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MH-370 (30): Silk Way

L’été dernier, la presse avait bruissé des allégations d’une journaliste particulière, Dilyana Gaytandzhieva, celle d’un journal à scandales bulgare (Trud), disons, venue nous présenter in vivo des caisses de munitions anciennes, notamment des roquettes de type Grad, présentes sur tous les conflits depuis la Guerre des 6 Jours notamment où elles avaient été utilisées en abondance.  La réaction du fondateur de Wikileaks, qui avait qualifié ces « révélations » de pathétiques, avait en fait provoqué un intérêt certain pour ce qu’elle avait raconté.  Car malgré ce qui semblait être l’œuvre d’une propagande signée Bachar el Assad, se dissimulait bien la fourniture répétée de forts tonnages de munitions par une entreprise bien particulière, puisque déjà évoquée jadis ailleurs… il y plusieurs années déjà (1), comme ayant déjà été mêlée à des livraisons d’armes, pendant le conflit afghan… cette fois au profit des américains.
Nota :  à ceux qui pourraient penser récupérateur l’association de la catastrophe du vol MH-370 dans le titre de cette longue série, je rappelle qu’à l’origine il y a la forte suspicion émise par l’un des parents de victimes françaises sur la possibilité que le Boeing 777 incriminé ait pu avoir eu affaire à un trafic de ce genre, ou à une bavure militaire liée à ce trafic.  La série a débuté ici
 
Une mise en scène flagrante, mais aussi une réalité
En fait son enquête, tellement surprenante qu’elle avait été suivie immédiatement de question et de doutes, car elle comportait des erreurs factuelles, la journaliste à son origine bien trop embarquée par une vision nettement orientée… pro-Poutine.  Elle s’était auparavant déjà un peu grillée en posant des caisses d’armes douteuses devant lesquelles elle s’était fait complaisamment  photographier… assistée ce jour-là par l’armée syrienne comme une journaliste résolument « embedded ». Sur l’une de ses photos, une étiquette censée servir de « preuve » aux envois de roquettes GRAD était fort douteuse :  une simple imprimante de bureau aurait pu faire de même.  Fixée par des agrafes de bureau sur tout un lot, cela devenait fort intriguant !  Des caisses pleines de poussière et des papiers d’une blancheur immaculée.   Quelque chose cloche, à l’évidence : on a visiblement voulu trop en faire !!!  Mais cette fois-là, c’est elle aussi qui produisait une longue enquête qui portait sur les transports d’armes à la Syrie, en Iraq, en Afghanistan, au Pakistan et au Congo, tous effectués par… Silk Way Airlines !!!  Une enquête dont la rédaction surprenait au regard de la légèreté précédente des articles jusqu’alors proposés par cette même rédactrice… fort peu regardante quant aux mises en scène de ses découvertes encadrées par des supérieurs de l’armée syrienne !!!  Elle avouera elle-même qu’on lui avait remis tel quel le document que l’on retrouvait vite divulgué par les « Anonymous » : qui en était à l’origine, on l’ignore à vrai dire.  Mais l’opération sentait d’emblée la manipulation.  Il vaut donc mieux déjà lire cet autre document, avec photos à l’appui.  Le chargement des roquettes Grad marquées 9M22U bien lisible est plus intéressant. Appelé aussi M-21OF, c’est une roquette de 122 mm à fragmentation et donc meurtrière produite par Armaco JSC … en Bulgarie.  Le concurrent de VMZ !!!  Le hic, c’est qu’on découvre aussi de l’Armaco en Afrique de l’Ouest, chez DAECH, certains ont pu aussi le constater en visionnant des propagandes de l’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique)… (ici des KO-7V, une roquette anti-tank pour  RPG-7V fabriquée elle aussi par Armaco…

Comme le précise les deux rapports, les avions de Silk Way se ravitaillent dans les pays de l’est, à l’évidence, et approvisionnent leur hub de Bakou où même parfois directement aussi les Emirats.  Un vol ZP4994 récent, en date du 16 septembre 2018 de l’Ill 76 4K-AZ40 est surpris par Flight Radar se dirigeant vers les Emirats… en partant de Bourgas, haut lieu de collecte des armes comme on le sait.  Au passage il survole l’Arabie Saoudite : avec Abu Dhabi ou Muscat (Mascate) comme direction finale ? On pense plutôt à Muscat, où en face les iraniens déversent un flot d’armes contre le gouvernement soutenu par l’Arabie et les USA.

