Accueil / Tag Archives: Ces

Tag Archives: Ces

Comment devenir un itin?rant

Parcours d’un itinérant? On ne naît pas itinérant, on le devient. Chaque itinérant a son histoire, ses raisons qui l’ont mené à la rue. Certains, comme Bernard Martin, doivent remonter à l’enfance pour comprendre pourquoi ils ont vécu en marge … Lire la suite

Lire la suite

La Paix pour condition et l’Amour pour guide

Pour suivre au jour le jour les ?v?nements de politique internationale, je me r?f?re chaque jour ? la presse et aux analystes latino-am?ricains ainsi qu?aux quelques chercheurs et journalistes ?tasuniens qui d?nonce les processus de colonisation de l?Empire du Nord. Ces guerres qui ne disent pas leur nom? mais qui ...

Lire la suite

Travailler ? en mourir

Pedro da N?brega L’actualit? ces derniers temps nous a offert des rapprochements ?loquents sur la fa?on dont le traitement de l’information participe de la diffusion d’une id?ologie dominante et du conditionnement des peuples. Le ph?nom?ne n’est certes pas nouveau mais il n’est jamais inutile de le souligner afin d’en combattre ...

Lire la suite

Discours du Pr?sident Iranien Hassan Rohani ? l’A G de l’Onu

  Gr?ce au nom de Dieu, le Tout-mis?ricordieux, le Tr?s-mis?ricordieux ?Louange au Seigneur des deux mondes, paix et b?n?dictions divines au grand Messager et aux Gens de la demeure M. le Pr?sident, M. le Secr?taire g?n?ral?! Mesdames et Messieurs?! Au d?but, je tiens ? pr?senter mes sinc?res f?licitations ? l?occasion ...

Lire la suite

V?ritable origine de comportements d?viants

Jean-Jacques Rey                   Quelle stratégie se cache derrière cette circulation d’armes débridée, liée au trafic de drogues ? La nouveauté est leur usage pour un oui ou un non, fait de déséquilibres mentaux beaucoup plus que de contrats maffieux… Ne serait-ce … Lire la suite

Lire la suite

Arnie Gundersen – Que savaient-ils, et quand le savaient-ils ? (2)

[2ème partie de "Arnie Gundersen - Que savaient-ils, et quand le savaient-ils ?"]

Retour vers la 1ère partie

 

 

 

Il y a 4 détecteurs de radiations qui ont continué à fonctionner après l'accident de Daiichi. Pratiquement tous n'étaient plus alimentés, mais quelques-uns avaient une batterie, et ils n'ont découvert les données que récemment.

Le bruit de fond normal sur ces détecteurs de radioactivité était de 0,04 microsieverts.

À 5 heures du matin, juste après l'accident, la radioactivité sur les détecteurs était de 10 fois la valeur normale.

À 6 heures, 60 fois la valeur normale.

À 9 heures, 150 fois la valeur normale.

À 10 heures, 700 fois la valeur normale.

Ce que cela signifie, c'est que quelqu'un à proximité de ces détecteurs recevait  une dose annuelle en 12 heures. Puis les évents ont été ouverts. C'est donc une indication claire que les confinements fuyaient bien avant que les évents ne soient ouverts. Donc à 15 heures, les mêmes détecteurs mesuraient 30 000 fois la valeur normale. Cela signifie une dose annuelle en 10 minutes pour les gens de Chiba.

Mais il est important de réaliser que ça n'est peut-être pas le pire. Cela correspond à l'endroit où étaient les détecteurs. Mais ça ne veut pas dire que le nuage a choisi d'aller sur les détecteurs pour donner ces valeurs.

 

Arnie Gundersen - Que savaient-ils, et quand le savaient-ils ? (2)

C'est une diapo compliquée mais elle montre exactement de quoi je parle ici, géographiquement. Un détecteur était ici. Ici se trouve la centrale. Un détecteur se trouvait ici, voici son pic. Un autre détecteur était ici, voici son pic. Un autre ici, voilà son pic. Donc cela situe géographiquement ces données alentours.

