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	<title>CentPapiers &#187; adolescence</title>
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		<title>VLB : Je crie, j&#8217;écris, je décris</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Nov 2011 05:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëtan Pelletier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Photo. Monique Dionne, Info Dimanche. Le prolifique écrivain, dramaturge et éditeur de 66 ans reçoit une bourse de 100 000 $. Le prix Gilles-Corbeil est remis tous les trois ans par la Fondation Émile-Nelligan. Le jury, présidé par Lise Bissonnette, était composé notamment de l&#8217;auteur et animateur de radio Stanley Péan. « Victor-Lévy Beaulieu est le maître des tonalités, nous enveloppe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/je-crie-jecris-je-decris/86415/victor-l-beaulieu" rel="attachment wp-att-86416"><img class="alignnone size-medium wp-image-86416" title="Victor L Beaulieu" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/11/Victor-L-Beaulieu-510x352.jpg" alt="" width="510" height="352" /></a></p>
<p>Photo. Monique Dionne, Info Dimanche.</p>
<blockquote>
<p id="contentMain_contentMain_DocumentChapitres1_rptChapitres_ctl00_0_rptParagraphes_0_pTexte_2"><strong>Le prolifique écrivain, dramaturge et éditeur de 66 ans reçoit une bourse de 100 000 $.</strong></p>
<p id="contentMain_contentMain_DocumentChapitres1_rptChapitres_ctl00_0_rptParagraphes_0_pTexte_3"><strong>Le prix Gilles-Corbeil est remis tous les trois ans par la Fondation Émile-Nelligan. Le jury, présidé par Lise Bissonnette, était composé notamment de l&#8217;auteur et animateur de radio Stanley Péan.</strong></p>
<p id="contentMain_contentMain_DocumentChapitres1_rptChapitres_ctl00_0_rptParagraphes_0_pTexte_4"><strong>« Victor-Lévy Beaulieu est le maître des tonalités, nous enveloppe d&#8217;une poésie aux rondeurs classiques ou nous heurte d&#8217;une langue hachurée, claquée sur les traîtrises de notre temps », a déclaré Lise Bisonnette, la présidente du jury, lors de la remise du prix.</strong></p>
<p id="contentMain_contentMain_DocumentChapitres1_rptChapitres_ctl00_0_rptParagraphes_0_pTexte_5"><strong>Victor-Lévy Beaulieu, dont certains romans ont été portés à l&#8217;écran comme <em>Race de monde</em>, n&#8217;avait pas reçu de récompense significative depuis 1976, année où il avait remporté le Prix du gouverneur général du Canada pour <em>Don Quichotte de la démanche</em>.</strong></p>
<p id="contentMain_contentMain_DocumentChapitres1_rptChapitres_ctl00_0_rptParagraphes_0_pTexte_6"><strong>Celui qui se définit comme un habitant de Trois-Pistoles se dit honoré par cette distinction que plusieurs qualifient de Nobel québécois de littérature.</strong></p>
<p>***</p></blockquote>
<p>Je ne suis pas accoutumé à me retrouver devant l&#8217;une de mes grandes feuilles de notaire, mon stylo-feutre à la main, pointé vers le ciel plutôt que vers le papier. C&#8217;est que je ne trouve pas quoi dire, surtout pas pourquoi, à l&#8217;âge de 14 ans, j&#8217;ai décidé que je serais écrivain. Peut-être est-ce au fond très simple: je n&#8217;ai pas eu à choisir, puisqu&#8217;on n&#8217;écrit pas par choix, mais parce qu&#8217;on n&#8217;a pas le choix.</p>
<p>Rien ne me destinait à l&#8217;écriture: je suis le sixième d&#8217;une famille de treize enfants, pour laquelle la simple survie exigeait tant de labeur que toute son énergie vitale y passait. Le seul livre de mon enfance dont j&#8217;ai gardé mémoire est la première édition des Poésies d&#8217;Émile Nelligan qui trônait, solitaire, sur le piano chez mes grands-parents paternels. Pourquoi cet ouvrage était-il là et pourquoi ma grand-mère mettait-elle entre les pages ces coupures de journaux dans lesquelles il était question du poète? Parce que la mère de Nelligan, née Hudon dit Beaulieu, était apparentée à notre famille et qu&#8217;on compatissait au chagrin qu&#8217;elle avait éprouvé quand on dut interner son fils. Seule ma grand-mère avait le droit de prendre et d&#8217;ouvrir l&#8217;ouvrage de Nelligan. L&#8217;a-t-elle lu? Je suis certain que non. Et pourquoi ne l&#8217;a-t-elle pas fait? Parce que c&#8217;est en écrivant que Nelligan était devenu fou et que cette maladie-là, comme tant d&#8217;autres, pouvait être contagieuse. Même sans lire ou écrire, certains membres de notre famille ne vacillaient-ils pas sur leurs pieds et ne risquaient-ils pas de passer, furieusement, de l&#8217;autre côté du miroir?</p>
<p><strong>Le tout-possible d&#8217;un roman</strong></p>
<p>Je commençai à lire à mon adolescence quand, laissant le petit village de Saint-Jean-de-Dieu derrière nous, nous nous retrouvâmes, ma famille et moi, à Morial Mort. Je n&#8217;ai pas besoin d&#8217;expliquer pourquoi je lus d&#8217;abord la poésie québécoise avant de découvrir Léo-Paul Desrosiers, Félix Leclerc, Yves Thériault et Jacques Ferron. J&#8217;aurais bien aimé devenir poète, je m&#8217;y suis essayé, mais en vain: comme l&#8217;a si bien dit Miron le Magnifique, il n&#8217;y a pas de poème quand celui-ci n&#8217;est pas l&#8217;objet d&#8217;une seule idée, d&#8217;une seule métaphore. Je n&#8217;étais pas de ce côté-là des choses: les poèmes que j&#8217;écrivais, alors que j&#8217;avais quatorze ans, faisaient deux cents pages! Aucune idée poétique, aucune métaphore poétique ne peuvent avoir deux cents pages!</p>
<p>Mais dans un roman, tout cela est possible. Je l&#8217;ai compris en lisant Les misérables et Les travailleurs de la mer de Victor Hugo. Je me souviens de ce que ma mère me disait quand je déballais les gros ouvrages du bonhomme Hugo sur la table de la cuisine: «Si tu lis toutes ces folleries-là, tu vas finir tes jours à Saint-Jean-de-Dieu!» Je répondais alors à ma mère: «Lequel, Mam? Le Saint-Jean-de-Dieu qui est un asile dans le bout de l&#8217;île du Grand Morial ou l&#8217;autre, ce petit village du Bas-du-Fleuve où tu es née?»</p>
<p>Quand je fus atteint par la poliomyélite à l&#8217;âge de dix-neuf ans, dans la partie gauche de mon corps, celle avec laquelle j&#8217;écrivais, mes parents auraient voulu que je voie cela comme un avertissement que le ciel m&#8217;envoyait. J&#8217;y vis plutôt le signe que je devais me consacrer totalement à l&#8217;écriture. On ne savait pas en ce temps quelles pouvaient être, à long terme, les conséquences de cette maladie, sauf qu&#8217;elle risquait de vous clouer à un fauteuil roulant, et dépouillé de toute énergie vitale, une fois le cap de la quarantaine dépassé.<br />
<strong><br />
Les mots qui voulaient surgir<br />
</strong><br />
J&#8217;ai donc vécu avec cette angoisse-là tout le temps de ma jeunesse, ce qui m&#8217;a imposé ce sentiment d&#8217;urgence qu&#8217;il me fallait tout dire, et le plus rapidement possible, avant que ne s&#8217;effondre mon énergie vitale. Et j&#8217;en avais beaucoup à crier, à écrire, à décrire, bien davantage que je ne le pensais moi-même. Par ailleurs, j&#8217;ai toujours cru que pour réussir dans quoi que ce soit, il faut d&#8217;abord naître sous une bonne étoile. Je suis venu au monde le jour même de la fin de la Seconde Guerre mondiale, quand Américains et Japonais ont mis bas les armes, ce 2 septembre 1945, à 7 h 43 précisément. J&#8217;imagine le soulagement que cela a dû être pour ma mère et pour mon père d&#8217;entendre à la radio une telle nouvelle tandis que je poussais mes premiers cris. Bien sûr, nous resterions pauvres, mais l&#8217;est-on vraiment et absolument quand la paix, si improbable, redevient réalité?</p>
<p>Mon enfance, je l&#8217;ai traversée comme on la traverse quand on est né sous une bonne étoile, au milieu d&#8217;une nombreuse famille pour laquelle le Québec était son pays depuis 1637. Cette famille-là me donna 276 cousines et cousins. C&#8217;était dans un monde tricoté serré, du genre de celui que porte la mémoire profonde des choses. Et les gens de ma famille avaient une mémoire phénoménale et j&#8217;ai eu ce grand privilège d&#8217;en hériter. Je n&#8217;avais pas besoin d&#8217;apprendre, puisque ça se savait déjà; je n&#8217;avais pas besoin de retenir, puisque ça se détenait déjà.</p>
<p>Je n&#8217;ai donc pas de mérite à avoir écrit autant: c&#8217;était simplement là, au coeur de la mémoire familiale, et ça ne demandait qu&#8217;à surgir. Il en est des écrivains comme des cours d&#8217;eau: il y a des ruisseaux, des rivières, des lacs, des fleuves et des océans. Pas plus que les cours d&#8217;eau ne choisissent la nature de ce qu&#8217;ils sont, les écrivains ne choisissent la nature de leur écriture: ça s&#8217;écrit ainsi parce que ça ne peut pas s&#8217;écrire autrement.</p>
<p>Jacques Ferron m&#8217;a appris que nous venons tous d&#8217;un bout de rang, d&#8217;une petite rue, d&#8217;un semblant de village, d&#8217;une ville qui est parfois même une métropole, d&#8217;une province et, quand tout cela se lie et se relie, d&#8217;un pays. Toujours parce que je suis né sous une bonne étoile, j&#8217;ai vécu là où tous les Québécois ont vécu, de l&#8217;arrière-pays abandonné à lui-même au coeur d&#8217;un Grand Morial en effervescence. J&#8217;ai aussi voyagé, dans la réalité de pays que je voulais connaître, dans l&#8217;imaginaire de pays que je n&#8217;étais pas en mesure de connaître. Les oblats missionnaires de ma famille m&#8217;ont initié à l&#8217;Afrique et à la Papouasie, les soeurs missionnaires de ma famille m&#8217;ont initié à l&#8217;Amérique du Sud, les tantes et les oncles aubergistes de ma famille m&#8217;ont initié à l&#8217;Irlande, à l&#8217;Écosse et à la Bretagne, les migrants de ma famille m&#8217;ont initié à l&#8217;Ouest canadien, à la Nouvelle-Angleterre, au Colorado et à la Louisiane.</p>
<p><strong>Riche est notre langue</strong></p>
<p>Vous comprendrez que, venant d&#8217;une telle famille, je n&#8217;ai jamais compris qu&#8217;on ait pu parler du temps de mes ancêtres, du temps de ma mère et de mon père, du temps de mon enfance et de celui de mon adolescence, comme étant ceux de l&#8217;enfermement, pour ne pas dire ceux de la Grande Noirceur. S&#8217;il n&#8217;y avait pas eu dans ma famille cette curiosité par-devers l&#8217;étranger, curiosité qu&#8217;on a su me transmettre, croyez-vous que j&#8217;aurais été autant fasciné par Victor Hugo, Jack Kérouac, Herman Melville, Léon Tolstoï, James Joyce et, maintenant, Friedrich Nietzsche? À l&#8217;origine de tout pays, le cannibalisme est une nécessité, comme l&#8217;enseigne ce dieu grec que fut Dionysos. En dévorant les autres, on se les approprie, on élargit le champ de sa conscience qui, seule, est en mesure d&#8217;apporter une plus grande beauté au monde dans lequel on vit.</p>
<p>Cette plus grande beauté-là, c&#8217;est par le langage qu&#8217;elle s&#8217;exprime dans toute sa puissance. Réjean Ducharme nous en a fait la démonstration exemplaire. Pour ma part, je n&#8217;ai jamais cessé de croire que la langue québécoise est d&#8217;une grande richesse, qu&#8217;elle a son propre génie, sa propre sonorité et sa propre musique, et qu&#8217;il est de la responsabilité de l&#8217;écrivain de la bellement faire chanter et danser. Je n&#8217;aurais contribué par mon écriture qu&#8217;à lui ajouter quelques notes manquantes que je n&#8217;aurais aucun regret à avoir écrit les cinquante mille pages qui sont venues de ma main gauche et de mon stylo-feutre bleu depuis cinquante ans.</p>
<p>Quand je suis né en 1945, nous étions deux millions et demi de Québécois. Aujourd&#8217;hui, nous sommes presque trois fois plus nombreux. Quand je suis né en 1945, la population mondiale était d&#8217;un peu plus de deux milliards d&#8217;individus. Aujourd&#8217;hui, la race humaine est de sept milliards de femmes, d&#8217;hommes et d&#8217;enfants. Nous savons moins que jamais de quoi sera fait l&#8217;avenir et s&#8217;il y aura même un avenir. Si je ne cesse pas d&#8217;écrire, c&#8217;est que je ne crois pas à l&#8217;éternité de l&#8217;enfer, pas davantage pour le monde en général que pour le Québec en particulier. La vie a plus d&#8217;un tour dans son sac, sa volonté de puissance va bien au-delà de tout ce que, comme individu et comme écrivain, je pourrais bien imaginer.</p>
<p>À l&#8217;âge de quatorze ans, j&#8217;ai dit oui à la vie, celle du monde en général et celle du Québec en particulier. Pour changer les choses, pour leur redonner leur beauté manquante, il faut d&#8217;abord savoir dire oui à cette vie dont les racines pleines de sève ne demandent qu&#8217;à devenir l&#8217;arbre sacré de ce très grand poète que fut Paul-Marie Lapointe — cet arbre sacré qui porte ces pommes d&#8217;or qu&#8217;au Québec, comme partout dans le monde, on appelle liberté, égalité et fraternité.</p>
<p>***</p>
<p>Victor-Lévy Beaulieu, prix littéraire Gilles-Corbeil 2011</p>
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		<title>Discrimination, racisme, xénophobie et autres confusions</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Jun 2011 04:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renart Léveillé</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Renart Léveillé [Avertissement : lorsque vous lisez un texte, si vous n'êtes pas assez intelligent pour l'analyser et en comprendre les sens et les subtilités, comme l'ironie et le sarcasme, abstenez-vous donc de le commenter...] &#160; C&#8217;est bien connu, &#8230; <a href="http://les7duquebec.wordpress.com/2011/06/23/discrimination-racisme-xenophobie-et-autres-confusions/">Continuer la lecture <span>&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=les7duquebec.wordpress.com&#38;blog=4489966&#38;post=10764&#38;subd=les7duquebec&#38;ref=&#38;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-10773" href="http://www.centpapiers.com/?attachment_id=10773"><img class="aligncenter size-full wp-image-10773" title="Brainwash" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2011/06/brainwash.jpg?w=500&amp;h=500" alt="" width="500" height="500" /></a></p>
<p>Par <a href="http://www.renartleveille.com/"><strong>Renart Léveillé</strong></a></p>
