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	<title>CentPapiers &#187; CANADA</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>Nos universités sous-financées!!!</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 04:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lartiste</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; J’ai simplement relevé certaines phrases d’un article paru mercredi 9 mai 2012 à 19 h 12 HAE­­ « Hugues Boisvert, professeur de comptabilité à HEC et titulaire de la Chaire internationale CMA (comptabilité de management) d&#8217;étude des processus d&#8217;affaires, croit que si le comité provisoire voit le jour, les universités pourraient réaliser des économies. 1)      Selon les données publiées par le ministère de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/nos-universites-sous-financees/96993/captureu-2" rel="attachment wp-att-96995"><img class="aligncenter size-full wp-image-96995" title="Captureu" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/Captureu1.png" alt="" width="466" height="263" /></a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai simplement relevé certaines phrases d’un article paru mercredi 9 mai 2012 à 19 h 12 HAE­­</p>
<p><strong><em>« Hugues Boisvert, professeur de comptabilité à HEC et titulaire de la Chaire internationale CMA (comptabilité de management) d&#8217;étude des processus d&#8217;affaires, croit que si le comité provisoire voit le jour, les universités pourraient réaliser des économies.</em></strong></p>
<p><strong><em>1)      </em></strong><strong><em>Selon les données publiées par le ministère de l&#8217;Éducation, rien ne prouve que les universités québécoises soient sous-financées. Au Québec, le coût moyen par étudiant est de 29 242 $, soit près de 3000 $ de plus qu&#8217;en Ontario (26 383 $). La moyenne canadienne est quant à elle de 28 735 $.</em></strong></p>
<p><strong><em>2)      </em></strong><strong><em>L&#8217;idée de créer un comité provisoire visant à déterminer où couper dans le budget des universités indispose les recteurs qui assurent qu&#8217;il n&#8217;y a pas de surplus dans leur établissement. </em></strong></p>
<p><strong><em>3)      </em></strong><strong><em>L&#8217;effet pervers, selon le professeur Boisvert, c&#8217;est celui du mode de financement basé sur le nombre d&#8217;étudiants, qui pousse les universités à en augmenter leur clientèle coûte que coûte. « La formule de financement est un encouragement direct à accroître la clientèle.</em></strong></p>
<p><strong><em>4)      </em></strong><strong><em>« On appelle ça une spirale inflationniste. Tu augmentes ton budget, tu augmentes tes coûts. Tu n&#8217;es pas capable de couvrir ton budget, tu dis que tu es sous-financé », poursuit M. Boisvert.</em></strong></p>
<p><strong><em>5)      </em></strong><strong><em>Le Comité provisoire des universités risque pourtant de se heurter à un obstacle majeur, puisque l&#8217;information n&#8217;est pratiquement pas disponible. Le professeur Boisvert croit que la ministre de l&#8217;Éducation, Line Beauchamp, devra exiger des universités qu&#8217;elles fournissent les détails des données financières de tous leurs services. »</em></strong></p>
<p>Au sujet de 1), comment peut-on dire les universités du Québec sont sous-financées quand le gouvernement les finance plus que toutes les Provinces au Canada? Où va l’argent?</p>
<p>Au sujet de 2) L’indisposition des recteurs laisse entrevoir la pertinence du questionnement créé par 1).</p>
<p>Au sujet de 3) On découvre ici pourquoi les universités créent des satellites sur les « territoires des autres universités. C’est un « combat pour le recrutement » pour augmenter chacun leur financement.</p>
<p>Au sujet de 4)  On décrit la cause du sous-financement des universités obligées de trop dépenser pour le « recrutement » ce qui leur fait dépasser leur budget.</p>
<p>Au sujet de 5)  Je serais surpris que le gouvernement exige une clarification poussée des dépenses des universités; il semble qu’il y ait trop de « faveurs individuelles » de distribuées à certains individus près du gouvernement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Finalement on en revient encore un fois à la nécessité de la commission d’enquête Charbonneau qui devrait s’étendre sur les collusions et la corruption de tout l’ensemble administratif social et privé.</p>
<p>Est-ce que cette commission pourra nous faire éviter une révolte générale des citoyens? Je ne sais pas; mais j’en doute un peu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>André Lefebvre</p>
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		<title>L’Honorable juge Gaetan Dumas clarifie ce qui lui semble clair</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 18:04:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre JC Allard</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/breve1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-96661" title="breve" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/breve1.jpg" alt="" width="500" height="260" /></a></p>
<p>L’Honorable Juge Gaetan Dumas a semblé contrarié par ce que l’on pourrait interpréter comme sa perception d’une réticence des autorités de Université de Sherbrooke  à obéir à son injonction de reprendre normalement les cours. J’ai bien dit :  « <em>a semblé » </em>contrarié</p>
<p>En fait,  j’ignore si  Dumas, Gaetan, ci-devant <strong>Conseiller juridique du Parti Libéral du Canada</strong>, <strong>Président de l’Association libérale de Sherbrooke</strong>, <strong>Président de la commission juridique du susdit Parti Libéral du Canada</strong>, candidat libéral défait aux élections fédérales de 1993 et devenu ensuite un honorable juge était contrarié.  Il ne l’était peut-être pas.</p>
<p>Il n’est pas facile de comprendre ce qui se passe dans le cerveau reptiien des gens, avec toutes ces émotions qui se bousculent.  C’est pour ça qu’une majorité des gens intelligents et de bonne foi s’abstiennent généralement d’en juger. Les juges, hélas, n’ont pas ce privilège. Ils sont là pour juger.  C’est leur job.</p>
<p>Les doivent donc juger sur les faits, mais aussi sur leurs perceptions de ce qui se passe dans les cerveaux de divers niveaux de ceux qui contreviennent à leurs injonctions. Car il y a cette coquine notion de <em>‘mens rea’</em> – d’intention coupable – qui entre en ligne de compte depuis avant Justinien&#8230;  On ne s&#8217;en sortirait pas&#8230; Heureusement, on présume qu&#8217;en droit les juges ont la grâce d’état. Comme le Pape en matière de foi</p>
<p>Comment savoir &#8211; quand tel recteur, tel doyen, tel professeur, tel concierge, tel agent de sécurité ne se conforme pas à une injonction &#8211; s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;insubordination, de priorité à sa mission de protéger ceux qui sont sous sa garde, de loyauté politique découlant de préjugés dont un quidam d’intellectuel ne peut pas se débarrasser aussi facilement qu’un avocat promu à la magistrature ?  Comment savoir ? La grâce d’état ; sans elle on perd la foi.</p>
<p>Bonne ou mauvaise foi à l&#8217;U. de S. ?  On le saura bientôt. Si les responsables de l’Université de Sherbrooke n’obtempèrent pas jeudi à son injonction, le Juge Dumas pourra les dire coupables d’outrage au tribunal. Il aura alors jugé que leur intention est coupable. C&#8217;est le Droit et son droit.</p>
<p>Il aura du même coup élargi considérablement les limites de la grâce d’état des juges, car il n&#8217;aura pu le faire qu&#8217;en clarifiant une question qui préoccupe les pédagogues depuis avant Socrate : qu’est-ce qu’un « enseignement normal ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pierre JC Allard</p>
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		<title>Merci Patrick !</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 00:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre JC Allard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Patrick Lagacé  a aujourd&#8217;hui le courage de nous dire la vérité.  Venant de Cyberpresse, un média de Gesca, le groupe de Paul Desmarais dont on connait la paternelle sollicitude envers le Parti Libéral de Jean Charest, c&#8217;est un geste  qui n&#8217;apparaît rien de moins qu&#8217;héroïque. Soyons en bien conscients.  Il peut pousser autre chose [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/breve.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-96556" title="breve" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/breve.jpg" alt="" width="500" height="200" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Patrick Lagacé  a aujourd&#8217;hui le courage de nous dire la vérité.  Venant de Cyberpresse, un média de Gesca, le groupe de Paul Desmarais dont on connait la paternelle sollicitude envers le Parti Libéral de Jean Charest, c&#8217;est un geste  qui n&#8217;apparaît rien de moins qu&#8217;héroïque. Soyons en bien conscients.  Il peut pousser autre chose que des Pratte et des Dubuc  dans ce milieu équivoque.</p>