Donc il est clair que ce nuage a tracé des méandres partout des côtés Ouest et Nord de la centrale. Avant même avant que les évents ne soient ouverts.

Arnie Gundersen - Que savaient-ils, et quand le savaient-ils ? (2)

Un des détecteurs a également continué à fonctionner et voici les pics sur ce détecteur. Il n'y a pas de corrélation entre ces pics et le moment où les dépressurisations ont eu lieu, et le moment ou les explosions se sont produites.

Il n'y a pas de corrélation, ce qui veut dire qu'un autre phénomène a dû également se produire, que les scientifiques n'ont pas encore évalué.

 

Hypothèse n°4 : le facteur de décontamination pour le césium.

Et je suis désolé, c'est un peu technique, mais la NRC suppose qu'après un accident nucléaire, l'eau contenue dans le tore, qui est l'anneau au bas du confinement, retient 99% du césium. C'est appelé un facteur de décontamination de 100. C'est vraiment écrit dans la loi, ils pensent que ça arrive.

Mais ils disent également que si l'eau atteint l'ébullition, il n'y a pas de facteur de décontamination, l'eau est incapable de capturer le césium.

Hé bien les données de Fukushima montrent que l'eau dans ce tore au bas du confinement a bouilli. Pourquoi a-t-elle bouilli ? Parce que ces pompes dont je parlais pour refroidir les diesels ont aussi été conçues pour refroidir le tore.

Donc nous avions de l'eau bouillante dans le tore et cela signifiait que le césium n'était pas retenu. Maintenant, alors que les Japonais essayent de reconstituer cet accident, ils prétendent que le césium a été capturé dans ce tore, mais la loi et les données montrent que cela ne pouvait être. Il n'y avait pas de dépôt de césium, pas de rétention à l'intérieur de la piscine de suppression.

Arnie Gundersen - Que savaient-ils, et quand le savaient-ils ? (2)

Comment est-ce que je sais cela ? C'est une diapo importante. C'est un peu... flou.

C'est une image infrarouge de l'unité 3. La large tache au centre de la scène est la piscine à combustible usé de l'unité 3. Et la température des gaz émanant de cette piscine est de 62°C, ce qui signifie que le combustible bouillait et se mélangeait à l'air froid, et il y avait un bain d'air chaud radioactif au dessus de la piscine à 62°C, c'est plutôt mauvais.

Mais ce qui est pire, c'est le pic que montre la photo.

TEPCO savait depuis 2 ans mais n'en a pas parlé.

Ce pic, juste ici, est exactement là où le confinement doit se trouver.

Et ce pic est à 128°C, ce qui signifie que ce n'est pas de la vapeur.

La vapeur peut atteindre plus de 100° C. C'est ce que les ingénieurs appellent des tableaux de vapeur. Mais à la pression atmosphérique actuelle, quand on fait bouillir [de l’eau], la vapeur ne dépasse pas 100 °C.

Ces pics sont à 128°, ce qui veut dire que ce n'est pas de la vapeur, ça signifie que ce sont des gaz chauds radioactifs, relâchés directement du confinement. Cela veut aussi dire qu'à l'intérieur du confinement, ça n'était pas sous le point d’ébullition de l'eau, c'était au dessus du point d’ébullition. Il n'y avait pas d'eau sous forme liquide dans ce confinement. C'était le 20 Mars, 9 jours après l'accident. Le confinement relâche des gaz chauds radioactifs directement dans l'environnement. C'est positivement une preuve à mon avis.

Et TEPCO – évidemment ce sont de bons ingénieurs, et ils ont dû voir l'émission de ce pic chaud radioactif à 128°C, environ 250°[F], sur cette photo infrarouge. Donc ils savaient depuis longtemps que d'énormes quantités de césium étaient relâchées directement dans l'air, car elles n'étaient pas piégées dans l'eau de la piscine de suppression.

