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Les h?pitaux malades

ELYAN Cette semaine, l’hôpital Laval de Québec a connu une situation ridicule et gênante qui aurait pu avoir de lourdes conséquences, lorsqu’une ambulance qui transportait un homme souffrant de malaises cardiaques n’a pu approcher de l’entrée parce que celle-ci était … Lire la suite

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L?Ennemi ? Nous l?avons embauch? !

    YAN BARCELO Un auteur am?ricain ?crivait?: ??Nous avons enfin rencontr? l?ennemi. En fait, nous l?avons ?lu.?? Trait fort spirituel et amusant, mais inad?quat. Il faudrait aujourd?hui reprendre son mot comme suit?: ??Nous avons bel et bien rencontr? l?ennemi. … Lire la suite

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L’orchestre d?saccord

  Tout s?arr?te brusquement ??4:19, puis la chanson se termine avec l?un des plus fameux accords de piano de l?histoire de la musique populaire13. L?accord est trait? pour sonner aussi longtemps que possible ? pr?s d?une minute. Vers la fin de la d?croissance sonore, on entend des feuilles de papier ...

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Magouilles Inc.

ELYAN J’ai connu un homme qui, ? la mi-trentaine, n’avait pratiquement jamais travaill?, ne recevait pas d’aide sociale, mais s’?tait sp?cialis? dans l’obtention de subventions, souvent greff?es ? un quelconque OSBL dont il pouvait m?me se permettre d’ignorer le but. … Lire la suite

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L?enseignement intensif de l?anglais en 6e ann?e : Mozart et le plombier

    Les syst?mes d’?ducation ont choisi d’enseigner plus et d’?duquer moins. Avec le temps, l’accent mis sur le contenu cognitif a remis le contr?le de l’?cole ? des « ?ducationnalistes » et des administrateurs dont la pr?occupation est devenue de veiller ? ce qu’une masse ?norme de connaissances soit d?vers?e sur ...

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Killing Descartes

Je voudrais travailler à rendre les hommes plus profonds et meilleurs en les amenant à réfléchir sur eux-mêmes. Je suis en désaccord avec l'esprit de ce temps, parce qu'il est plein de mépris pour la pensée... L'homme moderne, surmené de travail, n'est plus capable de véritable recueillement, et il perd sa spiritualité dans tous les domaines... Or, la renonciation à la pensée est la faillite de l'esprit.

Albert Schweitzer, À l'orée de la forêt vierge, préface.

Bubbles girlsPetite cure de stimulation intellectuelle ce week-end, au Marathon des Sciences de Fleurance ou l'occasion incroyable de se goinfrer 12 heures de conférences scientifiques entrecoupées de pauses foie gras et autres œnogastronomies plus ou moins locales. L'occasion, surtout, de ne pas s'encroûter du ciboulot, de croiser des gens intéressants et de se rendre compte que cela fait un petit moment que je me laisse distraire, au propre comme au figuré, par de petites considérations futiles et sans importance.

De la distraction, oui, comme évidence technologique pendant que les orateurs défilent sur fond d'écran géant, devenant étrangement les commentaires vivants des vrais clous du spectacle, à savoir leurs foutus sliders PowerPoint. Cette constatation est d'autant plus vraie que la technologie, puisqu'il s'agissait bien du sujet de cette année, a plutôt tendance à prendre le pas sur l'homme de science, le slider s'agrémentant de musiques et de vidéos. Je commençais à me demander qui de la machine ou de l'homme fait le show, quand est arrivée la seule intervenante du jour, son iPad greffé au creux du coude. Je sais, par expérience assez directe, que tout le monde n'est pas à l'aise dans la communication orale et je me souviens des colloques organisés annuellement par mon ancien laboratoire de recherche, histoire, probablement, de nous préparer à ce genre d'épreuve qui fait partie de la vie normale et nécessaire du chercheur, apprenti ou confirmé.