<p>Cela dit, je ne vais pas recopier la chronique de Lagacé: <a href="http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/2012/04/25/ligne-dure-face-aux-etudiants-la-queue-du-chien/">voici le lien</a>.  Mais  je résume l&#8217;argument qui est bref et le constat aussi terrible qu&#8217;accablant.  Jean Charest, totalement discrédité par l&#8217;immobilisme et les soupçons de corruptions, provoque les étudiants pour pouvoir se présenter devant la population en défenseur de l&#8217;ordre.  Ce faisant, c&#8217;est LUI qui met en péril la paix sociale et qui tirera profit d&#8217;un drame s&#8217;il y en a un. <strong>IL NE FAUDRA PAS L&#8217;OUBLIER</strong></p>
<p>Je vais maintenant ajouter de mon propre chef ce que Patrick, journaliste à La Presse, ne pourrait  pas dire.  Jean Charest, dont le bureau d&#8217;avocat à Sherbrooke défendait des membres du crime organisé, s&#8217;est brièvement illustré pour le Parti Conservateur fédéral, avant d&#8217;être repêché, repeint en rouge et mis à la tête du Parti Libéral du Québec pour &laquo;&nbsp;sauver le Canada&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Depuis cette première déloyauté, il s&#8217;est fait remarquer par une défense frileuse des intérêt du Québec, l&#8217;équivoque de ses propos, et l&#8217;absence de vision de ses projets&#8230; dont se détache maintenant, en fin de règne, ce Plan Nord dont les aspects les plus frappants sont un bradage de nos ressources naturelles a vil prix et les occasions qu&#8217;il donnera aux constructeurs du monde entier de venir se joindre à la curée pour d&#8217;alléchants contrats dont on ne peut écarter qu&#8217;ils seront obtenus moyennant ristournes et pots de vin.</p>
<p>C&#8217;est à ce bilan choquant que Jean Charest voudra demain que la population donne un satisfecit, au cours d&#8217;une élection anticipée, misant sur la peur qu&#8217;il pourra inspirer en créant des affrontements opposant notre jeunesse aux forces de l&#8217;ordre&#8230; mais aussi, sur  le campus universitaire, aux gens de la même agence de sécurité  qui fournissait des mercenaires canadiens en Irak !</p>
<p>Le cynisme de cet homme est dégoûtant.  Quoi qu&#8217;il arrive, quelles que soient les options, il faut se souvenir que RIEN n&#8217;est plus important que de chasser cet individu Charest de son poste et de la vie publique québécoise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pierre JC Allard</p>
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		<title>L’univers des produits financiers dérivés se stabilise-t-il?</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 14:20:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yan Barcelo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Le monde des produits financiers dérivés est aussi astronomiquement vaste qu’en ses jours de gloire avant la crise financière. Plusieurs changements oeuvrent à en stabiliser les immenses échafaudages. Mais certains indices laissent croire que le secteur pourrait encore une fois être ébranlé par de puissantes secousses, dont le point d’origine se trouve en Europe. Selon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><img title="barcelo 1" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2012/04/barcelo-1.jpg" alt="" width="654" height="399" /></p>
<p> Le monde des produits financiers dérivés est aussi astronomiquement vaste qu’en ses jours de gloire avant la crise financière. Plusieurs changements oeuvrent à en stabiliser les immenses échafaudages. Mais certains indices laissent croire que le secteur pourrait encore une fois être ébranlé par de puissantes secousses, dont le point d’origine se trouve en Europe.</p>
<p dir="ltr">Selon le plus récent rapport de la Banque des règlements internationaux, la valeur notionnelle totale des dérivés, en juin 2011, s’élevait à 708 billions $US (trillion en anglais, ou 708 mille milliards, soit environ 12 fois le PIB mondial). Suite à une hausse de 18% en six mois, on se retrouve avec un nouveau sommet historique qui dépasse celui de 683 billions atteint au seuil de la crise financière en juin 2008.</p>
<p dir="ltr">La plus grande catégorie dans cette masse de dettes est celle des contrats sur taux d’intérêt (swaps, contrat à terme, options), qui accapare 554 billions $US, soit 78% du total.  Suivent après cela les contrats sur taux de change (swaps et contrats à terme) avec un total de 65 billions $US. Puis viennent les swaps sur défaillance (les fameux CDS, ou credit default swaps) à hauteur de 32 billions $US. Une dernière catégorie dite « non-assignée » (parce qu’elle tient aux transactions d’institutions qui ne font pas rapport) s’élève à 47 billions $US, où tous les types de dérivés sont mêlés sans ventilation aucune.</p>
<p dir="ltr">Pour tous ces dérivés, on parle d’un niveau d’exposition brut de 3 billions $US (3 mille milliards $US, deux fois le PIB du Canada), soit à peine 0,04% du total. Notons que juste avant la crise, on calculait ce niveau d’exposition à 3,2 billions $US.</p>
<p><strong></strong><strong>Chiffres américains<br />
</strong></p>
<p dir="ltr">Du côté des États-Unis, les chiffres du Comptroller of the Currency fournissent des détails dont on ne dispose  pas pour l’Europe. Ainsi, on découvre que le total notionnel de 248 billions $US en dérivés financiers en septembre 2011 a augmenté chez l’Oncle Sam de 36% depuis juin 2008. Quatre banques accaparent 94% de ce montant, soit JP Morgan Chase (78 Billion $US), Citibank (56 B), Bank of America (53 B) et Goldman Sachs (48 B). Bien qu’ils ne retiennent que 35% des dérivés financiers de la planète, les États-Unis ont la part du lion des swaps sur défaillance, soit 15,5 billions $US, ou 48% du total mondial, encore une fois concentrés dans les mêmes quatre banques.</p>
<p dir="ltr">Si plusieurs des grands chiffres agrégés ont peu bougé depuis la crise financière, certains aspects ont changé sensiblement. Par exemple, en 2008, la BRI faisait état de 82 billions $US dans la grande catégorie des dérivés de crédit, où on trouvait notamment tous ces produits délétères comme les CDO, PCAA et autres MBS de ce monde qui ont agi comme de puissants amplificateurs de la crise immobilière. Les CDS y occupaient une part substantielle de 58 B $US. Le BRI ne rapporte plus que les transactions de CDS, dont la valeur notionnelle, on l’a vu, a chuté depuis de près de 50% à 32 B $US. Étonnamment, aux États-Unis, le niveau des CDS n’a pratiquement pas bougé depuis la crise, oscillant toujours autour de 16 B $US.</p>
<p><strong></strong><strong>Changements et obstacles<br />
</strong></p>
<p dir="ltr">Une grande différence depuis la crise tient au fait qu’une part croissante des dérivés financiers se transige maintenant via des chambres de compensation. Selon l’International Swaps and Derivatives Association, à Washington, le London Clearing House compense maintenant plus de 300 B $US en swaps sur taux d’intérêt. L’Intercontinental Exchange (ICE), pour sa part, compense 5 B $US de CDS. Toutefois, ces chambres de compensation ne sont pas des parquets publics, mais des organisations privées qui appartiennent aux grandes banques qui y transigent. Cela rend leurs transactions opaques aux yeux du public, mais sont accessibles aux divers organismes de réglementation.</p>
<p dir="ltr">Dans ces chambres de compensation, nombre d’avancées se font pour stabiliser et raffermir le secteur des dérivés financiers. En tout premier lieu, les positions des joueurs sont maintenant connues. Ensuite, ils sont appelés à déposer des biens en garantie (collateral en anglais) et des appels de marge sont faits dès que la position d’un joueur se détériore. Ce sont toutes de choses qui n’avaient pas cours avant la crise, une époque où la quasi-totalité des transactions se faisaient gré à gré et dans l’opacité la plus totale.</p>
<p dir="ltr">Ce travail de stabilisation ne fait que commencer, cependant. Et il souffre de plusieurs maux. Un des principaux tient à la chambre des représentants américaine, dominée par les Républicains, qui bloque le financement des réformes exigées par la loi  Dodd-Franck et la nomination des directeurs des nouvelles agences (créées par cette même loi).</p>
<p dir="ltr">C’est sans compter la multiplicité de changements exigés simultanément par les autorités réglementaires partout aux États-Unis et en Europe, ce qui pourrait créer des risques accrus dans les réseaux de dérivés. « Nous nous demandons si trop de choses ne sont pas en train d’être faites par trop de gens dans trop de pays », s’inquiètait récemment Connie Voldstad, chef de la direction sortant de la puissante International Swaps and Derivatives Association, que certains grands investisseurs considèrent comme une des plus puissantes institutions de la planète.</p>
<p><strong></strong><strong>L’assurance qui assure de moins en moins<br />
</strong></p>
<p dir="ltr">La section la plus instable de l’édifice des dérivés financiers demeure celle des CDS, ces contrats d’assurance qui sont maintenant fragilisés par les problèmes de dette souveraine en Europe. Alors qu’en 2008 le système financier était mis en danger par des dérivés liés au marché immobilier, il l’est maintenant par les dérivés liés aux prêts souverains, disait récemment au Ellis Martin Report Jim Sinclair, un trader en produits de base au statut de légende aux États-Unis.</p>
<p dir="ltr">Par exemple, les banques américaines sont peu exposées aux dettes des pays européens à risque. Toutefois, elles leur sont fortement exposées par la voie des CDS, ayant soit vendu ou acheté des contrats d’assurance à l’endroit des prêts gouvernementaux.</p>
