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	<title>CentPapiers &#187; Cinéma</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>De la propriété intellectuelle&#8230;partie 3!</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 04:01:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Minarchiste</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce billet fait suite aux deux précédents: partie 1 et partie 2. L&#8217;art est plus souvent qu&#8217;autrement inspiré d&#8217;oeuvres passées; j&#8217;en ai relaté plusieurs exemples dans les deux premières parties. Une protection trop sévère des droits de propriété fait donc en sorte de limiter la création artisitique; le contraire de l&#8217;objectif de la loi. Observez dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-14799" title="music_industry" src="/wp-content/uploads/2010/06/music_industry-310x174.jpg" alt="music_industry" width="310" height="174" /><br />
<img class="alignleft size-thumbnail wp-image-14799" title="music_industry" src="/wp-content/uploads/2010/06/music_industry-310x174.jpg" alt="music_industry" width="155" height="137" />Ce billet fait suite aux deux précédents:<a href="http://minarchiste.wordpress.com/2010/03/08/de-la-propriete-intellectuelle/" target="_blank"> partie 1</a> et<a href="http://minarchiste.wordpress.com/2010/03/17/de-la-propriete-intellectuelle-partie-2/" target="_blank"> partie 2</a>.</p>
<p>L&#8217;art est plus souvent qu&#8217;autrement inspiré d&#8217;oeuvres passées; j&#8217;en ai relaté plusieurs exemples dans les deux premières parties. Une protection trop sévère des droits de propriété fait donc en sorte de limiter la création artisitique; le contraire de l&#8217;objectif de la loi.</p>
<p>Observez dans le vidéo ci-bas comment<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Girl_Talk_(musician)" target="_blank"> Girl Talk </a>crée de la nouvelle musique à partir d&#8217;échantillonnages. L&#8217;argument de la dame du bureau des droits d&#8217;auteur est que ce n&#8217;est pas de la création puisque c&#8217;est fait à partir du matériel de quelqu&#8217;un d&#8217;autre. Il utilise parfois jusqu&#8217;à 21 échantillons dans une même pièce; il lui serait donc impossible de demander la permission à chacun d&#8217;eux (un seul d&#8217;entre eux pourrait faire échouer la composition) et il serait très dispendieux de payer chacun d&#8217;eux. En fait, on ne reconnaît absolument pas les oeuvres orginales dans le résultat final. Est-ce qu&#8217;on protège vraiment quoi que ce soit en empêchant Girl Talk de créer et commercialiser sa musique ou ne fait-on que brîmer la création artistique?</p>
<p>Ensuite, le documentaire traite d&#8217;une vieille chanson de blues chantée par les esclaves dans les champs de cotton. Une fois endisquée, celle-ci n&#8217;appartient qu&#8217;à celui qui a enregistré les droits d&#8217;auteurs le premier. Il pourrait récolter les royautés alors qu&#8217;il n&#8217;en est même pas l&#8217;auteur original. Ça a du sens?</p>
<p>Dans les années 1960s, les Rolling Stone ont copié une vieille chanson folk traditionnelle, qui servit de base à l&#8217;excellente chanson <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Bitter_Sweet_Symphony" target="_blank"><em>Bitter Sweet Symphony</em> </a>de The Verve. Les Rolling Stones ont poursuivi l&#8217;artiste et se sont approprié les droits d&#8217;auteurs qu&#8217;ils ont ensuite vendus à Nike pour une publicité. Les Stones se sont donc appropriés le passé, pour ensuite empêcher les autres de faire de même pour créer. Et ensuite vous me direz que les droits d&#8217;auteur sont dans l&#8217;intérêt de la création artistique?</p>
<p>Évidemment, ce ne sont pas les Rolling Stones eux-mêmes qui ont poursuivi The Verve, mais bien leurs compagnies de disques. Dans une entrevue de 1999, le magazine Q a demandé à <a title="Keith Richards" href="http://www.centpapiers.com/wiki/Keith_Richards">Keith Richards</a> s&#8217;il ne trouvait pas cela brutal de recevoir toutes les royautés pour la chanson. Il a répondu ceci:</p>
<blockquote><p><em>&laquo;&nbsp;I&#8217;m out of whack here, this is serious lawyer shit. If The Verve can write a better song, they can keep the money.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p>Steamboat Willie, Cendrillon, Pinocchio, Blanche Neige, Alice au pays des merveilles, Fantasia, Dumbo, Bambi, Song of the South, Robin Hood, Peter Pan, Lady and the Tramp, Mulan, Sleeping beauty, 101 Dalmatians, The sword in the stone, the Jungle Book, sont toutes des oeuvres de Disney inspirées de contes traditionnels des siècles précédents du domaine public. Disney empêche dorénavant les créateurs d&#8217;utiliser ses personnages. Disney a même déjà poursuivi une garderie pour avoir apposé des personnages de Disney pour décorer les murs. Pourtant, Disney est née en créant à partir d&#8217;oeuvres passées. En 1998, lors du 60e anniversaire de Mickey, la loi sur les droits d&#8217;auteur a été modifiée aux États-Unis, passant de 75 ans à 95 ans (pour une corporation). Mickey ne sera donc pas du domaine public de si tôt.</p>
<p>Selon les règles de l&#8217;OMC (dictées par les États-Unis), pour avoir le droit d&#8217;exporter, les pas membres devraient avoir des lois protégeant la propriété intellectuelle similaires à celles qui prévalent aux États-Unis. On exige donc de ces pays qu&#8217;ils se contentent de manufacturer, sans pourvoir développer leurs propres versions des produits. On permet ainsi aux multinationales américaines de garder le gros des profits et de protéger d&#8217;immenses parts de marché. Ceci est plutôt injuste puisque durant les 100 premières années de l&#8217;histoire des États-Unis, le pays ne reconnaissait pas les droits de propriété intellectuelles des autres pays. Cela a permi aux États-Unis de se développer beaucoup plus rapidement. Pourquoi ne pas donner cet avantage aux autres nations émergentes?</p>
