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	<title>CentPapiers &#187; Capitalisme</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>Les impostures écologistes &#8211; Epilogue : comment peut on être anti-écologiste?</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 05:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christian laurut</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/les-impostures-ecologistes-epilogue-comment-peut-on-etre-anti-ecologiste/93387/impostures" rel="attachment wp-att-93414"><img class="alignnone size-full wp-image-93414" title="Impostures" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/01/Impostures.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a></p>
<p>Auteur d’un ouvrage éponyme et d’une récente série de onze articles intitulés « Les impostures écologistes » j’ai pu constater la difficulté à faire admettre l’idée même du droit à l’existence d’une telle appellation. Si l’étiquette d’anti-capitaliste est globalement correcte, celle d’anti-faciste chaudement recommandée, celle d’anti-impérialiste très acceptable, celle d’anti-socialiste plus difficile à porter mais possible, celle d’anti-mondialiste très tendance, celle d’anti-écologiste, par contre, dispute l’innocent saugrenu au psychopathe dangereux dans sa traduction populaire.</p>
<p>L’écologisme ayant l’image consolidée du Bien Commun, il apparaît dès lors impensable d’aller contre cette évidence sacrée à moins d’être un personnage peu recommandable nourrissant par surcroit de noirs desseins nuisibles à l’humanité toute entière. Je ne reviendrai évidemment pas sur les onze chapitres énumérant autant de raisons d’être anti-écologiste sans pour autant déshonorer le genre humain, et je me contenterai ici de récapituler les lignes directrices d’une pensée alternative à cette pensée devenue unique qui masque nombre de réalités et détourne fâcheusement le public des vrais enjeux imminents.<br />
Vous êtes anti-écologiste si :</p>
<p>1.    vous considérez que l’écologie est une science humaine non exacte dont l’objet est l’étude des conditions d’existence des espèces vivantes en relation avec leur milieu naturel et de ses évolutions depuis la nuit des temps et non une doctrine qui décide que le bon équilibre est celui constaté à un moment T de l’histoire et qu’il convient de maintenir cet équilibre par la force de la loi coercitive sur tous les individus de façon durable et définitive</p>
<p>2.    vous jugez que les « écologues », scientifiques humbles et circonspects, n’ont rien de commun avec les charlatans autoproclamés « écologistes » qui prétendent être les dépositaires des fondements du bien commun pour les siècles à venir et user de leur prétendu « Savoir » environnemental pour déverser une avalanches de lois, taxes et décrets dans tous les domaines de la vie civile, économique et sociale de chaque individu.</p>
<p>3.    vous pensez que la fin prochaine des ressources fossiles et minérales et leur raréfaction imminente ne peut être compensée par rien de comparable et que, par voie de conséquence, le déclin de la civilisation industrielle est inéluctable à très court terme, et que, dans ces conditions, les assurances illusoires des baraquins écologistes pour un maintien durable du système sont fallacieuses, voire criminelles, face à une réalité toute autre nécessitant une adaptation rapide et douloureuse aux techniques de freinage en pente glissante.</p>
<p>4.    vous constatez une collusion coupable de ces bonimenteurs avec les exploiteurs capitalistes pour les aider à maintenir le peuple exploité dans la religion de la croissance qui seule peut l’inciter à travailler sans qu’il soit nécessaire de recourir à la force.</p>
<p>5.    vous contestez l’acharnement thérapeutique de ces médicastres sur une société en fin de vie avec des remèdes cacochymes,  tels leur volonté de mettre en place une planification généralisée de la vie des gens, sous la férule d’un Etat Tout Puissant, dirigé par des technocrates illuminés et suspicieux de la liberté individuelle.</p>
<p>Ainsi, vous vous opposez à cette honteuse mystification et osez affirmer que les profonds bouleversements qui vont survenir dans les prochaines années ne pourront être surmontés par une société arc-boutée sur une gestion toujours plus autoritaire des populations. L’autoritarisme comme mode d’organisation sociale, avec ses variantes et déclinaisons historiques tels le féodalisme, le monarchisme, le despotisme éclairé, l’étatisme républicain, le bureaucratisme, et, dernier en date, le capitalisme étatique a régenté la vie humaine depuis vingt siècles et l’a amené à un stade de gonflement exponentiel dont l’implosion est proche. Il paraît dès lors légitime de se demander si un système anti-autoritaire, où l’état sans être absent n’aurait aucun pouvoir autre que celui de remplir des fonctions organiques plus aisées à remplir collectivement qu’avec une somme d’efforts individuels, serait vidé de toute substance protectrice constituant prétexte à l’infantilisation du peuple et déchargé de toute mission salvatrice de la misère sous le couvert de laquelle il se repaît de broyer l’individu. Ainsi réduit à l’état utilitaire de serviteur docile, cette entité devenue supraconsciente à force d’histoire serait alors transformée en simple entité-objet par un processus révolutionnaire généré naturellement par la dérive civilisationnelle subie à venir.</p>
<p>Cette conception peut faire sourire les scientistes totalement convaincus de la permanence positive du sinus de l’angle de la croissance, qui ne peut tendre vers zéro, et définitivement confiants dans la suprématie planétaire du génie humain, qui ne saurait connaître la moindre défaillance historique. Aveuglés par leur vision cornucopienne de l’humanité ils considèrent qu’une société technologique avancée génère automatiquement une organisation sociale complexifiée qui ne peut se stabiliser qu’avec le recours à un Etat Tout Puissant, et que cette société a été mise en place aujourd’hui et pour toujours.</p>
<p>Mais la réalité est toute autre car l’avenir inéluctable est composé de régression économique, de frugalité technologique, de relocalisation des activités et de dissémination des efforts individuels. Il ouvre ainsi, et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité , le champ à la prise en main par l’individu de son destin, de son organisation autonome et de son épanouissement par le dépassement de la superstructure étatique devenue obsolète et sans objet. N’oublions pas que la Première Internationale qui se tint à Saint Imier en 1872 était anti-autoritaire avant que Engels, puis Marx n’infléchissent le cours de l’histoire quelques années plus tard. Cette « Internationale Anti-autoritaire » doit d’ailleurs renaître en août 2012, toujours à Saint Imier, et nul doute que ces options y seront débattues avec actualité, car les évènements à venir pourraient y prêter leur concours. Pour réfléchir dans cette direction, et pour les lecteurs qui le souhaitent, voyez « <a href="http://www.christianlaurut.com/manifeste.htm" target="_blank"><em><strong><span style="color: red;">Le Manifeste de l’Individu Responsable &#8211; Programme pour une société antiautoritaire</span></strong></em></a> ».</p>
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		<title>Les impostures écologistes &#8211; Chapitre 10 : les nouveaux staliniens</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 05:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christian laurut</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/les-impostures-ecologistes-chapitre-10-les-nouveaux-staliniens/92499/staline" rel="attachment wp-att-92517"><img class="alignnone size-full wp-image-92517" title="Staline" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/01/Staline.jpg" alt="" width="398" height="302" /></a></p>
<p>Lorsque Staline fit assassiner Léon Trotski en août 1940, il pensait mettre un terme au développement de la dernière pensée alternative résiduelle s’opposant au capitalisme triomphant. Dès lors, l’URSS abandonnait définitivement l’idée de l’exportation internationale d’une révolution qu’elle avait déjà passablement dénaturée en interne en installant définitivement le principe du « socialisme dans un seul pays », et entrait de fait en imposture en tant qu’opposant factice au système mondial dominant. Le simulacre de la guerre froide masquait en réalité l’alliance tacite des deux superpuissances pour le maintien d’un statut quo global où l’oppression des populations revêtait une forme différente de chaque côté du rideau de fer, mais exprimait de façon identique le principe d’aliénation d’une classe par une autre. Tout système dominant a en effet besoin d’un leurre pour canaliser les oppositions radicales vers une pseudo opposition afin d’éviter que celle ci ne prenne trop d’ampleur et en devienne un danger réel pour son maintien. Ce fut le rôle joué par le stalinisme jusqu’à la chute du mur de Berlin pour le compte du capitalisme, phagocytant ainsi les oppositions les plus actives et simulant un schéma alternatif fictif au capitalisme.</p>
<p>Le concept de lutte des classes joua donc le rôle de faire valoir pour celui de la société de consommation et fut chargé de récupérer le mécontentement engendré par cette dernière. Les metteurs en cause du capitalisme trouvèrent alors un terrain de jeu privilégié dans la cour des staliniens qui ne représentaient plus, dès lors, de réel danger pour la survie du système tant les règles de comportement étaient parfaitement cadrées, connues et maîtrisées. L’implosion du bloc communiste après 1990 laissa le système capitaliste orphelin d’une idéologie concurrente et sa pensée unique pu étendre son influence sur l’ensemble des continents, d’autant que le Chine, se convertissant de concert au capitalisme d’Etat, entreprit de dépasser la diplomatie du ping pong en s’introduisant dans le carnaval financier mondial. Le capitalisme triomphant apparaissait alors comme le seul modèle socioéconomique crédible d’autant que les populations entières soumise depuis des décennies à son modèle miroir avaient affirmé sans ambiguïté leur option pour le premier. Ce capitalisme qui s’affirmait libéral et individualiste, alors qu’en fait il s’était toujours appuyé sur un état complice et légiférant pour lui, (mais ceci est un autre débat sur lequel nous reviendrons plus tard) teinta progressivement son fonctionnement et son discours de doses toujours plus forte d’étatisme, absorbant ainsi le reliquat idéologique de l’empire défunt. Capitalisme d’état dans l’ancien centre du monde et capitalisme étatique dans le reste du nouveau, représentaient deux déclinaisons, finalement fort peu dissemblables malgré leurs divergences feintes, d’un même système au sein duquel la marchandisation généralisée de l’économie se doublait d’un comportement sociétal où le spectacle devenait roi.</p>
<p>Mais l’hydre capitalistique, en restant seul sur le champ de bataille, restait tout de même vulnérable car tout système sécrète en lui automatiquement ses propres avant-gardes révolutionnaires et autres groupuscules comploteurs qui veulent sa destruction. Il convenait donc d’identifier un courant de pensée susceptible de servir de canal de récupération et de remplacer le concept de lutte des classes vieillissant par un concept plus novateur et adapté aux contingences de la vie moderne et industrialisée. Depuis les années 1970, la mouvance écologique s’opposait déjà à la société industrielle, mais en abordant des thèmes centrés sur le mode de vie, plutôt que sur l’inégalité sociale et sans relier son discours à une vision politique globale spécifique. Le feu de mai 68 étant retombé rapidement et le parti communiste voyant son influence décroître irrémédiablement, c’est la gauche marxiste dans son ensemble qui commença à se tourner vers ce mouvement certes apolitique, mais représentant la seule tendance d’opposition au système spectaculaire marchand alors que les lignes communistes et d’extrême gauche venaient d’être désavouées par l’histoire elle même. Le mouvement écologiste composé essentiellement de militants individuels mettant en œuvre des pratiques alternatives et diverses expériences sur le terrain, se vit alors submergé par un afflux de réfugiés de la vie politique en quête de tribunes bien positionnées sur l’échiquier des courants naissants d’opinion. C’est ainsi que des arrivistes végétant dans des chapelles gauchistes diverses et sans connaissance aucune de la science écologique s’improvisèrent porte-paroles d’un mouvement qui perdait chaque jour un peu plus de son identité première.</p>