<p dir="ltr">Un article du magazine Fortune (4 janvier 2012) nous apprend, par exemple, que l’exposition de six banques américaines de premier plan à des CDS sur la dette italienne s’élève à plus de 200 milliards $US. « Au total, indique l’article de Fortune, les banques américaines détiennent probablement les deux tiers des CDS d’euro-dette en circulation. »</p>
<p><strong></strong><strong>« Volontaire »? Et alors?<br />
</strong></p>
<p dir="ltr">Or, la coupe de 70% négociée avec la Grèce sur la valeur de ses obligations n’a pas été déclarée « événement de crédit » par l’ISDA, car ce haircut est jugé « volontaire ». Cela signifie que les banques américaines qui seraient appelées à dédommager des contreparties à leurs contrats de CDS sont sauves, pour l’instant (la ISDA est revenue depuis sur sa position et déclaré la coupe de 70% comme étant un événement de crédit- mais seulement un mois après l’événement). On peut soupçonner que la ISDA a donné aux banques qui garantissaient ces CDS le temps de couvrir leurs engagements, sinon tout l’édifice financier aurait été ébranlé.</p>
<p dir="ltr">Par contre, les joueurs exposés à la dette grecque ont été heurtés de plein fouet. C’était notamment le cas de MF Global, qui a été entraîné à la faillite par la dévalorisation de la dette grecque.</p>
<p dir="ltr">Mais il n’y a pas seulement l’exposition à la dette grecque, italienne ou espagnole qui est en jeu. Il y a l’exposition des banques américaines aux banques européennes fragilisées par l’endettement de la zone euro – sans compter l’exposition d’autres banques européennes! Car, comme le notait le dernier rapport semestriel de la Banque centrale européenne, la probabilité qu’une ou plusieurs grandes banques européennes fassent défaut est à un sommet de 25%.</p>
<p><strong></strong><strong>Solides, vraiment?<br />
</strong></p>
<p dir="ltr">L’ISDA affirme que les CDS américains sont plus solides que jamais. Par exemple, un défaut de paiement de la part de la Grèce ne déclencherait pas une obligation de paiement massive d’assurance de la part des vendeurs de ces assurances. Pourquoi? Pour trois raisons, explique l’ISDA  : l’exposition nette des joueurs qui ont vendu de l’assurance face à la dette grecque n’est que de 3,7 milliards $US; cette exposition est atténuée par la valeur de recouvrement des obligations sous-jacentes; enfin, 70% à 90% de cette exposition est couverte par des biens offerts en garantie.</p>
<p dir="ltr">Bien sûr, la coupe de 70% de la dette grecque ayant été jugée « volontaire » de la part de ses créditeurs, les vendeurs d’assurance n’ont pas eu à dédommager leurs assurés – au départ. Mais cela n’a guère arrangé ceux qui avaient acheté cette assurance.</p>
<p dir="ltr">D’autant plus que la décision de l’ISDA crée un dangereux précédent. Décider que les vendeurs de CDS n’ont pas à payer « a essentiellement ruiné les CDS à titre de véhicule d’assurance et nuit à la capacité qu’ont les investisseurs de se couvrir », disait à Fortune Bob Gelfond, chef de la direction du fonds de couverture MQS Asset Management.</p>
<p dir="ltr">Mais il y a plus : l’émission de CDS s’avère un geste qui ajoute encore à l’extraordinaire irresponsabilité qui prévaut au sein de ces instruments. « On est à un terme ultime d’irresponsabilité », disait Peter Tchir, chef de la direction du fonds de couverture TF Market Advisors dans le même article de Fortune. « Si un pays fait défaut sur ses dettes, les banques européennes domiciliées dans le même pays vont aussi faire défaut sur leurs dettes et ne paieront pas; alors, pourquoi ne pas vendre de la protection maintenant et faire bien de l’argent? »  Et l’article de Fortune de demander : advenant un défaut de pays comme le Portugal, l’Espagne ou l’Italie, « qu’arrive-t-il alors à tous ces papiers que les banques américaines ont acheté de leurs amis européens? »</p>
<p dir="ltr">Un tel jour surviendra-t-il? Plusieurs spécialistes ne le croient pas, jugeant que la Banque centrale européenne (BCE) va couvrir les dettes gouvernementales pour lesquelles des CDS ont été signés, établissant un plancher à n’importe quelle perte. Mais les ressources de ces « banques de dernier recours » comme la BCE ou la Réserve Fédérale américaine ne sont pas infinies. Et tandis qu’elles volent au secours de leurs banques avec l’argent des payeurs de taxes (car ce sont ultimement les contribuables qui payent la note de ces prêts interminables), ces vénérables institutions contribuent à dévaloriser les monnaies et alimentent les feux d’une inflation future.</p>
<p dir="ltr">Les gageures sont ouvertes, car c’est une page de l’histoire financière qu’il reste à écrire.</p>
<p dir="ltr">YAN BARCELO</p>
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		<title>L&#8217;instruction GRATUITE!!!!</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 05:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lartiste</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’instruction GRATUITE!!! Je suis énervé comme c’est pas possible!!! L’idéal, pour notre système d’instruction serait qu’il soit accessible gratuitement. C’est l’évidence même puisque l’instruction est un droit fondamental pour chacun des individus. Actuellement, on accepte de dépenser des centaines de millions dans la santé, pour la PRÉVENTION. Autrement dit pour des personnes qui ne sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’instruction GRATUITE!!!</p>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/linstruction-gratuite/86521/capturein" rel="attachment wp-att-86522"><img class="aligncenter size-full wp-image-86522" title="Capturein" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/11/Capturein.png" alt="" width="253" height="331" /></a></p>
<p>Je suis énervé comme c’est pas possible!!! L’idéal, pour notre système d’instruction serait qu’il soit accessible gratuitement. C’est l’évidence même puisque l’instruction est un droit fondamental pour chacun des individus.</p>
<p>Actuellement, on accepte de dépenser des centaines de millions dans la santé, pour la PRÉVENTION. Autrement dit pour des <strong><span style="text-decoration: underline;">personnes qui ne sont pas malades</span></strong>. On accepte de payer une assurance automobile pour s’assurer que la responsabilité du conducteur soit outrepassée. Et on cherche à aller soutirer quelques centaines de millions aux étudiants qui sont PAUVRES au départ. On donne 100 millions à des &laquo;&nbsp;consultants&nbsp;&raquo; en informatiques pour l&#8217;informatisation du système de santé. On perd 40 milliards du pécule social sans y faire la moindre enquête subséquente, car &laquo;&nbsp;il faut voir en avant! Ne perdons pas de temps à vérifier ce qui s&#8217;est passé!&nbsp;&raquo;</p>
<p>Quand j’entends des « sommités intellectuelles » nous dire que le coût d’instruction au Québec est énormément moins dispendieux que partout ailleurs au Canada, je pette les plombs. En Allemagne c’est gratuit!!!</p>
<p>Il y a quelques années on nous disait que l’essence en Europe était beaucoup plus dispendieuse qu’au Québec. Cela devait nous faire accepter une hausse sur l’essence. Bientôt nous aurons réussit à atteindre le niveau d’imbécilité de l’Europe sur le prix de l’essence. Devra-t-on descendre dans la rue pour fêter l’occasion?</p>
<p>Mais Bon Dieu! Sur quel genre de prémisse assoyons-nous toujours nos points de départ pour effectuer un raisonnement????</p>
<p>Déjà, les médecins se plaignaient d’avoir des salaires comparables aux « vidangeurs ». Serait-ce le temps pour les vidangeurs de reprendre le même refrain?</p>
<p>Prenez donc conscience une fois pour toutes que l’instruction de l’individu est encore plus <strong><span style="text-decoration: underline;">un droit fondamental</span></strong> que la possibilité de soigner les malades gratuitement. <strong><span style="text-decoration: underline;">Souvent un malade est responsable de sa situation</span></strong>; tandis qu’on ne peut pas responsabiliser un « non-instruit » <span style="text-decoration: underline;"><strong>avant de lui avoir fournit la possibilité de s’instruire.</strong></span></p>
<p>Cette foutue Assemblée Nationale devrait être une faculté de l’Institue Pinel. Ils ont tous besoins d’électrochocs…gratuits.</p>
<p>L’instruction n’est pas gratuite au Québec; même au niveau du primaire. On y travaille avec des photocopies de feuilles dactylographiées qui doivent être payées par l’étudiant.</p>
<p>Tout notre système n’est que de la poudre aux yeux pour aller chercher 60% des revenus annuels de chacun en retournant le moins possible à la population.</p>
<p>Entendez-moi M. Charest; la majorité des habitants d’Afghanistan sont soi manchots ou pieds-bots; soyez raisonnable et laissez-nous vous amputer la moitié de la main. Ensuite, graduellement, on parviendra à vous couper tout le bras pour atteindre la &laquo;&nbsp;parité&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Il me les gonfle, mais pas à peu près!!!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>André Lefebvre</p>
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		<title>La réunion du G-20 ( Fidel Castro)</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 04:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le grand soir info</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH166/arton15047-27ac1.jpg" alt="" width="250" height="166" align="left" /></p>