<p>Des milliers d&#8217;américains sont poursuivis en justice chaque année pour piratage de musique ou de films, parfois pour une dizaine de téléchargement. Ces gens sont ciblés parce qu&#8217;ils n&#8217;ont pas les ressources financières pour se défendre face aux géants de l&#8217;industrie. Le cas de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Capitol_v._Thomas" target="_blank">Jammie Thomas </a>est probant, poursuivie pour $222,000 pour 24 chansons! Les huissiers pouvait saisir jusqu&#8217;à 25% de son salaire pour le remboursement, en plus de ses biens. En fait, les conséquences d&#8217;un simple téléchargement sont plus graves que de voler le CD au magasin!</p>
<p>En 2007, Radiohead a quitté son éditeur, EMI, et a distribué son nouvel album <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/In_Rainbows" target="_blank">In Rainbow</a> gratuitement sur internet. L&#8217;album a été téléchargé 1.2 millions de fois en trois mois et le don (volontaire) moyen a été de 1 Livre. Le disque a ensuite été distribué conventionnellement et s&#8217;est vendu à plus de 3 millions d&#8217;exemplaires.</p>
<p>Au niveau littéraire, le roman <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Down_and_Out_in_the_Magic_Kingdom" target="_blank"><em>Down and Out in the Magic Kingdom</em> </a>publié par Cory Doctorow en 2004 a été <a href="http://craphound.com/down/?page_id=1625" target="_blank">rendu disponible gratuitement</a> sur l&#8217;internet en même temps qu&#8217;il était publié en librairies. Les ventes du livres ont été excellentes, au-delà des attentes de l&#8217;auteur; la première édition a été entièrement vendue.</p>
<p>En 2002, un étudiant nommé Jesse Jordan a bâti un moteur de recherche pour le réseau interne de son université. Cet outil permettait aux étudiants de trouver et télécharger facilement des fichier qui se trouvaient sur les serveurs de l&#8217;école. Environ 25% des fichiers téléchargés étaient de type musicaux. Quelques mois après la mise en service du système, Jesse a reçu une poursuite de la RIAA pour violation de droits de propriété. Le montant de la poursuite: $15 millions. Jesse aurait eu des chances de gagner sa cause devant les tribunaux, mais vu l&#8217;ampleur de la poursuite (et les poches profondes de la RIAA), il lui en aurait coûté $250,000 en frais judiciaires. La RIAA s&#8217;est alors informée de ses actifs: $12,000 économisés à l&#8217;aide de petits emplois pour payer ses études. La RIAA a donc offert à Jesse un règlement à l&#8217;amiable pour $12,000, qu&#8217;il a accepté.</p>
<p>En 2002, la RIAA a rapporté que les ventes de CD étaient en baisse de 8.9% (803 millions) et blâmait l&#8217;internet. Cependant, en 2002, le nombre de nouvelles sorties CD était en baisse de 20% par rapport à 1999 et au cours de cette période, le prix moyen d&#8217;un CD a augmenté de 7.2% ($14.19). De plus, l&#8217;industrie du disque devait de plus en plus compétitionner avec celle du DVD. Pourquoi payer $18.99 pour la bande sonore d&#8217;un film lorsque pour $19.99 on peut avoir le film entier sur DVD? Il y a donc plusieurs explications à cette baisse de ventes.</p>
<p>Au début du cinéma, c&#8217;était Thomas Edison qui contrôlait tout car il détenait les brevets. En 1909, des royautés devaient lui être payées chaque fois qu&#8217;un film était tourné et projeté. C&#8217;est alors que plusieurs indépendants, telle que la Fox, ont fui en Californie, où il n&#8217;y avait pas suffisamment de marshalls pour faire respecter ces lois fédérales. C&#8217;est donc de la piraterie que l&#8217;industrie du cinéma hollywoodien est née! De nos jours, cette même industrie a de puissants lobbys pour contrer la piraterie, n&#8217;est-ce pas ironique?</p>
<p>La radio aussi est née de la piraterie et constitue encore aujourd&#8217;hui un cas particulier. En effet, un auteur/compositeur ne peut empêcher une station de radio de diffuser sa pièce, aucune permission n&#8217;est requise. Cependant, la station de radio doit payer l&#8217;auteur/compositeur à un prix fixé par la loi. Personne ne peut vous obliger à vendre votre maison ou un quelconque bien, et personne ne peut vous imposer son prix. Telle est la nature de la propriété privée dans une société libre. On peut donc dire que le gouverment nie que la musique soit une &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; propriété puisqu&#8217;il ne permet pas aux auteurs/compositeurs de requérir leur permission pour diffuser leurs pièces et de négocier le prix à leur convenance.</p>
<p>Présentement, si vous tournez un documentaire et que dans votre film, on peut voir sur un téléviseur en arrière-plan un court extrait de 5 secondes d&#8217;un épisode des Simpsons, vous devrez obtenir la permission de Fox et payer leur tarif &laquo;&nbsp;éducatif&nbsp;&raquo; de $10,000. Vous pourriez bien entendu plaider <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fair_use" target="_blank">l&#8217;usage loyal</a>, mais il faudrait pour cela que vous engagiez un bon avocat pour faire face à ceux de la Fox. Les délais seraient catastrophiques pour votre échéancier et les frais juridiques seraient exhorbitants. Le processus de protection de la propriété intellectuelle n&#8217;est en fait qu&#8217;un (autre) bon moyen d&#8217;enrichir les avocats.</p>
<p>En 1831, le terme d&#8217;un droit de propriété intellectuelle a été augmenté de 28 ans (14 ans plus 14 années supplémentaires si renouvelé) à 42 ans (28 ans  plus 14 années supplémentaires si renouvelé).  Au cours des 40 dernières années, le terme a été augmenté 11 fois par le Congrès. Pour les personnes, c&#8217;est maintenant 50 ans après la mort et pour les corporations c&#8217;est maintenant 95 ans (Sonny Bono Act de 1998). D&#8217;autre part, les renouvellements ne sont maintenant plus nécessaires: ils sont dorénavant automatiques. En 1973, environ 85% des droits de propriété n&#8217;étaient pas renouvellés après le premier terme. Ce nouvel amendement retarde donc énormément le passage des oeuvres au domaine public. De nos jours, il n&#8217;est plus nécessaire d&#8217;enregistrer une création artistique auprès d&#8217;une quelconque autorité pour qu&#8217;elle soit protégée.  Ces changements ont carrément mis un frein à l&#8217;expansion du domaine public. Si les termes de la propriété intellectuelle sont constamment rallongés, c&#8217;est effectivement équivalent à ce qu&#8217;ils soient illimités. La RIAA et la MPAA ont par conséquent réussi, par le lobbying intensif, à éradiquer le domaine public et à s&#8217;approprier la culture une bonne fois pour toute.</p>
