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	<title>CentPapiers &#187; Angola</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>Le procès de l’Angolagate : un symbole de la pression du pouvoir politique sur la justice</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jun 2011 04:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Thierry Brugvi, Mecanopolis Les pressions politiques sur la justice ont limité la portée du procès de l’Angolagate. Dans ce procès, Charles Pasqua est finalement parvenu à se faire relaxer par la cour d’appel de Paris, après avoir été condamné en première instance à trois ans de prison ferme. En plus de ce dernier, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-72790" href="http://www.centpapiers.com/le-proces-de-l%e2%80%99angolagate-un-symbole-de-la-pression-du-pouvoir-politique-sur-la-justice/72789/brugvin"><img class="alignnone size-full wp-image-72790" title="brugvin" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/06/brugvin.png" alt="" width="400" height="314" /></a></p>
<p>par Thierry Brugvi, <a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399">Mecanopolis</a></p>
<p><strong><em>Les pressions politiques sur la justice ont limité la portée du procès de l’Angolagate. </em>Dans  ce procès, Charles Pasqua est finalement parvenu à se faire relaxer par  la cour d’appel de Paris, après avoir été condamné en première instance  à trois ans de prison ferme. En plus de ce dernier, le juge Philippe  Courroye, avait fait comparaître une quarantaine de personnes dont  Arcadi Gaydamak et Pierre Falcone. La peine de deux ans et demi de  prison ferme de ce dernier « pour abus de biens sociaux » a été  confirmé, tandis que Gaydamak a été sanctionné pour fraude fiscale et   blanchiment à purger trois ans de prison ferme. Chacun de ces deux  protagonistes devra payer des amendes de 375.000 euros ont été infligées  aux deux hommes. De plus, Jean-Charles Marchiani, l’ancien préfet du  Var a été condamné pour recel d’abus de biens sociaux à 24 mois dont 8  ferme de même que l’avocat Allain Guilloux. Finalement, Charles Pasqua  figure parmi ceux qui s’en sorte le mieux, mais comme peut-on expliquer  cela au regard des faits qui lui étaient reprochés ?</strong></p>
<p>Nicolas  Sarkozy s’est échiné à déminer le terrain de l’Angolagate, car elle  relève aussi de la défense des intérêts des transnationales françaises.  Car dès 2004, les intérêts de Total, bien implantée en Angola, sont  directement menacés. « <em>L’Etat angolais allait récupérer les  concessions du bloc 3/80 qui arrivent à échéance. Stupeur dans les  étages supérieurs de la Tour de la Défense, siège de la compagnie</em> ». C’est donc le bloc 17, très riche en pétrole qui a fait l’objet du chantage<sup><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></sup>.   En 2008, en Angola, le président français Sarkozy, était accompagné  des dirigeants de Total, Castel, EADS, Bolloré, CMA-CGM, AIR France,  Thales, et de la Société générale.</p>
<p>Gilles-William  Goldnadel, l’avocat commun à Nart et Gaydamak a participé à la mission  d’observation partie cautionner au Gabon la réélection truquée d’Omar  Bongo, fin 1998. Cette mission était conduite par le magistrat Georges  Fenech, président l’APM (Association professionnelle des magistrats),  orientée politiquement très à droite. Elle était financée par le  foccartissime Robert Bourgi. Il a dépêché treize juristes, dont l’avocat  élyséo-africain Francis Szpiner et Gilles-William Goldnadel. Durant  cette mission fut intercepté à Roissy « <em>un familier des dossiers africains [...], porteur d’une mallette contenant une très importante somme en argent liquide</em>.»  Il avait expliqué que ces fonds provenaient de la “présidence du Gabon”  et qu’ils étaient destinés au Club 89» animé par Robert Bourgi<sup><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a></sup>. En 1997 déjà, un compte suisse de la société Brenco, du tandem Falcone-Gaydamak, a versé 100 000 francs à la revue <em>Enjeu justice</em> (de l’Association professionnelle des magistrats) que préside Georges Fenech…<sup> </sup><sup><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote3sym"><sup>3</sup></a></sup>.</p>
<p><em><strong>L’Angolagate est le plus grand procès de trafic d’armes sur fonds d’enjeux pétroliers de la fin du XXe siècle</strong></em>.  Il s’agit en fait de l’histoire est celle de la privatisation de la  guerre en Angola et de l’organisation du pillage biens publics de  l’Etat. Les condamnations, dont celles de Charles Pasqua, de Pierre  Falcone, Arcadi Gaydamak sont tombées, le 27 octobre 2009. Ce procès  dévoile la réalité d’une partie non négligeable du  pouvoir non  démocratique et illégal exercé par nos élites.</p>
<p>Cette  guerre civile aura débuté en 1975,  se terminera 27 ans plus tard en 4  avril 2002 et aura fait 500 000 morts. Sa durée s’explique notamment par  la fourniture très importante d’armements par certaines grandes  puissances, via Falcone et Gaydamak notamment. Parmi ces ventes, on  compte un arsenal de morts impressionnants, 420 chars, 150. 000 obus, 12  hélicoptères, six navires de guerre recensés par les enquêteurs, 170  000 mines,  antipersonnel, <em></em><em>650.000 détonateurs</em>.</p>
<p><em><strong>La lutte entre grandes puissances existe généralement derrière les conflits locaux. </strong></em>En  1975, trois mouvements indépendantistes luttent alors pour prendre le  pouvoir. Tandis que l’UNITA est soutenu par les puissances occidentales  (USA-France), le Zaïre mobutiste et l’Afrique du Sud, le MPLA fait parti  du des pays luttant contre l’apartheid dans ce dernier pays et est  appuyé par le camp opposé (URSS, Cuba, Brésil, Portugal). Cela fait au  moins huit sources permanentes d’ingérence, donc de quoi relancer  perpétuellement la guerre entre MPLA et UNITA, qui est une lutte absolue  pour le pouvoir. Chez Elf, on a partagé les rôles : Alfred Sirven côté  UNITA, André Tarallo côté MPLA. Fin 1999, TotalFinaElf et les majors  américaines se partageront l’essentiel des énormes gisements de pétrole  sous-marin. Depuis en 1975, français et Américains ont, globalement   partagé la même stratégie. Pendant quinze ans, avec le régime  sud-africain d’apartheid, ils ont nettement soutenu les rebelles de  l’UNITA, contre Cuba et l’URSS soutenu par le MPLA.<strong><em> </em></strong></p>
<p><em><strong>Créer des sociétés écrans permet de blanchir de l’argent dans les paradis fiscaux et judiciaires. </strong></em>En 1985, les Falcone créent à Paris la société Brenco, puis Brenco Trading International Limited, « <em>basée sur l’île de Man</em><sup> </sup>» – dont la SARL parisienne devient la filiale, sous le nom de Brenco-France<sup><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote4sym"><sup>4</sup></a></sup>.  Les relations entre Brenco, Falcone, Gaydamak et les marchés publics  d’Ile de France illustrent l’utilité des paradis fiscaux pour les  pratiques illégales. Brenco International et Jean-Claude Méry ont le  même avocat, Allain Guilloux. Celui-ci est soupçonné de «<em> blanchiments de fonds entre la France et le Maroc</em><sup> </sup>»<sup> <a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote5sym"><sup>5</sup></a></sup>.  A. Guilloux avait monté des structures immobilières sophistiquées avec  le duo Falcone-Gaidamak, via des paradis fiscaux qui leur servaient de  sociétés écrans. Il semble donc que ce soit les mêmes réseaux, via les  mêmes mécanismes qui blanchissaient l’argent public détournés des HLM  d’Ile de France, de la drogue, du pétrole et des armes. Une partie du  racket des marchés publics franciliens était recyclée via la Côte  d’Ivoire ou l’Afrique centrale<sup><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote6sym"><sup>6</sup></a></sup>.</p>
<p><em><strong>Il existe de fortes collusions entre les intérêts des industriels de l’armement, l’armée et les services secrets.</strong></em><em> </em>CS  est une firme spéciale, où ont “pantouflé” d’anciens hauts responsables  de la DST (l’ancien n° 2 Raymond Nart et son adjoint Jacky Debain).  C’est-à-dire que des anciens membres des pouvoirs publics continue leur  carrière dans le secteur privé, avec le risque d’une perte de  l’indépendance de l’Etat et donc de l’intérêt général.</p>
<p>Le  brillant stratège du Secrétariat général de la Défense nationale, le  général de division Claude Mouton deviendra en juillet 2000, directeur  général de Brenco-France, l’entreprise de l’entrepreneur Pierre Falcone.  A Pékin, Brenco est représentée par Thierry Imbot, fils de l’ancien  patron de la DGSE et fournit des équipements militaires d’Europe de  l’Est au Vietnam et en Birmanie.</p>
<p>« <em>De  nombreux anciens des services travaillaient pour Brenco comme Thierry  Imbot, qui est décédé le 10 octobre 2000, il s’est officiellement  suicidé en se jetant par une fenêtre</em> »<sup><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote7sym"><sup>7</sup></a></sup>. Grâce à ses «<em> appuis au sein de la DST ou dans des groupes comme Thomson, le Giat ou la Compagnie des Signaux </em>», Falcone est devenu « l’un des plus grands marchands d’armes du monde »<sup><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote8sym"><sup>8</sup></a></sup>.</p>