<h6>[Avertissement : lorsque vous lisez un texte, si vous n'êtes pas assez intelligent pour l'analyser et en comprendre les sens et les subtilités, comme l'ironie et le sarcasme, abstenez-vous donc de le commenter...]</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est bien connu, je suis le pire des racistes. Puisque « pro-laïcité » et « athée » en sont des synonymes avérés, paroles de quelques génies autoproclamés. Dans son habitat naturel, qu’il voit sombre alors qu’il est en vérité rose nanane sucé longtemps, le raciste remet en question maladivement tout ce qui touche à la religion, ce qui est mal, par définition. Le Mal.</p>
<p>La preuve, je trouve vraiment très drôle l’image qui suit (en fait, je ne la trouve pas juste drôle) :<br />
<a rel="attachment wp-att-10769" href="http://www.centpapiers.com/?attachment_id=10769"><img class="aligncenter size-full wp-image-10769" title="Religion Is Like A Penis" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2011/06/religion-is-like-a-penis.jpg?w=500&amp;h=379" alt="" width="500" height="379" /></a></p>
<p>(Traduction maison, sujette à caution : La religion, c’est comme un pénis. C’est bien d’en avoir un. C’est bien d’en être fier. Mais S’IL VOUS PLAÎT, ne le sortez pas en public pour le montrer à tout le monde, et, DE GRÂCE, ne tentez pas de le faire avaler de force à mes enfants.)</p>
<p>Aussi, à la place d’écrire que quelqu’un est pour la défense du français au Québec, on peut écrire qu’il est raciste, ça va plus vite. Ça va moins vite d’écrire « xénophobe », mais ça fonctionne aussi. Petit tuyau, les chasseurs de racistes devraient regarder du côté de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Castonguay">Charles Castonguay</a>, un traître anglophone ontarien, qui avoue bien candidement qu’au Québec <a href="http://profsolitaire.blogspot.com/2011/06/le-francais-degringole.html">le français dégringole!</a> alors qu’en vérité il n’y a vraiment, mais vraiment aucun problème (ce que je suis incapable de me rendre compte, comme tout bon xénophobe, ça va de soi).</p>
<p>En plus, je suis pour la discrimination (ici, il faut vraiment bien suivre). Je serais d’accord pour qu’on écrive «<a href="http://chezfeelozof.blogspot.com/2011/06/interdire-la-discrimination.html"> une loi qui prohibe la discrimination </a>» arbitraire (Arbitraire : « Qui provient de la volonté, du caprice, du bon plaisir de qqn. » « Qui ne tient pas compte de la réalité, de la raison. » « Qui est choisi sans règles précises; qui ne relève d’aucune règle. »). Donc, pour ce qui est du marché du travail, je suis d’accord qu’à l’embauche il y a toujours lieu de faire de la discrimination, puisqu’il faut faire des choix et y aller par élimination. Par exemple, <a href="http://chezfeelozof.blogspot.com/2011/06/interdire-la-discrimination.html?showComment=1307381603432#c1304186086134108653">je crois que le critère de beauté est acceptable pour un patron de bar lorsqu’il a à choisir une nouvelle serveuse</a>, et même de choisir exclusivement des femmes pour ce travail, comme des hommes pour le travail de « bussboy ». Et encore, et c’est là que ça rejoint le racisme comme c’est pas possible, je crois que « <a href="http://chezfeelozof.blogspot.com/2011/06/interdire-la-discrimination.html?showComment=1307131944480#c843180571985007167">cela justifierait d’emblée le refus par l’État d’engager des gens incapables de ne pas arborer des signes religieux ostentatoires pendant qu’ils travaillent</a> », dans le sens où l’État choisirait la laïcité stricte (mais bon, il serait raciste, alors…). Je sens vos regards froids en direction de ma turpitude.</p>
<p>Afin de finir de mettre la table à l’opprobre général en ma direction, je vous avoue avoir lu <a href="http://www.cyberpresse.ca/vivre/societe/201106/17/01-4410047-ados-jusqua-22-ans.php">un article relatant une étude qui indique que l’adolescence (le règne de l’impulsivité) se termine à l’âge de 22 ans</a>, et de tout de suite avoir fait un lien avec le sujet des permis de conduire délivrés à partir de l’âge de 16 ans. J’ai aussi pensé à la petite Bianca Leduc, fauchée par un testostéroné adolescent en 2007. Qu’est-ce que c’est si ce n’est pas un heureux mélange de discrimination et de xénophobie, alors qu’en plus j’entame la quarantaine? Et, si on pouvait trouver le moyen de classer les tranches d’âge par races, je serais encore plus raciste!</p>
<p>Mais le comble de mon ignominie, c’est d’avoir le goût d’acheter le livre du scientifique Stephen Hawking, « Y a-t-il un grand architecte dans l’Univers? », qui explique sans rire que « <a href="http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/02/19/01008-20110219ARTFIG00001-l-univers-n-a-pas-besoin-de-dieu-pour-exister.php">L’Univers n’a pas besoin de Dieu pour exister</a> ». C’est raciste parce qu’il a <a href="http://www.renartleveille.com/race-humaine-racisme-afrocentriste-toronto/">des gens de toutes les races</a>, la mienne incluse, qui croient le contraire et qui ne veulent surtout pas se faire contrarier, ce qui est bien normal. C’est aussi de la xénophobie parce qu’il y a des étrangers qui sont croyants. C’est discriminatoire, parce qu’en m’acoquinant de cet avis (minoritaire en plus!), je fais une séparation entre un groupe social et un autre, j’ostracise les croyants.</p>
<p>Je ne devrais même pas avoir le droit d’offrir gratuitement mes écrits sur le web.</p>
<p style="text-align: right;">(Image du haut trouvée là : <a href="http://www.webdesigncore.com/2009/12/15/30-unusual-and-incredible-surreal-artworks/">http://www.webdesigncore.com/2009/12/15/30-unusual-and-incredible-surreal-artworks/</a>)</p>
<p><a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/les7duquebec.wordpress.com/10764/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/les7duquebec.wordpress.com/10764/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/les7duquebec.wordpress.com/10764/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/les7duquebec.wordpress.com/10764/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/les7duquebec.wordpress.com/10764/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/les7duquebec.wordpress.com/10764/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/les7duquebec.wordpress.com/10764/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/les7duquebec.wordpress.com/10764/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/les7duquebec.wordpress.com/10764/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/les7duquebec.wordpress.com/10764/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/les7duquebec.wordpress.com/10764/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/les7duquebec.wordpress.com/10764/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/les7duquebec.wordpress.com/10764/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/les7duquebec.wordpress.com/10764/" border="0" alt="" /></a> <img src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=les7duquebec.wordpress.com&amp;blog=4489966&amp;post=10764&amp;subd=les7duquebec&amp;ref=&amp;feed=1" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
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		<title>Ernesto Guévara et Alberto Granado, une amitié plantée sur deux-roues</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 04:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zorro 2</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Entretien (2007) avec le compagnon du Che, décédé le 5 mars 2011 Cathy Ceïbe Après la mort d’Alberto Granado, nous republions un entretien réalisé pour le hors-série de « l’Humanité » : « Viva Guevara » (40 ans après sa mort). Entretien réalisé en septembre 2007. Alberto Granado a connu le Che lorsqu’il avait quatorze ans. Ensemble, ils ont sillonné [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Entretien (2007) avec le compagnon du Che, décédé le 5 mars 2011 </strong></p>
<p>Cathy Ceïbe</p>
<p><em>Après la mort d’Alberto Granado, nous republions un entretien   réalisé pour le hors-série de « l’Humanité » : « Viva Guevara » (40 ans   après sa mort). Entretien réalisé en septembre 2007. Alberto Granado a   connu le Che lorsqu’il avait quatorze ans. Ensemble, ils ont sillonné   l’Amérique latine. </em></p>
<p><img src="http://w41k.info/img/newsnet_50489_gal3358.jpg" alt="" /></p>
<blockquote><p>Alberto Granado</p></blockquote>
<p>«L’Amérique latine qu’il a traversée et connue, a bien changé depuis. »</p>
<p>Alberto Granado est l’un des fidèles compagnons d’adolescence  d’Ernesto  Guevara. De leur rencontre en 1943 à Cordoba naîtra une  puissante  amitié. Ils partagent les mêmes passions pour le rugby, la  médecine et  les voyages. En 1951 sur une Norton 500, la Poderosa, ils  entreprennent  un périple à travers l’Amérique du Sud qui durera près  d’un an. «Mial»  et «Fuser», leurs surnoms de rugbymen, se perdent de  vue sans s’oublier.  Quarante ans plus tard, Alberto Granado confie que,  dès il en a  l’occasion, il aime parler du Che surtout aux jeunes  générations.</p>
<p><em>Compagnon d’adolescence d’Ernesto, vous êtes un témoin privilégié  de  cette période de sa vie. Comment était le jeune « Fuser », comme on  le  surnommait à l’époque ?</em></p>
<p>Lorsque je l’ai connu, c’était encore un enfant. Il avait quatorze  ans  et j’en avais vingt. À cet âge-là, la différence d’âge paraît plus   importante. Je dis toujours que le jeune Ernesto Guevara était comme   n’importe quel autre un jeune, avant de me reprendre. Il y avait   certains côtés qui le rendaient attractif au point qu’une personne   majeure, comme moi, s’intéresse à lui. Il avait une capacité de   raisonnement, et surtout une profondeur, qui sortait de la normale pour   un jeune de son âge. Sa force de discussion me fait dire qu’il n’était   pas un parmi d’autres. À cette époque, les autres jeunes l’appelaient  le  « Guevara le fou ». Et à l’époque, jamais je n’aurais imaginé qui il   serait devenu. Mais il était brillant, il lisait et débattait  beaucoup,  et il était drastique contre les menteurs.</p>
<p><a><img src="http://w41k.info/img/newsnet_50489_gal3360.jpg" alt="" width="640" /></a></p>
<blockquote><p>Ernesto Guevara et Alberto Granado<br />
autour de la Poderosa II</p></blockquote>
<p><em>En décembre 1951, vous décidez de partir à moto à travers l’Amérique latine. Comment est né ce projet ?</em></p>
<p>Nous aimions tous les deux voyager. Cette idée de voyage  sud-américain  était mon idée. Lorsque nous nous sommes connus, je me  dédiais depuis  plusieurs années à lire, des ouvrages, tels que le  Trésor de la  jeunesse, qui évoquaient tous les topiques : l’histoire,  la géographie,  les contes, les nouvelles, bref, je les avalais tous.  C’est ainsi que  j’ai décidé de voyager. Ernesto aussi aimait les  voyages. Chaque fois  qu’il le pouvait, il venait d’Alta Gracia, où il  vivait, jusqu’à Cordoba  où se trouvait ma famille. Ces deux villes se  trouvaient à une distance  de cinquante kilomètres. Plus tard, il a  réalisé un voyage à bicyclette  où il avait installé un vélomoteur. Il a  traversé l’Argentine, quelque 4  000 kilomètres. Il avait donc ce goût  du voyage. J’avais aussi ce désir  mais je voyageais théoriquement. Nous  avions aussi en commun le sport,  la lecture. Depuis le jour où nous  nous sommes connus, nous nous sommes  trouvé beaucoup de points communs y  compris sur ce que nous n’aimions  pas. Sur la forme, nous étions  incapables de reculer. Concernant le  voyage, notre ambition était que  nous de nous déplacer le moins possible  de façon touristique. Nous  avons élaboré l’idée du voyage à moto en  octobre 1951 et nous partons  en décembre. La Poderosa II fait partie en  tant que telle de  l’expédition car la moto offre une autre perspective  du voyage. Et puis  cela te rend plus facile de fuir la tendresse de la  famille, la  fiancée… Car les sentiments qui t’unissent t’enracinent. Si  l’on veut  voyager et connaître, il faut savoir rompre.</p>
<p><em>Ce voyage va-t-il être à l’origine d’une prise de conscience quant aux conditions de vie des peuples d’Amérique latine ?</em></p>
<p>Oui. Il m’en coûtait et il me coûte toujours d’avouer que ce voyage  fut  si important. Les années passant, les livres écrits, le film  réalisé, on  se rend compte que des étapes du voyage constituent de  nouveaux points  de départ, et mises au point de la vie. En Argentine,  un berger nous a  raconté l’exploitation. Ernesto a fait la connaissance  d’une vieille  dame qui avait été l’esclave d’une famille qui voulait  la congédier  parce qu’elle ne pouvait plus travailler. Il considérait  que les  gouvernants devaient plus se préoccuper des gens que de leur  monde.</p>
<p><em>Après ce périple, vous vous perdez de vue. Le Che rentre à Buenos Aires tandis que vous restez au Venezuela…</em></p>
<p><img src="http://w41k.info/img/newsnet_50489_gal3361.jpg" alt="" /></p>
<blockquote><p>Alberto Granado et Ernesto Guevara<br />
alors qu’ils parcouraient l’Amérique latine</p></blockquote>
<p>Nous ne savions pas si nous allions nous consacrer à la recherche ou à   la poursuite de voyages mais le plan était de nous retrouver une fois   qu’il aurait obtenu son diplôme de médecine. Il voulait accomplir la   promesse faite à sa mère de devenir médecin. Durant cette période il   m’écrivait, jusqu’à ce qu’il m’annonce qu’enfin diplômé il venait me   voir. Il réalise alors son second voyage avec Calica Ferrer. En arrivant   en Équateur, il change de route et décide d’aller au Guatemala. Il   pensait que la révolution d’Arbenz était plus importante que le   Venezuela où l’on se consacrait à faire de l’argent. Il m’a dit, « je   t’écrirai ». Le temps passait. Après le débarquement de Granma, j’ai   découvert dans le journal Nacional, un article qui annonçait que le   médecin argentin est mort lors du débarquement à Cuba. Il ne donnait pas   le nom d’Ernesto Guevara. J’ai appelé la famille et sa mère m’a dit   qu’il était vivant. Il disait : « J’ai cinq vies, il m’en reste trois »…   C’était le signe de reconnaissance pour que l’on sache que c’était  lui,  ainsi que le surnom « Tété », que lui donnaient ses parents  lorsqu’il  était enfant. En Amérique latine, nous suivions la révolution  cubaine, à  travers Radio Rebelde et en aidant économiquement les  associations qui  existaient au Venezuela. Après le triomphe de la  révolution cubaine,  Ernesto tomba malade et m’écrivit une lettre où il  m’expliquait pourquoi  il ne pouvait venir. Le temps passa. Et je  décidais d’aller à Cuba.  Cela faisait presque huit ans que l’on ne  s’était pas vu. Il était déjà  commandant, moi j’étais un homme marié  avec deux enfants. Le temps avait  passé depuis cette période du voyage à  motocyclette.</p>
