Accueil / T H E M E S / CULTURE / Littérature / anecdotique / MH370 (20): « une guerre où vous voulez » qui mène à Paris

MH370 (20): « une guerre où vous voulez » qui mène à Paris

Des brokers américains fournissant des armées entières, le roi était à l’évidence Sam Cummings (il est mort en 1998… à Monaco, fortune faite).  J’ai déjà expliqué qui il était dans ma série sur l’assassinat de Kennedy (à l’épisode 7). Il s’était lui-même raconté en 1979 dans un ouvrage, en se donnant le beau rôle bien sûr.  L’homme s’était vanté de pouvoir fournir une armée entière à partir des gigantesques stocks qu’il avait patiemment amoncelés.  C’est donc chez lui que les contras vont se fournir naturellement, en échangeant de la drogue contre des armes, ce que la CIA savait, donc, obligatoirement.  Un employé de Century Arms et de son patron « Manny » Weigensberg, cité à plusieurs reprises dans notre enquête (cf les deux épisodes précédents) avait avoué ces liens dans un entretien sidérant dont a retrouvé la trace… celui qui relie la firme canadienne aux livraisons d’armes à la CIA.  Vingt ans plus tard, on retrouvera le même circuit que celui qu’il avait décrit, avec un interception de container rempli de plus de 3000 Kalachnikovs, en Italie, cette fois… dans un fief de la ‘Ndrangheta, une transaction dans laquelle était apparu un autre intermédiaire israélien. 

Nota :  à ceux qui pourraient penser récupérateur l’association de la catastrophe du vol MH-370 dans le titre de cette longue série, je rappelle qu’à l’origine il y a la forte suspicion émise par l’un des parents de victimes françaises sur la possibilité que le Boeing 777 incriminé ait pu avoir eu affaire à un trafic de ce genre, ou à une bavure militaire liée à ce trafic.  La série a débuté ici

Sam Cummings, alias « une guerre où vous voulez »

L’autre nom figurant en bas du texte de notre suisse de service (voir épisode précédent) était celui de Cummings, avec comme prénom Dan. Un autre Cummings, Sam, nous en dit davantage.  Celui-là est un broker connu en effet (qui existe toujours, sa page d’accueil de son site, visible ici, est tout simplement ahurissante tant elle représente à elle seule 50 années d’histoire) « les débuts de l’histoire de Cummings sont un peu flous, en particulier ses apparents services au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ce qui n’est pas clair, cependant, est son association de longue date avec la CIA. Cummings fut officiellement embauché et employé par la CIA en 1950, période au cours de laquelle il était l’un de leurs plus prodigieux trafiquants d’armes. Décrivant son travail pour l’Agence, le New York Times a déclaré que, tout en se faisant passer pour un producteur hollywoodien achetant des armes à feu pour le cinéma (1), il avait récupéré pour 100 millions de dollars d’armes allemandes excédentaires à bon marché en Europe et les avait expédiées aux forces nationalistes chinois de Taiwan. Cependant, lorsqu’il a quitté l’emploi direct de l’agence, il n’a pas abandonné ses liens avec l’agence ni sa carrière dans le trafic d’armes. La manière exacte dont Interarmco (Société nationale d’armement alias Interarms alias « ARMCO ») a été créée est une question de légère divergence. La version la plus commune des événements est que Cummings a lui-même fondé la société. Cependant, un document de la CIA indique que, même si elle était impliquée depuis le début, elle n’a acquis une participation majoritaire que plus tard. Ce document indique que Cummings est devenu le principal agent en 1954 et est devenu l’unique propriétaire au début de 1958. Un autre document concerne un autre trafiquant d’armes, William Stelz, qui a incorporé la société environ vingt ans après sa fondation ».  L’homme a été révélé lors des interrogatoires de l’affaire Iran-Contra et notamment par les fiches du FBI du sénateur John Tower.  Telle que celle-ci évoquant son passage en février 1973 de Resources International Inc à International Arament Corporation, IAC, alias Interarms.

« Ce qui est incontesté, cependant, est l’association de longue date de la société avec l’Agence. Lorsque les États-Unis ont soutenu Fidel Castro, c’est par l’intermédiaire de Cummings et d’Interarmco que Frank Sturgis s’est procuré un grand nombre d’armes » (les Etats-Unis ont en effet d’abord armé Castro avant que celui-ci ne devienne leur ennemi, voir l’épisode N°27 de la saga sur Kennedy). « Selon le témoignage de Sturgis devant la Commission Rockefeller, je pensais que c’était une « entreprise privée » (des mots fréquemment répétés dans les procédures Iran-Contra pour décrire des transferts d’armes similaires), mais j’ai appris plus tard que le propriétaire était un agent de la CIA.  À l’instar de nombreuses autres opérations reliées à la CIA, notamment de l’Iran-Contra et d’autres projets impliquant Interarmco, cette opération devait se limiter à un soutien logistique et financier de l’Agence, ainsi qu’à des conseils. Dans une dépêche de la CIA annonçant et décrivant le projet AMWORLD, le but de cette opération était de pouvoir nier toute implication de la CIA (« KUBARK »), « quels que soient le niveau ou la précision des informations faisant état de la complicité [américaine] ».

