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MH370 (25) : retour sur les cargos… et l’Artic Sea

Bachar el -Assad a reçu une imposante aide militaire directe de Vladimir Poutine. Il n’y a pas que des bombardiers venus sauver le régime vacillant.  Son ampleur a été sans précédent : ce ne sont pas que des Ill-76 qui se sont effectivement posés à Lattaquié (Lattakia), mais aussi d’énormes Antonov 124 bourrés de matériel de guerre et de munitions (j’y reviendrai dans un prochain épisode).  Les livraisons par mer et par cargo n’ont pas été en deçà, comme je l’ai déjà écrit ici à plusieurs reprises (et notamment ici (1)).  Elles font partie d’une organisation de livraison d’armes que l’on peut appeler « le réseau Odessa », et dont l’actualité nous avait offert un épisode inattendu :  celui des surprenantes pérégrinations fantasques d’un cargo appelé Artic Sea, resté dans toutes les mémoires il y a quelques années maintenant. Le problème étant que ces cargos n’ont pas livré que la Syrie…  loin s’en faut !

Nota :  à ceux qui pourraient penser récupérateur l’association de la catastrophe du vol MH-370 dans le titre de cette longue série, je rappelle qu’à l’origine il y a la forte suspicion émise par l’un des parents de victimes françaises sur la possibilité que le Boeing 777 incriminé ait pu avoir eu affaire à un trafic de ce genre, ou à une bavure militaire liée à ce trafic.  La série a débuté ici

Certain cargos russes, ou en liaison avec la Russie, via la Lettonie comme on va le voir, ou l’Ukraine, ont eu ces dernières années un comportement étrange et répétitif qui aurait dû nous interpeller, à vrai dire.  Mais bon, un navire qui penche tout d’un coup en pleine mer; c’est plutôt fréquent, à vrai dire, surtout si on l’a chargé en dehors du bon sens, ou si sa cargaison en cale a été mal arrimée.  Mais là, nous avons eu affaire à un mode répétitif qui aurait dû alerter… car le phénomène s’était produit plusieurs fois.  Avant même, donc, de revenir sur l’expédition du cargo qui a tenu la presse en haleine en 2009, ils nous faut donc revenir un an avant, puisque cette info-là était passée inaperçue sur le fond (mais avait fait la une des journaux quand même, vue son ampleur).  Elle était déjà annonciatrice de ce qui se tramerait l’année suivante, à bien regarder… Les journaux anglais, le 15 janvier 2008, montraient en effet des photos de plages du Dorset, dont celle de Portland Bill, (et celle de Whorting) couvertes de morceaux de bois.  2000 tonnes en sont tombés à une trentaine de km de  Portland Bill (au 50°11’6″N   2°50’6 »W) du pont d’un cargo grec appelé le Ice Prince, long de 100 mètres et faisant 6 395 tonnes. Le bateau avait disparu la veille, le 14, dans les flots, mais personne n’avait su expliquer pourquoi s’était-il mis à pencher autant avant de sombrer par 60 mètres de fond.  L’Ice Prince était un vraquier, c’est à dire qu’il pouvait transporter de tout :  il possédait des cales pour prendre du vrac (minerai ou blé, ou sacs de riz, ici une cale de ce type à gauche) et un pont fermé au dessus, où on pouvait stocker des containers, par exemple, ou… du bois, alors solidement arrimé sur le pont.  Charger un cargos de bois sur son pont est en fait tout un art.  C’est très certainement le chargement de la cale qui l’avait fait verser, en ce cas et non nécessairement le bois comme on avait pu l’imaginer.  Reste à savoir ce qu’il contenait à fond de cale, justement.  Des véhicules militaires ou un chargement plus lourd encore ?  On se perdait en conjectures alors, dans le Dorset…  Le bateau se rendait alors en Algérie.  Le phénomène semble avoir  été en répétitif : en janvier 2009, même scénario en effet avec le Sinegorsk de la FESCO (voir ici en vidéo, et observer que ce n’est pas le chargement de bois qui l’alourdit le plus), autre vraquier dont la destination était cette fois Alexandrie en Egypte et qui perdait à nouveau son chargement, après s’être mis à pencher dangereusement d’un côté.  A bord il y avait 25 marins, tous russes.  En mars 2009, leur confrère, le même type de vraquier, affrété par une société Canadienne, Great Lakes Feeder Lines, arrivé à Pietarsaari, en Finlande, repartait pour Béjaïa, en Algérie.  Celui-ci est beaucoup plus connu :