<p>Pierre  Falcone est en cheville avec la Sofremi depuis 1989. Cette dernière est  une officine parapublique de vente d’armes et d’équipements et dépendant  du ministère français de l’Intérieur. Falcone, le patron de Brenco  [...] ayant longtemps joué quasiment officiellement les VRP [agents  commerciaux] pour la Sofremi »<sup><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote9sym"><sup>9</sup></a></sup><sup>.</sup> qui est un organisme parapublic. A travers le statut de Pierre Falcone,  on relève une flagrante collusion entre des pouvoirs entre l’exécutif  et le pouvoir économique.</p>
<p>Les réseaux économiques et politiques sont souvent nécessaires pour les affaires économiques au plan international.<em><strong> </strong></em>C’est  en 1993 que Roland Dumas, alors ministre des Affaires étrangères, avait  accordé des facilités à l’homme «de Dos Santos à Paris pour faciliter  les premières opérations de livraisons d’armes et de produits  alimentaires à l’Angola par l’équipe Falcone/Gaydamak (plus de 400  millions $ de contrats) »<sup><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote10sym"><sup>10</sup></a></sup>.</p>
<p><em><strong>Le rôle des banques et des intermédiaires mafieux est important  dans l’Angolagate. </strong></em>L’Angola  – à travers les contrats de l’entreprise publique Simportex  (anciennement Ematec), qui impliquent le sommet de ses structures  gouvernementales, financières et militaires – a payé à l’entrepreneur  franco-russe Arcadi Gaydamak 135 millions de dollars en plus de ce qu’il  devait recevoir pour une livraison de matériel militaire, fin 1996.   L’affaire a été bouclée par un ensemble d’institutions bancaires presque  toutes européennes (France, Suisse, Allemagne, Autriche…) sous le  leadership de la banque Paribas – une des banques que Luanda a utilisées  de façon de plus en plus fréquente pour ses transactions et emprunts  ces dernières années. La Banque of New York sert aussi beaucoup pour ces  transactions<sup><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote11sym"><sup>11</sup></a></sup>.  Deux dirigeants de la Banque Paribas ont été inculpés en France, pour  ces transactions illégales durant le procès de l’Angolagate en 2008.</p>
<p>Les  enquêteurs pensent que l’entreprise Menatep fut le point d’origine  principal de l’argent blanchi. Celle-ci « aurait continué à fonctionner  en sous-main en 1998 et transféré des fonds suspects [...] vers des  compagnies offshore basées sur des territoires aussi lointains que les  îles Vierges<sup> </sup>»<sup><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote12sym"><sup>12</sup></a></sup>.  Alors que Menatep est officiellement en faillite depuis 1998, Ernest  Backes a trouvé dans le répertoire 2000 de la société internationale de  compensation Clearstream un compte non publié n° 81738 au nom de  Menatep, client « non référencé ».  Sa partenaire en blanchiment (15  milliards de dollars dans la seule année 1998), la Bank of New York,  possède de nombreux comptes non publiés dans la nébuleuse société de  compensation financière Clearstream<sup><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote13sym"><sup>13</sup></a></sup>.</p>
<p>Une part  de ces flux ( pétrole, armes, dettes) a pu être brassée entre la Bank of  New York et les recettes du pétrole angolais, grâce à la gestion  parfaitement occulte du régime de Luanda. Pierre Falcone est constamment  en affaires avec Glencore et Paribas – entre lesquels Jean-Didier  Maille a fait la navette. La société suisse Glencore et la banque  française Paribas (chef de file d’un pool d’une dizaine de banques dont  la BNP, Worms, la Banque populaire… )<sup><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote14sym"><sup>14</sup></a></sup> sont quant à eux, au cœur du système de prêts gagés sur le pétrole  futur de l’Angola à des taux extrêmement élevés. Au printemps 2000,  Glencore a encore levé 3 milliards de dollars de prêts gagés à l’Angola,  avec des banques comme Paribas, la Société générale, la Dresdner Bank  Luxembourg, etc. Or, comme Paribas, la Dresdner Bank est l’un des pivots  du conseil d’administration de Clearstream<sup><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote15sym"><sup>15</sup></a></sup>.</p>
<p>On observe  donc de nombreux points communs entre les dessous du procès Elf et  celui de l’Angolagate. Il y a dans les deux cas un lien fort entre le  marché du pétrole et de l’armement, car ce dernier sert aussi à  préserver les intérêts pétroliers. Ainsi, à l’exception de Gaydamak  (ex-colonel des services secrets russes (KGB), tous les personnages clés  suivants ont été aussi membres des services secrets français : Étienne  Leandri, Alfred Sirven, Pierre Lethier, Jean-Yves Ollivier. Certains  protagonistes clés, tels le général Mouton, ou  l’agent secret Thierry  Imbot passant du service de l’Etat à celui des entreprises privées  d’armement. Finalement les intérêts de l’armée et des grandes  entreprises convergent, car fondamentalement, elles visent à assurer les  profits des élites au pouvoir, fussent ils au détriment des peuples.</p>
<p>Ces élites  soutenant de manière plus ou moins directes les opérations, qui servent  finalement aussi les intérêts du complexe militaro-industriel et  pétro-chimique. De même l’Etat français dit républicain et démocrate  appui des pratiques de formes légales, mais aussi illicites. C’est  d’ailleurs le même type d’acteurs clés, que l’on retrouve dans les  différentes affaires liées à la françafrique et au néocolonialisme des  grandes puissances.</p>
<p><strong>Thierry Brugvin, pour <a href="http://www.mecanopolis.org/" target="_blank"><em>Mecanopolis</em></a></strong></p>
<p><strong><em>Thierry Brugvin, est sociologue, il est l’auteur de </em></strong><em><a href="http://www.thebookedition.com/les--mecanismes--illegaux--du--pouvoir--p-27606.html" target="_blank"><strong>Les mécanismes illégaux du pouvoir</strong></a></em><strong><em> , The Book Edition, 2010.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>D’autres articles peuvent être </em></strong><em><a href="http://thierrybrugvin.voila.net/" target="_blank"><strong>consultés sur son site</strong></a></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<p><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote1anc">1</a> LDC, (<em>La Lettre du continent)</em>, n°458, 11 novembre 2004.</p>
<p><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote2anc">2</a> LE MONDE, <em>Soupçons sur les observateurs français des élections 	gabonaises</em>, 09/12/1998.</p>
<p><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote3anc">3</a> LASKE  Karl, THORAVAL Armelle, <em>L’étrange don du marchand 	d’armes</em>, <em>Libération</em>,  21/12/2000.</p>
<p><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote4anc">4</a> TOMASOVITCH Geoffroy, <em>Pierre Falcone, homme d’affaires et de 	relations</em>, <em>Le Parisien</em>,  22/12/2000.</p>
<p><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote5anc">5</a><sup> </sup>VALDIGUIE L, <em>Les “affaires” africaines d’Attali, de 	Pasqua et du fils Mitterrand</em>, <em>Le Parisien</em>,  02/12/2000.</p>
<p><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote6anc">6</a> VERSCHAVE François Xavier, 	2001, <em>L’envers de la 	dette</em>, Agone 	, (p 152 et 178).</p>
<p><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote7anc">7</a> VERSCHAVE, 2001 : 137</p>
<p><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote8anc">8</a> ROUTIER Airy, <em>Enquête sur une affaire d’État</em>, <em>Le 	Nouvel Observateur</em>,  28/12/2000.</p>
<p><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote9anc">9</a> JOHANNY Stéphane, <em>Jean-Christophe Mitterrand, du fait divers à 	l’affaire d’État</em>, <em>Le Journal du Dimanche</em>,  	24/12/2000.</p>
<p lang="nl-NL"><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote10anc">10</a> VERSCHAVE, 2001, p. 169).</p>
<p lang="nl-NL"><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote11anc">11</a> VERSCHAVE, 2001, p.129-132</p>
<p><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote12anc">12</a> ROUSSELOT Fabrice, <em>Le clan, le parrain, et les 15 	milliards de dollars</em>, <em>Libération</em>, 27/08/1999.</p>
<p><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote13anc">13</a> ROBERT Denis, <em>Révélation$</em>, Les arènes, 2001, p 216.</p>
<p><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote14anc">14</a> LDC, <em>France : “Affaires africaines”</em>,  14/12/2000.</p>
<p><a href="http://www.mecanopolis.org/?p=23399#sdfootnote15anc">15</a> LDC, <em>Glencore, 3 milliards $ de crédits syndiqués</em>, 	08/06/2000.</p>
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		<title>Confidentiel: Laurent Gbagbo quitte la Côte d’Ivoire…</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Dec 2010 05:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Allain Jules</dc:creator>
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Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara

 
 
 
…Bientôt. C’est ce qu’affirment les sud-Africains, qui sont prêts à l’accueillir. Mais, il y a un couac. 