Un financement par le trafic de drogue

Oliver North cherchait de quoi acheter des armes en quantité pour les revendre à des pays qui fournissaient en quantité de la drogue.  Un échange  particulier est donc vite arrivé dans la transaction ; ce sera désormais des armes contre drogue, de la cocaïne essentiellement selon The Intercept  :  « North a cherché avec enthousiasme de l’argent partout où il pouvait le trouver et a dirigé de nombreux projets clandestins connus plus tard sous le nom de scandale Iran-Contra. Le sultan de Brunei a fait un don de 10 millions de dollars (que la secrétaire de North, Fawn Hall, a accidentellement versé sur le mauvais compte bancaire suisse), et l’Arabie Saoudite a également participé. North a également lancé ce qu’il a appelé « une idée géniale »: vendre de l’équipement militaire américain à l’Iran, le produit de la vente étant reversé au Contras. Dans le même temps, les Contras avaient une idée bien précise: faciliter le trafic de cocaïne aux États-Unis via l’Amérique centrale, avec une réduction des dépenses destinée à soutenir leur guerre contre les sandinistes. Certains Contras étaient eux-mêmes des trafiquants de cocaïne et d’autres étaient simplement heureux de faire des alliances de complaisance avec des cartels de drogue. Rien ne prouve que North ait réellement voulu que la cocaïne soit introduite en contrebande aux États-Unis. C’est simplement qu’il avait d’autres priorités. Mais était-il au courant du trafic de drogue des Contras ? Oui. A-t-il essayé de protéger l’un de ses « trafiquants de cocaïne » des autres branches du gouvernement américain? Oui. A-t-il travaillé avec un seigneur de la drogue connu ? Oui. Cela peut sembler choquant pour les candides. Mais tout cela est documenté dans diverses enquêtes gouvernementales. Tout ce dont vous avez besoin pour en apprendre davantage sur le sujet, c’est de la curiosité et d’une connexion Internet. Par exemple, voici une capture d’écran du site Web de la CIA sur l’Alliance démocratique révolutionnaire nicaraguayenne, ou ADREN, de son acronyme espagnol (c’est la Nicaraguan Democratic Revolutionary Alliance,un groupe anti-Sandiniste formé en 1980) qui a ensuite été intégrée dans le Contras » (ici à droite, voir ici la liste). « L’étendue de la complicité de North dans le trafic de cocaïne ne sera jamais connue. Lorsque le scandale Iran-Contra a éclaté en novembre 1986, il a ordonné à Hall de détruire autant de documents que la déchiqueteuse pouvait le faire avant qu’elle ne devienne défectueuse, et il a dû alors demander à la maintenance de la Maison-Blanche de la réparer. En outre, lorsqu’il a été démis de ses fonctions au Conseil de la sécurité nationale, il a emporté avec lui 2 848 pages de notes quotidiennes – qui appartenaient légalement au gouvernement fédéral. Au moment où une enquête du Congrès fut en mesure d’examiner les notes, North et ses avocats avaient déjà détruit d’énormes quantités d’informations. Néanmoins, 543 des pages mentionnaient des drogues ou un trafic de drogue, l’enquête révélant que « dans bon nombre de ces cas, les éléments contenus dans les carnets adjacents aux références aux stupéfiants ont été supprimés ».  Si l’on cherche à comprendre pourquoi l’ancien allié Noriega est tombé, c’est bien pour avoir menacé de révéler la participation de la CIA dans le trafic de cocaïne en Amérique Centrale.  The Intercept citant ici le cas du Honduras aujourd’hui, toujours miné par un trafic intense de drogue comme on le sait. Un cas pendable dans lequel le FBI s’était mélangé les pieds avec la CIA, une pratique plus courante qu’on ne pense :  « En 1984, José Bueso Rosa, un général hondurien, complote avec plusieurs autres d’assassiner le président du Honduras. Ils prévoyaient toucher le produit de la vente de 760 livres de cocaïne aux États-Unis. Le FBI a toutefois surveillé les participants, intercepté la cargaison à son arrivée dans un petit aérodrome de Floride et arrêté toutes les personnes impliquées. Mais Bueso avait joué un rôle clé dans l’appui du Honduras au Cons. North s’est donc mis au travail pour le faire partir le plus légèrement possible. (Bueso n’avait pas été accusé de trafic de drogue, mais les écoutes téléphoniques montraient qu’il était impliqué dans cette partie du projet.) » Dans le cas de Rosa, c’était Gerard Latchinian qui avait été identifié comme étant l » international arms dealer’’ intermédiaire…  C’était alors l’homme le plus riche du Honduras, en liaison avec Felix Rodriguez, celui qui avait tué Che Guevara.  Le trafic dirigé par Steven Kalish (qui était le pilote de Noriega, avec Rodriguez) avait comme têtes de réseau Michael Palmer, à la tête de la société Vortex et les avions utilisés étaient ceux de Servicios Turisticos… appartenant à Cesar Rodriguez.  Hondu Carib, de Frank Moss était aussi impliqué dans ce trafic.  J’ai décrit ici l’ensemble des opérations de la CIA impliquant ce trafic.