 

La dernière hypothèse, ce sont les particules chaudes.

C'est moi et Reiko, co-auteur du livre que nous avons écrit en Japonais, prenant un échantillon quand j'étais au Japon en février de l'an dernier.

Arnie Gundersen - Que savaient-ils, et quand le savaient-ils ? (2)

Le sol... j'ai pris 5 échantillons en 5 jours. Je suis simplement allé dans une partie pavée, une partie... Dans un cas c'était un parc pour enfants juste à côté d'une école, les gamins jouaient juste à côté de moi à lancer des cailloux comme font les enfants.  J'ai pris un sachet d'échantillons et j'ai ramené les 5 échantillons, les ai déclaré  aux douanes, ils ont été analysés par Marco Kaltofen à Worcester Polytech. Et chacun des échantillons excédait 7000 Becquerels par kilogramme.

Arnie Gundersen - Que savaient-ils, et quand le savaient-ils ? (2)

Cela signifie que dans une boite d'échantillons de deux livres, nous avions 7.000 désintégrations par secondes de césium, à Tokyo - à plus de 160 kilomètres de l'accident.

Pensez à cela, c'est comme ...  vous savez … New York ... Tokyo et New York sont en gros comparables pour leur importance dans leur pays, et 7.000 Becquerels par kilo est classé comme déchets radioactifs aux États Unis. Donc les gens à Tokyo marchent dans des points où il y a des déchets radioactifs. Et je n'ai pas cherché pour trouver ça, c'était juste au bord du trottoir.

Arnie Gundersen - Que savaient-ils, et quand le savaient-ils ? (2)

C'est une autoradiographie de filtre à air de voiture...

Ce que ça signifie... nous avons eu des gens, Fairewinds a eu des gens qui nous ont envoyé des filtres à air, et il est arrivé un colis totalement inattendu. Comme je m'approchais avec mon compteur Geiger, il a commencé à partir hors-échelle à une distance de 5 pieds [~ 1,5m]. C'était un filtre à air de voiture. Nous l'avons déposé sur une plaque à rayons X, Marco Kaltofen à fait cela à Worcester Poly. Et ce sont les marques de brûlures sur la plaque après qu'elle ait été mise dans un coffre pendant plusieurs jours.

Fukushima City [non pas Daiichi] est à droite, Tokyo est au milieu. Cela montre les particules chaudes radioactives prisonnières des filtres à air. Hé bien il y avait des gens dans ces voitures. Il y avait des enfants dans ces voitures. Si c'est dans leurs poumons...  Si c'est dans leurs filtres à air, c'est dans leurs poumons. Je pense qu'il est permis de supposer que les gens à Fukushima et les gens à Tokyo ont eu une exposition énorme à des particules chaudes directement dans leurs poumons.

 

Nous avons aussi demandé des chaussures d'enfants. C'est la concentration de césium dans ces chaussures. Les enfants attachent leurs chaussures. Les enfants mangent avec leurs mains. C'est dans leur estomac. C'est dans leurs intestins.

Arnie Gundersen - Que savaient-ils, et quand le savaient-ils ? (2)

J'ai pensé comparer les inventaires disponibles de radioactivité du césium par rapport à Fukushima Daiichi. On appelle cela petabecquerels ou PBecquerels et c'est tout un tas de zéros à la fin d'un nombre. [1015 ]. La totalité du césium disponible à Tchernobyl était de 2,9 avec 17 zéros derrière, en césium. Il y avait pratiquement 3 fois plus de césium disponible pour être relâché à Daiichi 1, 2 et 3.

Nous savons que de fait, 300 %, trois fois plus, de gaz nobles ont été relâchés par Daiichi, il ne peut y avoir de discussion à ce sujet.