<p>Depuis la création de la loi américaine protégeant la propriété intellectuelle, le domaine d&#8217;application de cette législation s&#8217;est beaucoup agrandit. Au début, la protection ne couvrait que les ouvrages commerciaux publiés. Au jourd&#8217;hui, elle inclut les productions non-commerciales, publiées ou non, et inclut aussi les transformations d&#8217;une oeuvre (traduction, adaptation cinématographique ou théâtrale, échantillonnage, etc).</p>
<p>Notez que la RIAA et la MPAA ont dépensé $1.5 million en lobbying pour faire passer le Sonny Bono Act de 1998 et contribué $200,000 en dons de campagne électorale pour 1998. Disney a versé $800,000 en dons de campagne électorale. Ces dons sont exclusivement allés aux supporteurs (13) du Sonny Bono Act.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">Conclusion:</span></em></p>
<p>Les lois sur la propriété intellectuelle protègent davantage l&#8217;activité commerciale plutôt que la créativité des artistes. Cette protection préserve certaines formes de corporations, menacées par les développements technologiques. Ces innovations ne nuisent pas aux artistes, comme l&#8217;ont démontré Radiohead et Cory Doctorow; elles ne nuisent qu&#8217;à l&#8217;étanchéité du monopole étatique dont bénéficient ces grosses corporations. Ces corporations prétendent être propriétaires de la culture: à aucun moment de l&#8217;histoire la culture n&#8217;a été autant &laquo;&nbsp;propriété&nbsp;&raquo; et à aucun moment cette propriété n&#8217;a été autant concentrée que maintenant. Il est plus qu&#8217;évident que le renforcement de la protection de la propriété intellectuelle nuit grandement à la création artistique (le contraire de ce qu&#8217;elle est sensé accomplir).</p>
<p><strong>Pour approfondir vos lectures sur l&#8217;histoire de la propriété intellectuelle, je vous recommande fortement l&#8217;excellent ouvrage<em> </em></strong><a href="http://www.authorama.com/book/free-culture.html" target="_blank"><strong><em>Free Culture</em> </strong></a><strong>de Larry Lessig, disponible gratuitement en ligne.</strong></p>
<p><strong>Le documentaire suivant, diffusé sur Canal D il y a quelques semaines, est aussi très intéressant:</strong></p>
<p><a href="http://www.canald.com/webtele/rip-remix-manifesto-8576/"></a></p>
<p><a href="http://www.canald.com/webtele/rip-remix-manifesto-8576/" target="_blank"><img title="Music_industry" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2010/05/music_industry.jpg" alt="" width="500" height="281" /></a></p>
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		<title>Pierre Falardeau, le méprisant</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 00:12:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Luc Autret</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pierre Falardeau est décédé récemment, déjà la mouvance souverainiste s&#8217;en ennuie et est en deuil. J&#8217;ai chez moi plusieurs de ses films, je respecte son œuvre cinématographique, par contre, l&#8217;homme a su dans les dernières années nous démontrer sa hargne envers les gens qui ne pensaient pas comme lui. Pour certains c&#8217;est un homme de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pierre Falardeau est décédé récemment, déjà la mouvance souverainiste s&#8217;en ennuie et est en deuil.</p>
<p>J&#8217;ai chez moi plusieurs de ses films, je respecte son œuvre cinématographique, par contre, l&#8217;homme a su dans les dernières années nous démontrer sa hargne envers les gens qui ne pensaient pas comme lui.</p>
<p>Pour <a href="http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Septembre2009/26/c9250.html" target="_blank">certains</a> c&#8217;est un<em> homme de coeur, un homme de convictions</em> qui disparaît. Pour moi, c&#8217;est un homme qui n’avait aucune retenue dans ses propos et qui mettait beaucoup plus d&#8217;huile sur le feu que de tenter d&#8217;aider le Québec à grandir comme société.</p>
<p>Pour lui rendre hommage, je vous offre le <a href="http://www.pierrefalardeau.com/content/view/21/2/" target="_blank">texte qu&#8217;il a écrit suite au décès de Claude Ryan</a>. Prenez le temps de le lire, ça vaut la peine.</p>
<p>Pourrait-on imaginer, un instant, une personnalité publique qui  rendrait un tel hommage aujourd&#8217;hui à Pierre Falardeau !!!</p>
<p>C’est une belle démonstration de la profondeur de l&#8217;âme du récent disparu.</p>
<p><em><strong>L&#8217;enterrement du Bonhomme Carnaval<br />
</strong>Pierre Falardeau</em></p>
<p><em>Voilà enfin une bonne chose de faite! Claude Ryan vient de mourir. Ne reste plus qu&#8217;à l&#8217;embaumer et à fermer le couvercle. Avec sa belle tête de sous?diacre empaillée et mangée par les mites, il n&#8217;aura fait, en mourant, qu&#8217;officialiser une situation de fait qui perdurait depuis longtemps.</em></p>
<p><em>Les journalistes de service, qu&#8217;on a plutôt tendance à confondre avec des amuseurs publics, racontent que Ryan avait sombré dans le coma six jours avant de rendre l&#8217;âme. Ces chiens de garde du pouvoir, qui se prennent parfois pour le quatrième pouvoir, sont sûrement les seuls au Québec à ne pas s&#8217;être aperçus que le pape du journalisme était déjà dans un coma profond depuis au moins quarante ans. Faut avoir soi?même un encéphalogramme à plat pour participer à une telle campagne médiatique de béatification. Faut pas craindre de se salir les mains pour oser transformer en immense penseur ce politicien encore plus ridicule dans la vraie vie que le meilleur de ses imitateurs.</em></p>
<p><em>À écouter le chœur unanime des pleureuses professionnelles, on a l&#8217;impression de nager en plein carnaval. Quoi? Un grand intellectuel ce préfet de discipline de couvent, ce père-économe de communauté de bonnes soeurs, ce petit aumônier des Dames de Sainte?Aune? On se croirait à « Juste pour rire »</em></p>