Le cas typique de Ballesteros

Juan Ramon Matta Ballesteros est certainement le cas le plus emblématique de ce trafic mêlant armes et drogue.  C’est un trafiquant de drogue bien connu qui a passé une partie des années 1970 dans une prison colombienne et qui est était rentré ensuite au Honduras en 1986, non sans avoir récupéré 2 millions de dollars en sortant de prison !!!  En 1978, on l’a arrêté à l’aéroport de Dulles, portant 54 livres de cocaïne.  Ce qui n’a pas empêché sa société aérienne, SETCO d’être recrutée par les contras pour faire entrer des armes au Honduras.  Selon le rapport de John Kerry en personne, en effet, la SETCO était le principal fournisseur d’armes en 1984. Pour ces services, Matta était directement payé par Oliver North. « Le rapport Kerry indiquait également:  que « l’un des pilotes choisis pour voler contre la FDN (les Contras) pour SETCO était Frank Moss, qui faisait l’objet d’une enquête en tant que trafiquant de drogue présumé depuis 1979. » Deux ans après que l’affaire Iran-Contra ait fait irruption aux États-Unis, le ministère de la Justice a extradé Matta, suspecté du meurtre de l’agent de la DEA, Enrique Camarena, au Mexique »…. (on constatera plus tard que la mort de Camarena était aussi l’œuvre… de la CIA, comme on peut le lire ici.)

Un trafic qui mène aussi à des pratiques douteuses répétées durant le conflit afghan et venues d’un ancien programme anti-viet-cong instauré pendant ka guerre du Viet-Nam.  Dans le livre « When States Kill: Latin America, the U.S., and Technologies of Terror » publié par Cecilia Menjívar, Néstor Rodríguez on trouve un extrait décrivant l’arrivée au Texas des comploteurs honduriens choyés et accueillis avec.. piscine offerte à la clé.  « En août 1980, 25 officiers honduriens ont été transportés dans un avion privé de l’armée de l’air hondurienne vers une piste d’atterrissage non pavée dans le sud-ouest des États-Unis, où ils ont été accueillis par un agent, M. Bill, et par quatre autres instructeurs et interprètes américains. Florencio Caballero, interrogateur et ravisseur du bataillon 3-16, se l’est rappelé : « nous sommes allés dans une base militaire.  C’était tellement privé.  Il n’y avait pas de télévision, pas de câble, seulement des cassettes vidéo. . . . Les officiers [honduriens] savaient où nous étions. Ils disaient: «  ici, au Texas ».  C’était comme une université.  Nous avions tout ce dont nous avions besoin: de la nourriture, des boissons, une piscine ». (selon le Baltimore Sun, du 13 juin 1995)  « Pendant six mois, des membres de la CIA et du Federal Bureau of Investigation des États-Unis, utilisant des traducteurs, ont enseigné les techniques d’interrogatoire aux Honduriens.  Les formateurs se sont spécialisés dans la torture psychologique et ont enseigné aux Honduriens à utiliser les points faibles et les craintes des prisonniers. Entre autres leçons, ils leur ont appris à utiliser la privation de sommeil et le chantage pour extraire des informations ».

Un interrogatoire qui nous avait tout appris

Dans le long mémorandum du Congrès sur l’enquête à propos de « l’Iran-Contra affair », lisible ici, l’implication de Century Arms, au milieu des années 80 est en effet patente.  Interrogé par Woodlock, l’employé Rugg, qui s’était mis à table, avait en effet donné des détails saisissants que l’on peut lire ci-dessous. Interrogé sur la photo polémique montrée dans Soldier of Fortune, voici ce qu’avait en effet répondre Rugg qui l’avait tour de suite attribuée à Century Arms :

– Comment savez vous ça ?

-En raison de la couleur du boîtier, le type de boîtier que c’était, c’était une caisse de munitions pour armes légères, des munitions de 7,62 millimètres. Sur le côté de la caisse était imprimé en grosses  lettres, « CIA, Montréal, Canada ».

-Qu’est-ce que cela signifiait pour vous?

-Century International Arms, Montreal, Canada.

– Vous souvenez-vous de la controverse générée par cette photo?

-Oui. Le gouvernement canadien, quand il a trouvé ça, il était très contrarié. Ils sont venus et ont questionné certains de chez Century International Arms. Maintenant, que ce soit Weigensberg ou non, je ne sais pas. Habituellement, ils jettent plutôt Prokos aux chiens.