<p><em>Qu’avez-vous ressenti en voyant Fuser devenu l’un des commandants les plus importants de la Révolution cubaine ?</em></p>
<p>Immédiatement, j’ai su qu’il était toujours le même, et dans le même   temps, il ne l’était plus. Il était toujours l’ami fidèle, sympathique,   chaleureux, de bon augure mais il avait gagné en profondeur. Il  n’était  plus seulement Fuser, Ernesto. Ils avaient triomphé à peu près  un an  auparavant, et il avait acquis des connaissances et une maîtrise  de la  parole plus amples. Le voyage que nous avions entrepris nous  avait  ouvert les yeux d’un point de vue social. Nous voulions lutter  contre  les latifundistes et les ennemis des ouvriers, nous opposer à la   stupidité de la guerre. Nous souhaitions un monde meilleur. Mais il  nous  manquait une perspective politique. Le Che avait beaucoup lu  « Saint  Karl » (Marx), comme il l’appelait, et Lénine mais c’est son  expérience  au Guatemala et la présence de Hilda Gadea, puis le Mexique  qui l’ont  beaucoup influencé. En juillet 1960, alors que j’écoutais le  discours de  Fidel, j’ai réalisé qu’il parlait de ce que nous débattions  et rêvions  en Argentine. J’ai compris qu’il fallait tout laisser pour  venir ici.  Une révolution commençait.</p>
<p><img src="http://w41k.info/img/newsnet_50489_gal3362.jpg" alt="" /></p>
<p>Qu’est-ce que cela a signifié être l’ami du Che ?</p>
<p>La vie a démontré qu’il attachait beaucoup d’importance à la place de   l’individu. Il a été pour moi une sorte de défi de vie pour être   meilleur. Il était sans indulgence pour les menteurs et ceux qui   aimaient l’argent facile. Le plus grand défaut du Che est qu’il avait   trop de vertus : il était bel homme, intelligent, cultivé, médecin,   courageux… Car on peut être courageux et voleur, médecin et mercantile.   Pour moi, les plus grandes vertus du Che étaient son incapacité à  mentir  et à accepter les mensonges ; son refus de faire quelque chose  qui ne  lui correspondait pas et à ne pas être le premier à réaliser  quelque  chose qui doit l’être. Nous étions donc incapables de le  suivre.</p>
<p>SOURCE: <a href="http://w41k.info/50489">http://w41k.info/50489</a></p>
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		<title>Adelaïde Labille-Guiard, génie méconnu de la peinture française</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Jan 2011 05:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fergus</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-57624" href="http://www.centpapiers.com/adelaide-labille-guiard-genie-meconnu-de-la-peinture-francaise/57556/alg"><img class="alignnone size-full wp-image-57624" title="ALG" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/01/ALG.jpg" alt="" width="230" height="320" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Deux de mes précédents articles étaient consacrés à des femmes peintres italiennes injustement méconnues : la rebelle </span><a href="http://www.centpapiers.com/geniale-artemisia/50160"><span style="font-family: Times New Roman;">Artemisia Gentileschi</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> et l’austère </span><a href="http://www.centpapiers.com/sofonisba-anguissola-pionniere-de-la-peinture-italienne/54554"><span style="font-family: Times New Roman;">Sofonisba Anguissola</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. En France également, des femmes se sont illustrées dans cet art difficile dominé par les hommes. Si l’on excepte, dans un passé plus récent, </span></span></strong><span style="font-size: 13pt;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rosa_Bonheur"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Rosa Bonheur</span></strong></a><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Berthe_Morisot"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Berthe Morisot</span></strong></a><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;"> et </span></strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Suzanne_Valadon"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Suzanne Valadon</span></strong></a><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">, une seule d’entre elles jouit d’une solide notoriété : </span></strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Elisabeth_Vig%C3%A9e-Lebrun"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Élisabeth Vigée-Le Brun</span></strong></a><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">. L’une de ses contemporaines s’est pourtant hissée au sommet de l’art pictural avant de disparaître dans les limbes de l’oubli : Adélaïde Labille-Guiard. Une injustice qui demande réparation…</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Née le 11 avril 1749 à Paris, Adelaïde est le 8<sup>e</sup> enfant d’un couple de merciers de la rue Neuve-des-Petits-Champs*. Rien ne la prédispose à la peinture, si ce n’est l’exemple du mari de sa sœur aînée Félicité, le miniaturiste Antoine Gros, futur père avec sa seconde épouse, la pastelliste Pierrette Durant, du célèbre peintre napoléonien </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine-Jean_Gros"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Jean-Antoine Gros</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">On ne sait pas grand-chose de l’éducation artistique de la jeune Adelaïde, si ce n’est que, dès son adolescence, elle se forme à la miniature avec un maître du genre, François-Élie Vincent. En 1769, la jeune femme ajoute une corde à son arc, le pastel, sous la houlette d’un professeur renommé, Maurice </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Quentin_de_La_Tour"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Quentin de La Tour</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, dont elle suivra l’enseignement jusqu’en 1774, pour la plus grande satisfaction d’un maître dont le caractère difficile et l’exigence sont notoires.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">En cette même année 1769, Adelaïde, âgée de vingt ans, épouse Nicolas Guiard, commis auprès du Recteur général du Clergé. Devenue Mme Labille-Guiard et parrainée par François-Élie Vincent, c’est sous ce nom qu’elle est admise au sein de la <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Communauté des Maîtres peintres et sculpteurs</strong>, dite <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Académie de Saint-Luc</strong>. En 1774, elle expose au Salon de l’académie un portrait de magistrat exécuté au pastel qui lui vaut d’emblée d’être comparée à Élisabeth Vigée-Le Brun, plus jeune qu’elle mais déjà bien en cour grâce à la protection de la princesse Louise de Bourbon-Penthièvre, l’épouse du Duc de Chartres. Il est vrai qu’Adelaïde a utilement complété sa formation auprès de François-André Vincent, Prix de Rome et fils de son premier maître. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">En 1776, </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Turgot"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Turgot</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, dans le cadre d’une réforme centralisatrice visant à réduire le poids des corporatismes, supprime les <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">jurandes</strong> (maîtrises d’artisans). Directement touchée par les <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Décrets de Turgot</strong>, l’Académie de Saint-Luc est dissoute. Elle comptait alors une vingtaine d’artistes femmes qui, comme l’écrit l’historienne des arts </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Jo_Bonnet"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Marie-Jo Bonnet</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, « se trouvent désormais devant un vide professionnel ». Privée de cet appui logistique et juridique, Adélaïde n’en mène pas moins avec opiniâtreté une brillante carrière de portraitiste.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Peintre de « Mesdames »…</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le talent reconnu d’Adelaïde Labille-Guiard, comme celui de sa « rivale » Élisabeth Vigée-Le Brun, aurait dû ouvrir aux deux jeunes femmes les portes de </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Acad%C3%A9mie_royale_de_peinture_et_de_sculpture"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: Times New Roman;">l’<strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Académie Royale de Peinture et de Sculpture</strong></span></span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. Il n’en est rien car cette académie n’admet que 4 femmes sur ses 70 membres, et les conditions d’admission y sont pour le moins opaques. Deux des quatre places féminines s’étant libérées en 1783, c’est une quarantaine de postulantes, venues de l’ex-Académie de Saint-Luc ou exposantes au Salon de la Correspondance, qui font acte de candidature. Au terme de longs débats et de luttes d’influence, Élisabeth Vigée-Le Brun, soutenue par la Reine Marie-Antoinette, et Adelaïde Labille-Guiard, soutenue par « </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mesdames"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Mesdames </span></a><span style="font-family: Times New Roman;">» (les tantes du Roi) sont admises le 28 mai au sein de la prestigieuse institution, malgré la publication d’un pamphlet anonyme accusant les deux artistes de vie dissolue. Une nomination qui relancera de plus belle les attaques contre Élisabeth, accusée de gaspillage (tel Gainsbourg, elle aurait brûlé des billets de banque) et de débauche sexuelle, accusations probablement en rapport en rapport avec l’amitié que lui porte une Marie-Antoinette de plus en plus en plus contestée.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Interdites d’enseignement dans les Écoles royales, interdites de concourir au </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_de_Rome"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Prix de Rome</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, interdites d’étude du nu, les femmes peintres restent plus que jamais réduites au portrait. Adelaïde ne l’entend pas de cette oreille, et présente au Salon du Louvre en 1785 son célèbre <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Autoportrait avec deux élèves</strong> dans lequel éclate son talent. Adelaïde Labille-Guiard, en tenue d’apparat, s’y est mise en scène, à son chevalet et palette en main, en compagnie de Melles Capet et Carreaux de Rosemond, debout derrière elle. Comparé aux œuvres masculines qui persistent à reléguer les femmes dans un rôle domestique, ce tableau, ressenti selon Marie-Jo Bonnet comme « un véritable manifeste en faveur de l’enseignement artistique des femmes » marque indiscutablement les esprits.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;">L’Autoportrait avec deux élèves</span></strong><span style="font-size: 13pt;"> est en outre remarquable sur deux autres plans : d’une part, Adelaïde y montre l’envers du châssis et met ainsi en lumière le modèle et non l’œuvre en cours de réalisation ; d’autre part, elle se permet une étonnante audace en plaçant délibérément, quatre ans avant la Révolution, la main de Melle Capet, fille de servante, sur la taille de Melle Carreaux de Rosemond, fille d’aristocrate, dans un évident symbole d’égalité. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">… Peintre de Robespierre</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">1787. Adelaïde Labille-Guiard expose au Salon du Louvre les portraits de <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mesdames</strong>, les trois tantes du Roi. Ce salon la consacre définitivement avec Élisabeth Vigée-Le Brun comme les meilleures portraitistes de leur génération. « Jamais ce genre n’a été porté à un plus haut degré de perfection » écrit un critique avant d’ajouter : « C’est à ces deux femmes qu’on doit cette révolution. »</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Une révolution qui, débordant le cadre des arts, descend dans la rue deux ans plus tard. <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mesdames</strong> parties se réfugier en Italie en 1791, Adelaïde recherche de nouvelles commandes. Tout naturellement, elle peint des députés de l’Assemblée Nationale. Parmi eux, Robespierre et Talleyrand. Après une interruption de son travail durant la Terreur liée à une dépression consécutive à la destruction d’œuvres connotées aristocratiques**, Adelaïde reprend son activité. Divorcée, grâce aux lois de la Révolution, de Nicolas Giuard dont elle était séparée depuis 1779, Adelaïde épouse en 1799 François-André Vincent, son ancien maître et ami d’enfance. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Trois ans après avoir exposé une dernière fois, elle meurt en 1803 à l’âge de 54 ans, probablement navrée de la terrible régression de la condition des artistes femmes, exclues de l’</span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_de_France"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Institut de France</span></strong></a><span style="font-family: Times New Roman;"> qui, en 1795, a remplacé les anciennes académies royales. Par chance, Adelaïde ne verra pas, l’année suivante, la naissance du </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Code_civil_(France)"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Code civil</span></strong></a><span style="font-family: Times New Roman;"> de Napoléon qui rend, pour très longtemps, la femme mariée <em style="mso-bidi-font-style: normal;">incapable</em> juridiquement et totalement dépendante de son époux.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Longtemps reléguée par les historiens de l’Art dans l’ombre d’Élisabeth Vigée-Le Brun, Adélaïde Labille-Guiard est aujourd’hui fort justement considérée par les spécialistes comme l’égale de sa contemporaine. Certains experts lui accordent même de plus grandes qualités artistiques que « sa rivale ». Modeste peintre amateur, je me garderai bien de les départager, et cela d’autant moins que j’éprouve une même et sincère admiration pour le travail de ces deux grandes dames de l’art pictural. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;">* Dans cette rue (l’actuelle rue des Petits-Champs, 2<sup>e</sup> arrondissement) tenait également boutique Benoît Binet, le perruquier de Louis XIV. Baptisées « </span></em><span style="font-size: 13pt;">binettes<em style="mso-bidi-font-style: normal;"> » par la population, les perruques extravagantes qu’il confectionnait pour le Roi-Soleil et les courtisans sont à l’origine de l’expression « </em>avoir une drôle de binette<em style="mso-bidi-font-style: normal;"> ». </em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;">** Adélaïde est notamment contrainte de détruire un grand tableau dans lequel elle s’est déjà beaucoup investie : </span></em><span style="font-size: 13pt;">Réception d’un Chevalier de l’Ordre de Saint-Lazare par Monsieur.<em style="mso-bidi-font-style: normal;"> Comme son titre l’indique, cette toile rendait hommage au frère du Roi. Inconcevable en 1793 !</em></span></span></p>
