Accueil / T Y P E S / Chroniques / Mario Dumont rugit

Mario Dumont rugit

Le petit gars de Rivi?re-du-Loup se sentirait-il menac? ? C’est un peu ce que laisse croire sa petite d?monstration de force survenue mardi en fin de journ?e. En faisant cette annonce du d?p?t d’une motion de bl?me ? l’endroit du gouvernement lib?ral de Jean Charest, le chef ad?quiste a tout simplement voulu rappeler aux Qu?b?cois que c’?tait lui le chef de l’opposition officielle et que ce n’?tait pas Madame Marois.

M. Dumont savait tr?s bien que sa motion ne serait pas appuy?e par le Parti qu?b?cois. Ce geste est donc purement strat?gique. Il veut d?montrer que les « vieux partis » sont de connivence, ensemble, et que lui est ? part. Il sait pertinemment bien que le PQ n’est pas dans une situation financi?re id?ale pour partir en campagne. Il sait aussi que Pauline Marois n’a pas encore eu le temps n?cessaire pour repenser et remodeler le programme. ?galement et peut-?tre m?me surtout, il connaissait tr?s bien la position du PQ sur les commissions scolaires. Alors, s’il savait que cette motion ne ferait pas tomber le gouvernement, cela devient ?vident que ce geste n’avait que pour seul but de d?montrer, qu’encore une fois, les « vieux partis » sont d’un bord et lui de l’autre. C’est une strat?gie qui finira probablement par payer. Le Parti qu?b?cois devra travailler intelligemment s’il ne veut pas tomber dans le pi?ge que lui tend l’ADQ. Le parti de Marois devra trouver une solution pour se distancer de Charest tout en gardant le gouvernement vivant jusqu’? ce les finances aient retrouv? une certaine sant? et le programme un nouvel ?lan.

Par contre, derri?re l’apparence de faiblesse du Parti qu?b?cois se dessine de plus en plus une menace pour l’ADQ. Il est fort ? parier que Mario Dumont n’a pas aim? le d?roulement des derni?res semaines. Il a certainement senti que le PQ voulait reprendre l’initiative sur le dossier de l’identit?. Malgr? le fait que le projet de loi 195 de Marois ait ?t? critiqu? de toute part dans les m?dias, Dumont est bien conscient que le PQ a repris le devant de la sc?ne depuis ce temps l?. Si on ajoute ? ?a des sondages plus ou moins encourageants, il est normal qu’une certaine frustration gagne le chef ad?quiste. Aujourd’hui, en rugissant tel un lion pr?t ? affronter le chef du groupe, Mario Dumont a voulu d?montrer ? tous, qu’il ?tait LE chef de l’opposition officielle et que c’?tait lui le prochain ? devenir Premier Ministre.

Commentaires

commentaires

A propos de

avatar

Check Also

Élucubrations matutinales

À l’heure du laitier …   La maisonnée dort à poings fermés, seuls une dizaine ...

5 Commentaire

  1. avatar

    Un tableau brossé honnêtement de votre part, Emmanuel et j’accuse votre perception légitime sans parcontre la partager. Et voici pourquoi :

    Le petit gars de Rivière-Du-Loup, Emmanuel, est strictement, en réalité, un opportuniste. Et il me l’a démontré hors de tout doute raisonnable dans mon dossier.

    Un dossier-citoyen rendu par l’absurdité de la chose une bombe politique. Mais qu’a fait Mario le conquérant avec ma bombe politique ? Il l’a désamorcée afin de protéger son « ami » Charest.

    M. Dumont, alors que mon dossier-citoyen avait été pris en charge par mon député de circonscription, M. Eric Laporte depuis le 9 juillet, a décidé, sans même me contacter (comme si je n’existait pas finalement-belle vision autonomiste en passant) de fermer le dossier juste avant l’ouverture de la session des débats parlementaires d’automne à la mi-septembre.

    J’avais pourtant demander à M. Laporte de demander à M. L’Écuyer ou M. Dumont lui-même de questionner le ministre de la justice M. Dupuis à l’Assemblée Nationale sur sa non-réponse absolument irresponsable quant à la réparation de mon dossier de détention arbitraire et illégale de 18 mois. Lequel dossier a généré les affaires Bourque, Coupal et Rayle. En l’honneur des trois juges féminins compromises dont il est question.

