéro ISBN fourni pas l’américaine LULU.COM, il n’est pas soumis à l’obligation du dépôt légal à Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Dans le cas où l’auteur refuse d’effectuer ce dépôt légal, souvent parce qu’il ne veut pas payer l’impression des exemplaires nécessaires et les frais de poste ou tout simplement parce qu’il n’est pas informé de cette obligation, la conservation du patrimoine littéraire québécois par la bibliothèque nationale en souffre.</p>
<p>En rendant obligatoire la publication sous un numéro ISBN québécois et le dépôt légal, la Fondation littéraire Fleur de Lys propose un tout nouveau type d’autoédition, « l’autoédition responsable », qui, nous l’espérons, fera la marque du Québec dans ce domaine expansion grâce à l’impression à la demande et à l’Internet.</p>
<p>Habituellement, l’autoédition n’implique aucune ligne éditoriale de la part du fournisseur de services, comme c’est le cas avec l’Américaine LULU.COM : « Lulu change le monde de l&#8217;édition en donnant aux auteurs le pouvoir de publier leur travail eux-mêmes gratuitement avec un contrôle complet tant éditorial que du Copyright ». Bref, LULU.COM se vante de n’exercer aucun contrôle éditorial, ce qui peut donner lieu à des erreurs très graves telle la publication d’œuvres ne respectant pas les lois en vigueur. On l’a constaté cet été lorsque la Fondation littéraire Fleur de Lys a débusqué une usurpation de l’identité de l’écrivain québécois Léandre Bergeron sur le site de l’Américaine LULU.COM.</p>
<p>De plus, même si la firme a été fondée par un Canadien, Bob Young, ce dernier a préféré en installer le siège social en Caroline du Nord aux États-Unis. Et même si LULU.COM possède un bureau à Toronto, nos auteurs et leurs lecteurs sont forcés d’acquitter leurs achats en dollars américains puisque LULU.COM n’accepte pas le dollar canadien. Nos auteurs y perdent au change parce que les transactions en devises étrangères s’accompagnent très souvent de frais bancaires additionnels.</p>
<p>Dans ce contexte, l’autoédition responsable implique que l’œuvre respecte les lois et la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. La Fondation littéraire Fleur de Lys exercera donc un contrôle en ce sens au bénéfice même des auteurs et des lecteurs. Il n’est pas question de publier tout et n’importe quoi, n’importe comment, comme chez LULU.COM et d’attendre qu’un membre du site nous informer d’une fraude pour agir, comme ce fut le cas avec l’usurpation de l’identité de l’écrivain québécois. Nous sommes d’avis qu’il vaut mieux prévenir que guérir, c’est-à-dire exercer un contrôle éditorial ne serait-ce que de base.</p>
<p>D’ailleurs, un tel contrôle incombe à toute librairie, y compris celle de LULU.COM. Mais cette entreprise semble nier sa responsabilité de diffuseur. Un libraire ne peut pas vendre tout et n’importe quoi sur ses tablettes ou son site Internet sans aucun contrôle éditorial sous prétexte qu’il s’agit d’autoédition. Et les instances judiciaires nous donneraient sans doute raison.</p>
<p>Au fil des ans, la librairie en ligne de LULU.com est devenue un véritable fouillis avec « plus de 400 000 titres l&#8217;an dernier ». On ne peut même pas savoir quels sont les auteurs québécois publiés par LULU.COM. Il n’y aucune possibilité d’effectuer une recherche d’auteurs par nationalité. L’auteur se retrouve perdu dans la masse sur un site immense. Avec le site québécois d’autoédition de la Fondation littéraire Fleur de Lys, nous serons entre nous et bien identifiés, tout en étant ouverts sur le monde, puisque l’Internet n’a pas de frontières. LULU.COM souligne haut et fort avoir « Des millions d&#8217;utilisateurs enregistrés et deux millions de visiteurs du site chaque mois ». Nous croyons que ce n’est pas le nombre qui compte, mais la qualité.</p>
<p>La Fondation littéraire Fleur de Lys profitera des premières <a href="http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.309.htm">Assises internationales de l&#8217;imprimé et du livre électronique de Montréal</a> qui s’ouvrent le mercredi 30 septembre pour lancer un appel aux entreprises et aux individus intéressés à contribuer bénévolement ou financièrement dans la réalisation de ce projet et du site Internet. La Fondation littéraire Fleur de Lys est un organisme à but non lucratif créé en 2003 et espère vivement que les Québécois concernés se mobiliseront pour doter le Québec d’une plateforme d’autoédition à leur image et dans le respect de leurs valeurs.</p>