C’était l’Artic Sea, que l’on ne présente plus. Présentant le même chargement de bois au dessus du pont, protégé cette fois par des bâches (cf à gauche) … comme on peut le voir ici à droite ci-dessus.  Lorsqu’il rentre à Malte, à son port d’attache de La Valette, après son incroyable périple aux mains de pirates tatoués de partout comme le montrera avec délectation la TV russe, il est encore très bas sur l’eau (cf ici à droite), et ce ne semble pas dû uniquement à son chargement de bois.  Ses cales aussi devaient être sinon pleines, au moins lestées d’engins très lourds.  Son propriétaire, Olchart Archangelsk, était également le propriétaire et l’exploitant de l’Arctic Sky, qui lui a effectué de nombreux voyages de Kaliningrad en Syrie, on en est certain.  Des voyages emportant des armes, c’est pourquoi on a légitimement pu penser que l’Artic Sea avait fait de même.  Mais pour l’Artic Sea, on va voir que ce n’a peut-être pas été le cas… pour ce qui est de la destination.  A ce moment-là, les cargos russes ne livrent pas mais reprennent plutôt tout un lot de Mig-29 russes fournis en 2006 et 2007 et que les algériens ont refusé de garder : on leur avait vendu des matériels « neufs », ils avaient reçu 12 vieux coucous MiG-29SMT retapés à la va-vite et mal repeints… ils avaient été fabriqués à partir de cellules produites dans les années 1990 et non de cellules neuves.  A gauche le Sinegorsk en difficultés :  on peut s’apercevoir que même s’il a déjà perdu une partie de son chargement de bois, il demeure bien plus haut sur l’eau que l’Artic Sea ne l’était.

Selon le rapport de l’Odessa Network (Page 73) du think-tank C4ADS  en effet, réalisé par Tom Wallace et Farley Mesko « le chemin exact emprunté par les envois d’armes connus de l’Arctic Sky a été par exemple le trajet de Kaliningrad le 14 avril 2012 avec arrivée à Tartus le 12 mai 2012; puis retour  à Kaliningrad le 8 août 2012, puis un nouveau transit vers Tartous du 14 au 21 octobre. L’Arctic Sky (ici à droite à vide, on peut remarquer que c’est aussi un brise-glace, sans bulbe avant) a également fait plusieurs arrêts à Oktyabrsk / Nikolaev. »  Bref, des cargos transporteurs discrets d’armements, utilisant tous les mêmes trajets ou presque, ou présentant le même procédé pour dissimuler leur véritable chargement… tel le Lady Juliet, cargo de 12 296 tonnes battant pavillon de  St. Vincent et Grenadines, qui, le 18 décembre 2009, est allé livré discrètement 6,9 tonnes d’ammonium-nitrate en Algérie, toujours en partant de Oktyabrsk/Nikolaev.  Le bateau était enregistré chez White Albatross Ltd, situé à la même adresse que Kaalbye Shipping !

Comme armements lourds probables, à bord de ces cargos, on peut citer des engins comme Les Smersh, les Uragan ou les Grad, tous fabriqués par la Splav State Reseach and Production Association à Tula, à 120 km au sud de Moscou.  A Tula, où l’on trouve aussi la fabrique de munitions approvisionnant Century Arms aux USA !!!  Dans le même rôle, j’ai cité ici même l’ l’Ocean Fortune, et son trajet mystérieux expliqué ici, ou le Nour M,  un cargo intercepté le 16 novembre 2013, par les gardes-côtes grecs en mer Egée au large des îles Sami. Il se dirigeait vers la Syrie, mais avait incurvé son trajet vers la Libye dès qu’il s’était senti suivi. C’est un petit cargo (IMO 7226627) de 2176 tonnes de DWT seulement, battant pavillon de Sierra Leone, armé par une société libanaise de Tripoli (c’est aussi au Liban).  Le cargo était parti du port de Nikolaev en Ukraine, le 25 octobre précédent, direction Istanboul, où le navire était resté du 30 octobre au 3 novembre.  Mais son répondeur avait été éteint du 25 octobre au 30, alors qu’il n’y a que 30-40 heures de trajet séparant Nikolaiev d’Istanboul.  Qu’avait-il pu faire entre temps, nul ne le sait.  A bord, plus de 20 000 kalachnikovs dans 8 containers avaient été saisies.  Le 13 novembre son déchargement est terminé dans le port de Rhodes où il a été emmené.  Or un mois après, le 11 décembre, il sombre, toujours amarré, en raison d’une énorme tempête.  L’avait-on laissé sciemment se fracasser sur les quais ?  A qui exactement étaient destinées les Kalachnikovs ?

Un cargo découvert rempli de missiles… américains !

