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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
19 décembre 2011 |
4 commentaire(s) |
vu 941 fois Le film Le Mur, notamment avec son titre et la jaquette du dvd, insinue avec un jeu d’illusion par montage vidéo que Jacqueline Schaeffer affirme que l’inceste maternel cause l’autisme. Bien sûr elle ne dit pas ça, mais le film tel qu’il a été présenté, et la publicité qui en est faite sur le net, a fait en sorte que maintenant beaucoup de parents d’enfants autistes, et d’internautes, sont convaincus que, en ce qui concerne Jacqueline Schaeffer, l’autisme peut être causée par l’inceste maternel (entendre par là l’inceste physique, celui où un garçon pénètre sa mère).
La réalisatrice Sophie Robert sait pertinemment que des parents ont eu cette compréhension en visionnant le film. Jamais, à ma connaissance, elle n’a tenté de faire quelque chose pour renverser cette fausse perception. Pourquoi ? Est-ce que cela fait son affaire que les gens sautent ainsi aux conclusions sans plus de rigueur ?
Quel est le lien entre Sophie Robert et les administrateurs de la page FB
Soutien à Sophie Robert pour la diffusion de son film sur la psychanalyse ? Sophie Robert
est-elle d’accord avec leur façon de faire ? Sinon, pourquoi n’intervient-elle pas pour
signaler son désaccord ? Si oui, il y a question de s’interroger en lisant ce que Jacqueline
Schaeffer m’a écrit, et en le comparant avec ce qu’un des administrateurs de
la page FB de soutien à SR a publié en réaction à un de mes posts :
Échanges Facebook
28 novembre 2011 Soutien à Sophie Robert pour la diffusion de son film sur la psychanalyse
si elle a mis ces extraits, c’est que l’inceste a un rapport avec l’autisme, selon J Schaeffer. vous pouvez d’ailleurs lui poser la question directement, je vous donnerai son mail. selon elle un inceste maternel peut causer de l’autisme.
Intéressant qu’il faille jouer au journaliste et poser la question directement à Jacqueline Schaeffer pour le savoir. Pourquoi Sophie Robert n’a-t-elle pas posé la question à Jacqueline Schaeffer durant l’entrevue pour le film ? N’était-ce pas le but avoué du film, de nous faire connaitre l’opinion des psychanalystes sur la question de l’autisme ?
Intéressant de savoir que, selon cette administrateur, Sophie Robert n’a pas choisi d’insérer cet extrait dans son film parce que Mme Schaeffer a dit en entrevue que l’autisme pouvait être causé par l’inceste maternel, mais plutôt parce qu’elle « savait » que c’était ce que JS pensait, pour l’avoir supposément écrit dans un autre moment que l’entrevue.
Mais le film est supposé avoir fait des coupures fidèles aux propos des psys durant leur entrevue, et non fidèle à La pensée des psychanalystes, ni non plus d’ailleurs fidèle à la pensée d’un psychanalyste en particulier qui pourrait avoir été entendu hors entrevue. Qui plus est, le film était supposé traiter du sujet de l’autisme. Alors, choisir des extraits d’entrevue qui n’avaient pas pour thème l’autisme est totalement impertinent et trompe le public, ni plus ni moins.
À moins que Jacqueline Schaeffer ne mente en écrivant qu’elle n’a pas été interrogée sur l’autisme par Sophie Robert ? Pour ma part, je n’ai pas de raison de croire que JS pourrait mentir de façon aussi grossière. Mais il faut laisser le bénéfice du doute et faire parler toutes les parties. Sophie Robert a un droit de réponse et je l’invite à venir s’exprimer sur cette page, personnellement. Que dites-vous de cela Mme Robert, est-il vrai ce que Mme Schaeffer affirme ? Avez-vous oui ou non interrogé cette dernière sur l’autisme durant votre rencontre filmée ?
