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	<title>CentPapiers &#187; Charles Taylor</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>Notes sur Laïcité et liberté de conscience, de Maclure et Taylor</title>
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		<pubDate>Sun, 01 May 2011 04:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian Lamontagne</dc:creator>
				<category><![CDATA[A C T U A L I T É]]></category>
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		<description><![CDATA[À première vue, les débats sur la laïcité qui apparaissent avec de plus en plus d&#8217;acuité dans les sociétés occidentales tournent autour de deux grands enjeux: les rapports entre l&#8217;État et les religions et la place des pratiques et ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-68906" href="http://www.centpapiers.com/notes-sur-laicite-et-liberte-de-conscience-de-maclure-et-taylor/68733/ruede-la-laicite"><img class="alignleft size-full wp-image-68906" title="ruede-la-laicite" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/04/ruede-la-laicite.jpg" alt="" width="169" height="51" /></a>À première vue, les débats sur la laïcité qui apparaissent avec de  plus en plus d’acuité dans les sociétés occidentales tournent autour de  deux grands enjeux: les rapports entre l’État et les religions et la  place des pratiques et des signes religieux dans l’espace public, ce qui  inclut la question des “accommodements raisonnables”.</p>
<p>Les grands principes invoqués pour penser ces questions sont  l’égalité morale des individus (chacun vaut autant qu’un autre), la  protection de la liberté de conscience et de religion, la neutralité de  l’État envers les diverses conceptions de la “vie bonne” des citoyens et  la séparation de l’État et des églises.</p>
<p>L’ouvrage de Jocelyn Maclure, professeur de philosophie à  l’Université Laval, et de Charles Taylor, philosophe et penseur qui n’a  plus besoin de présentation, constitue un tour d’horizon rapide mais  assez exhaustif de ces questions et des différentes manières de penser  la laïcité. Il en résulte une bonne clarification des dimensions  sociales, juridiques et politiques du débat et il faut en savoir gré aux  auteurs. Ceci étant dit, l’ouvrage nous aide-t-il à penser la place du  religieux dans l’espace public et les accommodements qu’il est juste et  raisonnable d’accorder aux gens se réclamant de croyances religieuses ou  de croyances séculières apparentées à des croyances religieuses (par  exemple, le végétarisme)? Ma réponse est mitigée.</p>
<p><strong>D’autres enjeux</strong></p>
<p>Le problème, c’est que les discussions sur la laïcité débordent  rapidement de la stricte sphère religieuse pour toucher des dimensions  fondamentales des sociétés, comme celle de l’<strong>égalité hommes-femmes</strong> et de la <strong>communication</strong> entre les citoyens, ou des problèmes sociaux comme l’<strong>intégration des immigrants</strong> provenant de sociétés ayant des référents culturels et religieux très “différents” de ceux des sociétés d’accueil.</p>
<p>L’objectif ultime de cette discussion est de savoir comment atteindre « <strong>la justice sociale et l’unité politique</strong> [...] dans des sociétés traversées par des divergences et des  désaccords philosophiques profonds et, pour autant qu’on puisse en  juger, irréductibles.» Et cela dans un contexte où «les rapports entre  les personnes religieuses et non religieuses sont souvent caractérisées  par l’incompréhension, la méfiance, parfois même l’intolérance  mutuelle.»</p>
<p>Si«le respect de l’égalité morale des individus et le protection de  la liberté de conscience et de religion constituent les deux grandes  finalités de la laïcité aujourd’hui», comme le disent les auteurs, il  est manifeste que la discussion déborde largement ces deux thèmes.</p>
<p><strong>Les limites de la neutralité</strong></p>
<p>Un des éléments les plus consensuels du débat est que l<strong>‘État doit être neutre envers la religion</strong>,  c’est-à-dire n’en favoriser aucune. Mais là s’arrête le consensus car  les moyens et les fins de la laïcité ne sont pas perçus de la même  manière par tous. La prière au début des réunions du conseil municipal  de Saguenay et le crucifix dominant le Salon bleu de l’Assemblée  nationale en sont de bons exemples.</p>