Laurent Koudou Gbagbo, pour un grand nombre d’A...]]></description>
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<div class="entry">
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_10912" class="wp-caption alignleft"><a href="http://allainjules.files.wordpress.com/2010/12/gbagbo_ouattara0411103001.jpg"><img class="size-full wp-image-10912" title="Gbagbo_Ouattara041110300" src="http://allainjules.files.wordpress.com/2010/12/gbagbo_ouattara0411103001.jpg?w=300&amp;h=300" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p class="wp-caption-text">Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara</p>
</div>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>…Bientôt. C’est ce qu’affirment les sud-Africains, qui sont prêts à l’accueillir. Mais, il y a un couac. </strong></p>
<p><strong>Laurent Koudou Gbagbo, pour un grand nombre d’Africains, représentait la fierté africaine, le panafricanisme, la rigueur, le combat mais enfin…. Hélas, un boulon a lâché. Quelque chose de malsain s’est passée. <a href="http://allainjules.wordpress.com/2010/12/10/laurent-gbagbo-chronique-dune-mort-annoncee/">Hier, se sachant coincé face à l’asphyxie probable de la Côte d’Ivoire, il a tendu la main à Alassana Ouattara</a>, qui a laissé la porte ouverte à une seule condition: que Laurent Koudou Gbagbo le reconnaisse comme chef de l’Etat ivoirien. En effet, en proposant un dialogue, tardivement, il s’est de plus en plus isolé.</strong></p>
<p><strong><span id="more-10907"> </span>On sait enfin que l’ancien président Thabo Mbeki, lors de leur rencontre, lui a simplement demandé de quitter le pouvoir. L’Afrique du Sud (Gouvernement) vient de lui demander la même chose. C’est donc officiel. Le couac serait que Laurent Koudou Gbagbo, se sachant soutenu par les militaires, exige de la part de la communauté internationale, une immunité de fait, avec à la clé, un exil doré avec une liste de 300 personnes qu’il aurait remis aux autorités. Ceci confirme ce que Nicolas Sarkozy lui avait proposé (immunité) pour instaurer la paix en Côte d’Ivoire.  Ces 300 personnes seraient listées à la Cour pénale internationale (CPI). Hélas, on lui aurait accordé 30 places pour l’exil.</strong></p>
<p><strong>Malgré les assurances données par Alassane Drame Ouattara qui a déclaré par la voix du premier-Ministre Guillaume Kigbafori Soro qu’il n’y aurait pas de chasse aux sorcières, Laurent Koudou Gbagbo veut protéger les siens. C’est normal et on le comprend. Une autre piste est explorée, il s’agit d’un exil en Angola. Un destin à la Mobutu Sese Seko, mort au Maroc et enterré sur place ?</strong></p>
<p><strong>Quand l’obscurantiste et l’autocratie vont de pair, se cachant derrière les fonts baptismaux des alibis galvaudés du nationaliste et de la souveraineté, c’est qui arrive. Pour rappel et/ou information, l’Union africaine (UA) ou la Cedeao (Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest) qui ont désavoué eux aussi Laurent Koudou Gbagbo, ne représentent pas l’Europe ni l’Amérique, mais l’Afrique…</strong></p>
<p><strong>Alors, bye bye ou pas ?</strong></p>
<p><strong><span> </span></strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
</div>
</div>
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		<title>Le dissident cubain Guillermo Fariñas et le Prix Sakharov du Parlement européen (par Salim Lamrani)</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Dec 2010 05:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SylvainGuillemette</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" title="Une chambre d'hôpital à Cuba, qui n'est pas aussi laide que le prétendent les libertariens." src="http://img.src.ca/2010/07/10/480x270/AFP_100710cuba-farinas-guillermo_8.jpg" alt="" width="480" height="270" />Le 21 octobre 2010, le Parlement européen a annoncé le nom du lauréat 2010 du Prix Sakharov <em>« pour la liberté de l’esprit »</em>, et l’a attribué au dissident cubain Guillermo Fariñas Hernández. Selon l’institution européenne, ce dernier s’inscrit <em>« dans une longue lignée de dissidents, défenseurs de droits de l’homme et de la liberté de pensée »</em>. Le président du Parlement Jerzy Buzek a noté que l’opposant au gouvernement de La Havane <em>« a été prêt à risquer sa santé et sa vie pour faire changer les choses à Cuba »</em>. Il s’agit de la troisième fois en neuf ans qu’un opposant cubain reçoit cette distinction, après <em>Les Dames en blanc</em> en 2005 et Oswaldo Payá en  2002<sup>1</sup>.</p>
<p>Il convient de revenir sur le parcours personnel de Guillermo Fariñas et son entrée dans le monde de la dissidence à Cuba, avant d’évoquer la politisation du Prix Shakarov.</p>
<p><strong>Guillermo Fariñas</strong></p>
<p>Né le 3 janvier 1962, Guillermo Fariñas est un ancien soldat ayant servi en Angola en 1981, dans la lutte pour l’indépendance de la nation africaine et contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Il a longtemps été un fervent admirateur du processus révolutionnaire, et son père avait participé à la lutte contre la dictature de Fulgencio Batista aux côtés de Fidel Castro. Suite à la chute du Mur de Berlin en 1989 et à l’apparition des premières difficultés économiques à Cuba, il a alors abandonné les Jeunesses communistes, sans pour autant prendre une position politique contraire au gouvernement de Havane<sup>2</sup>.</p>
<p>Ce n’est qu’en 2003 qu’il effectue un virage idéologique à 180 degrés et tourne le dos aux idées qu’il avait auparavant défendues. Il intègre alors la dissidence et fonde l’agence de presse <em>Cubanancan Press</em>, financée par <em>« des Cubains-américains anticastristes »</em>, selon l’agence étasunienne <em>Associated Press</em><sup>3</sup>. Le Parlement européen signale qu’il est <em>« partisan de la non-violence »</em> et qu’il a mené <em>« pas moins de 23 grèves de la faim pour attirer l’attention sur l’oppression des dissidents cubains et réclamer la liberté d’accès à Internet »</em>. Il souligne également qu’il a passé onze ans en prison – en réalité neuf ans, mais n’a servi qu’un peu plus d’un an –, sans pour autant dévoiler les raisons de ses différentes condamnations<sup>4</sup>.</p>
<p>A aucun moment, l’entité européenne n’affirme que ses séjours en prison sont dus à son activité politique pour la simple raison que ses incarcérations sont dues à des délits de droit commun. La discrétion du Parlement européen au sujet du casier judiciaire de Fariñas est compréhensible, car ses actes délictueux mettent à mal l’affirmation du caractère <em>« non-violent »</em> du Prix Sakharov 2010<sup>5</sup>.</p>
<p>En effet, Fariñas dispose d’un casier judiciaire chargé. En 1995, il avait été condamné à trois ans de prison avec sursis et à une amende de 600 pesos après avoir violemment agressé une femme, collègue de travail de l’institut de santé dans lequel il occupait un poste de psychologue, lui occasionnant de multiples blessures au visage et aux bras. Il réalisa alors sa première grève de la faim<sup>6</sup>.</p>
<p>En 2002, dans la ville de Santa Clara, dans la province de Las Villas, Fariñas avait agressé une personne âgée avec un bâton. Cette dernière, sérieusement touchée, fut transportée d’urgence à l’hôpital où elle dut subir une ablation de rate. Suite à ce délit, il fut condamné à cinq ans et dix mois de prison. Il observa de nouveau une grève de la faim et bénéficia d’une mesure de liberté surveillée le 5 décembre 2003 pour des raisons de santé<sup>7</sup>.</p>
<p>A ce sujet, l’agence de presse espagnole <em>EFE</em> se contente de déclarer qu’il avait été condamné <em>« pour les délits de désordre public et agression »</em>, sans fournir de détails<sup>8</sup>. Pour sa part, <em>Associated Press</em> se fait plus explicite et rapporte que <em>« certains de ses ennuis judiciaires sont dus à l’agression d’une collègue de travail et autres comportements violents</em><sup>9</sup><em> »</em>.</p>
<p>En 2005, Fariñas entama une nouvelle grève de la faim, exigeant de l’Etat cubain que lui soit installé un accès Internet à son domicile. Il fréquenta la représentation diplomatique étasunienne de La Havane, la Section d’intérêts nord-américains, laquelle finance ses activités. Il reconnaît aisément cette réalité. Le quotidien français <em>Libération</em> note que <em>« Fariñas n’a jamais nié avoir reçu des </em><em>‘dons’</em><em> de la Section des intérêts américains pour se procurer un ordinateur et exercer son métier de </em><em>‘journaliste indépendant’</em><em> sur Internet</em><sup>10</sup><em> »</em>.</p>
<p>Mais Guillermo Fariñas a réellement été médiatisé à partir du 24 février 2010 lorsqu’il a entamé, à son domicile, une grève de la faim, qui a duré jusqu’au 8 juillet 2010, afin d’exiger la libération de ceux qu’il qualifie de <em>« prisonniers d’opinion »</em>, en référence aux opposants condamnés pour avoir accepté le financement des Etats-Unis<sup>11</sup>. D’ailleurs, à ce sujet, l’Agence étasunienne pour le développement international (USAID), dépendante du gouvernement fédéral, admet financer l’opposition cubaine. Selon l’Agence, pour l’année fiscale 2009, le montant de l’aide destinée aux dissidents cubains s’élevait à 15,62 millions de dollars. <em>« La grande majorité de cette somme est destinée à des individus se trouvant à Cuba. Notre but est de maximiser le montant du soutien dont bénéficient les Cubains dans l’île</em><sup>12</sup><em> »</em>.</p>
<p>L’organisation gouvernementale souligne également le point suivant : <em>« Nous avons formé des centaines de journalistes sur une période de dix ans dont le travail est apparu dans de grands médias internationaux »</em>. Cette déclaration met à mal les affirmations sur le caractère indépendant des <em>« journalistes opposants »</em> à Cuba. Ayant été formés et stipendiés par les Etats-Unis, ils répondent avant tout aux intérêts de Washington, dont le but est, comme le signalent les documents officiels du Département d’Etat », un <em>« changement de régime »</em> dans l’île<sup>13</sup>.</p>
<p>D’un point de vue juridique, cette réalité place de fait les dissidents qui acceptent les émoluments offerts par l’USAID dans la situation d’agents au service d’une puissance étrangère, ce qui constitue une grave violation du code pénal à Cuba, mais également dans n’importe quel pays du monde. Interrogée à ce sujet, l’Agence se contente de rappeler que <em>« personne n’est obligé d’accepter ou de prendre part aux programmes du gouvernement des Etats-Unis</em><sup>14</sup><em> »</em>.</p>