Arnie Gundersen - Que savaient-ils, et quand le savaient-ils ? (2)

Maintenant, les gens se demandent combien de césium a été libéré.

Tchernobyl montre qu'environ un tiers du césium a été libéré à Tchernobyl, et les experts japonais disent que ''Oh non, il ne peut y avoir que 1 % du césium qui a été relâché, peut être 2 % du césium a été libéré à Fukushima''. Je ne pense pas que cela soit vrai. Et je ne pense pas que cela soit vrai à cause de l'image que je vous ai montrée avant, où la température dans ce réacteur était de l'ordre de – dans le confinement –  était si chaude qu'il n'y avait pas d'eau sous forme liquide pour retenir le césium. Les experts japonais croient que le césium a été retenu dans l'eau. Mais cette photo infrarouge que je vous ai montrée plus tôt montre clairement que ça ne pouvait pas se produire.

Donc j'en conclus que les gaz nobles étaient 3 fois plus nombreux qu'à Tchernobyl, et le taux de fuite du confinement était de 300 % par jour – c'est un chiffre de la NRC – et que la décontamination du césium a été de zéro. Rien n'a été filtré en sortie, nettoyé dans la piscine de suppression.

La seule bonne chose qu'il y ait eu à Fukushima, et pas à Tchernobyl, c'est que d'un côté il y avait de l'eau et souvent le vent soufflait vers la mer. Mais pour compenser cela il y avait la dernière partie de la page qui est que la densité de population au Japon est diablement pire que la population... autour du réacteur de Tchernobyl.

 

Et finalement il y a les rejets liquides. Je n'ai vraiment pas assez de temps pour en parler, mais ils vont continuer pendant des années et des années à venir, et nous savons déjà que les rejets liquides sont de 10 fois ceux de Tchernobyl.

Arnie Gundersen - Que savaient-ils, et quand le savaient-ils ? (2)

Tokyo regroupe 35 millions de personnes dans sa métropole. Et le Premier Ministre Kan a dit ''Notre existence en tant que nation souveraine était en danger''. Je sais déjà que j'ai pris les 5 échantillons qui montrent que des parties de Tokyo, partout dans la ville, étaient radioactives au point que nous aurions dû les envoyer dans un lieu d'entreposage de matières radioactives ici aux États-Unis. Donc je pense que le point important est  ''À  quel moment les risques d'une technologie deviennent-ils inacceptables ?''

 

Ma conclusion est que tôt ou tard, dans tout système infaillible, les imbéciles vont prendre le pas sur les preuves !  [Les systèmes infaillibles n'existent pas]

 

Merci.

Transcription anglaise par Cécile Monnier

Relecture par kna, Afaz.at, Mali Lightfoot, Arnie Gundersen pour un point technique spécifique sur la vapeur au dessus ou en dessous de 100°C.

Traduction par Cécile Monnier

Relecture & édition par kna

 

 

Article de Kna60 sur son blog

 

Lire la suite

GUERRE EN SYRIE. Arnaque: le journal Le Monde s?enfonce (encore) dans le d?ni

Le journal Le Monde continue son arnaque sur le dossier syrien. Tout d’abord, il persiste à parler de rebellion et rebelle. Son dernier billet intitulé: Carte : Comprendre la rébellion syrienne en 5 minutes, est tellement mensonger qu’il y a de quoi gerber en écoutant leur description de ces monstres. Parler d’islamiste modéré est un véritable […]

Lire la suite

LE CRASH BOURSIER EST ? NOS PORTES ET LES EXPERTS RADOTENT

Exercice d’analyse en économie politique   Aujourd’hui, travail d’apprentissage ardu. Il s’agit de lire à l’endroit un texte  écrit à l’envers, aporie d’une star de l’économie qui pollue les ondes télé et radio, tout comme ses collègues encombrent les cahiers … Lire la suite

Lire la suite

Je ne veux pas ?tre tol?r?e?