<p><em><img class="alignleft" title="Pierre Falardeau" src="http://montrealaisorigine.wordpress.com/files/2009/09/pierre-falardeau.jpg" alt="Pierre Falardeau" width="283" height="413" />Faut les voir pour le croire, ces spécialistes?maison de l&#8217;éloge funèbre pompeux. Comme chez tous les mauvais comédiens, leur voix étranglée par l&#8217;émotion sonne faux quand ils nous parlent de la « rigueur intellectuelle » et de « l&#8217;esprit de synthèse » du petit frère?directeur du journal « Le Devoir ». Ils confondent rigueur et rigorisme, synthèse, bricolage et liste d&#8217;épicerie. Faut les voir avec leurs fausses gueules d&#8217;enterrement, empreintes d&#8217;une tristesse étudiée, nous présenter ce petit gérant d&#8217;estrade pontifiant sous les traits d&#8217;un intellectuel incontournable. À grands coups d&#8217;enflures verbales et de boursouflures stylistiques, ils nous le dépeignent le plus sérieusement du monde comme un des plus brillants penseurs du Québec. C&#8217;est vrai que dans ce milieu journalistique on règne une majorité de deux?de?pique et de sous?doués congénitaux, on passe facilement pour un génie quand on peut aligner deux idées, l&#8217;une à la suite de l&#8217;autre, dans un style aussi ennuyant que le bottin de téléphone, surtout si ce sont des idées reçues ou des idées archi?convenues.</em></p>
<p><em>Non mais! Vous nous prenez pour des caves ou quoi? Il n&#8217;y a pas une personne sur dix mille au Québec capable de me citer une seule ligne de ce pape du journalisme québécois. Si c&#8217;était un génie, ça se serait su, non? je lis « Le Devoir » depuis quarante ans et je crois bien n&#8217;avoir jamais lu un seul de ses éditoriaux au style fadasse qui puaient l&#8217;eau bénite croupie et le canneçon?à?grands?manches mal lavé.</em></p>
<p><em>Si « Le style c&#8217;est l&#8217;homme » comme disait l&#8217;autre, seul un esprit « drabe » pouvait oser écrire un livre « beige », même un peu « grisâtre » et pourquoi pas un peu « jaunasse ». Une « grande synthèse » que ce ramassis de toutes les patentes-à-gosses constitutionnelles mises au point par les nationalistes mous et les fédéralistes fatigués des cinquante dernières années. Fédéralisme renouvelé. Fédéralisme rentable. Fédéralisme coopératif. Fédéralisme asymétrique. À une vitesse. À deux vitesses. À trois vitesses. Automatique, power brake, power stering. Alouette. Des projets mort?nés recyclés l&#8217;année suivante sous une nouvelle marque de commerce. Aujourd&#8217;hui, on parle d&#8217;arrangements administratifs.</em></p>
<p><em>Et les spécialistes des notices nécrologiques qui élèvent ce bêtisier « brun » au rang de bible nationale. C&#8217;est vraiment à s&#8217;ouvrir les veines avec une pelle à neige. Un insignifiant traité de science?fiction politique qu&#8217;on tente de faire passer pour une oeuvre majeure, pour la contribution essentielle d&#8217;un grand cerveau. Ce grand cerveau sent le formol à plein nez. C&#8217;est celui d&#8217;un nationaliste d&#8217;Ancien Régime incapable de saisir l&#8217;ABC du système néo?colonial canadien qui a remplacé le vieux colonial­isme britannique en 1867.</em></p>
<p><em>Claude Ryan aura passé sa vie à vouloir simplement aménager le statut de protectorat canadien qui est celui du Québec à l&#8217;intérieur de la Confédération. Et ces aménagements, même mineurs, même essentiellement cosmétiques, le Canada les aura refusés, à Claude Ryan et à ses disciples purs et durs, les uns après les autres depuis cinquante ans. Niet. Niet. Niet. Le statu quo, à prendre ou à laisser. Et plutôt que de tirer les conclusions politiques d&#8217;un tel refus, Ryan se sera accroché à son minable catalogue de voeux pieux jusque dans sa tombe. Son testament politique, sans doute écrit dans ses six jours de coma, en fait foi.</em></p>
<p><em>Finalement, le seul souvenir que nous laissera Claude Ryan est celui du petit politicien, mesquin et provincial, qui dirigea le camp du NON en 1980. Celui d&#8217;un homme de main chargé de nous faire prendre notre trou. Comme Stéphane Dion. On s&#8217;est servi de lui et de son vernis d&#8217;intellectuel paroissial pour couvrir les saloperies de Trudeau, de Chrétien, de Camil Samson et du Conseil du Patronat. Et quand il a eu fini la sale job, ce puissant cerveau, on s&#8217;est débarrassé de lui et de son fédéralisme renouvelé comme d&#8217;une vulgaire chaussette épiscopale. Exit le Bonhomme Sept Heures. Au chômage l&#8217;épouvantail à moineaux. Comme Stéphane Dion. Des intellectuels tellement brillants qu&#8217;ils sont incapables de comprendre le rôle qu&#8217;on leur fait jouer. Désolant et minable.</em></p>
<p><em>Claude Ryan emporte dans son cercueil sa pensée politique provincialiste et criminelle. Son livre « brun » finira bien par pourrir lui aussi. Ryan aura au moins réussi sa mort coincé dans les faits divers entre les scandales financiers du gouvernement fédéral et le racisme ordinaire de ses « partenaires » canadiens. Salut pourriture.</em></p>
<p><em>« Il est si commode d&#8217;être rigoriste dans ses discours! Cela ne nuit jamais qu&#8217;aux autres et ne nous gêne aucunement »</em> -Laclos</p>
<p><em>Publié à l&#8217;origine dans <a href="http://www.lequebecois.org/">le journal Le Québécois</a>, volume 4, numéro 1, février-mars 2004.</em></p>
<p><em>Article préalablement publié sur le blogue <a href="http://montrealaisorigine.wordpress.com/" target="_blank">Montréalais d’origine</a>.</em></p>
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		<title>Luchini : chapeau l&#8217;«artruiste»!</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 00:07:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Pierson</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le phénomène Luchini ne laisse pas indifférent, surtout quand cet artiste débridé donne la réplique à sa doublure intime. Il en pince pour Nietzsche, autopsie le style de La Fontaine avec une précision presque névrosée, et prescrit de la bonne humeur sur des ordonnances où les mots guérissent les maux. Fabrice Luchini est un médecin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9937" class="wp-caption alignnone" style="width: 479px"><img class="size-full wp-image-9937" title="20080618-133135-g" src="/wp-content/uploads/2009/09/20080618-133135-g15.jpg" alt="Photo : ekult.fr" width="469" height="252" /><p class="wp-caption-text">Photo : ekult.fr</p></div>