Ces cargos ont sans aucun doute transporté des armes au nom d’une sorte de consortium dont le seul profit financier était le but :  résultat il n’y a pas que l’armement des troupes de Bachar el Assad en Syrie qui a pu l’intéresser.  L’histoire de l’Artic Sea est connue, je ne m’étends pas dessus (on reverra ça un peu plus loin), et cite plutôt la découverte, deux ans plus tard, du Thor Liberty, fort similaire au navire aventurier de l’Atlantique, un cargo retrouvé arrêté au quai N°14 de Kotka, en Finlande avec à bord 11 marins Ukrainiens et un lot de 69  missiles Patriot… relançant les spéculations sur ce qu’avait bien pu transporter l’Artic Sea qui intéressait tant Vladimir, qui avait envoyé un navire militaire pour le chaperonner…

Des missiles « Patriot », voilà qui nous éloigne de l’armement des armes originaires de l’Est, en effet. Qui avait pu cette fois faire circuler ainsi  « discrètement » autant de missiles Patriot, reste sidérant…. Que venaient faire ces engins américains d’origine dans le ballet de cargos déjà décrit ?  Le Patriot, un missile bien vendu, car on trouve pas moins 16 pays sur sa liste d’utilisateurs d’un engin qui en fait n’a jamais démontré de réelle efficacité.  Un missile répandu, certes, mais qui a bénéficié de force publicité médiatique pour se vendre, alors que sur le terrain ses résultats ont été plus que décevants…  Le pays où il a le plus mal marché était en fait… Israël.  L’aveu avait été fait rapidement après sa mise en service, dès le 7 avril 1992, par Theodore Postol du Massachusetts Institute of Technology, et Reuven Pedatzur de l’université de Tel Aviv, venus témoigner ensemble de son inefficacité criante ; selon eux, le système de Patriot avait eu un taux de succès inférieur à 10 % seulement...

En Arabie Saoudite il ne s’était pas montré plus brillant durant la guerre du golfe… notamment à Dahran où un Scud non intercepté avait tué 28 soldats américains.  Aussi est-il surprenant de le voir cité encore récemment.  En mars 2018; c’est à dire fort tardivement, le magazine FP le reconnaissait enfin noir sur blanc :  «Les preuves sont là: le système de défense antimissile sur lequel les États-Unis et leurs alliés s’appuient est un fiasco » .

Selon le site spécialisé Defensa, l’engin a surtout réussi à abattre des avions alliés, un épisode minimisé de la Guerre du Golfe : « ce sont les deux seuls avions que le Patriot ait jamais abattus », disait après la deuxième Guerre du Golfe (Iran, 2003) l’analyste de GlobalSecurity.org John Pike, cité dans le Guardian du 23 avril 2003, du temps où ce quotidien était fréquentable » (nota : l’avis est du magazine).  « Ces deux “seuls avions” que les missiles US sol-air Patriot ait donc descendus au cours d’opérations de guerre sont un Tornado de la RAF britannique le 23 mars 2003 (ici à gauche) et un F/A-18 de l’U.S. Navy le 3 avril 2003, tous deux en Irak.  Pike encore : « Sans aucun doute, le plus gros ratage technologique dans cette guerre est le Patriot. [Un de ses plus importants problèmes] est sa capacité à distinguer une cible amie d’une cible ennemie. » Non seulement, le Patriot ne distingue pas entre “amis” et “ennemis” mais il a une nette préférence pour ne se payer que “les amis »… Le système Patriot et sa vente « forcée » serait donc un des pires échecs déguisés de l’armement américain !!  Ah mince, ça nous avait échappé, ce désastre industriel qui nous en rappelle un autre en cours avec le F-35 !  A droite, la cérémonie d’enterrement à Arlington du Lt.  Nathan White, âgé de 30 ans, l’infortuné pilote du F/A-18 Hornet de l’Astugi Naval Air Facility tué en Irak par le tir de Patriot.

Un bidule qui ne marche pas bien (comme le F-35 !) 