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		<title>Un artiste vagabond</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Dec 2010 05:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raymond Viger</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Art et culture à travers le monde Arpi, un graffer qui commence à faire sa marque a vécu dans la marginalité et la précarité pour assouvir sa passion. Le parcours sinueux qu’il a suivi pour vivre son art parle autant &#8230; <a href="http://les7duquebec.wordpress.com/2010/12/25/graffiteur-muraliste-design-interieur-art-culture-urbaine-mural-graffiti-arpi/">Continuer la lecture <span>&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=les7duquebec.wordpress.com&#38;blog=4489966&#38;post=8460&#38;subd=les7duquebec&#38;ref=&#38;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Art et culture à travers le monde</strong></p>
<p><em><strong>Arpi, un graffer qui commence à faire sa marque a vécu dans la marginalité et la précarité pour assouvir sa passion. Le parcours sinueux qu’il a suivi pour vivre son art parle autant que ses oeuvres.gn </strong></em></p>
<p><strong><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/12/17/graffiteur-muraliste-design-interieur-art-culture-urbaine-mural-graffiti-arpi/" target="_blank">Dominic Desmarais</a> Dossier </strong><a title="murales art artistes design porte folio arpi" href="http://cafegraffiti.net/portefolio-murales-graffiti-realisees-par-les-graffiteurs-du-cafe-graffiti.html"><strong>Murales</strong></a><strong>, </strong><a title="muralistes arpi graffiteur graffeur graf murales" href="http://cafegraffiti.net/arpi.html"><strong>Arpi</strong></a><strong>, </strong><a href="http://www.journaldelarue.com/culture"><strong>Culture</strong></a></p>
<p><a title="murales design interieur muralistes decoration tendance deco" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/12/17/graffiteur-muraliste-design-interieur-art-culture-urbaine-mural-graffiti-arpi/"><img style="margin: 0pt 15px 0pt 0pt; border: 0pt none;" src="http://raymondviger.files.wordpress.com/2010/12/arpi-muralistes-designer-urbain-art-rue-design-mural_thumb.jpg?w=211&amp;h=306" border="0" alt="arpi-muralistes-designer-urbain-art-rue-design-mural" width="211" height="306" align="left" /></a> Décontracté, les cheveux en bataille qui vont de pair avec ses idées qui partent dans toutes les directions, Arpi a une joie de vivre contagieuse. Son côté artistique, il l’a développé dans sa façon d’aborder la vie. En voulant tout goûter, tout expérimenter.</p>
<p>Comme bien d’autres, cet éternel curieux s’est cherché à l’adolescence. Attiré par le dessin, il observe le graffiti pendant plusieurs années avant d’oser s’y frotter. À 17 ans, l’âge des décisions, il doit choisir sa voie. Son intérêt pour le dessin le dirige vers le graphisme au cégep. Mais Arpi déchante. Il ne se sent pas à sa place. Il n’a pas complété une année qu’il s’absente de plus en plus de ses cours. «J’ai compris qu’à l’école, ce n’est pas ta passion qui paie, c’est d’être dans le moule.»</p>
<p>Le jeune homme est confronté à la réalité du monde adulte en observant ses enseignants. Certains sont des artistes frustrés devenus professeurs par dépit, pas par choix. Arpi commence à décrocher. Il s’évade en pensée vers la Colombie-Britannique. Il aimerait travailler dans l’industrie du skateboard à Vancouver.</p>
<p>C’est lors d’un cours d’infographie qu’il se réveille. La vie lui envoie un signe. Il aperçoit ses confrères rivés à leurs écrans, comme s’ils se faisaient bronzer devant l’ordinateur. «Personne n’avait conscience des autres. Ils n’existaient que pour leur ordi. J’ai réalisé que le graphisme, c’est peut-être de l’art mais le gros du travail se fait devant l’écran. Alors, avoir ça comme profession… Même la peinture, quand tu ne fais que ça au quotidien, tu développes des lésions professionnelles. En contrepartie, plus tu t’exposes à la nouveauté, plus tu apprends vite», dit-il en connaissance de cause.</p>
<p><a title="muralistes-art-deco-desgin-interieur-murales-arpi-artistes" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/12/17/graffiteur-muraliste-design-interieur-art-culture-urbaine-mural-graffiti-arpi/"><img style="margin: 0pt 0pt 0pt 15px; border: 0pt none;" src="http://raymondviger.files.wordpress.com/2010/12/arpi-designer-urbain-muraliste-art-murales_thumb.jpg?w=306&amp;h=216" border="0" alt="arpi-designer-urbain-muraliste-art-murales" width="306" height="216" align="right" /></a> À partir de ce moment, sa vie prend le virage de l’inattendu. Il rêve de grands espaces, de liberté. Il exprime ses frustrations à la maison. Avec sa mère, tout devient prétexte à engueulade. Un jour, il lui demande si elle souhaite qu’il quitte le foyer familial. Elle répond oui. Arpi casse son petit cochon, va coucher chez un ami le soir même et achète un billet d’autobus pour Vancouver dès le lendemain. Il a 18 ans. Il quitte le seul monde qu’il connaît.</p>
<p><strong>Départ pour l’inconnu</strong></p>
<p>En chemin pour la Colombie-Britannique et son industrie de la planche à roulettes, le jeune Arpi profite de sa liberté nouvellement acquise. Il débarque à Calgary pour une petite escale de deux jours. Objectif: le Millenium Park, le plus grand skatepark extérieur en Amérique du Nord à l’époque. Vancouver peut bien attendre 48 heures! Finalement, il y accrochera ses roulettes pendant 2 mois.</p>
<p>Il dort où il peut. Dans la rue ou chez des amis qu’il rencontre. «C’était la première fois de ma vie que je couchais n’importe où. Que je n’avais pas d’argent dans mon compte en banque et dans mes poches. Et j’étais encore en vie! Je me disais: je n’ai pas besoin de cash! Ça ne me stressait pas, au début. C’était l’aventure. J’étais émerveillé de voir que c’était possible de vivre sans un sou!»</p>
<p><a title="murales-peinture-art-deco-tendance-muralistes-artistes-arpi" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/12/17/graffiteur-muraliste-design-interieur-art-culture-urbaine-mural-graffiti-arpi/"><img style="margin: 0pt 15px 0pt 0pt; border: 0pt none;" src="http://raymondviger.files.wordpress.com/2010/12/arpi_trains_graffiti_art_urbain_artistes_de_la_rue_graffer_trains_thumb.jpg?w=160&amp;h=308" border="0" alt="arpi_trains_graffiti_art_urbain_artistes_de_la_rue_graffer_trains" width="160" height="308" align="left" /></a> Arpi se nourrit dans les organismes de soupe populaire. Il savoure sa passion du skate la nuit. Le jour, il dort dans les parcs pour éviter les policiers. Après deux mois, il se lasse de cette vie. «Quand j’allais manger dans les refuges, j’étais toujours avec des itinérants et des fous. Je les voyais boire des bouteilles de parfum. Dès qu’ils se levaient, ils s’intoxiquaient. Je voulais vivre autre chose.» Bien qu’il vit comme un itinérant, Arpi ne se sent pas l’un des leurs. Comme il commence à le réaliser, la vie lui fait signe. Un Haïtien, originaire du Québec, l’invite à l’accompagner travailler sur une ferme biologique à Creston, en Colombie-Britannique. L’appel de l’ouest refait surface.</p>
<p><strong>L’appel de la terre</strong></p>
<p>Arpi passe l’automne et le début de l’hiver à Creston. Il fait la récolte, vide les champs avant l’arrivée de la neige. Il entrepose, lave et trie des carottes, des oignons, des patates. «Il neigeait et on lavait des carottes. Les mains me gelaient», se souvient-il en s’esclaffant. À cette époque, il loge dans une maison abandonnée, sans eau ni chauffage. Les fondations sont en ruine, les fourmis infestent le sol, les murs. L’expérience de la rue, à Calgary, lui sert. Il sait qu’il est capable de supporter des conditions de vie misérables. Aux fêtes, il retourne chez lui. Mais il a encore des choses à vivre en Colombie-Britannique. Il y retourne en janvier. Il n’a pas d’argent, pas d’emploi. «Je connaissais une boulangerie qui jetais son pain dans une poubelle. Pendant une semaine, je n’ai mangé que ça. Je trouvais ça excitant d’être capable de subvenir à mes besoins grâce à ma débrouillardise. Mais je me disais que si j’étais capable de me démerder, pourquoi ne pas faire autre chose?»</p>
<p>Le jeune homme se trouve un emploi la semaine suivante sur une autre ferme. Il quittera la Colombie-Britannique en avril pour mieux se retrouver sur une ferme familiale au Québec. «J’étais épanoui, en santé. J’ai vu le cycle de la terre. J’ai appris à opérer des tracteurs, des moissonneuses-batteuses. Je ne faisais que travailler. Pas de dessin, pas de grafs. J’étais heureux d’être en contact avec la terre. Mais j’étais encore éloigné de tout.»</p>
<p>En six mois, il ne prend que 5 jours de congé. À la fin de la récolte, en octobre, Arpi tourne le dos à la ferme le coeur léger.  «Partout où je suis allé, j’ai rencontré des gens, j’ai tissé des liens. Même si je sais que je ne les reverrai plus jamais, je quitte toujours un endroit avec le sourire. J’emmène avec moi une partie d’eux, des moments que nous avons partagés», dit-il en parlant de ses endroits de vagabondage.</p>
<p><strong>L’appel de l’art </strong></p>
<p><a title="murales-design-artistes-muralistes-decoration-deco-tendance-arpi" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/12/17/graffiteur-muraliste-design-interieur-art-culture-urbaine-mural-graffiti-arpi/"><img style="margin: 0pt 0pt 0pt 15px; border: 0pt none;" src="http://raymondviger.files.wordpress.com/2010/12/murale-graffiti-hotel-alt-quartier-dix-30-muraliste-canette_thumb.jpg?w=343&amp;h=226" border="0" alt="murale-graffiti-hotel-alt-quartier-dix-30-muraliste-canette" width="343" height="226" align="right" /></a> Depuis qu’il a quitté le cégep, Arpi n’a pas dessiné. Il a vécu au contact de la terre, il a appris à se connaître. Le hasard de la vie le ramène à sa passion pour l’art par l’entremise d’un emploi de nuit, dans un entrepôt. Il y travaille avec des membres du groupe de graffers K6A. À leur contact, il passe du côté contemplatif à la création. «J’étais pourri en graf. Dès que j’avais de l’argent, je m’achetais de la peinture. Je graffais partout pour les rattraper en terme de talent et de notoriété. C’était mon premier contact avec la scène des graffers.»</p>
<p>Arpi ne connaît qu’une façon: s’abandonner de tout son être. Il met toutes ses énergies dans sa passion retrouvée. En trois semaines, il tapisse les murs d’une ville de banlieue et se fait arrêter. Loin de le décourager, il en est motivé! Il s’exile dans la métropole. C’en est terminé des fermes, de la terre.</p>
<p>La peinture prend toute la place. Il vogue d’un petit boulot à l’autre. «Quand ma bouffe et mon loyer étaient payés, je quittais mon emploi pour me consacrer à la peinture.» L’artiste en devenir s’exerce sur des trains, dans une gare de triage. «C’était mon trip! C’est spontané, c’est de l’art gratuit. Le meilleur moyen de s’exprimer. Ça n’affecte en rien le train, il se promène. Et ton dessin voyage. Il se rend à la grandeur du continent.»</p>
<p>Arpi travaille de nuit sans être dérangé. Il s’applique à apprendre sa technique: l’éclairage, les trois dimensions, les contrastes. S’il est conscient que des artistes vivent de leurs graffitis, lui ne se considère pas encore de ce calibre lorsqu’il regarde ses oeuvres.</p>
<p><strong>Graffiti illégal à graffiti légal</strong></p>
<p><a title="muralistes-artistes-art-culture-designer-interieur-deco-arpi-mural" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/12/17/graffiteur-muraliste-design-interieur-art-culture-urbaine-mural-graffiti-arpi/"><img style="margin: 0pt 15px 0pt 0pt; border: 0pt none;" src="http://raymondviger.files.wordpress.com/2010/12/murale-graffiti-boutique-coffee-shop-amsterdam-muraliste-canettes-hiphop-art_thumb.jpg?w=300&amp;h=226" border="0" alt="murale-graffiti-boutique-coffee-shop-amsterdam-muraliste-canettes-hiphop-art" width="300" height="226" align="left" /></a> Arpi et un ami proposent au propriétaire d’une lunetterie de peindre son mur délabré et rempli de tags. Ils dessinent des personnages en noir et blanc avec des lunettes en couleur. «Les passants me voyaient et disaient wow, j’en veux une! Quand je faisais des grafs illégaux, j’étais toujours seul. C’est plaisant d’avoir un contact avec les gens.» Ces rencontres le sensibilisent à leurs inquiétudes envers les tags, ces signatures qui enlaidissent les murs. Mais c’est en travaillant pour l’organisme de sensibilisation Y’a quelqu’un d’l’aut bord du mur qu’Arpi commence à se métamorphoser. Il doit enlever des tags sur les murs de commerces, faire de la prévention dans les écoles. «J’expliquais aux jeunes que l’autre bord du mur, il y a un être humain. C’est lui qui paie, qui vit un stress. Pas le système.»</p>
<p>Arpi a alors un pied dans l’illégal, un autre dans le légal. «Mes amis me haïssaient parce que j’enlevais des tags. Mais moi, je trouve ça con de faire un tag sur une maison. N’importe qui peut aller donner un coup de peinture sur un mur. Ça ne m’impressionne pas. Moi, j’en faisais à des endroits pour faire réfléchir les gens. Pour avoir un impact. Ça a toujours été mon approche. Je veux susciter un questionnement. Surtout chez les gens qui font du 9 à 5, en habit, qui pensent que la vie, c’est juste le travail, l’argent.»</p>
<p>Pour provoquer les gens, Arpi passe ses messages à des endroits inusités. En faisant des grafs sur des immeubles abandonnés, délabrés, sur des ponts, sur les hauteurs. Il interpelle les gens. Il les force à regarder des édifices qu’ils ne voient plus. À jeter un nouveau regard sur des paysages qu’ils ne remarquent plus. À sortir de leur petit questionnement routinier. Pour qu’ils prennent du recul sur leur vie comme lui quand il a vu ses confrères en graphisme rivés sur leurs écrans comme des robots.</p>