<p>Mais Maclure et Taylor soulignent un élément crucial : il existe une  limite à la neutralité de l’État. «Un État libéral et démocratique ne  saurait demeurer indifférent à l’égard de certains principes  fondamentaux comme la dignité humaine, les droits de la personne ou la  souveraineté populaire. Ce sont les<strong> valeurs <em>constitutives</em> des régimes démocratiques et libéraux</strong>; elles leur procurent leurs fondements et leurs finalités.»</p>
<p>En clair, l’État démocratique ne saurait être «neutre» par rapport à  des fondamentalistes religieux qui voudraient imposer une théocratie ni,  non plus, par rapport à une vision du monde, religieuse ou séculière,  qui aurait comme prémisse l’inégalité des hommes et des femmes ou la  supériorité des Blancs sur les Noirs, comme le croyaient les Afrikaners  en formulant l’<em>apartheid</em>, références bibliques à l’appui.</p>
<p>Ainsi, même si la démocratie libérale et pluraliste cherche à inclure  tout le monde, il semble évident que certaines personnes,  fondamentalistes religieux ou extrémistes racistes, n’adhèrent pas aux  principes constitutifs des sociétés démocratiques et libérales. La  neutralité de l’État libéral ne peut être absolue. Et en faisant la  promotion de ses valeurs constitutives, il est clair que l’État impose  un fardeau particulier à certains groupes. À titre d’exemple, Maclure et  Taylor mentionnent qu’en cherchant à développer le jugement critique et  l’autonomie des élèves et en les exposant à une pluralité de visions du  monde,  l’école peut aller à l’encontre  de la volonté des parents  cherchant à soustraire leurs enfants à l’influence de la société  majoritaire pour leur transmettre des croyances particulières. <strong>Le  respect de l’égalité morale des individus et de la liberté de  conscience se définit donc à l’intérieur des limites des principes  constitutifs des sociétés</strong>.</p>
<p><strong>Une perspective surplombante</strong></p>
<p>Maclure et Taylor soulignent à plusieurs reprises «l’absence de  perspective surplombante non controversée qui nous permettrait de  hiérarchiser ou d’ordonner les différents points de vue épousés par les  citoyens.» Pourtant leur essai est traversé de part en part par des  références aux trois principales visions du monde présentes dans la  société québécoise (et dans les sociétés occidentales prises dans leur  ensemble).</p>
<p>La première est la <strong>vision conventionnelle</strong>,  recouvrant le large éventail des visions du monde religieuses s’appuyant  sur une interprétation littérale  des textes fondateurs et sur les  rituels  prescrits par la religion. La seconde, qualifiée de  «républicaine», est la conception «<strong>moderne</strong>», dominée  par le rationalisme et la science. Cette conception prétend que «les  individus doivent aussi s’imposer un devoir de réserve et de neutralité   en s’abstenant de manifester leur foi, soit lorsqu’ils fréquentent les  institutions publiques, soit, pour les plus radicaux,  lorsqu’ils  entrent dans la sphère publique.» La troisième, libérale-pluraliste,  typiquement <strong>postmoderne</strong>, adresse l’exigence de neutralité religieuse aux institutions et non aux individus.</p>
<p>Or ces trois conceptions sont clairement hiérarchisées sur les plans  spirituel, moral et normatif, sans parler de leur apparition  séquentielle au cours de l’histoire. Sur tous les plans, on passe  successivement de <strong>conceptions mythiques</strong>, conçues comme extérieures  aux humains, à des conceptions où <strong>la raison et le jugement personnel</strong> doivent être honorés (conception moderne), à une vision postmoderne où le<strong> pluralisme et le relativisme</strong> dominent. D’une vision du monde à l’autre, le sujet (la personne) passe  de référents extérieurs à des référents subjectifs où il devient seul  juge de la validité de ses valeurs. Si ce n’est pas là une hiérarchie,  je me demande ce que c’est. Le problème, c’est qu’elle n’est pas vue.</p>
<p>En effet, ces trois visions du monde prétendent toutes être  la seule  valable (au moins sur le plan moral). Les deux premières s’excluent  l’une l’autre  et rejettent spécifiquement le relativisme de la  troisième,  tandis que la dernière tolère l’existence des deux premières  (jusqu’à la limite des valeurs <em>constitutives</em> de la société) mais considère tous les points de vue, y compris le sien, comme ayant la même valeur relative.</p>