 Les 69 missiles Patriot découverts étaient destinés à qui, voilà tout la question. Auraient-ils été aussi dissimulés dans l’Artic Sea pour être à nouveau remis dans le Thor Liberty ??
Ça semble improbable.  Mais ça expliquerait assez un voyage express de Netanyahou à Moscou (précédé par Shimon Peres) lors de la recherche du cargo perdu, voyage effectué bord du jet privé de son ami.  Lors de l’affaire, on avait fortement suspecté un commando israélien d’être venu inspecter le navire, avant de repartir comme si de rien n’était :  on savait du côté de Tel-Aviv ce qu’il transportait… et on l’avait laissé circuler…  Cela nous avait été en tout cas  présenté tout autrement, en réalité, en laissant lourdement entendre qu’il aurait pus s’agir de missiles destinés à l’Iran !!!  Les médias avaient été trompés en orientant le débat sur cette seule piste des S-300 !!!  Et qui donc, en effet, pris la main dans le sac, aurait-il eu intérêt à créer ce mythe du transfert de missiles S-300 à l’Iran… sinon Israël ?  En ce cas, le commando  « d’hommes masqués » venu aborder le navire le 24 juillet 2009 et se présentant comme des policiers suédois était-il israélien ?  Les marins à bord avaient entendu les gens monter à bord parler anglais entre eux !
Le missile-rebut, refourgué à d’autres
Qui donc aurait voulu d’un pareil engin comme le Patriot, en fait ?  Il n’a en fait JAMAIS marché correctement, comme l’indique ici CorpWatch.  En fait, il savait abattre, mais tout ce qui lui tombait sous l’emprise de son radar, avions amis compris  :  « en effet, il existe de nombreuses preuves que le Pentagone et les entrepreneurs du Patriote (Raytheon et Lockheed) savent depuis près de 10 ans que le missile a des difficultés à discriminer les missiles entrants des avions amis. Le problème de repérage des cibles a été révélé pour la première fois lors de tests menés à la base aérienne de Nellis en 1993.  Au cours de ce test, un avion américain simulant le retour d’une mission volait dans un couloir réservé aux avions amis, mais aurait quand même été « abattu » par le Patriot était-ce une situation de combat.  Au fil des ans, des milliards de dollars ont été investis dans le programme sans que l’on puisse constater une amélioration de ce défaut fondamental et mortel.  Des exercices et des tests ultérieurs ont révélé que les problèmes de discrimination du radar Patriot n’étaient pas résolus, selon Philip Coyle, ancien directeur, Operational Test and Evaluation, du bureau de test indépendant du Pentagone. Coyle dit que les problèmes ont été identifiés lors des exercices dits d’opérations conjointes de défense aérienne et de zones d’engagement conjoint au milieu des années 90.  Malgré cela, le Pentagone a poussé à augmenter la production du Patriot III dans les mois qui ont précédé l’invasion de l’Irak.  En novembre 2002, le lieutenant-général Ronald Kadish, directeur de l’Agence de défense antimissile du Pentagone, a déclaré au Congrès que l’armée devait intensifier de façon spectaculaire la production des nouveaux Patriots, non seulement pour être utilisés en Irak, mais également en Corée du Nord, en Iran et en Libye. «  « Ma recommandation est d’acheter les PAC-3 aussi vite que possible », a déclaré Kadish. Interrogé sur les problèmes rencontrés avec le système, Kadish les a écartés, affirmant qu’ils étaient simplement « mineurs » et « ennuyeux ».  Le Congrès, toujours soucieux de colporter du porc du Pentagone, y a consenti, augmentant ainsi la production de missiles Patriot de plus de 10%. Comme d’habitude avec le Pentagone, le coût n’est pas un problème. Mais le Patriot est un système très coûteux, qui devient de plus en plus coûteux. Raytheon et Lockheed avaient initialement promis de fournir le nouveau système Patriot pour 3,7 milliards de dollars.  Maintenant, le coût a grimpé à 7,8 milliards de dollars.  Chaque unité de missile Patriot coûte environ 170 millions de dollars.  Lors de la première guerre du Golfe, quatre missiles en moyenne ont été lancés contre un seul Scud entrant.  L’ancien PAC-2 est sérieusement défectueux.  Mais la nouvelle version du Patriot a connu des difficultés sur le terrain, bien que cela n’ait pas dissuadé le Pentagone d’accroître sa production. Au cours de l’été 2002, le nouveau missile Patriot avait échoué plus de la moitié de ses essais sur le terrain. Dès le début, le logiciel qui guide le missile présentait des signes de graves problèmes informatiques. Le programme avait deux ans de retard et les coûts passaient de 557 millions à 1,1 milliard de dollars rien que pour le logiciel.  Et ça n’a toujours pas fonctionné correctement.  En 2001, les dépassements de coûts du système avaient dépassé 10 millions de dollars par mois ».  Décidément, le cas du Patriot, poussé en avant alors qu’imparfait par le Pentagone, ressemble beaucoup à celui du F-35 aujourd’hui. Une vente à marche forcée, alors que se géniteurs connaissaient ces criantes insuffisances !  A noter que depuis le Thor Liberty enregistré en 2012 en Angleterre est devenu le Moreta Cargo 5 en 2017.  Il est désormais Philippin.

Mélange étrange de couleurs en Corée du Sud

A qui étaient destinés les 69 « mauvais » missiles  ?  Selon certaines sources, les missiles Patriot provenaient de l’armée allemande et auraient été « destinés à la Corée du Sud » et non à la Chine, après une « vente légale sur la base d’un accord entre les deux Etats » selon une « source bien informée », à savoir un porte-parole du ministère allemand de la Défense !  Mais pour d’autres , c’était bien en fait  Israël qui aurait refourgué à la Chine son système inopérant !!  A ce jour, on a toujours pas la réponse à ce problème d’origine exacte des engins.  Noter que la thèse de la Corée du Sud via l’Allemagne se tenait davantage (les missiles avaient été chargés à Emden), car la Corée devait en acquérir 48 de neuf aux USA en 2000, mais le contrat avait alors buté sur le prix d’achat (en 1994 déjà Clinton envisageait de leur en vendre, cf le NYT de l’époque). Devenus missiles d’occasion, les voilà plus attirants en effet… on verra bien en 2016 des missiles supplémentaires amenés en renfort par l’armée US pour contrebalancer l’influence nord-coréenne, mais les photos montreront d’étranges « mix » de véhicules portant des caissons lance-missile peints façon « Europe » mais aussi « désert » :  visiblement les coréens s’étaient approvisionnés à deux sources différentes !  Leurs caissons couleur sable provenaient-ils donc d’Israël ?

