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MH370 (21) : Gander, ou l’horreur manipulée

Le 2 avril 2011, à la suite d’une longue enquête sur les vols d’avions emportant de la cocaïne, dont certains avaient aussi transporté des armes, dans la série Coke en stock (XXXIII), je m’étais intéressé à un crash passé inaperçu, historiquement.  Malgré l’horreur de ce qu’on avait entrevu, à savoir les cadavres carbonisés de 250 soldats américains, exposés dans une salle dans leur sac mortuaire.  Des images vite retirées des bandes d’actualité.  La chose militaire sait aussi s’y prendre médiatiquement pour faire taire les curieux.  Des militaires extraits des décombres d’un avion civil.  A l’époque, je ne possédais pas toutes les informations que je viens de vous décrire dans les épisodes précédents.  Ce crash en fait, lui aussi, donc, « connect the dots » et révèle que, derrière lui, c’était bien une livraison déguisée d’armes, liée aux Contras, ce que l’on avait à l’époque déjà fortement soupçonné.  La CIA était donc capable en 1985 de dissimuler les raisons de la disparition de 250 passagers, ce qui aujourd’hui résonne de façon fort inquiétante dans cette série qui tente d’élucider une autre disparition d’avion…   Il convient donc de relire ce texte prémonitoire et non retouché, rédigé il y a sept ans déjà (seules de nouvelles photos ont été ajoutées).

Nota : à ceux qui pourraient penser récupérateur l’association de la catastrophe du vol MH-370 dans le titre de cette longue série, je rappelle qu’à l’origine il y a la forte suspicion émise par l’un des parents de victimes françaises sur la possibilité que le Boeing 777 incriminé ait pu avoir eu affaire à un trafic de ce genre, ou à une bavure militaire liée à ce trafic.  La série a débuté ici

Une autre compagnie à laquelle s’est intéressée Wheaton est tout aussi étrange que celles déjà citées ici.  Wheaton, cet ancien adjudant qui a mené des enquêtes qui vont du cas du colonel Sabow évoqué précédemment à la poursuite du travail du Cristic Institut de 1987 suite à l’accident très bizarre de Gander, Terre-Neuve.  Celui d’un vol d’Arrow Air, en 1985, qui a coûté la vie à plus de 250 membres du la 101e division aéroportée.  Arrow Air ayant été, selon Wheaton, « l’une des compagnies aériennes préférées d’Ollie North ».  Il a également été l’un des premiers chercheurs à découvrir le trafic de drogue de la CIA à la Mena, AK et travaille aujourd’hui avec l’avocat de Sabow, Daniel Sheehan, un ancien de l’Institut Cristic, sur le cas justement de ce pauvre Sabow (1) »  Le crash de Gander,le Vol 1285 (du 12 décembre 1985), d’un McDonnell Douglas DC-8-63CF enregistré N950JW, était le vol de retour, du Caire, en Egypte à leur base de Fort Campbelldans le Kentucky, via Cologne (Allemagne), et Gander (Canada) de 248 soldats américains.  Les hommes du » 3rd Battalion » du « 101st Airborne » revenaient alors de participer à une mission de paix dans le Sinaï.  Il y avait eu 256 victimes, dont 11 soldats du Task Force 160, une unité spéciale, et l’armée en avait conclu bien vite à un phénomène de glace apparue sur les ailes... alors que l’avion était au décollage et qu’une explosion avait été entendue par des témoins.  Un rapport canadien de 1989 mettait fortement en doute l’explication du givre sur les ailes.  Le Djijad islamique avait pourtant aussitôt revendiqué la catastrophe à partir de Beyrouth.  A ce jour, c’est toujours le pire crash aérien survenu au Canada.

L’avion était un avion de chez… Arrow Air. la société fondée par George E. Batchelor, qui a perduré malgré la catastrophe et vient seulement de s’arrêter le 1er juilllet dernier (en 2011) : elle était devenue depuis Arrow Cargo. Elle avait obtenu son premier contrat avec le Pentagone en octobre 1985, et il était de 13,8 millions de dollars : à savoir une somme assez rondelette pour qu’on puisse penser à des liens plutôt privilégiés entre cette petite société et le Pentagone.  Tout le monde songe à juste propos à des activités « à part », celles de servir de transporteur pour la CIA.  Au moment du crash, l’hypothèse émise très rapidement par les autorités laissent pas mal d’observateurs sceptiques.  Le givrage ne se produit pas de cette façon, et des témoins ayant nettoyé les pistes affirmeront que les ailes de l’appareil étaient nettes de tout dépôt de glace.  En mars 2009, un des DC-10 d’Arrow Cargo avait « largué » un de ces trois réacteurs au dessus de Manaus au Brésil... endommageant 22 maisons et des véhicules.