<p>Arpi prêche par l’exemple. Il prend du recul sur la peinture afin d’expérimenter de nouvelles possibilités. Il apprend à communiquer ses messages sous d’autres formes. Aujourd’hui, il dépense ses énergies sur la vidéo. Il apprend à maîtriser la caméra et les techniques du montage. Une façon différente de s’exprimer et de toucher les gens.</p>
<p>Il développe aussi d’autres aptitudes. Lors d’un contrat important avec Desjardins, il a supervisé une équipe de 14 graffers pour réaliser une murale de 11 étages dans un escalier. Il n’est plus seulement un artiste mais un gestionnaire.</p>
<p>Arpi a arpenté des chemins peu communs. Il a appris à se découvrir. Il est allé à la rencontre de gens de différents horizons. Il se sent privilégié, libre. «J’apprécie la vie que j’ai. Je me sens riche d’être capable de tout quitter pour aller vivre ce que j’ai envie. Sauf que parfois, je me demande si je peux donner autant de bonheur que ce que la vie m’a offert.»</p>
<p>C’est cet état d’esprit qu’Arpi partage à travers son art. Le bonheur de s’abandonner à la vie en toute conscience. Plus que les mots, pour l’artiste, c’est l’action qui parle. Et grâce à son dernier contrat, une publicité pour un concessionnaire automobile, Arpi reprend la route de l’aventure. Cette fois, c’est en Inde qu’il élargira ses horizons.</p>
<p><strong>Deux premières photos: François Laplante Delagrave. Autres photos gracieuseté <a href="http://www.cafegraffiti.net/"><strong>Café-Graffiti</strong></a>.</strong></p>
<p><strong>Photos de </strong><a href="http://cafegraffiti.net/murales.html"><strong>Murales et fresques urbaines</strong></a>.</p>
<p><strong>Autres textes sur le </strong><a href="http://www.journaldelarue.com/graffiti"><strong>Graffiti</strong></a>:</p>
<p><strong>Arpi: </strong><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/06/09/arpi_graffiteur_montreal_graffiti_hip_hop_mural/"><strong>Muraliste et designer d’intérieur</strong></a></p>
<p><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/05/06/forum-jeunesse-inauguration-fresque-fluke/"><strong>Inauguration de la fresque de Fluke avec RFF</strong></a></p>
<p><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/01/07/video-murale-graffiti-pour-l-agence-de-communication-id3-idees-aux-cubes/"><strong>Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)</strong></a></p>
<p><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/09/15/murale-graffiti-animation-de-foule-peinture-en-direct-t-shirt/"><strong>Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt</strong></a></p>
<p><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/07/14/mural-de-michael-jackson-au-festival-de-jazz-avec-les-graffiteurs-fluke-et-omen/"><strong>Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen</strong></a></p>
<p><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/07/07/mural-graffiti-en-direct-par-fluke/"><strong>Mural graffiti en direct par Fluke</strong></a></p>
<p><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/05/20/projet-graffiti-pour-oakley/"><strong>Projet graffiti pour Oakley</strong></a></p>
<p><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/05/14/graffiti-calligraphie-el-seed-2/"><strong>Graffiti calligraphie El Seed</strong></a></p>
<p><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/05/05/le-mural-jean-talon/"><strong>Le mural Jean Talon</strong></a></p>
<p><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/04/21/rencontre-avec-nawlz-graffeur-du-monde/"><strong>Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde</strong></a></p>
<h2><a title="Arpi, artiste international" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/12/17/graffiteur-muraliste-design-interieur-art-culture-urbaine-mural-graffiti-arpi/">Arpi, artiste international</a></h2>
<p><a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/les7duquebec.wordpress.com/8460/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/les7duquebec.wordpress.com/8460/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/les7duquebec.wordpress.com/8460/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/les7duquebec.wordpress.com/8460/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/les7duquebec.wordpress.com/8460/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/les7duquebec.wordpress.com/8460/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/les7duquebec.wordpress.com/8460/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/les7duquebec.wordpress.com/8460/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/les7duquebec.wordpress.com/8460/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/les7duquebec.wordpress.com/8460/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/les7duquebec.wordpress.com/8460/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/les7duquebec.wordpress.com/8460/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/les7duquebec.wordpress.com/8460/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/les7duquebec.wordpress.com/8460/" border="0" alt="" /></a> <img src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=les7duquebec.wordpress.com&amp;blog=4489966&amp;post=8460&amp;subd=les7duquebec&amp;ref=&amp;feed=1" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
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		<title>Le rap religieux, nouvelle vision du Hip hop</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/le-rap-religieux-nouvelle-vision-du-hip-hop/18745</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Jul 2010 04:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raymond Viger</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Louanger Dieu avec des termes comme «C’est messed up» ou «J’m’en fous», est-ce possible? Il semble bien que oui! Bienvenue dans l’univers du hip-hop chrétien. Entrevue avec le rapper Minister G. Murielle Chatelier&#160;&#160; Dossier Dossier Rap, Spiritualité et Hip hop «En tant que personnalité publique, je suis conscient de représenter un modèle pour les jeunes. [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=les7duquebec.wordpress.com&#38;blog=4489966&#38;post=6176&#38;subd=les7duquebec&#38;ref=&#38;feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Louanger Dieu avec des termes comme «C’est messed up» ou «J’m’en fous», est-ce possible? Il semble bien que oui! Bienvenue dans l’univers du hip-hop chrétien. Entrevue avec le rapper Minister G.</em></strong></p>
<p><strong><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/06/28/rap-chretien-spiritualite-hip-hop/" target="_blank">Murielle Chatelier</a> Dossier Dossier </strong><a title="rap music rappeur chrétien hip hop spirituel rapper jeune hiphop" href="http://www.journaldelarue.com/rap"><strong>Rap</strong></a><strong>, </strong><a title="religion spiritualité spirituel religieux église croyances foi" href="http://www.journaldelarue.com/religion-spiritualite"><strong>Spiritualité</strong></a><strong> et </strong><a title="hip hop jeunes artistes rap music graffiti DJ breakdance breaker" href="http://www.journaldelarue.com/hip-hop"><strong>Hip hop</strong></a></p>
<p><a title="rap religieux rapper rappeur rap music hip hop spiritualite" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/06/28/rap-chretien-spiritualite-hip-hop/"><img style="margin: 5px 15px 0pt 0pt; border: 0pt none;" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2010/07/hip-hop-chretien-spiritualite-spirituel-rap-music.jpg?w=289&amp;h=296" border="0" alt="hip-hop-chretien-spiritualite-spirituel-rap-music" width="289" height="296" align="left" /></a> «En tant que personnalité publique, je suis conscient de représenter un modèle pour les jeunes. J’ai donc une responsabilité envers eux quand je chante et c’est ce qui me distingue des rappeurs plus mainstream», dit le chanteur Minister G., anciennement connu sous le nom de Gundei.</p>
<p>En avril 2007, lors du Gala de la musique urbaine, il a reçu le prix du Meilleur album anglophone pour son œuvre Ghetto Gospel, aux côtés d’artistes comme Manu Militari, Accrophone et le groupe CEA. Figure connue dans le milieu du hip-hop québécois, il ne chante pourtant que des morceaux évangéliques. Pour Minister G, il est clair que le populaire gangsta rap, qui vante les «bienfaits» de la drogue, du sexe, de l’alcool et du banditisme, véhicule des messages plus destructeurs qu’autre chose. L’artiste croit tout de même que cette forme d’art a sa place dans la société, à l’instar du sien.</p>
<p>«Chaque artiste provient d’un milieu différent et ce qu’il véhicule dans ses messages, c’est ce qu’il vit au quotidien. On peut difficilement empêcher qui que ce soit de parler de son vécu. C’est d’ailleurs ce que je fais moi-même : témoigner de ma réalité.», raconte le jeune homme.</p>
<p>Élevé par des parents chrétiens, Minister G. n’a pas toujours respecté les principes qui guident aujourd’hui ses pas. À l’adolescence, il évoluait dans un environnement criminalisé où les vols et les invasions de domiciles étaient monnaie courante. Mais à 33 ans, ce passé est loin derrière lui. Il se consacre maintenant à promouvoir un rap positif, où la parole de Dieu prend toute la place.</p>
<p><strong>Vrai ou faux rap hip-hop?</strong></p>
<p><a title="spiritualité spirituel église religion religieux" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/06/28/rap-chretien-spiritualite-hip-hop/"><img style="margin: 5px 0pt 0pt 15px; border: 0pt none;" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2010/07/523673_when_a_cowboy_dies.jpg?w=299&amp;h=230" border="0" alt="523673_when_a_cowboy_dies" width="299" height="230" align="right" /></a> Loin de se définir comme une chrétienne, Marième Ndiaye, membre du groupe hip-hop québécois CEA et animatrice de l’émission Les Arshitechs du son à Canal Vox, une revue hebdomadaire couvrant l’actualité de la culture hip-hop québécoise et internationale, est catégorique: il n’existe pas de vrai ou de faux hip-hop. «Je trouve que c’est une drôle de formulation que les gens, et même les artistes, aiment utiliser. Pour moi, dans la mesure où tu rappes, que tu as un background hip-hop et que tu respectes les sonorités et le rythme qu’il faut, tu fais du hip-hop. Par contre, ce qui existe, c’est le bon ou le mauvais hip-hop.»</p>
<p>Le rap provient d’un contexte de dénonciation d’inégalités sociales et de rébellion. Cette musique, aux propos incendiaires, représente le moyen d’expression des jeunes des ghettos. Marième Ndiaye est d’avis que plusieurs artistes composaient déjà, à l’époque, des morceaux d’un autre acabit, plus festifs. «Il faut être capable de voir qu’il y a d’autres types de rap que le seul traditionnel. Il y a encore des artistes qui militent, comme Imposs, mais le hip-hop s’est beaucoup diversifié depuis ses débuts.»</p>
<p><strong>Le hip-hop et l’Évangile: deux révolutions</strong></p>
<p>D’après le responsable spirituel de l’église Nouvelle Espérance de Rivière-des-Prairies, le révérend Jean Lépine, le hip-hop «va très bien» avec l’Évangile, et c’est sans hésiter qu’il aide les jeunes de son assemblée à promouvoir cette culture urbaine. «Le rap est une musique révolutionnaire qui s’apparente parfaitement à l’Évangile, qui, lui aussi est complètement révolutionnaire. Rappelez-vous, Jésus a bouleversé les pratiques sociales de son époque, notamment en faisant une place aux enfants et aux femmes, alors considérés comme des «choses» négligeables.»</p>
<p>Le cheval de bataille de ce pasteur coloré et mélomane – impossible de ne pas remarquer sa guitare qui trône sur un trépied dans son bureau – est justement de donner une place aux jeunes dans son église. Mais plus que ça, il souhaite les voir mettre en valeur leurs talents naturels.</p>
<p>«Dans notre assemblée, on s’engage à entendre les jeunes, à les aider et à les accompagner. On évite donc d’être des sermonneurs, préférant jouer le rôle d’accompagnateurs ou de grands frères. Et ici, on ne donne pas préséance à un style musical sur un autre.»</p>
<p>Régulièrement, des artistes chrétiens du monde entier se produisent sur la scène de son église, comme le missionnaire Patrice Derrouche, un reggae man de nationalité française vivant en Haïti. Cet ancien toxicomane, dont la vie a radicalement changé «d’une minute à l’autre» lorsqu’il a rencontré Dieu en 1985, était en tournée au Québec au mois d’août dernier.</p>
<p><strong>Ramener les jeunes à Dieu</strong></p>
<p>Pour le révérend Lépine, cette musique originale est un excellent moyen d’attirer les jeunes. Non pas vers lui ou son église, précise-t-il toutefois, mais vers une relation avec Dieu: «S’il y a une société qui a besoin de la présence de Dieu, c’est bien la nôtre. Et les jeunes ont des antennes pour capter si ce qu’on leur dit est véritable ou pas. Si on leur joue la comédie, ils vont s’en rendre compte assez rapidement», croit-il.</p>
<p>«Contrairement aux idées reçues, les jeunes sont formidablement intéressés par la religion», ajoute Solange Lefebvre, titulaire de la Chaire religion, culture et société, de l’Université de Montréal, et auteure du livre Cultures et spiritualités des jeunes. Et selon la spécialiste, l’Église a été une des premières institutions à encadrer les jeunes.</p>
<p>«Aujourd’hui, les jeunes ont des pratiques religieuses à leur image. La musique est omniprésente dans leur monde et il existe toutes sortes de productions musicales chrétiennes, même du rock!». Elle ne s’étonne donc pas de la naissance du mouvement hip-hop chrétien, affirmant énergiquement que la culture populaire a toujours fait partie de l’Église.</p>
<p>«Les jeunes, c’est un monde en soi, et leurs spécificités appellent à la création de ministères adaptés à leur réalité. C’est vrai que les jeunes ne fréquentent plus vraiment les églises traditionnelles; ils se tiennent plutôt dans des lieux qui leur ressemblent.»</p>
<p>Selon des études récentes, des centaines de groupes de jeunes québécois se réunissent ainsi, dans des cafés par exemple, pour des célébrations religieuses. De plus, Solange  Lefebvre souligne que l’un des événements les plus courus par les jeunes sont les Journées mondiales de la Jeunesse, organisées par l’Église catholique. En 2002, le rassemblement international s’était tenu à Toronto et avait attiré plus de 800 000 jeunes.</p>