Dalila AwadaL?auteure est ?tudiante en sociologie ? l?UQAM. La tol?rance. Par quel bout on prend ?a? Par quelle sacrosainte ?objectivit?? on aborde ce sujet? Je n?en ai pas la moindre id?e, alors je veux partager une petite bribe de bagage personnel avec vous. Mais, je vous avertis tout de suite, ...

Lire la suite

La liste alphab?tique, bien courte et bien ?clectique, des R?publiques Islamiques

UN ŒIL SUR L’ISLAMIE Paul Laurendeau La notion de République Islamique ne renvoie absolument pas à un dispositif politique cohérent, comme on cherche implicitement à nous le faire croire par les temps propagandistes qui courent. Cette idée largement paradoxale, qui … Lire la suite

Lire la suite

Les milliardaires vous remercient de leur remplir les poches et de payer ? la place des banques

Chaos Contr?le   Les 1.426 milliardaires recens?s sur cette plan?te vous remercient pour votre formidable aptitude ? les enrichir quotidiennement, en privil?giant leurs produits manufactur?s des clopinettes aux milliards d?esclaves sous pay?s des pays sous d?velopp?s, et que vous achetez cent fois plus cher chez vos commer?ants locaux. Les 500 ...

Lire la suite

R?fugi?s ? OKAYAMA

Texte de HORI Yasuo, rédigé le 13 septembre 2013.

Réfugiés à OKAYAMA

Le 13 septembre 2013

Réfugiés à OKAYAMA

 

HORI Yasuo

 

 

Traduit du japonais à l'espéranto par Hori Yasuo,

Puis de l'espéranto au français par Ginette MARTIN

 


Après l'accident nucléaire de Fukushima, non seulement des habitants de Fukushima, mais encore des personnes de départements voisins ont trouvé refuge dans d'autres départements. Le nombre de réfugiés en provenance de Fukushima est de 149 949 pour une population totale (qui était de) de 2,1 millions. Voir la carte ci-dessus. Parmi ceux-ci  95 853 vivent dans d'autres villes du Fukushima et 53 960 dans d'autres départements.
Il y a peu de temps mon ami du OKAYAMA, département à l'ouest du Japon, m'a envoyé une brochure sur la vie de ces réfugiés. Je vais la traduire.

 

De quels départements viennent-ils?
    1106 personnes sont venues dans le OKAYAMA après l'accident nucléaire. La plupart sont originaires des départements suivants :
- Fukushima: 364
- Tokyo: 201
- Tshiba: 139
- Kanagawa: 108
- Ibaraki: 102
Quand a eu lieu l'accident nucléaire, il y a eu des courants de vent, et l'un d'eux s'est dirigé vers Tokyo. Tous les 4 départements, sauf Fukushima, sont situés le long de ces flux de vent, et ont donc été des lieux de radioactivité intense. Beaucoup de mères ont fui vers l'ouest dans la terreur. Mais pour se déplacer et avoir une nouvelle vie ailleurs, il faut une décision et un ensemble de conditions. Comment les réfugiés dans le OKAYAMA ont-ils pris leur décision et comment vivent-ils maintenant?


Je suis heureuse dans le OKAYAMA
         Mme Hashimoto Jooko , est venue avec un enfant de Ibaraki à la ville de OKAYAMA. Son mari et un autre enfant sont restés à Ibaraki.
Lorsque l'accident nucléaire  a eu lieu à Fukushima, de nombreuses particules radioactives ont été dispersées. J'ai vu l'accident à la télé, et me suis immédiatement souvenue que de nombreuses personnes souffrent encore de Tchernobyl. J'ai entendu dire qu'il y a des endroits très pollués, même à 600 kilomètres de Tchernobyl. J'ai été terrifiée, mais décider de fuir était difficile. J'avais beaucoup de choses précieuses et des personnes auxquelles je tenais à Ibaraki, mais j'ai choisi la santé et la vie de mes enfants comme bien le plus précieux. Maintenant je me sens heureuse, car ici je peux respirer profondément et sécher ma lessive dehors. Je souhaite très fort que OKAYAMA ne soit pas contaminé.

