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Des poissons Ogm toujours plus gros et plus voraces

    Apprentis sorciers Agn?s Rousseaux Ses d?tracteurs l?appellent le ??Frankenfish???: un saumon g?n?tiquement modifi? qui grossit deux fois plus vite que ses cong?n?res naturels, baptis? ??AquAdvantage?? par ses concepteurs. Il pourrait tr?s prochainement ?tre commercialis? aux ?tats-Unis. AquaBounty Technologies, l?entreprise qui a cr?? ce poisson, assure qu?il n?y aucun ...

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L’esclave crypt

Tout progr?s est ambigu, ? la fois chance et p?ril. C?est nous qui choisissons. Le progr?s technique nous donne actuellement la possibilit? de gagner plus, de vivre mieux, de travailler moins. Et comme nous avons lib?r? la cupidit? des hommes, avec la lib?ralisation du secteur financier, ce sont les effets ...

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Tchernobyl, une histoire pas si naturelle que

A l’occasion du triste anniversaire du début de la catastrophe de Tchernobyl, j’aimerais revenir sur un documentaire de Luc Riolon diffusé la première fois par Arte en 2010, « Tchernobyl, une histoire naturelle ? », et qui depuis revient régulièrement pour alimenter de fausses idées sur les bienfaits de la radioactivité. Tout dans ce reportage est fait pour accréditer que les faibles doses sont bénéfiques à la nature et que finalement, Tchernobyl a été une bonne expérience. Bien sûr, beaucoup de choses rappelées dans ce film sont vraies, mais un objectif est clairement fixé dans le scénario : persuader petit à petit le spectateur que la radioactivité n’est pas si dangereuse que ça, en utilisant la technique de la persuasion répétitive.

Des paroles bien choisies

 

Dès le début du film, on se met dans le bain avec l’émerveillement des scientifiques :

« Tchernobyl offre des possibilités de recherche vraiment fascinantes qui rejoignent parfaitement nos pôles d’intérêts et qui ne pourraient être nommées nulle part ailleurs », dit l’un ;

« Tchernobyl nous offre une prodigieuse possibilité de comprendre les conséquences biologiques d’un désastre nucléaire majeur », dit l’autre.

 

Et plus loin, la voix off :

« Dans ce laboratoire à ciel ouvert, les scientifiques allaient mettre au jour des phénomènes tout à fait extraordinaires. »

 

Le scientifique « ancien liquidateur » trouve un mulot en excellente santé dans un endroit « 1000 fois plus radioactif que la normale » (mais pas de dose chiffrée).

 

La voix off : « Plus de deux décennies après la catastrophe, la nature semble de manière surprenante avoir repris tous ses droits à Tchernobyl. »

« Les oiseaux nichent même sur le sarcophage de béton qui recouvre le réacteur défunt à des niveaux de radioactivité un million de fois la normale. »

« Tous ces animaux semblent en parfaite santé ».

 

La zone interdite abrite une espèce rare, le cheval de Prevalsky.

Les vieux chevaux malades sont maintenant en forme et le groupe s’est développé. « Je pense que c’est un paradis ici pour les chevaux » dit la scientifique de Kiev.

 

La voix off : « La végétation est exhubérante. »    

« Comme pour les animaux, les radiations semblent n’avoir aucune conséquence sur la végétation. »

« La forêt rouge allait bientôt devenir un laboratoire des plus étonnants de la planète. »

 

Un autre scientifique, qui cultive son jardin dans la zone interdite, a retiré le raisin, le cassis et l’oseille (sous-entendu plantes qui capturent trop le césium ou le strontium).

« Lenid peut donc tranquillement manger les produits de son jardin, soigneusement vérifiés et sélectionnés. »

 

Robert J. Baker : « Même dans la forêt rouge, la végétation est épaisse et l’habitat est devenu sain. Nous pouvons dire qu’il y a plus d’animaux à l’intérieur de la zone que dans des endroits à l’habitat comparable à l’extérieur des 30 km de la zone interdite. »

 

 

A force d’entendre ces paroles répétées, qu’on s’y sent bien à Tchernobyl ! Il ne reste plus qu’à lâcher des informations « scientifiques », et le tour est joué.

