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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
21 janvier 2007 |
1 commentaire(s) |
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Madame Bombardier n’a pas cessé de répéter que le port du voile est un symbole d’oppression. Je veux bien lui donner raison, mais pas en ce qui concerne le port du voile au Québec. Il fallait entendre et être en mesure de comprendre la jeune musulmane qui est intervenue dans le débat pour réaliser à quel point son geste est tout sauf un geste de soumission.
De toute évidence, c’est un combat politique que mène la jeune musulmane, comme la très vaste majorité des femmes, à peu près toutes des jeunes en fait, qui portent le voile au Québec.
Mais, et c’est là toute l’ironie de ce combat, les Québécois s’en foutent comme de l’an quarante. La journaliste Julie Marcoux qui cherchait à obtenir des propos croustillants en se promenant avec un voile islamique à Montréal et à Québec, a dû s’avouer vaincue. Elle a même osé tenter l’expérience, en vain, avec le nikab.
Nous n’en avons rien à cirer du voile quand il est porté comme instrument de revendication politique. Remarquez que c’est tellement subtil comme attitude de la part des jeunes musulmanes que la plupart des Québécois ne saisissent probablement pas le sens du geste. Bref, les jeunes musulmanes du Québec peuvent bien porter un mouchoir sur la tête si ça leur tente.
Mais Madame Bombardier – ici j’exclus Martineau dont l’intelligence des propos égale leur pertinence – a pourtant l’étoffe intellectuelle qu’il faut pour saisir la nuance. Peut-être a-t-elle décidé, malgré tout, que le combat contre l’intégrisme valait qu’elle mette les jeunes musulmanes québécoises dans le même panier que ces femmes de l’Afghanistan qui n’osent toujours pas s’affranchir de la burqa. Là c’est dramatique.
Martineau est impayable. Je vous gage un vingt tout neuf que la prochaine fois qu’on va l’inviter dans une émission de télé, il va demander à tout le monde de se mettre tout nu. La raison est comme le PIB : elle a beau croître, certains en profitent davantage que d’autres.
Que dire après un tel débat sur l’accommodement raisonnable qui justement a réussi à faire paraître raisonnable même Mario Dumont ? Le Québec se sent-il mieux de constater qu’il ne veut pas d’accommodement raisonnable, tout en sachant à quel point il s’accommode d’à peu près tout ?
Le plus grand paradoxe qui s’est dévoilé tout au long de l’émission est que nous ne savons absolument pas ce que c’est l’accommodement raisonnable – Camille Bouchard l’a rappelé deux fois plutôt qu’une – mais que nous sommes contre. Bravo la cohérence.
Il va sans doute demeurer une chose de tout ce débat : plus personne n’osera demander à un homme qui accompagne son garçon dans une piscine publique de quitter les lieux parce qu’il pourrait offenser une jeune musulmane. Ouste, allez mener votre combat politique ailleurs.
LCN. Accommodements raisonnables ou pas ?
Bombardier et Martineau ont le don de dire, le plus naturellement du monde, des énormités. Ils l’ont prouvé à nouveau dans le débat de LCN sur l’accommodement raisonnable.
L’accomodement raisonnable ? oui ! pour autant qu’il soit raisonnable.
Est-il raisonnable par exemple de porter le nikab (le voile islamique) lors des courses à l’épicerie-dépanneur du coin ? Surtout si l’épicerie-dépanneur est situé dans un quartier à haut risque ?
Dans l’affirmative et en raisonnant par l’absurde il serait aussi raisonnable qu’un féru des arts martiaux puisse entrer dans un épicerie-dépanneur en portant la cagoule et l’uniforme de ninja puisqu’au fond il n’y a pas grand différence entre le nikab et la cagoule de ninja.
La seule différence majeure entre ces deux cas est que l’un est féru de religion et l’autre des arts martiaux.
Or le problème est, bien qu’il soit plus louable de porter le nikab qu’une cagoule de combattant, ce n’est pourtant pas écrit sur le front de la personne qui porte le nikab qu’elle le fait par principe religieux ; une personne intentionné à commettre un vol dans une épicerie-dépanneur pourrait y entrer en portant le nikab afin de ne pas être identifié par la caméra de surveillance (surtout qu’il n’est pas toujours évident de savoir si c’est vraiment une femme qui porte le nikab, ça pourrait aussi bien être un agent de la CIA qui sais)
Les épicerie-dépanneur tout comme dans la plupart des lieux publics, les caméras de surveillance y sont générallement présentes pour des questions de sécurité et voilà qu’on trouve normal le port du nikab.
Je trouve qu’on nage en pleine absurdité au Québec
00:46, le Lundi 19 février 2007Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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