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Messieurs Sarkozy et Obama, rendez-vous donc ? Graignes!

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Notre pr?sident est d?sireux de rencontrer son homologue am?ricain, apprend-t-on r?cemment, pour aussit?t lui proposer une rencontre sur les plages d?Omaha Beach, ce haut lieu de m?moire dont nous nous avions d?j? parl? ailleurs qu’en ces colonnes. J?en suis fort aise, ne demandant que l?on n?oublie pas le sacrifice de ses jeunes citoyens am?ricains venus nous d?livrer?du?joug nazi. Mais je me permettrai simplement de sugg?rer au staff de conseillers qui l?entourent qu?il existe un endroit encore plus repr?sentatif et bien plus symbolique de l?amiti? franco-am?ricaine que Nicolas Sarkozy souhaite visiblement c?l?brer avec Barack Obama. C?est un petit village martyr oubli? de tous ici alors qu?aux ?tats-Unis il est d?sormais c?l?bre depuis au moins 1984. J?appuie ma supplique particuli?re par un courrier envoy? ? l?Elys?e, tant qu?? faire, car je pense que notre pr?sident, le premier ? s??tre rendu ? Maill?, ce que nous avons tous salu? ?galement, sera sensible ? mes arguments sur le choix de cette rencontre.

Mais tout d?abord, laissez-moi vous raconter l?histoire de Graignes, ce petit village martyr inconnu de ses compatriotes. Un village en effet oubli? des Fran?ais, ou 32 soldats am?ricains sont morts avec 31 civils qui avaient choisi de ne pas les laisser se faire massacrer. L?histoire terrible de Graignes commence le mardi 6 juin 1944 ? deux heures du matin, avec l?atterrissage de 12 planeurs?Horsa de 28 places, les planeurs anglais du 507e r?giment PIR am?ricain de la 82e division a?roport?e, qui, largu?s un peu trop tard par leurs avions convoyeurs g?n?s par des tirs de Flak, sont venus se vautrer n?importe comment dans les marais autour de Carentan, alors qu?ils ?taient cens?s se poser ? Amfreville, dans la Manche, (? 5 km ? peine de St M?re ?glise, bien davantage connu comme fait de guerre notoire). Ils se retrouvent bien trop au sud du point souhait? par leur ?tat-major (ils ont atterri bien en dessous de Carentan?!). Destin?s ? prot?ger l?arri?re des d?barqu?s des plages de la Manche, qui surgissent quelques heures apr?s des flots, ils ne pourront le faire. Quand les hommes sortent de leurs engins, dont beaucoup se sont s?par?s en deux ou trois morceaux d?s l?atterrissage (la particularit? du Horsa), ils font le point et constatent que leur largage de nuit est un v?ritable fiasco?: ils se sont enfonc?s bien trop loin dans les lignes ennemies?! Encercl?s, ils peuvent ?tre ? tout moment faits prisonniers ou massacr?s et n?apporter aucune aide au d?barquement proprement dit. Ce ne sont pas les seuls ? ?tre dans le p?trin?: leur propre commandant du r?giment, le Colonel Millett sera fait prisonnier trois jours apr?s dans les environs d?Amfreville, en tentant sans succ?s de rassembler ses hommes?! Car avant tout, malgr? l??parpillement des largages d?fectueux, il faut imp?rativement se regrouper.?Vers 10 heures du matin, un premier lot de 25 paras dirig? par le capitaine Leroy D. Brummitt ?merge en plein milieu du petit village de Graignes. A midi un deuxi?me lot arrive, sous les ordres de Major Charles D. Johnson, qui prend le commandement de l?ensemble. Et d?cide de rester ? Graignes, en attendant d??tre rejoint par le gros de l?offensive?: au Nord, les Allemands sont bien trop nombreux, il serait vain de vouloir les attaquer, et Carentan est ? 15 bornes au nord, cern?e elle aussi par les Allemands. La situation est donc critique pour le bataillon ou plut?t ce qu?il en reste. Pour certains de leurs camarades c?est pire?: alourdis par leur charge de mat?riel (ils devaient installer des positions d?fensives et ?taient porteurs d?armes lourdes) certains se sont noy?s dans les marais de la r?gion d?s le premier contact avec le sol fran?ais, ou plut?t avec ses eaux. Dans les premi?res heures du d?barquement, avec la boucherie sans nom que sont les combats d?Omaha Beach, l??tat-major alli? craint alors pour la suite du d?barquement. Tout ne se passe pas comme pr?vu, loin de l?. Les prochaines heures seront cruciales.