 

 

Détournement d’information et désinformation

 

Au début du reportage, une scientifique de l’IRSN aborde le sujet du plutonium, puis subitement, à 30 min, la voix off annonce que la radioactivité dans la zone de Tchernobyl est due principalement à deux radionucléides toujours présents : le césium 137 et strontium 90. Evaporé le plutonium ! Résultat des recherches sur le plutonium ? Ce n’est pas la peine d’en parler, ce n’est pas intéressant. A Fukushima non plus ce n’est pas intéressant. On en trouve oui, ça on ne peut pas le nier, mais quand à étudier l’effet du plutonium sur le monde vivant… Peut-être ce n’est pas nécessaire car on connaît déjà les conclusions ? Radiotoxique très puissant ? Cancérigène ? Ou bien on peut boire le plutonium sans crainte ?

 

Robert J. Baker, généticien à la Texas Tech University Lubbock : « Nous avons été choqué par ce que nous avons trouvé : un taux très élevé de mutation chez les animaux ». Le scientifique a donc publié un article dans Nature précisant que Tchernobyl a provoqué un déferlement de mutations. Quelques semaines après la parution de l’article, ils refont les analyses avec un autre matériel et découvrent que tout est faux et qu’ils se sont trompés.

Et le scientifique de conclure : « Au jour d’aujourd’hui, on peut dire que non seulement les animaux [les souris de Tchernobyl] vont bien, mais qu’également leur génome n’a pas subi de modification. »

C’est pas beau ça ? Dans ce film, on prend comme base scientifique un gars qui s’est rétracté quelques semaines après avoir publié un article dans une revue scientifique de renom à comité de lecture. Est-ce sérieux ? Je suis entièrement d’accord qu’on puisse faire des erreurs et le reconnaître, c’est une démarche plus que louable. Mais dans ce cas, même s’il n’y a pas eu de pression du lobby nucléaire sur cette équipe scientifique, le réalisateur aurait pu donner la parole à d’autres scientifiques qui avaient d’autres conclusions.

 

Est-ce que cet autre scientifique, Sergey Gashchak, radioécologue à l’International Radioecology Laboratory Slavutich, est également sérieux quand il prétend que les mutations peuvent provenir d’autres facteurs naturels comme des anomalies de la biologie des animaux liées à une carence en nutriments, d’une modification du climat (sécheresse ou grande humidité), d’une augmentation des parasites, etc. ?

Ce même homme assure, squelette de cervidé filmé à l’appui : « Bien sûr le strontium provoque des problèmes de santé aux animaux qui vivent ici, mais le squelette semble parfaitement normal. La cause de la mort n’est pas du tout le strontium. Il a été tout simplement dévoré par des loups. »

Même technique de communication qu’avec le mulot : il montre un seul spécimen et le spectateur est conduit à penser que tous les animaux pètent la forme !

 

Le réalisateur réutilisera la même technique pour les oiseaux : on stigmatise le cas des hirondelles qui présentent des malformations (plumes dissymétriques, vieillissement prématuré, tumeurs, etc. mais c’est de leur faute, elles sont fatiguées), et du coup on sous-entend que tous les autres oiseaux vivant en zone contaminée vont bien.

 

Le reportage finit par faire l’apologie de l’effet Hormésis (les faibles doses seraient bénéfiques, alors qu’il est établi depuis des lustres que tout rayonnement a un effet destructeur sur les cellules). On est sauvés ! Mais bon sang, de quoi se plaignent les populations qui vivent en continu dans les territoires contaminés, à Tchernobyl et à Fukushima ?

 

 

Le reportage sert de support aux experts pronucléaires

 

Jean-Marc Jancovici reprend à son compte en février 2012 le tableau idyllique dressé par le film : « Du point de vue des écosystèmes, et ce n’est pas du tout de l’ironie, un accident de centrale est une excellente nouvelle, car cela crée instantanément une réserve naturelle parfaite », déclare-t-il en février 2012.