<div>Fidel CASTRO</div>
<div>
</div>
<div id="font-variable">
<p>C’EST demain que débute la réunion du G-20, des pays les plus développés et les plus riches de la planète : les États-Unis, le Canada, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et l’Union européenne comme organisation à part qui a le droit d’y participer, autrement dit les bastions fondamentaux de l’OTAN, plus leurs alliés : le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Turquie, à son double titre de pays en développement et de membre de l’OTAN, et l’Arabie saoudite – un gigantesque dépôt de pétrole léger aux mains des transnationales d’Occident qui en tirent 9,4 millions de baril par jour, dont la valeur aux cours actuels est d’un milliard de dollars – d’un côté de la table, et de l’autre côté un groupe de pays au poids économique et politique croissant qui sont en train de devenir, de fait, compte tenu du nombre de leurs habitants et de leurs ressources naturelles, une expression des intérêts de la majorité de notre monde victime et pillé : la République populaire de Chine, la Fédération de Russie, l’Inde, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Argentine et le Mexique. L’Espagne, elle aussi alliée de l’OTAN, n’est que « pays invité ».</p>
<p>Il s’agit d’une réunion entre les gros producteurs de machines et d’articles industriels et les gros fournisseurs de matières premières qui, durant un demi-millénaire après la Conquête, furent des colonies européennes et qui, au siècle dernier, leur livraient des produits agricoles, des minerais et des ressources énergétiques, victimes d’un échange inégal impitoyable.</p>
<p>Cette sombre période de l’Histoire démarra à partir du jour où les descendants des tribus barbares qui peuplèrent l’Europe « découvrirent » et « conquirent » ce continent-ci, armés d’épées, d’arbalètes et d’arquebuses. Les « découvreurs », que le monde dit occidental couvre si largement d’éloges, comme si une partie de l’humanité ne vivait pas déjà sur ce continent depuis quarante mille ans, cherchaient une route plus courte pour commercer avec la Chine.</p>
<p>Ils auraient découvert dans ce pays, dont ils possédaient des échos à travers les commerçants de soie et d’autres produits précieux que convoitaient l’aristocratie et la bourgeoise européenne naissante, une civilisation fabuleuse dotée du langage écrit, d’un art raffiné, d’agriculture, de métaux, de poudre, ainsi que de principes fort avancés en matière d’organisation politique et militaire, dont des armées fortes parfois de dizaines, voire de centaines de milliers de cavaliers.</p>
<p>Ils étaient sur le point de naufrager quand ils touchèrent terre à proximité de Cuba, notre île dont Colomb prit possession peu après au nom du roi d’Espagne. Aurait-il pu le faire s’il était vraiment arrivé en Chine, selon son intention ? Son erreur a coûté à ce continent-ci des dizaines de millions de vie perdues dans le partage de l’Amérique, en vertu d’une bulle papale, entre deux règnes de la péninsule ibérique au milieu des conflits constants de la noblesse médiévale.</p>
<p>Comme le signalait le génial peintre indien Oswaldo Guayasamin, la conquête en soi et la recherche d’or et d’argent coûtèrent à ceux qui peuplaient ce continent, berceau d’importantes civilisations, soixante-dix millions de vies.</p>
<p>L’Afrique noire peut aussi dire à son tour ce qu’a signifié cette conquête pour des millions de ses enfants, arrachés de là et vendus comme esclaves sur ce continent-ci.</p>
<p>L’oligarchie multimillionnaire qui, représentée par des chefs d’État ou de gouvernement, se réunira à Canne avec les représentants de presque six milliards d’habitants qui aspirent à ce que leurs peuples puissent mener une existence digne, devrait réfléchir à ces réalités.</p>
<p>Ces pays prétendent monopoliser les technologies et les marchés par les brevets, les banques, les moyens de transport les plus modernes et les plus coûteux, la maîtrise cybernétique de complexes processus de production, le contrôle des communications et des médias afin de duper le monde.</p>
<p>Maintenant que les habitants de notre planète se montent à sept milliards, les États qui n’en représentent qu’un sur sept et dont les populations, à en juger par les protestations massives qui se déroulent en Europe et aux États-Unis, ne semblent guère satisfaits, mettent en danger la survie de notre espèce.</p>
<p>Qui pourrait oublier que les États-Unis ont saboté l’Accord de Kyoto à un moment où l’on disposait d’un peu plus de temps pour empêcher une catastrophe, compte tenu des changements climatiques qui se produisent à vue d’œil ?</p>
<p>Une autre réunion des chefs d’État et de gouvernement vient de se tenir les 28 et 29 octobre : ceux des pays ibéro-américains. Au nombre des calamités que les peuples hispanophones et lusophones ont dû supporter, il y a qu’ils vivent dans la région du monde où la distribution des richesses est la plus inégale. Bruno Rodriguez Parrilla, notre ministre des Relations extérieures, après être intervenu à New York à la session de l’ONU sur le blocus appliqué à Cuba, s’est rendu à Asuncion, la capitale du Paraguay, où il s’est dit des choses extrêmement intéressantes sur la crise qui secoue l’Union européenne.</p>
<p>Le nouveau Premier ministre portugais s’est plaint amèrement que l’Union européenne se retrouve épuisée et sans fonds après avoir sauvé la Grèce à des coûts records, qu’elle pourrait faire face à une crise au Portugal, mais qu’elle se plongerait alors en pleine banqueroute, incapable de secourir l’Italie, la septième économie mondiale, ce qui entraînerait la France dont les banques accumulent le gros de la dette italienne.</p>
<p>Les dirigeants ibériques doutent que l’engagement contracté envers la Grèce puisse se concrétiser et augurent, dans ce cas, une crise plus prolongée que celle de 1929.</p>
<p>Les dépêches informaient ce matin des dures conséquences qu’ont entraînées les pluies sans précédent qui se sont abattues sur la Thaïlande, le plus gros exportateur de riz au monde, dont les ventes chuteront de 25 à 19 millions de tonnes.</p>
<p>En revanche, l’information que la Chine augmentait sa production de cuivre métallique de presque cinq millions de tonnes a eu des effets considérables. Il n’empêche : alors que les États-Unis conservent intact leur pouvoir de veto au Fonds monétaire international, celui-ci refuse à la Chine le simple droit d’adopter le yuan comme monnaie convertible ! Jusqu’à quand cette tyrannie durera-t-elle ?</p>
<p>C’est à travers ce prisme qu’il faut analyser chaque mot prononcé au Sommet du G-20.</p>
<p>Fidel Castro Ruz</p>
<p>Le 2 novembre 2011</p>
<p>20 h 54</p>
<p>(Traduction ESTI)</p>
<p><a href="http://www.granma.cu/frances/reflexions/reflexiones-2nov.html" rel="external">http://www.granma.cu/frances/reflexions/reflexiones-2nov.htm&#8230;</a></p>
</div>
</div>
<div>URL de cet article 15047<br />
<a href="http://www.legrandsoir.info/la-reunion-du-g-20.html">http://www.legrandsoir.info/la-reunion-du-g-20.html</a></div>
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		<title>Les sept chevaliers de la mort</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 04:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SylvainGuillemette</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" title="Photo : Agence Reuters Tony Gentile" src="http://www.ledevoir.com/images_galerie/d_87031_74313/libye-le-canada-renforce-son-deploiement.jpg" alt="" width="449" height="281" />Les voilà de retour au pays, ces sept chevaliers de la mort, à bord de leurs appareils largueurs d’Armes de Destruction Massive.  Hier se sont posés en effet, les sept F-18 de l’armée de l’air canadienne (3 de Bagotville et 4 de Cold Lake –Alberta-), ayant participé au Coup d’État en Libye et au massacre conséquemment, des civils se trouvant sur la trajectoire de leurs bombes. Ils ont été d’un secours inébranlable envers les terroristes islamistes, membres d’Al-Qaïda, de Benghazi, ne parvenant pas ceux-ci, seuls, à ébranler le gouvernement de Muammar El Kadhafi légitimé celui-là, par un appui populaire massif et solidifié, par une bonne armée conventionnelle.</p>
<p>Comme prévu plutôt par l’OTAN, ce bras armé de la bourgeoisie internationale, le gouvernement Kadhafi fut éventré par les diverses attaques aériennes, violant pourtant celles-ci, la résolution 1973 de l’ONU, limitant ces interventions militaires d’abord au ciel, et non aux cibles au sol, de la ville de Benghazi seulement d’ailleurs. Ainsi, le Canada et ses alliés auront violé; <strong>la résolution onusienne, les lois internationales sur l’usage d’Armes de Destruction Massive et leur possession, les lois internationales sur les droits humains à la vie et les lois de la guerre, en attaquant des cibles dites protégées par des «boucliers humains».</strong> Car il y a bien pire que celui qui constitue aux yeux des attaquants, des «boucliers humains», il y a <strong>ceux qui tirent quand même sur ces boucliers humains</strong>, violant ainsi les lois de la guerre et les droits humains. Allons plus loin, les terroristes pourraient user de ce principe et dire que Washington avait bourré les tours jumelles du World Trade Centre, de «boucliers humains» à cravate.</p>