Heureusement, ? Graignes, les villageois, tout de suite, ont pris fait et cause pour leurs lib?rateurs am?ricains et les aident ? se positionner au mieux dans le village. L??glise est r?quisitionn?e comme poste d?observation et comme infirmerie. Les hommes disposent d?un tr?s bon ?quipement de base, de 5 redoutables mitrailleuses lourdes Browning M1919 A-4 de 30 mm pesant 14 kilos, munis de balles perforantes, efficaces jusqu?? 1000 m de distance, de mines antichars, et m?me de deux mortiers de 81mm. Les balles sp?ciales des mitrailleuses chauffent tellement que seules de courtes rafales sont autoris?es, mais leur efficacit? est redoutable pour un calibre de ce genre. Vers 17 heures, un troisi?me groupe les rejoint. A la nuit, d?autres encore. Au petit matin du jeudi 7 juin, Graignes se r?veille avec 182 habitants de plus (170 soldats et 12 officiers – d?aucuns citant 168 et 14). Les soldats s?entendent parfaitement avec la population locale gr?ce ? leur arme secr?te d?barqu?e de loin?: le Sergent Benton J. Broussard, un acadien de Louisiane, qui parle le cajun, ce vieux fran?ais du XVIIIe! L?homme fait merveille, servant d?interface entre les soldats et le dynamique maire Alphonse Voydie qui r?partit avec autorit? les t?ches de ses concitoyens?: ravitaillement, surveillance et ramassage des armes ?parpill?es un peu partout. Dans un discours flamboyant tenu au milieu de l??glise, le maire a en effet demand? ? tous ses concitoyens d?aider le plus possible les Am?ricains. Et tous l?ont suivi dans un m?me enthousiasme, malgr? les craintes ?videntes de repr?sailles en cas d?arriv?e des Allemands. Au premier rang d?entre eux, Germaine Boursier, l??pici?re, qui organise dans sa « maison rouge » et en moins de deux toute la logistique du ravitaillement de troupes en recrutant toutes les cuisini?res du village. Les soldats, dont on craint le sacrifice, sont choy?s par tout le village. Les deux nations, par l?interm?diaire des paras et des villageois font bien cause commune contre l?occupant nazi. C?est peut-?tre le meilleur exemple d?une unit? b?tie sur l?instant, sans se poser de questions. Les deux acceptent de prendre tous les risques, en se les partageant sans jamais rechigner. Graignes est bien en cela un symbole franco-am?ricain fort, sinon le plus fort de tous ces ?v?nements tragiques li?s au d?barquement.

Tous les villageois ont bien compris le probl?me des Am?ricains d?j? encercl?s avant m?me de bouger, et d?cident de les aider ? d?fendre le village, et ? en faire un vrai camp retranch?, en partant ? la p?che aux munitions perdues diss?min?es dans les environs?: les Am?ricains leur ont expliqu? qu?il leur manque des conteneurs d?armes, largu?s sous parachutes par les bombardiers accompagnateurs et perdus dans les marais. Bateaux, charrettes, tout est bon alors pour retrouver les cylindres magiques, les ouvrir, et prendre les armes ou les explosifs et les cacher dans des charrettes sous du foin, du fumier, ou de l?engrais. Et passer ainsi au nez et ? la barbe des contr?les allemands qui eux aussi cherche la m?me chose. Dans la p?che miraculeuse, les gens de Graignes ramassent m?me des parachutes?: c?est de la soie v?ritable, et en pleine guerre c?est une denr?e extr?mement rare. De la soie est collect?e dans les deux jours qui suivent, mais aussi de nouveaux mortiers et d?autres mitrailleuses de 30mm qui p?seront lourd dans les heures ? venir. Graignes devient un autre Fort Alamo, comme le disent avec fiert? et patriotisme les historiens US.