Or le 14 février 1998, treize années après la catastrophe, tout bascule. Charles M. Byers, le président de la société Accuracy Systems Ordinance Corp, écrivait un bien étrange courrier au directeur de l’US House Intelligence Oversight Committee qui a supervisé l’enquête sur le crash. Selon lui, c’est un de ses engins qui a « probablement » détruit l’avion !  Byer affirmera que son appareil avait été commandé par une petite unité sous la direction du Lt. Col. Oliver North, et était supposée servir de détonateur à une mini-bombe nucléaire « portable » en Iran, pour faire croire à un accident de ce type.  Etonnante version !  Selon Byers, la preuve de ses assertions résidait dans l’attitude des autorités après le crash.  Dès l’annonce du crash, en effet  » le General John Crosby de l’U S Army était arrivé avec une équipe spécialisée du type « Broken Arrow Nuclear Disaster Team », et sans conduire d’enquête, avait décidé de bulldozeriser le sol sur deux mètres de profondeur ».  Il faut savoir que le nom « Broken Arrow » (« flèche brisée ») est celui donné en cas de chute de bombe nucléaire, comme j’ai pu aussi l’expliquer ici et là.  Des pompiers se plaindront plus tard effectivement de maux de tête sur les lieux du sinistre.

Un livre sortira, « Improbable Cause » rédigé par un des membres de l’enquête ayant refusé de signer le rapport final concluant à la thèse du givrage des ailes. Sur les neuf membres du Canadian Aviation Safety Board, quatre avaient refusé les pressions américaines, dont l’auteur, Les Filotas.  On pouvait y voir des obus de mortiers retrouvés à proximité du crash, certainement issus des boîtes de bois vues à bord à l’embarquement.  Des photos embarrassantes de débris appuyaient la thèse de l’explosion intérieure.  Et d’autres, tout aussi gênantes, montraient des amoncellements de M-16 brûlés au milieu des restes de l’épave, qui furent rapidement ensevelies, réacteurs compris.  Parmi les victimes, deux corps ne seront jamais retrouvés, ce qui ajoute encore aux hypothèses les plus extravagantes.  Lorsque les premiers sauveteurs arriveront, ils découvriront des corps pendant aux arbres, indubitablement la preuve d’une explosion en vol.

Le magazine Time, le 27 avril 1992, confirmera bien la présence d’armes sur les lieux du crash : « Bien que le gouvernement américain a déclaré qu’aucun des explosifs n’ait été à bord, les pompiers ont entendu des armes légères éclater partout dans le place et j’ai vu des débris envoyés en l’air en raison d’explosions. « Il y a eu de 30 à 40 explosions par exemple, a signalé le chef des pompiers de Gander.  Plus tard, des roquettes armées ont été trouvées parmi les débris de l’’épave, comme par exemple ce sac de 32-kg en forme de polochon rempli de munitions ».  Des armes, et leurs utilisateurs : « parmi les témoins que Wheaton a retrouvé, celui qui a confirmé que des armes, y compris des missiles antichars, ont été stockées dans le Sinaï. Alors qu’ il scrutait les documents d’embarquement de l’appareil d’ Arrow Air, il a découvert un mystérieux groupe, composé de 22 hommes qui ne faisaient pas partie de la 101e division aéroportée. Tous marqués du même MOS (Military Occupational Specialty) le 11-H, qui indiquait qu’ils étaient des artilleurs de missiles Tow » (pour « Tube launched, Optically tracked, Wire command link guided »).  Le type d’engin filo-guidé qui venait d’être fourni aux iraniens par Oliver North !  Visiblement, à bord de l’infortuné DC-8, il n’y avait pas que de la piétaille ordinaire, mais aussi des hommes des « Task Forces 160 et 163″.  Des commandos d’élite, comportant des pilotes et des spécialistes d’hélicoptères.  La jounaliste Zona Phillips découvrant qu’il se serait s’agi du Seal Team 6, le commando qui s’était illustré lors de l’affaire de l’Achille Lauro !

