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MALADIES NEUROD?G?N?RATIVES : ? RIEN N?EST FAIT POUR ENRAYER LA PAND?MIE ?

Journ?e mondiale contre la maladie d?Alzheimer ? youpi. L?occasion de rappeler que si m?dias et sp?cialistes ?voquent souvent l?explosion du nombre de malades, les causes de cette explosion sont rarement abord?es, voire jamais. Un ??oubli?? que tentent de r?parer Marie Grosman et Roger Lenglet, auteurs de ??Menaces sur nos neurones. Alzheimer, Parkinson? et ceux qui en profitent.?? Entretien.

Cet entretien a ?t? publi? dans le num?ro 9 de la version papier d?Article11

***

C?est un livre uppercut, d?rangeant. Et qui ass?ne des v?rit?s que bien peu veulent entendre. Dans?Menaces sur nos neurones?(Actes Sud, 2011), Marie Grosman et Roger Lenglet1?diss?quent au scalpel l?affolant d?veloppement des maladies neurologiques en France. Au premier rang de celles-ci, la maladie d?Alzheimer ? 800?000 ? 1?million de Fran?ais en souffrent d?j?, 225?000 nouveaux cas sont recens?s chaque ann?e ?, mais aussi la maladie de Parkinson, l?autisme, la scl?rose en plaques, etc. L? o? pouvoirs publics et instances m?dicales officielles s?entendent pour ne parler que de traitements, les auteurs de Menaces sur nos neurones mettent ? jour les causes de cette explosion et les raisons de la paralysie de la pr?vention.

S?appuyant sur de multiples ?tudes scientifiques publi?es dans des revues internationales de r?f?rence, l?ouvrage trace un tableau effrayant des agressions contemporaines subies par nos cerveaux?: mercure, pesticides, aluminium, plomb, PCB, PBDE, particules ultrafines, ondes ?lectromagn?tiques? Une ??folle bacchanale?? d??l?ments neurotoxiques cons?quence d???un demi-si?cle de prolif?ration de substances chimiques, de lobbying industriel, d?indulgences calculatrices et de refoulement des questions de sant? embarrassantes???.

En 1999, lors de la pr?sentation d?une ?tude men?e sur la pr?sence d?aluminium dans l?eau du robinet, un haut fonctionnaire avait suppli? Marie Grosman et Roger Lenglet, qui l?avait r?dig?e, de rester discrets?: ???N?affolez pas la population. Surtout, ne cr?ez pas de panique?!??? Les instances officielles voudraient qu?il en soit aujourd?hui de m?me pour leurs conclusions sur les maladies neurod?g?n?ratives. Peine perdue?: ils comptent bien continuer le combat.

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Quand vous avez commenc? cette enqu?te, vous pensiez d?boucher sur un constat si accablant??

Roger?:???En partie. Pour les maladies d?Alzheimer ou de Parkinson, les chiffres montrant qu?il y a une v?ritable explosion du nombre de malades sont connus depuis un certain temps. Mais nous n?imaginions pas que l?ensemble des maladies du cerveau soit concern?. Ni que la catastrophe progresse aussi rapidement. ?a para?t pourtant ?vident d?s qu?on se penche sur les ?tudes ?pid?miologiques, les t?moignages des professionnels de la sant? ou les conclusions des colloques en neurologie.

L?ampleur du d?ni nous a ?galement souffl?s. Alors que le niveau de connaissances est d?sormais tr?s ?lev?, la prise en compte de ces donn?es se r?v?le d?une faiblesse hallucinante. Ce que nous avions d?j? remarqu? sur nos sujets de pr?dilection (le scandale du mercure pour Marie, celui de l?aluminium pour moi), ? savoir l?immobilisme absolu en mati?re de pr?vention, se v?rifie en fait ? tous les stades.??

Marie?:???Une ?tude du Coll?ge europ?en de neuropsychopharmacologie, publi?e en septembre 2011, a montr? que plus de 38?% des habitants de l?Union europ?enne souffrent de maladies ou troubles neurologiques. Ces affections sont responsables de plus de la moiti? des Ann?es v?cues avec une incapacit? (AVI2), bien davantage que le cancer ou le diab?te. Et les projections s?av?rent effrayantes?: elles pr?voient de 115 ? 130 millions de malades d?Alzheimer dans le monde ? l?horizon 2050. Malgr? ce constat terrible et ces perspectives accablantes, rien n?est fait pour enrayer la pand?mie.??

Pourquoi le volet pr?vention est-il si n?glig???