Silk Way en Afghanistan comme ravitailleur des américains
Le lourd dossier de la journaliste accusait surtout Silk Way comme entreprise, on vient de le voir.  Or ils se trouve que j’avais déjà ailleurs évoqué la société Silk Way, il y quelque temps déjà.  Elle avait commencé avec le vieux DC-8-62 (F) blanc 4K-AZ25 qui a fini par être scrappé en 2010… à Ostende.  Ne cherchez pas trop sous quel enregistrement il était cet ancien Cargo Lion :  c’était devenu un Johnsons Air (9G-RMF), bien sûr, autant finir en beauté !!!  Dans le dépliant publicitaire d’un quasi publi-reportage de cinq pages du magazine Airliners d’avril 2007, on apprend ce que fait alors Silk Way (littéralement « la route de la soie ! »), entre autres, ravitailler les troupes US et canadiennes en Afghanistan. « Un regard sur le programme hebdomadaire de Silk Way montre une sélection de lieux qui peut être appelé exotiques : Kaboul (KBL), Kandahar (KDH) et Mazar-el-Sharif (MZR) en Afghanistan, à Bagdad (BGW) en Irak, et Urumqi (URC) en Chine pour ne citer que quelques-uns. Tous les appareils de Silk Way Airlines sont basés au Heydar Aliyev International de Bakou, la capitale du riche pays en pétrole, lAzerbaïdjan, et fonctionnent à partir de là, la plupart d’entre eux se consacrant à des itinéraires particuliers. L’itinéraire typique qui est souvent utilisé par les avions plusieurs fois par semaine part de Hahn (HHN), près de Francfort en Allemagne Bakou, continue à Kaboul. En règle générale, un équipage part de Bakou jusque Hahn, en Allemagne en début de soirée et de retour à Bakou, arrivant à la maison tôt le matin. Ces vols amènent de l’équipement en Afghanistan, opérant pour le compte des troupes allemandes qui y sont stationnées. Les vols aller-retour emportent généralement moins. Un grand pourcentage des marchandises qui s’envolent vers l’Allemagne le fait que parce l’Allemagne a très strictes lois environnementales, ce qui oblige de nombreux éléments à être recyclés correctement. Un autre trajet d’IL-76  principalement entre BAK, Bichkek, le Kirghizistan (FRU, à savoir à Manas International Airport) et URC (à Ürümqi Diwopu International Airport en Ciné). Les autres destinations fréquentes comprennent Trenton Airbase (YTR), près de Toronto, où un vol hebdomadaire est utilisé au nom de des troupes canadiennes, Chateauroux (CHR) en France, Istanbul Sabiha Gökcen (SAW) ainsi que MZR (Mazar-i-Sharif International Airport en Afghanistan) et le KDH (Kandahar International Airport). En plus, l’IL-76 peut aller là où il y a une cargaison à prendre, bien souvent en dehors de l’UE. Après les tremblements de terre au Pakistan ou le tsunami en Asie du Sud, Silk Way Airlines a été fortement impliqué dans le transport de marchandises humanitaires dans les régions touchées.  » Bagdad est nommément cité dès avril 2007 : or le gag, c’est que la presse nous apprend le 8 décembre 2009 seulement que Silk Way vient d’obtenir l’autorisation de faire des vols cargos dans le pays !
La même chose qu’Iraqui Airways déclare-t-on ! A croire que les vols précédents… étaient clandestins !  Si Urumqui est cité, on le sait également grâce à un crash survenu à un des avions de Silk Way en Chine.  Que faisait-il aussi loin ???  Dans la ville où est situé un des principaux arsenaux chinois ?  Y aurait-il une filière chinoise d’exportation illicite ?  Sans nul doute, dirons nous !
Naissance révélatrice de la nouvelle Silk Road
La société Silk Way Airlines a été fondée le 6 octobre 2001 par Shamsaddin Mirsalayev, qui avait fondé auparavant Azal Avia Cargo (appelée aussi Azerbaïdjan Airlines, basée à Bakou et fondée dès 1992 (ici à droite son résumé sur Flight Global) : Silk Way n’en est que le nouveau nom.  La compagnie utilisait de vieux avion russes au départ : des Tupolev Tu-134, Tu-134B (5 exemplaires), Tu-154, Tu-154M, des Yakovlev Yak-40 (9 exemplaires !), Yak-40K, plus deux Boeing 727-200 et deux Boeing 757-200.  Comme destinations elle annonçait Aktau (c’est au Kazakhstan), Alep (en Syrien déjà), Ankara, Dubai, Istanbul, Kiev, Londres, Odessa, Paris, Tbilisi, Téhéran, Tel Aviv, Trabzon, et Urumqi (déjà également !).  Mirsalayev avait aussi créé auparavant Eurasian Cargo, Inc.  Un relevé d’adresses américaines montre que son principal associé s’appelle Zaur Akhundoy, chez Eurasian Cargo, justement.  Si l’on cherche son adresse, on est directement expédié vers… Silk Way.  Mais il reste une adresse de disponible qui renvoie à… Dortmund. Zaur Akhundoy étant le président, on l’a vu, de l’Association of Football Federations of Azerbaijan !!!  Le site, décoré des avions de Silk Way, explique que « nos activités sont:  le transport international de chargements complets et de marchandises diverses, le transport de marchandises dangereuses (ADR), le  transport de cargaisons surdimensionnées et lourdes; la livraison par route et transport aérien, etc. ». Fort étrangement, les photos illustrant l’activité d’Eurasian Cargo montrent un énorme Antonov 124 emmenant un bus, siglé de façon surajoutée sur Photoshop, et un 747 de Cargolux:  le LX-ICV !!!  On retrouve vite l’Antonov montré grâce à ses inscription en rouge sur le fuselage : c’est l’An 124 de Polet Airline, le Ruslan RA-82068 (le N°9773051359127).  Le site est une coquille vide, Eurasian Cargo n’existe que sur le papier !