<p>La dernière protestation de Fariñas avait gravement affecté son état de santé et il n’a dû sa survie qu’aux soins médicaux qui lui ont été prodigués par les autorités cubaines. Reconnaissant, il n’a d’ailleurs pas manqué d’exprimer sa gratitude à l’équipe médicale qui s’est occupée de lui, lors d’une interview concédée à la télévision espagnole alors qu’il se trouvait à l’hôpital<sup>15</sup>.</p>
<p>Guillermo Fariñas n’a jamais eu de problèmes à exprimer son opinion à l’égard du gouvernement cubain. Il a joui à cet égard d’une liberté d’expression totale. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un œil à ses déclarations émises durant sa dernière grève de la faim<sup>16</sup>. Durant son séjour à l’hôpital, il a régulièrement accordé des entretiens à la presse occidentale, s’en prenant virulemment aux autorités de l’île. Voici quelques extraits d’une interview accordée à Reporters sans frontières le 8 avril 2010 : <em>« Le régime castriste est totalement rétrograde, archaïque, avec un manque de flexibilité, d’humanité, avec une cruauté marquée qui laisse mourir publiquement ses opposants »</em>. Fariñas n’hésite pas à faire référence au <em>« régime totalitaire cubain »</em> et dénonce sans problème <em>« les cruautés, les abus et les tortures »</em> qui seraient commis dans l’île<sup> 17</sup>.</p>
<p>Fariñas n’est pas exempt de certaines contradictions. Alors qu’il se montre très critique du système cubain et compare la vie dans l’île à un enfer, il refuse d’émigrer malgré une proposition d’accueil de la part de l’Espagne<sup>18</sup>. Il est en effet curieux de refuser de vivre dans la neuvième puissance économique mondiale et de préférer rester dans un petit pays du Tiers-monde, en proie à des difficultés économiques indéniables, aggravées par l’embargo imposé par les Etats-Unis et par la crise mondiale. Il y a une raison à cela. En partant à l’étranger, Fariñas ne recevrait plus aucune aide financière ni des Etats-Unis ni de l’Union européenne.</p>
<p><strong>La politisation du Prix Sakharov</strong></p>
<p>Le Parlement européen a choisi, pour la troisième fois en neuf ans, un dissident cubain pour le Prix Shakarov, malgré la qualité des deux autres prétendants, l’ONG israélienne <em>Breaking the Silence</em> et l’opposante éthiopienne Birtukan Mideksa<sup>19</sup>.</p>
<p><em>Breaking the Silence</em> a été créé en 2004 par des soldats israéliens et des anciens combattants et <em>« montre au public israélien la réalité de l’occupation israélienne vue à travers les yeux des soldats. Elle participe au débat sur l’impact de l’occupation prolongée des territoires palestiniens »</em>, selon le Parlement. Quant à Birtukan Mideksa, il s’agit d’une femme politique et ancienne juge éthiopienne, leader de l’opposition, condamnée à la prison à vie en 2008, pour avoir dénoncé l’emprisonnement des opposants dans son pays, puis libérée en octobre 2010<sup>20</sup>.</p>
<p>Il ne s’agit pas de critiquer Guillermo Fariñas pour son action. Il faut en effet une certaine dose de courage personnel pour risquer sa vie en observant une grève de la faim. Néanmoins, le choix du Parlement européen est discutable dans la mesure où il intègre d’abord et avant tout des paramètres politiques. En effet, dominé par la droite, le fait de récompenser une nouvelle fois l’opposition cubaine au détriment de toutes les personnes qui risquent véritablement leur vie à travers le monde pour défendre la cause des droits de l’homme et des libertés, ne peut être le fruit du hasard<sup>21</sup>.</p>
<p>De plus, cette distinction intervient alors que le gouvernement cubain a procédé à la libération de la quasi-totalité des prisonniers dits <em>« politiques »</em> recensés par Amnistie Internationale. Les treize restants, après la libération de 39 personnes depuis juillet 2010, seront libérés avant la fin du mois de novembre 2010, selon l’accord passé entre La Havane et l’Eglise catholique cubaine<sup>22</sup>. On ne peut que constater que la décision du Parlement repose surtout sur des critères idéologiques et jette une ombre sur la crédibilité des objectifs officiels du Prix Sakharov, à savoir la défense des droits de l’homme.</p>
<p>Certains parlementaires européens ont critiqué cette décision, prise en comité restreint à huis clos lors de la Conférence des Présidents, en non en séance plénière en présence de tous les députés. L’eurodéputé espagnol Willy Meyer du groupe <em>Izquierda Unida</em> a regretté <em>« l’option idéologique [prise par le Parlement] qui n’a rien à voir avec la défense des droits de l’homme dans le monde entier, à une époque de guerres et de graves problèmes où des milliers de militants des droits humains sont poursuivis dans le monde, et que leur travail n’est pas reconnu ou est occulté</em><sup>23</sup><em> »</em>. De son côté, María Múñiz, porte-parole des socialistes espagnols à la Commission des Affaires étrangères du Parlement, a regretté que les autres candidats aient été négligés et que la <em>« progressive libération des prisonniers cubains dissidents »</em> n’ait pas été prise en compte<sup>24</sup>.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Guillermo Fariñas a choisi, comme les opposants cubains médiatisés par la presse occidentale, de vivre de l’activité dissidente, car elle offre des perspectives financières indéniables et un niveau de vie bien supérieur à celui des Cubains dans un contexte marqué par des difficultés économiques et les pénuries matérielles. Le Prix Sakharov n’est pas uniquement une distinction honorifique. Il s’agit également d’une forte rétribution économique de 50 000 euros. Cela représente une somme considérable, surtout pour les Cubains, quand on sait la réalité du système social dans l’île. En guise d’exemple, Fariñas n’a pas eu à débourser le moindre centime pour son hospitalisation de plusieurs mois, est propriétaire de son logement comme 85% des Cubains et bénéficie du carnet de rationnement qui lui permet d’obtenir gratuitement des produits alimentaires.</p>
<p>Guillermo Fariñas a parfaitement le droit d’exprimer ouvertement son désaccord avec un système politique qu’il a défendu jusqu’à l’âge de trente ans. Il ne doit pas être critiqué pour cela. Ses antécédents judiciaires ne doivent pas non plus être occultés. Néanmoins, il est difficile de croire, au vu des puissants intérêts politiques et médiatiques occidentaux qui le soutiennent, que son action est réellement indépendante et uniquement axée sur la question des droits de l’homme. En acceptant les émoluments de la part de Washington – qui finance publiquement les opposants cubains –, il se met au service d’une politique destinée à renverser le gouvernement cubain.</p>
<p>Salim Lamrani</p>
<p>Notes</p>
<p><sup>1</sup> <em>Parlement européen</em>, « Gros plan sur les droits de l’homme : le Prix Sakharov 2010 », 21 octobre 2010. <a rel="nofollow" href="http://www.europarl.europa.eu/news/public/focus_page/015-84708-274-10-40-902-20101001FCS84570-01-10-2010-2010/default_p001c004_fr.htm" target="_blank">http://www.europarl.europa.eu/news/public/focus_page/015-84708-274-10-40-902-20101001FCS84570-01-10-2010-2010/default_p001c004_fr.htm</a> (site consulté le 26 octobre 2010).</p>
<p><sup>2</sup> <em>Ibid.</em> ; <em>EFE</em>, « Fariñas, el rostro de la huelga de hambre or los presos políticos cubanos », 21 octobre 2010.</p>
<p><sup>3</sup> <em>Associated Press</em>, « EU Rights Prize for Cuban Dissident Farinas », 21 octobre 2010.</p>
<p><sup>4</sup> <em>Parlement européen</em>, « Gros plan sur les droits de l’homme : le Prix Sakharov 2010 », <em>op. cit.</em></p>
<p><sup>5</sup> <em>Ibid.</em></p>
<p><sup>6</sup> Alberto Núñez Betancourt, « Cuba no acepta presiones ni chantajes », <em>Granma</em>, 8 mars 2010.</p>
<p><em> </em></p>
<p><sup>7</sup> Alberto Núñez Betancourt, « Cuba no acepta presiones ni chantajes », <em>op. cit</em></p>
<p><sup>8</sup><em>. EFE</em>, « Fariñas, el rostro de la huelga de hambre or los presos políticos cubanos », <em>op. cit.</em></p>
<p><sup>9</sup> <em>Associated Press</em>, « EU Rights Prize for Cuban Dissident Farinas », 21 octobre 2010.</p>
<p><sup>10</sup> Félix Rousseau, « Fariñas, épine dans le pied de Raúl Castro », <em>Libération</em>, 17 mars 2010.</p>
<p><sup>11</sup> Salim Lamrani, <em>Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais</em>. Paris, Editions Estrella, 2009, p. 79-105.</p>
<p><sup>12</sup> <em>Along the Malecon</em>, « Exclusive : Q &amp; A with USAID », 25 octobre 2010. http://alongthemalecon.blogspot.com/2010/10/exclusive-q-with-usaid.html (site consulté le 26 octobre 2010).</p>
<p><sup>13</sup> <em>Ibid.</em></p>
<p><sup>14</sup> <em>Ibid.</em></p>
<p><sup>15</sup> <em>59 segundos</em>, « Cuba », 12 avril 2010. <a rel="nofollow" href="http://www.youtube.com/watch?v=RRxzicTmWz8" target="_blank">http://www.youtube.com/watch?v=RRxzicTmWz8</a> (site consulté le 26 octobre 2010).</p>
<p><sup>16</sup> Mauricio Vicent, « ‘Hay momentos en la historia en que tiene que haber mártires’ », <em>El País</em>, 2 mars 2010.</p>
<p><sup>17</sup> <em>Reporters sans frontières</em>, « Interview de guillermo Fariñas », 8 avril 2010. <a rel="nofollow" href="http://fr.rsf.org/interview-de-guillermo-farinas-08-04-2010,37147.html" target="_blank">http://fr.rsf.org/interview-de-guillermo-farinas-08-04-2010,37147.html</a> (site consulté le 26 octobre 2010)</p>
<p><sup>18</sup> Juan O. Tamayo, « Fariñas no acepta la oferta de recuperarse en España », 30 mars 2010.</p>
<p><sup>19</sup> Parlement européen, « Présentation des trois finalistes 2010 », 1<sup>er</sup> octobre 2010. <a rel="nofollow" href="http://www.europarl.europa.eu/news/public/focus_page/015-84708-274-10-40-902-20101001FCS84570-01-10-2010-2010/default_p001c003_fr.htm" target="_blank">http://www.europarl.europa.eu/news/public/focus_page/015-84708-274-10-40-902-20101001FCS84570-01-10-2010-2010/default_p001c003_fr.htm</a> (site consulté le 26 octobre 2010).</p>
<p><sup>20</sup> <em>Ibid.</em></p>
<p><sup>21</sup> <em>Agence France Presse</em>, « Los tres premios Sajarov de la oposición cubana », 21 octobre 2010.</p>
<p><sup>22</sup> <em>EFE</em>, « Damas instan al gobierno a cumplir plazo de excarcelaciones », 25 octobre 2010 : Andrea Rodriguez, « Anuncian liberación de presos no incluidos en acuerdo », 10 octobre 2010.</p>