Échange de mails
entre Jacqueline Schaeffer
et Nathalie Roussy
De : Nathalie Roussy
Objet : l’inceste paternel, ça fait pas tellement de dégât
Date : 26 novembre 2011
A Jacqueline Schaeffer
Bonjour Madame Schaeffer,
Vous ne me connaissez pas, je ne suis qu’une internaute qui a visionné le document « le mur, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme ». Je viens de trouver sur internet, à cette page,
Vos propos ont choqué beaucoup de monde. Et ils sont choquants, madame. Même si on peut comprendre, avec le contexte, que ce que vous vouliez dire c’est que l’inceste paternel fait beaucoup moins de dégâts que l’inceste maternel, vous avez tout de même dit dans une phrase que ça ‘faisait pas tellement de dégâts’. C’est faux, une fille qui se fait violer par son père, elle souffre beaucoup, et ça fait beaucoup de dégâts. Même si sa souffrance n’est pas consciente et qu’elle est « un peu débile », elle souffre, inévitablement.
Vos propos m’ont dégoûtés au plus haut point. En plus de minimiser la souffrance de ces femmes, vous ajoutez du mépris en disant, avec un petit sourire en coin, qu’il y en a qui se débrouillent autrement.
NR
De : <jacqueline.schaeffer
Objet : Rép : l’inceste paternel, ça fait pas tellement de dégât
Date : 27 novembre 2011
À : Nathalie Roussy
Madame,
Vous avez parfaitement raison d’être indignée, car mon propos tel quel est inadmissible à entendre.
Je suis bien placée pour savoir que les dégâts peuvent être énormes, et je pourrais vous en parler plus longuement si vous le souhaitez.
Il faut que vous sachiez que j’ai été piégée par Mme Robert la réalisatrice, comme beaucoup d’autres collègues dans ces interviews car elle s’est présentée à nous comme une adepte de la psychanalyse, qui en avait fait l’expérience et tenait à en dire les bienfaits ! Elle en a profité pour pousser chacun dans ses retranchements en toute confiance.
En ce qui me concerne, le mot d’autisme n’a jamais été prononcé, elle m’a interviewée sur la sexualité. J’ignore encore comment elle a pu me pousser à ce dire, en le détachant de son contexte, ce qui est une pure malhonnêteté et une faute éthique.
Elle a refusé de me communiquer les rushes, si bien que je suis incapable de m’en souvenir.
Elle m’avait promis, en revanche, (et j’ai conservé tout l’échange de mails que j’ai eu avec elle et que je tiens s’il le faut à disposition), qu’elle ne terminerait jamais le document avant de me l’avoir montré.
C’est donc une trahison et une escroquerie totales.
Comme vous devez le savoir, il est très facile avec une même phrase, détachée de son contexte, d’en proposer une interprétation totalement aux antipodes.
Je mène un traitement avec une jeune femme qui a été incestée par son père, et j’ai pu constater à quel point cela avait nui à sa vie érotique, à sa vie de couple, à son projet de maternité et à sa vie professionnelle. Et je suis contente de vous dire qu’elle est en train de se récupérer, de se reconstruire autant qu’elle le peut, grâce à nos échanges et à tout ce qu’elle peut enfin exprimer. Elle a pu aller jusqu’à dire à quel point elle adorait son père, et ne souhaite toujours qu’une chose : c’est qu’il lui demande pardon, ce qu’il n’a jamais fait.
Le propos qui a été découpé est une pointe extrême. Celle des filles et femmes, qui ont peut-être subi moins de dégâts que ceux de la psychose de l’inceste fils/mère, mais qui n’ont pas eu la chance de faire un travail psychanalytique sérieux leur permettant de reprendre le chemin d’une vie plus libre et épanouissante. Celles-là peuvent s’enfermer dans une forme de « débilité’, qui est un mécanisme de défense.
Parmi celles qui s’en sont bien « débrouillées », mais au prix de souffrances inévitables, comme vous le dites, on peut citer l’exemple de l’admirée chanteuse Barbara.
Je vous remercie d’avoir osé vous adresser directement à moi.
Croyez que je regrette infiniment de vous avoir autant choquée et de vous avoir paru « méprisante », ce qui est contraire à ce que je ressens et qui a certainement été provoqué par une ruse de la réalisatrice.