Mais n’était-ce pas le but recherché par le réalisateur ? Ou bien celui-ci s’est-il fait influencer par ceux qui l’ont aidé dans sa tâche ? Il faut dire qu’une armada de spécialistes de l’IRSN, organisme bien connu pour minimiser les conséquences sanitaires liées à la radioactivité, l’ont aidé dans ses recherches : Didier Champion (Pôle "Radioprotection, environnement, déchets et crise » à l’IRSN, Marie-Pierre Bigot (direction de la communication à l’IRSN), Pascale Portes (responsable du service de presse à IRSN), Jacqueline Garnier-Laplace (Chef de service Recherche, Expertise et Evaluation d’impact environnemental à IRSN), Patrick Gourmelon (directeur de la radioprotection humaine à l’IRSN), Jean-René Jourdain (direction de la protection de l'homme à l’IRSN) et François Bréchignac (Directeur scientifique adjoint à l’IRSN). Toute cette équipe, supervisée par Dietrich Averbeck, Directeur de recherche émérite du CNRS à l’Institut Curie, mais surtout membre du conseil scientifique de l’IRSN, a joué un grand rôle dans le message global du film.

 

 

Conclusions et commentaires sur le film

 

Depuis qu’il est sorti, ce film très controversé a déjà fait couler beaucoup d’encre. Pour finir, je voudrais reprendre la conclusion d’un très bon article de Michel Fernex, professeur émérite de médecine et spécialiste des impacts sanitaires des radiations (source) :

 

« L’histoire naturelle de Tchernobyl, ce devait être ce qui se déroule dans la nature dans la zone d’exclusion de 30 km de rayon autour du réacteur atomique détruit en 1986. Des chercheurs encore sur place ont consacré des années à l’étude de la faune et ont suivi différentes espèces pendant plusieurs années. Un cinéaste indépendant aurait pu faire profiter les spectateurs de quelques découvertes importantes faites dans ce laboratoire à ciel ouvert, en réalisant un bon documentaire. Il pouvait faire appel au naturaliste du CNRS de Paris Sud, qui travaille sur le terrain depuis plus de dix ans. Avec la collaboration de spécialistes de nombreux pays, Møller & Mousseau décrivent l’impact des rayonnements ionisants sur l’ensemble de la faune. S’en tenir à deux rongeurs médiocrement étudiés dans le terrain et présenter de façon assez confuse ce qui se passe chez les hirondelles, comme si cette espèce était l’exception et non la règle, c’est insuffisant. Volontairement insuffisant.

Pour le monde végétal, le film nous apprend que les pins sont vulnérables et les bouleaux le sont moins, ce qui permet à cette espèce pionnière d’envahir de nombreux espaces, y compris la ville abandonnée de Prypiat. Les fourrés de bouleaux sont d’une grande pauvreté à côté des forêts qui accompagnent les rivières et les fleuves du Bélarus et de l’Ukraine. Il faudra des siècles pour qu’une forêt digne de ce nom renaisse autour de Tchernobyl.

Les spectateurs auront résolu l’énigme proposée par le titre du film. Ils auront découvert la cause de la médiocrité de l’information livrée. À quoi sert cette permanente accumulation de mensonges par omission dont est composé le scénario ? À qui rapporte le crime ? Certes, le réalisateur n’est pas le premier bénéficiaire.

Retenons que le principal objectif statutaire de la puissante agence de l’ONU, l’AIEA, c’est « l’accélération de l’augmentation de la contribution de l’énergie atomique pour la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier ». De toute évidence, ses membres comme tous ceux qui touchent indemnités ou salaires de cette institution ne peuvent être que juge et partie face aux problèmes que soulèvent les victimes des accidents nucléaires, principalement quand il s’agit d’humains. Mais l’AIEA est à nouveau contrainte par ses statuts d’étendre la propagande pro-nucléaire dont elle a la charge, en masquant la souffrance de la faune et en inventant des slogans comme « les animaux se sont rapidement remis du choc radiologique qui a suivi l’explosion de 1986. Ils prospèrent magnifiquement ». L’AIEA ne peut plus se servir de la "radiophobie" dont elle a déjà tellement abusé. Les biologistes constatent que de vastes espaces demeurent impropres à la survie de nombreuses espèces ; seule la permanente recolonisation par des animaux venant de l’extérieur, comme chaque printemps les oiseaux migrateurs ou erratiques, permettent le maintien d’une vie maladive dans ce milieu contaminé.