<p>Serge-André  Guay, président éditeur<br />
<a href="http://manuscritdepot.com/" target="_blank">Fondation littéraire Fleur de Lys</a></p>
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		<title>Quand un éditeur perd le contrôle d&#8217;un livre sur le web</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/quand-un-editeur-perd-le-controle-dun-livre-sur-le-web/8297</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Jun 2009 14:49:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le livre «De la réincarnation à la résurrection» de l'auteur français est en vente partout sur le web depuis son édition par la maison d'édition en ligne eBooksLib (Canada) en 2006. L'auteur pourrait se réjouir de l'omniprésence de son oeuvre dans une multitude de librairies en ligne mais il vit plutôt un cauchemar.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: x-small;">Le livre «De la  										réincarnation à la résurrection» de  										l&#8217;auteur français est en vente partout  										sur le web depuis son édition par la  										maison d&#8217;édition en ligne eBooksLib  										(Canada) en 2006. L&#8217;auteur pourrait se  										réjouir de l&#8217;omniprésence de son oeuvre  										dans une multitude de librairies en  										ligne mais il vit plutôt un cauchemar.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">L&#8217;auteur Pierre Puccio a perdu le  	contrôle de la diffusion et de la vente de son livre «De la réincarnation à  	la résurrection» malgré la fin de son contrat d&#8217;édition avec la maison  	d&#8217;édition en ligne eBooksLib (Canada) en 2007. En effet, un an après la fin  	de son contrat, le livre de Pierre Puccio «De la réincarnation à la  	résurrection» était toujours en vente sur le site d&#8217;eBooksLib. J&#8217;ai décidé  	de venir en aide à cet auteur dans ses démarches auprès d&#8217;eBooksLib.  	L&#8217;objectif était fort simple: amener  eBooksLib à cesser de vendre le  	livre de monsieur Puccio puisque son contrat d&#8217;édition était terminé depuis  	plus d&#8217;un an avec cette maison d&#8217;édition en ligne. Après quelques téléphones  	et courriels, nous avons atteint notre objectif. Le livre «De la  	réincarnation à la résurrection» de Pierre Puccio n&#8217;est plus en vente sur le  	site d&#8217;eBooksLib. Tout aurait dû s&#8217;arrêter là mais ce ne fut pas le cas.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">La suppression du livre de monsieur Puccio sur le site d&#8217;eBooksLib n&#8217;a pas  	réglé le problème sous-jacent: le revente de ce livre dans une multitude de  	librairies en ligne. En effet, monsieur Puccio avait alors constaté que son  	livre se retrouvait non seulement sur le site d&#8217;eBooksLib mais aussi dans  	plusieurs librairies en ligne à travers le monde dont Amazon. Cette offre  	mondiale allait dans le sens du contrat d&#8217;édition entre eBooksLib et  	monsieur Puccio.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial;">La Fondation littéraire Fleur de Lys rend disponible sur le web son rapport d&#8217;enquête :</span><br />
<a href="http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.274.htm" target="_blank"><span style="font-family: Arial;">http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.274.htm</span></a></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><br />
</span></p>
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		<title>La fracture littéraire</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/la-fracture-litteraire/8192</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Jun 2009 16:27:47 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[De plus en plus de livres ne se retrouvent pas en librairies traditionnelles. Leurs auteurs préfèrent un nouveau réseau de distribution : l'Internet. Ainsi s'opère une fracture littéraire au sein de la population.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De plus en plus de livres ne se  										retrouvent pas en librairies  										traditionnelles. Leurs auteurs préfèrent  										un nouveau réseau de distribution :  										l&#8217;Internet. Ainsi s&#8217;opère une fracture  										littéraire au sein de la population.</strong></p>