Je vous autorise à communiquer autour de vous le contenu de ce mail, qui témoigne de ma sincérité, mais aussi de mon indignation et du « dégoût » que j’éprouve envers Mme Robert.
Je vous prie de croire, Madame, à mes sentiments les plus cordiaux.
Jacqueline Schaeffer
De : Nathalie Roussy
Objet : Re : Re: l’inceste paternel, ça fait pas tellement de dégât
Date : 27 novembre 2011
À : SCHAEFFER Jacqueline
Bonjour Madame Schaeffer,
Je suis très contente de votre réaction à ma lettre peu courtoise. Je n’aurais jamais pensé que vous m’auriez répondue, et encore moins avec ce ton et avec cette sincérité. Je suis moins indignée par vos propos, suite à votre lettre. Mais ce que vous m’avez écrit renforce ce que je me disais déjà, à savoir que vous avez fort probablement de la compassion pour les femmes qui souffrent consciemment d’avoir été violées par leur père. Pour ce qui est des femmes « débiles », votre lettre démontre qu’en fin de compte, vous avez aussi de la compassion pour elles également. Mais comme je vous écrivais, pour moi il est clair qu’aucun contexte pourra faire en sorte que la phrase qui m’a choquée soit acceptable à mes oreilles. Le contexte pourra certainement nous faire comprendre que, dans le fond, vous savez que l’inceste paternel fait des dégâts, mais la phrase a tout de même été dit : « l’inceste paternel, ça fait pas tellement de dégât ». Ce qui m’aurait apaisée, ce serait que vous dites vous être mal exprimée, tout simplement.
Quant à Sophie Robert, je soupçonne depuis le début qu’elle a été de mauvaise foi. J’ai même particulièrement mal au coeur de penser à la pédiâtre âgée (celle avec le crocodile), qui était tellement coopérative et qui expliquait tellement simplement ses propos pour que le public les comprenne, et qui oui, semblait se sentir en confiance avec Sophie Robert. Sophie Robert semble avoir, effectivement, piégé les psychanalystes.
Je vous prie de recevoir, Madame Schaeffer, mes plus cordiales salutations.
Nathalie Roussy
De : jacqueline.schaeffer
Objet : Rép : Re : Re: l’inceste paternel, ça fait pas tellement de dégât
Date : 27 novembre 2011 15:52:46 HNEC
À : Nathalie Roussy
chère Madame Roussy,
je vous remercie de votre réponse et de me pardonner en partie le côté décontexté du côté inacceptable de mon propos.
Je ne peux corriger en rien ce qui a été dit, et je pense, comme vous, que je me suis mal exprimée, et que sans le contexte qui précède ou qui suit, il m’est difficile de me faire pardonner. Ce qui est dit est dit.
C’est pourquoi j’ai préféré vous dire que c’était probablement provoqué par une pseudo connivence de la part de la réalisatrice.
Je vous remercie aussi de votre proposition de publier notre échange de mails, y compris celui-ci. Je vous demande seulement un moment avant de vous donner une réponse définitive pour une éventuelle diffusion.
Comprenez que je vous fais confiance, car votre sincérité est éclatante.
Et vous avez fort bien pressenti l’escroquerie de la réalisatrice.
Je vous en remercie
Bien à vous
Jacqueline Schaeffer
De : Nathalie Roussy
Objet : RE: Re : Re: l’inceste paternel, ça fait pas tellement de dégât
Date : 27 novembre 2011
À : SCHAEFFER Jacqueline
Bonjour Madame Scheffer,
Je respecte et comprends tout à fait votre hésitation à ce que nos échanges soient publiés sur internet. C’est peut-être mieux comme ça, je le pense personnellement.
Cordialement.
Nathalie Roussy
De : <Nathalie Roussy
Objet : demande de permission de parler de vous dans un texte
Date : 15 décembre 2011
À : SCHAEFFER Jacqueline
Bonjour Mme Schaeffer,
L’ affaire Sophie Robert a fait mobiliser beaucoup de mes énergies. J’ai eu ma part de dégoût, qui était à son sommet après que j’aie lu la mise au point d’Aldo Naouri et après avoir constaté la réaction de parents d’enfants autistes bornés, impassibles, méprisants, colériques et haineux. J’en ai eu physiquement mal au cœur durant 24 heures.