<p><sup>23</sup> Willy Meyer, « El premio Sajarov queda hoy tocado del ala », <em>Izquierda Unida</em>, 21 octobre 2010. <a rel="nofollow" href="http://www1.izquierda-unida.es/node/7945" target="_blank">http://www1.izquierda-unida.es/node/7945</a> (site consulté le 27 octobre 2010).</p>
<p><sup>24</sup><em> Associated Press</em>, « División de opiniones en España tras premio europeo a cubano Fariñas », 21 octobre 2010.</p>
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		<title>Coke en stock (IX) : au menu; tilapia, coke, kalachnikovs, pilotes belges et un premier pionnier</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Oct 2010 08:00:42 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La circulation de drogue de l’Amérique du Sud vers l’Afrique, via des bimoteurs ou d’énormes quadriréacteurs, a bien dû avoir d’autres précurseurs encore, en cherchant bien, se dit-on arrivé à ce point de notre enquête. En effet, et nous vous &#8230; <a href="http://morice.7duquebec.com/?p=100">Continuer la lecture <span>&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="961_523af52e5566b733bdcbfc8c6d9b4500-JPG" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2010/09/961_523af52e5566b733bdcbfc8c6d9b4500-JPG-510x382.jpg" alt="" width="510" height="382" /></p>
<p><strong>La circulation de drogue de l’Amérique du Sud vers l’Afrique, via des bimoteurs ou d’énormes quadriréacteurs, a bien dû avoir d’autres précurseurs encore, en cherchant bien, se dit-on arrivé à ce point de notre enquête. En effet, et nous vous en avons retrouvé un. Un superbe cas d’espèce, sous la forme d’un pilote-type qui, aujourd’hui encore doit encore être sous les verrous, logiquement. Un personnage haut en couleurs, qui jouait les père tranquille dans son cottage anglais quand il ne partait pas livrer des armes un peu partout en Afrique, et à revenir en Europe chargé de Tilapia… ou de coke. Priorité au découvreur anglais de la pratique, dont le premier et seul vol de la sorte a eu lieu un mois pile après le 11 septembre : au beau milieu de la paranoïa sur la sécurité des vols transatlantiques, un homme va en effet ramener des Antilles plus de 270 kilos de cocaïne à bord d’un Boeing 707, sans que les autorités aériennes ne décèlent quoi que ce soit à bord. Honneur au précurseur qui va se faire bêtement pincer (sur dénonciation !), j’ai nommé Christopher Barrett-Jolley. Celui qui nous démontre par l’exemple aujourd’hui que drogue et armes, c’est du kif, en quelque sorte !</strong></p>
<p><img title="Barrett-JolleyW" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2010/09/Barrett-JolleyW.jpg" alt="" width="118" height="118" /></p>
<p>Des précédents, en effet, à nos Mermoz en Conquest ou en 727, il y en a eus. Celui d’un pilote à la vie assez extraordinaire. Un anglais, nommé Christopher Barrett-Jolley, un cas incroyable, surnommé partout le « <em>meilleur de sa catégorie</em>« . La catégorie assez particulière où il jouait étant le trafic de drogue ou d’armes ! Une de ses passes d’armes exemplaires ont ne l’a découverte qu’en 2001, alors qu’il avait sévi dans le trafic d’armes essentiellement depuis au moins une bonne trentaine d’années. Le but du jeu cette-fois là ? Ramener directement en Angleterre un avion avec à bord pour 45 millions de dollars de cocaïne. Et pas dans n’importe lequel : un quadriréacteur Boeing 707 ! C’est bien lui notre précurseur !!! Du moins, pour le moment…</p>
<p>L’homme jouait en 1999 au gentleman farmer dans sa maison cossue du Warwickshire, appelée Rock House, où il atterrissait régulièrement avec son hélicoptère au grand dam des habitants du village qui trouvaient cela bien trop bruyant. Un jour, il affirme qu’il doit quitter son manoir car des « activistes » protecteurs des animaux veulent sa peau. En fait il craignait surtout que la police ne découvre ses activités de livreur d’armes dans le monde. Il faut dire qu’il y avait de quoi. Pour réalisé son « exploit », il a loué chez Avistar, une compagnie chypriote, un vieux 707 retapé, qui avait appartenu à Koda Airn une compagnie nigérienne, via l’aéroport de Bruxelles, sous le nom de Red Rock Aviation, dirigée par Ronald Rossignol. Elle même liée à Phoenix Aviation, société fondée par Christopher Barrett-Jolley lui-même ! On le voit tout de suite, on est dans le nébuleux typique des trafiquants. La firme crée s’est engagée tout de suite dès sa création dans le transport lucratif des armes. En y mêlant parfois d’autres sources de revenus.</p>
<p>En 1993 déjà, un des pilotes de Phoenix Aviation, Crosby Otovo, un nigérian, avait été condamné à huit ans de prison pour transport de cocaïne et d’héroïne à bord d’un Boeing 707 de la firme. Un Boeing 707 cargo, le « Coda-Air Cargo », enregistré en Guinée Equatoriale sous le numéro numéro<a href="http://www.airliners.net/photo/Koda-Air-Cargo/Boeing-707-373C/0303473/&amp;sid=0d8fa6a7b2eabac4a5e5a7afc69a938b"> 3C-GIG.</a> Il y en avait pour 170 000 livres sterling caché dans sa valisette. Il avait parqué son avion en bout de piste pour la remettre… directement dans les mains de la police ! Son patron, Christopher Barrett-Jolley, avai échappé à la condamnation de fort peu. L’avion venait d’Afrique de l’Ouest. L’homme qui l’avait affrété était Ronald Rossignol, sous le nom de sa fameuse compagnie Red Rock. L’avion deviendra plus tard 9L-LDU, sera revendu en octobre 2003 à Air Leone, en Sierra Leone. Il finira tristement sa carrière en Turquie, sous le nom de Koda Air, le 23 décembre 2005, sur l’aéroport d’Istanbul-Sabiha Gokcen, en <a href="http://aviation-safety.net/photos/displayphoto.php?id=20051223-1&amp;vnr=3&amp;kind=C">prenant feu </a>lors d’un chargement de textile…</p>
<p>En juillet 1994, Christopher Barrett-Jolley en personne transporte 1,800 tonne d’armes de Plivdov en Bulgarie jusque Riyan au Sud-Yemen. Des Kalachnikovs, des mortiers et des bombes diverses. Pour 2000 dollars seulement le voyage, selon lui. Il fera plusieurs vols, qui seront tous déclarés « humanitaires ». Etrange façon de voir les choses. Il récidive en octobre 1994 vers l’Angola, en apportant 44 tonnes d’armes cette fois de Vishkek vers Luanda. Pas toujours dans des conditions de sécurité irréprochables, loin de là. Ses avions sont des avions d’occasion à peine révisés et pas entretenus. Le 21 décembre 1994, un avion de Phoenix Aviation nommé « Oasis » veant d’Amsterdam et transportant des moutons <a href="http://aviation-safety.net/database/record.php?id=19941221-0">s’écrase à côté de Coventry</a>, tuant ses cinq occupants. L’avion, un 737 immatriculé 7T-VEE, au<a href="http://aviation-safety.net/photos/aircraft/19941221-0-P-d-1-500.jpg">nom d’Air Algérie</a>, avait failli s’écraser sur la ville et la société aussitôt suspendue de vol sur plainte des riverains. Il était t<a href="http://www.baaa-acro.com/photos/B737-200-Air%20Alg%E9rie-Coventry.jpg">ombé au ras des maisons.</a> A bord du 737, il n’y a même pas d’ILS pour guider l’atterrissage ! Les pilotes se posaient à vue en plein brouillard anglais ! Christopher Barrett-Jolley change alors d’appareils pour les Antonovs d’Aaeroflot. Imitant ainsi un des autres amis de Rossignol, l’incroyable Victor Bout, qui les fait décoller lui aussi d’Ostende.</p>
<p>Ce qui n’empêche pas notre homme de récidiver dans l’avion poubelle. En Avril 1996 Christopher Barrett-Jolley achète le petit <a href="http://www.airliners.net/photo/Balkh-Airlines/BAC-111-201AC-One-Eleven/0726801/L/&amp;sid=b447654fd10c97f4a81daaba72819a5a">BAC 111 LE-ALD </a>destiné au départ à la destruction à Ostende, qu’il retape sur place et repeint et enregistre au Liberia sous le nom de Balkh Air. C’est formellement interdit, l’avion ayant été déclaré bon pour la casse. Il volera pourtant, et même longtemps, et plutôt loin de sa base d’origine. L’histoire de sa livraison au départ d’Ostende du BAC-111 vers Maza, via Bakou, par un dénommé Richard est expliquée <a href="http://www.richnetdesign.com/page1.html">avec humour ici.</a></p>
<p>Notre homme a de drôles de contacts en réalité : il a fondé en 1996 par exemple Balkh Air, avec un des chefs de guerre redoutés de l’Afghanistan, Abdul Rashid Dostum, un des plus sanguinaires, devenu membre (« tranquille ? ») depuis des années du gouvernement de Karzaï ! Pour lui, il vole en Boeing 727, numéroté YA-GAA (<a href="http://www.airliners.net/photo/Balkh-Airlines/Boeing-727-51/1256182/L/&amp;sid=a104a906f58b4db6184a866ddd9eb7f6">ici à Prague en 1993</a>), C’est l’ancien AirMoldova (Air Terrex) <a href="http://www.airliners.net/photo/Air-Terrex-(Air/Boeing-727-51/0298800/L/&amp;sid=548ebb2042b69810562fa6c77ed9db68">de Victor Bou</a>t. Entre trafiquants, on s’échange les recettes et les appareils ! Dans son Bac-111, comme ceux de Bout, on<a href="http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L300xH194/bac111_armes-90253.jpg"> empile de tout en fait</a>.</p>
<p>Parmi les pilotes de Red Rock, on trouve le belge Ronald Desmet, accessoirement pilote de la famille royale saoudienne à ces heures. Un autre beau cas d’espèces : devenu PDG d’Air Cess, société de Victor Bout, il est le fils d’un ancien responsable de la Gécamines, la grande société minière du Katanga pour qui vole bien entendu. Avec Victor Bout, il a aussi créé la firme Eastbound BVBA, une filière d’exportation de voitures neuves et d’occasion : le bon filon. Dans le genre, on met de tout. Y compris des voitures dont on ne sait pas toujours la provenance ! Ou avec un Boeing 707 pour aller livrer au Yemen les rebelles de Riyan Mukalla en 1994, aidé par les saoudiens. Barrett-Jolley c’est le <a href="http://www.airliners.net/photo/Avistar-Airlines/Boeing-707-328C/1467453/&amp;sid=f7a30546f9be0ba1ccf10095e5023920%20http%3A//www.flickr.com/photos/axel_j/4256946627/sizes/o/">Boeing 5B-DAZ,</a> enregistré sous le nom d’Occidental Airlines de Ronald Rossignol, qui vole encore de Bratislava à Khartoum le 7 Février 1999. Pour déguiser un peu plus les vols, on intitule la société Tramson Airlines… loué par Avistar. C’est bien pourtant le<a href="http://www.planepictures.net/netshow.php?id=830979%20http://www.planepictures.net/netshow.php?id=830979"> 5B-DAZ </a>: la valse des étiquettes continue. La pratique est une tradition chez les trafiquants notoires.</p>
<p><img title="41453ba0" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2010/09/41453ba0-510x159.jpg" alt="" width="510" height="159" /></p>