<p>A la différence du concept de lutte des classes qui avait été défini par Marx dans le cadre d’un travail de critique sociale élaboré et d’une analyse encore inégalée à ce jour de la société bourgeoise, le concept écologique de « préservation de la planète » n’est qu’un slogan publicitaire accrocheur conçu par les charlatans de la société du spectacle. Mais sur le fond, ce slogan bucolique, associé à quelques autres tels « <em>développement durable</em> » ou « <em>mix renouvelable</em> », masquent en réalité une opération politique de grande envergure destinée à régénérer les fonctions organiques du stalinisme prématurément décédé en 1990. Car, bien qu’ayant fait mine de se réjouir de l’effondrement du bloc de l’est, le capitalisme occidental a été en réalité pris de court par le rouleau compresseur de l’histoire des masses, alors qu’il s’apprêtait à entériner une situation durable avec le stalinien récupérateur idéal, M. Gorbatchev. Le leurre soviétique ayant été définitivement mis hors d’usage par l’imprévu historique, il devint urgent de reconstituer au plus vite le pontage nécessaire au bon équilibre géopolitique de la gestion des peuples.</p>
<p>Ce fut chose faite avec le noyautage du mouvement écologiste après cette date, d’autant que son arrimage au courant social-démocrate donnait toutes les garanties de non-agression pérenne. Les doubles faces du miroir étaient alors rivées, d’un côté un capitalisme prétendument libéral et occultement étatique, et de l’autre un écologisme prétendument antilibéral et ouvertement étatique. Les deux opposés concourrant effectivement au même but : l’asservissement des masses à un état marchand tout puissant par le biais d’une communication spectaculaire.</p>
<p>En envahissant le mouvement écologiste, les staliniens ont importé avec eux les bonnes vieilles méthodes et les principes immuables qui avaient constitué leur quotidien de soixante dix ans de règne. En premier lieu préside l’axiome imparable : « <em>il vaut mieux avoir tort dans le parti que raison au dehors</em> ». C’est ainsi que nous voyons M. Yves Cochet, certainement l’écologiste français le plus instruit et le plus intelligent, tenir des propos raisonnables sur les énergies renouvelables lors de réunions en petit comité, à savoir qu’elles ne compteront jamais que pour du beurre, et, dans le même temps, affirmer au JT de TF1 que notre civilisation industrielle peut très bien s’en sortir sans fossile ni nucléaire, grâce à l’ineffable Mix renouvelable. Souhaitons que Mr. Cochet prenne un jour le chemin d’Arthur London et « avoue » enfin sa duplicité.</p>
<p>Mais le rôle le plus important tenu par les écologistes pour le compte du système capitaliste en place consiste à valider l’étatisation croissante de la société. Si, d’un point de vue éthique, le capitalisme se doit de masquer autant que possible ses dérives autoritaires afin de préserver son image (faussement) libérale, il lui est nécessaire d’un point de vue opérationnel de disposer d’une force législative et coercitive lui permettant de mener à bien ses opérations d’enrichissement. La doctrine écologiste, elle, fortement marquée d’une empreinte sociale ne rencontre aucun problème en interne pour promouvoir une ligne autoritaire sous la férule d’un Etat tout puissant. La bonne cause étant supposée être détenue par eux, et la Vertu consacrée en sacerdoce indéfectible, chaque escalade dans l’oppression étatique de leurs technocrates sur l’ensemble du peuple ne peut être suspectée d’aucune finalité maligne autre que celle du la recherche altruiste du bien commun.</p>
<p>Partout où il y a staliniens, il y a mensonge d’Etat et partout où il y a mensonge d’Etat, il y a des staliniens. Bien sur, on remarquera ici et là des mensonges stratégiques émanant de purs capitalistes, comme celui des armes irakiennes de destruction massives de Mr. Bush Jr ou celui du faux épouvantail Khadafi de Mr. Sarkozy, mais ce n’est que chez les staliniens que cette technique est érigée en système quotidien et immuable. Pour fonctionner correctement le stalinisme doit s’appuyer sur des slogans simples et attractifs, formules réductrices d’un pseudo-paradigme qui constituerait une sorte de ligne de pensée facile à comprendre pour les populations dirigées, ou plus précisément, et en utilisant le lexique bourdieusien, une  « doxa », c’est à dire <em>«un point de vue particulier, le point de vue des dominants, qui se présente et s&#8217;impose comme point de vue universel; le point de vue de ceux qui dominent en dominant l&#8217;État et qui ont constitué leur point de vue en point de vue universel en faisant l&#8217;État».</em> Cette doxa, qui se traduit par un ensemble plus ou moins homogène d’opinions, confuses ou non, de préjugés populaires ou singuliers et de présuppositions généralement péremptoires, est toujours fondée sur l’idée quasi religieuse d’une superstructure collective à visage non humain mais agissant par définition pour le bien et le bonheur de l’espèce. Cet ensemble directeur prend le nom d’Etat et se voit doté des pouvoirs les plus étendus sur la marche de la société et d’une autorité sur l’individu proportionnelle au degré de stalinisation global du système.</p>
<p>Les slogans, eux, plus opérationnels sont destinés soit à soulever les enthousiasmes populaires ainsi « <em>vive le développement durable</em> » affilié à « <em>nous ne sommes rien soyons tout</em> », soit à servir de repoussoir envers l’ennemi à l’enseigne de « <em>à bas le réchauffement climatique</em> » cousin du « <em>à bas la société de classes</em> ». Ces formules chocs sont chaque fois destinées à fondre dans le marbre une idéologie inattaquable, tant sur le plan de son fondement scientifique que de son objectif social. De la même manière que la simple mise en cause supposée des thèses de Marx ou de Lénine valait en son temps et à son auteur un séjour dans un goulag de Sibérie, le moindre scepticisme sur les conclusions du GIEC peut amener aujourd’hui un contradicteur téméraire à subir les foudres écologistes, à endurer les accusations de crime contre l’humanité en péril, ou à être menacé d’éradication journalistique (voir certains commentaires sur mes articles précédents). Ainsi parés d’une justification théorique et d’une validation spirituelle les nouveaux staliniens s’apprêtent à enserrer l’individu dans un filet à maille fine de lois, un écheveau diffus de décrets, une nasse ténue de réglementations, une toile drue de taxes diverses et un catalogue nourri de contraintes volontaires placées sous la surveillance tacite du voisin d’en face.</p>
<p>Cette codification rigoureuse du comportement  « citoyen » est un des symptômes les plus aveuglants de la filiation des écologistes et des staliniens. Ces terroristes d’Etat ignorent systématiquement les aspirations particulières pour loger l’individu sous une chape de plomb qu’il ne peut tenter de soulever qu’au risque de la voir retomber sur lui plus lourdement encore.</p>
<p>Cette hystérie autoritaire étant censée s’autovalider par une profession de foi anticapitaliste, nous constatons malheureusement que, dans la pratique, chaque option écologiste se traduit par la mise en place d’un business lucratif (voir mes précédents articles) et que, bien loin de miner les bases du système marchand, les entreprises vertes ne font que le renforcer en lui ouvrant de nouveaux débouchés.</p>
<p>Le mensonge d’Etat de type stalinien est devenu pratique courante chez les camelots de la planète qui n’imaginent pas un seul instant que confiance puisse être faite à l’individu pour gérer les temps qui viennent  et que seul l’Etat omnipotent connaît la voie qui conduit au Salut. Pour eux, l’individu livré à un système antiautoritaire et contractuel ne pourrait que dériver vers le Mal. In State We Trust !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Esther Vivas : &#171;&#160;Nous mangeons ce que les grandes entreprises agroalimentaires nous imposent&#160;&#187; (Rebelion)</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2011 04:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le grand soir info</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/esther-vivas-nous-mangeons-ce-que-les-grandes-entreprises-agroalimentaires-nous-imposent-rebelion/82708/bouffe" rel="attachment wp-att-82709"><img class="alignnone size-full wp-image-82709" title="bouffe" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/09/bouffe.jpg" alt="" width="233" height="255" /></a></div>
<div>Esther VIVAS</div>
<div>
<p>Esther Vivas est membre du Centre d’Études sur les Mouvements Sociaux de l’Universitat Pompeu Fabra de Barcelone. Activiste sociale pour la souveraineté alimentaire et militante du mouvement antimondialisation, elle nous alerte sur la prédominance du capital privé qui impose les goûts, marques et produits. En collaboration avec Xavier Montagut, elle a publié les livres ’Del Campo al Plato’, ’Où va le commerce équitable ?’ et ’Supermercados, no gracias’.</p>
</div>
<div id="font-variable">
<p><strong>Vous êtes co-auteur du livre Del Campo al Plato (Ed. Icaria, 2009). Selon vous, ils nous empoisonnent ?</strong></p>
<p>Le modèle de production d’aliments oppose les intérêts privés et ceux des entreprises aux besoins alimentaires des gens, leur santé et le respect de l’environnement. Nous mangeons ce que les grandes entreprises de ce secteur veulent. Il y a actuellement dans le monde le même nombre de personnes qui ont faim que de personnes ayant des problèmes de surpoids, ce qui touche, dans les deux cas, les secteurs les plus pauvres de la population, tant dans les pays du Nord que dans ceux du Sud. Les problèmes agricoles et alimentaires sont mondiaux et sont le résultat de la transformation des aliments en marchandise.</p>
<p><strong>925 millions de personnes dans le monde ont encore faim aujourd’hui. C’est la preuve de l’échec du capitalisme agro-industriel ?</strong></p>
<p>Oui. L’agriculture industrielle, kilométrique, intensive et dépendante du pétrole a montré qu’elle était incapable de nourrir la population, car elle a un fort impact sur l’environnement en réduisant l’écodiversité, en engendrant un changement climatique et en détruisant des terres fertiles. Pour arrêter la faim dans le monde, il ne s’agit pas de produire plus, comme l’affirment les gouvernements et les institutions internationales. Au contraire, il faut démocratiser les processus de production et faire en sorte que les aliments soient accessibles à l’ensemble de la population.</p>
<p><strong>Les entreprises multinationales, L’ONU et le FMI proposent une nouvelle « révolution verte », des aliments transgéniques et le libre échange. Quelle alternative peut être proposée par les mouvements sociaux ?</strong></p>
<p>Nous devons récupérer le contrôle social de l’agriculture et de l’alimentation. Quelques multinationales, qui monopolisent chaque étape de la chaîne agro-alimentaire, ne peuvent pas décider de ce que nous devons manger. La terre, l’eau et les graines doivent appartenir aux paysans, à ceux qui travaillent la terre. Ces biens naturels ne doivent pas être l’objet d’un commerce, pour faire de la spéculation. Nous, consommateurs devons avoir le pouvoir de décider de ce que nous mangeons si nous voulons consommer des produits sans OGM. En définitive, nous devons miser sur la souveraineté alimentaire.</p>
<p><strong>Pourriez-vous définir le concept de souveraineté alimentaire ?</strong></p>
<p>C’est avoir la capacité de décider de tout ce qui a trait à la production, la distribution et la consommation des aliments. Miser sur la culture de variétés locales, de saison, saines. Encourager les circuits courts de commercialisation, les marchés locaux. Lutter contre la concurrence déloyale, les mécanismes de dumping, la volonté d’exportation. Arriver à cet objectif implique une stratégie de rupture avec les politiques de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).</p>