<p>On pourrait également observer que les trois visions du monde  choisissent chacune une perspective pour formuler  leur point de vue: la  vision conventionnelle s’appuie sur le cadre interprétatif mythique  d’un «nous» particulier, la vision moderne s’appuie sur la vision  «objective» de la science et de la rationalité, et la vision postmoderne  sur la subjectivité personnelle. Les gens familiers avec la grille  intégrale de Ken Wilber reconnaîtront sans peine les quadrants du «je»,  du «tu/nous» et du «ça».</p>
<p>Il suffit de peu pour reconnaître la validité des points de vue conventionnel, moderne et postmoderne à leur <strong>niveau respectif</strong> et selon leur <strong>perspective partielle</strong>,  et pour comprendre comment ils se placent sur une échelle de  développement évolutionniste.  Il suffit d’adopter une perspective  hiérarchisée selon des stades de développement (moral, social,  politique, cognitif, etc.)</p>
<p><strong>Une vision intégrale de la diversité</strong></p>
<p>Comment une perspective intégrale peut-elle nous aider à atteindre «la  justice sociale et l’unité politique» en respectant l’égalité morale des  individus et la liberté de conscience?</p>
<p>Sans entrer dans une discussion approfondie des tenants et  aboutissants des limites à la liberté de conscience et à l’égalité  morale des individus, il est clair que la sphère publique s’accommode  mal de moeurs et de discours allant à l’encontre des<strong> principes constitutifs de la société</strong>.  Parmi ces principes, il faut certainement inscrire ceux de l’égalité  homme-femme, des normes de la communication et de la démocratie. Cela  signifie-t-il  que l’État postmoderne peut imposer à ses agents et aux  citoyens qui ont affaire à lui de communiquer à visage découvert et de  ne pas tolérer de discrimination basée sur le sexe? Ma réponse  personnelle est “oui”. Il s’agit là des normes les plus fondamentales de  la société.</p>
<p>Le domaine du droit fait également partie des normes fondamentales,  et les principes religieux ne peuvent être invoqués pour outrepasser des  accords juridiques entre parties. Par contre, le respect de la liberté  de conscience peut forcer une communauté à permettre l’exercice d’un  culte, sans imposer un fardeau supplémentaire à cette communauté.</p>
<p>Cela dit, la principale vertu d’une perspective évolutionniste  intégrale est d’augmenter le niveau de tolérance  à la diversité en  permettant de comprendre dans quel univers et à quel niveau  se situent  les protagonistes de la différence. La plupart des gens faisant état de  visions conventionnelle, moderne  et postmoderne ont des perspectives  absolues, dépourvues de toute notion d’évolution, d’histoire et de  hiérarchie. La perspective intégrale permet de les relativiser, de les  hiérarchiser et d’en voir l’évolution. Soudainement, la différence  apparaît moins comme une menace absolue et n’engendre pas la même  réaction émotive intense de rejet.</p>
<p>Mais la condition de cette évolution m’apparaît être la conscience et  la formulation claires des limites liées aux principes constitutifs de  la société.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin</strong>:</p>
<p><em>Laïcité et liberté de conscience</em>, Jocelyn Maclure et Charles Taylor, Éd. du Boréal, 2010. 161 p.</p>
<p>Je n’ose pas trop recommander un ouvrage permettant de s’initier à la  grille intégrale de Ken Wilber, tant celle-ci est présentée dans  l’ensemble de son oeuvre. <em>A Theory of Everything</em> (Shambhala, 2000) offre un bon survol, mais assez rapide. <em><a href="http://www.kenwilber.com/writings/read_pdf/83">An Integral Age at the Leading Edge</a></em>,  un long document disponible sur internet, utilise les concepts clés de  la grille et permet de comprendre pourquoi le débat sur la laïcité est  sous-tendu par une crise de légitimité des institutions. Mais si vous  n’avez pas une certaine familiarité avec la pensée de Wilber, cette  lecture est l’équivalent de se lancer à l’eau sans savoir nager.</p>
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		<title>Accommodements raisonnables : en profiter pour élargir le débat ?</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Aug 2007 04:42:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renart Léveillé</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton1968.jpg" border="0" />
