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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
4 octobre 2008 |
6 commentaire(s) |
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Les personnes qui utilisent les services sociaux de toutes catégories ont besoin de se sentir protégées et soutenues par les agents, les travailleurs sociaux, les intervenants sociaux, par tous ces travailleurs qui détiennent une autorité sur le bénéficiaire. Ces responsables au Gouvernement devraient-ils tendre la main aux citoyens démunis et vulnérables, lorsque ces derniers s’adressent à eux, pour avoir accès aux organismes communautaires affiliés à l’aide sociale ?
Lorsque survient un problème à régler, il devrait être prioritaire de s’occuper du vrai problème du citoyen sans condescendance ; encore moins d’en rire un bon coup avec ses pairs ou ses patrons.
L’indifférence existe encore en l’an 2008, soyez-en assuré ! Une citoyenne, Mélanie, qui vit de l’aide sociale, constate que sa demande « abc » est refusée. Mélanie aurait eu besoin des services d’un organisme communautaire qui offre les services de transport pour besoins médicaux, même à l’extérieur de sa ville. Cet organisme communautaire est affilié à l’aide sociale. Mélanie ne peut le faire sans obtenir l’accord de son agent d’aide sociale qui exigeait de nombreux documents pour lui donner accès à ce transport dont les coûts s’élèvent à 90$, sans l’aide de sa communauté. C’est le montant qui permet à Mélanie de vivre après avoir payé ses factures. Avec l’aide de l’organisme de transport, Mélanie aurait payé environ 10$ pour se rendre à son rendez-vous médical à Québec.
On oublie trop souvent les efforts qu’a dû consentir Mélanie pour répondre aux exigences de son agent de l’aide sociale, avant d’être refusée : des heures en appels interurbains pour se faire dire par son agent qu’elle doit absolument obtenir tel document ou formulaire pour satisfaire les normes de la loi. Secrétaires comme professionnels étaient à bout de nerfs empoisonnant davantage la vie de Mélanie, mal à l’aise devant ses demandes répétées auprès de la bureaucratie d’un bureau médical ou de l’administration des hôpitaux.
Un chauffeur de l’organisme avait été désigné et le rendez-vous confirmé et accepté par la responsable de l’organisme communautaire. Sauf que, sans l’accord de l’agent de l’aide sociale, Mélanie ne pouvait en disposer. L’organisme a bien essayé Mélanie en discutant fréquemment des dossiers avec cet agent de l’aide sociale. Les bureaux de l’organisme d’aide au transport et de l’Aide sociale sont situés dans la même bâtisse commerciale. L’agent de l’aide sociale de Mélanie a nié ce fait.
L’agent de l’aide sociale a informé Mélanie qu’elle doit se trouver un médecin dans sa région. Mélanie s’était battu, il y a environ 20 ans, pour obtenir, dans un jugement administratif, le droit du patient de choisir son médecin.
Le professionnel de la santé, demeurant à Québec, que consulte Mélanie, qui a elle-même habité cette grande ville pendant plus de neuf ans, a été en mesure de trouver les bons diagnostics, l’a référée aux spécialistes qui ont confirmé les diagnostics et traitements appropriés. Et on lui répond qu’elle devrait se retrouver un autre médecin ! Ces démarches de contestations se sont échelonnées sur plusieurs mois, si bien que Mélanie, épuisée, a vite fait face aux limites de sa santé physique et psychologique.
Mélanie s’est prévalu d’un appel de la décision auprès du bureau de révision qui a confirmé la décision de l’agent. Mélanie a décidé de ne pas aller plus loin dans les procédures pour éviter une autre année de batailles. Sa décision était prise en fonction des limites de sa santé et de ses finances. On jouait avec les lois, les longs discours légaux. Depuis, Mélanie paie 50$ de taxis environ pour se rendre à son rendez-vous médical à Québec.