<p>Mais revendiquer la souveraineté alimentaire ne veut pas dire un retour romantique au passé, au contraire, il s’agit de retrouver la connaissance des pratiques traditionnelles et de les associer aux nouvelles technologies et savoirs. Même ainsi, il ne s’agit pas d’une proposition localisée mais cela consiste à promouvoir la production et le commerce local, où le commerce international serait le complément du local.</p>
<p><strong>Via Campesina affirme qu’aujourd’hui manger s’est converti en un « acte politique ». Etes-vous d’accord ?</strong></p>
<p>Absolument. Ce que nous mangeons est le résultat du mercantilisme du système alimentaire et des intérêts de l’agrobusiness. Le mercantilisme mis en oeuvre dans la production agroalimentaire est le même que celui qui touche d’autres contextes de notre vie : privatisation des services publics, précarisation des droits du travail, spéculation sur le logement et le territoire. Il faut opposer à cela une autre logique et s’organiser contre le modèle agro-alimentaire actuel dans le cadre d’une lutte plus générale contre le capitalisme mondial.</p>
<p><strong>Nous sommes entre les mains des grandes chaînes de distribution ? Qu’est-ce que cela implique et quels effets ce modèle de consommation entraîne-t-il ?</strong></p>
<p>Aujourd’hui, sept entreprises de l’Etat espagnol contrôlent 75% de la distribution des aliments. Et cette tendance représente plus que cela. De cette façon, le consommateur a de moins en moins accès à la nourriture et la même chose se passe avec le producteur qui veut atteindre le consommateur. Ce monopole garantit un contrôle total par les supermarchés lorsqu’ils décident de notre alimentation, comment elle est élaborée et du prix de ce que nous mangeons.</p>
<p><strong>Les solutions individualistes servent-elles à rompre avec ces règles de consommation ?</strong></p>
<p>L’action individuelle a une valeur démonstrative et apporte une cohérence, mais elle n’entraîne pas de changements structuraux. Nous avons besoin d’une action politique collective, de nous organiser dans le contexte de la consommation, par exemple, à partir de groupes et de coopératives de produits biologiques ; créer des alternatives et promouvoir de grandes alliances qui participent à des campagnes contre la crise, pour la défense du territoire, des forums sociaux, etc.…</p>
<p>Il faut aussi descendre dans les rues et agir de façon politique, comme cela a été fait à un certain moment avec la campagne de « l’Initiative législative populaire » contre les OGM, organisée par « Som lo que Sembrem », car, comme nous l’avons vu à plusieurs occasions, ceux qui travaillent dans les institutions ne représentent non pas nos intérêts mais les intérêts privés.</p>
<p><strong>Kyoto, Copenhague, Cancun. Quel est le bilan général que l’on peut faire </strong><strong>des différents sommets sur les changements climatiques ?</strong></p>
<p>Le bilan est très négatif. Lors de tous ces sommets, les intérêts privés et le court terme ont eu plus de poids qu’une réelle volonté politique ayant pour but de mettre fin aux changements climatiques. Aucun accord pour cela n’a été fait pour permettre une réduction effective des gaz à effet de serre. Au contraire, les critères mercantiles ont été une fois de plus la monnaie d’échange et le mécanisme de commerce d’émissions en est, à cet égard, l’expression la plus significative.</p>
<p><strong>A Cancun, l’idée d’une « adaptation » au changement climatique a été beaucoup reprise. Les intérêts des compagnies multinationales et d’un soit disant « capitalisme vert » se cacheraient-ils derrière cela ?</strong></p>
<p>Tout à fait. Au lieu de solutions réelles, on choisit de fausses solutions telles que l’énergie nucléaire, la captation de carbone dans l’atmosphère pour le stocker ou les biocarburants. Par ces mesures, on ne fait qu’intensifier plus encore la crise sociale et écologique et donc créer d’énormes bénéfices pour un petit nombre d’entreprises.</p>
<p><strong>Le Mouvement pour la Justice Climatique essaie de proposer des alternatives. Comment est-il né et quels sont ses principes ?</strong></p>
<p>Le Mouvement pour la Justice Climatique critique les causes fondamentales du changement climatique, en questionnant le système capitaliste et, comme l’indique sa devise, il s’agit de « changer le système, pas le climat ». De cette façon, il exprime cette relation diffuse qui existe entre la justice sociale et climatique, entre crise sociale et écologique. Le mouvement a un fort impact international, en étant notamment à la base des protestations durant le sommet sur le climat de Copenhague et, plus récemment, lors des mobilisations de Cancun. Cela a contribué à visualiser l’urgence d’agir contre le changement climatique. Le défi est d’élargir sa base sociale, en associant les luttes quotidiennes et chercher des alliances avec le syndicalisme alternatif.</p>
<p><strong>La solution est de changer le climat ou le système capitaliste ?</strong></p>
<p>Un changement radical de modèle est nécessaire. Le capitaliste ne peut apporter de solution à une crise écologique que le propre système a créée. La crise actuelle demande un besoin urgent de changer le monde à sa base et de le faire dans une perspective anticapitaliste et écologiste radicale. Anticapitalisme et justice climatique sont deux combats qui doivent être étroitement liés.</p>
<p>* <em>Entretien avec Esther Vivas réalisé par Enric Lllopis, publié par le site Rebelión et diffusé par EcoDebate.</em></p>
<p>** <em>Traduction : Karine Lehmann &amp; Jean Saint-Dizier pour Autres Brésils <a href="http://www.autresbresils.net/" rel="external">http://www.autresbresils.net/</a></em></p>
<p>+ info : <a href="http://esthervivas.wordpress.com/francais" rel="external">http://esthervivas.wordpress.com/francais</a></p>
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		<title>Le capitalisme intellectuel – 2</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Aug 2011 04:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yan Barcelo</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.centpapiers.com/?attachment_id=11276" rel="attachment wp-att-11276"><img class="alignnone size-full wp-image-11276" title="capitalism-coke" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2011/08/capitalism-coke1.jpg?w=400&amp;h=300" alt="" width="400" height="300" /></a></strong></p>
<p><strong>Yan Barcelo, 14 août 2011</strong></p>
<p>Aujourd’hui, la première édition d’un produit coûte extrêmement cher à réaliser alors que le coût des copies est presque négligeable. La chose est particulièrement vraie dans l’industrie pharmaceutique où le développement d’un médicament s’échelonne sur dix ans et coûte en moyenne 750 millions de dollars tandis que les pilules ne coûtent que des fractions de sous à fabriquer. La même logique prévaut dans l’élaboration de logiciels ou de banques de données, dans la production de films et de musique, dans l’établissement d’un commerce sur Internet, dans le mise en orbite de satellites et autres engins spatiaux.</p>
<p>Cette prépondérance de la connaissance n’est plus seulement l’apanage des industries de pointe. Elle gagne de plus en plus toutes les couches économiques, jusqu’aux plus primaires, que ce soit dans la fabrication de meubles et même dans le secteur minier.</p>
<p>En même temps que les coûts de conception et de développement explosent, et que les coûts de reproduction implosent, on assiste à l’inflation d’une autre sphère d’activité économique, basée elle aussi sur les concepts et la connaissance : le marketing et la publicité.</p>
<p>Cette polarisation économique croissante entre la conception technique et la conception commerciale fait en sorte que certaines entreprises s’éviscèrent de plus en plus de toute activité manufacturière, la délocalisant en Asie. Un nombre croissant d’entreprises ne sont plus que des boîtes d’idéation, pourrait-on dire, dont la spécialité est de comprendre les besoins des clients et, à partir de cette compréhension, de concevoir les produits qui y correspondent, et d’imaginer les moyens de les vendre. C’est ce qui est advenu de Nortel, par exemple, avant qu’elle n’en arrive à imploser à cause de son adhésion à l’hérésie de la « valeur aux investisseurs ».</p>
<p>Cette ascendance graduelle de la primauté du conceptuel entraîne la remise en valeur du domaine de la propriété intellectuelle et de ses sceaux officiels de légitimation : les brevets, marques de commerce et droits d’auteur. Le phénomène prend l’allure d’une ruée. Au bureau américain des brevets, l’année2000 avu l’octroi de 190 000 brevets, presque trois fois plus que les 70 000 octrois de 1980. Le nombre d’applications pour brevets, pour sa part, est passé de 110 000 à 320 000 durant la même période.</p>
<p>Une première raison de cette ruée tient à un impératif fondamental de la lutte pour la survie économique : se protéger. C’est la fonction qu’on a toujours attribuée à l’obtention du brevet.Étant donné que tout l’investissement est maintenant dirigé vers la création de la première unité, celui qui a tout investi de cette façon et qui se fait ensuite copier vient de se faire flouer.</p>
<p>Un changement d’attitude aux États-Unis à l’endroit de la propriété intellectuelle a également présidé à la ruée vers les brevets. Jusqu’aux années 1980, le système judiciaire américain entretenait un préjugé négatif à l’endroit du brevet, considérant que son détenteur était un « monopoliseur » en puissance. Mais sous l’impulsion de la Reaganomie et en réponse à l’offensive des Japonais qui s’adonnaient librement à « l’ingénierie à rebours » (un nom sophistiqué synonyme de « copie ») de produits américains, un changement d’attitude est survenu. On en est venu à voir le brevet comme une récompense légitime de l’innovation. Mais ce monopole a un prix, comme le souligne Georges Robic, associé au cabinet Robic, agents de brevets, d’inventions et de marques de commerce : « On donne le droit d’un monopole de 20 ans, mais l’inventeur est tenu de divulguer son invention. » De cette façon, tout en obtenant un privilège privé, il contribue à l’avancement général des connaissances.</p>
<p>Ce nouveau préjugé favorable à l’endroit des brevets s’est concrétisé dans des jugements éclatants. Auparavant, on considérait aux Etats-Unis qu’une poursuite pour contrefaçon de brevet n’avait qu’une chance sur trois d’être couronnée de succès. Après la mise en place d’un tribunal spécialisé en droit des brevets, <em>le US court of Appeals for the Federal Circuit</em>, les plaignants ont eu gain de cause dans 80% à 85% des cas. Les peines imposées ont désormais eu des crocs, atteignant souvent les milliards de dollars en compensation.</p>
<h2>Ce changement d’attitude, comme par hasard, a accompagné l’offensive de globalisation des transnationales, offensive dont les États-Unis ont pris l’initiative. Au milieu des années 1980, ils ont multiplié les pressions sur l’Organisation Mondiale du Commerce pour faire dresser une charte des droits de propriété intellectuelle (les <em>TRIPs</em>, ou <em>Trade-Related Intellectual Property rights</em>). Armés de la sorte, les États-Unis ont systématiquement ciblé les pays spécialistes de la copie, comme Taiwan, la Chine, la Corée du Nord et l’Inde.</h2>
<h2></h2>
<p>(Je vous invite à laisser des commentaires, toutefois, je ne pourrai y répondre avant le 15 août. )</p>
<p><a href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/les7duquebec.wordpress.com/11275/" rel="nofollow"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/les7duquebec.wordpress.com/11275/" alt="" border="0" /></a> <a href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/les7duquebec.wordpress.com/11275/" rel="nofollow"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/les7duquebec.wordpress.com/11275/" alt="" border="0" /></a> <a href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/les7duquebec.wordpress.com/11275/" rel="nofollow"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/les7duquebec.wordpress.com/11275/" alt="" border="0" /></a> <a href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/les7duquebec.wordpress.com/11275/" rel="nofollow"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/les7duquebec.wordpress.com/11275/" alt="" border="0" /></a> <a href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/les7duquebec.wordpress.com/11275/" rel="nofollow"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/les7duquebec.wordpress.com/11275/" alt="" border="0" /></a> <a href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/les7duquebec.wordpress.com/11275/" rel="nofollow"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/les7duquebec.wordpress.com/11275/" alt="" border="0" /></a> <a href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/les7duquebec.wordpress.com/11275/" rel="nofollow"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/les7duquebec.wordpress.com/11275/" alt="" border="0" /></a> <img src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=les7duquebec.wordpress.com&amp;blog=4489966&amp;post=11275&amp;subd=les7duquebec&amp;ref=&amp;feed=1" alt="" width="1" height="1" border="0" /></p>