<p>À la veille des travaux de la commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d&#8217;accommodement, le tout en lien avec l&#8217;actualité, je propose que toute la société québécoise en profite pour se questionner plus largement sur tout ce qui touche le social, de près ou de loin. Pourquoi se pencher en majorité sur la question de l&#8217;immigration et des limites à dresser alors que c&#8217;est en fin de compte de notre avenir en tant que peuple qu&#8217;il s&#8217;agit&nbsp;? Si tout est relatif, il faudra bien se positionner plus amplement sur des sujets comme les libertés individuelles, l&#8217;économie, puisque ces données ne peuvent être occultées, tout comme la question nationale, la place du français, qui semble être relayé à un rôle mineur dans le plan de travail des deux intellectuels.</p>
<p>Donc, concernant les libertés individuelles, il serait difficile de ne pas l&#8217;inclure dans la réflexion alors qu&#8217;on se questionne sur la place de la culture et de la religion des immigrants dans notre société. Il serait injuste de faire deux poids deux mesures&nbsp;: de demander aux immigrants de se plier à nous &#8212; et de laisser un peu de côté leurs libertés &#8212; quand le débat québécois à ce propos est nébuleux au point de nous diviser pratiquement en deux. Cela m&#8217;amène tout de go à la question économique qui n&#8217;y est surtout pas étrangère&nbsp;: si la société en général voulait laisser la place à une économie libre, seulement régit par les lois de l&#8217;offre et de la demande, qu&#8217;est-ce qui pourrait alors nous justifier d&#8217;empêcher un groupe d&#8217;immigrant de se servir de son pouvoir d&#8217;achat collectif pour faire changer quoi que ce soit à son avantage dans la société&nbsp;? Comme on l&#8217;a vu avec l&#8217;<a href="http://renartleveille.blogspot.com/2007/08/la-banque-de-montral-se-met-la-mode.html">histoire</a> de la Banque de Montréal qui offre maintenant ses services au guichet automatique en mandarin et en cantonais, c&#8217;est déjà le cas, même si ça semble plus une décision d&#8217;affaire de la banque que des pressions de leurs clients chinois. Soit. Mais cela illustre bien que l&#8217;économie influence déjà fortement nos rapports sociaux et pourra les influencer encore plus&nbsp;: au point où il faudra rapidement refaire une autre commission pour régler ce problème-là.</p>
<p>Pour la question du nationalisme québécois, que le fait français synthétise sans aucune hésitation pour la majorité, il est clair qu&#8217;il est une donnée secondaire dans cette commission même s&#8217;il y est enchâssé. Pourtant, il devrait être mis à l&#8217;avant-plan parce qu&#8217;il assure la base de la cohésion sociale&nbsp;: la communication. Il faut se demander collectivement si le choix d&#8217;adhérer à la langue commune ou non pour quiconque peut être considéré comme un accommodement raisonnable, ce qui semble être le cas avec le bilinguisme, d&#8217;obédience canadienne&nbsp;; ce qui fait ressortir une question importante&nbsp;: est-ce que la présence de M.&nbsp;Taylor dans cette commission est (en partie) pour assurer la perspective canadienne dans ce débat&nbsp;? Je crois que c&#8217;est une question légitime qui fait ressortir une des balises de cet exercice. Et j&#8217;en viens aussi à me demander si le gouvernement n&#8217;aurait pas dû plutôt engager des experts étrangers pour assurer le plus d&#8217;objectivité possible, du moins pour ce qui est des deux principaux intellectuels qui vont superviser le projet, colliger et rédiger le rapport final&#8230;</p>
<p>Au-delà de la recherche d&#8217;un consensus collectif théorique, il est clair qu&#8217;individuellement l&#8217;attitude d&#8217;encourager ou non le français, tant au travail que dans la vie publique, est influencé par nos opinions divergentes sur la question nationale, et les deux hommes ont été choisi pour représenter cette dichotomie. Mais il faudra bien qu&#8217;un jour nous sortions de nos retranchements partisans pour repenser aux moyens possibles d&#8217;influer sur la société que nous voulons et donc de faire évoluer le système politique pour arriver à nos fins. Si tout est bloqué, comme le fait foi la constitution canadienne et ses défenseurs féroces, cette commission ne servira au bout du compte qu&#8217;à remplir les poches de quelques intellectuels, à alimenter les médias en débats stériles et à creuser encore plus la scission qu&#8217;apporte le multiculturalisme.</p>
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		<title>Commission sur les accommodements raisonnables : l&#8217;occasion ratée</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Aug 2007 05:29:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Monette</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quelques jours à peine après la mise en ligne du site de la Commission de consultation sur les pratiques d&#8217;accommodement reliées aux différences culturelles, au-delà de 5000 personnes ont répondu à la question de la semaine. Répondre à des questions&#160;; c&#8217;est à peu près tout ce que nous pourrons nous mettre sous la dent &#8212; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton1859.jpg" border="0" />