Le samedi 10, au petit matin, quatre jours d?j? apr?s le d?barquement, des accrochages se produisent avec les troupes allemandes sur des avant-postes de Graignes. Sur l?un des cadavres de soldats allemands, les paras d?couvrent un document pr?cisant le mouvement prochain d?une division blind?e, la 17e SS Panzergrenadier Division, ce qui n?augure rien de bon. Ce sont des Waffen SS, c?est ? dire des nazis directement sous les ordres d?Himmler. Parmi les pires. Le lendemain dimanche 11 juin, ? 10 heures, ils arrivent dans le village, et la messe de 10 h qui se tenait en pr?sence des soldats US est vite interrompue par des explosions et des tirs, et une ?norme explosion, celle du pont ? l?entr?e de la route menant au village. L?arriv?e des Allemands est repouss?e, mais pas pour longtemps. En d?but d?apr?s-midi, un d?luge d?obus de mortiers s?abat sur le village. Le lendemain, ? 7 h, ce sont des tirs de 88, venant de deux aff?ts visibles des jumelles du commandant am?ricain. Le signe pr?curseur d?un terrible assaut qui va durer jusqu?? la nuit. Les Am?ricains font plus que r?sister, ? plus d?un contre dix, et infligent des pertes ?normes aux Allemands. On parle de plus de 800 victimes, voire 1200, dans leurs rangs. En fin d?assaut, les mortiers am?ricains sont quasiment utilis?s ? tir rasant?: les paras du 507e se battent avec l??nergie du d?sespoir. Ils perdent deux officiers le lieutenant Farnham et le Major Johnson, celui qui dirigeait l?unit?, tous deux tu?s par un tir d?obus de 88, ont des bless?s et une dizaine de morts, et dans la nuit d?cident de quitter le village pour rejoindre les marais.

Le lendemain, lundi 12, les nazis l?envahissent, foncent dans l??glise et font tout d?abord prisonniers les bless?s rest?s sur place. Ils sont tous emmen?s, avec leur officier le capitaine Sophian, et tous fusill?s ou noy?s dans les canaux environnants. Mais cela ne suffit pas ? assouvir leur vengeance?: ils entra?nent les deux pr?tres pr?sents, le p?re Leblastier et le franciscain Lebarbachon et leur logent une balle dans la t?te. Une jeune fille de 18 ans, Madeleine Pezeril et une petite fille de huit ans, ? peine Eug?nie Dujardin, sont tu?es sauvagement dans leur lit. Ils fouillent toutes les maisons, les 44 otages retenus la veille ayant refus? de coop?rer pour d?noncer les aides dont les Am?ricains ont b?n?fici?. Le mardi 13 juin, n?ayant rien obtenu des villageois rest?s muets, fous de rage, ils incendient l??glise, br?lant les corps des deux pr?tres et de la jeune fille et de l?enfant assassin?s, et incendient 66 autres maisons du village et en endommagent irr?m?diablement 159. A leur d?part, l??cole et l??glise de Graignes n?existent plus, le village n?est qu?une ruine fumante. C?est un autre Oradour et un autre Maill?, la signature des SS aux abois en 1944 dans le pays. Au total, ils laissent derri?re eux 63 morts. Seul le clocher du XIIe si?cle rest? debout d?fie toujours l?occupant.

Mais dans leur haine meurtri?re, ils passent fort heureusement ? c?t? d?un groupe de paras US fort de 21 hommes, r?fugi?s dans une grange, sous la protection d?une famille de Graignes, celle des Rigault. Elle contient ces soldats partis se r?fugier dans les marais et revenus en esp?rant un soutien que la population, malgr? les menaces de terribles repr?sailles, leur offre instantan?ment. Ils y restent dans un silence total pendant 2 jours encore, interrompus par une visite des Allemands, qui perce le plancher o? ils se cachent ? la ba?onnette, mais sans succ?s. Le jeudi 15, dans la nuit, le maire leur propose de partir via les marais, sur un petit bateau ? fond plat dirig? par un gamin courageux de 15 ans, Joseph Folliot. Deux heures plus tard, ils abordent en territoire contr?l? par les leurs. Sur les 182 soldats pr?sents ? Graignes, 150 s?en sortiront vivants?! Gr?ce ? l?incroyable solidarit? des villageois qui ont perdu ? une personne pr?s autant d?habitants que les Am?ricains de parachutistes?! Mais leur belle et terrible histoire restera totalement inconnue du grand public pendant des ann?es. Il faudra m?me attendre 1984 pour que les villageois apprennent que les 21 de la grange des Rigault s?en sont tous sortis vivants?! Deux ann?es plus tard, deux anciens officiers rescap?s du 507e, Frank Naughton ?g? ? l??poque des faits de 24 ans seulement, et le premier lieutenant « Pip » Reed obtiennent des autorit?s am?ricaines la reconnaissance de la bravoure des habitants de Graignes. Le 6 juin 1986, revenus sur l?emplacement m?me des vestiges de l??glise du village, ces officiers am?ricains d?corent 11 villageois du Distinguished Civilian Service, dont Odette et Marthe Rigault, et 5 ? titre posthume. Et inaugurent la plaque de marbre o? sont inscrits les noms des 63 martyrs. Il aura fallu 42 longues ann?es pour y arriver et saluer dignement le sacrifice du village.