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		<title>Le spectre d’un effroyable effondrement</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Aug 2011 04:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francois Munyabagisha</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/le-spectre-d%e2%80%99un-effroyable-effondrement/78677/clignotant-rouge" rel="attachment wp-att-78684"><img class="alignnone size-full wp-image-78684" title="clignotant rouge" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/08/clignotant-rouge.jpg" alt="" width="353" height="273" /></a></p>
<p>Une économie qui s’effondre, c’est un pays sans pieds, littéralement perdu. Perdre un pays ne dépend pas de ceux qui le possèdent. Surtout si c&#8217;est un gros pays. Les américains pourraient perdre leur pays, aux jeux de spéculateurs invisibles. Ces américains s&#8217;ils ont toujours accès au service du passeport, ils n&#8217;ont plus la fierté d&#8217;antan d&#8217;un américain. Bientôt ils pourraient être forcés de travailler comme des esclaves, pour payer des dettes qui ne leur auront pas servi, des actifs que des clans obscurs ont cyniquement siphonnés. Ca fait des années que les clignotants sont rouges, mais tous s&#8217;accordent à psalmodier: ca va aller, on est les meilleurs. Le pire est devant. Vont-ils encore inventer des guerres pour renflouer des coffres de margouillats masqués?</p>
<p>Dans un petit pays, le camouflage de cyniques joueurs est difficile. On sait assez vite qui couche avec qui. Mais, perdre un petit pays n&#8217;est pas impossible. J&#8217;en ai une amère expérience. Le pays de mon enfance (Rwanda) était relativement un bijou pour moi, je ne saurais dire que ca pouvait m&#8217;arriver de l&#8217;oublier pour le meilleur ou pour le pire. C&#8217;est vite arrivé, horriblement arrivé. Vous savez de quoi je parle. Nous aurions accepté de changer un peu et nous adapter, le pire aurait été évité. Mais voici que les certitudes aveuglantes ont fondu en cauchemars. C&#8217;est une autre histoire, mon histoire.</p>
<p>Le Canada est un «big» pays. Nous en sommes fiers, car jusque-là assez bien géré. Mais nous ne sommes pas à l&#8217;abri de dérives sans précédent. Récemment j&#8217;entendu le PM Harper déclarer, de mémoire je site, «pour gouverner le Canada, un parti politique doit l&#8217;aimer suffisamment». Que veut-il dire par là? Ne serions-nous pas entrain de virer doucement vers le «nationalisme obtus de dernière génération»? Le pire d&#8217;un pays, c&#8217;est d&#8217;avoir des moyens pour nourrir les fantasmes de nationalistes sans vision. Georges Bush l&#8217;a prouvé, en engageant une puissance économique dans des spirales de guerres qui la ruinent. La crise fatale pour les USA, on ne le dira ni bas ni tout haut, est alimentée par l&#8217;incapacité à se libérer du militarisme belliciste et de la spéculation capitalistique. Car, le pays est pris en otage par des intérêts rapaces et voraces de ces deux univers. Un petit pays saurait arrêter les hémorragies, se tourner vers le terroir et assainir ses avoirs et ses pouvoirs. Le Canada de Paul Martin est un exemple parmi tant d&#8217;autres. Difficile cependant de prédire la réédition d’un tel exploit.</p>
<p>Cette crise en marche depuis plus de cinq ans n&#8217;est pas passagère. On a beau spéculer sur les recettes miracles, mais rien ne peut l&#8217;arrêter. Le capitalisme est devenu ce serpent qui se mord la queue, et y injecte des doses petites et moins petites de son venin. Nos économies et nos gouvernements carburent à la «croissance». Tous les gourous du capitalisme prescrivent la croissance contre la crise. Mais la crise est la manifestation de l&#8217;essoufflement de cette croissance. Une croissance à l’infinie, c’est surréaliste. Comment peut-on continuer à penser gros et gras lorsque les pâturages sont secs? Il y a 2 ans je pensais tout haut (http://www.vigile.net/Du-mur-de-la-croissance-a-la) que le mur de la croissance était atteint. Si cela est vrai, c’est dire que nos sociétés ne peuvent plus payer des salaires astronomiques en échanges de résultats mirobolants d’activités économiques ou de services publics. On veut avoir plus, toujours plus! Ca a des limites. Qui doit payer les augmentations chimériques annuelles voulues sacrées? Il est clair que les peuples exploités vont de plus en plus s’affranchir, et voudront prendre leur place à table. C’est le temps de repenser le partage du pain, et oublier le legs des miettes aux plus démunis.<br />
Plus fort que la pollution environnementale, l’épuisement des réserves de ressources nous frappe de plein fouet. Et pour cause, la pression de la demande de croissance et la croissance de la demande. Car tout le monde veut ces ressources et les marchés pour soutenir ses tours d’avoirs et d’espoirs. Une chose est claire, autant une tour a pris de ressources pour se construire, autant il lui en faudra pour au moins se maintenir. Mais les ressources ne sont pas renouvelables, même la ressource humaine ne l’est plus. Les tours vont alors s’écrouler, inexorablement. Une à une, ou dans un tumultueux concert d’agonies. C’est horrible, ce qui s’annonce. Mais nous avons des options à prendre, pour en atténuer l’impact.</p>
<p>Au Québec, nous connaissons le secret du «small is beautifull». Des entreprises petites et de tailles moyennes, des rémunérations à la tâche, des gouvernances de proximité. Nous avons l’expérience des coopératives et de la coopération de travail entre autres. Notre culture me semble prête à faire face aux défis de la crise. Mais elle n’est pas exportable, hélas. Elle le serait, nous rachèterions la Louisiane aux Yankees. Que pourrait faire le Québec qu’un plus grand pays ne saurait réussir? Une économie de coopérateurs, constituerait un abri pour les emplois sûrs. Mais il sied de veiller à ce que le virus du capitalisme moribond ne se cache dans nos fleurons coopératifs. C’est ce que je crois. A une autre révolution, Citoyens!</p>
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		<title>Le capitalisme intellectuel – 1</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Aug 2011 04:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yan Barcelo</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.centpapiers.com/?attachment_id=11272" rel="attachment wp-att-11272"><img class="alignnone size-full wp-image-11272" title="capitalism-coke" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2011/08/capitalism-coke.jpg?w=400&amp;h=300" alt="" width="400" height="300" /></a></strong></p>
<p><strong>Yan Barcelo, 7 août 2011</strong></p>
<p>Au début du siècle, une compagnie américaine aux prises avec une grosse pièce de machinerie défectueuse avait fait appel aux services de plusieurs techniciens pour la réparer, mais en vain. On décida donc de faire venir de l’autre bout du pays le plus éminent spécialiste de la profession.</p>
<p>Celui-ci se présente quelques jours plus tard avec une toute petite trousse d’outils. Il fait lentement le tour de la machine, écoutant ici, frappant du poing là, collant son oreille contre la paroi ailleurs. Au bout de quinze minutes, il ouvre une petite porte, sort un marteau, donne un coup, referme la porte, et indique qu’on peut remettre la machine en marche, ce qu’on fait aux yeux ébahis de tout le monde présent.</p>
<p>Quelques semaines plus tard, le directeur de la production reçoit une facture du spécialiste au montant, très élevé pour l’époque, de 1000$. Quelque peu contrarié, le directeur retourne la facture en demandant au spécialiste d’expliquer dans le détail ce qui peut justifier une note aussi élevée. Après tout, écrit-il au spécialiste, « vous n’avez été ici que trente minutes au plus et vous n’avez donné qu’un seul coup de marteau ». Quelques semaines plus tard, une nouvelle facture arrive, toujours au montant de 1000$, cette fois avec les détails requis :</p>
<ul>
<li>Coup de marteau : 5,00$</li>
<li>Pour avoir su où donner le coup de marteau : 995$</li>
<li>Total : 1000$</li>
</ul>
<p>Voilà exprimée en une facture succincte l’essence de cette nouvelle créature qui prend un peu plus forme chaque jour sous nos yeux : le capitalisme intellectuel.</p>
<p>Il faut dire que la valeur de la connaissance dans l’équation économique n’a pas attendu le troisième millénaire pour se manifester. Voilà des siècles, par exemple, que les cavaliers montaient des chevaux, mais l’individu anonyme qui a inventé l’étrier a permis au cavalier de se dresser sur sa bête et, devenu ainsi indépendant, de décocher ses flèches avec une précision et une rapidité inconnues jusque-là. C’est l’invention qui a permis, par exemple, à Genghis Khan de monter la plus formidable machine de guerre et de constituer le plus vaste empire terrestre que l’histoire ait connus.</p>
<p>Au tournant du siècle, avec l’avènement des laboratoires privés, comme ceux d’Edison et de Marie et Pierre Curie, la connaissance a pris un nouveau tournant : on en a soudain constaté l’immense valeur économique et on a entrepris de l’industrialiser. On a également commencé à mettre en place les grands bureaux de brevets qui permettaient, en quelque sorte, d’ériger une clôture invisible autour d’un territoire de connaissance pour en préserver l’exclusivité.</p>
<p>Pendant tout le vingtième siècle, bien qu’on savait que la connaissance avait son importance, on a continué de croire que le capital financier et les actifs immobilisés constituaient l’essentiel de la valeur économique. Et c’était vrai dans une certaine mesure, car les actifs financiers et les immobilisations étaient les choses les plus rares et les plus chères ; la connaissance elle, était plutôt bon marché.</p>
<p>La fin du XXe siècle et ce début du 3<sup>e</sup> millénaire nous apportent une nouvelle réalisation : la plus grande valeur, c’est la connaissance. Il en fut d’ailleurs toujours ainsi, mais nous ne nous en rendions pas tout à fait compte. Nous pensions, obscurément, que si la caravelle était supérieure à la galère, l’arquebuse à l’arbalète, cela tenait en quelque sorte à la matière et aux matériaux mis en jeu. Illusion. La caravelle est supérieure à la galère par son concept, et rien d’autre ; l’organisation des matériaux procède ensuite de ce concept.</p>
<p>Cette « illusion matérielle » nous a poursuivis très longtemps. Jusqu’au début des années 1990, c’est à une telle illusion que succombaient, par exemple, les grandes banques canadiennes qui refusaient encore de financer les entreprises de logiciel sous prétexte que leur seul actif véritable était la disquette de 2,00$ sur laquelle le code du logiciel était inscrit. Que le logiciel puisse commander des ventes de dizaines de millions dans le marché ne voulait rien dire.</p>
<p>Mais les entreprises et le monde financier ont commencé à voir de plus en plus la lumière, ce qui donne jour à présent au capitalisme intellectuel. La raison en est finalement fort simple : les composantes conceptuelles de pans entiers de l’économie sont devenues tellement importantes qu’on ne pouvait plus manquer de les voir. Dans l’ancienne économie, il y avait beaucoup d’éléments matériels collés à un peu de connaissance. On pouvait donc comprendre que les gens gardent les yeux fixés sur les éléments matériels et négligent la teneur en connaissance. Aujourd’hui on trouve beaucoup de connaissances collées souvent à un peu de matière. C’est le cas de pilules en pharmaceutique, de puces en électroniques, de réseaux optiques en télécommunications.</p>