Une entreprise gouvernementale ?

J’avais aussi défini les activités de l’entreprise :  selon un rapport du RFE/RL’s Azerbaijani Service, Silk Way Holding — et sa douzaine d’avions d’Azerbaidjan – appartient aussi en partie à Arzu Aliyeva, la plus jeune fille du président du président Aliyev (elle est née le 23 janvier 1989), voilà qui pourrait paraître surprenant (mais connaissant la famille et la gestion du pays ça n’est pas une surprise, comme ne l’est pas non plus le nom de sa sœur, Leyla Aliyeva, dans les Panama Papers)…  On s’apercevra vraiment des vols troubles de Silk Way Airlines pour l’Otan (?) quand un de se ses avions s’écrasera à 25 km de Bagram le 6 juillet 2011.  L’Ill-76 4K-AZ55  (N°2053420680, ici à droite), parti de … Bakou (au Baku-Heydar Aliyev International Airport) avec un chargement de 18 tonnes de matériel de nature indéterminée à bord.  Neuf personnes avaient péri carbonisées. Aucun cliché ne sera montré de la catastrophe.  Ci-dessous une photo d’un Ill-76 de Silk Way prise à Kandahar par le journaliste du magazine Airliners de mars-avril 2007 :

Ses vols relient le Moyen Orient à l’Europe, dont notamment le Luxembourg, et les aéroports visités s’appellent Kaboul et Kandahar mais aussi Hahn (Francfort), ancienne base US en Allemagne devenue aéroport civil en 1993 (ici à droite pris en photo le 10 août 2018 par le spotteur DK c’est le 4K-AZ100, déjà vu ici sur place le 11 juillet).  La partie militaire laissée depuis à l’abandon.  La base originelle de Silk Way est à Bakou, sur l’Heydar Aliyev Baku International Airport.  Sa flotte (en 2010) comprenait 3 Antonov An-12, 1 Ilyushin Il-76MD et 7 Ilyushin Il-76TD.  Ci-dessous un de ses premiers appareils, le 4K-AZ25 un DC8-62F, ex Swissair, ré-équipé de réacteurs moins bruyants lui permettant de se poser sur les bases européennes.  Comme le note le commentaire du magazine, l’avion avait alors été photographié à Ostende, véritable plaque tournante du trafic d’armes à cette époque, celle des avions omniprésents de Viktor Bout.

Il fallait alors ajouter à cette flotte renouvelée un gros porteur Boeing 747 de Cargolux récemment arrivé qui volait désormais pour Silk Way Airlines.  Ce qu’il y a d’amusant, c’est la confusion qui reste entretenue :  ainsi le 7 février dernier quand on présente l’accord entre Cargolux (société luxembourgeoise) et Silk Way, son président Jahangir Askerov se présente toujours comme « président de CJSC Azerbaijan Airlines (AZAL) »… à ce moment là aussi le même Askerov se plaignait de l’annonce de l’arrêt de la production du long 747-8F chez Boeing, alors qu’il en avait fait son cheval de trait.

Interdit de vol en Europe mais autorisé à Bagdad !