    Donc Mario est en réalité un petit lionceau qui fait « miaou miaou » plutôt qu’un lion qui rugit. Et ce petit lionceau juvénile ne fait pas peur à Charest ou à Dupuis. La raison est simple : Mario travaille en réalité bras dessus-dessous avec M. Charest et M. Dupuis. Afin de ne pas faire passer un parti souverainiste au pouvoir et faire en sorte que le parti libéral reste au pouvoir.

    Mario ne se sent pas non plus menacé. Mario joue plutôt du théâtre avec ses « amis » libéraux. En étant ainsi une marionnette au service du parti au pouvoir, il est clair que Mario est obligé en retour d’essuyer les remarques désobligeantes de ses « amis ». Pour que tout cela ait l’air plus vrai. Ainsi Charest s’en sert à volonté lorsque requis et en dispose lorsqu’il s’en lasse.

    Car si Mario le conquérant et l’ADQ voulait vraiment le pouvoir, ce dernier n’aurait pas permis de se faire insulter par le ministre Fournier. Quand ce dernier de lui dire qu’il veut dépenser 75 millions pour des nouvelles élections pour sauver 7 millions en abolissant les commissions scolaires.

    Ainsi Mario le « gladiateur’’ attaque précisément afin de pouvoir se faire rejeter par les 2 autres partis. Coup d’épée dans l’eau volontaire, à mon point de vue. Car remettre en question le 6 millions de dépenses inutiles de la commission Johnson et ses conclusions erronées mêmes (voir mon blog:acharnementjudiciaire à ce sujet )
    et en parallèle ne même juger important de questionner Charest ou Dupuis sur mon propre dossier-citoyen dans lequel j’actionne le gouvernement libéral pour 12.7 millions (voir mon blog)
    Mario avait là des arguments de taille ; soient déjà de l’ordre de 26 millions.

    Or la question existentielle est la suivante : Pourquoi si à tous, Mario veut laisser croire qu’il rugit, n’a-t-il diable au vert invoquer ces dossiers chauds. Lesquels combinés auraient pu sortir complètement Charest et Dupuis en les faisant passer pour ce qu’il sont. Soient des menteurs, des fraudeurs invétérés et des hommes de grande duplicité. Lesquels ne pensent qu’à s’enrichir sur le dos des contribuables en pensant continuellement en parallèle à leur petits « amis ».

    Et Mario, chose curieuse vous allez dire, en fait malheureusement parti. J’en étais pas sûr avant mais je le sais maintenant. Raison d’ailleurs pour laquelle il a énormément de difficulté à assurer son leadership à l’endroit de ses 40 députés élus. Vous savez lui-même a été surpris de passer de 5 à 41 députés élus. Si bien qu’il ne sait plus trop quoi leur dire dans sa dite vision autonomiste pour le moins limitée et très obscure.

    Vous comprenez, Emmanuel, peut-être mieux maintenant pourquoi elle est obscure cette vision autonomiste.

    Ainsi Mario assure sa propre autonomie mais non celle de ses propres députés. Encore moins celle des citoyens du Québec. Malheureusement. Il est très décevant finalement ce Mario Dumont.

    N’est-ce pas que j’ai raison ?

  2. avatar

    Vous avez raison de dire que Mario Dumont est opportuniste et que sa vision autonomiste est critiquable (mais peut-être pas obscure), ça se défend assez bien.

    Pour le reste, je ne saurais dire si vous avez raison ou pas parce que vous vous appuyez sur un dossier que je ne connais vraiment pas. Ce que je peux dire par contre, c’est qu’il ne faut pas sous-estimer Mario Dumont. Il faut reconnaître ce qu’il est, c’est-à-dire un chef de l’opposition officielle prêt à prendre le pouvoir aux prochaines élections. Cependant, je ne sais pas si c’est ça qui va se passer, on verra bien.

    Aussi, je crois que ça serait une mauvaise analyse de croire que Charest refera l’erreur de prendre Mario Dumont à la légère. Il a commis cette faute une fois, je ne crois pas qu’on le reprendra.

    Merci pour vos commentaires et je retiens que vous n’aimez pas Dumont 😉

  3. avatar

    Libérez-nous des libéraux !