Pour clore mon épisode émotif en rapport à cette affaire, pour avoir l’esprit un peu plus en paix, et aussi dans l’espoir d’aider des personnes à se mettre au niveau du cœur (et sortir de la tête, de l’intellect), j’ai eu l’inspiration pour un texte ayant pour titre ‘Film Le mur : appel au dialogue et mise au point de psychanalystes’.
Je compte donner les références pour la lecture des mises au point de l’école de la cause freudienne, Pierre Delion, Laurent Danon-Boileau, Bernard Golse, Aldo Naouri, Geneviève Hag et Marie-Dominique Amy. Je vais mentionner également dans mon texte Thich Nhat Hanh, un bouddhiste, pacifiste et conférencier reconnu à travers le monde qui m’inspire. Thich Nhat Hanh parle beaucoup de l’importance d’avoir une vision profonde et de tenter de faire tomber les perceptions erronées. Il parle de l’importance de l’écoute profonde et compatissante, de l’ouverture à l’autre. Il parle de l’importance de prendre soin de sa colère sans agir sur le coup de la colère. Enfin, je me suis dit que ça me ferait du bien de l’écrire, et tant mieux si ça peut faire du bien à des psychanalystes, et encore mieux si ça peut influencer des parents à s’ouvrir au dialogue avec les psychanalystes qui leur tendent la main. Vous m’avez tendu la main pour le dialogue après ma première lettre de critique envers vous. Aldo Naouri l’a fait aussi, avec succès, avec deux parents ébranlés par le film Le Mur. Marie-Dominique Amy, présidente de la CIPPA, l’a fait aussi en entrevue. Je suis presque certaine que la plupart, sinon tous les psychanalystes du film, sont ouverts au dialogue avec les parents en colère ou les parents qui ont été ébranlés après avoir vu le film polémique le mur.?
J’ai commencé un brouillon du texte, et j’y parle d’« un psychanalyste » du film (vous) avec qui j’ai eu un échange qui a résulté en un changement dans mes perceptions vis-à-vis ce qui s’est passé et vis-à-vis lui. Je parle au masculin, pour ne pas que les gens devinent de qui je parle. J’ai tellement envie de vous mentionner Mme Scheffer, pour dire à quel point j’ai trouvé votre ouverture au dialogue remarquable. Je vous demande donc une première permission, après quoi je vous ferais lire le texte final pour une approbation finale à ce que votre nom figure dans le texte.
Cordialement vôtre.
Nathalie Roussy
De : jacqueline Schaeffer
Envoyé : 17 décembre 2011 14:05
À : Nathalie Roussy
Objet : Re: demande de permission de parler de vous dans un texte
chère Madame Roussy,
Après consultation de Mme Amy, nous pensons que votre projet de publier notre échange de mails est plutôt souhaitable.
Je vous autorise donc à publier tout ce qui se trouve dans ce dossier.
Vous pouvez citer mon nom, mais sans indiquer mon adresse mail. Je vous fais confiance
Merci de m’envoyer copie de votre texte
Bien à vous
Jacqueline
J’ai une question à Magali Pignard, une des administratrice de la page FB de soutien à SR.
Est-ce que vous avez visionné la totalité de l’entrevue filmée de Jacqueline Schaeffer avec SR? Je vous le demande parce qu’au moins une personne sur cette page FB m’a écrit avoir visionné les rushes.
Si oui, pourriez-vous confirmer si oui ou non il a été question d’autisme durant leur entrevue?
08:22, le Mardi 20 décembre 20111. Je note en passant que Jacqueline Schaeffer avoue presque explicitement qu’elle a l’habitude de pratiquer un double langage : Si j’ai bien lu, elle a été piégée non parce qu’on l’a amenée à dire des choses qu’elle ne pense pas, mais parce qu’elle était suffisamment en confiance pour livrer le fond de sa pensée, croyant parler à une convaincue.