-Pourquoi, à votre avis, le gouvernement Canadien était-il contrarié par la photo?-

– Apparemment à cause du projet de loi de non-intervention qui est passée là-bas au Canada.

-Quelle était votre compréhension de cela ? De ce que provoquait le  projet de loi de non-intervention ?

-Aucun Canadien n’est supposé jouer dans quoi que ce soit

-J’en arrive à l’ Amérique centrale.

-Vous souvenez-vous de M. Weigensberg ait été interrogé à propos de cette photo?

-Je savais qu’ils avaient été interrogés. Maintenant, s’ils ont l’interrogé ou M. Prokos, en général, c’est l’homme qui parle pour lui, ils le jettent aux chiens.

-Quand vous dites questionner, ce seraient les représentants canadiens de  la loi canadienne, des officiers de police?

-Prokos m’a dit la sécurité canadienne. Du Département de Sécurité. Ce que c’est au Canada, je ne le sais pas.

-Je suppose que vos informations sur l’enquête de sécurité du Canada viennent de M. Prokos; est ce que correct ?

-Oui.

– C’est bien Theo Prokos, T-h-e-o?

-Oui. C’est leur directeur commercial chez Arms – Century International Arms, excusez-moi.

-Ces demandes provenaient de la sécurité canadienne les gens sont arrivés  peu après l’apparition de cette image ?

-Oui.

-Cela se serait passé l’été, en 1986?

-Maintenant, monsieur Rugg, avez-vous eu des informations sur des fonds pour l’achat d’armes venant des Bahamas ou de des îles Caïmans?

-Oui. Cette information m’est venue indirectement, encore une fois, à travers Prokos.

-Comment est-il arrivé à vous en parler?

-Eh Bien, parce que je discutais avec lui au téléphone, en disant, tu joues avec un tas de fruits, et tu ne jamais aucun argent de toute façon. Je ne savais pas ce qu’il faisait.

-De qui parlez-vous?

-Weigensberg faisait référence aux personnes qui travaillent avec lui, à ce moment-là, il essayait de comprendre qui était qui. Et Theo a dit « non, il n’y a pas de problème, ils ont mis 400 et quelques milliers de dollars en espèces dans les îles, quelque part, au Bahamas ou aux Caymans. Ça a été transféré à Montréal et retour au Canada ».

-Saviez-vous que cet argent serait associé avec le groupe Secord?

-Oui.

-C’était par M. Prokos que vous avez compris ça?

-0ui.

-Je suppose que vous avez également reçu des informations sur des armes arrivaient du groupe Secord du Portugal; est ce que correct ?

-Une expédition effectuée par Weigensberg au Portugal.

-Vous rappelez-vous quand cela aurait pu se passer ?

-Sans vouloir paraître désinvolte, je ne le peux pas. À l’automne, c’était soit probablement l’automne de 1985 – je me souviens qu’il faisait humide, avec de la pluie le temps, nous avons été trempés.

-Donc, ce serait soit à la fin de 85, ou peut-être à la fin de 86?

-Cela pourrait l’être, aurait pu l’être.

-Vous rappelez-vous ce que vous auriez reçu comme informations de Prokos.

-Prokos vous dit ce que cette expédition composé de ça, des grenades et des roquettes, etc. Il n’a pas dit quel genre.

-A-t-il indiqué s’il y avait des intermédiaires impliqué dans cette transaction autre que Century Arms ou TWA?

– Je ne sais pas comment ni à quoi vous référez là, c’étaient les mêmes qu pour l’achat de matériel avant, autrement dit, le même groupe.

-Ces matériels arrivent au Portugal. Est-ce votre compréhension?

– Et bien, autant que je puisse croire, ils étaient roumains.

-Hormis TWA, existet-il un autre marchand d’armes. qui est impliqué dans cette transaction, à votre connaissance?

-Pas que je sache, monsieur, sauf Secord, je crois c’est là que ça se passait.

-Vous comprenez également de que c’était M. Prokos qui mettait tout ça en place. Un avion transférait du matériel à Lisbonne. »