 

Pour les familles des disparus, c’est simple, le décès des leurs a fait l’objet d’une « cover-up ». « Plus tard, les rapports d’autopsie déclassifiés montrèrent que les soldats avaient inhalé de la fumée dans leurs poumons avant de mourir, indiquant qu’il y avait bien eu un incendie à bord avant que l’avion n’heurte le sol ».  Des parents de victimes avaient retrouvé eux-mêmes des pièces de l’avion montrant les traces d’une explosion !  L’hypothèse d’un attentat se double de celui de la cargaison fort spéciale qu’aurait emporté le DC-8.  « Six lourdes caisses avaient été placées dans la soute de l’avion en Egypte sans dédouanement militaire.  Plus tard des témoins affirmeront que des armes, y compris des missiles anti-char TOW, ont été stockées en Egypte près du lieu où l’avion a décollé.  À l’époque, les États-Unis avaient secrètement effectué la vente de ces types de missiles à l’Iran, pour faire face à la prise de leur otages. »  Plus tordus encore :  certains des missiles reçus par les iraniens s’avéreront avoir été sabotés, ce qui aurait expliqué leur furie une fois déballés.  « Quelques jours avant l’accident, les responsables iraniens ont menacé de mesures de rétorsion auprès des USA si on leur envoyait de mauvais missiles.  North avait écrit trois jours plus tôt qu’il était déterminé à continuer les livraisons d’armes.  « Arrêter maintenant en cours de route, serait laisser s’enflammer le feu iranien.  Les otages seraient nos pertes minimales « , avait-il même écrit à ses supérieurs . « Une théorie est que l’Iran a utilisé des militants connectés au Hezbollah pour punir les USA d’avoir envoyé des missiles défectueux ».  Voilà qui se tient tout autant.

Mieux encore, puisqu’une autre enquête va recouper un marchand d’armes bien connu : « dans le début des années 1990, deux reporters magazine Time font un livre sur le scandale de la banque BCCI.  Ils mettront au point une source fiable, un marchand d’armes privé, utilisant l’alias « Heinrich ». « Heinrich » dira aux journalistes qu’une grande quantité de liquidités était aussi sur le vol de Gander, et il leur dit cela avant qu’aucun compte d’argent sur le vol ne soit rapporté dans les médias. Heinrich, l’homme qui a pris part à de nombreuses transactions d’armes avec des fonctionnaires de haut niveau de la BCCI, dira aux journalistes : « Cet argent dans l’avion était l’argent d’Abedi (le fondateur de la BCCI, Agha Hasan Abedi), l’argent que la banque avait fourni aux renseignements des États-Unis pour ses opérations secrètes. L’argent a été utilisé par l’armée américaine.  Je n’ai aucune idée de son usage.  Vous ne demandez pas ce genre de questions à ces personnes »…. Un des hommes de la banque, peut-être je devrais l’appeler, était un peu en colère à propos de cet argent.  Il a estimé qu’il était, affecté aux soldats des forces spéciales.  Quelqu’un d’autre a pensé que c’était peut-être détourné pour une autre opération.  Je sais seulement que le sujet de l’accident de Gander a été soulevé, et ces gens ont parlé de l’argent de la BCCI disparu avec lui. »  Pour beaucoup d’observateurs attentifs, le fameux « Heinrich » n’était autre qu’Adolph « Al » Schwimmer… entrevu déjà dans l’épisode précédent.  Pour d’autres, plutôt, c’était Ari ben Menashe, un associé d’Oliver North, membre du Mossad.  L’avion de Gander n’a pas fini de livrer ses secrets, mais l’enquête bâclée et le manque d’information des familles entache fortement la thèse du simple accident.  Celle d’une bombe à bord plantée au Caire ou celle de l’engin machiavélique instable se tiennent toutes deux.  Les corps calcinés des malheureuses victimes ayant révélé l’absorption de fumées avant le crash met fort à mal l’hypothèse officielle du givrage.