2. J’ai visionné le film en entier deux fois, et je n’ai jamais pensé que J. S. parlait d’inceste « réel » entre la mère et l’enfant.
3. En quoi le fait de dire que l’inceste maternelle est plus grave que l’inceste paternel est-il moins (ou plus) choquant si on ne parle pas d’autisme ?
4. J. S. prétend dire la vérité : la bonne question à se poser n’est donc pas de savoir si ce qu’elle dit est choquant ou non, mais si c’est vrai ou faux (personnellement, je pense que c’est faux). La vérité peut être choquante à l’occasion. Je trouve l’ensemble de cette polémique bancale, à cause de la confusion entre le vrai et le politiquement correct.
01:29, le Mercredi 21 décembre 2011Magali Pignard a vu les rushes du film Le Mur
et cache au public la vérité sur l’entrevue de Jacqueline Schaeffer
Dans un fil de discussion sur facebook, la page de soutien à Sophie Robert pour la diffusion de son film sur la psychanalyse, Magali Pignard a admis avoir vu les rushes du film Le Mur, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme. À la question que je lui ai posée, elle a refusé de répondre, affirmant qu’elle avait fait la promesse (à Sophie Robert, on le présume) de tenir sa langue jusqu’à l’issue du procès des trois plaignants (26 janvier 2012). La question était « . SR a-t-elle, oui ou non, parlé d’autisme durant son entrevue avec JS pour faire son film sur l’autisme? Est-ce que le mot autisme a été prononcé ne serait-ce qu’une seule fois durant leur entrevue filmée? »
Mais ce qui est bizarre, c’est que Jacqueline Schaeffer n’est pas une des trois plaignantes. Alors, pourquoi s’abstenir de répondre à cette question jusqu’à l’issue du procès intenté par les trois plaignants contre SR pour empêcher la diffusion de son film ?
Sophie Robert se plaint que la liberté d’expression et d’information est atteinte, si le film est interdit de diffusion à l’issue du procès. Mais elle-même cache des informations au public. Pendant ce temps, un public non averti est hypnotisé par le jeu de montage absolument malhonnête de la part de la réalisatrice. Son montage vidéo incite les gens naïfs (ils sont beaucoup trop nombreux, malheureusement) à se laisser convaincre que Jacqueline Schaeffer affirme qu’un garçon qui pénètre son pénis dans le vagin de sa mère deviendra automatiquement autiste. Certaines personnes (les plus malades j’en ai bien peur) iront même jusqu’à croire que Jacqueline Schaeffer accuse les mères autistes d’avoir fait l’amour avec leur garçon, en se laissant pénétrer par lui. Jacqueline Schaeffer ne croit pas une telle chose et ne tiendrait jamais de tels propos. Sophie Robert le sait très bien. C’est absolument ahurissant, c’est scandaleux, qu’elle laisse les gens croire à de pareilles monstruosités. Quelles calomnies indirectes de la part de Sophie Robert. Quelle langue sale, cette Sophie Robert, que de laisser se propager des rumeurs aussi scandaleuses sur ce que dit et croit Jacqueline Schaeffer.
Sophie Robert compte sur le soutien de personnes qui, justement, ne sont pas capables de faire la part des choses. . J’ai observé depuis quelques mois que les personnes du groupe de soutien à SR écrivent vraiment du n’importe quoi, font de l’amalgame de tout et à toutes les sauces (douce, aigre-douce et piquante).
C’est absolument scandaleux, de la part de Sophie Robert, qu’elle profite de la souffrance des parents et de leur manque de lucidité pour faire un film avec un montage malhonnête, pour s’assurer du soutien de ces mêmes personnes.
J’ai eu le temps de copier-coller une partie de ce que Magali Pignard a écrit, juste avant qu’elle ne supprime, la même journée, ses commentaires. Magali Pignard se sentait dans l’eau chaude ? Il faut dire que la question est embarrassante, car elle va au cœur de l’honnêteté de la démarche de la réalisatrice.