Là, je sais tout de suite qu'elle souffre.
Et que son iPad est sa bouée, son pupitre, son pense-bête, tout. Elle lit son exposé sans parvenir à décoller du texte, elle peine à insuffler un rythme et puis, c'est le drame : la tablette se met en veille et la voilà obligée de se traîner ce poids mort coincé à son bras. Étrange démonstration par l'absurde de la dépendance technologique, celle que je fuis sans jamais pouvoir y échapper, celle que j'apprivoise, à laquelle je ne fais de concessions que parce que je m’astreins, par ailleurs, à cultiver mon autonomie technologique par tous les moyens.

La soirée est déjà bien avancée quand arrive l'homme seul. Il débarque sans ordi, sans pointeur laser et avec un sens assez consommé de la mise en scène, il s'installe ostensiblement seul dans un coin de l'immense scène à présent presque complètement plongée dans la pénombre. Il s'assied posément sur une chaise d'une outrageante banalité, chausse ses lorgnons de jeune vieillesse et pose ses notes de papier sur ses genoux croisés. Sa seule présence, sa seule installation sont la démonstration incorporée de l'autonomie de la machine humaine sur la distraction technologique. Pas d'effets, pas d'images, pas de son, pas de grands mouvements de scène, juste un homme sur une chaise qui déploie patiemment ses idées, qui inocule son propre rythme, qui peut choisir de digresser dans son discours ou de ne pas arriver où on l'attend. Et la lumière ne naît que de ses paroles, que de son processus intellectuel endogène. Il relègue la machine au rang d'accessoire ou de prothèse de l'humain et rejette, dans son seul comportement, notre indépassable soumission à l'ordre technologique. Et là, seulement équipé de ses lunettes et de ses feuilles de notes, il dessine à grands traits la dystopie de la transhumanité, transformant sa propre intervention en démonstration de son propos.

L'homme-machine de Descartes devient le machin de la prouesse technologique, pense qu'il est noble de chercher à repousser ses limites alors qu'il ne parvient même pas à suffisamment se penser lui-même pour parvenir à les tracer. Nous rêvons nous-mêmes de devenir des moutons électriques parce que nous avons renoncé à interroger notre propre humanité et que nous croyons sincèrement nous améliorer en l'aliénant à la technologie.

Je regarde cet homme assis tout seul sur sa grande estrade vide et je reviens toujours à la même question : qu'est-ce qui est vraiment important dans tout cet immonde foutoir qu'est notre monde ?

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On ne mourra pas d’en parler

? Non, on ne devrait pas mourir d?en parler. De la mort. Ce moment dans nos vies qui repr?sente un passage oblig?. Toute notre vie pointe vers ce moment unique, et m?me en l?occultant, nous ne parviendrons jamais ? l?effacer de notre conscience, surtout lorsque les ann?es passent et que ...

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Absences

De ce qui construit les vies en creux. C'est une chaise vide et elle occupe tout l'espace, elle attire les regards, elle absorbe les pens?es. Je crois que rien n'est plus faux que cette id?e selon laquelle les absents ont toujours tort, parce qu'?...

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Se gu?rir gr?ce ? ses images int?rieures

??Ma voie de gu?rison, c?est le chemin d?une vie??. L?histoire d?une vocation, aussi?: apr?s cinq ans d?arthrite rhumato?de, menac?e de paralysie, Marie Lise Labont? se rend ? Paris, o? elle est soign?e par Th?r?se Bertherat, kin?sith?rapeute cr?atrice de l?antigymnastique. Rentr?e gu?rie au Qu?bec, elle ouvre un centre de soins psychosomatiques, ...

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Lettre au p?re No?l

Tout ce que je vous demande, c?est de transformer les hommes et les femmes qui nous gouvernent. *** Je me souviens que, lorsque j’?tais petit, de ma chaise haute, j’entendais souvent mes parents critiquer les gouvernements. Je ne comprenais pas trop et je me demandais pourquoi. J’?tais alors capable de ...

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