Mais le plus étonnant, c’est que lorsqu’on annonce que la société dessert Bagdad, cela fait 5 ans déjà que Silk Way est interdit de vol dans de nombreux pays d’Europe (mais pas l’Allemagne !).  La Suisse, par exemple, l’a banni depuis 2004 avec Flash Airlines (Egypte Jr Executive (Liban/USA), Premium Air Shuttle (Nigeria) et Dniproavia (de l’Ukraine).  Ce qui n’empêche en rien cette dernière de se poser sur l’aéroport Ben Gourion le 1er novembre 2009 encore… avec un avion qui est plus que suspicieux.  Le 21 octobre 2008, on le trouvait à Shannon, sortant du hangar à peinture de Air Atlanta Aero Engineering avec de nouvelles couleurs et un nouvel enregistrement, avec un G-THOJ collé au dessus d’UR-DNJ.  G-THOJ étant son ancien numéro.  Le gag, c’est que le premier appareil de Silk Way, le vieux DC-8… d’Ostende, l’4K-AZ25 (cn 45920/319) âgé de plus de 40 ans provenait de Swissair (en 1968 !) et a été bloqué depuis 2003, en raison du bannissement de tous les avions « 9G » dès cette date.  9G, l’indicatif du….Ghana !  Un avion du parc de Viktor Bout comme premier appareil : drôle de baptême !  On le verra successivement porter la livrée blanche de Cargo Lion, avec l’indicatif LX-TLC (ancien Nationair, canadien) puis le logo Silk Way sur la queue :  un changement de customisation typique des pratiques de Viktor Bout qui faisait tout à l’économie : le design général premier n’est jamais remis en cause, on ajoute une ligne le long du fuselage ou un seul logo sur des avions uniformément blancs, ou on peint les réacteurs seulement…. même chose avec le DC-8 4K-AZ29, un ancien DC-8-62H, d’United Airlines, converti en cargo DC-8-62H(F) freighter en décembre 1994 après être passé chez Rich International et Arrow Air.  Il était devenu N803CK chez Kitty Hawk International en 1999 et avait été stocké en plein désert avant que Silk Way ne l’achète en 2003.  Sans même le repeindre, comme on peut le voir… les débuts se font à l’économie chez Silk Way, ou en copiant les méthodes de Viktor Bout !  En Afghanistan, en prime, Silk Way Airlines et ses Il-76 côtoie tous les jours ou presque TransAvia Export (de Biélorussie) aussi avec ses Il-76, comme Gomel Avia. Or les deux dernières sont des sociétés répertoriées chez Viktor Bout.  Bref, Silkway, a bien des égards rappelle le vendeur d’armes à l’époque. Le vieil ACS Boeing 707 EL-ACP sera vu en train d’atterrir à Genève en attente d’un vol humanitaire pour la Croix-Rouge.  Des Silk Way, ce n’est pas ce qui manque alors.  On en voit à Ostende, où est leur base originelle, en approche à Ostende, à Presttwick, puis au dépôt en attendant d’être scrappé pour le 4K-AZ25 (cn 45920/319). Un Antonov Silk Way sera vu aussi à Ostende, le 17 février 2003, et même deux Silkway dont l’ancien Aviast. En photo ici le « K-AZ21 » (cn 8345609) à côté de l’Aviast RA-11962… probablement plutôt le 4K-AZ21 mal peint ou siglé à la va-vite… intentionnellement ou pas, on ne sait.  Viktor Bout fournissait donc les Etats-Unis et leurs alliés, et c’est indéniable en Afghanistan et en Irak. Le 6 août 2007, c’est un autre incident qui se produit au Canada qui le révèle… un des 9 Ill-76 de Silk Way, englué dans un brouillard dense va rater l’entrée de la base de Trenton en Ontario, et faucher une bonne paire de lampes et de grillage en se posant nettement trop court.  L’avion transportait du matériel militaire canadien.  En fait, il avait carrément touché le sol 130 mètres avant la piste avant de remettre les gaz, les roues principales entourées de fil barbelé :  après avoir fait des cercles pendant une heure, il décidait de se poser à Ottawa… avec ses barbelés.  L’appareil, l’AZQ4992 (immatriculé 4K-AZ41, vu ici en Bulgarie et là à Kandahar), était bien sous contrat du Department of National Defence du Canada. L’avion sera également photographié à Geilenkirchen sur la base de l’OTAN, celle des Awacs européens.  A Bourgas le 24 août 2010, c’est l’exemplaire 4K-AZ55 (ici à Bourgas) que l’on trouve.  Dans un site, un observateur note les visiteurs en Afghanistan, outre les C-17 de l’armée US, l’Antonov 124 de Volga-Dnepr du SALIS, affrété également par la France, mais aussi SilkWay Airlines (Azerbaijan), avec des Il-76, TransAviaExport (Biélorusse), avec des Il-76, Gomel Avia (Biélorusse), avec des Il-76 et Blackwater (USA), avec son petit CASA-212… ci -dessous le passage le 22 août 2008 à Châteauroux de l’Ill 76TD de Silk Way immatriculé 4K-AZ41, preuve qu’il revolait déjà :