Voici le fil de discussion sur facebook soutien à Sophie Robert le 19 janvier
Michelle Tochet
« Vous pouvez expliquer Sophie Robert dans quelle conditions vous avez fait ce film???? Pour Arte n’est-ce pas???? »
Magali Pignard
« Un cadre important d’ARTE ( Alex Szalat ) avait proposé àSophie Robertde diffuser son film. Il a été mis sur la touche et remplacé par Martine Saada qui est ouvertement pro psychanalyse. pour en savoir plus sur les motivations de sophie à realiser ce film vou spouvez ecouter cet interview http://www.dailymotion.com/video/xlbjdc_itw-de-sophie-robert-par-autisme-info31_news »
Michelle Tochet
« je ne crois pas que ce soit aussi simple et les conditions du film le montage, vous le connaissez??? »
Magali Pignard
« oui je connais les conditions du film, le montage, j’ai vu les rushs. et j’ia bien que si ce soit simple. »
Magali Pignard
« bien sur si vous voulez verifier par vous meme Michelle Tochet vous pouvez contacter Alex Szalat ici ; a-szalat@artefrance.fr »
Sofia Hazan
« Vous dites Magali avoir vu les rushes. Vous êtes donc en mesure de confirmer ce qu’a écrit Jacqueline Schaeffer à Nathalie Roussy « En ce qui me concerne, le mot d’autisme n’a jamais été prononcé, elle m’a interviewée sur la sexualité ». Pouvez-vous le confirmer, enfin? Nathalie Roussy n’a jamais eu de réponse à ce jour de la part de Sophie Robert, et pourtant vous lui avez écrit sur cent papiers qu’elle répondrait à ses questions. Beaucoup plus de personnes que vous pouvez l’imaginer aimeraient bien avoir la réponse à cette question des plus pertinentes. SR a-t-elle, oui ou non, parlé d’autisme durant son entrevue avec JS pour faire son film sur l’autisme? Est-ce que le mot autisme a été prononcé ne serait-ce qu’une seule fois durant leur entrevue filmée?
Magali Pignard
« à sopfia hazan; je ne peux pas repondre, sachez simplement que pour aovir vu le contenu des rushs, si ils sont utilisés pour d’autres films, et bien la psychanalyse va etre encore plus mal en point! »
Sofia Hazan ? »@Magali, comment ça, vous ne pouvez répondre à la question? vous parlez des autres films, mais concentrons-nous un instant sur le film sur l’autisme. Elle est pourtant simple et facile à répondre, la question. Elle se répond que par un oui ou un non. Je me doutais que vous ne répondriez pas, et votre silence confirme que la question posée par Nathalie Roussy est embarrassante pour Sophie Robert. En l’absence d’une réponse, et bien, considérons que ce que dit Jacqueline Schaeffer est véridique : elle n’a jamais parlé d’autisme avec Sophie Robert dans leur entrevue. Pourtant, SR a mis des extraits de cette entrevue dans son film sur l’Autisme. Quelle mauvaise façon de faire du documentaire. Quelle malhonnêteté de la part de SR, et quelle malhonnêteté de votre part aussi Magali. »
Magali Pignard « Sofia Hazan : un peu de patience..je n epeux pas repondre maintenant dans le contexte. je repondrai peut etre à l’issue du verdict, ou lors de l’appel…patience. desolée je me suis engagée »
Sofia Hazan « vous vous êtes engagée à tenir votre langue, Magali jusqu’à l’issu du verdict? Mais JS n’est pas une plaignante, alors je ne vois pas le rapport »
12:19, le Samedi 21 janvier 2012Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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nathalieroussy a répondu:
décembre 21st, 2011 à 04:27
1. « Je note en passant que Jacqueline Schaeffer avoue presque explicitement qu’elle a l’habitude de pratiquer un double langage : Si j’ai bien lu, elle a été piégée non parce qu’on l’a amenée à dire des choses qu’elle ne pense pas, mais parce qu’elle était suffisamment en confiance pour livrer le fond de sa pensée, croyant parler à une convaincue. »
C’est une façon correcte et logique de voir les choses. C’est effectivement une possibilité. Mais ce n’est pas la seule possibilité. . Il est possible que JS ait refusé de parler à SR si elle avait connu ses intentions, tout simplement pour éviter que ses paroles ne soient pas bien utilisées dans un montage qui pourrait faire croire au public qu’elle a dit des choses qu’elle n’a pas dites.