Century et Ori

Vingt ans après, le trafic existait toujours et c’était toujours celui de Century Arms, et on en retrouvera en effet une partie, quel hasard encore, dans un port italien, haut lieu du trafic de cocaïne en Europe contrôlé par la mafia calabraise.  Selon Wikileaks, en 2002, en effet, de vieux fusils avaient été récupérés par Century Arms (le nouveau nom d’International Firearms) en provenance du Guatemala et de la société Grupo de Representaciones Internacionales (GIR SA), dans un un contrat à 130 millions de dollars. Des fusils M-1, qui seraient atterris chez lui encore grâce à l’entregent d’un agent israélien qui aurait servi  d’intermédiaire entre eux :  c’était tout simplement Ori Zoller, le patron de GIR SA (avec son associé Uzi Kissilevich). Audité par des représentants de l’ambassade, Zoller avait raconté que le deal était le résultat d’un accord complexe, fait à partir d’une dette du MOD Guatémaltèque à la société IMI (Israel Military Industries) pour la réfection des fusils d’assaut Galil.  Zoller étant également le représentant de IMI !  Afin d’éponger ce qu’ils devaient, les guatémaltèques auraient alors proposé de céder des armes de leur stock en échange, Zoller acceptant à condition que les fusils soient envoyés aux Etats-Unis chez Century Arms, selon lui pour « garantir qu’ils ne finissent pas ailleurs« .  Une histoire tirée par les cheveux qui n’avait convaincu personne.  Deux personnes avait été mises en cause en plus de Zoller : Uzi Kislevitz-Shapira, au Guatemala (lui aussi agent de l’Israel Military Industries (IMI), et Shimon Yelinek, au Panama.  Yelinek n’est guère plus reluisant que Zoller, à vrai dire ; une enquête de la DEA Drug Enforcement Administration (DEA) liera en effet cet ancien conseiller de Mobutu en 2011 au trafiquant Cifuentes Villa, du cartel mexicain de Sinaloa . Selon Le Monde, visible ici, Yelinek aurait été protégé par sa banque suisse, HSBC.  Drogues, armes et compte en banque bien garni, l’habituelle vie des plus gros dealers comme on a pu le voir au temps de North !  Zoller sentait lui aussi la soufre de toute façon :  en 1999, Zoller avait acheté des armes en surplus de l’armée du Nicaragua, dont des AK-47s, qu’il devait envoyer par bateau au Panama. 3 117 AK-47 et 5 millions de balles de 7,62 mm comme chargement, dans ce qui est devenu l’Opération Otterloo (du nom du bateau porteur) ! Au lieu de ça les armes avaient atterri en Colombie, pour armer l’United Defense Forces of Colombia (AUC), un groupe paramilitaire ultra-violent !!!  Les armes avaient été envoyées chez Banadex SA, une filiale de Chiquita, à Urabá.  Zoller, en bon récidiviste de la vente d’armes, avait aussi tenté en 2001 de revendre des armes des stocks Nicaraguayens sans fonds à Samir Osailly, un vendeur d’armes lié à Al Qaeda.  Le but était alors d’envoyer les fusils au Revolutionary United Front de Sierra Leone, mais il avait échoué.  Dans le cas de l’Otterloo, des documents secrets dévoilés plus tard (ici à droite) montrent clairement que l’entreprise de Zoller est bien plus qu’un simple broker d’armes venu dépanner sur le pouce la CIA pour régler un problème de fournisseur. C’est aussi un falsificateur.  Ces documents en effet évoquaient un précédent de 2007, pour la vente au Guatemala, montrant un document dûment signé du ministre de la défense Ronaldo Leiv Rodriguez, tout ce qu’il y a de plus officiel, Zoller ayant reçu effectivement un autre document en retour du Département du Commerce autorisant la vente.  Or ces papiers étaient en réalité tous deux des faux manifestes.  La duplicité semblait de mise, car à chaque étape de la préparation du deal, Zoller avait tenu à prévenir les personnels de l’ambassade de l’arrivée du bateau.  Un rapport fait par le Pol/Econ Conselor, lisible dans le rapport de l’OAS (Organization of American States, chargée aussi de vérifier les échanges d’armes) sur le cas de l’Otterloo, avait pourtant relevé que Zoller était très certainement un « facilitateur de corruption militaire », mais rien n’avait était requis à son encontre : en somme, Zoller était manifestement protégé.  Zoller a joué ce rôle négatif de profiter de guerre et de fournisseur de mort pendant des décennies !!!!  Century Arms n’a en fait jamais cessé ses importations depuis l’époque « Carcano » :  en 2004 par exemple, les autorités italiennes avaient saisi 7 500 AK-47 (Kalachnikov) venus de Roumanie et commandés par Century Arms. Découvertes à Gioia Tauro près de Reggio Calabria, au sud de l’Italie le 20 avril 2004 (photo ici à droite).  A ce moment-là, le Center for Public Integrity américain avait déjà démontré que Century Arms avait dealé depuis toujours avec les roumains, et ce même bien avant l’ère Ceauscescu !!!  En 2014, dix ans plus tard, Zoller n’avait pas cessé non plus d’œuvrer:  il sera surpris en train de vendre du matériel de surveillance téléphonique au Honduras, comme représentant de la société bien nommée « Hacking Team », sponsorisée par la discrète firme israélienne « Nice Systems » !!!  Le cargo ayant apporté le container s’appelait l’Ayhan Bayraktar appartenant à Yaniktas Den.  Ve Tic. A.S..  En 2017, il passera… à la Bulgarian Register of Shipping.  J’ai expliqué ici les transferts d’armes par Cargo effectués par la CIA.  Le nom de Cherbourg est apparu car les français fournissaient en poudre noire les belligérants et l’Iran via la société Luchaire, un autre scandale notable, français celui-ci.