<p>(Je vous invite à laisser des commentaires, toutefois, je ne pourrai y répondre avant le 15 août. )</p>
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		<title>Le « massacre » de Place Tienanmen a été un mythe</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 04:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mondialisation.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Deirdre Griswold]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-77046" href="http://www.centpapiers.com/le-%c2%ab-massacre-%c2%bb-de-place-tienanmen-a-ete-un-mythe/77044/attachment/25736"><img class="alignnone size-full wp-image-77046" title="25736" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/07/25736.jpg" alt="" width="266" height="190" /></a></p>
<div><a href="http://www.mondialisation.ca/">Mondialisation.ca</a>, <a href="http://www.workers.org/">Workers World</a></div>
<div>Par  Deirdre  Griswold</div>
<p>Combien de fois a-t-il été dit que les Etats-Unis sont une société « ouverte » et que les media y sont « libres » ?</p>
<p>D’habitude  ces affirmations sont faites quand on critique d’autres pays de n’être  pas « ouverts », en particulier pour des pays qui ne suivent pas  l’agenda de Washington.</p>
<p>Il ne  fait aucun doute que celui qui vit aux Etats-Unis et dépend des moyens  de l’information commerciale, retenus comme « libres » et « ouverts »,  croit que le gouvernement chinois a massacré « des centaines, peut-être  des milliers » d’étudiants sur la Place Tienanmen le 4 juin 1989. Cette  phrase a été répétée des dizaines de milliers de fois par les media du  pays (USA, NdT).</p>
<p>Mais  il s’agit d’un mythe. Et le gouvernement sait que c’est un mythe. Et  tous les principaux media le savent. Mais refusent de corriger leurs  comptes-rendus du fait de l’hostilité fondamentale de la classe  dominante impérialiste des USA.</p>
<p>Sur quoi fondons-nous cette affirmation ? Sur diverses sources.</p>
<p>La  plus récente est une livraison, par Wikileaks, de câbles expédiés par  l’ambassade étasunienne à Pékin au Département d’Etat en juin 1989,  quelques jours après les événements en Chine.</p>
<p>En  second lieu, sur une affirmation de novembre 1989 par le chef du bureau  du New York Times à Pékin, affirmation qui n’a jamais été rapportée  ensuite par quelque journal que ce soit.</p>
<p>Et en troisième lieu, sur le compte-rendu des événements par le gouvernement chinois même, corroboré par les deux premiers.</p>
<p>Un  seul des plus grands media occidentaux a publié les câbles de Wikileaks.  C’est le Telegraph de Londres, du 4 juin de cette année (2011, NdT),  exactement 22 ans après que le gouvernement chinois ait mobilisé les  troupes à Pékin.</p>
<p>Deux  câbles datés du 7 juillet 1989 -plus d’un mois après les combats-  référaient ce qui suit : « Un diplomate chilien fournit un témoignage  oculaire des soldats qui entrent Place Tienanmen : il a vu les  militaires entrer sur la place et n’a noté aucun feu massif sur la  foule, même si l’on entendait des tirs sporadiques. Il a dit qu’une  grande partie des troupes entrées sur la place n’était en effet armée  que d’instruments anti-émeute : des matraques et des barres en bois ;  ils étaient appuyés par des soldats armés »</p>
<p>Un  câble suivant affirmait : « Un diplomate chilien fournit un témoignage  oculaire des soldats qui entrent sur la place Tienanmen : même si l’on  entendait des tirs sporadiques, il a dit qu’excepté quelques coups  contre des étudiants, il n’y a eu aucun feu massif sur la foule  d’étudiants à côté du monument ».</p>
<p>On se  souviendra que le Chili de l’époque était gouverné par le général  Augusto Pinochet, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat de droite,  violent, anti-socialiste, soutenu par les Usa, et que des centaines de  représentants de la gauche, y compris le président Salvador Allende,  avaient été tués. Le « diplomate chilien » cité ne pouvait pas être  considéré comme un ami de la Chine.</p>
<p>Pas un  journal, pas une télévision ou une station de radio étasunienne n’a  rapporté ni commenté ces câbles délivrés par Wikileaks, ni sur  l’histoire que le Telegraph a écrite. Comme s’ils étaient tombés dans un  abîme sans fond.</p>
<p>Est-ce parce que les media pensent que le rapport n’est pas crédible ? Non, certainement pas.</p>
<p>Ils  savaient la vérité dès 1989. Le New York Times sait que c’est crédible.  Leur chef du bureau de l’époque, Nicholas Kristof, l’a confirmé dans un  ample article intitulé « China Update : How the Hardliners Won »[1],  publié dans le Magazine du Sunday Times le 12 novembre 1989, cinq mois  après les présumés massacres de la place.</p>
<p>A la  fin justement de ce long article, qui se voulait fournir une vision de  l’intérieur du débat interne du groupe dirigeant du Parti Communiste  Chinois, Kristof affirmait catégoriquement : « Sur la base de mes  observations dans les rues, ni la version officielle ni de nombreuses  versions étrangères ne sont du tout correctes. Il n’y a eu aucun  massacre sur la Place Tienanmen, par exemple, même s’il y a eu une  quantité de personnes tuées ailleurs ».</p>
<p>Même  si l’article de Kristof était âprement critique à l’égard de la Chine,  son affirmation qu’il n’y avait eu « aucun massacre sur la  Place  Tienanmen » suscita immédiatement des cris de protestation de la part  des détracteurs de la Chine aux Usa, comme le reflète la rubrique  courrier du Times.</p>
<p>Y  a-t-il eu des combats à Pékin ? Absolument. Mais il n’y a pas eu de  massacre d’étudiants désarmés sur la place. Ceci a été une invention de  l’Occident, destinée à diaboliser le gouvernement chinois et à gagner la  sympathie du public pour la contre-révolution.</p>
<p>Le  tournant vers une économie de marché sous Deng Xiaoping a éloigné de  nombreux travailleurs. Il y a aussi eu un élément contre-révolutionnaire  qui a essayé de tirer profit du mécontentement populaire pour restaurer  complètement le capitalisme.</p>
<p>Les  impérialistes espéraient que les batailles à Pékin auraient fait tomber  le Parti Communiste Chinois, et détruit l’économie planifiée -de la même  façon que ce qui allait arriver deux ans plus tard en Union Soviétique.  Ils voulaient que la Chine s’ « ouvrît », non pas à la vérité mais au  saccage de la propriété populaire par des banques et des corporations  impérialistes.</p>
<p>Après  de nombreuses hésitations au sommet, l’armée a été mobilisée et la  révolte écrasée. La Chine n’a pas été démantelée comme l’Union  Soviétique ; son économie n’a pas implosé ni les niveaux de vie subi un  déclin. Au contraire, salaires et conditions sociales se sont améliorés à  un moment où en tout autre endroit les travailleurs ont subi de graves  pertes sous l’effet d’une grave crise économique capitaliste.</p>
<p>Malgré  de profondes concessions au capitalisme, à l’extérieur et à  l’intérieur, la Chine continue à avoir une économie planifiée fondée sur  de fortes infrastructures de propriété de l’Etat.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Article original publié sur Workers Wold <a href="http://www.workers.org/2011/world/tiananmen_0707/">http://www.workers.org/2011/world/tiananmen_0707/</a></p>
<p><em>Traduit par M-A. Patrizio de la version italienne réalisée par Domenico Losurdo :<br />
</em><a href="http://domenicolosurdo.blogspot.com/2011/07/in-italiano-larticolo-sui-fatti-di.html"><em>http://domenicolosurdo.blogspot.com/2011/07/in-italiano-larticolo-sui-fatti-di.html</em></a><em> </em><br />
<strong>Deirdre Griswold</strong> (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Deirdre_Griswold">http://en.wikipedia.org/wiki/Deirdre_Griswold</a>)  a été candidate à la présidence des Etats-Unis pour le WWP (Workers  World Party) en 1980, et s’est occupé pendant plusieurs décennies du  journal étasunien Workers World.</p>
<p>L’article original Tiananmen Square ‘massacre’ was a myth  a été signalé, entre autres, sur le blog de D. Losurdo, le 3 juillet dernier  («  Une lecture alternative des faits de Place Tienanmen ») ; le blog Nuova  Libertalia l’a signalé aussi en joignant une image de la première page  du Corriere della Sera intitulée : « Tués par milliers, la mort du rêve  chinois ».</p>
<p>Comme,  étrangement, il semble que personne n’ait pensé à le traduire en  italien (ni en français, NdT), je propose ci-après ma traduction, ne  fût-ce que pour fournir l’énième, éclatante, démonstration de combien il  est facile de manipuler les masses ou comment un mensonge répété des  milliers de fois devient une vérité. Domenico Losurdo, 20 juillet 2011.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[1] « China Update : How the Hardliners Won », N. Kristof, The New York Times, 12 novembre 1989.</p>
<p>© Droits d&#8217;auteurs Deirdre Griswold, <a href="http://www.workers.org/">Workers World</a>, 2011</p>
<p>L&#8217;adresse url de cet article est: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=25736">www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=25736</a></p>
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		<title>Demain, l&#8217;individu</title>
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		<pubDate>Fri, 13 May 2011 04:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christian laurut</dc:creator>
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<p>L’« individualisme » a généralement mauvaise presse. Dans l’esprit commun il est synonyme d’égoïsme, terme qui définit, pour un individu, la posture consistant à ne pas tenir compte du sort ou du devenir des autres et à ne considérer, dans toutes ses actions, que le bénéfice qu’il peut en retirer pour lui même. Il peut également être assimilé à l’égocentrisme, travers qui amène un quidam à ignorer l’existence même des autres et à se considérer comme étant le seul à vivre sur terre.</p>
<p>Pourtant l’individualisme a fait l’objet de nombreuses déclinaisons sociales et morales sous forme de doctrines aussi dissemblables que le personnalisme chrétien et le libertarisme athée. Au plan politique, il peut être associé aussi bien au capitalisme qu’à l’anarchisme. Chrétiens, libertins, capitalistes, libéraux, anarchistes pourraient ainsi être réunis sous la bannière unique de l’« individualisme ». Et même les marxistes n’échapperaient pas à cette classification, le but ultime du communisme et sa phase supérieure, selon Marx, étant « à chacun selon ses besoins », idée confirmée par Lénine qui écrit dans <em>L&#8217;État et la Révolution </em>en 1917 « L&#8217;État pourra s&#8217;éteindre complètement quand la société aura réalisé ce principe ».</p>
<p>Donc tout le monde est individualiste, sauf peut être les socialistes, qui, en bons réformistes qu’ils sont, ont besoin, pour exister, d’une situation sociale dans laquelle l’individu de base reste durablement dominé par une superstructure, le principe de la « revendication permanente » remplaçant alors avantageusement celui de la « révolution permanente » et garantissant ainsi le maintien à long terme de leur fonds de commerce.</p>
<p>Si, comme nous le voyons, l’individualisme est partout, il n’a encore jamais fait l’objet d’une doctrine politique à part entière, se réclamant ouvertement et complètement de lui. L’individualisme des anarchistes, par exemple, ne se définit que par rapport au rejet de l’état et de toute forme d’autorité supérieure. Celui des libéraux, ne se justifie que dans le cadre d’une liberté totale de l’entreprise commerciale encadrée par un état réduit au rôle de gendarme.</p>
<p>L’idée d’un mode de vie qui place délibérément l’individu au centre des préoccupations mais qui ne rejette pas l’existence d’une organisation sociale utile à tous, n’a pas encore fleuri. Dans un tel système, les droits, les intérêts et la valeur des individus seraient  privilégiés par rapport à ceux du groupe, l’état n’existant que « par défaut », dans les seuls cas où il paraîtrait plus utile (pour les individus) de faire réaliser telle tâche par celui-ci plutôt que par une multitude d’efforts individuels. Car, en réalité, le véritable individualiste est celui qui considère l&#8217;intérêt de tous les individus, et non le sien uniquement.</p>