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">Il y a toujours eu un certain nombre de livres publiés qui n&#8217;ont pas pris le  	chemin des  librairies traditionnelles. C&#8217;est plus particulièrement le  	cas des livres autoédités et édités à compte d&#8217;auteur. Plusieurs des auteurs  	de ces livres se sont limités à une distribution personnelle, auprès de  	leurs proches et amis.</p>
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">Et depuis l&#8217;arrivée des nouvelles technologies, le nombre de livres publiés  	qui échappent aux librairies traditionnelles augmente sans cesse. En effet,  	on dénombre de plus en plus d&#8217;auteurs tournés vers une distribution exclusive  	de leurs oeuvres sur Internet. Il n&#8217;y a pas de statistiques sur le sujet  	mais, à elle seule, la Fondation littéraire Fleur de Lys a publié au Québec  	plus de 350 titres offerts uniquement sur son site web. Et cette fondation  	n&#8217;est que l&#8217;un des très nombreux éditeurs libraires en ligne sur Internet à  	travers le monde qui offrent leurs livres uniquement sur le web.</p>
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">Ainsi s&#8217;opère ce que nous pouvons appeler «une fracture littéraire» au sein  	de la population. Le lecteur qui compte uniquement sur le réseau  	traditionnel de distribution (librairies de quartiers, chaîne de librairies,  	grandes surfaces,&#8230;) n&#8217;est plus désormais informé de toutes les nouveautés  	disponibles. En revanche, l&#8217;internaute n&#8217;est privé d&#8217;aucune nouveauté, y  	compris de l&#8217;important lot d&#8217;exclusivités du web aux arrivages quotidiens.</p>
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">Nous parlons donc d&#8217;une fracture littéraire parce que les lecteurs ne  	forment plus un seul groupe lié à un seul réseau de distribution et une  	seule offre. Désormais, il faut compter sur un tout nouveau groupe de  	lecteurs au sein de la population, fréquentant un tout nouveau réseau de  	distribution (Internet) donnant accès à plusieurs offres inédites,  	exclusives.</p>
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">La fracture est dite «littéraire», non pas en raison de la qualité des  	oeuvres, mais plutôt parce qu&#8217;elle répond d&#8217;une politique éditoriale libérée  	des contraintes commerciales habituelles. Devant un taux de refus de plus  	90% de leurs manuscrits par les éditeurs traditionnels, de nombreux auteurs  	se tournent vers les cyberéditeurs. Cependant, il ne faut pas croire que les  	oeuvres éditées sur le web furent toutes d&#8217;abord refusées par les éditeurs  	traditionnels. En effet, une nombre de plus en plus élevé d&#8217;auteurs ne  	soumettent plus leurs oeuvres aux éditeurs traditionnels préférant d&#8217;emblée  	les cyberéditeurs.</p>
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">Les investissements et les risques de l&#8217;édition d&#8217;un livre sur le web sont  	passablement réduits compte tenu du coût de production d&#8217;un exemplaire  	numérique, à peine 10% du coût d&#8217;un exemplaire papier dans le cas d&#8217;un PDF.  	Et dans le cas d&#8217;un exemplaire papier, le cyberéditeur profite de tous les  	avantages de l&#8217;impression à la demande (impression d&#8217;un exemplaire à la fois  	à la demande expresse de chaque lecteur) et se libère ainsi des risques  	associés aux gros tirages (entreposage, distribution, invendus). Dans ce  	contexte économique, le cyberéditeur peut se permettre d&#8217;accueillir un plus  	grand nombre d&#8217;auteurs et d&#8217;oeuvres en s&#8217;en remettant davantage au libre  	choix des lecteurs plutôt qu&#8217;à des critères commerciaux traditionnels.</p>
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">Cette fracture littéraire s&#8217;effectue en silence dans l&#8217;ombre de l&#8217;industrie  	traditionnelle du livre. Par exemple, nous apprenons aujourd&#8217;hui que «La  	tendance des dernières années démontre que la part des distributeurs  	québécois dans l&#8217;approvisionnement des points de vente de livres ne cesse de  	diminuer, passant de 71% en 2001 à 61% en 2008», et que, «les librairies  	indépendantes, essentielles pour le livre québécois, ont vu leur part de  	marché tomber de 36 à 28% en quatre ans». (<a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200906/03/01-862471-le-livre-quebecois-trebuche.php" target="_blank">Le  	livre québécois trébuche</a>, Mario Cloutier, La Presse, 6 juin 2009).</p>