Le contrat israélien oublié de 2009

Entre-temps, dans la banlieue de Jerusalem, à Mevasseret Zionune petite société avait été créée en 1979 par Zev Kaptowsky comme étant une simple entreprise de remise à neuf de vieilles armes qui s’est ensuite spécialisée dans l’achat et la revente de surplus militaires, les munitions et les équipements :  elle existe toujours et annonce aujourd’hui par exemple pouvoir vendre des Merkava, pas moins, ou des M113 mais aussi une longue liste de pièces détachées pour engins aériens (ceux utilisés par l’IAF): A-4 Skyhawk, Kfir, Tzukit, C-130 Hercules, F-16 Falcon A/B/C/D, F-15-I, AH-1 Cobra, MD-500 Defender, UH-60 Blackhawk,  Bell-206 (il y a même des morceaux de Four Magister appelé IAI Tzukit, présentés en Fiches Excel !).  Une sorte de Cummings bis, en quelque sorte !!!  L’entreprise présentait deux propriétaires sur le papier : Kaptowsky (pour 99% des parts) et son épouse Naama (seulement 1%).  Pour vendre à l’étranger, il avait hérité d’un blanc seing :  il était bien sûr estampillé vendeur officiel de la défense israélienne.  Il figure d’aillrurd dans le catalogue du Sibat (« The International Defense Cooperation Directorate of the Israel Ministry of Defense » où il est présent page 163).  On y trouve aussi des « AKM Model 63 and 65« , roumaines, datant de… 1963, ou un fusil de Sniper Zastava M76… du milieu des années 70.  Ou encore la SA-85M hongroise, variante de l’ AK fabriquée par la réputée Fémáru Fegyver és Gépgyár (FÉG) de Budapest.  Sans oublier des Galil, de différents modèles mais aussi des Tavor ou des Uzi, une palanquée de RPG-7 russes ou bulgares (on a le choix !!!).  Et même s’il n’ a pas ce qu’on lui demande, il se vante de pouvoir le trouver, en broker bien classique : « notre principal avantage est le fait que nous vendons principalement à partir de nos propres stocks, ce qui permet une livraison fiable et rapide. Pour les articles qui ne sont pas en stock, nous fournissons un service d’achat très efficace, dans lequel nous pouvons localiser presque toutes les armes ou munitions grâce à notre réseau mondial de sources et de fournisseurs. »  

Cette disponibilité rapide et efficace, c’est bien ce que révèle un énième message intercepté de Wikileaks le 8 décembre 2009.  C’est en fait l’exposition d’un différend entre deux sociétés, celle de Zev Kaptowsky (ici à droite lors d’un salon spécialisé), appelée Contact International et … Century Arms Inc.  Selon ce texte, Zev Kaptowsky avait obtenu l’offre de vente du Ministère israélien de la défense et police nationale israélienne (INP) de 2 500 anciens fusils de type M1 (de vieux « Garand ») chacun muni d’un chargeur, et avait appelé comme acheteur Century Arms Inc, car selon son patron « 80-90 % des biens excédentaires de l’armée israélienne qu’il achète sont exportés aux États-Unis ».  Le marché avait été soumis à une seule condition : que les carabines « soient revendues et exportées en dehors d’Israël dans un délai de 100 jours à compter de la date d’attribution du marché« . Le marché conclu, Century avait alors voulu payer directement l’INP et non Contact International, d’où la dispute alors en cours allongeant le délai du contrat, et risquant de l’annuler.  On ne sait pas à qui étaient destinés au final ces 2 500 fusils de l’âge de pierre (inventé par un canadien, sa production a commencé en 1936 et c’est l’arme des GI quand ils débarquent en 1944 en France; il se charge comme le Carcano avec un « clip » enserrant le lot de balles !) ni l’usage que souhaitait en faire après Century. Ou plutôt si, à examiner un site de vente d’armes :

Mais en Israël ils s’ajoutent aux ventes du pays qui sont florissantes :  en Israël, les exportations d’équipements militaires ont augmenté de 40% en 2017 avec 9,2 milliards de dollars de contrats, selon le rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) qui a classé Israël au cinquième rang des fournisseurs d’armes au monde, après les États-Unis, la Russie, la France et l’Allemagne.  En tout cas,chez Century, ils avaient été proposés à la vente au tarif de l’or en barre, au vu de leur prix d’achat, comme on peut le voir ci-dessus :  745 dollars pièce !!!  Soit 1,8 million de dollars si tout était vendu !