<p>Fait intéressant à noter dans cet univers en pleine effervescence: le premier rappeur millionnaire de l’histoire du hip-hop, l’américain Kurtis Blow, s’est lui-même tourné vers la spiritualité et a fondé la Hip-Hop Church, à Harlem. En 2007, il a lancé une compilation de rap chrétien, Kurtis Blow Presents: Hip Hop Ministry. D’autre part, selon le portail Top Chrétien, spécialisé dans la vente de musique évangélique, il y aurait actuellement plus de 40 groupes de rap chrétien en France.</p>
<p><strong>Pour rejoindre les artistes du </strong><a title="graffiti artistes art urbain graffiteur graffitiste culture urbaine" href="http://www.cafegraffiti.net/"><strong>Café-Graffiti</strong></a><strong>, (514) 259-6900.</strong></p>
<p><strong>Autres textes sur le </strong><a title="hiphop jeune hip hop graffiti break graf dj rap music jeunes" href="http://www.journaldelarue.com/hip-hop"><strong>Hip hop</strong></a><strong>:</strong></p>
<p><strong>Arpi: </strong><a title="Muraliste et designer d’intérieur" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/06/09/arpi_graffiteur_montreal_graffiti_hip_hop_mural/"><strong>Muraliste et designer d’intérieur</strong></a></p>
<p><a title="Inauguration de la fresque de Fluke avec RFF" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/05/06/forum-jeunesse-inauguration-fresque-fluke/"><strong>Inauguration de la fresque de Fluke avec RFF</strong></a></p>
<p><a title="Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/01/07/video-murale-graffiti-pour-l-agence-de-communication-id3-idees-aux-cubes/"><strong>Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)</strong></a></p>
<p><a title="Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/09/15/murale-graffiti-animation-de-foule-peinture-en-direct-t-shirt/"><strong>Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt</strong></a></p>
<p><a title="Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/07/14/mural-de-michael-jackson-au-festival-de-jazz-avec-les-graffiteurs-fluke-et-omen/"><strong>Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen</strong></a></p>
<p><a title="Mural graffiti en direct par Fluke" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/07/07/mural-graffiti-en-direct-par-fluke/"><strong>Mural graffiti en direct par Fluke</strong></a></p>
<p><a title="Fluke pour Oxygen" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/06/19/fluke-pour-oxygen/"><strong>Fluke pour Oxygen</strong></a></p>
<p><a title="Video clip graffiti hiphop et breakdance gratuit" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/06/06/video-clip-graffiti-hiphop-et-breakdance-gratuit/"><strong>Video clip graffiti hiphop et breakdance gratuit</strong></a></p>
<p><a title="Projet graffiti pour Oakley" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/05/20/projet-graffiti-pour-oakley/"><strong>Projet graffiti pour Oakley</strong></a></p>
<p><a title="Graffiti calligraphie El Seed" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/05/14/graffiti-calligraphie-el-seed-2/"><strong>Graffiti calligraphie El Seed</strong></a></p>
<p><a title="Le mural Jean Talon" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/05/05/le-mural-jean-talon/"><strong>Le mural Jean Talon</strong></a></p>
<p><a title="Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/04/21/rencontre-avec-nawlz-graffeur-du-monde/"><strong>Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde</strong></a></p>
<p><a title="Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2009/04/09/breakdance-hip-hop-rap-graffiti-prsentation-des-artistes/"><strong>Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes</strong></a></p>
<h3><a title="Rap chrétien et spiritualité Hip hop" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/06/28/rap-chretien-spiritualite-hip-hop/">Rap chrétien et spiritualité Hip hop</a></h3>
<blockquote>
<h3><strong> </strong></h3>
<div id="scid:0767317B-992E-4b12-91E0-4F059A8CECA8:8b803ef3-caf7-450e-96ad-f6dc38fa442a" class="wlWriterSmartContent" style="display: inline; margin: 0; padding: 0;">Mots clés Technorati : <a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/rap%20religieux">rap religieux</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/hiphop">hiphop</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/hip%20hop%20chr%C3%A9tien">hip hop chrétien</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/louanger%20dieu">louanger dieu</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/rapper%20minister%20G">rapper minister G</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/minister%20G">minister G</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/spiritualit%C3%A9">spiritualité</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/gundei">gundei</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/rapper%20gundei">rapper gundei</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/gala%20de%20la%20musique%20urbaine">gala de la 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		<title>Le français en prison, vu par une tête carrée</title>
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		<pubDate>Sat, 29 May 2010 04:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raymond Viger</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lorsque vous avez été isolé du monde par un long séjour en prison, vous cherchez des façons de vous reconnecter à la vie que vous avez laissée derrière vous. Cette soif d’appartenance peut prendre plusieurs formes. L’une d’elles implique un jeu télévisé que je regarde depuis mon adolescence. Colin McGregor, prison de cowansville  Dossier Chroniques [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=les7duquebec.wordpress.com&#38;blog=4489966&#38;post=5836&#38;subd=les7duquebec&#38;ref=&#38;feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Lorsque vous avez été isolé du monde par un long séjour en prison, vous cherchez des façons de vous reconnecter à la vie que vous avez laissée derrière vous. Cette soif d’appartenance peut prendre plusieurs formes. L’une d’elles implique un jeu télévisé que je regarde depuis mon adolescence.</em></strong></p>
<p><strong><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/05/18/francais_tete_carree_francophone_apprendre_langue_francaise/" target="_blank">Colin McGregor</a>, prison de cowansville  Dossier <a title="Reflet de Société / Journal de la Rue. Archives du magazine d'information et de sensibilisation sur des sujets d'actualités sociales: drogue, prostitution, suicide, alcool, gang de rue, jeu compulsif, jeunes marginalisés, travail de rue, itinérance, sexua" href="http://www.journaldelarue.com/chronique-prisonnier" target="_blank">Chronique du prisonnier</a></strong>, <a title="francophonie francophone langue française français francophile" href="http://www.journaldelarue.com/francophonie"><strong>Francophonie</strong></a><br />
<a title="système carcéral prisons pen prison pénitencier prisonnier tole prisonniers incarcération bagne" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/05/18/francais_tete_carree_francophone_apprendre_langue_francaise/"><img style="border: 0pt none;" src="http://raymondviger.files.wordpress.com/2010/05/prison-systeme-carceral-prisonnier-penitencier-pen-tole.jpg?w=257&amp;h=257&amp;h=257" border="0" alt="prison-systeme-carceral-prisonnier-penitencier-pen-tole" width="257" height="257" align="left" /></a></p>
<p>En grandissant dans l’enceinte d’une école où j’ai aussi été éduqué, à Westmount, je n’ai eu accès que très rarement à la langue de Molière telle qu’elle est parlée au Québec. L’école Selwyn House est aujourd’hui mieux connue pour ses professeurs que j’ai eus et qui étaient des pédophiles. On ne parle pas de la piètre qualité de son éducation.</p>
<p><strong>Selwyn House</strong><br />
Des portraits de la Reine ornaient les murs des corridors et pas une syllabe de joual ne devait être entendue dans l’enceinte de ces couloirs marbrés. En effet, Selwyn House recrutait ses professeurs francophones partout sauf au Québec pour ne pas être contaminée par l’accent régional. Ainsi, ma classe a parlé une année un français marqué par l’accent du Yorkshire, dans le nord de l’Angleterre: «Bon-jurrr…». Puis, pendant deux ans, alors que notre professeur de français était une princesse russe, nous prononcions le subjonctif avec un chuintement guttural.</p>
<p>Plus tard, nous sommes tombés entre les mains d’un professeur venant de Lyon qui, dès son premier jour, nous a dit que dans la Rome antique, les esclaves faisaient office de professeurs pour les enfants fortunés et qu’il n’avait pas l’intention de s’abaisser à être traité comme un auxiliaire embauché pour servir une bande de gosses gâtés.</p>
<p><strong>Des chiffres et des lettres</strong><br />
<a title="bagne pénitencier système carcéral prison pen prisonniers prisons sentence à vie" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/05/18/francais_tete_carree_francophone_apprendre_langue_francaise/"><img style="border: 0pt none;" src="http://raymondviger.files.wordpress.com/2010/05/900588_21943998.jpg?w=176&amp;h=253&amp;h=253" border="0" alt="900588_21943998" width="176" height="253" align="right" /></a> Bientôt, nous nous sommes mis à parler comme de petits bouquinistes des bords de Seine en cravate rayée jaune et blanche. On nous a demandé d’éviter d’écouter les émissions télévisées dans lesquelles les gens du coin parlaient un mauvais français québécois populaire. Quand la télévision câblée nous a finalement relayé «Des chiffres et des lettres», on nous a toutefois dit qu’il était acceptable de la regarder. Ce que j’ai fait. J’ai participé au jeu dans ma tête, et j’ai constaté avec fierté qu’un ti-gars tête carrée comme moi pouvait égaler ou même surpasser les candidats en parvenant à extraire un mot français à la fois étrange et exotique des neufs lettres tirées au hasard et disposées sur une étagère étroite.</p>
<p>J’ai regardé cette émission longtemps après avoir quitté Selwyn House. Je la regardais l’été que j’ai passé en Champagne, envoyé là-bas pour renforcer mes adorables «r» roulés et échapper au péril que représentait le français de Robert Charlebois. Je l’ai regardée lorsque j’étais à McGill.</p>
<p>Au cours de mon emprisonnement à vie, voilà qu’apparaît sur le câble télévisé de la prison, courtoisie de TV5, ce que j’ai reconnu comme un souvenir de jours meilleurs et libres. Une chose à laquelle me raccrocher, une demi-heure pendant laquelle je pouvais faire ce que je faisais jadis, avant de devenir un numéro. Je la regarde aussi souvent que possible depuis la saleté et l’isolement de ma prison.</p>
<p>Chaque jour, les animateurs présentent deux «duels», des casse-têtes envoyés par des auditeurs. Un jour, j’ai envoyé mon propre casse-tête. J’ai écrit que j’étais un «condamné à vie» emprisonné dans un pénitencier canadien et que je regardais leur émission tous les jours.</p>
<p>Environ un mois plus tard, pendant le premier des deux duels du jour, un des juges de l’émission a fixé ses pieds, presque honteux : «Vous savez, il y a des gens dans les prisons qui nous regardent tous les jours. Des moins chanceux que nous.» La co-animatrice a esquissé un sourire charitable. «Oui, a-t-elle dit, C’est vraiment très triste. Nous pensons souvent à eux. Nous recevons souvent du courrier de détenus à travers le monde. On ne leur souhaite que le meilleur», a-t-elle ajouté en secouant la tête.</p>
<p><strong>Je ne suis pas mort!</strong><br />
Ils avaient l’air attristés, comme s’ils venaient d’apprendre la mort d’un des leurs ou une tragédie semblable. Je me suis adressé au téléviseur, souhaitant presque attirer leur attention: «Mais je ne suis pas mort», ai-je dit. «Je suis juste ici et je vous regarde tous les jours.» Jamais mon isolement ne m’a paru aussi total.</p>
<p>Le lendemain, ils ont utilisé mon idée. Mon nom n’a pas été mentionné. Je regarde toujours l’émission les soirs de semaine, lorsque la journée de travail à l’usine de la prison est terminée. Je n’ai jamais envoyé d’autres suggestions. De nos jours, elles arrivent toutes par courriel de toute façon et les détenus n’ont pas accès à Internet.</p>
<p><strong>Autres textes de <a href="http://www.journaldelarue.com/chronique-prisonnier" target="_blank">Chronique des prisonniers</a></strong></p>
<p><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/03/11/prisonnier-penitencier-sexualite-des-prisonniers/"><strong>Pénitencier: sexualité des prisonniers</strong></a><br />
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<a href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/03/28/prison-prisonnier-temoignage-profils-meurtriers/"><strong>Témoignage: Profils du meurtrier</strong></a><br />
<a href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/03/14/prison-prisonnier-criminalite-abc/"><strong>Criminalité: l’abc</strong></a><br />
<a href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/05/15/prison-prisonnier-vie-carcerale-pas-banale/"><strong>Vie carcérale: pas banale</strong></a><br />
<a href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/05/02/prison-prisonnier-temoignage-victimes-de-mon-passe/"><strong>Témoignage: les victimes de mon passé</strong></a></p>
<h3><a title="Histoire de français pour une tête carrée" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/05/18/francais_tete_carree_francophone_apprendre_langue_francaise/">Histoire de français pour une tête carrée</a></h3>
<p><a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/les7duquebec.wordpress.com/5836/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/les7duquebec.wordpress.com/5836/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/les7duquebec.wordpress.com/5836/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/les7duquebec.wordpress.com/5836/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/les7duquebec.wordpress.com/5836/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/les7duquebec.wordpress.com/5836/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/les7duquebec.wordpress.com/5836/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/les7duquebec.wordpress.com/5836/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/les7duquebec.wordpress.com/5836/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/les7duquebec.wordpress.com/5836/" border="0" alt="" /></a> <img src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=les7duquebec.wordpress.com&amp;blog=4489966&amp;post=5836&amp;subd=les7duquebec&amp;ref=&amp;feed=1" border="0" alt="" /></p>