Les pirates de l’Artic Sea : des mafieux estoniens !

Ce sont les pirates eux-mêmes de l’Artic Sea qui peuvent nous renseigner au final, non pas sur le contenu du navire, mais sur son incroyable périple et les réactions de la marine russe dépêchée par Vladimir Poutine pour retrouver ses biens « empruntés » sous son nez.  Et se venger au passage sur un homme politique, comme il adore le faire.  C’est The Telegraph qui va livrer le 5 septembre la meilleure analyse : « on spécule de plus en plus sur le fait que le détournement est une tentative israélienne d’intercepter une cache d’armes clandestine à destination de l’Iran ou de la Syrie.  Pourtant, aucune des personnes arrêtées lorsque les navires de la marine russe ont finalement trouvé la mer Arctique au large des côtes de l’Afrique de l’Ouest à la mi-août ne ressemblait à des agents d’élite du Mossad (2), ni même à des esprits criminels.  Les huit suspects – six de l’Estonie et deux de la Lettonie voisine – attendent tous d’être jugés dans une prison de Moscou.  Ils risquent jusqu’à 15 ans de prison pour avoir détourné le navire sous la menace d’une arme à feu.  Jusqu’à présent, toutefois, l’élément le plus frappant à propos de ce gang est que la plupart d’entre eux semblent avoir grandi à quelques encablures l’un de l’autre à Lasnamae, quartier de la plus grande partie de la minorité ethnique russe estonienne.  Et si les questions posées par le Sunday Telegraph la semaine dernière avaient quelque chose à dire, la seule chose qui aurait pu les qualifier de pirates est un penchant partagé pour les bagarres, les tatouages (cf ici à droite) et les drogues.  Les autorités estoniennes ont confirmé que deux des hommes, Dmitri Bartenev, âgé de 42 ans, et Yevgeny Mironov, âgé de 30 ans, étaient en probation au moment de leur arrestation. Mironov avait récemment été libéré de prison pour homicide involontaire après une bagarre dans un bar de Tallinn en 2001, alors que M. Bartenev, qui avait servi dans la marine marchande, était en difficulté pour possession d’amphétamines et conduite en état d’ivresse.  Selon les procureurs moscovites chargés de l’enquête, au total six des huit suspects avaient purgé une peine de prison entre 2001 et 2005, pour des infractions allant du cambriolage à l’extorsion ».  M. Bartenev et ses compagnons sont supposés avoir pris place à bord du navire dans la mer Baltique, puis contraint l’équipage à naviguer vers le sud par la chaîne anglaise et vers les îles du Cap-Vert, dans ce qui était initialement le premier cas de piraterie dans les eaux européennes depuis des siècles.  Alors que l’on pensait à l’origine que le navire transportait de la drogue, le fait que le Kremlin ait ordonné une opération navale à grande échelle pour le retrouver a incité à suggérer une contrebande beaucoup plus sensible, telle qu’une arme illicite ou un chargement nucléaire.  Bien que le Kremlin lui-même n’ait peut-être pas été directement impliqué, la cargaison de contrebande aurait pu être l’oeuvre d’une sécurité malhonnête ou d’éléments de la mafia, comme le meurtre de Litvinenko aurait souvent été présumé.  De tels scénarios ont fait leur chemin la semaine dernière lorsque le rapporteur de l’Union européenne sur la piraterie, l’ancien amiral estonien Tarmo Kouts, a déclaré qu’il pensait qu’il était possible que le bateau ait pu transporter des armes vers l’Iran ou la Syrie. « Nous ne savons pas vraiment ce qu’il y avait sur le bateau, mais il y a une raison de penser que c’était autre chose que du bois », a-t-il déclaré.  De nombreux observateurs affirment que les événements immédiatement avant et après sa disparition confirment ce scénario. Avant son voyage mouvementé, le cargo avait passé une quinzaine de jours à être réparé à Kaliningrad, célèbre endroit de contrebande russe ».  Pas nécessairement des S-300, donc, mais plutôt des armes classiques destinées à la Syrie, ou à un réseau terroriste comme en protège… l’Algérie.  Des mafieux auraient appris le départ et auraient donc tenté de s’emparer de milliers de Kalahnikovs pour aller les proposer au Sierra Leone.. (4).