<p>Le phénomène Luchini ne laisse pas indifférent, surtout quand cet artiste débridé donne la réplique à sa doublure intime.</p>
<p>Il en pince pour Nietzsche, autopsie le style de La Fontaine avec une précision presque névrosée, et prescrit de la bonne humeur sur des ordonnances où les mots guérissent les maux. Fabrice Luchini est un médecin malgré lui. Je l&#8217;ai constaté dans une salle de spectacle montréalaise, transformée en plateau de télévision pour les besoins d&#8217;une émission toute en confidences&#8230; Je n&#8217;avais jamais vu le trublion en vrai. Je n&#8217;ai pas été déçu. Deux heures durant, l&#8217;interprète de Beaumarchais l&#8217;insolent est passé par tous les stades, accoudé à sa verve habituelle et distribuant du bonheur à un public conquis d&#8217;avance. Exalté comme à son habitude, Luchini peut aussi se faire tendre et émouvant en évoquant sa mère disparue, laquelle, selon ses propres mots, « vit en lui ». Mais quand l&#8217;émotion menace de faire couler le maquillage, l&#8217;acteur vient sauver sa doublure au prix d&#8217;une pirouette à la fois drôle et touchante.</p>
<p>Sur les planches du Monument national, à deux pas du quartier chinois, Luchini a passé en revue quelques séquences de son ADN : son enfance à Montmartre, ses parents, ses débuts au cinéma, sa passion pour le théâtre, et même son apprentissage sexuel&#8230; Et que dire de l&#8217;évocation de son passage dans un salon de coiffure, qui fut son premier métier, où il voyait défiler des femmes venant se faire épiler le maillot à l&#8217;ancienne, à grands coups de cire, dont l&#8217;actrice Marlène Jobert. Cette parenthèse libidoneuse fut un pur moment de bonheur. Imaginez : un ado de 57 balais imitant la scène dans l&#8217;hilarité générale.</p>
<p>Dans le monde de Luchini, les grands auteurs rôdent comme des sensations douces. Le comédien les ressuscite en usant de citations qui semblent enfouis en lui. La Fontaine, qu&#8217;il vénère (« un génie de la langue française »), Céline, Rimbaud, Baudelaire et Beaumarchais&#8230; se succèdent dans une élocution débridée. Côté cinéma, Michel Bousquet, Bernard Blier ou encore les cinéaste et metteur en scène Eric Rohmer et Louis Jouvet ont aussi droit à une place au chaud dans sa syntaxe. Sur scène, trois décors font un clin d&#8217;œil à la vie luchinienne, lequel chavire devant la « fraîcheur québécoise ». Et pour cause, puisque l&#8217;émission débute sur des chevaux de carrousel dans une ambiance médiévale faisant écho à son rôle dans Perceval le Gallois. Puis, plus tard, ce sont deux fauteuils d&#8217;un salon de coiffure, Luchini confessant au passage garder quelques beaux restes en matière de brushing ou de mises en pli. Quant au décor central, il baigne dans des livres empilés.</p>
<p>Déconneur, passionné, terriblement consistant, Luchini égratigne aussi un peu la France, trop coincée à son goût, mais vante les mérites du Québec, plus ouvert et plus respectueux selon lui de l&#8217;initiative personnelle. La question &#8211; sensible &#8211; de la langue donne aussi droit à une envolée voguant entre l&#8217;amour et le lyrisme. Il louange ce peuple qui lutte contre l&#8217;invasion angliciste, mais refuse l&#8217;analogie du village québécois, qu&#8217;il n&#8217;aime pas. « Si j&#8217;étais québécois, je serais pour la défense de la langue française », lance-t-il, en se doutant bien que cette banderille plantée sur le territoire canadien produira son effet. Il répète aussi quelques expressions locales qui ont ses faveurs, comme « ça fait mon affaire », ou l&#8217;incontournable « c&#8217;est correct ». Il fredonne même Le petit bonheur de Félix Leclerc, avant de laisser le public, touché par cette invitation spontanée, entonner les paroles de cet illustre chanteur du cru.</p>
<p>L&#8217;unité est alors totale, et il ne manque plus qu&#8217;une chorégraphie endiablée sur un tube de James Brown pour contaminer tous les sièges rouges de son terrain de jeu. Au final, l&#8217;effet Luchini est une toux joyeuse qui décape le for intérieur et vous libère les tronches. Reste une incertitude, et de taille : qui de l&#8217;acteur ou de l&#8217;homme campe le plus beau rôle ?<br />
De toute évidence, Docteur Fabrice et Mister Luchini n&#8217;ont pas fini de se donner la réplique. Et c&#8217;est cette dualité qui fait l&#8217;artruiste, quand l&#8217;artiste et l&#8217;altruiste enfilent le même costume&#8230;</p>
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		<title>Quantum of Solace : Un film sur la société&#8230; ?</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Nov 2008 09:10:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stephane Waffo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pourtant, c&#8217;est vrai. Quand vous sortirez du dernier James Bond, vous allez devoir reprendre votre souffle. Ce n&#8217;est pas comme un film sur les courses automobiles mais c&#8217;est tout comme. De la première scène à l&#8217;avant dernière, on ne cesse de courir. À travers le scénario, l&#8217;agent 007, M, les femmes, il faut sans cesse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4621.jpg" border="0" />
<p>Pourtant, c&#8217;est vrai. Quand vous sortirez du dernier James Bond, vous allez devoir reprendre votre souffle. Ce n&#8217;est pas comme un film sur les courses automobiles mais c&#8217;est tout comme. De la première scène à l&#8217;avant dernière, on ne cesse de courir. À travers le scénario, l&#8217;agent 007, M, les femmes, il faut sans cesse courir. N&#8217;est ce pas aussi ca aussi notre vie de tous les jours&nbsp;? Comme l&#8217;expression souvent répandue, les films ne sont que les reflets de nos sociétés.</p>
<p>Et pour une fois, c&#8217;est vrai. Et c&#8217;est aussi çà, la force des James Bond. Stigmatiser notre vie de tous les jours. Toujours entrain de courir, peu de discussion et de conversation. Rien que de l&#8217;action, toujours de l&#8217;action. Il y a aussi ce goût du luxe et des bonnes choses qui nous attire. Une fois en passant on plonge dans l&#8217;univers de la sexualité, mais jamais trop profondément puisque comme souvent, nos sentiments ont été bafoué par le passé. Même les problèmes de notre société font bien évidemment partie de Quantum of Solace. Notamment la question de l&#8217;eau potable.</p>