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		<title>Vivre à 300 km/h; Nadine Lajoie</title>
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		<pubDate>Sat, 01 May 2010 04:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raymond Viger</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Ariane Aubin&#160;&#160;&#160; Dossier Dépression « J’ai été malheureuse les 25 premières années de ma vie. On me demandait si j’allais bien et je répondais toujours non. J’ai dit ça pendant un quart de Siècle&#8230; » Nadine Lajoie pèse ses mots en arpentant l’avant du gymnase d’une polyvalente de la Rive-Sud montréalaise, où elle a [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=les7duquebec.wordpress.com&#38;blog=4489966&#38;post=5500&#38;subd=les7duquebec&#38;ref=&#38;feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong><strong> </strong></p>
<p><strong>Par </strong><a title="ariane aubin journaliste" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/04/22/nadine-lajoie-planificateur-financier-pianiste-auteur-compositeur-interprete-investisseur-immobilier/" target="_blank"><strong>Ariane Aubin</strong></a><strong> Dossier <a href="http://www.journaldelarue.com/sante-mentale">Santé mentale</a></strong></p>
<p><strong><em>« J’ai été malheureuse les 25 premières années de ma vie. On me demandait si j’allais bien et je répondais toujours non. J’ai dit ça pendant un quart de Siècle… » Nadine Lajoie pèse ses mots en arpentant l’avant du gymnase d’une polyvalente de la Rive-Sud montréalaise, où elle a été invité à donner une conférence. En face d’elle, des pupitres autour desquels sont assis des dizaines d’adolescents, soudainement silencieux devant tant de gravité. Nadine Lajoie poursuit : « Mais aujourd’hui, j’ai une passion dévorante pour la moto et une vie superbe. Je suis planificateur financier, pianiste, auteur-compositeur-interprête et investisseur immobilier. Vous vous demandez comment je fais tout ça? Laissez-moi vous expliquer mon cheminement.»</em></strong></p>
<p><a title="dépressif dépression burn out intervenir intervention prévention prévenir" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/04/22/nadine-lajoie-planificateur-financier-pianiste-auteur-compositeur-interprete-investisseur-immobilier/"><img style="margin: 0px 5px 0px 0px; border: 0pt none;" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2010/04/nadine.jpg?w=508&amp;h=659" border="0" alt="nadine-lajoie-racing-finance-course-moto" width="508" height="659" /></a></p>
<p>À l’adolescence, la devise de Nadine Lajoie était: «À 25 ans, ça passe ou ça casse». Déprimée, amère, la jeune femme entrevoyait avec peu d’enthousiasme la vie conforme et ennuyante qu’on lui proposait. Métro, boulot, dodo avec ses enfants… Le cycle sans fin de la vie adulte n’était pas encore amorcé qu’il lui pesait déjà. Ce n’était pourtant pas faute de talents: volleyeuse de haut niveau, musicienne douée, étudiante modèle, Nadine avait en apparence tout pour être heureuse. C’est d’ailleurs ce que sa mère et ses amis lui disaient lorsque l’adolescente parlait de ses idées noires. «Mais voyons Nadine, tu as tous les talents, tu n’as aucune raison d’être déprimée. Nous avons tous nos moments sombres, mais ça passe toujours…». Mais pour Nadine Lajoie, la déprime ne «passait» pas.</p>
<p>Un soir de mai en 1995, quelques jours avant qu’elle ne fête son quart de siècle, Nadine a décidé d’en finir. «J’étais assise et je pleurais, je pleurais… À la télévision, il y avait Jeannette veut savoir, animée par Jeannette Bertrand. On y parlait justement du suicide. L’animatrice nous conseillait d’appeler au moins une personne avant de passer à l’acte. Quelques heures plus tard, en pleine nuit, j’ai appelé ma mère.» Pour la première fois, raconte la conférencière, sa mère n’a pas tenté de la raisonner ou de minimiser sa souffrance. Elle l’a écoutée, tout simplement. «Rappelez-vous qu’il y aura toujours quelqu’un pour vous écouter, que ce soit votre mère, un ami, un professeur», explique Nadine à ses jeunes auditeurs. «S’il y a une seule chose à retenir de cette conférence c’est bien celle-là: la vie vaut la peine d’être vécue, même si elle est loin d’être facile.»</p>
<p><strong>De Lajoie des Finances à Nadine Racing</strong></p>
<p><a title="dépression dépressif intervenir intervention prévention prévenir" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/04/22/nadine-lajoie-planificateur-financier-pianiste-auteur-compositeur-interprete-investisseur-immobilier/"><img style="margin: 5px 15px 0px 0px; border: 0pt none;" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2010/04/nadine2.jpg?w=325&amp;h=223" border="0" alt="nadine-lajoie-course-motos-racing" width="325" height="223" align="left" /></a> Si elle se permet maintenant de conseiller les autres, c’est que cette entrepreneure à succès – elle possède quatre entreprises, deux au Canada et deux aux États-Unis – sait de quoi elle parle. Arrivée à Montréal en 1995 après avoir quitté un emploi de secrétaire ennuyant et la belle région de Charlevoix, cette diplômée en actuariat a réussi, en moins de trois ans, à se bâtir une clientèle appréciable dans le domaine de la planification financière. Le tout sans famille ni contact en ville.</p>
<p>À force de travail acharné, Nadine a finalement réussi à créer une entreprise florissante, Lajoie des finances, qui ne lui demande presque plus de travail depuis qu’elle s’est trouvé un associé. Se la couler douce était pourtant hors de question pour cette boule d’énergie qui a profité de l’occasion pour réaliser un rêve qu’elle nourrissait depuis le début des années 2000. «J’ai toujours voulu une moto. Ma première, je ne l’ai eue qu’à 31 ans et, au début, je la conduisais sur la route. Après un an, j’étais déjà folle de vitesse et il était clair que j’étais faite pour la compétition.» En 2003, la motocycliste franchissait la ligne de départ d’une course de motos pour femmes organisée au Québec. Ce fut une révélation: pour sa première expérience, elle est parvenue à se hisser sur les marches du podium.</p>
<p>Quand elle a constaté que sa compagnie pouvait se passer d’elle pendant quelques mois, Nadine Lajoie n’a pas hésité. «J’avais une belle maison, une belle Mercedes. J’ai tout vendu en 2006 pour voyager seule pendant 4 mois en Winnebago dans le sud des États-Unis. Mes proches me disaient de ne pas le faire, que j’allais me faire violer ou arrêter par la police parce que je dormais dans des rues résidentielles.» Trois ans plus tard, Nadine sillonne toujours les routes états-uniennes, notant avec une précision chirurgicale chaque détail, chaque escale du trajet. Ses clients et ses amis peuvent ainsi suivre ses périples sur son site Internet.</p>
<p>Au fil de ses voyages, la jeune femme s’est bâti une solide réputation parmi les coureurs amateurs et elle est de plus en plus connue chez les adeptes de sports motorisés. En 2006, lors du Daytona Racing Week, l’un des événements le plus couru des motocyclistes américains, la belle blonde aux cheveux courts s’est classée troisième lors d’une course sur piste mouillée. Et ce, même si elle rivalisait avec une majorité d’hommes accompagnés de mécaniciens: elle se débrouillait seule pour changer ses pneus sous la pluie alors que ses concurrents étaient 4 ou 5 pour le faire.</p>
<p><strong>Donnez au suivant</strong></p>
<p><a title="dépression dépressif intervention prévention prévenir intervenir" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/04/22/nadine-lajoie-planificateur-financier-pianiste-auteur-compositeur-interprete-investisseur-immobilier/"><img style="margin: 5px 15px 0px 0px; border: 0pt none;" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2010/04/nadine3.jpg?w=216&amp;h=281" border="0" alt="nadine-lajoie-auteur-compositeur-interprète" width="216" height="281" align="left" /></a> Avant de donner des conférences pour les jeunes, Nadine Lajoie racontait son histoire autour de feux de camp, ici et là, lors de ses périples aux États-Unis. Chaque fois, ses interlocuteurs fascinés lui recommandaient de transmettre ce message d’espoir et de persévérance à ceux qui en ont le plus besoin : les jeunes. L’idée a fait son chemin et elle s’est finalement lancée.</p>
<p>À sa grande surprise, les obstacles se sont toutefois avérés nombreux et le réseau scolaire difficile à intégrer. Pour une femme habituée à foncer et à obtenir des résultats rapides, la situation était décourageante. «Je n’arrive pas à y croire… Je veux aider, parler de mon expérience, de prévention du suicide et on ne me laisse pas le faire. Ça fait 2 ans et demi que je planche sur le projet et ça commence tout juste à se débloquer.» Les quelques conférences déjà données dans le cadre du cours Éthique et culture religieuse ont pourtant eu des effets très positifs sur les jeunes. Nadine s’émeut encore des commentaires recueillis après sa dernière présentation: «Je n’aurais jamais pensé que mes paroles aient un tel impact sur eux, c’est tellement satisfaisant.»</p>
<p>Beaucoup de bon sens, d’émotions sincères et surtout les chansons qu’elle interprète à la guitare font de Nadine Lajoie une conférencière particulière. Pianiste, guitariste et auteur-compositeur-interprète n’ayant jamais percé, Nadine a trouvé le terrain parfait pour exploiter ses talents musicaux. Lors de ses formations, on lui avait pourtant déconseillé de mêler musique et conférences, sous prétexte que spectacle et contenu ne faisaient pas bon ménage. «Mais je ne fais jamais rien comme les autres, alors je l’ai fait quand même. C’est avec la chanson que tu vas toucher l’âme, le cœur des gens. Je le vois dans les commentaires, les jeunes me demandent de chanter plus souvent.»</p>
<p>Son dernier projet: éduquer les jeunes aux saines finances à l’aide d’un jeu de société, Cashflow. Une mission qui s’inscrit parfaitement dans la volonté qu’a Nadine de donner autant qu’elle a reçu. «Les finances et l’amour sont les deux domaines sur lesquels les jeunes sont les moins informés. Comme par hasard, ce sont aussi ceux qui causent le plus d’insatisfaction. Si je peux aider quelqu’un à être plus armé face à la vie, j’aurai réussi quelque chose d’important. C’est une grande chance que j’ai!»</p>
<p><a title="dépression dépressif intervenir prévenir internvention prévention" href="http://raymondviger.wordpress.com/2010/04/22/nadine-lajoie-planificateur-financier-pianiste-auteur-compositeur-interprete-investisseur-immobilier/"><img style="margin: 0px 5px 0px 0px; border: 0pt none;" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2010/04/nadine_entete.jpg?w=463&amp;h=105" border="0" alt="nadine_lajoie_racing_moto_course_motocyclette" width="463" height="105" /></a></p>
<p><strong>Autres textes sur la <a href="http://www.journaldelarue.com/sante-mentale">Santé mentale</a></strong></p>
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<p><a title="Intervenir sans faire une dépression" rel="bookmark" href="http://raymondviger.wordpress.com/2008/08/23/intervenir-sans-faire-une-dpression/"><strong>Intervenir sans faire une dépression</strong></a></p>
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<p><strong>Site Internet de </strong><a title="nadine lajoie racing conférencière" href="http://www.nadineracing.com/"><strong>Nadine Lajoie</strong></a><strong>. </strong><em>Photos: Jeepy Photos</em></p>
<p><em></em></p>
<div id="scid:0767317B-992E-4b12-91E0-4F059A8CECA8:eef0c0ad-6f4a-44b4-a9f3-437f8a1d938b" class="wlWriterSmartContent" style="display: inline; margin: 0; padding: 0;">Mots clés Technorati : <a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/nadine%20lajoie">nadine lajoie</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/planificateur%20financier">planificateur financier</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/pianiste">pianiste</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/auteur-compositeur-interpr%c3%aate">auteur-compositeur-interprête</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/investisseur%20immobilier">investisseur immobilier</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/volleyeuse">volleyeuse</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/volley-ball">volley-ball</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/volleyball">volleyball</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/musicienne">musicienne</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/Jeannette%20veut%20savoir">Jeannette veut savoir</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/Jeannette%20Bertrand">Jeannette Bertrand</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/racing">racing</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/planification%20financi%c3%a8re">planification financière</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/lajoie%20des%20finances">lajoie des finances</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/moto">moto</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/comp%c3%a9tition%20de%20motos">compétition de motos</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/comp%c3%a9tition%20moto">compétition moto</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/mercedes">mercedes</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/merc%c3%a9des">mercédes</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/winnebago">winnebago</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/sports%20motoris%c3%a9s">sports motorisés</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/Daytona%20racing%20week">Daytona racing week</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/daytona">daytona</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/daytona%20racing">daytona racing</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/%c3%a9thique%20et%20culture%20religieuse">éthique et culture religieuse</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/guitariste">guitariste</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/cashflow">cashflow</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/finances%20et%20amour">finances et amour</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/finance%20et%20amour">finance et amour</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/amour%20et%20finance">amour et finance</a>,<a rel="tag" href="http://technorati.com/tags/amour%20et%20finances">amour et finances</a></div>