La fausse solution pour l’Artic Sea, proposée par… le FSB

C’était bien la piste mafieuse qu’il fallait suivre.  Les pirates ne souhaitaient en rien vendre des armes : ils s’étaient emparés du cargo pour le prendre en otage et réclamer en rançon sa valeur marchande, sans plus.  Le 13 janvier 2012, fin de l’histoire, avec (enfin) le nom du commanditaire, paraît-il, officiellement : « le comité d’enquête a accusé par contumace l’ancien coordinateur des renseignements étrangers estoniens, aujourd’hui historien et homme d’affaires Eerik-Niiles Kross, d’avoir organisé le détournement d’un navire cargo Arctic Sea en juillet 2009, a déclaré Yury Shperling, chef de la branche régionale du comité, Conférence de presse du vendredi.  Le cargo, piloté par un équipage de 15 Russes, était en route de la Finlande vers l’Algérie.  Il a disparu fin juillet 2009, mais a été aperçu le 16 août au large du Cap-Vert, dans l’océan Atlantique.  L’équipage a été sauvé par une force navale russe de la mer Noire Shperling.  Il est a noter qu’en portant les charges, les enquêteurs se fondaient non seulement sur le témoignage de Dmitry Savins de Lettonie, qui dirigeait les pirates, mais aussi sur d’autres éléments de preuve.  Le tribunal municipal de Moscou avait condamné Savins à sept ans d’emprisonnement dans une prison de haute sécurité.  Savins a déclaré à plusieurs reprises que Kross était le client.  Kross a nié à plusieurs reprises son implication dans les médias estoniens ».  L’homme aurait contracté des dettes et n’avait trouvé que ce moyen pour se faire rapidement beaucoup d’argent !  En fait ce n’était pas encore la bonne explication :  Savins était lui-même un entrepreneur genre dépensier Dmitris Savins, (Dmitry Savin, ou Dmitri Savino Mālpils) résidant en Lettonie, surnommé « Alpha », mais ayant vécu en Hollande et était en effet dirigeant d’une société de cargos-tankers, appelée Pakri Tankers, intégrée comme filiale d’Alexela Logistics.  Il dirigeait aussi Juhtimise Partnerid, aussi associé à Alexela Logistics.  Il était en contact Heiti Hääl, qui n’avait pas apprécié le management à la volée de Pakri tankers dans lequel Savins selon lui se goinfrait en salaire.  C’est lui qui avait en fait accumulé les dettes !!!  Kross, lui, un diplomate estonien, a toujours rejeté les accusations, son opposition forte à la Russie lui ayant valu d’être dénoncé sans fondement par Savins, qui reste bien le seul organisateur de la tentative, à l’évidence. Kross n’a jamais rien eu à voir avec cette affaire !  Les russes avaient choisi le 18 octobre 2013 pour le mettre sur une fiche rouge à Interpol à propos de l’Artic Sea…  deux jours avant les élections en Estonie !!!  Pour beaucoup d’observateurs, une technique classique du FSB pour tenter de saper une carrière d’opposant !!!

Les interceptions ratées à Riyad au Trumpisme démonstratif 

En 2014, les USA réussissaient malgré tout à le vendre, ce satané missile récalcitrant  au… Qatar, visiblement pas trop regardant sur ces capacité réelles.  En 2017, lsraël, qui n’avait pas apprécié son usage, réussissait un bon coup en vendant son propre système Rafael ‘ »David’s Sling » (Fronde de David) à la Pologne, pour à peine 10 % du prix du Patriot proposé par les américains qui tentaient toujours de fourguer leur « junk » missile (3) :  450 000 dollars pour les israéliens au lieu de 4.5 millions !!!  Les missiles peu performants ont continué à se vendre, grâce à un brainwashing sidérant sur leurs possibilités.