<p>À l&#8217;heure de l&#8217;Obamania, de l&#8217;ère post-Kyoto et de l&#8217;environnement au centre de nos préoccupations, les responsables du dernier Bond ont jugé opportun de ramener les préoccupations de tous les jours au centre du film. Ainsi, les voitures dans le film sont presque toute électrique ou écologique (hybride). La scène finale se joue aussi dans un palace entièrement alimenté par hydrogène.</p>
<p>Alors si vous trouvez que ce dernier Bond est peut-être un peu fade, rappelez-vous que c&#8217;est peut-être parceque la société d&#8217;aujourd&#8217;hui se plait à être tout simplement&#8230;fade&nbsp;!</p>
<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/59fvri1rfAA&amp;hl=fr&amp;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/59fvri1rfAA&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
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		<title>Les grandes chaleurs &#8211; sur le plateau</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Oct 2008 14:17:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Beauchamp</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cet été LetapisrosedeCatherine.tv a visité quelques plateaux de tournage comme celui du film Les grandes chaleurs, premier film réalisé par Sophie Lorain. Voyez les balbutiements dune idylle entre une femme de 50 ans et un jeune homme de 20 ans.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4376.jpg" border="0" />Cet été LetapisrosedeCatherine.tv a visité quelques plateaux de tournage comme celui du film Les grandes chaleurs, premier film réalisé par Sophie Lorain. Voyez les balbutiements dune idylle entre une femme de 50 ans et un jeune homme de 20 ans.<br /><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/250TtqOxvVU&amp;hl=fr&amp;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/250TtqOxvVU&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
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		<title>France &#8211; Faubourg 36 : du grand spectacle !</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Sep 2008 00:28:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>37864</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans le Paris de 1936, rien ne va plus pour le Chansonia, un célèbre cabaret music-hall du quartier populaire du Faubourg. Le Front Populaire au pouvoir, c&#8217;est la guerre entre les socialistes parfois communistes et les chefs d&#8217;entreprise quelques fois étiquetés fascistes. Les syndicats foisonnent et les employés révoltés font la grève. Le Chansonia, quant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4287.jpg" border="0" />
<p>Dans le Paris de 1936, rien ne va plus pour le Chansonia, un célèbre cabaret music-hall du quartier populaire du Faubourg. Le Front Populaire au pouvoir, c&#8217;est la guerre entre les socialistes parfois communistes et les chefs d&#8217;entreprise quelques fois étiquetés fascistes. Les syndicats foisonnent et les employés révoltés font la grève. Le Chansonia, quant à lui, reste fermé dans l&#8217;attente d&#8217;être détruit par le nouveau propriétaire, Galapiat, le magnat de l&#8217;immobilier, joué avec beaucoup de nuances et de finesse par <b>Bernard-Pierre Donnadieu</b>. Le chef éclairagiste, plusieurs fois cocu et désormais chômeur, Pigoil, est en voie de perdre le fils que lui a laissé sa femme partie refaire sa vie et qui réclame maintenant le môme Jojo.</p>
<p>Si absolument tous les personnages sont intéressants et bien définis et bien développés, le film repose principalement sur l&#8217;évolution de Pigoil, incarné par un <b>Gérard Jugnot</b> charismatique et attachant. Aidé de ses amis fidèles, le rebelle syndicaliste Milou (interprété par un <b>Clovis Cornillac</b> crédible) et le fanfaron Jacky (candidement joué par <b>Kad Mérad</b>), Pigoil tentera de remettre sur pieds le Chansonia pour ainsi redonner vie au Faubourg et peut-être même reprendre la garde de son garçon. Le résultat sera évidemment boiteux, et la persévérance sera nécessaire devant les nombreux obstacles. Et vous, spectateurs, aurez la chance d&#8217;assister à un film grandiose tout en musique et en couleurs&nbsp;!</p>
<p>Le réalisateur du film Les Choristes a en fait adapté, pour son deuxième long métrage, une idée que le duo Frank <b>Thomas</b> et <b>Reinhardt Wagner</b> avaient mise en textes et en musique il y a plusieurs années. Faubourg 36 a donc été scénarisé à partir de la bande sonore, d&#8217;une qualité exceptionnelle d&#8217;ailleurs. <b>Christophe Barratier</b> n&#8217;a eu qu&#8217;à ajouter son univers et l&#8217;histoire recherchée, complexe sans être compliquée. Et il y a mis le paquet, il y a de tout&nbsp;! Les triangles amoureux, l&#8217;amitié père-fils (ou fils-père), la montée de la belle starlette naïve (la peu connue <b>Nora Arnezeder</b> incarne à perfection le rôle de Douce), la sortie de l&#8217;ermite (<b>Pierre Richard</b> offre une solide performance), et j&#8217;en passe volontairement.</p>
<p>Et si on évite de retomber dans nos souliers durant le visionnement, on ne sentira pas la recette, bien qu&#8217;efficace, derrière le déroulement de la bobine. Le grand nombre de personnages avec leurs multiples facettes, les paillettes du spectacle et la musique enivrante vous permettront d&#8217;entrer totalement dans l&#8217;histoire, et loin de moi l&#8217;idée de dénigrer la recette quand elle est bien étudiée et exécutée comme c&#8217;est le cas pour ce film.</p>
<p>En somme, une bonne idée n&#8217;est rien sans une structure fixe. Ancré par un bon scénario, de bons acteurs (autant principaux que secondaires), beaucoup d&#8217;humour (à la fois niais et politiquement recherché), de la musique, des décors grandioses et des éclairages mettant en valeur les couleurs brillament dosées, Faubourg 36 aura assurément une place de choix aux prochains Césars.</p>