L’AIEA, l’agence, la plus haut placée dans la hiérarchie de l’ONU, dépendant directement du Conseil de Sécurité, soutient le lobby de l’atome et doit à tout prix nier la vérité sur les conséquences de Tchernobyl sur la santé de la faune comme sur celle des humains. »

Pour en savoir plus :

 

Sur le reportage d’Arte :

« Tchernobyl, histoire naturelle ? »

Un film de Luc Riolon, écrit par Luc Riolon et Antoine Bamas

Produit par Arte France, Camera Lucida Productions, CNRS Images

en partenariat avec Eurovision Science et la Commission européenne de recherche

Conseiller scientifique : Dietrich Averbeck (institut Curie, CNRS)

 

 

Avis de Michel Fernex

 

Avis de Jacques Foos

 

Avis d’Yves Lenoir

 

Avis de Bella Belbéoch

 

 

Le reportage analysé par thème par Yann Moreau

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MOX et INTOX

Suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima débutée en mars 2011, le rouleau compresseur du village nucléaire a réalisé et réalise son implacable programme.

- décembre 2011 : déclaration « d’arrêt à froid » des 3 ex-réacteurs

- année 2012 : opération communication-intox pour marteler que tout est maîtrisé, qu’il y a zéro morts à Fukushima, qu’il n’y a pas de catastrophe sanitaire

- juillet 2012 : redémarrage de la centrale nucléaire d’Ohi, afin de combattre l’idée que vivre sans nucléaire est possible

- avril 2013 : redémarrage du commerce français du MOX avec le Japon, arrêté en 2011, pour continuer à faire de l’argent sur le dos de la santé des populations

Merci aux citoyens français qui se sont mobilisés le 17 avril 2013 à Cherbourg pour rendre visible l’inacceptable : le commerce outrancier et insultant d’une énergie policière et mortifère.

Qu’est-ce que le MOX ?

Le MOX est un combustible nucléaire fabriqué en France composé d’oxydes d’Uranium et de Plutonium. Le réacteur n° 3 de Fukushima Daiichi, qui a explosé le 14 mars 2011, avait été chargé au MOX.

MOX: 40 antinucléaires réunis près du port de Cherbourg sauvent l'honneur de la France au Japon

Partis ce mercredi à 0 h 20 de l'usine Areva de la Hague, les trois camions transportant le combustible nucléaire sont arrivés le 17 avril à 2 h 30 sur le port de Cherbourg. 40 antinucléaires ...

http://leblogdejeudi.fr/mox-40-antinucleaires-pacifistes-sauvent-lhonneur-de-la-france-au-japon/

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Le ??mod?le?? ?conomique chinois

GILLES BONAFI ( Ceux qui m’ont transmis leur mécontentement suite à mon article  » L’économie chinoise sous perfusion ! « , publié dimanche 7 avril, vont devoir aussi dénigrer les analystes de la BNP Paribas, ainsi que ceux de l’agence Fitch. … Lire la suite

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Radioactivit? : d?sinformation scandaleuse sur le radon

gastein3.jpgDans un article paru le 4 avril 2013 intitulé « Dans les Alpes autrichiennes, on se soigne à la radioactivité », on découvre avec stupeur que le radon serait un gaz radioactif miraculeux. L’auteur de l’article, sans aucun esprit critique ni vérification de ses sources, écrit sans complexe : « la potion se révèle étonnamment bienfaitrice pour des patients souffrant de maladies de peau ou se trouvant victimes d’un système immunitaire affaibli ». Cet article mensonger et dangereux est un exemple type de la manière dont le village nucléaire, dont l’industrie pharmaceutique fait partie, agit pour manipuler l’opinion.   
 
L’auteur de cet article, Patrick Rollo, est soutenu par le site Care Vox qui a un comité de modérateurs. Celui-ci vérifie que les articles proposés respectent le cadre de la politique éditoriale. Comment connaitre cette politique éditoriale ? En cliquant sur ce lien, certes, mais aussi en lisant les articles de Patrick Rollo : pour ce qui concerne le nucléaire, ce qui prévaut est la minimisation des effets sanitaires des faibles doses radioactives, la diffusion de l’idée que les effets psychologiques d’une catastrophe nucléaires sont plus graves que les effets de la radioactivité et, avec ce dernier article, l’appui de l’idée que la radioactivité est bonne pour la santé ! Or cet article est scandaleux : il développe l’idée que le radon est un gaz guérisseur. C’est très grave, car cette assertion est absolument fausse. Le radon est un des agents responsables du cancer du poumon car ses descendants émettent des rayonnements alpha qui peuvent induire le développement de la maladie. En France, une étude a montré que ce gaz radioactif pourrait être responsable du décès de 2500 personnes par an.
 