<p>Le second B-707 relié à Dostum restera longtemps à Ostende sans servir avant d’être scrappé en 2004. Rossignol est le fils d’un proche collaborateur de P. Van den Boeynants, alors ministre de la défense de Belgique. Il a été arrêté en France en 1984 pour banqueroute frauduleuse mais le directeur de l’aéroport d’Ostende, le flamand Paul Waterlot, n’y verra aucun inconvénient.</p>
<p>Christopher Barrett-Jolley fera après dans l’import de moutons en Angleterre avec les déboires que l’on a vus. Ce qui lui vaudra les pires ennuis, une activiste anti-martyr des animaux succombant sous un camion au pied d’un de ses avions en 1995. A partir de là plus rien ne va aller : en 1996, Mazar i-Sharif, tombe et les talibans sont à Kaboul, fini les transports lucratifs d’armes pour Dostum, à l’époque tous payés par… les américains ! On retrouvera son fameux YA-GAA, en bon état, revêtu d’une livrée dorée de KAM’AIR en 2004 (et en 2008 <a href="http://www.airliners.net/photo/Kam-Air/Boeing-727-51/0988902/L/&amp;sid=a104a906f58b4db6184a866ddd9eb7f6">encore)</a>. Kam Air est tout simplement la première compagnie afghane de l’après guerre, car apparue en 2003. <a href="http://www.airliners.net/photo/Kam-Air/Boeing-727-51/0772575/L/&amp;sid=548ebb2042b69810562fa6c77ed9db68">A Kaboul aéroport. </a>Elle sera marquée par le crash le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/3_f%C3%A9vrier">3</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9vrier_2005">février</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/2005">2005</a>, de son seul <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Boeing_737">Boeing 737</a> près de Kaboul (<a href="http://www.airplane-pictures.net/images/uploaded-images/2008-8/30/23094.jpg">il y aura 104 morts).</a></p>
<p>Son Boeing destiné à son opération « spéciale », pêché à Lagos, sera d’abord ramené à Belgrade pour y être remis à neuf. Entre décembre 1988 et février 1999, il va effectuer avec des aller-retours de la Slovaquie au départ de Bratilslava vers l’Afrique du Nord, avec son beau frère, pour transporter des obus vers le Tchad. Souvent <a href="http://www.airliners.net/photo/Avistar/Boeing-707-328C/0032774/&amp;sid=f7a30546f9be0ba1ccf10095e5023920">plein à ras bord.</a> Il engrangera ainsi 250 000 livres pour lui et son équipage, soit quatre hommes, dont David Ogundipe, de Koda Air.</p>
<p>Quand il évoquera le nom de son client, il l’appellera « Air America » d’un ton moqueur. Le nom de la célèbre compagnie de la CIA durant le Viet-Nam à laquelle il aurait participé. Car en fait, il fait ça depuis une trentaine d’années d’affilée, résidant entre deux à Dubai… à Sharjah. Entre le Caire et le Yemen, entre la Slovaquie.. et le Soudan. On compte 28 vols au départ d’Ostende à partir du mois de décembre 1998, de l’usine Hermes, en Slovaquie, à Bratislava, vers le Soudan, pourtant alors déjà sous embargo.Christopher Barrett-Jolley est bien un trafiquant d’armes.</p>
<p><img title="41bec4c0" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2010/09/41bec4c0.jpg" alt="" width="492" height="332" /></p>
<p>L’avion d’ « Avistar  » décollait de Bratislava la nuit, menu d’un plan de vol pour N’djamena. « Une fois au-dessus du Sahara, où le contrôle radar est minime, le vol était détourné au dernier moment vers Khartoum. C’est avec ce vol sans doute qu’a été créé cette idée de dernière minute avec annonce d’ennui technique. A Khartoum, la cargaison était transféré dans un Antonov 12 appartenant à Viktor Bout, le trafiquant en armes que l’on ne présente plus, connu pour ses connections avec le RUF de Sierra Leone et le LRA d’Ouganda. L’ « Avistar  » continuait de Khartoum à Mwanza en Tanzanie, où il prend une cargaison tout à fait légale de poisson congelé pour une destination en Europe, d’où l’avion regagne Bratislava pour un autre vol <a href="http://peres-blancs.cef.fr/armes.htm">vers N’djamena</a>. L’idée du poisson sera repris par d’autres : à l’aller des armes, au retour des poissons congelés. Du Tilapia, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tilapia">celui que vous mangez parfois</a> directement sorti du<a href="http://img.diytrade.com/cdimg/891612/8480801/0/1238377965/Frozen_tilapia_fillet.jpg"> supermarché. </a>Il paraît aussi que le <a href="http://img.diytrade.com/cdimg/822513/7327411/0/1226119776/BLACK_TILAPIA.jpg">Tilapia</a>, quand il n’est pas congelé mais frais, est idéal pour cacher les odeurs d’opium ou de coke… <a href="http://3.bp.blogspot.com/_rEqLpFma6-o/SofrFgnjHLI/AAAAAAAABeQ/Pligs1XIOu0/s400/Monde+-+Tilapia.png">au retour.</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://3.bp.blogspot.com/_rEqLpFma6-o/SofrFgnjHLI/AAAAAAAABeQ/Pligs1XIOu0/s400/Monde+-+Tilapia.png"></a><img class="aligncenter" title="tilapia" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2010/09/tilapia-120x84.jpg" alt="" width="120" height="84" /></p>
<p>Le 12 mai 1998, par exemple, il décolle de la base de la <a href="http://www.airliners.net/photo/Avistar-Airlines/Boeing-707-328C/1553849/&amp;sid=f7a30546f9be0ba1ccf10095e5023920">RAF de Manston dans le Kent</a>, direction Kano au Nigeria pour faire de l’essence et repartir vers Mmabatho en Afrique du Sud. A bord de son 707, 20 tonnes de matériels de guerre : uniformes, radios, et même une voiture blindée. En fait, il se posera à Cabinda en Angola, puis à Lomé auTogo, là où on le retrouve… vide. Il a vidé ses soutes au passage à Cabinda. Le 7 février 1999, nouveau voyage. Le Boeing 707, à Bratislava, <a href="http://www.flugzeugbilder.de/netshow.php?id=222721">rate son décollage </a>et s’enfonce dans la boue, ayant largement dépassé la piste. Train avant enterré dans l’herbe<a href="http://www.airliners.net/photo/Untitled-(Avistar)/Boeing-707-328C/0033121/&amp;sid=01763a9aa224b367a80a40310b895319"> jusqu’au fuselage </a>! L’avion est en fait bourré d’armes et bien trop lourd « <em>Un avion d’Occidental s’est écrasé à Bratislava, indique Peleman, l’expert anversois, coauteur du rapport de l’ONU sur la Sierra Leone. Il était rempli d’armes. Rossignol a refait surface en Belgique l’an dernier, à l’aéroport de Gosselies. Avec une compagnie enregistrée en Guinée équatoriale.</em> » Rien ne les arrête en fait, surtout pas un crash d’avion, un risque à prendre, sans plus.</p>
<p>L’autre pilote belge notable est Jacques « Kiki » Lemaire. Lui, on le retrouvera <a href="http://www.baaa-acro.com/Photos-53/3D-KIK-2.jpg">au Rwanda.</a> Avec une belle <a href="http://www.baaa-acro.com/Photos-43/3D-KIK.jpg">Caravelle crashée</a> à Gisenyi Airport le 27 Aug 2004. Ancienne Gabon Express. La dernière Caravelle volante au monde. <a href="http://www.aviation-safety.net/photos/aircraft/20040828-0-P-d-1-500.jpg">Ancienne F-WQCU</a>. Le « kiki » a fait fort : l’appareil devait atterrir à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Goma">Goma</a> (au Congo) où elle transportait du matériel électronique pour Celtel mais s’est posée sur la piste (trop courte) de <a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Gisengi&amp;action=edit&amp;redlink=1">Gisengi</a>, au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rwanda">Rwanda</a>. Elle n’avait pas eu le droit d’atterrir à Goma. Comme propriétaires elle avait Transair, Waltair et… Kiki Lemaire. En 1997, une compagnie Air Cess avait été enregistrée au Libéria après avoir ouvert un bureau en Belgique. Devenue Air Pass en Afrique du Sud : la compagnie avait pour créateurs Kiki Lemaire et Victor Bout. Il fournit l’APR au Zimbabwe, via le Rwanda.<em>« En 2000, à Kigali, on trouvait régulièrement comme trafiquants d’armes, Viktor Bout, « Kiki » Lemaire, et le Libanais Imad Kabir, (« Bakri ») qui a fait longtemps partie de l’entourage de Mobutu »</em>, ont constaté les enquêteurs de l’ONU.</p>
<p>Dans le rapport de Pierre Richard, chargé de recherche au GRIP, sont cités les noms des violeurs de l’embargo contre L’Unita :<em> « En 1993-1994, le principal contact de l’UNITA fut un négociant en armes sud-africain nommé Ronnie De Decker. Les armements et le matériel militaire étaient échangés contre des diamants. A partir de 1995 ou 1996, jusqu’en octobre 1999, le Libanais Imad Kabir, ou Bakri, aurait été le principal intermédiaire de l’UNITA pour les importations d’armements et de matériel militaire, livrées via Kinshasa. Victor Bout, né au Tadjikistan et mis en relation avec Savimbi via le Rwanda, et ses compagnies aériennes, Air Cess et Air Pass, sa filiale, ont également activement participé aux transferts d’armements en faveur de l’UNITA. Enfin, un ressortissant sud-africain/namibien basé en Afrique du sud, Johannes Parfirio Parreira, constitue le principal maillon d’un réseau de fournisseurs de l’UNITA qui utilisent sa compagnie d’affrètement aérien, Interstate Airways ».</em></p>
<p>Parmi les soutiens au Rwanda, on trouve aussi les USA, via les programmes comme le <em>Joint combined exchange training,</em> JCET, l’<em> Enhanced international military education and training </em>(E-IMET), ou le <em>Rwanda interagency assessment team, (</em>RIAT). Nul doute qu’il y a des imbrications dans les livraisons ! Une base militaire spéciale a été créée pour ça : près de Cyangugu, à proximité de la frontière congolaise. Destinée à entraîner les troupes de l’APR pour ses opérations en RDC. Il avait eu les honneurs d’un rapport <a href="http://www.grip.org/bdg/pdf/g1826.pdf">de l’ONU du 10 mars 2000.</a> Si l’on cherche deux pilotes « belges » pour jouer les cascadeurs de désert ou les nouveaux Mermoz de l’Atlantique, on peut tabler sur nos deux phénomènes, à qui ou pourrait même en ajouter un autre que nous connaissons bien en France… et lui aussi fait dans l’humanitaire.</p>