 Silk Way, un enjeu politique ?
Et comme tout s’imbrique et tout se perpétue, on retrouve les mêmes chez Obama, lors des nominations d’ambassadeurs ou d’envoyés spéciaux où l’Azerbaijan va occuper une place de choix. Et qui dit place de choix dit « pointure » comme responsable en place… « Ce mois-ci, a atterri dans les pages éditoriales de deux journaux, à Washington du carburant à ajouter à la controverse qui a débuté en mai, lorsque la nomination de Matthew Bryza a d’abord été annoncée.  Bryza (ici à droite  a été l’un des responsables américains les plus visibles dans le Caucase  pendant l’administration de l’ancien président George W. Bush, siégeant en tant que secrétaire d’Etat adjoint pour l’Europe et l’Eurasie.  Il a aussi été aux Etats-Unis co-président du Groupe de Minsk, qui vise à parvenir à un règlement au différend entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan sur la région séparatiste du Nagorno-Karabakh.  L’ancien sénateur est un conseiller principal de la Société Gage, un cabinet de lobbying basé à Washington. Le chef de la direction de Gage, Leo Giacometto, est un ancien conseiller politique de Burns. En plus d’être chef de la direction de Gage, Giacometto (2) siège au conseil d’une société appelée Silk Way Holding ».  La « fameuse » Chambre de Commerce a encore frappé !  Et Silkway fait bien partie du ring infernal !  Et on retrouve tout dont on vient de parler, à savoir l’Azerbaïdjan comme enjeu crucial de la politique américaine, comme la Colombie a pu l’être et l’est encore pour l’Amérique du Sud. « Dans ce contexte, la nomination de Matthew Bryza génère des craintes. Cela fait partie de l’aide américaine fournie à Bakou. Le gel de la Section 907 du ‘Freedom Support Act’, qui interdit les aides directes, Washington cherche néanmoins des « solutions » pour livrer des équipements techniques et des technologies à l’Azerbaïdjan en cas de guerre. L’expression courante que personne ne bénéficiera d’une nouvelle guerre dans la région, est au-dessous de toute critique. Seuls les États-Unis et la Russie auraient besoin de cette guerre, ce qui leur donnerait la possibilité de livrer des équipements militaires dans la région, déjà suréquipée avec les armes les plus modernes et qui seront tôt ou tard utilisées. En l’occurrence, il n’est pas difficile d’imaginer ce qui restera de l’ensemble Sud-Caucase ».  A Washington, dans les couloirs, l’histoire qui fit rire tout le monde à ce moment là est celle ci : « Au cas où vous seriez inquiet, soyez assuré que le célébrité du Caucase, Matthew Bryza, ancien ambassadeur américain en Azerbaïdjan, qui n’a jamais été confirmé, a, selon les médias azerbaïdjanais, «trouvé un nouvel emploi» traduisez : « Les Azerbaïdjanais ont trouvé un emploi pour Bryza. » écrit ici férocement Giorgi Lomsadze de The Atlantic . Qui ajoute encore « qu’un activiste de l’opposition basé au Royaume-Uni a déclaré au Huffington Post que l’actuel ambassadeur américain en Azerbaïdjan, Richard Morningstar, ancien envoyé spécial chargé de l’énergie en Eurasie, souligne à quel point les relations entre les deux pays sont «imprégnées de pétrole».  Morningstar n’a pas encore obtenu l’approbation du Sénat, mais si quelque chose tourne mal, il semblerait que le secteur pétrolier et gazier de la région recrute. »
Aller se fournir en Israël… et en Serbie ?
Outre les vols vers Kandahar, le plus inquiétant des vols de Silkway qui annonce sur son site voler jusque Shangaï est celui qui s’est terminé par le crash d’Urumqi, le 18 mai 2004.  Le circuit officiel annoncé est soit vers Biskek, soit vers Bakou, puis vers Tbilissi, le Koweit, Dubai, Kandahar, donc, mais aussi Kaboul.  Rien vraiment pour nous rassurer... le 27 juin 2007 Silk Way Airlines avait obtenu l’autorisation de faire des vols de passagers vers les USA avec des Ilyushin Il-76 mis aux normes américaines de bruit.  Sur la carte du site de la firme Aberzaidjane, le trajet n’existait pas encore en 2010.  A Chateauroux, le son caractéristique des Il-76 est entendu depuis longtemps déjà… en 2010.  Plus inquiétant récemment encore lorsque le 2 mai 2018 un spotteur de Flight Radar, ancien pilote de la RAF, selon lui, poste le trajet d’un appareil bien connu de Silk Way : le vieil Antonov 4K-AZ60, celui qui fume toujours autant, surpris en train de quitter… Israel. Le 13 mai 2015, il était avec 4 de ses confrères, les 4K-AZ40 un Ill-76 (ou le 4K-AZ41), le 4K-AZ100 (un Ill-76 aussi, le 4K-AZ101 (Ill-76 également) l’autorisation de survoler la Turquie.  Avec comme manifeste «  plus de 41 tonnes de produits dangereux à bord » de « LYNI » pour le chargement, à « UBBI »   pour le déchargement. Un Antonov 12 peut emporter 20 tonnes maxi, un Ill-76 davantage, mais 20 tonnes également sur 7 300 km (mais là il n’y a que 2300 km à effectuer).  Mais ce sont les aéroports qui renseignent davantage :« LYNI » étant l’aéroport international de Constantin-le-Grand, le second plus important aéroport de Serbie, et « UBBI » n’étant autre que l’indicatif de la Nasosnaya Air Base en Azerbaijan, au nord de Bakou ! Mieux, ou pire encore, quand on inspecte le contenu des caisses chargées à bord : des « UN 0005 Class 1.1F Cartouches pour armes à charge explosive »… Des armes venant de Serbie sont donc bien amenées en Azerbaïdjan par les avions de Silk Way !!!