En dernier ressort, Mélanie se tourne vers une intervenante du CLSC sur la recommandation de son médecin. L’intervenante avise Mélanie qu’il n’y a rien à faire car elle est tout à fait en accord avec l’agent de l’aide sociale. Sommes-nous devant un cas d’injustices sociales ? Mélanie se rendra, le lundi 06 octobre, dès 5h15 du matin, en taxi, à son rendez-vous médical de l’hôtel Dieu de Québec. Elle aura alors déboursé 46$ sur les 90$ qui lui restent pour recevoir les soins auxquels elle a pleinement droit.
C’est quand même pas drôle de devoir changer de prénom, pour arriver à se raconter ! Est-ce que les citoyens habitant en région, seraient parfois pris en otages ?
Patricia Turcotte
18:29, le Samedi 4 octobre 2008Patricia
Il faut juste éviter le voyeurisme, autant pour le narrateur que pour le lecteur. Équilibre délicat entre le bien portant et le malade. Puis-je vous recommander un livre écrit il y a une vingtaine d’années : Grandeur et servitude de la maladie, de France Pastorelli. Je ne sais pas s’il est encore en librairie. C’est le témoignage exemplaire et détaché d’une femme privée de ses capacités physiques mais dont l’intelligence dépasse largement ces barrières. L’acteur Pierre Fresnay avait enregistré sur vinyle ce merveilleux texte.
Pierre R. Chantelois
22:16, le Samedi 4 octobre 2008Monsieur Pierre R. Chantelois,
Un grand merci de ce renseignement que j’ai noté bien soigneusement, advenant que je puisse me rendre à la bibliothèque de ma ville.
Au revoir de Patricia Turcotte
17:20, le Dimanche 5 octobre 2008Je suis désoler d’avance, mais c’est on point de vue.
Selon moi, l’auteure utilise de bons arguments sur la situation de Mélanie. Cependant, je suis contre les personnes aptes au travail sur l’aide sociale. En faisant l’hypothèse que Mélanie est apte au travail, je suis contre le fait qu’elle essaie de vouloir avoir plus de services. Si elle dit qu’elle manque d’argent, elle n’avait qu’à se trouver du travail. Lorsqu’elle était à l’école, il y aurait fallu qu’elle étudie et qu’elle se force.
Le fait qu’elle veuille aller voir un médecin à Québec juste pour son plaisir personnel est intolérable. Elle vie au dépend de nos taxes et impôts quand elle n’a qu’à travailler.
NE pas le prendre personnel. Peut-être me donner des explicaitons!!!
11:16, le Vendredi 28 novembre 2008Non Mélanie est sur l’assistance sociale depuis 1992 et reconnue inapte au travail, avec soutien financier et restrictions sévères à l’emploi.
Elle ne croyait pas voir sa situation de santé se détériorée si vite au point de subir une intervention chirurgicale importante en août 2008.
Elle croyait pouvoir se rendre à Québec 4 à 5 fois par année pour consulter son médecin traitant; impossible car sa santé diminue trop vite. Elle était aussi revenue dans sa ville natale afin de revoir ses proches. Hélas, elle aura profité des siens quelques années. Mais elle doit absolument s’en retourner vivre à Québec avant qu’elle soit incapable d’y aller en taxi groupe de sa ville. D’ici un an ou deux maimum.
Patricia Turcotte
Au nom de Mélanie, surnom d’emprunt ok !
16:48, le Lundi 5 janvier 2009Non Mélanie est sur l’assistance sociale depuis 1992 et reconnue inapte au travail, avec soutien financier et restrictions sévères à l’emploi.
Elle ne croyait pas voir sa situation de santé se détériorée si vite au point de subir une intervention chirurgicale importante en août 2008.
Elle croyait pouvoir se rendre à Québec 4 à 5 fois par année pour consulter son médecin traitant; impossible car sa santé diminue trop vite. Elle était aussi revenue dans sa ville natale afin de revoir ses proches. Hélas, elle aura profité des siens quelques années. Mais elle doit absolument s’en retourner vivre à Québec avant qu’elle soit incapable d’y aller en taxi groupe de sa ville. D’ici un an ou deux maximum.
Patricia Turcotte
Au nom de Mélanie, surnom d’emprunt ok !
16:52, le Lundi 5 janvier 2009Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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