<p>Or, il se trouve qu’un bouleversement sociétal de grande ampleur s’approche de nous à grands pas et va ouvrir la donne politique comme rarement l’histoire nous a donné le loisir de le faire. Cette révolution ne sera pas provoqué par le réchauffement climatique, ni par la pollution de l’air, encore moins par je ne sais quelle « broutille » écologique, mais par la diminution régulière et inéluctable de l’offre énergétique fossile et le déclin consubstantiel de notre civilisation industrielle. Gageons que cette lame de fond emportera le capitalisme avec elle sans pour autant faire ressurgir les fantômes du collectivisme bureaucratique.</p>
<p>Afin de voir commence se présente le bébé, passons tout d’abord la maman à l’échographe politico–économique. Il en résulterait un diagnostic en 17 points :</p>
<p>1. Le système politique unique qui régit actuellement la totalité des pays de la planète est celui du « capitalisme étatique». A quelques variantes près, il est globalement caractérisé par l’alliance de personnes morales et physiques détentrices de capitaux importants avec des états tout-puissants intervenant dans chaque domaine de la vie des individus de base.</p>
<p>2. Le capitalisme est un système économique qui attribue un rôle prépondérant à l’argent qui, historiquement simple instrument d ‘échange, devient créateur de richesse par un processus de fiduciarisation introduisant le facteur « confiance » au sein d’un concept initialement « sonnant et trébuchant ». Il joue un rôle moteur dans l’économie mondiale depuis le milieu du 19ème siècle, soit depuis 160 ans seulement, et a consacré la domination d‘une classe &#8211; les patrons &#8211; sur une autre &#8211; les salariés. Ces deux classes sont néanmoins entrées en lutte historique pour l’obtention du pouvoir, c’est-à-dire le contrôle de l’Etat et, de 1917 à 1990, une expérience de gouvernement par les salariés, le communisme, a été menée dans certains pays, se soldant finalement par un échec.</p>
<p>3. Afin de faire accepter durablement le système capitaliste par les salariés, le patronat, avec le concours de l’Etat et sous la pression des ces derniers, a consenti de nombreux avantages sociaux et prises en charge. Citons la couverture maladie, la retraite, la couverture chômage, les allocations familiales, les congés payés, les indemnités journalières, les congés maternité, assortis d’un impressionnant dispositif d’aide aux populations en difficulté : revenu minimum, allocation handicapé, aide aux personnes dépendantes.</p>
<p>4. Grâce à ces avantages dénommés « acquis sociaux », le système capitaliste s’est constitué une immunité qui le préserve durablement contre toute remise en cause de sa légitimité. La preuve en est qu’aucun gouvernement, ni aucun parti politique dans le monde ne se prononce ouvertement pour une rupture avec lui.</p>
<p>5. L’Etat, pour sa part, exerce un double rôle de coercition et de sécurisation. Il intervient dans tous les domaines de la vie économique, sociale et civile : emploi, économie, métiers, éducation, aménagement du territoire, mœurs, justice,  successions, commerce, immobilier, etc… Bref, il n’existe pas un seul domaine de la vie quotidienne de l’individu qui ne soit encadré par un règlement, arrêté, loi ou décret. Il assure la gestion des grandes prises en charge, « achetant » ainsi la paix sociale pour le compte du capitalisme. Enfin il prélève par la force une multitude d’impôts et de taxes dont l&#8217;ensemble constitue pour lui un salaire libre de toute obligation de résultat. Cet état, toutefois, n’est pas despotique et, émanant du suffrage universel, nous pouvons considérer que son comportement est conforme aux désirs de la majorité.</p>
<p>6. Depuis quelques dizaines d’années les populations se sont émues des incidences possiblement néfastes de l’industrialisation capitaliste sur l’environnement, créant ainsi un courant d’opposition au système qui se démarque de la traditionnelle stigmatisation des inégalités sociales. Afin de faire face à cette agitation d’un nouveau genre et de tenter de la canaliser, le capitalisme a inventé une doctrine politico-sociale subjective et partiale, l’« écologisme », dont l’appellation usurpatrice crée volontairement une confusion avec l’ « écologie », science réelle et neutre étudiant les équilibres de la nature. Son objectif avoué est de convaincre le grand public que le capitalisme peut ne pas être néfaste pour l’environnement, ou du moins, que les nuisances générées par la société industrielle qu’il régit peuvent rester supportables.</p>
<p>7. Les principales revendications et inquiétudes des populations étant ainsi assouvies par les grandes prises en charge, les acquis sociaux et les (simili-)mesures écologistes, le capitalisme étatique règne sans partage sur le monde le plus opulent et le plus riche que l’histoire humaine ait jamais connu, les quelques insatisfactions anecdotiques étant facilement récupérés et phagocytés par le système. Toutes les revendications résiduelles dans le domaine économique, social ou environnemental apparaissent donc comme non fondées et marginales, émanant du taux incompressible de mécontentement statistiquement inévitable. Dans ces conditions, un changement radical de régime, fut-il localisé, ne paraît pas pertinent ni souhaitable à la quasi-totalité de la population, ce qui explique en partie l’indigence grandissante de la vie politique.</p>
<p>8. En dépit de cet état des lieux plutôt favorable pour lui, le capitalisme étatique est menacé par un danger vital car il va bientôt être privé des ressources naturelles fossiles que la dot terrestre lui fournit depuis 160 ans et qui constituent le carburant indispensable de sa croissance, comme la sève constitue celui des arbres et le sang celui du corps humain.</p>
<p>9. Malgré l’émergence d’un certain nombre de courants et de voix qui tentent d’alerter l’opinion sur la déchéance énergétique et la décroissance économique probable qui devrait en résulter, cette réalité inéluctable n’a pas de prise sur les populations qui restent très majoritairement convaincues que le développement capitaliste est « durable» et que d’ « autres » sources d’énergie vont venir prendre le relais du fossile, grâce au génie sans limite du cerveau humain.</p>
<p>10. Or le moment crucial où la demande mondiale journalière de pétrole, qui est en progression constante, deviendra supérieure à la capacité de production, qui est en stagnation et bientôt en régression, n’est plus très éloigné. Il apparaît donc opportun d’imaginer un nouveau système politique adapté à la gestion des transformations radicales de notre mode de vie imposées par la raréfaction cette énergie fossile, au cas où l&#8217;incommensurable génie de l&#8217;homme ne parviendrait pas à remplacer les 90 millions de barils journaliers utilisés par la société industrielle mondiale par autre chose d&#8217;aussi énergétique et d’aussi bon marché.</p>
<p>11. De nombreux prévisionnistes ont déjà décrit, parfois avec force détails, l’évolution des modes de vie liés à cette décroissance industrielle probable, mais aucun n’a encore proposé de système socio-politique susceptible de l’accompagner, une majorité jugeant même que le système actuel pourrait fort bien faire l’affaire, moyennant quelques aménagement dits « durables ». Cette vision paraît irréaliste car l’histoire a montré qu’un grand bouleversement civilisationnel, s’accompagne toujours d’une modification en profondeur du système politique.</p>
<p>12. Il serait souhaitable que le bouleversement énergétique des années à venir soit l’occasion de poser les bases d’une société nouvelle dans laquelle le capitalisme étatique serait éradiqué, la liberté individuelle renforcée, l&#8217;égalité des chances garantie et la responsabilité sociale rénovée. Les moyens d’action devraient être pacifiques, démocratiques et respecter les dispositifs électoraux.</p>
<p>13. La société post-fossile serait bien inspirée se débarrasser du système capitaliste par une modification en profondeur du droit des sociétés et du crédit. Ces mesures législatives devraient être techniques et non coercitives. Elles auraient pour objectif la disparition naturelle des multinationales et des grandes entreprises, au profit d&#8217;un tissu de petites entreprises individuelles, libres et localisées.</p>
<p>14. L’état deviendrait alors un simple outil au service des individus. Il pourrait lui être attribué des activités (secteur marchand) dans tous les domaines de l&#8217;économie où il apparaîtrait plus commode de faire gérer telle tâche par une structure centralisée plutôt que par une multitude de petites unités indépendantes. L&#8217;état tirerait ainsi ses seules ressources des bénéfices réalisés par la vente de ces produits et services, à l&#8217;exclusion de toute forme d&#8217;impôt ou taxe prélevés sur les individus. Avec les bénéfices ainsi réalisés dans son secteur marchand, et toutes charges inhérentes ayant été déduites, il financerait les services d&#8217;intérêt public gratuits (secteur non marchand) qui lui seraient attribués.</p>
<p>15. La liberté individuelle serait élargie plus fortement qu&#8217;elle ne l&#8217;a jamais été par le passé, les seules limites fixées étant le respect de l&#8217;intégrité des biens et des personnes.</p>
<p>16. Les conditions maximales de l&#8217;égalité des chances entre tous les individus seraient garanties grâce à une série de mesures visant à effacer tout handicap objectif relatif à la condition ou à l&#8217;origine sociale.</p>
<p>17. La responsabilité sociale serait assurée par la mise en place d&#8217;un système rationnel, simplifié et complet de prise en charge des populations en difficulté, entièrement financé par l&#8217;état dans le cadre de ses attributions non marchandes, à l&#8217;exclusion de tout impôt sur les individus actifs.</p>
<p>Ce projet politique complet serait celui d&#8217;une société alliant liberté et frugalité, rejetant les dérives tant capitalistes, que bureaucratiques ou collectivistes et optimisant les expériences du passé pour construire l&#8217;avenir.  Et surtout, enfin et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, miserait sur la réalité d’un individu responsable, plutôt que sur l’illusion d’un état vertueux.</p>
<p><em> </em></p>
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		<title>Hervé Kempf : « Il est vital pour l’oligarchie de maintenir la fiction d’une démocratie »</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 04:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zorro 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Linda Maziz (10 mars 2011) Les puissances d’argent ont acquis une influence démesurée, les grands médias sont contrôlés par les intérêts capitalistes, les lobbies décident des lois en coulisses, les libertés sont jour après jour entravées. Pour Hervé Kempf, journaliste et essayiste, si nous voulons répondre aux défis du 21e siècle, il est impératif [...]]]></description>
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<p>Par <a href="http://www.bastamag.net/auteur177.html">Linda Maziz</a> (10 mars 2011)</p>
<div>
<p>Les puissances  d’argent ont acquis une influence démesurée, les  grands médias sont  contrôlés par les intérêts capitalistes, les lobbies  décident des lois  en coulisses, les libertés sont jour après jour  entravées. Pour Hervé  Kempf, journaliste et essayiste, si nous voulons  répondre aux défis du  21e siècle, il est impératif de revenir en  démocratie. Et mettre fin à  l’oligarchie, régime actuel qui maintient  les privilèges des riches au  mépris des urgences sociales et  écologiques.</p>
</div>
<p><img src="http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L339xH500/arton1450-d8af4.jpg" alt="" width="339" height="500" /></p>
<div>
<p>Dessin : ©DR</p>
<p><strong> <em>Basta !</em> : Pourquoi affirmez-vous que nous ne sommes plus en démocratie, et pas encore en dictature, mais dans une « oligarchie » ?</strong></p>
<p>Hervé Kempf : Dans les pays occidentaux, l’évolution du capitalisme   ces 30 dernières années a provoqué une considérable augmentation des   inégalités. Elle a conduit à détacher encore plus le groupe des très   riches du reste de la société. Ce groupe a acquis un pouvoir énorme, qui   lui permet de contrôler les grands choix collectifs. Derrière   l’apparence d’une démocratie représentative, le destin de la   collectivité est déterminé par un petit groupe de gens, la classe   oligarchique.</p>