De Zastava à Delray Beach


L’histoire de Century Arms ne s’arrête  pas là encore.  En 2011, cette fois, un journal de Palm Beach racontait la réussi d’une entreprise américaine locale appelée « Century Arms, dont le siège est installé désormais à Delray Beach, mais l’entreprise de production dans le Vermont, qui vendait selon lui à la pelle des armes venues de l’Est. Elle détient aussi un autre emplacement, à Georgia, dans le Vermont, dans une petite ville de 4700 habitants, située à 10 miles à peine de la frontière avec le Canada. Cette firme avait importé, selon la publication, pas moins de 25 000 provenant d’un seule firme, Zastava, dont une majorité de fusils d’assaut.  Selon Wikileaks, rappelait le journal, dans son câble intercepté du 17 avril 2008, la firme ne semblait pas trop regardante sur leur origine véritable, travaillant souvent avec des « courtiers non autorisés». Bref, dirigée aujourd’hui par Michael Sucher (c’est donc bien toujours resté une entreprise familiale !) elle avait continué son commerce d’armes malgré son lourd passé… et un évident laxisme des autorités US sur ses activités en dehors des clous.  L’article décrit une société fort discrète, qui venait alors de se voir accusée d’avoir fait parvenir des armes au Mexique, chez les dealers : « tout ceci est une surprise pour de nombreux habitants du comté de Franklin, y compris des politiciens locaux. Sen. Don Collins (D-Franklin) ne savait même pas qu’il y avait un fabricant d’armes à feu dans son district. Sen. Norm McAllister (R-Franklin) a entendu parler de la société mais il admet: «Je ne suis pas sûr à 100% de ce qu’ils font. Je pense qu’ils rénovent les fusils. «  Les voisins semblent également ignorer la controverse qui a suivi Century, dont le siège social est situé à Delray Beach, en Floride. Au fil des années, de nouvelles enquêtes ont établi un lien entre les armes importées par Century et les seigneurs mexicains responsables de la drogue, les Contras nicaraguayens et d’autres acteurs peu scrupuleux. L’usine de fabrication et d’assemblage de Century est située dans le coin nord-est du parc industriel d’Arrowhead. L’entrepôt d’un étage, d’une superficie de 80 000 pieds carrés, est entouré d’une clôture en grillage et de fils de fer barbelés. Le bâtiment en acier ondulé ne comporte aucune signalisation extérieure, à l’exception d’une petite liste dans l’annuaire des entreprises du commerce en plein air et d’un drapeau portant le logo de la société Century: une carte du monde au centre d’un viseur. » La discrétion même, dira-t-on…

Une tricherie organisée depuis des décennies

Mais nous voici donc à nouveau confronté à ce que l’on a décrit dans les trois épisodes précédents : « la présence de la société dans le Vermont remonte au moins à 1964, lorsque  Century Arms, nom sous lequel a société était autrefois connu, était situé sur la rue Saint-Federal Albans. Il a déménagé à son emplacement actuel il y a une dizaine d’années. Un récent rapport  de Dun and Bradstreet a estimé ses ventes nettes à 30 millions de dollars  par année. Sur la base de la fréquence de ses annonces d’emploi, que la société gère presque chaque semaine dans plusieurs journaux du Vermont, dont Seven Days, Century semble croître de plus en plus rapidement. Ces annonces varient selon la saison et présentent des personnages différents dans la ligne de mire, y compris un trèfle pour St. Jour de Patrick, un lapin pour Pâques et un chapeau de fête et confettis pour le réveillon du Nouvel An (ici à droite un autre vendeur fait de même avec le «  fusil des familles »). « La loi fédérale exige de Century de signaler combien d’armes elle fabrique chaque année au Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives. En 2005, la société a produit seulement 2 657 fusils, mais en 2009 – l’année, de l’inauguration du président Barack Obama elle en a fabriqué 42 876, selon les rapports d’ATF. En 2011, la dernière année pour laquelle des chiffres sont disponibles, Century a produit 18 987 fusils. Importées, les armes à feu fabriquées à l’étranger sont une autre affaire. Pendant des décennies, Century a exploité une échappatoire pour contourner une loi fédérale interdisant l’importation de fusils de type militaire, selon un rapport d’enquête de Février 2011 produit conjointement par le Centre pour de l’intégrité publique et PBS’s “Frontline» Il le fait par l’importation de versions  dites« sportives » de leurs fusils étrangers, plus légers, « qui peuvent contourner les restrictions fédérales à l’importation, puis avec de les remodeler aux États-Unis (ils disent les « moderniser »), y compris en leur ajoutant des baïonnettes et des chargeurs de haute capacité ». Dans les années 1980 et fin début des années 90, siècle est devenu l’un des plus grands importateurs de fusils SKS de la Chine et de la Russie, de style militaire, précurseur semi-automatique de l’AK-47. L’un de ses plus infâmes contrats, selon l’IPC / rapport « Frontline », était une cargaison d’armes que Weigensberg a fourni aux Contras du Nicaragua dans les années 1980. Ces opérations étaient illégales à l’époque. »  Un aveu en bonne et due forme : cela fait près de 40 ans en 2018 que Century continue les lois, en fait… et met le feu à la planète entière.  Une société privée fabrique des guerres, massacre à qui mieux mieux, sous le regard protecteur de la CIA, et ce, depuis des lustres !