<p>Résumons donc cette mission, d’où reviennent ces soi-disant héros, plutôt lâches à mon humble avis:</p>
<p>Le Canada a indéniablement participé à un Coup d’État (comme nous en faisait part Jean-Pierre Blackburn sur les ondes de Radio-Canada) visant à changer le gouvernement de Tripoli pour y installer la dictature actuelle, celle des intégristes de Benghazi, soutenus ceux-là, par la CIA et les diverses organisations terroristes étatisées du monde. Car en effet, ceux que les fautifs nommaient les <strong>«manifestants pacifistes»</strong>, à l’instar de Bryan Mulroney sur les ondes de Radio-Canada, n’étaient pas moins armés jusqu’aux dents par la CIA et tiraient de véritables balles sur les policiers libyens du gouvernement légitime et souverain, de Muammar Kadhafi. Un geste semblable, commis par un pays tiers, aux États-Unis d’Amérique, se verrait non seulement puni par Washington, mais le serait également en sanctions économiques internationales.</p>
<p>Autrement dit, le Canada est allé appuyer ce qu’il interdit sur son propre sol : <strong>des manifestations armées contre le gouvernement, financées par des États étrangers</strong>. Si je prends une Kalachnikov à l’épaule et un RPG-7 à l’autre et qu’un pays me fournit ces armes, pour aller faire valoir mes opinions sur la colline parlementaire, je doute fortement que l’OTAN me fournisse un support aérien et encore plus fortement que le gouvernement canadien me respecte dans ce <strong>«droit»</strong> imaginé par les forces de l’OTAN, de manifester armé jusqu’aux dents, armé par des États étrangers <strong>(C’est pourtant la logique usée par Washington, quant aux prisonniers politiques de Cuba, qu’elle finance illégalement, pour faire de la subversion à Cuba. C’est qu’il faut savoir qu’aux États-Unis d’Amérique, si vous êtes pris en flagrant délit d’être payé par un État étranger pour faire de la subversion au pays, vous êtes passible de la peine de mort, pour haute trahison!)</strong>.</p>
<p>Le Canada a également tué des civils, inévitablement, en bombardant des zones occupées et habitées par ceux-là. Il a outrepassé ses droits, <strong>au nom des Canadiens et à leurs frais</strong>. Car ce sont en effet nos impôts chers camarades canadiens, qui auront eu raison de Muammar Kadhafi, et des civils s’étant trouvés sur la trajectoire des bombes à l’uranium appauvri de l’OTAN.</p>
<p>Ici, au pays, Radio-Canada a accueilli ces sept chevaliers de la mort comme des héros, alors qu’ils n’étaient visiblement que des lâches, ayant participé à un massacre et à un Coup d’État depuis des milliers de pieds d’altitude. Violant ainsi les lois internationales sur l’interdiction de soutenir médiatiquement la guerre, quelle qu’elle soit et quelle qu’en soient les objectifs déterminés, la société d’État s’est inscrite au même rang que l’État canadien, dans une logique propagandiste de défense des intérêts de la guerre impérialiste, ce qui est illégal soit dit en passant.</p>
<p>Bien entendu, à Bagotville, les officiels furent nombreux à accueillir ces lâches. Walter Natynczyk le premier, a parlé d’une mission accomplie. Or, la mission n’en était pas moins, illégale et dénuée de légitimité, voire criminelle et digne des actes sombres de la mafia. Sourire aux lèvres, il a félicité les bourreaux du peuple libyen, avec commentaires ajoutés des laquais l’entourant, sur les actes pourtant dégueulasses commis par ces pilotes, loin des dégâts qu’ils occasionnaient au peuple libyen. Les Libyens n’y ont certes rien gagné. Les pétrolières et les sociétés étrangères en revanche…</p>
<p>Et c’en est ainsi désormais, dans le Canada de Stephen Harper. C’en est ainsi, depuis que les conservateurs gouvernent à Ottawa et ce n’est probablement pas la dernière mission impérialiste de ces chevaliers de la mort… La Syrie, où un CNS fut créé par la CIA là aussi, risque bien de remettre ces chevaliers sur leur selle, pour un massacre inévitable. L’Iran prochainement et pourquoi pas le reste du monde? Même les jeux vidéo nous y préparent…</p>
<p>Il est quand même dommage que les raisons évoquées par l’OTAN pour ce Coup d’État, ne valent pas pour ceux qui commettent ces mêmes actes, depuis plus d’un siècle. Les pays ayant participé à cette mission illégale, en l’occurrence les États-Unis d’Amérique, ont cent fois plus de sang sur les mains que n’auraient pu en avoir Kadhafi et toute sa descendance. Il est donc questionnable, la légitimité de cette agression et non questionnable la lâcheté de ces pilotes canadiens. On ne risque pas de voir Israël visée par ces complots, ni les États-Unis d’Amérique, alors que ces deux États à eux seuls, commettent depuis des décennies, des milliers de meurtres contre des innocents.</p>
<p>Et d’autre part, si nous vivions réellement dans des États de droit, nos chefs d’État seraient mis aux arrêts et jugés pour leurs crimes, dont le meurtre d’un dirigeant étranger et l’invitation même, à ce meurtre, invitation faite par Hillary Clinton sur toutes les ondes de la planète.</p>
<p>Voilà donc un compte de fée écrit par des monstres, à leur image, que l’héroïsme de ces pilotes, que je ne risque pas de répéter à mes enfants.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La gestion de la main-d&#8217;oeuvre vieillissante: un défi de taille</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 04:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine-Aimée Roy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Le viellissement actuel de la main-d’œuvre au Québec et au Canada est une réalité à laquelle toutes les entreprises doivent faire face. En effet, le bas taux de fécondité, l’allongement de l’espérance de vie, l’entrée sur le marché du travail retardée par les études et le taux d’immigration insuffisant contribuent à créer des défis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_85968" class="wp-caption alignleft" style="width: 460px"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/la-gestion-de-la-main-doeuvre-vieillissante-un-defi-de-taille/85964/worker" rel="attachment wp-att-85968"><img class="size-full wp-image-85968" title="worker" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/11/worker.jpg" alt="" width="450" height="338" /></a><p class="wp-caption-text">Workers Packing Chipped Beef, 1910</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le viellissement actuel de la main-d’œuvre au Québec et au Canada est une réalité à laquelle toutes les entreprises doivent faire face. En effet, le bas taux de fécondité, l’allongement de l’espérance de vie, l’entrée sur le marché du travail retardée par les études et le taux d’immigration insuffisant contribuent à créer des défis de taille quant à la gestion efficace des ressources humaines.</strong></p>
<p>Depuis 30 ans, on assiste à un augmentation du nombre de travailleurs de 55 ans et plus qui Les gens restent sur le marché du travail plus longtemps. Les bouleversements que connait l’économie depuis une dizaine d’année laissent croire que cette tendance risque de perdurer. Or, la politique d’éviction de la main-d’œuvre traditionnellement utilisée ne convient plus à la nouvelle réalité économique. C’est pourquoi une adaptation conséquente des pratiques de gestion des ressources humaines des entreprises doit s’opérer.</p>
<p>S’il y a une certitude concernant la prise de retraite, c’est qu’elle s’est considérablement transformée depuis que les travailleurs de la génération des baby boomers ont commencé à prendre leur retraite.  Or cette pédiode de prise de retraite anticipée fait connaître ses premiers effets négatifs. En fait, les retraités anticipés de la fonction publique ont habituellement un fond de retraite qui leur permet de maintenir un bon niveau de vie. Par contre, ces jeunes retraités coûtent très cher à l’État et une trop grande utilisation de la retraite anticipée a créée certaines pénuries, par exemple dans le réseau de la santé. D’autre part, les autres retraités anticipés sont souvent forcés de constater que les prestations de retraite offertes par l’État ne sont pas suffisante pour leur assurer un niveau de vie convenable. Plusieurs retournent sur les marché du travail, ce qui est difficile étant donné l’existence des préjugés liés à la main-d’œuvre vieillissante. On note d’ailleurs une augmentation de la pauvreté chez les personnes âgées.</p>
<p>Il est largement avantageux pour les entreprises de conserver leur main-d’œuvre viellissante le plus longtemps possible pour éviter de créer une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, mais également pour conserver un certain équilibre et pour tirer profit des larges connaissances et de l’expérience de ces travailleurs. Le graphique suivant démontre que le nombre de travailleurs suit une pente descendante, ce qui risque de se traduire par une pénurie de travailleurs qualifiés dans certains domaines.</p>
<p><a href="http://www.centpapiers.com/la-gestion-de-la-main-doeuvre-vieillissante-un-defi-de-taille/85964/1-5" rel="attachment wp-att-85965"><img class="aligncenter size-full wp-image-85965" title="1" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/11/1.bmp" alt="" width="323" height="187" /></a></p>