Or il faut bien le constater : à  Ryad, les Patriots n’ont pas fait mieux qu’à Tel-Aviv, et ce très récemment encore, rappelle Defensa  :  « hier soir, l’armée yéménite a lancé sept missiles balistiques contre l’Arabie saoudite. Trois d’entre eux visaient la capitale Riyad, quatre visaient des cibles militaires et des infrastructures.  A Riyad, les forces saoudiennes ont tiré un certain nombre de missiles surface-air Patriot et ont affirmé que ces derniers avaient intercepté avec succès les missiles yéménites.  Le système Patriot Advanced Capabilities-2 (PAC-2) saoudien est fabriqué par la société étasunienne Raytheon, qui emploie également d’anciens soldats américains comme « techniciens de terrain des batteries Patriot » pour actionner et entretenir les systèmes saoudiens.»  Les premières allégations saoudiennes d’interceptions réussies se sont avérées fausses.  Les petites ogives des missiles yéménites se séparent du gros corps des missiles et sont difficiles à repérer. Les systèmes fournis par les États-Unis ciblent les gros corps vides des missiles. »  Cette fois-ci, plusieurs vidéos en provenance de Riyad montrent qu’au moins sept missiles intercepteurs ont été tirés contre les trois missiles entrants.  Au moins deux des intercepteurs sont complètement passés à côté de leur cible.  Les cinq autres semblent s’être autodétruits en altitude. Il n’y a aucun signe de la moindre interception véritable… »  Et Defensa d’enfoncer le clou en reprenant l’analyse de Jeffrey Lewis, publiée au départ dans ForeignPolicy.com:  » Le 25 mars, les forces Houthi au Yémen ont tiré sept missiles sur Riyad.  L’Arabie Saoudite a confirmé les lancements et a affirmé avoir réussi à intercepter les sept. »  C’est faux.  Ce ne sont pas seulement la chute de débris à Riyad qui a tué au moins une personne et envoyé deux autres à l’hôpital.  Il n’y a aucune preuve que l’Arabie Saoudite ait intercepté des missiles. Et cela soulève des questions inconfortables non seulement pour les Saoudiens, mais aussi pour les États-Unis, qui semblent leur avoir vendus – de même qu’au public américain lui-même, – un grossier simulacre de système antimissile. »  « Simulacre » : on n’est pas loin de la définition de la « furtivité » du F-35 !!!  Le 4 novembre 2017, un missile Patriot tiré contre une roquette Houthi avait continué sa course pour s’écraser tout près de l’aéroport international de Ryad.  L’ étage de propulsion du missile retombant dans le centre-ville…. l’opération d’interception ratée avait été transformée en réussite médiatique, reprise à la volée par un Donald Trump encore une fois berné : «Personne ne produit ce que nous produisons et maintenant nous le vendons partout dans le monde», avait en effet déclaré le président américain en apprenant la nouvelle !  Le 26 mars 2018 encore, un missile Patriot avait été filmé ratant sa cible et venant s’écraser non loin d’habitations...  Selon les australiens, il s’agissait bien d’un échec, celui de deux missiles au moins sur les cinq tirés ce soir-là !  Pour ajouter au fiasco, on montrait le lendemain des vestiges d’un missile présenté comme abattu : un Qiam-Burkan 2, effectivement, sorte de Scud new-age, tout ce qu’il y a de plus iranien, retombé intact après s’être crashé tout seul dans le sable… les vestiges d’un Qiam seront utilisés par Nikki Haley comme preuve de l’implication iranienne, avec une rhétorique bien « trumpienne » :  « imaginez si ces missiles étaient tombés sur l’Aéroport de Dulles, JFK, août à Paris, Londres ou Berlin » dira-t-elle… en oubliant de préciser que si elle pouvait ainsi les montrer dans cet état, c’est que le système chargé de les abattre que son gouvernement avait vendu avait failli.  De la bonne utilisation des fake news, pourrait-on dire, ou comment faire d’un fiasco une arme médiatique !!!  Depuis, la dame a laissé tomber son poste, quitté Trump… et commencé à préparer sa campagne pour devenir la première présidente des USA, ce à quoi elle croit dur comme le fer des missiles iraniens (la dame, pour évoquer la marche au Honduras, n’a pas hésité à la comparer à l’exode des cubains de Mariel de 1980 :  pas sûr qu’avec de tels arguments elle obtienne le titre suprême un jour…  Remarquez, ils ont bien élu Trump et ne sont donc pas à une cruche près).  Celle-là, elle s’y croit déjà, à la Maison Blanche !

Autre chavirage

Revenons à nos cargos suspects.  En juin 2012, un autre cargo de la FEMCO, l’ALAED (ici à gauche comparé à l’Artic Sea), naviguant sous pavillon de l’île de Curaçao (Antilles néerlandaises), emportait 3 hélicoptères MI-25 remis à neuf en Russie et destiné à la Syrie, avait été remarqué au large de l’Ecosse (il avait dû rebrousser chemin et remonter vers Mourmansk). Beaucoup avaient remarqué son tonnage et son aspect : il en rappelait fortement en effet lui aussi à l’Artic Sea…autre point concernant l’Artic Sea :  les pompiers finlandais avaient contrôlé le taux de radioactivité alors que le vraquier se trouvait dans le port finlandais de Jakobstad, mais on n’avait pas pu lire leur compte-rendu… étrange situation.  A noter qu’en 2017 encore, un énième cargo plus petit, de 2 650-tonnes, le Mekhanik Yartsev (ici à droite), se retrouvait à pencher dangereusement en baie de Warrenpoint, en Irlande du Nord, venu de Riga en Lettonie cette fois.  Encore une fois il semblait emporter du bois (bâché) sur son pont. On va voir un peu plus loin quel est le rapport entre l’Irlande et la Lettonie dans ce cas précis.  Ce navire est pour le moins un bateau maladroit :  il  venait de détruire une grue d’un million d’euros en quittant le port français de Nantes à peine quatre mois auparavant. !!!  La grue de 15 tonnes du terminal de Cheviré Amont dans le port de Grand Maritime de Nantes avait été heurtée le 28 août au moment où il quittait le port avec un pilote à bord.  Mekhanik Yartsev avait déchargé sa cargaison et se dirigeait alors vers Arkhangelsk sur la Mer Blanche.  Le bateau est géré Northern Shipping Co d’Arkhangelsk, en effet.