 

OKAYAMA est un endroit très agréable.
    Mme Kurokawa Suzuko, venue avec une fille de la ville Nagareyama, Tshiba, à la ville de Sooja, OKAYAMA. Son mari est resté à Tokyo.
    Depuis mai 2011, j'ai emménagé dans la ville de Sooja avec ma fille. À l'époque, le district nord-ouest de Tshiba a été contaminé par l'accident nucléaire, et j'ai décidé de fuir pour éviter à ma fille la mauvaise influence de la radioactivité. Mon mari vit toujours à Tokyo.
    La ville de Sooja m'était complètement étrangère jusque-là, mais il y a des personnes qui ont bon cœur et qui nous soutiennent, et puis nous avons réussi à louer une maison. Beaucoup de gens vivent à Tokyo complètement étrangers les uns aux autres, mais ici les gens sont agréablement amicaux avec nous. Je ne vois pas comment sera ma vie dans l'avenir, mais lorsque je me sens triste et solitaire, la belle nature du OKAYAMA me console.

 

Notre vie commence à se stabiliser.
   Mme E.F., son mari et ses deux enfants, sont venus de Fukushima à la ville de Takahashi, OKAYAMA
   Le lendemain du tremblement de terre, les réacteurs nucléaires ont explosé. Ma maison était à 60 km de la centrale, mais ce soir-là ma fille de deux ans a eu une forte fièvre, et le lendemain moi aussi, et j'ai commencé à avoir une grande inquiétude à cause de l'accident nucléaire.
    Je dois protéger mes enfants ! Je dois me réfugier avec mes enfants dans un endroit sûr ! Cinq jours après l'accident, j'ai quitté Fukushima. Toute seule, je conduisais l'automobile avec des mains tremblantes. J'ai traversé la montagne enneigée jusqu'au département de Yamagata, et ensuite suis allée à Miyaghi, où sont mes parents.
    Mon mari, forestier, était resté dans le département de Fukushima, mais l'accident a influencé son travail. Nous avons cherché un emploi sur internet et avons décidé de déménager à OKAYAMA, où les forêts sont abondantes. OKAYAMA est un lieu qui nous est totalement étranger, mais maintenant, entourés de la belle nature et de gens sympathiques, nous commençons à avoir une vie stable ici.

 

La maladie de mon enfant m'a causé un choc.
    Mme T.K., avec son mari et ses deux enfants, est venue de Ibaraki à la ville de Akaiwa, OKAYAMA
    Quand j'ai entendu dire que les réacteurs nucléaires avaient atteint le seuil critique, j'ai tout de suite emballé l'essentiel dans la voiture et je suis allée dans le département de Gunma, où vivent mes parents. Le réacteur n° 1 a explosé. Ce jour-là, ma fille beaucoup saigné du nez. Et le lendemain  ma nièce, mon frère et ma mère aussi ont saigné du nez. La distance entre Fukushima et Gunma est de 200 km, donc je n'avais pas prévu qu'une telle chose se produirait. Ensuite le gouvernement a interdit de commercialiser des légumes de Gunma. Quand nous sommes rentrés à Ibaraki, je savais que l'air, la mer et l'eau étaient contaminés.
    Je veux donner une nourriture saine à mes enfants! Je veux qu'ils jouent à l'extérieur à volonté ! En pensant à tout cela, j'ai décidé de déménager.
    Il y avait plusieurs options. J'ai choisi le OKAYAMA, parce qu'il est très loin du département de Fukushima, se trouve situé dans la même île de Honshuu et souffre rarement de catastrophes naturelles. Maintenant, mes enfants jouent librement, et nous vivons en paix.