<p>Néanmoins, dans les faits, en 2005, l’âge médian de la retraite était de 61,4 ans chez les hommes et de 59,7 ans chez les femmes au Québec. Des études «contredisent l’idée selon laquelle les travailleuses et les travailleurs de 45 ans et plus sont moins productifs, moins motivés ou moins prêts à acquérir de nouvelles compétences […]. Ces travailleuses et travailleurs ne sont pas non plus davantage exposés aux accidents de travail et à la maladie, donc plus souvent absents de leur travail que les plus jeunes» (Tremblay,2001).</p>
<p>Bien que la stratégie d’éviction de la main-d’oeuve, qui se traduit par la mise à la retraite anticipée après 45 ans, soit encore trop répandue, des entreprises ont mises en place des mesures pour conserver leur main-d’œuvre vieillissante plus longtemps. Certaines sont axées sur la gestion des carrières, qui concerne la planification et le développement des carrières, ainsi que les mouvements de la main-d’œuvre. D’autres mesures concernent l’adaptation des conditions de travail et ont trait à l’aménagement du temps de travail, à l’adaptation du poste de travail, à la rémunération et aux avantages sociaux.</p>
<p><strong>Le concept de retraite progressive</strong></p>
<p>En terme de conservation de la main-d’œuvre vieillissante, le concept de retraite progressive est important. En fait, la retraite progressive signifie que le travailleur se retire d’une façon graduelle du marché de l’emploi grâce à une réduction ou à un aménageant de ses heures de travail, une diminution de sa charge de travail ou un aménagement du poste de travail.</p>
<p>Afin de rendre plus accessible le concept de retraite progressive, le régime de retraite de la Régie des rentes a subit des modifications en 1997. Ainsi «à partir de 55 ans et avec l’accord de son employeur, un travailleur québécois peut, tout en continuant à travailler à temps partiel, réduire ses heures de travail pendant quelques années et toucher des prestations d’un régime privé de retraite» (Tremblay 2001).</p>
<p>Outre la mise en place d’un programme de retraite progressive, il existe plusieurs pratiques de gestion des ressources humaines dont les entreprises peuvent tirer profit pour conserver la main-d’œuvre vieillissante. En effet, des études démontrent qu’«on peut susciter l’intérêt d’un plus grand nombre de travailleurs âgés quant à leur maintien en emploi ou à leur retour sur le marché de l’emploi en bonifiant l’aménagement du temps de travail et des tâches»(Tremblay 2001).</p>
<p>Dans le même ordre d’idées, dans un mémoire du Réseau FADOQ de 2007, on mentionne que des améliorations notables peuvent être apportées en ce qui concerne la transformation des emplois. En ce sens, de meilleures conditions de travail, des postes mieux adaptés, des mesures ergonomiques, l’assignation d’un tuteur, le temps partiel, l’horaire flexible, le partage de poste et le désengagement progressif sont toutes des mesures qui pourraient contribuer à tirer profit de la présence des travailleurs aînés dans les entreprises québécoises. En outre, au sens plus large de la gestion des carrières, le Réseau FADOQ recommande «l’accès aux évaluations de performance, la mobilité verticale et latérale, l’élargissement des tâches et le développement de la polyvalence, ainsi que la gestion à long terme des emplois et la planification des carrières», sans oublier la formation des travailleurs âgés.</p>
<div>
<p><strong>Les pratiques à éviter</strong></p>
<p><strong> </strong>S’il existe des conditions favorables à la conservation des travailleurs âgés, il existe également des pratiques de gestion à éviter. Il faut tirer profit des expériences réalisées en entreprise et éviter de reproduire les mêmes erreurs. Ainsi, les entreprises du Canada ont adopter une tendance à utiliser des politiques d’éviction de la main-d’œuvre vieillissante financés à l&#8217;aide des surplus actuariels des fonds de retraite.</p>
<p>Or, malgré ses apparences de mesure rentable à court terme, la stratégie d’éviction de la main-d’œuvre vieillissante entraîne des désavantages de taille à long terme. D’abord. l’éviction produit d’importantes pressions financières sur les régimes de retraite publics et privés parce qu’il fait augmenter le nombre de personnes âgées inactives par rapport aux personnes âgées actives. Puis, l’éviction se substitut aux politiques actives concernant les travailleurs âgées, politiques qui devront être mises en place éventuellement. Enfin, l’éviction peut créer l’illusion qu’un travailleur qui prend sa retraite à 55 ans a la garanti d’avoir un niveau de vie adéquat. Pourtant, la conjoncture économique laisse projeter que la «liberté 55» est un mythe pour la plupart des retraités, d’autant plus que la proportion d’aînés qui vivent sous le seuil de la pauvreté au Québec et au Canada est en hausse constante.</p>
<p><strong>Les pratiques à promouvoir</strong></p>
<p>La stratégie la plus souvent utilisée par l’ensemble des entreprises concernant une meilleure gestion de la main-d’œuvre vieillissante est la retraite progressive. Les quatre premières mesures proposées sont des pratiques d’aménagement et de réduction du temps de travail qui ont fait leur preuve en terme d’efficacité, tandis que la cinquième mesure a davantage trait à la gestion des carrières.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> Le travail à temps partiel</span></p>
<p>L’un des problèmes concernant la retraite, c’est qu’une coupure drastique s’effectue habituellement entre la période où le travailleur s’adonne à des activités professionnelles à temps plein et celle où il se retrouve à la retraite à temps plein. Ainsi, le travailleur qui n’a pas préparé sa retraite convenablement constate qu’il dispose d’énormément de temps libres dont il ne sait pas trop quoi faire. Bien que plusieurs travailleurs réintègrent la marché du travail après la prise de la retraite pour cette raison, il serait plus simple et plus avantageux, à la fois pour les travailleurs et pour les entreprises, d’instaurer un régime de retraite progressive se traduisant par le travail à temps partiel. Cela faciliterait le cheminement de la diminution des heures de travail et l’agmentation des heures de loisirs personnels.</p>
<p>Il existe plusieurs options lorsque l’on parle de temps partiel. Ainsi, le travailleur vieillissant pourrait décider de travaille 6 heures par jours pour un total de 30 heures par semaine. Comme les possibilités d’aménagement d’horaire à temps partiel sont grandes, il est plus facile de trouver une formule qui convienne aux travailleurs vieillissants. De plus, des études à ce propos confirment que «certaines personnes préfèrent travailler à temps partiel parce que cela répond mieux à leurs convenances; elles prennent alors leur travail plus à cœur et se montrent plus loyales envers leur entreprise» (Bergeron, 2006). Ainsi, le travail à temps partiel peut être bénéfique à la fois pour les travailleurs et pour l’entreprise en terme de productivité, de satisfaction et de motivation.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">La semaine réduite à quatre jours</span></p>
<p>Dans le même ordre d’idée que le travail à temps partiel, la semaine de travail réduite à quatre jours est une mesure de réduction du temps de travail susceptible de contribuer au maintien en emploi des travailleurs vieillissants. Pour ces derniers, la semaine de travail de quatre jours signifie plus de temps pour les loisirs personnels et les responsabilités familiales. Par contre, il ne faut pas confondre la semaine comprimée en quatres jours (environ 40 heures/semaine) et la semaine réduite à quatre jours (environ 32 heures/semaine), qui ne produisent pas les mêmes effets.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">3. Le télétravail</span></p>
<p>Le télétravail représente une pratique de réaménagement du temps de travail de plus en plus populaire. Par le télétravail, les travailleurs peuvent travailler chez eux, chez des clients ou dans un centre de télétravail de l’entreprise. Les télétravailleurs restent en contact avec l’entreprise grâce aux technologies de l’information et de la communication. Par contre, le télétravail ne peut pas s’appliquer à tous les postes, de telle sorte qu’il est plus répandue chez les employés de bureau et chez les cadres.</p>
<p>De plus, «le télétravail offre au personnel les avantages d’une structure souple, le confort de son domicile ou le choix d’un lieu qui convient à son mode de vie. Pour l’organisation, les avantages de cette formule se traduisent souvent par une baisse de coûts, une productivité accrue et un niveau élevé de satisfaction personnelle du personnel»(Shermerhorn, 2006).</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> Le partage de poste</span></p>
<p>Le partage de poste est également une mesure d’aménagement du temps de travail qui gagne à être connue. Il s’agit en fait d’une «formule qui consiste à répartir la totalité des tâches d’un poste de travail à temps plein entre deux travailleurs ou plus, selon des horaires convenus entre eux et avec l’employeur»(Shermerhorn, 2006). D’ailleurs, les spécialistes des ressources humaines affirment que le partage de poste est une formule des plus utiles en ce qui a trait à l’aménagement du temps de travail.</p>