<p>On pense en effet à Jacques Wilmart, 75 ans, ancien commandant de bord de la compagnie Sabena, celui rendu célèbre pour l’affaire des enfants du Tchad, celle de l’arche de Zoé qui avait en fait déjà avant transporté dans son monomoteur une trentaine d’enfants en 43 heures de vol au total à Adré, Bahaï et Biltine. L’avion était un Cherokee six <a href="http://www.airliners.net/info/stats.main?id=306">Piper PA-32</a> affrêté par Children Rescue, l’autre nom de l’Arche de Zoé. L’homme sait tout piloter, Du Boeing au Piper. Mais de là à avoir participé avant aux vols transatlantiques, il y a un pas. En fait c’est plutôt son point de départ véritable qui est intéressant : le <a href="http://www.fredjobars.be/fjbbw/fjbbw_waterloo.html">Check-in pilots bar</a> », un petit bar de Waterloo, dans la banlieue de Bruxelles, un des bars où peuvent se rencontrer des pilotes à l<a href="http://bruxelles2.over-blog.com/article-16708587.html">’affût d’un vol quel qu’il soit. </a>C’est là où Wilmart avait été contacté pour descendre le Piper d’Ogades vers N’Djamena. Les « belges » de l’affaire sont de toute façon des pilotes chevronnés et non des débutants : il sont obligatoirement âgés. Mais leurs vols, on ne cesse de le dire, son exténuants, relèvent de l’exploit et sont extrêmement dangereux ! N’aurait-il servi que de repérage avec son propre avion pour déterminer les fameuses pistes du désert ?</p>
<p>En Belgique, où on envoie aussi parfois des pilotes, mais anglais, en prison. Tel est le cas de Steve Jackson, 50 ans, membre du <a href="http://www.sherburn-aero-club.org.uk/">Sherburn Aero Club</a>, arrêté en 2008 avec son collègue Leon Franklin, 41, ans, car la police belge avait découvert 27kg de cocaïne à bord de leur petit appareil sur l’aérodrome de<a href="http://membres.multimania.fr/airportebsg/"> St Ghislain </a>dans le Hainaut, de la drogue en partance vers l’Angleterre. Un Pitts, ou un Tiger Moth (ici<a href="http://rides.webshots.com/photo/2462532410062510841nGFkpf">un Stampe</a>), je n’ai pas pu le vérifier. Cachée derrière des bouteilles de bière belge, ça ne s’invente pas. A St Ghislain, on croise souvent le de <a href="http://rides.webshots.com/photo/2169725980062510841aLgOxP">Beech 58</a> de Tatenhill en Angleterre avec<a href="http://www.airport-data.com/aircraft/photo/205352L.html"> sa déco « Jaguar »</a>.  Emprisonné huit mois, le pilote anglais sera finalement relâché faute de preuves : la drogue avait été découverte dans un taxi, mais pas dans son avion, paraît-il. Il n’empêche : la police belge avait fait une descente car elle avait relevé un nombre élevé de vols réguliers St-Ghislain-<a href="http://wikimapia.org/2249905/Former-RAF-Sherburn-in-Elmet">Sherburn</a> ! Quand on sait le rôle que jouent Bruxelles et Anvers dans la fourniture de drogue à l’Angleterre…</p>
<p>Le vol dont on parle aujourd’hui a démarré de Belgrade le 11 octobre 2001 (juste après les attentats du 11 septembre,qui l’avaient retardé !). L’avion a fait de l’essence aux Iles Canaries, puis a volé jusque Montego Bay en Jamaïque. Là on y a chargé des « <em>documents spéciaux</em> » selon les déclarations en douane : des valises et des sacs de voyage, contenant 271 klos de cocaïne pure (22 millions de livres). Puis l’avion est reparti dans l’autre sens, en ayant bien pris soin de mettre davantage de kérosène qu’à l’aller. Arrivé au dessus de Las Palmas, aux Canaries, il annonce qu’il a « des problèmes techniques » et se détourne tranquillement vers « son » aéroport de Southend, dans l’Essex, en Angleterre. Tout se passe parfaitement à un détail près : le comité d’accueil qui l’attend à Southend ce 16 Octobre 2001 n’est pas tout à fait celui espéré : son garde du corps serbe l’a trahi, et a donné le filon à la police. C’est la fin de la carrière famboyante de Barrett-Jolley,<a href="http://www.dailymail.co.uk/news/article-150358/Cocaine-smuggling-businessman-jailed.html">à 55 ans seulement.</a> Verdict : 20 ans chacun pour les deux hommes, lui et son beau-frère. Barrett-Jolley, sans le savoir, vient en 2001 de montrer la voie à suivre pour les transports importants de drogue. C’est lui aussi qui a inauguré le coup de la panne pour changer d’aéroport au dernier moment. Lui aussi qui a songé au poisson pour masquer la drogue au retour. Lui aussi qui a mélangé livraison d’armes et de drogues. Ce qui l’a trahi, ce sont aussi ses mails avec son beau-frère, qui étaient décortiqués par la police et le MI6. Un très bon pilote, certes, mais bien trop bavard !</p>
<p>Notre pionnier semble avoir agi en homme isolé : à part son beau frère, condamné avec lui, nulle trace de réseau dans son entreprise. Ce n’est pas le cas d’une vaste organisation que je vous propose de découvrir demain…</p>
<p>PS : ne pas oublier le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cauchemar_de_Darwin">film de référence de la période</a> : “Le cauchemar de Darwin” d’<a href="http://www.dailymotion.com/video/x1gzzy_le-cauchemar-de-darwin_shortfilms">Hubert Sauper, sorti en 2004.</a></p>
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		<title>Angola : Et Bob Geldof l&#8217;a dit&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Sep 2008 12:27:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mathieu de sousa</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a quelques mois, à Lisbonne, lors d&#8217;une conférence sur le Développement Durable, organisée par le magazine Expresso et la Banque Espirito Santo le musicien/ activiste Bob Geldof déclara pendant son intervention que l´Angola est gouvernée par des &#171;&#160;criminels&#160;&#187;. Cette prise de position fut immédiatement rejetée par l´institution bancaire organisatrice qui s´en démarqua en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4168.jpg" border="0" />
<p>Il y a quelques mois, à Lisbonne, lors d&#8217;une conférence sur le Développement Durable, organisée par le magazine Expresso et la Banque Espirito Santo le musicien/ activiste  Bob Geldof déclara pendant son intervention que l´Angola est gouvernée par des &#171;&nbsp;criminels&nbsp;&#187;.</p>
<p>Cette prise de position fut immédiatement rejetée par l´institution bancaire organisatrice qui s´en démarqua en précisant &#171;&nbsp;qu´elle ne s´identifiait pas avec les affirmations injurieuses de Bob Geldof sur Angola.&nbsp;&#187;<br />
 &#171;&nbsp;Angola est dirigé par des criminels. Dans la baie de Luanda (la capitale) on construit les maisons les plus chères du monde. Elles  sont plus chères que les maisons de Chelsea et Park Lane  ( deux des quartiers les plus luxueux de Londres).&nbsp;&#187; Geldof a encore souligné l´important rôle que le Portugal aurait pu jouer dans une véritable démocratisation de ce pays.</p>
<p>Hélas, le gouvernement portugais joue à fond la coopération inter-États, quels que soient leurs régimes et ce ne sera pas la corruption et la violation des Droits de l´Homme en  Angola qui l´empêchera de nouer de bonnes relations avec ses dirigeants.  L´Algérie, la Libye et le Venezuela de Chavez ne font-ils pas partie des États &#171;&nbsp;amis&nbsp;&#187; du Premier-ministre Sócrates et de son gouvernement socialiste&nbsp;? De leur côté des banques et des groupes économiques portugais très importants ne cessent de nouer des alliances stratégiques avec les plus hauts responsables du gouvernement d´Angola, faisant fi des intérêts du peuple angolais.</p>
<p>Tandis que partout en Angola, la misère, la faim continuent de ravager les populations, le président Eduardo dos Santos et ses familiers, devenus richissimes, se placent à la tête de groupes économiques devenus  extrêmement puissants à l´échelle internationale.</p>
<p>Déjà maîtres dans l´art de la rapine  pendant la guerre qui les opposa à l´UNITA, les élites militaires et politiques du parti vainqueur, le MPLA, continuent aujourd´hui, à faire main basse, en toute impunité, sur toutes les richesses de ce pays.</p>
<p>Corruption à tous les niveaux, liberté d´expression muselée, persécutions politiques et policières, le peuple angolais voit, de plus en plus, s´éloigner un avenir qui pourrait être radieux si les nations dites avancées et démocratiques cessaient enfin d´appuyer ce président et sa clique. En effet Angola est considérée un des pays le plus pauvre du monde, malgré ses immenses réserves de richesses, surtout en pétrole et en diamants.</p>
<p>Des journalistes, des intellectuels, des défenseurs des Droits de l´Homme, des opposants politiques ne baissent pourtant pas les bras devant le danger que le régime fait peser sur la liberté et la sécurité des citoyens.</p>
<p>Isaias Samakuva, leader de l´opposition, et président de l´UNITA a dernièrement annoncé que son programme de Gouvernement lancera prochainement un projet national dont l´objectif ce sera &#171;&nbsp;en finir avec la faim&nbsp;&#187;. Ce projet &#171;&nbsp;Angola sans faim&nbsp;&#187; s´adressera á un tiers de la population, en créant une subvention mensuelle de 64 &#8364; pour chacune des familles qui vivent en dessous du seuil de la pauvreté.  Samakuva a rappelé que &#171;&nbsp;après six ans de paix sans interruption, il existe &#171;&nbsp;une grande abondance de recours naturels, une faible densité de population, des recettes fiscales supérieures à 20 milliards de dollars, et des réserves  accumulées dans l´ordre des 15 milliards de dollars&nbsp;&#187; et, que, malgré tout cela, &#171;&nbsp;plus de 68% de la population d´Angola vit dans une extrême pauvreté.&nbsp;&#187;</p>
<p>L´UNITA, adversaire pendant des décennies du MPLA, responsable aussi en ce qui concerne la guerre sanglante qui a plongé le pays dans le chaos et dans la souffrance,  cherche tout simplement à se faire inviter à table.</p>
<p>C´est l´incontournable quadrature du cercle des régimes politiques africains&nbsp;: pseudo-démocraties, dictatures, partis corrompus, élites militaires, les États de presque toute l´Afrique, continueront, malheureusement, encore pendant longtemps à soumettre ce continent à la misère et au sous-développement avec la complicité des grandes puissances occidentales. Le Temps de l&#8217;Homme Africain, Humaniste et Défenseur des Droits et Valeurs Humains créateur d&#8217;une Afrique Libérée, Souveraine et Pacifique n´est pas encore arrivé.</p>
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		<title>Angola : les élections, le pouvoir et les Droits de l&#8217;Homme</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 22:33:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mathieu de sousa</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les élections législatives en Angola ont été enfin officiellement marquées, par décret présidentiel, pour le 5 septembre. Dans ces élections, les premières depuis 1992, deux partis seulement possèdent les structures et les cadres politiques, permettant offrir un débat &#171;&#160;plus profond d´idées&#160;&#187;, le MPLA, le parti au pouvoir depuis l´indépendance et son archi-rival politique et militaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4166.jpg" border="0" />