 

(1) les mercenaires de Poutine ont été approvisionnés en armes par des cargos, dont certains portant des containers réfrigérés… non réfrigérés…. Les responsable de l’intendance s’appelant Yevgeny Prigozhin, très proche de Poutine, également propriétaire de International Research, mieux connue sous le nom « Troll Farm », celle qui a dézingué l’élection américaine pour amener Trump au pouvoir.  Comme cargo, j’avais cité le Georgy Agafonov, ou le Yauza, un ancien brise-glace, ou encore les cargos chypriotes de Transmar, et le Taha Y, battant pavillon du Sea Leone, le Malk M, qui vient de Moldavie (?) mais aussi l’Atlantic Prodigy, cargo de 8350 tonnes (ici à droite) enregistré aux Barbades, dont le port d’attache est St John’s. !

(2) sur Agoravox, j’avais déjà réfuté la piste du Mossad dès octobre 2009.

(3) pas sûr que la « Fronde de David » marche également parfaitement… le missile a raté un SS-21 Tochka, dont les Houthis détiennent des exemplaires.

(4) ironie du sort, le 17 mai 2010, deux marins ayant navigué sur l’Artic Sea (le capitaine Boris Tersintsev et l’ingénieur Igor Shumik) étaient pris à nouveau en otage au Cameroun, leur bateau, le North Spirit, sous pavillon de Saint Vincent et des Grenadines du grec Balthellas Chartering S.A ayant été attaqué par des pirates.

sur l’Artic Sea :

https://deeppoliticsforum.com/forums/archive/index.php/t-1972.html

sur le Faina relire ceci :

https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/cargos-de-nuit-vague-10-55088

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/cargos-de-nuit-vague-11-54539

le rapport

http://www.taraskuzio.com/researchdocs/odesa.pdf

sur le Faina

http://www.cargolaw.com/2008nightmare_mv.faina.html

liste alphabétique des cargos concernés  (il y en a 120 !!) :

Abboud-G

Abdoul Rahman B

Abdul B

Adi I

Ahmed Junior 1

Ak Abba

Aksoy

Al Hadi

Aleksandr Lebed

Altrany

Amar Muhieddine

Amina H

Ana Maria D

Arados H

Arctic Sky

Arrow S

Asco B

Ayse Akansu

Azizeh F

Baltimar Orion

Belde

Black Sea Glory

Blue Image

Bosphorus Queen

  1. R Tanger

Captain Ismael

Cargo Enterprise

Cassini

Charly

Crystal.Moon

Dream True

Eagle

Fast Challenger

Fatih Sultan Mehmet

Finikia

Firtina

FT Quinto

G Inebolu

Ghada D

Ghania

Golden Endurance

Hamoudi B

Harissa

Haroun

Hassan D

Hiba.K

Huzur 1

Ikaria Island

Ismael Mehieddine

Jamil G

Jinan
Khaldoun S

Judi Alamar

Kerem

Kopalnia Borynia

Kopalnia Halemba

Lady Dina M

Lady Hind

Lady Leen

Lady Nada

Lady Nour

Lady Rima

Laila Queen

Laodicea

Libra

M-T Pazar

M/T Emre T

M/T Tamgout

M/V Asra-Y

M/V Master Ismail

Malmo

Maria

Marim

Marine Legend Jr.

Marwan. A

Mashta Azzar

Mega Star

Mevlana

Mino G

MRC Hatice Ana

MV Pirireis

Nada Y

Nazli N

Nelson

Nikolay Meshkov

Ocean Voyager

Oceanic Star

Omar B

Palmyra I

Paris Y

Princess Maria

Rakan M

Rand

Rasha Star

RashaB

Razan Star

Reis-g

Rimeo

Sea Amazon

Sea Amore

Sea Shark

Seba M

Shehab Almuhieddine

Sider Faioch

Smart Sail

Somaya

Souria

St.Valentina

Star Prince

Suraya-Y

Susanne

Tatarbunary

Trustworthy

Union Demeter

Union Hellen

Venus
Al Youssef

Veysel Vardal

Viano do Castelo

Wave

Yahia Star

Zara

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

Article précédent:

MH-370 (24) : fastidieux détricotage d’un envoi de cargaison d’armes

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