<p>Pour résoudre la problématique concernant les travailleurs vieillissants, le partage de poste pourrait constituer une solution intéressante en ce sens qu’elle favorise le transfert de connaissances entre les titulaires du poste. Ainsi, il serait possible de partager le poste entre un travailleur vieillissant et un jeune travailleur afin d’encourager le transfert de connaissances et d’assurer une meilleure contribution du travailleur âgé. Il serait également envisageable de partager un poste entre deux travailleurs vieillissants, voire même davantage.</p>
<p>Les avantages habituellement observés quant à cette formule réside dans le fait que le partage de poste permet à l’entreprise de s’attacher à des travailleurs talentueux dont elle ne pourrait pas tirer profit autrement.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">La formation qualifiante</span></p>
<p>La formation qualifiante est une composante de la gestion des carrières. Bien qu’elle ne concerne pas uniquement les travailleurs vieillissants, c’est une composante dont il faut se soucier étant donné des changements engendrés par les technologies de l’information et des communications. Or, il semble que l’accès aux possibilités de formation décroit avec l’âge et que certaines entreprises favorisent le recours à la retraite anticipée plutôt qu’à la formation, ce qui représente un problème en soi. Cependant, si «certaines entreprises hésitent sur la rentabilité de la formation des salariés âgés, d’autres considèrent en revanche que, à tout âge, la formation aux nouvelles technologies devient vite obsolète et les plus âgés, même s’ils apprennent moins vite, constituent de bons cobayes pour tester la compatibilité entre les nouvelles procédures de travail et les anciennes»(Valenduc etVendramin,2006).</p>
<p>De plus, il existe plusieurs idées préconçues, parmi lesquelles on suppose que les travailleurs âgés de plus de 45 ans et plus ne veulent plus apprendre ou tout simplement qu’ils ne sont plus capable d’apprendre. Or, ces deux suppositions sont fausses et souvent, il suffit d’adapter les méthodes de formation afin de faciliter l’apprentissage des travailleurs qui n’ont pas reçu de formation depuis plusieurs années. La formation qualifiante permet aux employés de tous les âges d’avoir des connaissances à jour et de développer des compétences qui permettront d’atteindre les objectifs de l’entreprise.</p>
<p><strong> Conclusion</strong></p>
<p>La définition traditionnelle de la retraite est l’arrêt net et définitif des activités professionnelles. On s’entend maintenant pour dire que la retraite devrait être synonyme de transition graduelle opérée au moyen de mesures d’aménagement et de réduction du temps de travail comme le travail à temps partiel, la semaine de travail de 4 jours, le télétravail et le partage de poste. De plus, la problématique du vieillissement de la main-d’œuvre met également en perspective l’importance de gérer les carrières et de promouvoir la formation.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span>La nécessité de prolonger l’activité des travailleurs vieillissants sur le marché du travail représentera un défi de taille au cours de la prochaine décennie. Or, c’est définitivement en améliorant de manière importante l’aménagement des tâches et le temps de travail, que ce défi pourra être relevé avec brio.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr style="width: 450px;" width="450" />
<div>
<p align="center"><strong>Sources<br />
</strong></p>
<p>BERGERON, Pierre G. <em>La gestion dynamique. Concepts, méthodes et applications</em> 4<sup>e</sup> édition, Montréal, Chenelière éducation, 2006, 653 pages.</p>
<p>SHERMERHORN Jr, John R. <em>Comportement humain et organisation</em>. 3<sup>e</sup> édition, Montréal, Renouveau pédagogique, 2006, 593 pages.</p>
<p>TREMBLAY, Diane-Gabrielle. <em>D’une culture de retraite vers de nouvelles fins de carrière ?</em> Québec, Éditions Saint-Martin, 2011, 143 pages.</p>
<p>VALENDUC, Gérard et Patricia VENDRAMIN. «Les compétences des travailleurs vieillissants, au-delà des stéréotypes, un besoin de reconnaissance»[en ligne]. <em>La lettre EMERIT</em>, no.4, Avril 2006. Page consultée le 2011-09-07. URL : <a href="http://www.ftu.be/documents/ep/EP-competvieil.pdf">http://www.ftu.be/documents/ep/EP-competvieil.pdf</a></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		<title>Le premier maïs OGM pour les humains cultivé au Canada</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 04:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les moutons enrages</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce n’est pas bon du tout. Cette nouvelle n’est pas réjouissante pour nos cousins Canadiens mais aussi pour nous, en ce qui concerne les décisions débiles des empoisonneurs, on sait tous, que nous seront concernés tôt ou tard. &#160; (Québec) Le premier maïs génétiquement modifié destiné à l’alimentation humaine aurait commencé à être cultivé au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce n’est pas bon du tout. Cette nouvelle n’est pas réjouissante pour nos cousins Canadiens mais aussi pour nous, en ce qui concerne les décisions débiles des empoisonneurs, on sait tous, que nous seront concernés tôt ou tard.</strong> <img src="http://lesmoutonsenrages.fr/wp-includes/images/smilies/icon_evil.gif" alt=":evil:" /></p>
<p><img src="http://www.7sur7.be/static/FOTO/pe/14/2/9/large_797064.jpg" alt="" width="450" height="290" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(Québec) Le premier maïs génétiquement modifié destiné à l’alimentation humaine aurait commencé à être cultivé au Canada, sans même qu’une étude d’impact n’ait été réalisée, dénonce une coalition, qui lance une pétition demandant l’étiquetage obligatoire des OGM.Bien qu’autorisé au pays depuis 1996, le maïs en question n’était jusqu’à présent cultivé que pour le bétail, selon Christine Gingras, agronome à Nature Québec et porte-parole du Regroupement québécois contre les OGM. Ce maïs a été mis au point pour le rendre résistant à la pyrale, un insecte qui affecte les récoltes.</p>
<p>Il aurait ensuite été croisé de manière conventionnelle pour en faire un maïs sucré destiné aux humains. Mais comme l’Agence canadienne d’inspection des aliments l’avait déjà approuvé, elle ne refait pas le processus, déplore Mme Gingras.</p>
<p>Le maïs aurait été planté en Ontario, mais des épis auraient été vendus sur le marché québécois.</p>
<p>Devant la difficulté qu’a eue le regroupement pour avoir des informations, il veut relancer le débat sur les organismes génétiquement modifiés. Il a organisé hier une petite manifestation sous forme d’«épluchette de carottes» devant le parlement et a lancé par la même occasion une pétition demandant l’étiquetage obligatoire des OGM. Parrainée par le député indépendant Éric Caire, celle-ci se trouve sur le site de l’Assemblée nationale <a href="https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/%20petition/Petition-1969/index.%20html/" target="_blank">Pétition :<br />
Étiquetage des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés</a></p>
<p>La prudence s’impose</p>
<p>Alors que les effets des organismes génétiquement modifiés sur la santé humaine demeurent toujours méconnus, la prudence s’impose, croit la coalition. Récemment, une étude réalisée à l’Université de Sherbrooke a révélé la présence de résidus de pesticides issus d’aliments transgéniques dans le sang de femmes enceintes et celui de leurs foetus.</p>
<p>L’impact environnemental pré-occupe aussi les opposants.</p>
<p>Un sondage a déjà révélé que 80 % des Québécois sont favorables à l’étiquetage obligatoire. Le printemps dernier, le ministre Laurent Lessard a indiqué que le Québec est en faveur de l’étiquetage, mais qu’il ne voulait pas aller seul de l’avant pour des raisons d’«inconvénient compétitif». Or, la province est la seule juridiction en Amérique du Nord à favoriser cette option qui est appliquée en Europe.</p>
<p>Auteur : Claudette Samson</p>
<p>Source : <a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/agro-alimentaire/201109/23/01-4450900-un-premier-mais-ogm-pour-les-humains-cultive-au-canada.php" target="_blank">www.cyberpresse.ca</a></p>
<p>Partagé avec <a href="http://terresacree.org/">sos.planète</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Lutte contre le terrorisme &#8211; Ce que nous avons perdu et ce qu&#8217;il nous reste</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Sep 2011 04:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lettres</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Christian Nadeau &#8211; Professeur au Département de philosophie de l&#8217;Université de Montréal *** Depuis dix ans, nos gouvernements nous ont habitués à vivre dans ce que nous pourrions nommer un «état d&#8217;exception», ou l&#8217;idée selon laquelle des circonstances exceptionnelles appellent des décisions politiques exceptionnelles, ces dernières étant autorisées par l&#8217;autorité souveraine de l&#8217;État. Or, nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/lutte-contre-le-terrorisme-ce-que-nous-avons-perdu-et-ce-quil-nous-reste/82150/christian-nadeau" rel="attachment wp-att-82151"><img class="alignnone size-full wp-image-82151" title="Christian Nadeau" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/09/Christian-Nadeau.jpg" alt="" width="220" height="295" /></a></p>
<p>Christian Nadeau &#8211; Professeur au Département de philosophie de l&#8217;Université de Montréal</p>