Retrouver la source
 
La source des « informations » donnée par Patrick Rollo est http://www.gentside.com/sant%E9/en-autriche-un-centre-de-soins-soigne-ses-patients-a-la-radioactivite_art49224.html, qui la reprend de http://www.odditycentral.com/travel/austrias-healing-caves-offer-radioactive-miracle-cure.html, qui la reprend de http://www.pilot-pr.com/blog/a-natural-healing-phenomenon-and-a-spa-holiday-quite-unlike-any-other-my-incredible-gastein-healing-cave-experience/, qui la reprend de http://www.grandparkhotel.at/  et de http://www.gasteiner-heilstollen.com/, c’est-à-dire les bénéficiaires directs de cette fumisterie : la société qui exploite la grotte miraculeuse et l’hôtel qui héberge les gens qui se font avoir.
 
Voici l’incroyable publicité pour le gaz miraculeux

 
 
Mais, contrairement à ses sources, Patrick Rollo « omet » de préciser que le radon est reconnu pour donner le cancer du poumon. Est-ce un oubli, une volonté de faire du buzz avec un article détonnant, ou un excès de zèle dans une désinformation programmée en continu ? Je pencherais pour la dernière hypothèse, selon ce que j’ai pu constater en lisant ses anciens articles. 
 
Une désinformation insidieuse
 
Dès 15 mars 2011, Patrick Rollo écrivait que des pastilles d’iode étaient distribuées à la population, ce qui était loin d’être le cas, comme l’a souligné le rapport sur la catastrophe de Fukushima du Parlement japonais.
 
Le 18 mars 2011, l’auteur rapporte les propos rassurants de « Patrick Gourmelon, qui rappelle qu’en « terme médical, il est admis qu’en dessous de 100 mSv, la dose est faible». Tiens tiens, on a retrouvé ces mêmes propos quelques mois plus tard au Japon dans la bouche de « Monsieur 100 milliSiverts », Shunichi Yamashita, ce « scientifique » qui prétend que « les radiations n'affectent pas les gens qui sourient ».
 
Le 26 avril 2011, il rapporte les conclusions sur Tchernobyl du très controversé « Forum des Nations Unies : « l’impact sur la santé mentale est le plus gros problème de santé publique causé par l’accident à ce jour ». A 25 ans d’intervalle, des spécialistes établissent des parallèles troublants avec « l’après Fukushima ». Cette désinformation avait déjà été amorcée par un article de Laurence Roux-Fouillet publié également sur Care Vox le 18 mars 2011 : en cas de problème nucléaire, « le premier risque est psychologique ». Il y a donc plusieurs auteurs qui sévissent sur ce site pour, semble-t-il, maintenir une désinformation constante sur le web.
 
A qui profite le crime ?
 
Le site Care Vox a été fondé par… leurs fondateurs ; aucun nom de personne n’apparaît dans la rubrique « Fondateurs ». En revanche, des noms de sociétés sont mentionnées : Cybion « société anonyme indépendante dont le capital appartient majoritairement aux fondateurs » ; et « Pharmagest Interactive », « leader dans le développement et la commercialisation de solutions informatiques professionnelles pour les officines et l’industrie pharmaceutique ». La boucle est bouclée, l’industrie pharmaceutique finance la désinformation sur le nucléaire qui est une manne pour elle : le radon  « bienfaisant » produit les cancers, les cancers fournissent les clients !
 
L’article 1 de la ligne éditoriale du site Care Vox, « Garantir la fiabilité et la transparence des informations », est ainsi complètement bafoué. L’information diffusée par le site, pour cet article en particulier, n’est absolument pas fiable puisqu’elle est basée sur le profit de sociétés au dépend de la santé des gens, et elle n’est absolument pas transparente puisqu’aucun nom de responsable n’apparaît dans le site.
 
L’auteur essaie donc, par le biais d’un support informatif « collaboratif » financé par l’industrie pharmaceutique, de nous faire croire des âneries monumentales, pouvant compromettre la santé des gens qui le lisent. Cet article est dangereux, toxique je dirais, et je demande d’urgence son retrait du site Care Vox. J’ai envoyé un message en ce sens aux responsables inconnus du site. Vous pouvez aussi réagir en leur écrivant à cette adresse ou en écrivant des commentaires sur leur page Facebook.
 