<p><object width="420" height="257"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/k4AfLDgbphPpm6MkSQ&amp;related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k4AfLDgbphPpm6MkSQ&amp;related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="257" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br />
<object width="420" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/kOS8Qpxuqi4STNHY7h&amp;related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/kOS8Qpxuqi4STNHY7h&amp;related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object></p>
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		<title>Michael Moore et les fainéants</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Sep 2008 00:05:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kristian Bolduc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le documentariste et auteur étasunien Michael Moore a pensé, pour l&#8217;élection présidentielle de novembre prochain dans son pays, offrir un documentaire nouveau et original au public. Disponible gratuitement dans Internet pour les résidents des États-Unis et du Canada, ce documentaire, dont le titre est &#171;&#160;Slacker uprising&#160;&#187; (qu&#8217;on peut traduire par La révolte des fainéants), revient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4270.jpg" border="0" />
<p>Le documentariste et auteur étasunien Michael Moore a pensé, pour l&#8217;élection présidentielle de novembre prochain dans son pays, offrir un documentaire nouveau et original au public. Disponible gratuitement dans Internet pour les résidents des États-Unis et du Canada, ce documentaire, dont le titre est &laquo;&nbsp;<i>Slacker uprising</i>&nbsp;&raquo; (qu&#8217;on peut traduire par <i>La révolte des fainéants</i>), revient sur la campagne présidentielle de 2004, laquelle a couronné, comme vous le savez déjà, le républicain Georges W. Bush pour un second mandat.</p>
<p>La tournée &laquo;&nbsp;<i>Slacker uprising</i>&laquo;&nbsp;, duquel est tiré ce film, cherche à stimuler les gens à voter, à s&#8217;intéresser à la politique et à reprendre, comme le dit MM (Michael Moore), le contrôle de leur pays pour renverser W. Bush et son oligarchie antidémocratique qui l&#8217;aurait volé au nom d&#8217;intérêts économiques égoïstes.</p>
<p>Son objectif peut être atteint à la condition que les Américains s&#8217;inscrivent sur les listes électorales et aillent voter. Grosse commande dans le moins démocratique des pays dits démocratiques. Alors qu&#8217;ailleurs, notamment au Canada, toute personne en âge de voter est inscrit automatiquement sur les listes électorales, il faut, au pays de l&#8217;oncle Sam, faire les démarches soi-même pour s&#8217;inscrire. MM parcours les É-U pour les haranguer, les stimuler en leur offrant le même cocktail idéologique que dans ses précédents films&nbsp;: liberté de conscience, solidarité, dignité, liberté d&#8217;expression, égalité, laïcité et pacifisme.</p>
<p>Sur sa route, il rencontre des républicains fondamentalistes qui cherchent à le faire taire, le Parti Républicain qui cherche à l&#8217;abattre politiquement en lui intentant un procès et plusieurs démocrates partageant son humanisme et son sentiment (implicite) anti-impérialiste.  Pour secouer un peu les gens qui se désintéressent à la politique, il utilise une méthode populiste (au sens noble du terme) fort simple et efficace&nbsp;: il fait monter sur scène des gens dont les enfants ont été tués en Irak (sur des mensonges et des intérêts géo-stratégiques qui n&#8217;ont rien à voir avec la démocratisation du pays agressé) ainsi que des artistes engagés (REM, Joan Baez, Rage Against de Machine, Steve Earle, Rosanne Barr, etc.) et patriotes refusant la dangereuse tangente fasciste que prend une administration complètement noyautée par le complexe militaro-industriel.</p>
<p>Son style simple et direct se manifeste aussi dans la critique qu&#8217;il fait des médias qui l&#8217;accusent de propagande. Il rétorque que ce sont les médias qui ont servilement rapporté les mensonges menant à l&#8217;agression illégale et amorale de l&#8217;Irak. Ce qu&#8217;il fait, lui, est de libérer une parole dissidente dont à peu près personne ne peut exprimer, les médias étant presque totalement contrôlé par la l&#8217;extrême droite fondamentaliste et impérialiste.</p>
<p>On prend conscience, au fur et à mesure que la date de l&#8217;élection présidentielle approche, que l&#8217;opposition à sa tournée s&#8217;organise pour le faire taire. Des hommes d&#8217;affaires influents tentent d&#8217;acheter les organisateurs de conférences pour annuler la venue de MM dans leur Collège, Université ou autre. Signe évident que la libération de la parole inquiète la caste républicaine, on menace le documentariste, on l&#8217;intimide et on le confronte avec des arguments religieux, donc irrationnels.</p>
<p>À quelques jours de l&#8217;élection, la tournée &laquo;&nbsp;<i>Slacker uprising</i>&nbsp;&raquo; se concentre sur quatre États-clés de la campagne dont l&#8217;Ohio et la Floride. On sait maintenant qu&#8217;il y a eu vol d&#8217;élection en 2000 dans le &laquo;&nbsp;Sunshine state&nbsp;&raquo;. Ce que MM ne savait pas en 2004 mais qui est connu aujourd&#8217;hui, c&#8217;est le vol d&#8217;élection en Ohio qui a permis à Bush de s&#8217;accrocher au pouvoir.</p>
<p>Dans un excellent documentaire sur la compagnie informatique qui a volé l&#8217;élection dans cet État &#8211; Diebold &#8211; on trouve la réponse dans les efforts déployés par le président de Diebold pour offrir l&#8217;Ohio à Bush. Ce qu&#8217;il fît après l&#8217;avoir écrit directement à Georges Bush. Le documentaire s&#8217;intitule &laquo;&nbsp;<i>Hacking democracy</i>&nbsp;&raquo; et il est disponible, en version originale, sur le site www.freedocumentaries.org. Il est révélé que le dirigeant de cette entreprise est un important bailleur de fonds du Parti Républicain, que Diebold est la compagnie informatique qui possède les machines à voter en Ohio, qu&#8217;il est impossible pour quiconque de l&#8217;extérieur de vérifier et contrôler l&#8217;exactitude des résultats et du processus électoral et qu&#8217;une lettre existe pour dire que l&#8217;Ohio serait servi à Bush sur un plateau d&#8217;argent par Diebold.  Une vérité que le relationniste de Diebold ne nie même pas.</p>