<p>Les élections législatives en Angola ont été enfin officiellement marquées, par décret présidentiel, pour le 5 septembre.</p>
<p>Dans ces élections, les premières depuis 1992, deux partis seulement possèdent les structures et les cadres politiques, permettant offrir un débat &#171;&nbsp;plus profond d´idées&nbsp;&#187;, le MPLA, le parti au pouvoir depuis l´indépendance et son archi-rival politique et militaire l´UNITA.</p>
<p>Le président José Eduardo dos Santos a rappelé que les citoyens et les partis politiques doivent respecter la loi et l´ordre établi, afin que la campagne et l´acte électoraux se déroulent dans un climat de grand civisme.</p>
<p>Selon lui l´Angola &#171;&nbsp;pourra donner l´exemple au continent et au monde, montrant ce que sont des élections démocratiques, libres et transparentes.&nbsp;&#187;<br />
Devant le peu d´enthousiasme que la campagne a suscité dans les populations et la léthargie apparente des organisations politiques de l&#8217;opposition, les analystes admettent que les partis se préparent surtout pour les présidentielles qui devront avoir lieu en 2009.</p>
<p>La Constitution donne tous les pouvoirs au Président de la République. C´est lui qui choisit le gouvernement, le Parlement n´ayant été jusqu´à maintenant qu´une claque d´appui inconditionnel.</p>
<p>C´est l´histoire tragique de toute l´Afrique, de ses élites corrompues, de ses dictateurs au grand jour et des ses autocrates à visage humain, à quI les leaders des nations dites avancées, continuent de faire allégeance par intérêt économique et politique.</p>
<p>Élu Président en 1979, José Eduardo dos  Santos, à la tête d´un parti tout puissant, a su ramasser, pendant ces vingt-huit ans,  en toute impunité, pour lui, pour ses familiers et pour les élites politico-militaires complices, les immenses richesses de ce pays et attirer de grands groupes économiques et financiers.</p>
<p>L´Angola du pétrole et des diamants est en pleine croissance économique,  c´est aujourd´hui l´endroit où il faut investir.</p>
<p>Tandis que ses populations continuent de s´enfoncer jour après jour dans le chaos social, ne cessent d´affluer à Luanda, attirés par un eldorado de la crapule, les investisseurs de tout poil.</p>
<p>&#171;&nbsp;Les démocraties stabilisées continuent d´accepter des élections frauduleuses et injustes, accuse Human Rights Watch, en permettant que des autocrates jouent les démocrates, tout en violant les droits civiques et politiques. Les Etats Unis, l´Union Européenne, et d´autres démocraties influentes deviennent ainsi complices dans les violations des Droits de l´Homme partout dans le monde.&nbsp;&#187;</p>
<p>Le journal angolais &#8220;O Apostolado&#8221; a dernièrement cité un communiqué des Nations Unies, émis par la Commission pour la Promotion et Défense des Droits de l´Homme, où L´Etat Angolais  est accusé de ne pas présenter des compte-rendus sur les Droits de l´Homme depuis treize ans.</p>
<p>Sur la récente fermeture de la représentation de cette agence à Luanda, par le gouvernement angolais, Louise Harbour, Haut Commissaire pour les Droits de l´Homme aux Nations Unies, a affirmé que l´Angola doit encore faire face à de graves problèmes concernant le non-respect des Droits de l´Homme. &#171;&nbsp;L´organisation rappelle que l´agence de l´ONU était en Angola depuis Mai de 2003, où elle a joué un rôle dans l´établissement d´une institution nationale de droits humains&nbsp;&#187;  Des successifs communiqués de défenseurs des Droits de l´Homme, en Angola et en Europe, parlent de détentions arbitraires pratiquées par la police nationale.</p>
<p>Devant ces alertes le ministre de l´Intérieur suggère que les Européens s´occupent des droits humains dans leurs propres pays et aux USA.<br />
Questionné sur les accusations de torture subies par des témoins du procès du journaliste José Lelo, le ministre demanda aux journalistes s´ils confondaient Angola avec Guantanamo. &#171;&nbsp;On ne pratique pas la torture en Angola&nbsp;&#187;</p>
<p>L´ex-correspondant de Voix d´Amérique, a été arrêté en Novembre 2007, à Cabinda, la province rebelle sous l´accusation de &#171;&nbsp;instigation à la rébellion et complot contre l´État.&nbsp;&#187; Selon l´avocat du journaliste angolais, les six militaires qui ont témoigné contre José Lelo ont été soumis à des séances de torture pendant 30 jours.</p>
<p>Les gouvernements du Portugal n&#8217;ont jamais voulu regarder de très près la situation politique de ce pays. Les richesses d´Angola sont des raisons suffisantes pour faire taire les consciences. Or tout le monde sait que, depuis toujours, la pauvreté généralisée et les violations des droits de l´homme ont été accompagnées par l´enrichissement impressionnant de la famille dos Santos.</p>
<p>Le Premier-ministre du Portugal dans sa récente visite en Angola a dit&nbsp;: &#171;&nbsp;Je suis venu exprimer ma confiance dans le travail que le gouvernement angolais ne cesse de faire, et que je trouve important. Il suffit de regarder les indicateurs.&nbsp;&#187; Pour le socialiste Socrates, les indicateurs auxquels il se réfère sont évidement les indicateurs d´investissements privés portugais, banques et grands groupes économiques, qui, alliés des familiers du président, se banquètent à la table de la richesse angolaise. Aux quelques miettes qui tomberont dans l´assiette du peuple on appellera pompeusement &#171;&nbsp;développement économique.&nbsp;&#187;</p>
<p>Les vrais indicateurs économiques et sociaux placent l´Angola entre les dix pays avec l´Indice de Développent Humain le plus bas, au même niveau que les nations les plus pauvres du continent africain.</p>
<p>Dans un de ses derniers rapports sur l´état de l´économie, L´Université Catholique d´Angola, insiste sur &#171;&nbsp;l´existence de deux mondes opposés.&nbsp;&#187; D&#8217;un côté, le monde paradisiaque de la haute finance, de l´immobilier de luxe et de la spéculation, des shoppings avec ses grandes marques internationales, ses produits hors-prix, et de l´autre côté, le monde de 70% de la population, vivant dans l´enfer de la pauvreté.</p>
<p>Quel que soit le parti vainqueur de ces élections, le peuple n´attendra des seigneurs qui gouverneront leur pays qu´une petite chose&nbsp;: &#171;&nbsp;qu&#8217;ils (les politiciens) réussissent à changer l´Angola, pour que l´on ait un avenir meilleur pour nos enfants, qu´ils mettent fin à la corruption, installent l&#8217;eau courante dans nos maisons, l´énergie électrique, que l´école soit obligatoire, qu´ils éduquent la police afin qu´elle respecte les droits de l´homme, que les juges ne puissent plus monnayer les sentences, que l´ont protègent les propriétés des paysans et des communautés rurales, que l´on donne un salaire digne aux fonctionnaires&#8230;&nbsp;&#187;</p>
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		<title>Miss mine antipersonnel</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Apr 2008 11:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine-Aimée Roy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dénoncés depuis plusieurs années déjà, les dangers causés par les mines antipersonnel sont toujours bien réels, puisqu&#8217;elles font de nombreuses victimes et de nombreux blessés dans les pays qui ont connu une guerre civile. C&#8217;est dans ce cadre qu&#8217;est organisé, pour la première fois cette année, le concours Miss mine antipersonnel, qui se tiendra à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3476.jpg" border="0" />
<p>Dénoncés depuis plusieurs années déjà, les dangers causés par les mines antipersonnel sont toujours bien réels, puisqu&#8217;elles font de nombreuses victimes et de nombreux blessés dans les pays qui ont connu une guerre civile. C&#8217;est dans ce cadre qu&#8217;est organisé, pour la première fois cette année, le concours Miss mine antipersonnel, qui se tiendra à partir du 4 avril 2008 en Angola.</p>
<p>Mettant en vedettes des femmes des quatre coins de l&#8217;Angola, ce concours vise à apporter confiance en soi et à détruire les complexes d&#8217;infériorité et le sentiment de culpabilité relié à la perte d&#8217;un membre à cause d&#8217;une mine antipersonnel. On souhaite, également, relancer le débat des idées en ce qui a trait aux concepts de la perfection physique, en faisant de ce concours de beauté une célébration de la beauté authentique. De plus, de façon positive, les organisateurs souhaitent détruire les préjugés en tentant de faire remplacer, dans l&#8217;imaginaire collectif, le terme passif de &#171;&nbsp;victime&nbsp;&#187; par celui de &#171;&nbsp;survivante&nbsp;&#187;.</p>
<p>L&#8217;histoire nous apprend que c&#8217;est en 1971 que la guerre civile éclate en Angola, au moment même où cette dernière tente d&#8217;obtenir son indépendance coloniale face au Portugal. Dès lors, une lutte se met en place entre le Mouvement populaire de libération de l&#8217;Angola, supporté par l&#8217;URSS, et l&#8217;armée rebelle, financée par l&#8217;Occident.</p>
<p>Pendant la guerre civile qui sévit en Angola, les mines antipersonnel sont utilisées dans le but de défendre les villes et les infrastructures stratégiques. Elles ont aussi été utilisées afin de freiner l&#8217;avancement des troupes ennemies et pour restreindre l&#8217;accès à l&#8217;eau à des milliers d&#8217;Angolais, dans certaines régions.</p>
<p>Bien que l&#8217;Angola ait signé un traité antimines en décembre 1997, une reprise des hostilités s&#8217;opère dès 1998, venant par le fait même tout gâcher. Puis, en 2003, la paix est officiellement établie. Toutefois, un rapport préparé par l&#8217;ONU identifie 4 200 zones contaminées, ou suspectées de l&#8217;être, par des mines antipersonnel.</p>
<p>Bref, beaucoup d&#8217;hommes, de femmes et d&#8217;enfants sont victimes des mines antipersonnel chaque jour en Angola. Le concours Miss mine antipersonnel est donc une idée géniale, à la fois pour redonner confiance aux femmes, mais également pour ouvrir les yeux de la communauté internationale, trop souvent mal informée de ce genre de réalité. Il est à mentionner que la gagnante recevra une prothèse personnalisée, gracieuseté d&#8217;une entreprise norvégienne</p>
<p>Lien&nbsp;: <a href="http://www.miss-landmine.org/misslandmine_news.html">Concours Miss mine antipersonel</a></p>
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