 

Nous vivons ici au sein de réseaux amicaux.
    Mme Tayasu Eri, son mari et ses deux enfants, sont venus de Urayasu, Tshiba, à la  la ville de Tsuyama, OKAYAMA.
    En raison de l'accident nucléaire,  mon ancienne ville de Urayasu dans le Tshiba est devenue trop polluée. On a trouvé un bouquet d'arbustes dans un parc contaminé à 30 000 becquerels par kilogramme, mais la ville et le gouvernement étaient trop centrés sur l'économie. Je savais que nous seuls, les parents, pouvions protéger nos enfants. Pendant un an, nous avons réfléchi à notre avenir, et enfin avons cessé de travailler là-bas et décidé de déménager à OKAYAMA. L'année dernière, nous avons voyagé dans l'OKAYAMA pendant 10 jours pour trouver un endroit approprié, et quand nous avons vu les belles rivières de la ville de Tsuyama, j'ai cette ville. Maintenant, je travaille au bureau municipal. Nos enfants de 2 ans et 5 ans jouent joyeusement dans l'air frais. Nous sommes très heureux d'avoir déménagé ici.

 

 Je suis venue ici juste avant mon accouchement.

    Mme Watanabe et sa fille, sont venues de la ville de Iwaki, département de Fukushima, à la ville de Tamano, OKAYAMA.

 Mon mari va venir ici en août.
    En mars 2011, j'étais enceinte de 9 mois. Il y eu l'accident nucléaire. Je me suis réfugiée dans la maison d'une personne de ma parenté loin de la centrale dans le département de Fukushima. Là, je suis allée à  l'hôpital voisin, mais il a brusquement fermé. J'ai été choquée et je me sentais inquiète. Je devais trouver un hôpital où je pourrais mettre au monde mon bébé, et j'ai téléphoné à ma belle-sœur dans l'OKAYAMA. Le lendemain, je partais en train et en avion. Je n'avais rien, même pas de sous-vêtements.
    Dix jours après avoir trouvé un logement, j'ai donné naissance à mon bébé. Beaucoup de gens m'ont donné des vêtements et des objets de première nécessité pour mon bébé et moi. Un article à mon sujet est paru  dans un journal, et beaucoup de gens m'ont envoyé des lettres, des vêtements et des livres.  Deux années ont passé déjà, mais certains me rendent encore visite.

 

Je remercie OKAYAMA
     Mme J. avec deux enfants, est venue du département de Miyaghi à la ville de OKAYAMA
    En mars 2011, tous les jours des tremblements de terre se succédaient sans arrêt. Mes enfants ont été si terrifiés qu'ils se blottissaient constamment contre moi. Nous ne pouvions pas nous endormir facilement. A cause  de l’éventualité de grands tremblements de terre et de la maladie de mes enfants due à la radioactivité, j'ai décidé de faire tout ce que je pouvais, et j'ai déménagé à OKAYAMA.
    Ma maison dans le Miyaghi a été partiellement détruite. Habituellement, dans ces conditions les gens n'ont pas droit à un logement gratuit, mais la ville de  OKAYAMA, contrairement à d'autres villes, m'a charitablement attribué une maison. Je suis très reconnaissante à la ville de OKAYAMA.

 

Pourquoi OKAYAMA?
    OKAYAMA a accueilli 992 réfugiés, derrière Osako (1132) et Okinavo (1002). Elle occupe la troisième place parmi les 23 départements de l'ouest du Japon. Le professeur Gotoo Noriaki en analyse les raisons:
  1. Divers organismes pour aider les sinistrés ont été très tôt mis sur pied.
  2. Différents rapports ont été largement diffusés par Internet.
  3.  Des coordinateurs actifs mettent en relation ces organisations entre elles.
  4. Des relations amicales existent entre ces organisations et entre les anciens et nouveaux habitants.
  5. Le OKAYAMA est compact avec des villes relativement grandes, des espaces ruraux et des montagnes.
  6. OKAYAMA  est situé dans endroit commode,  avec des liaisons ferroviaires rapides et un réseau de lignes aériennes pour toutes les directions.
  7. Le climat y est doux avec une riche production agricole et des produits de la mer.