<p>Quelques jours à peine après la mise en ligne du site de la <a href="http://www.accommodements.qc.ca/index.html">Commission de consultation sur les pratiques d&#8217;accommodement reliées aux différences culturelles</a>, au-delà de 5000 personnes ont répondu à la question de la semaine. Répondre à des questions&nbsp;; c&#8217;est à peu près tout ce que nous pourrons nous mettre sous la dent &#8212; nous sommes bel et bien en 2007&nbsp;? &#8212; comme mode de participation en ligne aux travaux de la Commission.</p>
<p>Il est évident que les gens veulent s&#8217;exprimer sur les accommodements raisonnables. Il est tout aussi évident que la Commission a décidé que l&#8217;expression des opinions ne se feraient pas en ligne.</p>
<p>Pourtant, faites le tour des blogues avec le mot <a href="http://www.google.ca/blogsearch?hl=fr&amp;q=accommodements&amp;btnG=Rechercher&amp;lr=">accommodements</a>&nbsp;; vous verrez qu&#8217;il y a en ce moment un méchant débat en ligne. Une question pour la Commission&nbsp;: pourquoi ne peut-on pas commenter nos réponses (avec tout le loisir de paufiner notre commentaire, avant de les transmettre aux commissaires)&nbsp;? Il me semble que certaines réponses mériteraient justement des nuances, comme le souligne l&#8217;auteure de <a href="http://cosmauxpolis.blogspot.com/2007/08/questionnaire-sur-les-accommodements.html">COS-MAUX-POLIS</a>.</p>
<p>Bon, résignons-nous à devoir assister aux rencontres publiques si l&#8217;on veut s&#8217;exprimer devant la Commission. Ah, il vaudrait mieux se taper le mémoire avant&nbsp;? Pourquoi ne pas avoir prévu une version vidéo, vulgarisée, des principaux constats que l&#8217;on retrouve dans ce mémoire&nbsp;? Autre question, plus embêtante celle-là&nbsp;: qu&#8217;arrive-t-il dans le cas de ceux qui ne voient pas (il n&#8217;y a pas de version audio du mémoire)&nbsp;? Méchant accommodement pour les <strike>aveugles</strike> non voyants.</p>
<p>Il n&#8217;était pourtant point besoin d&#8217;aller très loin pour trouver un modèle de consultation ayant eu lieu à la fois dans des lieux publics et en ligne. Il aurait suffit de s&#8217;inspirer de celle que Communautique a mené, à l&#8217;automne 2005, sur les enjeux de la cyberdémocratie et du gouvernement en ligne. J&#8217;ai d&#8217;ailleurs publié <a href="http://blogueurcitoyen.com/?s=communautique">trois billets</a> sur cette consultation.</p>
<p>Tout au long de cette consultation des groupes communautaires et de la population, Communautique avait tenu un &laquo;&nbsp;carnet de la tournée&nbsp;&raquo;. Imaginez nos deux présidents de la Commission tenant un blogue sur les accommodements raisonnables&nbsp;; là nous aurions été en voiture.</p>
<p>Bon j&#8217;avoue, messieurs Bouchard et Taylor ne doivent pas être des lecteurs assidus de mon blogue.</p>
<p>Il est vrai que consulter en ligne sur les accomodements raisonnables aurait été du sport. Comme je l&#8217;écrivais dans un autre billet, à propos de la participation en ligne&nbsp;:</p>
<blockquote><p>Lors d&#8217;une consultation sur une nouvelle norme concernant le mercure, l&#8217;agence responsable a reçu pas moins d&#8217;un demi-million de commentaires. Le tiers provenaient du site <a href="http://moveon.org/" onclick="javascript:urchinTracker ('/outbound/article/moveon.org');">Moveon.org</a> (trois millions de membres à travers les États-Unis). La même agence a toutefois connu une expérience plus heureuse alors que 1 200 citoyens se sont enregistrés pour participer à une série de discussions en ligne portant sur une nouvelle politique.</p>
<p><a href="http://blogueurcitoyen.com//?p=323" rel="bookmark" title="Permanent Link to Un ingrédient essentiel dans la participation citoyenne en ligne : l&#8217;engagement">Un ingrédient essentiel dans la participation citoyenne en ligne&nbsp;: l&#8217;engagement</a> (11 avril 2007)</p>
</blockquote>
<p>Ici, pas de danger que la Commission soit débordé par les commentaires des citoyens&nbsp;: les commissaires n&#8217;ont même pas prévu, sur le site Web de la Commission, une adresse courriel pour les joindre. Vraiment, en 2007, il faut le faire&nbsp;!</p>
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