    Il ne s’agit surtout pas de l’apparence virtuelle ou de l’émergence ponctuelle d’une crise de confiance. Le Québec se prépare, consciemment ou non, à vivre la pire crise de méfiance de son histoire politique. Une explosive crise de méfiance, d’intolérance et de défiance à l’égard du « je m’en foutisme » de la gang libérale de Jean Charest. S’il y a eu malheureusement les « enfants de Duplessis » et les « floués syndiqués du fabuliste déficit 0 de Bouchard, l’histoire aura dans ses mémoires, les démunis de Charest, les retraités désindexés de Charest/Jérôme-Forget, les malades qui crèvent dans les corridors du système maladif de Charest/Couillard, les victimes de la meurtrière malpropreté des hôpitaux, appelée C Difficile, les aînés appauvris et entassés dans les placards des garderies de la maltraitance de Charest/Couillard/Blais, les écorchés vifs des Suroît et Mont-Orford de Charest/Béchard, les victimes du Rabaska de Charest / Couillard / Béchard / Beauchamp, pour ne mentionner que quelques chapitres du plus volumineux des JE M’EN SOUVIENS.

    C’est évident que Mario Dumont a soif du pouvoir. On entre en politique pour exercer ce pouvoir nécessaire à la réalisation du projet de société que l’on a dessiné. Oh que OUI, le PLQ mérite d’emblée la motion de blâme de la grande majorité des Québécois, blâme que traduit et livre courageusement le chef de l’ADQ. Ce blâme lié au « procès » des Commissions scolaires, ces petits Kremlins régionaux sous le contrôle des petits tzars de la déconcentration, du saupoudrage desquels les élèves, les enseignants et les parents se partagent et doivent se satisfaire des miettes, n’est que le « prétexte de l’heure » pour signifier aux pantins libéraux les signes évidents de l’écoeurite monumentale et généralisée, c’est à dire très largement majoritaire, que subit et dont souffre un électorat dont la grogne montante et quasi déferlante s’entend et se voit de partout. Pour Mario Dumont, c’était également une façon stratégique, de donner à Pauline Marois l’occasion, avant Noël, de faire le cadeau de sa complaisante et gâteuse reconnaissance, au halloweeneux distributeur de bonbons, Jean Charest, pour s’être déguisé en courant d’air, lors des dernières partielles, dans Charlevoix.

    Par contre, j’ai l’impression que, sans mise et les mains vides, Madame la séparatiste, maintenant drapée des voiles d’un nationaliste identitaire des plus frangé, s’autorise un bluff loufoque. L’électorat se rappellera que la chef d’un parti sans crédit ni crédits, brasse des dés menteurs et jette des jetons truqués sur la table du tripot politique libéral. Ce qui ne justifie, par contre et d’aucune manière, qu’elle prenne le trop grand risque d’en ajouter aux sottises que crachote Jean Charest au visage du chef de l’Opposition officielle, quand elle affiche le même culot, en affirmant, de façon aussi ostentatoire que cavalière et grotesque. de manières aussi pompeuses que suffisantes, que Mario Dumont manque de jugement. La châtelaine de l’Île Bizard, ayant d’ores et déjà un abri d’occasion ou halte routière (c’est selon), dans Charlevoix, devrait savoir et surtout se rappeler que ce genre de verdict n’appartient qu’aux électeurs. Par quelle inadvertance, aurait-elle déjà oublié les messages de l’élection 2003, à l’endroit de son chef, à son égard et à celui de ses acolytes qui sont encore attachés aux pattes de leurs banquettes de troisième balcon ? En plongeant ainsi dans les marais de la politicaillerie, la souveraine charlevoisienne et châtelaine insulaire de Bizard Island ne retournera-t-elle pas prématurément au jardinage des floralies de son bien-être ?

    Gerry Pagé
    Ville de Québec

  4. avatar

    Nous allons voir si Mario est vraiment celui que tu penses qu’il est. Dans mon cas, Emmanuel, ce n’est pas une question de cote d’amour mais bien un malheureux constat.

    En ce sens et afin que tous puisse voir si Mario est vraiment un lion qui régit, je trouve essentiel de vous partager sur cette plate-forme, la lettre ouverte que je lui transmets ce matin par mon blog :

    jeudi 8 novembre 2007

    Motion de blâme à l’endroit du P.M. Charest : Vous vous êtes simplement trompé de commission, M. Dumont !