De Delray Beach aux massacres de Paris

Et c’est allé très loin. Jusqu’en Europe, on s’en doute, mais aussi en France, avec un épisode particulièrement sanglant… « Les armes à feu de Century ont également tourné au sud de la frontière, où les autorités fédérales affirment qu’elles sont devenues l’arme de choix des cartels de la drogue mexicains. La WASR-10 – le nom officiel de l’arme tirée contre la Maison Blanche par Ramiro Ortega-Hernandez – est devenue l’arme la plus couramment saisie dans les guerres de la drogue au Mexique.  Selon le rapport CPI / « Frontline », au cours d’une période de quatre ans, plus de 500 WASR-10 importés par Century ont été importés au Mexique.  La plupart de ces armes avaient été modernisées avec des capacités de type militaire ».  Au Mexique, qui a atteint un score atmopshérique de tués par balles cette année.  Mais aussi en France, avec cette découverte écœurante :  au moins sept des armes utilisées ou découvertes après novembre 13 attentats à Paris ont été identifiées comme étant fabriqués par une usine située dans le centre de la Serbie.  La plupart ont été fabriquées avant la rupture de la Yougoslavie lors de la guerre civile dans les années 90 et sont pour la plupart des versions modifiées de l’AK-47 soviétique, appelée aussi communément Kalachnikov.  En fait, Century Arms achète des armes d’Europe de l’Est (…)  Century Arms vend à des particuliers ou à des entreprises un permis fédéral d’armes à feu, en utilisant son site Web pour diriger le plus grand nombre de particuliers vers un réseau de revendeurs.  La confirmation était venue de MilojkoBrzakovic, le directeur de la Zastava Arms (Zastava Oruje), situé à Kragujevac, au centre de la Serbie.  Ce sont les autorités françaises qui avaient en fait remonté jusqu’à lui pour l’en informer :

Selon le Daily Mai, « Brzakovic (ici à gauche) a déclaré que toutes les armes avaient été livrées légalement, mais auraient pu se retrouver par la suite dans des circuits illégaux. « L’une a été livrée en Bosnie en 1983, une à Skopje, en Macédoine en décembre 1987, une à Golubici, près de Knin (Croatie) en 1988, une à Zagreb (Croatie) en 1987 », a-t-il déclaré.  Il a dit que le pistolet M92 « est une arme semi-automatique, une arme de chasse et de sport … il ne peut pas tirer de tirs en rafale, seulement des tirs successifs … qui sont légaux en Amérique ».  Il a déclaré que le produit avait été exporté vers un vendeur d’armes en ligne aux États-Unis, le Century Arms, basé en Floride, dont l’usine exporte jusqu’à 25 000 armes de chasse et de sport chaque année. Il a déclaré que le pistolet avait été livré en semi-automatique, mais il ne savait pas si quelqu’un le transformerait en automatique après la livraison. La «Kalachnikov raccourcie» est répertoriée par les marchands d’armes américains comme se vendant à environ 460 dollars pièce ». 

« Dans une vidéo mise en ligne en décembre 2013 (ci-dessus), Century Arms annonçait qu’elle vendait le pistolet PAP M92 de style AK, « une toute nouvelle arme à feu de l’usine de Zastava en Serbie » et en démontrait les attributs ». Le patron de Zastava ajoutant : « Nous avons vérifié sept, peut-être huit numéros de série reçus de la police dans notre base de données et découvert que les armes de ce lot particulier avaient été envoyées à des dépôts militaires en Slovénie, en Bosnie et en Macédoine ». « La société Zastava Arms, qui s’appelait à l’époque Zavodi Crvena Zastava, était l’unique arsenal d’Etat pour les armes de petite taille de la police et de l’armée de la Yougoslavie de l’époque. l’article prédisant « qu’elle exporte toujours, notamment aux Etats-Unis ». Et quel était donc l’avion qui aurait pu ramener tout ça de Kragujevac,?  Je me le demande bien, tiens, au fait… Et comment donc ces armes dévastatrices à Paris avaient-elles pu tomber aux mains de ces terroristes endoctrinés ?

(1) le coup des cinéastes, la CIA l’utilisera lors de l’opération Argo, devenu (obligatoirement) un film hollywoodien : pour exfiltrer des otages US qui avaient réussi  en 1979 à éviter la rafle effectuée par les iraniens (ils s’étaient réfugiés dans l’ambassade du Canada, d’où le nom de subterfuge canadien donné aussi à l’opération : the « Canadian Caper »)), la CIA a monté toute une opération ayant pour thème la réalisation d’un faux film en Iran même.  Ici la version d’un des vrais échappés.

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

Article précédent:

 

MH370 (19) : Century Arms, plusieurs rendez-vous avec l’histoire, le second et le troisième, à Paris

Commentaires

commentaires

A propos de ghostofmomo

avatar

Check Also

Coke en Stock (CCLVI) : le laxisme multinational et l’incroyable réceptionniste de Mulhouse :

Le trafic international de cocaïne et son expansion fulgurante sont les résultantes de plusieurs laxismes.  ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.