2. « J’ai visionné le film en entier deux fois, et je n’ai jamais pensé que J. S. parlait d’inceste « réel » entre la mère et l’enfant. »
Si vous n’avez jamais pensé qu’elle parlait d’inceste réel, c’est que vous n’avez vraiment pas compris ce qui était pourtant dit clairement. Pénétrer sa mère, ça veut dire quoi pour vous ? la pénétrer psychologiquement ? Non monsieur, il est bien clair que JS parlait d’inceste réel, je veux dire au sens physique du terme. Alors que dans le reste du film, l’inceste est vu dans un sens psychologique, celui où la mère « pénètre » son enfant, l’avale tout rond (mère crocodile). Ce sont deux choses différentes, et la malhonnêteté de la réalisatrice, qui est intelligente et savait très bien cette différence, est d’avoir choisi cet extrait tout en sachant très bien à mon avis que les gens ne feraient pas la différence entre les deux types d’incestes (psychologique et physique), et entre psychose et autisme.
3. « En quoi le fait de dire que l’inceste maternelle est plus grave que l’inceste paternel est-il moins (ou plus) choquant si on ne parle pas d’autisme ? »
Pour moi, les propos de SF ne sont pas moins choquant parce qu’elle ne parlait pas d’autisme. C’est plutôt que je trouve pervers et dégoûtant le fait, pour la réalisatrice, d’avoir choisi cet extrait précis dans un film sur l’autisme. Son film est dit un documentaire sur la façon que l’autisme est traité par les psychanalystes, alors c’est du mauvais documentaire de choisir expréssment un extrait des 60 heures de rushes qui n’a absolument aucune fonction d’informer le public sur le sujet. Sophie Robert a en sa possession 60 heures de rushes, et son job en tant que documentariste d’un film intitulé « le mur, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » est de faire des coupes au montage du film qui non seulement sont pertinentes à bien nous faire connaitre les propos des personnes interrogées durant le film, mais aussi de bien nous informer sur le sujet annoncé. Or, cet extrait choisi par SR semble avoir seulement pour fonction de choquer le public et de le dégoûter. Cet extrait trompe le public.
4. « J.S. prétend dire la vérité : la bonne question à se poser n’est donc pas de savoir si ce qu’elle dit est choquant ou non, mais si c’est vrai ou faux (personnellement, je pense que c’est faux). La vérité peut être choquante à l’occasion. Je trouve l’ensemble de cette polémique bancale, à cause de la confusion entre le vrai et le politiquement correct. »
C’est vrai, la vérité peut être choquante parfois. Mais elle n’est pas toujours bonne à dire, dans le sens nécessaire. Je n’ai pas écouté l’entrevue, et ne sait donc pas si SR a posé des questions qui ont poussé JS à commenter au sujet de la différence entre l’inceste paternel et maternel. Peut être que JS en a parlé pour répondre à une question précise de SR ? Un jour, j’aimerais bien, si SR veut bien accepter de le diffuser, tout écouter cet entrevue.
Personnellement, j’aime pas trop l’idée de faire un palmarès de ce qui est « le plus grave » entre les deux, car dans les deux cas, c’est un véritable drame. Comme de dire : « est-ce plus grave qu’une fille se fasse violer par un inconnu ou par quelqu’un de sa famille ? ». Je crois que dans les deux cas, c’est terrible. Ceci dit, si on me demande mon opinion, je dirais qu’il est probablement vrai que l’inceste maternel (très rare, dans le sens d’un garçon qui pénètre sa mère) a plus de conséquences psychologiques qu’un inceste paternel (un père qui viole sa fille).