    Au lieu de déposer une motion de blâme à l’endroit du gouvernement Charest au pouvoir pour ne pas avoir compris qu’il lui faille absolument abolir les commissions scolaires et accepter de vous faire ridiculiser ainsi, pourquoi M. Dumont ne pas l’avoir fait à l’égard de la commission Johnson. Rapport dont l’analyse sérieuse que j’en ai fait fut pourtant portée à la vôtre sans que vous m’accusiez même réception ?

    Pourtant un enfant de 9-10 ans (je pense même soumettre telle évidence au jeune orphelin Gabriel Hamel) comprendrait que la coupe schématique montrée au rapport Johnson et indiquant clairement l’emploi de poutres-caissons évidées ne correspond nullement à une photo en particulier d’échantillonnage. Laquelle montre que les poutres-caissons étaient en réalité des poutres pleines en béton standard par surcroît et non en béton léger. Considérant par ce constat que le rapport se contredit par lui-même, il m’apparaît manifeste, M. Dumont que le rapport visait à désinformer le Public au lieu de l’informer des vraies circonstances de l’écroulement.

    Par ailleurs et puisque tout dernièrement, vous avez bien sommé paradoxalement avec vigueur M. Charest et son gouvernement de se montrer responsable en regard des conclusions du rapport, il m’apparaît éminemment logique que vous le sommiez de nouveau à l’effet qu’il ne pas avoir compris que les conclusions recherchées par le rapport visaient à ne pas dévoiler les bonnes. Et que par conséquent le rapport Johnson n’a pas autre choix que d’être invalidé. Vous bénéficiez donc ainsi d’un autre $6,000,000 de dépenses inutiles du gouvernement justifiant votre motion de blâme en plus du 12.7 millions en irresponsabilités ministérielles diverses quant à mon dossier-citoyen devenu par l’absurdité de la chose, une bombe politique. Bombe que vous avez curieusement désamorcée en décidant contre toute attente de ma part de le fermer dernièrement alors qu’il avait été pris en charge par le député adéquiste de ma circonscription, M. Eric Laporte, depuis le 9 juillet dernier.

    De plus, et étant donné que l’analyse même de mon dossier-citoyen dans cette poursuite criminelle et détention arbitraire de 18 long mois absolument dénaturée et irresponsable du gouvernement Charest démontre que ce gouvernement est de toute évidence converti au corporatisme. Et ce, en ayant défendu contre toute réserve 3 ordres professionnels fautives au lieu de sévir contre eux. Si bien que les 325,000 membres d’ordres professionnels doivent être informés que leur contribution volontaire de $12,000,000 à l’État payée via l’Office des professions du Québec peut également être considérée comme une dépense inutile considérant que l’Office en respect de la philosophie du gouvernement montre ainsi ne plus assurer que les ordres voient à la protection du Public conformément à l’article 12 du code des professions.

    J’attends donc avec grande impatience votre intervention un peu plus « musclée » en ce sens lors de votre prochaine intervention à l’Assemblée Nationale afin que puissiez remettre tout cela en juste perspective et regagner ainsi votre crédibilité et celle de l’ADQ aux yeux du Public. Et de cette manière d’avoir ainsi en poche 31 autres millions de dépenses à devoir être justifiées en plus du 7 millions des commissions scolaires.

    Ce qui fait qu’en deux mandats consécutifs de 4 ans, le gouvernement libéral devra s’exercer à devoir maintenant justifier quelque 96 millions de dépenses inutiles pour 325,000 contribuables actifs et avertis membres d’ordres professionnels, justifiant dans ce dossier seulement, les 75 millions requis pour des nouvelles élections afin d’abolir l’Office en premier lieu et non les commissions scolaires.

    Ce qui aurait eu comme effet, si vous aviez choisi la bonne stratégie en impliquant de mettre plutôt en boîte le ministre du revenu Jean-Marc Fournier au lieu de choisir de vous faire ridiculiser par lui, devant vos 40 autres députés assis à l’Assemblée nationale.

    En passant que fait-il finalement avec nos revenus celui-là ?

    Dans l’intervalle, recevez, Monsieur Dumont, mes salutations cordiales.

    Daniel Bédard

  5. avatar

    Merci pour vos analyses.