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">Ces statistiques témoignent uniquement de la chaîne traditionnelle du livre.  	Elles passent sous silence tous les livres québécois publiés par le géant  	américain de l&#8217;autoédition, Lulu.com, tous les livres québécois édités à  	compte d&#8217;auteur qui se retrouvent dans la plus grande librairie mondiale en  	ligne, Amazon, tous les livres québécois édités par des cyberéditeurs à  	l&#8217;étranger, tous les livres des cyberéditeurs québécois, y compris ceux de  	la «Fondation littéraire Fleur de Lys», et tous les livres des auteurs  	québécois autoédités sur leurs propres sites web.</p>
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">Dans ce contexte, est-ce que c&#8217;est le «livre québécois» qui trébuche ou le  	réseau traditionnel de distribution ? Pour les auteurs québécois présents en  	exclusivité sur le web, la réponse est claire. Elle l&#8217;est beaucoup moins  	pour l&#8217;industrie traditionnelle du livre et pour nos gouvernements. Car si  	la fracture littéraire s&#8217;opère en silence, elle se réalise aussi dans  	l&#8217;indifférence générale des gouvernements.</p>
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">La <a href="http://www.mcccf.gouv.qc.ca/index.php?id=1005" target="_blank"> loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du  	livre</a> se limite à l&#8217;encadrement de la chaîne traditionnelle du livre,  	d&#8217;où sont exclus l&#8217;auteur et l&#8217;éditeur présents en exclusivité sur le web  	tout comme l&#8217;impression à la demande. Officiellement, un livre est reconnu  	comme tel par nos gouvernements que s&#8217;il est publié par un éditeur  	traditionnel et se retrouve en nombre suffisant en librairies avec pignon  	sur rue. Dès son adoption en 1979, cette loi initie la fracture littéraire  	dont nous parlons en rejetant l&#8217;autoédition et l&#8217;édition à compte d&#8217;auteur.  	Avec l&#8217;arrivé de la cyberédition et de l&#8217;impression à la demande, cette  	fracture littéraire s&#8217;est agrandie d&#8217;un coup et s&#8217;élargie constamment d&#8217;une  	année à l&#8217;autre.</p>
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">Le temps viendra où cette fracture littéraire portera définitivement  	atteinte au réseau traditionnel de distribution du livre québécois. Un  	nombre croissant d&#8217;auteurs et de lecteurs québécois se retrouvent déjà hors  	du réseau traditionnel, sur le web. Au fil des ans, c&#8217;est un tout nouveau  	portrait du patrimoine littéraire québécois qui prendra forme sur le web  	fondé grâce à un catalogue de «cyber-exclusivités». Les exemplaires  	numériques de ces exclusivités du web se répandront comme une traînée de  	poudre et chaque exemplaire papier imprimé à la demande deviendra un objet  	de collection. Mais attention, la fracture littéraire étant déjà une  	réalité, la numérisation des livres traditionnels en vue de leur  	distribution sur le web ne fera pas partie de ce nouveau portait de la  	littérature québécoise. C&#8217;est sur l&#8217;exclusivité du livre autant que de ses  	(nouveaux) lecteurs que repose cette fracture littéraire.</p>
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">Ailleurs dans le monde, en certains pays, on a évité cette fracture  	littéraire grâce à une ouverture d&#8217;esprit face et dès l&#8217;arrivée de  	l&#8217;Internet commercial. Pendant ce temps-là, au Québec, l&#8217;industrie  	traditionnelle du livre s&#8217;est refermée sur elle-même tout en se braquant  	contre les nouvelles technologies. Ce faisant, elle a repoussé plusieurs  	nouveaux auteurs et nouveaux lecteurs sur l&#8217;autre rive où un nouveau monde  	du livre québécois les attendait.</p>
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">
<p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="justify">Serge-André Guay, président éditeur<br />
Fondation littéraire Fleur de Lys
</p>
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