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		<title>L’éducation comme arme contre le capitalisme sauvage</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 17:28:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renart Léveillé</dc:creator>
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<p><img class="alignnone size-full wp-image-8665" title="398255973_94d637d2c4" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2009/07/398255973_94d637d2c4.jpg" alt="398255973_94d637d2c4" width="349" height="475" /></p>
<p>Sur le blogue de <a href="http://anarchopragmatisme.wordpress.com/">David Gendron</a>, je suis tombé sur le terme « PARECON », via un <a href="http://anarchopragmatisme.wordpress.com/2009/06/17/retour-sur-le-merite-reponse-a-chantal-beaupre/#comment-5434">commentaire</a> de <a href="http://francoistremblay.wordpress.com/">François Tremblay</a>. J’ai cherché un peu et j’ai trouvé un texte sur <a href="http://www.zombiemedia.org/spip.php?article31">Zombie</a> qui en explique les grandes lignes. En gros, c’est un système économique basé sur des principes anarchistes (pas libertariens); « y sont bannis le marché (capitalisme), la planification centrale (social-démocratie, communisme centralisé, etc.), toute hiérarchie du travail (patron vs employé) et le profit. » C’est « un système décentralisé, démocratique, participatif et égalitaire. » Et c’est en fait une réponse aux critiques de la pensée anarchiste (du côté libertaire), question de donner du concret, de la chair autour de l’os.</p>
<p>À la suite de ce billet, il y a quelques commentaires. Un de ceux-là m’a beaucoup parlé :</p>
<blockquote><p><em><strong>Je trouve louable l’initiative PARECON, née d’une recherche d’équité dans un esprit anarchiste. Je n’y adhère pas pour 2 raisons : 1) cette construction idéologique va à l’encontre de la tendance naturelle humaine à systématiquement se laisser guider par ses instincts, lesquels nous poussent vers la facilité et l’individualisme. 2) L’individualisme débridé que nous connaissons aujourd’hui détruira peut-être le monde qui l’a vu naître, mais il ne sera jamais remplacé par un système intellectualisé trop complexe. Le résultat de la destruction du système actuel résulterait plutôt d’une copie neuve et identique de lui-même, condamné à se répéter tant qu’il n’aura pas appris à se transformer de l’intérieur. Le capitalisme n’est pas une création de l’intellect, mais bien une “herbe sauvage” qui ne veut que croître sans cesse, tel l’ogre affamé dont l’estomac à été remplacé par une pompe au mouvement perpétuel. Le capitalisme ne demande pas l’éradication, mais seulement d’être bridé et contre-balancé (sic) par une force d’opposition. La solution ? Instaurons un système d’éducation publique qui donnera la chance à chacun de développer son plein potentiel sans limite (sic) aucune, qui développera l’indépendance d’esprit et la critique constructive, et qui permettra à tous de devenir ce qu’ils veulent vraiment, à l’intérieur d’un cocon protecteur, à l’abri (sic) des interventions extérieures de la société jusqu’à, disons, 25 ans. N’essayons pas d’imposer nos vues sur la jeunesse, laissons là (sic) plutôt contrôler sont destin seule. Faites ça, et je vous garantis un monde meilleur en 2 générations. Ceux qui d’entre-nous (sic) valorisent l’appât du gain et l’amas de capitaux comme seuls moteurs de la vie quotidienne sont déjà trop atteints pour changer d’eux-mêmes. Et comme la nature s’opposera, et triomphera TOUJOURS des solutions forcées et compliquées, PARECON restera une autre belle idéologie condamnée à mort le jour même de sa naissance, et qui si elle se développe, le fera tel le cancer sur l’organisme qu’est la société, comme le communisme pur et dur avant elle.</strong></em></p></blockquote>
<p>Tout revient à ça, encore et toujours : l’éducation. Et qui dit éducation, dit évolution. Si on regarde en gros l’histoire, on remarque une lente évolution des systèmes qui régissent la société. La démocratie qui semble aujourd’hui prendre toujours de plus en plus d’ampleur était considérée par beaucoup de philosophes d’antan comme étant un des pires systèmes. Notre époque est propice à la démocratie, même si cet idéal est loin d’être atteint. Et pour ce qui est de l’anarchie, c’est du futurisme, ce vers quoi nous devons tendre.</p>
<p>Pour faire une comparaison simple avec la vie d’un humain, je crois que l’humanité est dans son adolescence. Elle est excitée par les gadgets, a encore besoin de se faire dire quoi faire par ses parents, et surtout, il lui manque encore un peu d’éducation pour s’affranchir. Donc, qui se demande encore quel devrait être le programme numéro un des anarchistes de toutes les tendances? Malheureusement, ce n’est pas demain la veille que l’État lâchera prise sur l’éducation.</p>
<p>Il faudra faire avec.</p></div>
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		<title>Quebecoise ou Haitienne?</title>
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		<pubDate>Sat, 09 May 2009 05:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raymond Viger</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Murielle Chatelier&#160;&#160;&#160;&#160; DOSSIERS REFLET DE SOCIÉTÉ ET CULTURE
Comme bien des immigrants de deuxième génération – c’est ainsi qu’on nomme officiellement les Québécois nés de parents immigrants – je me suis longtemps questionnée sur mon identité. 
Élevée à cheval entre deux cultures, celle de mes parents, originaires d’Haïti, et celle de leur terre d’accueil, j’arrivais difficilement [...]<img />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7534" class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2011/01/18/immigration-haiti-quebecoise-pure-laine/"><img class="size-full wp-image-7534  " title="1594411528_1512b1aad56" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2009/05/1594411528_1512b1aad56.jpg" alt="Photo : Flickr abdallahh" width="500" height="375" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Flickr abdallahh</p></div>
<p><strong><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2011/01/18/immigration-haiti-quebecoise-pure-laine/" target="_blank">Murielle Chatelier</a> DOSSIER </strong><a title="Reflet de Société / Journal de la Rue. Archives du magazine d'information et de sensibilisation sur des sujets d'actualités sociales: drogue, prostitution, suicide, alcool, gang de rue, jeu compulsif, jeunes marginalisés, travail de rue, itinérance, sexua" href="http://www.journaldelarue.com/culture" target="_blank"><strong>Culture</strong></a></p>
<p>Comme bien des immigrants de deuxième génération – c’est ainsi qu’on nomme officiellement les Québécois nés de parents immigrants – je me suis longtemps questionnée sur mon identité. <em> </em></p>
<p>Élevée à cheval entre deux cultures, celle de mes parents, originaires d’Haïti, et celle de leur terre d’accueil, j’arrivais difficilement à me définir. Québécoise ou Haïtienne? À 29 ans, cette quête incessante, grandissante et profondément troublante m’a amené à faire un long séjour dans mon pays d’origine. Six mois à la recherche de mon second moi.</p>
<h3>Le besoin de partir pour se redécouvrir</h3>
<p>Les prétextes pour expliquer mon départ soudain vers la terre natale de mes parents furent nombreux. Opportunité d’emploi intéressante, besoin de changer d’environnement, envie de découvrir mes racines… La vérité, c’est que je ne savais plus où j’en étais. Dès mon adolescence, j’ai été marquée par de pénibles remises en question, au point de passer de longues heures à marcher dans les rues, avec mon lourd fardeau de questions sur le dos. Le <em>melting pot</em> des valeurs transmises par mes parents et celles propres à la culture québécoise m’a toujours perturbé et embrouillé l’esprit. Mais c’est lorsque j’ai intégré le marché du travail que cette quête a atteint un point culminant et est devenue intenable.</p>
<p><em>«Toi, t’es née où?» «Est-ce que tu comptes retourner dans ton pays un jour?» «Depuis combien de temps es-tu arrivée au Canada?» «Comptes-tu t’établir en banlieue comme une bonne partie des immigrants?»</em> Voilà autant de questions auxquelles j’ai eu droit de la part de mes collègues, alors que je suis bel et bien née au Québec, à Montréal. Avant l’année 2007, je n’avais même jamais mis les pieds dans le pays de mes parents. À la longue, ces questions ont fait naître en moi un sentiment de frustration, surtout parce que j’avais toujours évolué dans la même société que mes confrères. Alors, à un moment, je me suis mise à penser que chez moi, c’était peut-être ailleurs.</p>
<h3>Se sentir l’étrangère</h3>
<p>Au début, quand je suis arrivée à Port-au-Prince, j’étais euphorique. Je sentais qu’on ne pouvait que m’accepter, parce qu’après tout, j’étais une des leurs. Pourtant, j’ai rapidement compris que, pour les Haïtiens, j’étais l’étrangère. Oui, même sans avoir à ouvrir la bouche, on devinait que je n’étais pas du pays. Quand je marchais dans les rues, on me dévisageait l’air de dire: «Oh! Regarde l’étrangère.» Une fois, alors que j’étais assise par terre dans un marché, au milieu des marchandises, un passant m’a montré du doigt en disant: «C’est une <em>diaspora </em>(c’est ainsi qu’on appelle là-bas les Haïtiens nés à l’étranger).»</p>
<p>Pour survivre, je m’étais déniché un emploi de journaliste dans le plus grand quotidien de la place, <em>Le Nouvelliste.</em> Dans une ambiance de travail des plus décontractées, je me suis fait de nombreux amis. Même si je ne comprenais pas souvent les expressions qu’ils employaient – je maîtrise le créole, mais comme dans chaque culture, les expressions sont très «locales» – les échanges allaient bon train entre nous. Mais là encore, nos mentalités et nos préoccupations respectives étaient si diamétralement opposées que je me sentais seule dans mon coin, malgré les rires francs qui animaient nos conversations.</p>
<h3>Québécoise ou Haïtienne?</h3>
<p>L’un de nos points de divergence était justement ma nationalité. Après quelques semaines passées dans la capitale, il ne faisait plus aucun doute dans ma tête que je ne pouvais pas me déclarer Haïtienne. Au contraire, j’avais plus envie de me dissocier de ce peuple que d’en faire partie. Le désordre généralisé dans lequel se trouve le pays, le manque de civisme des citoyens dans les rues, cette façon que les commerçants avaient de m’escroquer impudiquement parce qu’on supposait que j’avais plus d’argent que la moyenne, tout ça m’horripilait.</p>
<p>Pour mes collègues, animés d’un sentiment d’appartenance qui frise le fanatisme, c’était une trahison de dire que je me sentais plutôt Québécoise. Ils ne pouvaient pas comprendre que je ne sois pas habitée du même sentiment de fierté qu’eux, qui font partie de la première république noire à avoir acquis son indépendance. C’était en 1804. Moi, je vis en 2009. Et ça, c’était encore un point qui nous éloignait: ils vivent continuellement dans l’orgueil des gloires du passé, alors que les défis du présent m’importent plus.</p>
<h3>Pourquoi immigrer: comprendre mes parents</h3>
<p>D’ailleurs, c’est justement ce passé qui est à la base de la mentalité de mes parents, et c’est ce que j’ai compris lors de ce voyage. Dans mon jeune âge, ils ne faisaient qu’appliquer ce que leurs propres parents leur avaient appris. Mais ils avaient peut-être oublié que les choses avaient évolué depuis, et que mon environnement n’avait rien à voir avec le leur. C’est malheureusement le cas de beaucoup de parents immigrants.</p>
<p>L’un des dadas de mes parents était de m’empêcher de sortir, par exemple pour aller au parc avec ma sœur ou au cinéma avec mes amis. Selon leur façon de voir les choses, «l’extérieur» est une sorte de jungle où on peut facilement être amené à sortir du droit chemin, où les influences néfastes pullulent. Ce raisonnement qui m’emprisonnait a donné lieu à des scènes familiales orageuses. Pour moi, l’extérieur est plutôt un lieu de découvertes. Mais en Haïti, j’ai bien vu que la mentalité de mes parents prévaut encore, parce que les sorties des enfants sont très limitées, et pour les mêmes raisons que naguère…</p>
<p>Mais j’ai aussi fait une merveilleuse découverte à propos de mes parents. Avant d’avoir visité la campagne où ils ont grandi, je ne me suis jamais intéressée à leur émigration vers le Canada. Aujourd’hui, je réalise plus que jamais le courage qu’ils ont eu de partir de si loin uniquement pour offrir un meilleur avenir à leurs enfants. Une campagne où les commodités modernes n’existent pas, la pauvreté sévit et les espoirs se sont depuis belle lurette envolés. Mes parents se sont tenus debout, et ont franchi toutes les frontières pour atterrir à Montréal. Mon père est arrivé avec à peine 100 $ en poche, en 1972. Avec acharnement, il a travaillé pour rapatrier ma mère, en 1974. Tout ça, pour éviter à leurs enfants une vie de misère.</p>
<h3>Trouver son identité et comprendre ses origines</h3>
<p>À 30 ans, je ne me demande plus qui je suis, mais bien ce que je veux être. Bien sûr, ça me fatigue et m’irrite qu’on me demande encore d’où je viens. Certes, ma relation avec mes parents n’est pas idyllique. Mais j’ai saisi le pourquoi de leur périple, et par le fait même, les raisons qui font de moi un mélange de deux cultures. Vous savez, j’aurais pu grandir en Haïti, être coincée dans ce pays. J’aurais pu ne pas pouvoir rêver comme je le fais, être condamnée à l’indigence. J’étais à deux doigts de cette vie-là.</p>
<p>En me faisant naître au Québec, mes parents m’ont donné toute une liberté. Après avoir passé six mois dans leur pays, je sais que le temps n’est plus au questionnement. En fait, l’unique désir que mes parents aient tenté de m’exprimer, souvent maladroitement, c’est celui de me voir profiter de ma vie au maximum et d’exploiter tous mes atouts. Ils m’ont transplanté ici pour ça, pour m’offrir cette opportunité. Alors, maman et papa, je vous le jure que j’ai compris maintenant. Et ce que je veux être, c’est ce que vous avez fait de moi: une citoyenne du monde.</p>
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