Les autorit?s fran?aises, elles, semblent avoir quelque peu oubli? l?h?ro?sme des habitants. Seul un m?morial avait ?t? inaugur? d?s le 12 juin 1949 en pr?sence de l?ambassadeur am?ricain de l??poque, David Br?ce, apr?s que l??tat fran?ais ait accord? l?ann?e pr?c?dente la Croix de Guerre au village pour sa r?sistance et sa bravoure. Le fait est que ce sont les Am?ricains qui ont le plus ?voqu? le village martyr, en d?finitive. Il y a quelques mois de cela, le mus?e d?aviation de Georgie, d?di? au 507e d?cide de r?aliser un film p?dagogique sur cet ?v?nement, apr?s le film de 50 minutes r?alis? en 2004 par History Channel, intitul? « D-Day, the secret massacre » qui avait d?j? fait conna?tre les faits aux USA. Les Am?ricains du mus?e contactent le maire actuel, Denis Small, et une association fran?aise de f?rus d?uniformes militaires, les « Yankees », pour jouer le r?le des soldats US. Ils sont tr?s cr?dibles, ayant depuis des ann?es particip? ? moult rassemblements et comm?morations et d?j? particip? ? des films, dans un esprit qui n?a rien ? voir avec ce qu?on avait d?crit ici d?autres groupes du m?me genre et leurs d?viations condamnables.

Le tournage a eu lieu les 20 et 21 juin 2007. La postproduction va prendre environ une ann?e au r?alisateur David Druckenmiller. Utilis? comme support p?dagogique au mus?e de l?aviation Warner Robins, le DVD est mis en vente le 11 f?vrier dernier au grand public. C?est donc tout r?cent. En 24 minutes, une petite habitante des lieux raconte dans un anglais (c?est la fille du maire?!) parfait l?odyss?e de la 507e; en jouant le r?le d?Odette Rigault, alors ?g?e de 19 ans, celle qui avec sa s?ur Marthe, ? peine 12 ans, ?tait all?e ? la p?che aux munitions ? la barbe des SS. Un petit chef-d’?uvre p?dagogique pour tous publics, plein de respect et sans sentimentalit? excessive. ? la fin du film, Odette His et Marthe Lelavechef apparaissent r?ellement. Au cas o? des esprits mal intentionn?s auraient pu ?tre tent?s d?imaginer que tout cela n??tait que fable (il en existe, h?las?!). Dignes, tr?s dignes, elles saluent la m?moire de tous les habitants, et de leurs descendants, qui ont rejou? avec enthousiasme en ce mois de novembre 2007 l?histoire qui a ?t? la leur. Tr?s ?mouvant?!

D?sormais connu aux ?tats-Unis, Graignes reste toujours ici une inconnue. En France, il faudra en effet attendre 2005 et le colloque de Saint-Amand-Montrond (dans le Cher) tenu par la Fondation de la R?sistance pour qu?apparaissent visiblement les noms de Maill? et de Graignes. Son compte rendu ne sera mis en ligne qu?en 2007. L?endroit du colloque avait ?t? soigneusement choisi?: en juillet 1944, des dizaines de juifs de Saint-Amand-Montrond y avaient ?t? massacr?s, et 36 jet?s vivant dans les puits de Guerry par des gestapistes, mais aussi par La Milice fran?aise qui les avaient arr?t?s. Des Fran?ais ayant choisi l?id?ologie des nazis et qui ont commis avec eux les pires atrocit?s?: « En somme parmi les dix plus grands massacres de l??t? 1944, dans neuf cas les auteurs provenaient de la Waffen-SS ou de la Sipo/SD » (la Sicherheitspolizei ou Police de s?ret?, cr??e d?s 1936, dont fait partie la Gestapo) dit le rapport. Sur Graignes, le colloque retient surtout les exactions?: « ? Graignes, dans la Manche, le 9 juin, un d?tachement de la 17 division SS ach?ve une dizaine de parachutistes am?ricains bless?s qui n?avaient pu ?vacuer ? temps le village, ainsi que deux femmes et deux pr?tres qui leur avaient port? assistance » confirme sobrement le compte-rendu du colloque. C?est tout ce qu?on en saura (en se trompant de date?!). Graignes reste toujours ignor? du grand public. Comme avant lui Maill?, red?couvert r?cemment et salu?, enfin, par un Pr?sident de la R?publique.