<p><img src="http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L124xH114/Kempf-3b051.jpg" alt="" width="124" height="114" /> Le régime oligarchique actuel se caractérise par une extension du   pouvoir des acteurs économiques, bancaires et financiers. Et par un   affaiblissement du pouvoir relatif de l’État. L’histoire récente   l’illustre clairement, avec les exemples de la Grèce, du Portugal, de   l’Irlande : ce sont désormais les spéculateurs, les banques, les fonds   de pension qui décident des politiques économiques de ces pays. Le   dénouement de la crise financière montre également la disproportion   entre le pouvoir des États et celui des agents privés. Le système   financier est sauvé fin 2008 par l’engagement des crédits et de   l’épargne publics. Éviter l’effondrement du système était nécessaire.   Mais on est en droit d’attendre que la puissance publique reprenne le   contrôle des agents financiers qui avaient conduit à la crise par leur   comportement irresponsable. Cela n’a absolument pas été le cas.   L’autonomie de décision du secteur bancaire a été largement préservée.   Les tentatives de régulation ne corrigent qu’à la marge les   dysfonctionnements et les comportements spéculatifs.</p>
<p><strong>L’oligarchie désigne à la fois une réalité sociologique et un   système politique. Comment fonctionne cette élite puissante et   fortunée ?</strong></p>
<p>Une des caractéristiques du régime oligarchique est l’imbrication   étroite entre les cercles dirigeants politiques et économiques. Alors   que l’un des principes fondamental de la démocratie est la séparation :   d’un côté les élus, les hauts-fonctionnaires, les membres des cabinets   ministériels et de l’autre les dirigeants des banques et des grandes   entreprises. Ils ne doivent pas être adversaires, au contraire, c’est   important qu’une société démocratique ait une activité économique   prospère. Mais en démocratie, les affaires privées relèvent d’une autre   logique que les affaires publiques. Or on observe aujourd’hui une  fusion  des deux systèmes de gestion. Ceux qui sont en charge des  affaires  publiques ont beaucoup moins le souci de l’intérêt public. Ou  plutôt,  ils ont le souci que la gestion des intérêts publics n’entre  pas en  contradiction avec la préservation des grands intérêts privés.  On  observe aussi un constant va-et-vient, du point de vue des acteurs,   entre les milieux de la haute décision publique et ceux des grandes   entreprises ou de la banque.</p>
<p><strong>Le glissement de la démocratie vers l’oligarchie ne s’est pas fait brutalement, mais plutôt de manière insidieuse…</strong></p>
<p>Cela s’est opéré avec le creusement progressif des inégalités – dont   on a véritablement pris la mesure ces dernières années. Tout le  discours  de l’oligarchie consiste à préserver la fiction de la  démocratie. Il  est vital pour le maintien d’un système inégalitaire que  le peuple  continue à croire qu’il est en démocratie, que c’est lui qui  décide.  Aujourd’hui, une partie de la classe dirigeante est cependant  en train  d’abandonner l’idéal démocratique et aspire plus ou moins  ouvertement à  un régime totalitaire. Il n’y a qu’à voir le nombre de  capitalistes en  admiration devant le régime chinois, parce qu’il  atteint des taux de  croissance économique records grâce à un  gouvernement autoritaire.</p>
<p><strong>L’oligarchie témoigne d’une conscience de classe aiguisée,   d’une communauté sociologique solidaire. Mais, face à l’oligarchie,   pourquoi une telle passivité, une telle apathie collective ? Pourquoi ne   se rebelle-t-on pas ?</strong></p>
<p>L’évolution du capitalisme s’est accompagnée d’une transformation   majeure de la culture collective. L’individualisme s’est exacerbé à un   point sans doute jamais vu. Il forme aujourd’hui le fond de notre   culture, de notre conscience collective, de notre façon d’être. C’est ce   qui cause notre faiblesse et notre incapacité à nous rebeller.   L’individualisme fragmente la société. Il nous paralyse et nous   handicape face à des gens qui, même s’ils sont peu nombreux, « jouent   collectif » et sont très cohérents.</p>
<p>Pour dépasser cela, il faut nous affranchir d’un conditionnement   extrêmement fort des médias, et particulièrement de la télévision. Elle   est devenue si quotidienne et banale, on ne se rend même plus compte à   quel point elle modèle et diffuse la culture collective. Le système de   valeurs qu’elle projette, avec la publicité, est individualiste, axé  sur  la consommation, et n’invite pas à intervenir dans la sphère  publique.</p>
<p><strong>Sommes-nous indifférents à ce qui est en train de se passer ?</strong></p>
<p>Il y a, dans une large part des classes moyennes, un conservatisme   fondé sur la crainte. Elles savent que les mécanismes de la démocratie   sont très affaiblis, que la situation générale se délite, que les   institutions de solidarité collective sont mises à mal. Mais elles   estiment que le capitalisme finissant et l’oligarchie leur garantissent   une certaine sécurité face à l’ébranlement du monde. Après tout, cet   ordre existant, bien que très critiquable, nous assure un confort qui   pourrait être perdu en cas de changement majeur. Mais la situation ne   peut pas rester stable. La sécurité actuelle est une fausse sécurité. Si   l’on n’agit pas, si le sentiment d’indignation exprimé par les  lecteurs  de Stéphane Hessel ne se transforme pas en engagement, les  oligarques,  face à la montée de la crise sociale et écologique, nous  entraîneront  dans un régime de plus en plus autoritaire. Un régime qui  affaiblira le  confort, mais aussi la liberté et la dignité de chacun.</p>
<p><strong>L’enjeu politique le plus immédiat est-il de « dé-financiariser » l’économie et de reprendre le contrôle du système bancaire ?</strong></p>
<p>Oui. L’un des leviers essentiels pour revenir en démocratie – et pour   donner des capacités d’action au politique – est d’affaiblir cette   puissance financière. Il faut reprendre le contrôle, par des règles que   les spécialistes de la finance connaissent bien : séparation des   activités spéculatives et des activités de dépôt, gestion collective du   crédit, taux de réserve obligatoire pour les banques… On peut aussi   envisager la socialisation d’une partie du secteur bancaire.</p>
<p>Autre enjeu crucial : réduire drastiquement les inégalités. Cela est   indispensable pour que notre société ait les moyens de se transformer,   de s’orienter vers une politique écologique de la ville, de l’énergie,   des transports. Il faut développer des activités moins destructrices de   l’environnement, et moins tournées vers la production matérielle,  comme  l’éducation, la santé, la culture. Des activités qui ont un  impact  écologique plus faible, mais qui sont beaucoup plus riches en  termes de  lien social et de création d’emplois. Et la démocratie est  fondée sur un  principe d’égalité. Or aujourd’hui, certains sont dans  une telle  position de richesse qu’ils peuvent influencer très largement  la  décision collective. Par des activités de lobbying, par le  financement  des campagnes des candidats, par le contrôle des médias,  autant  d’actions qui conditionnent les esprits.</p>
<p><strong>Comment réagit l’oligarchie face à la crise écologique ?</strong></p>
<p>La crise écologique crée une contrainte historique tout à fait   nouvelle et impose une véritable transformation de nos sociétés   occidentales, de nos modes de vies. Notre économie repose sur un   accroissement continu de la consommation, et nous savons pertinemment   que cette course à l’enrichissement matériel ne peut se poursuivre   indéfiniment. En termes de prélèvement des matières premières ou de   recyclage, nous avons atteint les limites de la biosphère. Et les pays   émergents revendiquent légitimement d’être traités sur un pied d’égalité   avec les pays occidentaux, en terme d’accès aux ressources et de   consommation. Historiquement, nous allons vers une convergence des   niveaux de vie. La situation écologique ne permet pas que cette   convergence se fasse par un alignement sur le niveau de vie occidental.   Celui-ci doit changer, ce qui se traduira par une baisse du niveau de   vie matériel. C’est le défi majeur de nos sociétés. L’oligarchie ne peut   pas le relever.</p>
<p><strong>Pourquoi en est-elle incapable ?</strong></p>
<p>Pour l’oligarchie, il est vital que croissance économique et promesse   d’augmentation de la consommation matérielle soient considérées comme   un objectif absolu. C’est la condition pour que les inégalités  actuelles  restent acceptables : la croissance du PIB est censée  permettre  l’élévation du niveau de vie de tous. La question écologique  est donc  toujours minorée et la critique de la croissance considérée  comme  absurde. Il est essentiel que la délibération collective porte  sur ces  questions, qui sont la clé d’un avenir pacifique. La démocratie  est le  seul moyen de parvenir à cette transition, qui doit être  réfléchie et  choisie collectivement, dans une logique de réduction des  inégalités.</p>
<p>Propos recueillis par Linda Maziz</p>
<p>À lire : Hervé Kempf, <em>Comment les riches détruisent la planète</em>, Éditions du Seuil, 2007 et <em>Pour sauver la planète, sortez du capitaliste</em>, Éditions du Seuil, 2009.</p>
<p><img src="http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L100xH146/herve_kempf-50a65.jpg" alt="" width="100" height="146" /> Hervé Kempf, <em>L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie</em>, Éditions du Seuil, 14 euros.</p>
<p>Site d’Hervé Kempf : <a rel="nofollow external" href="http://www.reporterre.net/" target="_blank">www.reporterre.net</a></p>
<p>Source: <a title="Bastamag" href="http://www.bastamag.net/article1450.html">http://www.bastamag.net/article1450.html</a></p>
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		<title>Pronostic 2012: Vers un nouvel ordre mondial social &#8211; Seconde partie</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Feb 2011 05:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Marginean</dc:creator>
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</p>
<p>Ce texte est largement basé sur l’article de Richard K. Moore « <a title="Prognosis 2012: Towards a New World Social Order" href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=viewArticle&amp;code=MOO20100226&amp;articleId=17826" target="_blank"> Prognosis 2012: Towards a New World Social Order</a> » qui méritait bien d’être traduit pour le bénéfice des lecteurs  francophones. Il est présenté en différents volets, vu la  longueur du texte original.</p>
<p>Voici donc la deuxième partie de <a href="http://les7duquebec.wordpress.com/2011/01/26/pronostic-2012-vers-un-nouvel-ordre-mondial-social/">Pronostic 2012: Vers un nouvel ordre mondial social</a>.</p>
<p>François Marginean</p>
<p style="text-align: center;">—————————————–</p>
<p><strong>La fin de la croissance – les capitalistes vs le capitalisme</strong></p>
<p>Il a toujours été inévitable, dans un système fermé qu&#8217;est la planète Terre, qu&#8217;il y ait une limite à la croissance économique. L&#8217;industrialisation a permis de se précipiter vers cette limite au cours des deux derniers siècles. La  production est devenue de plus en plus efficace, les marchés sont  devenus de plus en plus mondiaux et nous avons finalement atteint le point  où le paradigme de la croissance à l&#8217;infini ne peut plus être maintenu.</p>
<p>En fait, ce point a été atteint vers 1970. Depuis lors, le capital n&#8217;a pas tant cherché la croissance par l&#8217;augmentation de la production, mais plutôt par l&#8217;extraction de plus grands profits d&#8217;une production qui est demeurée à des niveaux relativement plats; d&#8217;où la mondialisation qui a délocalisé la production vers des régions où se trouvent des travailleurs à faibles revenus, fournissant ainsi des marges de profits plus importantes. Et donc, conséquemment est apparu la tendance à la privatisation qui a pour effet de transférer les flux de revenus qui allaient auparavant aux budgets nationaux vers les investisseurs. Enfin, c&#8217;est le pourquoi des marchés dérivés et des marchés des devises qui créent l&#8217;illusion électronique de la croissance économique, sans produire quoi que ce soit dans le monde réel.</p>