 

Cependant, beaucoup ne sont pas heureux.
    Ci-dessus ne s’exprimaient que des gens heureux, mais en réalité nombreux sont ceux qui souffrent. Le 26 août, le journal Fukushima-Minpoo a publié au sujet des souffrances des réfugiés les rubriques suivantes: "Graves sont les blessures du cœur - sentiment d'isolement, subsistance difficile et maladie." En voici le contenu:
"Le département de Fukushima a ouvert, en avril 2012, un «  Centre de soutien psychologique aux réfugiés ». Beaucoup de demandes y affluent. Plus de la moitié d'entre elles ont trait à l'insomnie et à l'inquiétude. Certains réfugiés souffrent de mélancolie ou d'alcoolisme. Plus se prolonge le séjour dans un lieu-refuge du département d’origine ou dans d'autres départements, et plus les problèmes de subsistance se multiplient. Selon une enquête menée en 2012 auprès de 66.014 personnes réfugiées dans 13 villes du département de Fukushima, 4 677 d’entre elles (7%) ont besoin d'aide pour leur stress mental. Le département envisage de mettre en place des centres similaires dans les départements de Yamagata, Niigata et Tokyo, où vivent au total 20 000 réfugiés ".

 

Décès liés à la catastrophe
   Au cours du tsunami ont péri 1 599 personnes dans le département de Fukushima, et plus tard, à cause du raz de marée et de l'accident nucléaire réunis, beaucoup se sont réfugiées dans des lieux qui leur étaient étrangers. En raison de mauvaises conditions dans les refuges, de séjours prolongés dans ceux-ci, de maladies et de suicides, déjà 1539 d’entre elles sont mortes dans le désespoir. Et comme 109 autres décès pourront être reconnus comme tels, il est clair que le nombre de « décès liés à la catastrophe » va dépasser celui des décès directement dus au tsunami.
    Les raisons de ces décès sont « la fatigue en refuge » (33,7%), « la fatigue pendant l'exode » (29,5%), « le manque de soins médicaux à cause de dysfonctionnement des hôpitaux » (14,5%) et« le suicide » (9 personnes, 1,2%).
    Le nombre de décès liés à la catastrophe dans les deux autres départements est de 423 (Iwate) et 869 (Miyaghi), donc le nombre de morts dans le Fukushima est beaucoup plus grand. En raison de l'accident nucléaire, les réfugiés restés à l'intérieur du Fukushima sont deux fois plus nombreux, et ils n'ont aucun espoir pour leur avenir.

 

 

L'accident nucléaire a détruit la vie paisible de beaucoup de gens, mais le gouvernement et le monde industriel ne se sentent pas coupables, au contraire  ils veulent continuer la dangereuse politique énergétique menée jusqu'à présent, dépendante de l'énergie atomique. Ils sont vraiment fous !
J'espère vraiment que ces réfugiés vivront tranquillement une nouvelle vie dans  le OKAYAMA et d'autres départements.

 

 

HORI Yasuo, traduit par Ginette MARTIN

(avec l'aide de Paul Signoret)

 

 

Lire la suite

Espionner et contr?ler : pouvoir r?el ou illusion ( Stella Calloni)

L?espionnage g?n?ralis? est une manifestation de la soci?t? du soup?on g?n?ralis? qui est aussi un mode d??tre du fascisme. Lorsqu?on lit les listes des personnes consid?r?es comme?susceptibles?de terrorismes selon les ??autorit?s?? ?tasuniennes ? ceux qui expriment des philosophies libertaires, des partisans d?opinions favorables second amendement (droit de porter des armes), ...

Lire la suite