Le drame de Graignes a ?t? l?objet seulement de chapitres de livres dont un survivant du 507e, inclus dans la 82e division, Frank P. Costa, Sr (aujourd?hui ?g? de 91 ans) qui en ?voque la teneur dans un ?mouvant t?moignage not? par son fils, la sant? de son p?re d?clinant. L?homme, en particulier, y explique l?histoire du pont qu?il fera sauter au dernier moment pour ralentir l?avanc?e de la colonne blind?e allemande, son d?go?t d?avoir d? tuer des ennemis, et ce qu?il est advenu des si pr?cieux parachutes?: « un costume de communiante…celle de Marthe Rigault, et une superbe robe de mari?e, qui ont servi juste apr?s guerre, et qui existent toujours?! « . La robe de mari?e d?Odette Rigault, que le parachutiste appelle par m?garde « Yvette ». « We learned that one year after the war, Yvette was married. She sewed her wedding dress from the white nylon fabric of a parachute she salvaged from the Battle of Graignes. She showed us the pictures of her wedding. She still has the wedding dress » (Nous avons appris que, un an apr?s la guerre, qu?Yvette s?est mari?e. Elle a cousu sa robe de mari?e ? partir du nylon blanc d?un parachute sauv? de la bataille de Graignes. Elle nous a montr? les photos de son mariage. Elle a toujours la robe de mari?e). Formidable d?nouement pour cette extraordinaire et si tragique page d?histoire?! Pour pr?ciser, deux robes de mari?e seront taill?es dans les parachutes retrouv?s apr?s le d?part des troupes US.

Apr?s Graignes, le 507e qui a rejoint les troupes am?ricaines le 15 juin, continuera son chemin, repartira en Angleterre apr?s 33 jours de combats sans rel?che, et repartira pour une autre incroyable op?ration a?rienne apr?s s??tre bas? et entra?n? ? Reims, pr?s de Mourmelon, puis ? Ch?lons, et ce, apr?s avoir s?curis? le Luxembourg pour prot?ger la poche des Ardennes. C?est l?op?ration Varsity, le parachutage sur les rives du Rhin, la plus grande op?ration a?roport?e de tous les temps. Les planeurs am?ricains Waco (moins bien con?us, beaucoup plus l?gers?!) se m?lant davantage aux Horsa anglais. Un vrai cas d??cole militaire?: en quatre heures et demi de violents combats, le chemin de la Ruhr ?tait ouvert, et un autre Omaha Beach ?vit?. Le 10 avril 1945, le 507e ?tait ? Essen, au si?ge de chez Krupp. Plus que quatre mois de guerre, et Hitler tombait.

Comme sources, outre celles cit?es, on peut aussi ?voquer le film ??D-DAY?: « Down to Earth, return of the 507th?? en 2004 d?j? de David Druckenmiller et Phil Walker.On peut citer aussi les ouvrages de Dominique Fran?ois ??The 507th Parachute Infantry Regiment ? et ??Down to Earth?? de Martin K. Morgan. Trois documentaires am?ricains ont ?t? tourn?s ? Graignes en 2004, auxquels on particip? des habitants, dont?Fran?ois et Nathalie Guillaumont.?En France, le groupe historique des Yankees a choisi de repr?senter et d?honorer le 507e en v?hiculant le message de son sacrifice. Graignes, village martyr, oubli? des fran?ais, mais pas des am?ricains??

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  1. avatar

    Waffen-SS
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Waffen-SS

    > Parmi les pires.

    > On parle de plus de 800 victimes, voire 1200, dans leurs rangs.

    Les pires pour survivre face à 180 GI retranchés ?

    J’ai passé l’âge de ces récits d’héroïsme et de sacrifice que le cinéma hollywoodien raffole tant.
    Héroïsme ou bêtise humaine c’est parfois une question de point de vue.

  2. avatar

    Je tenais à préciser aux lecteurs ainsi qu’à la modération que cet article n’a pas été écrit par Morice. Ceci a été prouvé sur un autre site sur le net!

    Cordialement

  3. avatar

    Je tiens à préciser que « Papy » est un vieux troll pervers qui sévit sur plusieurs sites et qui vient harceler Mr Morice sur au moins deux sites où l’auteur publie régulièrement.
    J’en témoigne et je le dénonce ici afin que chacun sache à qui il a affaire.
    « Papy » est un troll malfaisant, redondant et menteur.

    Cordialement.

  4. avatar

    Papy, l’impertinence de vos derniers commentaires m’oblige à supprimer votre compte utilisateur.

    À bientôt!