<p>Donc, la tournée de MM n&#8217;a pas réussi à battre le Président en exercice.  Il a cependant fait bien davantage&nbsp;: éveiller les consciences des citoyens-électeurs à leurs responsabilités et forcer les fondamentalistes-fascistes à réagir. Malgré tout, rien n&#8217;a été dit sur l&#8217;impérialisme américain. Rien n&#8217;a été dit sur le vol de l&#8217;élection en Ohio, rien n&#8217;a été dit, sauf par Rosanne Barr à la toute fin, sur l&#8217;ignorance des citoyens américains et peu de choses ont été dites sur l&#8217;énorme contrôle des médias sur l&#8217;orientation des consciences américaines. Le cri de MM, finalement, est le cri d&#8217;un humaniste étasunien face au darwinisme social dont seuls les riches profitent.</p>
<p>La question qui titille à la fin est la suivante&nbsp;: quand, et par qui, cet homme sera assassiné&nbsp;? Après Martin Luther King, Malcolm X, les frères Kennedy et tous les autres moins connus, MM se veut un éveilleur de consciences, un empêcheur de tourner en rond très dangereux pour la caste dominante.  Sa popularité en fait une cible parfaite pour le FBI, cette agence fédérale reconnue pour ses meurtres politiques nombreux.</p>
<p><a href="http://slackeruprising.com/">À voir absolument</a>&nbsp;!</p>
<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/yh5a42XyrOA&amp;hl=fr&amp;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/yh5a42XyrOA&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
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		<title>Un peuple invisible (Richard Desjardins)</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Sep 2008 00:12:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roland Augustin</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4256.jpg" border="0" />
<p>Peuple alcoolisé, profiteur et sans c&#339;ur les premières nations demeurent dans l&#8217;esprit de plus d&#8217;un, un boulet aux pieds des gouvernements provinciaux et fédéral.  Ce peuple, soit dit encombrant, est aux yeux du monde entier les premiers habitants d&#8217;Amérique. Chassé et dépossédé par l&#8217;homme blanc, il frôle à chaque instant une extermination, car confiné dans leurs réserves il ne vaut pas plus qu&#8217;une fourrure de castor.  Traité de sauvage, il est privé de tout droit et de liberté. Attaché profondément à ses racines, il rejette, par pudeur, toute acculturation.  Mais, la machine ecclésiastique, soutenue par certains complices, arrive à leur inculquer la peur, si bien qu&#8217;ils oublient même l&#8217;existence des bourreaux. Et pour citer Frantz Fanon&nbsp;: &#171;&nbsp;<i> le colonisé réussit également par l&#8217;intermédiaire de la religion, à ne pas tenir compte du colon. Par le fatalisme, toute initiative est enlevé à l&#8217;oppresseur, la cause des maux, de la misère, du destin revenant à Dieu </i>&nbsp;&#187; (<i>les Damnés de la terre</i>). Ce qui nous porte à assister à une négation du bon sens chez ces individus leur poussant à s&#8217;autodétruire littéralement.</p>
<p>Victime d&#8217;enlèvement, de la déprogrammation psychique et de toute sorte d&#8217;abus, refoulé en caste, l&#8217;inceste demeure une mode de vie. Face  au mépris et à l&#8217;isolement  cette jeunesse n&#8217;a que   pour passion l&#8217;alcool et la drogue. Oppressés par la violence de leurs paires ou abandonnés à eux-mêmes, ils vivent tous ou presque de l&#8217;aide sociale. La misère, l&#8217;humiliation et les sévices réduisent totalement leur espérance de vie s&#8217;ils ne se suicident pas, avant même d&#8217;atteindre l&#8217;âge adulte.</p>
<p>Depuis l&#8217;apparition de la loi sur les sauvages en 1875, jusqu&#8217;à l&#8217;obtention en 1969 de leur droit de vote, ces premières nations luttent encore pour leur seul droit d&#8217;existence. Chevauchant entre des colonisés qui n&#8217;ont rien à envier aux noirs importés d&#8217;Afrique  et des propriétaires précaires sur la terre de leurs ancêtres, ces damnés devraient-ils un jour accepter la loi du plus fort et disparaître&nbsp;?</p>
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		<title>Le Cas Roberge &#8211; Le Tapis rouge</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Aug 2008 23:19:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Beauchamp</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici l&#8217;arrivée des 4 principaux acteurs lors de la première du film Le Cas Roberge, racontant les hauts et les bas d&#8217;un chroniqueur télé, moments inspirés de la vie de Benoît Roberge et ayant comme toile de fond les dessous du showbiz québécois.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4148.jpg" border="0" />Voici l&#8217;arrivée des 4 principaux acteurs lors de la première du film Le Cas Roberge, racontant les hauts et les bas d&#8217;un chroniqueur télé, moments inspirés de la vie de Benoît Roberge et ayant comme toile de fond les dessous du showbiz québécois.<br /><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/SjR5s0POXOM&amp;hl=en&amp;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/SjR5s0POXOM&amp;hl=en&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
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		<title>Un été sans point ni coup sûr</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Aug 2008 12:35:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Beauchamp</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Retournez en 1969 pour une partie de baseball avec le jeune acteur de 14 ans, Pierre-Luc Funk ainsi que Patrice Robitaille, Roy Dupuis et le réalisateur du film Francis Leclerc.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4098.jpg" border="0" />Retournez en 1969 pour une partie de baseball avec le jeune acteur de 14 ans, Pierre-Luc Funk ainsi que Patrice Robitaille, Roy Dupuis et le réalisateur du film Francis Leclerc.<br /><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ezlWlUGHEyA&amp;hl=en&amp;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/ezlWlUGHEyA&amp;hl=en&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
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