Avec 9 hommes à bord pour emporter tout ça, avec même le nom du pilote de spécifié : A.Ibragimov (« ou un remplaçant » précise le manifeste !). Il existe bien un pilote de ce nom (Ali) inscrit jadis chez Kin Avia, une société… congolaise (Kinshasa) volant sur Let410. Un jeune pilote, sur PPrune, raconte que chez KinAvia, on gagnait 2000 dollars par mois, « plus 50 de nuit » (moins le visa et le prix de la licence !). « Je volais 80-90 heures par mois, la plupart du temps avec un commandant  de bord la plupart du temps Ukranien ou russe« …  Chez Silk Way, il y a déjà un Imran Ibragimov qui est «  Cargo Manager ».  Chez Silk Way West, le commandant de bord touche 8500 dollars par mois, le copilote environ 6 000. Le 18 septembre 2018, par le vol programmé ZP4952 /AZQ4952, le gros Ill-76 4K-AZ100 remettait ça, mais cette fois non pas de Serbie, mais de Tel-Aviv à Bakou  survolant la Georgie. Le matin, il avait fait le chemin inverse, évitant la Syrie.  Israel fournit des armes à l’Azebaïdjan… comme la Serbie !  Ne reste plus qu’à découvrir où elles s’en vont après !!!
L’Azerbaïdjan dans le le collimateur 
D’après le Huffington version anglaise, la lanceuse d’alerte Sibel Edmonds avait mis le doigt elle aussi sur cet étrange pays et ceux qu’il protégeait : « Sibel Edmonds, une ancienne traductrice du FBI de 42 ans est décrite comme « la personne la plus bâillonnée de toute l’histoire américaine » par l’American Civil Liberties Union. Elle a montré comment le Pentagone, la CIA et le Département d’État américain avaient entretenu des liens étroits avec les militants d’Al-Qaïda jusqu’en 2001, dans un contexte de trafic illégal d’armes et de drogue en Asie centrale. Elle affirme que Ayman al-Zawahiri, l’actuel chef d’Al-Qaïda et adjoint d’Oussama ben Laden à l’époque, a rencontré à plusieurs reprises des militaires et des responsables du renseignement américains à l’ambassade des États-Unis de Baku, Azerbaïdjan, entre 1997 et 2001, dans le cadre d’une opération connue sous le nom de « Gladio B ».  Selon des journalistes du Sunday Times, cette affirmation ainsi que d’autres révélations de même nature avaient été confirmées par de hauts responsables du Pentagone et du MI6 dans le cadre d’une enquête en quatre volets qui devait paraître en 2008. Les journalistes du Times ont raconté comment cette enquête a été stoppée à mi-parcours de façon inexplicable sous la pression de « groupes d’intérêt » dont les noms n’ont pas été révélés mais qui pourraient avoir des liens avec le Département d’État américain. »  L’intermédiaire qui avait servi était la la fameuse « Chambre de Commerce » d’Azerbaïdjan, qui a été elle aussi l’objet d’un article de ma part.  Un article désormais introuvable sur le net, dans ma saga, allez donc vous demander pourquoi… (on le lira à nouveau demain rassurez-vous) au cœur du problème, on trouvait déjà le dénommé  Farhad Azima, ancien créateur de Global International Airways… d’Aviation Leasing Group of Companies (ALG) et de Buffalo Airways (à Waco au Texas)… le membre lui aussi, tiens, que hasard, de la Chambre de Commerce de l’Azerbaijan !Farhad Azima, le fondateur de…. Johnson’s Air (et ses célèbres DC-8, comme ici à gauche (1)) !  Plus précisément encore, « dans les révélations du Sunday Times, Edmonds décrivait une organisation parallèle israélienne coopérant avec les Turcs pour la vente illégale d’armes et les transferts de technologie. Israël et la Turquie faisaient travailler un éventail de sociétés écrans américaines ayant des taupes au sein de la communauté du renseignement américain pour vendre des secrets au plus offrant. Un de ces clients était le Service de Renseignement Pakistanais (ISI) qui a souvent utilisé ses alliés Turcs « comme intermédiaire … car ils avaient moins de chance d’être soupçonnés. » Il semble que ces opérations aient été supervisées par le chef de l’ISI de l’époque, le général Mahmoud Ahmad qui, comme le notait le Times, « fut accusé d’avoir approuvé un virement de 100 000 dollars à Mohamed Atta, un des pirates du 11-Septembre, juste avant les attentats. » Bref, on était en plein panier de crabes !  Un bien étrange panier, d’où seraient sortis des avions arrosant les deux camps opposés en Syrie, comme on avait pu le faire au temps béni pour les vendeurs d’armes de la guerre Iran-Irak !!!