Les avions d’Arrow Air ont servi à pas mal de choses en marge des choses officielles, la thèse de l’accident devient de plus en plus difficile à accepter.  Benashe rédigera un livre sur la question : « Profits of War : Inside the Secret U.S.-Israeli Arms Network».  Il dirigeait comme couverture la firme Traeger Resources and Logistics Inc, située au… Canada.  En 1989, il sera accusé d’avoir tenté de vendre 3 C-130 à l’Iran, en fabriquant des faux papiers d’exportation, mais il se défendra en faisant valoir son appartenance au Mossad, et sera… acquitté, le 28 novembre 1990 !  Un député US, le démocrate Robin Tallon de Caroline du Sud, essaiera bien de réunir 103 signatures à la Chambre en 1989 pour réouvrir l’enquête, mais Bush (père) refusera tout net.  Trop dangereux pour le pouvoir, bien trop dangereux !  Le député, dans sa question N°12 à l’administration avait osé une série de questions « est-ce vrai qu’Arrow Air vole jusqu’à Téhéran et au Honduras ? pour quoi faire ? Est-ce pour emporter des armes pour l’Iran et les Contras ? » qui ne semblait pas vraiment avoir été appréciée… pas plus que la 17, qui révélait un sacré pot aux roses :  « Pourquoi est-ce que ce DC-8 particulier avait deux bouteilles d’extincteurs supplémentaires installées dans chaque puits de roue ?  Était-ce parce que l’avion avait à bord des explosifs ? »…  Dans la vidéo reportage sur la catastrophe, on distingue clairement des « enquêteurs » débarrasser rapidement de la vue d’éventuels témoins ces fameuses bouteilles…  Ce qui avait intrigué les pompiers, c’est que des morceaux de l’appareil avaient brûlé pendant 20 heures sans pouvoir être éteints !  Le député Tallon fera aussi remarquer que le rapport d’Irving Pinkle’s, un expert réputé en explosifs et un spécialiste de la N.A.S.A, avait complètement disparu…

Un pays qui a menti sur le sort de 248 de ces soldats dès 1991 pourra-t-il faire pire seize ans après sur plus de 2000 de ces civils ?  Pour moi, ça ne fait aucun doute.  Les 248 soldats US ont été sacrifiés sur l’hôtel des Contras.  En 2001, sur celui de l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak.  Ce qui valait bien dix fois plus de morts…

Note ajoutée depuis:  quand j’ai écrit cela, je ne pensais pas que je pourrais redire la même chose en pensant au 239 victimes du vol MH370.  Quels sont les motifs impérieux qui ont déterminé qu’on se débarrasse ainsi d’un avion ?  Ou que l’on fasse tout pour qu’on n’en sache rien ?  Les bulldozers sont arrivés très vite à Gander pour scraper tout le sol sur plusieurs mètres de profondeur et enterrer les derniers débris.  La dernière fois où on avait fait de même c’était à Thulé... après le 21 janvier 1968.  La catastrophe de Gander est là pour nous rappeler que ces passagers ne pèsent pas lourd quand il s’agit de géopolitique et de trafics à ne pas révéler !!!

(1) Gene Wheaton, un ancien inspecteur de l’armée recruté par la famille pour élucider les circonstances de la mort du colonel Sabow.  Il était mort de deux tirs : un dans l’abdomen, un « birdshot » (de la chevrotine !) et l’autre dans la tête, avec un fusil Ruger de calibre. 223.  Selon Newsweek, on avait retrouvé les deux armes à 3 mètres de son corps, et pour le magazine, il n’avait pas pu se suicider.

(2) l’histoire du colonel Sabow est lisible ici.  On y découvre déjà le rôle intriguant  d’Adolph « Al » Schwimmer.  Mais aussi le sénateur Dennis DeConcini, un démocrate d’Arizona, le seul à avoir découvert l’étendue des dégâts  et l’avoir clamé haut et clair :  il n’a jamais été écouté.  Il a été ensuite embarqué dans le scandale dit des  «Keating Five»:  « en 1989, dans lequel cinq sénateurs — dont John McCain — ont été accusés de corruption pour être intervenus en faveur de Charles H. Keating Jr., patron de la Lincoln Saving & Loan Association — une caisse d’épargne californienne qui avait financé leur campagne — qui faisait l’objet d’une enquête du FHFB, le conseil fédéral du crédit immobilier.  La banque s’est effondrée, causant la ruine de quelque 20.000 épargnants et l’administration américaine avait du dépenser 160 milliards de dollars, dont 125 financés directement par le contribuable.  John McCain a été innocenté mais blâmé pour son manque de jugement dans cette affaire (comme Dennis DeConcini). » Pour certains observateurs, le plan des Keating Five a été un piège glissé sous les pieds de McCain ou de DeConcini pour éviter d’avoir à révéler plus avant l’implication de la CIA dans les ventes d’armes aux Contras, ou découvrir que les talibans en Afghanistan avaient aussi reçu des armes des USA.  Et pas seulement avant l’invasion décidée par G.W.Bush… le détail du rapport d’autopsie de Sabow est ici, contenu dans une enquête postérieure soumise au Congrès alléguant d’un homicide et non d’un suicide.  Une des phrases note « qu’il est impossible pour le colonel d’avoir mis son peignoir devant et derrière avant le prétendu suicide dans une chaise du patio.  Ces fonctionnalités doivent avoir été réalisées par quelqu’un d’autre. Le corps a été mis en scène.  Il est regrettable que les photos du colonel sur les lieux ne soient pas prises sans la chaise de patio. L’enregistrement vidéo du traitement de la scène a montré qu’aucune photo de l’arrière du corps n’avait été prise, de l’enlèvement du fauteuil à la rotation du corps sur le dos.  Si ces photos avaient été prises, la mise en scène du corps aurait été évidente.  Peut-être que si Nordby [2, 4] avait découvert cette caractéristique du corps, il n’aurait pas conclu que le colonel était décédé par suicide ».  Après le tir intra-oral, le peignoir du colonel a été manipulé après la mort. Les assaillants ont nettoyé l’extérieur du fusil de chasse et l’ont placé sous les jambes du défunt afin de donner l’impression qu’il s’est tiré une balle dans la tête, s’est assis sur une chaise de terrasse et s’est renversé à sa droite et au-dessus du fusil de chasse. La chaise de jardin a été placée sur le corps pour compléter l’image de suicide. Les assaillants, dans un faux semblant d’assassin, ont glissé le peignoir entre les jambes devant et derrière. La tentative de dissimulation de cet homicide en présentant le corps comme un suicide montre qu’il existait un plan mal conçu pour l’homicide et la manipulation post-mortem du corps. »