<p>***</p>
<p>Depuis dix ans, nos gouvernements nous ont habitués à vivre dans ce que nous pourrions nommer un «état d&#8217;exception», ou l&#8217;idée selon laquelle des circonstances exceptionnelles appellent des décisions politiques exceptionnelles, ces dernières étant autorisées par l&#8217;autorité souveraine de l&#8217;État. Or, nous ne pouvons savoir quand se refermera cette parenthèse de notre histoire.</p>
<p>Comme l&#8217;a dévoilé le récent rapport de David Macdonald de l&#8217;Institut Rideau, les dépenses militaires du Canada ont pratiquement doublé depuis dix ans, en grande partie en raison des coûts faramineux des opérations militaires en Afghanistan. Du côté de la sécurité intérieure, l&#8217;Institut Rideau estime que les coûts des programmes pour la sécurité et la sûreté publique ont triplé. Bien entendu, personne au gouvernement n&#8217;osera remettre en question ces dépenses, même à l&#8217;heure des compressions budgétaires de toute sorte.</p>
<p>À ma connaissance, aucune étude sérieuse n&#8217;a été conduite pour évaluer l&#8217;impact positif de ces mesures budgétaires et législatives. En revanche, leur acceptation passive par la majorité d&#8217;entre nous montre à quel point notre société se soucie peu de la manière dont on entend assurer sa protection. Ces milliards auraient pu être investis ailleurs et pour le bien-être de l&#8217;ensemble de la population canadienne, mais nous continuons d&#8217;accepter des coupes sauvages dans la fonction publique fédérale ou dans de nombreux programmes, dont ceux consacrés à l&#8217;environnement, sans nous inquiéter de savoir où l&#8217;argent épargné finira par être dépensé.</p>
<p>À ces dépenses budgétaires, il faut ajouter une modification importante de notre représentation commune de la loi. En 2001, dans la foulée des attentats du 11-Septembre, la loi C-36 était votée. Cette nouvelle loi «antiterroriste» offrait de nouvelles latitudes et prérogatives aux chargés d&#8217;enquête, et assurait de nouveaux pouvoirs policiers. Deux clauses dites crépusculaires furent écartées en 2006, soit la détention préventive et le caractère obligatoire du témoignage au stade de l&#8217;enquête, mais l&#8217;ensemble de la loi demeure en vigueur.</p>
<p>Tout récemment, lors d&#8217;un entretien avec Peter Mansbridge sur la chaîne de la CBC, le premier ministre Stephen Harper, fort de sa nouvelle majorité, se disait prêt à soumettre de nouveau ces clauses au menu législatif afin de revenir sur la décision de 2006. On se demande quel est le gain réel de telles mesures alors que les lois courantes ont prouvé leur efficacité au cours des dernières années. En réalité, le seul avantage visible est d&#8217;ordre symbolique, quelque chose de l&#8217;ordre de la démonstration de force. Mais lorsqu&#8217;une démocratie se défend par des bravades de ce genre, on ne peut y voir qu&#8217;une preuve de faiblesse.</p>
<p><strong>La faiblesse et l&#8217;oubli<br />
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Quels sont les autres signes de notre faiblesse? En voici quelques exemples. Nous enterrons sans l&#8217;ombre d&#8217;un regret toute l&#8217;affaire du transfert des prisonniers aux autorités afghanes et nous acceptons comme la vérité même les déclarations de John Baird, selon lequel les documents rendus publics fin juin 2011, à la suite du travail d&#8217;un comité parlementaire spécial sur les allégations de torture, prouvent hors de tout doute que l&#8217;armée canadienne n&#8217;avait rien à se reprocher. De même, nous oublions peu à peu Omar Khadr, qui croupit encore à Guantánamo. Il est fascinant de voir à quelle vitesse nous nous empressons de mettre au rancart ce sur quoi nous croyons n&#8217;avoir aucun pouvoir.</p>
<p>Dans la même foulée d&#8217;un oubli collectif, nous allons enterrer sans difficulté toute notre participation à la guerre en Afghanistan, comme s&#8217;il s&#8217;agissait seulement d&#8217;une opération qui ne nous concernait plus. Jusqu&#8217;ici, les débats publics sur le bilan lamentable de cette mission n&#8217;ont toujours pas eu lieu. Il y a fort à parier qu&#8217;il n&#8217;y aura jamais d&#8217;issue positive à l&#8217;intervention militaire en Afghanistan tout simplement parce que nous n&#8217;avons jamais fait les efforts nécessaires pour favoriser une véritable reconstruction du pays. Bon nombre de militaires canadiens doivent sérieusement se demander quel était le sens de cette guerre et de leurs sacrifices pour une guerre dont on n&#8217;a jamais voulu penser les suites.</p>
<p>La semaine dernière a été l&#8217;occasion de voir un grand nombre de commémorations liées aux attentats du 11-Septembre. Il serait temps maintenant de nous souvenir de ce que nous avons perdu depuis dix ans. Il serait temps de nous rappeler que nous n&#8217;avons pas toujours vécu dans cet état d&#8217;exception.<br />
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Le cas de Bagram</strong></p>
<p>Bien entendu, quand on se compare, on se console, car ce que nous avons perdu depuis ce 11 septembre est très loin d&#8217;équivaloir au drame politique qu&#8217;ont connu nos voisins du Sud, comme on peut le constater à la suite de la lecture de l&#8217;excellent article de David Cole dans le dernier numéro du New York Review of Books. Il ne faut pas oublier les centaines d&#8217;emprisonnements de ces «ennemis combattants», emprisonnements dont la majorité eut lieu avec le plus grand mépris pour les Conventions de Genève. Il ne faut pas oublier non plus les disparitions de nombreux prisonniers sur les sites secrets de la CIA, ou dans des bases encore actives, comme Bagram, cette ancienne base soviétique au nord de Kaboul qui abrite aujourd&#8217;hui une prison américaine qui séquestre toujours des centaines de détenus, sans que ceux-ci puissent obtenir le statut de prisonnier de guerre.</p>
<p>Selon le dernier rapport d&#8217;Amnistie internationale, nous avons toutes les raisons de croire que de nombreux détenus à Bagram ont été soumis à l&#8217;isolement prolongé, à la privation de sommeil, quand ce n&#8217;est pas à des formes beaucoup plus brutales de torture. Or, non seulement l&#8217;administration Bush n&#8217;a jamais été jugée pour les crimes commis au nom de la lutte contre le terrorisme, mais elle s&#8217;en félicite. Dans son autobiographie parue fin 2010, le président Bush n&#8217;a pas hésité à expliquer les raisons pour lesquelles il avait jugé appropriées les techniques de «water-boarding», la noyade simulée, car elle aurait permis d&#8217;obtenir des renseignements indispensables tout en étant sans danger réel pour les personnes interrogées. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une primeur de journaliste, mais des confessions publiques d&#8217;un ancien président des États-Unis.<br />
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Ce que voulons être</strong></p>
<p>Ceci étant dit, nous n&#8217;avons pas encore tout perdu, bien au contraire. Dans son article, David Cole rappelle que la majorité des dispositions appliquées au cours des dernières années pour limiter ou contrer les lois antiterroristes aux États-Unis résultent des efforts conjugués des militants d&#8217;associations de défense des droits et libertés. Au Canada, si notre sens des responsabilités citoyennes est émoussé, il existe de nombreuses organisations prêtes à nous aider pour nous informer et qui peuvent aussi représenter de formidables réseaux de mobilisation citoyenne. Au sujet des mesures législatives, on peut mentionner, pour le cas du Québec seulement, la Ligue des droits et libertés, qui avec des moyens très modestes parvient à renseigner les citoyens et à leur offrir une aide précieuse pour comprendre le système juridique dans lequel nous vivons.</p>
<p>Une autre preuve que nous n&#8217;avons pas tout perdu est que malgré la loi C-36, et même malgré les tentatives — qui seront probablement couronnées de succès — du gouvernement Harper pour remettre en vigueur les fameuses clauses contestées, l&#8217;ensemble de notre système juridique et ce que nous pourrions nommer de manière plus générale «l&#8217;État de droit» sont toujours en grande partie supérieurs aux volontés du pouvoir exécutif et des pouvoirs policiers. La raison tient en ce que nous sommes encore capables de défendre tous ensemble ce qui nous tient à coeur, une règle de droit valable pour tous.</p>
<p>Toute augmentation des pouvoirs de l&#8217;État sous prétexte de lutter contre un ennemi, a fortiori un ennemi sans visage, peut donner lieu à une érosion de la démocratie, c&#8217;est-à-dire à une érosion des garanties et des protections des droits et libertés de chacun d&#8217;entre nous. La lutte contre le terrorisme entre maintenant dans sa deuxième décennie. Jusqu&#8217;ici, nous avons perdu beaucoup, mais nous n&#8217;avons pas tout perdu. Nous ne sommes pas encore complètement abrutis par le discours sécuritaire. En ces temps de commémoration, il est temps plus que jamais de se rappeler ce que furent ces dix années, ce que nous sommes et ce que nous voulons être.</p>
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<p>Christian Nadeau &#8211; Professeur au Département de philosophie de l&#8217;Université de Montréal</p>
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