Veilleur de Fukushima toujours en colère depuis mars 2011, je ne laisserai pas passer ce genre de mensonge. Chacun doit rester vigilant sur les infos qui circulent sur la toile. Cet article et son auteur ne sont pas les seuls à sévir. La désinformation est constante et insidieuse, financée par des groupes puissants, il faut à chaque fois que c’est possible la dénoncer. Il ne faut pas se taire, ne rien laisser passer, en l’honneur et en soutien des victimes de Tchernobyl, de Fukushima et d’ailleurs.
 
Pierre Fetet
 
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L’illustration d’entête est extraite de la vidéo citée dans cette page.
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En savoir plus sur le radon avec cet article du site "Sornettes" :
 
 
 
 

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L?assurance-sant? : priv? vs public.

MINARCHISTE Récemment, Paul Krugman soulignait sur son blogue que les coûts de Médicare et Médicaid étaient beaucoup plus bas que les coûts des assureurs privés (voir Ku & Broaddus 2008). Il est d’ailleurs bien documenté que les coûts d’administration des … Lire la suite

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La vie ne tient qu’? un rat

On connait le « syndrome de l'aile du papillon » qui propose qu'un battement d'aile peut déclencher une catastrophe à l'autre bout de la planète. C'est ce qui a failli se vérifier récemment lorsqu'un rat à mis en péril tout l'hémisphère nord. En effet, comme l'a écrit Pierre Schoendoerffer : « le battement d'ailes d'un papillon au pays du matin calme pouvait provoquer un ouragan à l'autre bout du monde ». lien Il (...) - Étonnant / ,

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Monti piteux, Merkel triomphante, ou le nouveau Drang nach Osten *

??Au Parlement europ?en, le pr?sident, Martin Schulz, a demand? d’?couter le message de protestation envoy? par les ?lecteurs italiens contre la politique d’assainissement budg?taire impos?e par Bruxelles??, remarque Anne Bauer ? la fin de son?article publi? le 27 f?vrier dans le journal ?conomique Les ?chos, juste apr?s la d?culott?e de ...

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Le temps se couvre ? Fukushima

2 ans après la catastrophe, la situation qui se normalisait tant bien que mal sur le site nucléaire, vient de connaitre un nouvel épisode, qui pourrait fragiliser encore un peu plus une situation déjà compromise, et poser rapidement des problèmes aux habitants de Tokyo. En effet, pour une raison encore indéterminée, le 18 mars 2013 vers 19 h, toute la centrale nucléaire de Fukushima est sur le coup d'une panne générale d'électricité, empêchant entre autres le refroidissement (...) - Environnement / , , , , , ,

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? Chypre, la population est sous le choc

Beaucoup de Chypriotes ?taient sous le choc, samedi,?apr?s l?annonce d?un accord avec l?Union europ?enne sur un plan de sauvetage de 10 milliards d?euros?comprenant une taxe exceptionnelle sur les d?p?ts bancaires. L?accord a ?t? conclu dans la nuit de vendredi ? samedi, et les r?sidents de l??le m?diterran?enne l?ont d?couvert ? ...

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11 mars 2011, remember Fukushima

C'était il y a pile 2 ans, et malgré les manœuvres des lobbys pro nucléaire tentant d'imposer le silence, la catastrophe de Fukushima reste encore dans toutes les mémoires. Tout comme à Tchernobyl, (ou à Penly), c'est une fois de plus l'erreur humaine qui est à l'origine de la catastrophe, démontrant que toutes les sécurités du monde ne peuvent empêcher un accident majeur, et tirant la conclusion qu'aucun pays ne devrait être autorisé à produire de (...) - Environnement / , , , , ,

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Verglas. L?incroyable ineptie de notre Justice

http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/201303/08/01-4629212-crise-du-verglas-des-assures-ne-recevront-pas-leur-indemnites.php Attendez que je me rappelle….C’était  à la fin du siècle dernier.  1998, 99…  98, oui, c’est ça.  La nature a été bien méchante en « 98. On lui a tenu tête et on a gagné. Un beau moment de l’Histoire … Lire la suite

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