<p>Si l&#8217;on étudie l&#8217;effondrement des civilisations, on apprend que le manque d&#8217;adaptation est fatal. Continuer sur la voie de la poursuite de la croissance serait un tel manque d&#8217;adaptation. Et si on lit les pages financières de nos jours, on constate qu&#8217;elles sont pleines de prophètes de malheur. Nous lisons que la zone euro est condamnée et que la Grèce n&#8217;était que la première victime. Nous lisons que les plans de relance ne fonctionnent pas, que le chômage augmente, que le dollar est en grande difficulté, que la croissance continue de stagner et que le secteur commercial de l&#8217;immobilier sera la prochaine bulle à éclater, etc. Il est facile d&#8217;avoir l&#8217;impression que le capitalisme ne parvient pas à s&#8217;adapter et que nos sociétés sont menacées de s&#8217;effondrer en sombrant dans le chaos.</p>
<p>Une telle impression serait en partie vraie et fausse. Afin de réellement comprendre la situation, nous devons faire une distinction claire entre l&#8217;élite capitaliste et le capitalisme lui-même. Le capitalisme est un système économique reposant sur la croissance; l&#8217;élite capitaliste est les gens qui ont réussi à prendre le contrôle du monde occidental alors que le capitalisme a fonctionné au cours des deux derniers siècles. Le système capitaliste a dépassé sa date limite de vente, l&#8217;élite bancaire est bien consciente de ce fait &#8211; et elle s&#8217;adapte.</p>
<p>Le capitalisme est un véhicule qui a aidé les banquiers à atteindre le pouvoir absolu, mais ils n&#8217;ont pas plus de loyauté envers ce système qu&#8217;ils en ont envers un endroit en particulier, ou envers quoique ce soit ou quiconque. Tel que mentionné précédemment, ils pensent à l&#8217;échelle mondiale, considérant les nations et les populations comme des pions. Ils définissent ce qu&#8217;est l&#8217;argent et ils le créent, tout comme le banquier dans un jeu de Monopoly. Ils peuvent aussi inventer un nouveau jeu avec un nouveau type d&#8217;argent. Ils ont depuis longtemps dépassé toute nécessité de s&#8217;appuyer sur un système économique particulier afin de maintenir leur pouvoir. Le capitalisme était pratique dans une ère de croissance rapide. En vue d&#8217;une ère de non-croissance, un jeu différent est en cours de préparation.</p>
<p>Ainsi, on n&#8217;a pas laissé le capitalisme mourir d&#8217;une mort naturelle. Tout d&#8217;abord, il a été mis sur un système de soutien artificiel de la vie, tel que mentionné ci-dessus, avec la mondialisation, la privatisation, les marchés des produits dérivés, etc. Ensuite, il a reçu une injection létale sous forme de produits dérivés toxiques. Et lorsque l&#8217;effondrement planifié s&#8217;est produit, plutôt que de sauver le capitalisme industriel, l&#8217;élite bancaire a été sauvé. Ce n&#8217;est pas parce que les banques étaient trop grosses pour faire faillite, mais plutôt parce que les banquiers étaient trop puissants politiquement pour faire échec. Ils ont fait une offre aux gouvernements qu&#8217;ils ne pouvaient refuser.</p>
<p>Les résultats du sauvetage de l&#8217;ordre de milliards de dollars étaient facilement prévisibles, bien qu&#8217;on ne l&#8217;apprenne pas à la lecture des pages financières. Les budgets nationaux étaient déjà très sollicités, et ils n&#8217;avaient certainement pas assez de réserves à leur disposition pour financer les plans de sauvetage. Ainsi, ces plans de sauvetage ont résulté en rien de plus que l&#8217;ajout d&#8217;immenses dettes par les gouvernements. Afin d&#8217;honorer les engagements des plans de sauvetage, l&#8217;argent sera emprunté auprès des mêmes institutions financières qui ont été renflouées.</p>
<p>Avec les plans de sauvetage, les gouvernements occidentaux ont livré leurs nations les mains liées aux banquiers. Les gouvernements sont désormais en perpétuelle servitude pour leurs dettes dues aux banquiers. Plutôt que les banques soient <a href="http://www.juritravail.com/lexique/Sequestre.html">mises sous séquestre</a>, ce sont les gouvernements qui sont maintenant sous séquestre. Le cabinet d&#8217;Obama et ses conseillers sont presque tous de Wall Street, ils sont à la Maison Blanche afin de surveiller de près leur nouvelle acquisition, les États-Unis anciennement souverains. Peut-être qu&#8217;ils présideront bientôt à sa liquidation.</p>
<p>Les banquiers sont maintenant en contrôle des budgets nationaux. Ils dictent ce qui peut être financé et ce qui ne le peut pas. Quand il s&#8217;agit de financer leurs guerres et la production d&#8217;armement, aucune limite n&#8217;est imposée. Quand il s&#8217;agit de services publics, on nous dit que les déficits doivent être tenus en échec. La situation a été très bien exprimée par Brian Cowan, le chef du gouvernement de l&#8217;Irlande. Dans la même semaine que l&#8217;Irlande a promis 200 milliards d&#8217;euros pour renflouer les banques, il lui était demandé pourquoi il coupait quelques millions d&#8217;euros des budgets des services de base les plus importants. Il répondit: «Je suis désolé, mais les fonds ne sont tout simplement pas là&nbsp;&raquo;. Bien sûr qu&#8217;ils ne sont pas là! Le trésor a été dilapidé. Les coffres sont vides.</p>
<p>Comme on pouvait s&#8217;y attendre, la plus haute priorité des budgets est le service de la dette envers les banques. Tout comme la plupart des pays du tiers-monde sont dans l&#8217;esclavage de la dette envers le FMI, l&#8217;Occident en entier est maintenant dans l&#8217;esclavage de la dette envers ses propres banques centrales. La Grèce est le signe avant-coureur de ce qui va se produire partout.</p>
<p><strong>L’économie du carbone – contrôle de la consommation</strong></p>
<p>Dans une économie sans croissance, les mécanismes de la production deviendront relativement statiques. Au lieu de corporations en compétition pour l&#8217;innovation, nous aurons des bureaucraties de production. Elles seront des bureaucraties semi-étatiques, semi-privées, préoccupées par les budgets et les quotas plutôt que par la croissance, un peu à l&#8217;instar du modèle soviétique. Un tel environnement n&#8217;est pas mu par un besoin de croissance du capital, et il ne permet pas un jeu de Monopoly rentable.</p>
<p>Nous pouvons déjà voir les mesures prises pour déplacer le modèle d&#8217;entreprise vers le modèle bureaucratique, par l&#8217;intervention accrue du gouvernement dans les affaires économiques. Avec le sauvetage de Wall Street, la restructuration forcée de General Motors, l&#8217;appel à la microgestion centralisée du secteur bancaire et industriel, et l&#8217;imposition de la couverture d&#8217;assurance santé, le gouvernement fait savoir que le marché est pour être remplacé par des directives gouvernementales. Non pas que nous devrions pleurer la disparition du capitalisme exploiteur, mais avant de célébrer, nous devons comprendre ce par quoi il est remplacé.</p>
<p>Dans une ère de capitalisme et de croissance, l&#8217;accent a été mis l&#8217;aspect production de l&#8217;économie. Le but du jeu visait le contrôle des moyens de la croissance: l&#8217;accès au capital. Le moteur de la croissance du capitalisme a créé la demande de capitaux, les banquiers contrôlaient l&#8217;offre. Les impôts étaient surtout basés sur le revenu, encore une fois liés à l&#8217;aspect production de l&#8217;économie.</p>
<p>Dans une ère de non-croissance, le point de mire du jeu sera sur l&#8217;aspect consommation de l&#8217;économie. Le jeu visera le contrôle des nécessités de la vie: accès à la nourriture et l&#8217;énergie. La population crée la demande pour les nécessités de la vie; les banquiers ont l&#8217;intention de contrôler l&#8217;approvisionnement. Les taxes seront principalement basées sur la consommation, en particulier de l&#8217;énergie. Et c&#8217;est là toute l&#8217;histoire de la crise du réchauffement de la planète, avec ses taxes sur le carbone et les crédits de carbone.</p>
<p>Déjà, en Grande-Bretagne, on parle de quotas sur le carbone, comme le rationnement de l&#8217;essence en temps de guerre. Ce n&#8217;est pas seulement que vous aurez à payer des taxes sur l&#8217;énergie, mais la quantité d&#8217;énergie que vous pouvez consommer sera déterminée par des directives du gouvernement. Des crédits de carbone vous seront émis et vous pourrez les utiliser pour la conduite, le chauffage, ou en de rares occasions pour des voyages aériens. Toujours en Grande-Bretagne, les routes sont câblés afin qu&#8217;il soit possible de surveiller le kilométrage que vous effectuez, pour vous taxer en conséquence, et vous pénaliser si vous dépassez votre limite permise. On peut s&#8217;attendre à ce que ce genre de chose se répande à travers l&#8217;Occident, puisque c&#8217;est les mêmes banquiers internationaux qui sont en charge partout.</p>
<p>En termes de propagande, ce contrôle sur la consommation est vendu comme une solution au réchauffement climatique et au pic pétrolier (peak oil). La campagne de propagande a été très réussie, et tout le mouvement environnemental est tombé dans le panneau de celui-ci. À Copenhague, les manifestants ont affronté la police, brandissant des pancartes appuyant les taxes sur le carbone et les crédits de carbone. Mais en fait, le régime de carbone n&#8217;a rien à voir avec le climat ou le développement durable. Cela a tout à voir avec la microgestion de tous les aspects de nos vies, ainsi que tous les aspects de l&#8217;économie.</p>
<p>Si les gens qui contrôlent les choses étaient réellement concernés par le développement durable, ils investiraient dans les moyens de transport publics efficaces et ils changeraient l&#8217;agriculture basée sur une énorme consommation de pétrole et d&#8217;eau pour des méthodes durables. Au contraire, ils poussent l&#8217;utilisation de biocarburants et nous vendent des voitures électriques qui ne sont pas plus viables ou plus efficaces au niveau du carbone que les voitures normales. En effet, le but réel derrière les biocarburants est un génocide. Avec les prix alimentaires qui sont liés aux prix de l&#8217;énergie, et les terres agricoles en processus de conversion de production de nourriture vers la production de carburant, le résultat ne peut qu&#8217;être une augmentation massive de la famine dans le tiers-monde. Le dépeuplement a longtemps été un objectif ouvertement déclaré dans les cercles élitistes, et la dynastie Rockefeller a souvent été impliqués dans des projets eugénistes de toutes sortes.</p>
<p><strong>«La guerre contre le terrorisme» – préparer la voie à la transition</strong></p>
<p>La soi-disant guerre contre le terrorisme comporte deux parties. La première partie est un prétexte à des abus arbitraires des droits des citoyens, chaque fois que le <em>Homeland Security</em> prétend que le geste est nécessaire pour des raisons de sécurité. La deuxième partie est un prétexte à l&#8217;agression militaire de la part des États-Unis partout dans le monde, chaque fois que la Maison Blanche prétend que Al-Qaïda est actif dans une quelconque région.</p>
<p>Le mot &laquo;&nbsp;prétendre&nbsp;&raquo; ci-dessus est utilisé parce que le prétexte du terrorisme est utilisé pour justifier des pouvoirs arbitraires, autant à l&#8217;intérieur du pays que globalement. Aucune preuve tangible n&#8217;a besoin d&#8217;être présentée au Congrès, à l&#8217;ONU, ou à toute autre personne, avant que certains pays soient envahis, que quelqu&#8217;un soit kidnappé et torturé en tant que &laquo;&nbsp;présumé terroriste&nbsp;&raquo;, ou qu&#8217;une nouvelle mesure de sécurité invasive est mis en place. Lorsque les pouvoirs sont arbitraires, nous ne vivons plus sous le règne du droit, tant au niveau national qu&#8217;international. Nous vivons sous la domination des hommes, comme on peut s&#8217;y attendre dans une dictature, dans un royaume à l&#8217;ancienne ou sous un empire.</p>
<p style="text-align: center;">—————————————–</p>
<p><strong>La semaine prochaine:</strong></p>
<p>La guerre contre le terrorisme</p>
<p>- Partie 1: Préparer la voie à un nouvel ordre social</p>
<p>- Partie 2: Préparation de la voie à la domination mondiale</p>
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