 

Le flagrant délit italien de Cagliari 
Avec cette seconde salve, difficile de croire désormais que ces révélations puissent être le fait de manipulateurs, même si les partisans de Poutine jubilent à voir ces divulgations reprises en chœur par tout ce qui existe de pro-poutine sur le net.  Mais après ce deuxième tir de barrage vient le coup de grâce. Provenant de l’Azrbaïdjan, pour l’avion, qui n’est autre cette fois qu’un des deux 747-8 Freighter tout récents commandés en juillet 2013 par… Silk Way et reçus fin août 2018, tous deux basés à Bakou.  Deux monstres de 447 695 kg à plein charge à la soute immense et caverneuse et au nez basculant !  Des appareils venus renforcer selon le Journal de l’Aviation les « quatre Antonov An-12 et sept Iliouchine Il-76 en version cargo, ainsi que trois 747-400F et deux 767-200F » de la société en plein essor.  Des avions obtenus à un bon prix : 589 millions dollars chacun seulement selon Avitas. De quoi ravir Zaur Akhundov, le responsable de Silk Way (qui est aussi à la tête de la fédération de football d’Azerbaïdjan !) et son vice président, Marty Bentrott. C’est l’ancien vice-président de Gulf Air mais surtout un des anciens piliers de… Boeing : « dans son rôle actuel, Bentrott est responsable des avions commerciaux et des services de Boeing destinés aux clients de ces régions.  Promu vice-président des ventes pour le Moyen-Orient et l’Afrique en 2008, Bentrott a pris la responsabilité de l’Asie centrale et de l’Inde en mai 2009, tout en transférant la responsabilité des ventes en Afrique dans le cadre de la réorganisation de Boeing Commercial Airplane« ..  Ils avaient été rejoints en 2016 par Wolfgang Meier, l’ancien responsable de Volga-Dnepr / AirBridgeCargo chargé de la stratégie de développement.  Arrivé au moment de la commande de 10 Antonov An-178 construits en Ukraine capables d’emporter 18 tonnes chacun. Interviewé dans un magazine, il avait affirmé vouloir avant tout « accorder le réseau »!!  En 2015, Silk Way, ravi de son investissement précédent, souhaitait déjà deux autres exemplaires, à 1,1 milliard de dollars pièce cette fois, sauvant ainsi Boeing qui peine à fourguer ce type d’appareil.   Les appareils fournis, soit 6 nouveaux, sont les Boeing type 747-83QF  VQ-BVB, VQ-BVC, le 4K-SW882, les trois de 2014, VQ-BWY (arrivés en 2015) VQ-BBH (en 2016) et le Boeing type 747-467F SCD VP-BCH arrivé en 2017.  C’est celui sorti neuf de chez Boeing le 2 mars 2104 sous l’immatriculation N50281 et livré le 28 août 2014 qui enfonce le clou de manière sidérante, en se faisant bêtement photographier en Italie, en laissant clairement apparaître son immatriculation 4K-SW882… en train d’attendre sagement qu’on le charge de ce qui est déposé devant lui sur la piste et qui semble assez lourd, puisqu’on les a préparés par lots de 4 ou 8 exemplaires maxi.
Un chargement complet de ce qui semble être des bombes de gros diamètre. La scène a même été filmée !  « Entre octobre et décembre 2015, au moins quatre avions de transport Boeing 747 de la société azerbaïdjanaise Silk Way, chargés avec une cargaison de bombes fabriquées à l’usine Domusnovas de RWM Italie, en Sardaigne, ont quitté l’aéroport civil d’Elmas à Cagliari vers la base de fret de Taif,  de la Royal Saudi Air Force en Arabie Saoudite. En janvier dernier, le Réseau italien pour le désarmement a déposé auprès de divers procureurs des informations sur ces expéditions et celles de tous les systèmes militaires que l’Italie envoie en Arabie saoudite. Le procureur adjoint de Brescia, Fabio Salamone, a ouvert une enquête « contre des parties inconnues » pour des violations présumées de la loi sur les exportations d’armement. »  Les engins étant des Bombes MK84, des BLU-117.  Des bombes dont l’arrière est configurable comme on peut le voir ici. Un excellent article de il Manifesto en décrit la fabrication et l’usage au Yemen, par les avions de l’Arabie Saoudite où 4,125 civils ont été tués et 7,200 blessés par ces bombardements !
A la manœuvre il y a donc les USA mais aussi les Emirats Arabes Unis, très impliqués aussi.  Peut-on facilement revenir en Thaïlande avec une arrestation, celle du premier ministre, venu devant les caméras mentir à plusieurs reprises aux familles des victimes.  On a découvert qu’il avait détourné près d’1 milliard de dollars sinon le quadruple, mais c’est plutôt ses « justifications » qui nous mettent la puce à l’oreille : « lorsque les rapports de virements bancaires ont fait surface en 2015, ils ont marqué un tournant dans le scandale de la BDM et ont considérablement accru la pression sur Najib et son entourage. Le procureur général a par la suite autorisé Najib à commettre des actes répréhensibles, affirmant que l’argent était un don personnel de la famille royale saoudienne et a mis fin aux enquêtes nationales. Mais les allégations liées à des délits chez 1MDB ont continué à se multiplier et le leader a fortement basculé vers la droite ».  Un « don des émirs » ? En échange de quoi, avec ce que l’on vient d’apprendre sur ce qu’ils ont acheté à tire-larigot pour fournir les groupes islamisés en armes en Syrie ?  Non, à la base de cette fortune amassée il ne peut y avoir que deux sources:  du blanchiment provenant de la drogue ou de la vente d’armes, les deux n’étant pas non plus incompatibles comme on le sait !
La Malaisie et la route de la soie ?
Non, rassurez-vous, on n’a pas quitté l’enquête sur le MH370… Les accusations précises portent surtout sur Silk Way, comme on vient de le voir.  Un Silk Way qui travaillait déjà de concert avec la Malaysia Airlines !  Une coopération étendue le 10 mars 2016 avec un accord passé entre Silk Way Airlines et MASkargo.  Car en fait, dès 2013, MASKargo avait clairement énoncé la couleur et son souhait de faire de Bakou un second hub, au même plan que Kuala Lumpur !  L’aveu provenait de Mohd Yunus Idris, le responsable de MASkargo, selon qui sa société « a commencé à voler vers Bakou à la fin du mois de décembre 2012 mais n’a transporté aucune cargaison. « Nous cherchons à transporter des marchandises telles que l’électronique et les vêtements à Bakou« , avait t-il déclaré…  en somme cela faisait déjà 4 ans que la Malaysia Airlines utilisait… discrètement l’aéroport de Bakou, devenu hub à armement du conflit syrien !!!  Discrètement, car voler en cargo sans rien transporter, avouez que c’est plutôt… rare, ou coûteux pour une entreprise qui n’était pas déjà au mieux de sa forme financière.  Ou alors, on dissimulait déjà des transports douteux.  Un avion ne vole jamais pour rien.  Des liaisons au plus haut sommet ayant été conclues dès le 1 avril 2014 avec la visite prévue pour septembre du premier ministre de Malaisie lors d’une visite officielle en Azerbaijan pour inaugurer son ambassade peut-on lire ici dans l’interview de l’ambassadeur Dato Roslan Tan Sri Abdul Rahman.  On le rappelle, la catastrophe s’est produite le 8 mars 2014.  Et visiblement, des échanges avaient eu lieu avant.
(1) et dans un magazine officiel, Airliners, numéro de mars-avril 2007 et un article de Sebastian Schmitz.
Document indispensable sur Silk Way :
https://www.occrp.org/en/investigations/8493-airline-once-linked-to-azerbaijan-s-ruling-family-got-us-loan-guarantees-military-contracts-planes