Pour l’accident de Gander ; le site remarquable est ici :

http://www.sandford.org/gandercrash…

et la vidéo ici :

http://www.youtube.com/watch?v=ONgT…

 

« Beaucoup de gens ont mis en doute la véritable mission du 3ème bataillon de la 101ème Airborne déployé dans le Sinaï.  Certaines théories entourent le contenu des mystérieuses « boîtes en bois » chargées dans le DC-8 au Caire et leur relation avec l’affaire Iran-Contra impliquant Oliver North.  D’autres feront remarquer que près de 20 membres de la 101e étaient membres d’un groupe d’élite des forces spéciales connu sous le nom de Task Force 160.  Ce fait est d’une importance capitale, car le rôle de la force multinationale et des observateurs est le maintien de la paix.  En revanche, les principaux objectifs de la Task Force 160 sont les missions secrètes et les sauvetages, comme en témoigne leur implication suggérée dans le paquebot de croisière italien Achille Lauro, pris en otage.  Les forces étaient sur le point et prêtes à bondir, bien que les pirates de l’air se soient rendus en premier. (chapitre 6:34)

La seule logique possible en ce qui concerne l’entrée de ce personnel hautement spécialisé dans une force de maintien de la paix est que la Force multinationale elle-même aurait servi de base à d’autres activités plus secrètes dans la région. Il faut regarder les événements qui se déroulaient à l’époque au Moyen-Orient, bien que le public n’en ait pas eu connaissance à l’époque. Le colonel Oliver North négociait depuis quelque temps avec l’Iran la libération d’otages américains détenus dans ce pays.  En échange de la libération des otages, North vendait les missiles anti-chars TOW aux Iraniens pour les utiliser dans la guerre en cours contre l’Irak.  Fin novembre 1985, les Iraniens ont versé plus de 24 millions de dollars pour l’achat de 18 missiles anti-aériens HAWK. Cependant, lors de la livraison et des tests de l’un des HAWK, les Iraniens ont réalisé qu’ils avaient reçu une version plus ancienne, moins sophistiquée, du HAWK, dont la portée était bien inférieure à celle des nouvelles.  Les Iraniens, déjà très méfiants à l’égard des États-Unis, se sont sentis doublés.  Un de ses conseillers a déclaré à Oliver North qu’il y avait « de bonnes chances de condamner à mort certains ou tous les otages lors d’une nouvelle vague de Jihad islamique ». Oliver North a répondu en affirmant que la mort des otages serait notre « perte minimale ». (chapitre 8: 182-196)

Réalisant sa position, il est possible qu’Oliver North ait planifié une tentative de sauvetage d’otage secrète.  North connaissait la position des otages dans la salle exacte de la caserne dans laquelle ils étaient détenus. (chapitre 6:34)  Si cette tentative échouait et que le groupe des opérations spéciales faisait des victimes, cela pourrait expliquer le contenu du « cercueil », des boîtes en cours de chargement dans l’avion au Caire. En outre, si une mission de sauvetage avait échoué plusieurs jours auparavant, les représailles d’un Iran irrité auraient pu être concentrées sur les manœuvres militaires américaines se déroulant dans la région, notamment le rapatriement de personnel militaire vers les États-Unis. Une explosion d’avion sur le continent nord-américain s’avérerait efficace pour montrer aux États-Unis que le bras du terrorisme peut s’étendre à n’importe quelle région du monde. »

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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