 

 

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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2 Commentaire

  1. avatar

    Ce que tu comprends pas c’est : ton lien est trop ténu avec mh370, et tu en as beaucoup à dire, mais ton blogue pollue les alertes google au sujet du mh370.
    Les gens qui travaillent pour résoudre l’énigme : victimes et amis, aimeraient bien ne pas avoir à filtrer tes propos. Qui sont hors propos .

  2. avatar

    Relisez les 4 premiers épisodes, vous comprendrez mieux. Le transport des armes légères est un vaste réseau, et les prochains épisodes vont vous rapprocher de la Malaisie, rassurez-vous… une chose à la fois un paus après l’autre si vous permettez.

    « Les gens qui tentent de résoudr »e comme vous le dites ne savent rien de ces vols cargos remplis d’armes ou de vols avec passagers dont les soutes contiennent des centaines d’armes.

    Allez, relisez-donc celui-là pour cesser de croire que je dieu le problème….

    http://www.centpapiers.com/mh370-4-lemblematique-vol-295/

    Vous apprendrez aussi bientôt sur plus de 100 tonnes d’armes ou de munitions volent parfois au-dessus de vos têtes sans que vous ne le sachiez… ça passe au-dessus de votre maison et de votre jardin… ce que vous ne savez même pas ! Vous l’auriez su, vous auriez pris ces articles plus au sérieux que vous ne le faites…

    Quant aux « alertes Google », il ne tient qu’à vous pour les désactiver… pour ne plus être « pollué «  !!!

    Et patientez donc un peu, que diable… c’est loin d’être terminé comme enquête, et réapprenez donc aussi à vouvoyer, au passage, on n’a pas gardé les cochons ensemble à ce que je sache… et ici ce n’est pas Facebook non plus…

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