Roger?:???L?attention de l?ensemble des acteurs de la sant? se polarise sur les profits potentiels?: traitements et accompagnement, maisons m?dicalis?es, recherches de brevets pour de nouveaux traitements et pour des tests de diagnostic pr?coce, etc. Comme la pr?vention n?a rien de rentable, personne ne s?en charge. Quelle entreprise va investir dans une campagne contre les expositions aux produits neurotoxiques sans le moindre b?n?fice en vue?? Par contre, les investissements dans les traitements sont d?autant plus lucratifs que la pand?mie est quasi exponentielle.

La recherche m?dicale est d?sormais totalement vampiris?e par le priv?. M?me la recherche publique est devenue la sous-traitante des int?r?ts du priv?. Si l??tat ne met pas un centime dans la pr?vention, personne ne le fera.

S?y ajoute le fait que les ?tudes mettant en ?vidence les causes de ces maladies ne sont lues que par les sp?cialistes du sujet. Nous nous trouvons dans une situation schizophr?nique, comparable ? celle de l?amiante dans les ann?es 1990?: il a fallu que les malades eux-m?mes se mobilisent massivement pour finalement imposer l?id?e qu?il fallait interdire la substance canc?rig?ne.??

Marie?:???Il est difficile de faire passer un message de pr?vention quand les causes sont multiples. Pour les maladies du cerveau, c?est souvent le cas?: s?il y a des situations o? la substance neurotoxique est assez puissante pour provoquer ? elle seule la maladie neurologique (c?est le cas du mercure et de certains pesticides), nous sommes g?n?ralement plut?t confront?s ? un ??effet cocktail??. La configuration id?ale pour un d?ni massif ? m?me si les diff?rents facteurs de risque sont identifi?s, notamment gr?ce aux recherches ?pid?miologiques et toxicologiques.??

La situation semble sans issue?

Marie?:???Notre cerveau est soumis ? une multitude de toxiques pr?sents ? faible dose dans notre environnement, et agissant souvent en synergie. Mais il serait dramatique de prendre pr?texte de cette complexit? pour ne rien faire. D?autant que ce n?est pas insurmontable?: il est possible d?abaisser l?exposition ? telle et telle substance en rempla?ant son usage par des produits non-toxiques. L?interdiction d?utiliser le plomb comme additif dans l?essence a ainsi r?duit de fa?on importante l?exposition de la population ? ce redoutable neurotoxique, responsable de d?ficits cognitifs chez de nombreux enfants.??

Roger?:???Des solutions concr?tes existent. Il faut se battre ? tous les niveaux, comme ?a a ?t? le cas contre l?amiante ou contre les ?thers de glycol, malgr? les pressions des industriels concern?s. Le r?glement REACH, qui impose d?enregistrer et d??valuer les substances chimiques au niveau europ?en, en est une belle illustration, m?me s?il comporte encore des failles importantes pour les substances dont la production ne d?passe pas une certaine quantit?. Depuis 2006, la majorit? des substances mises sur le march? doit faire l?objet d?une ?valuation, avec le risque d?un ?ventuel retrait de licence. Les industriels parlaient d????Armageddon ?conomique??, mais REACH a finalement vu le jour. C?est un d?but.

Nous nous sommes ?galement rendus compte qu?il ?tait possible d?imposer des accords commerciaux ? condition que les ONG s?organisent pour amplifier leur pression. Ce que fait Marie avec le Programme des Nations unies pour l?environnement (PNUE) en est un bon exemple?: elle est la repr?sentante pour la France et l?Europe des ONG mobilis?es pour l?interdiction de l?usage du mercure. Sur ce dossier important, un accord international d?interdiction avec 125 pays est sur le point d?aboutir. L?argument qui consiste ? dire que la machine infernale est lanc?e et impossible ? stopper est criminel. La situation exige simplement toute notre ?nergie face ? des lobbies industriels capables de payer des l?gions de repr?sentants ? longueur d?ann?e pour d?fendre leurs produits d?l?t?res.??

L?explosion de ces pathologies est toujours imput?e aux deux m?mes causes?: le vieillissement de la population et l?am?lioration du diagnostic. Que r?pondez-vous lorsqu?on vous oppose ces arguments??

Marie?:???L?am?lioration du diagnostic est une ?vidence, mais il faut garder ? l?esprit les proportions. Prenons l?exemple de l?autisme?: un diagnostic plus pr?coce ne suffit pas ? expliquer la multiplication sid?rante des cas. Aujourd?hui, on d?nombre 600?000 personnes autistes en France, et le nombre d?enfants concern?s a ?t? multipli? par 50 en 17 ans. Par d?finition, le vieillissement de la population n?est ?videmment pas en cause pour l?autisme.

M?me dans le cas de la maladie d?Alzheimer, consid?r?e comme une maladie du grand ?ge, de plus en plus de ??jeunes?? sont touch?s?: la France compte aujourd?hui de 30 ? 50 000 malades de moins de 60 ans. M?me les adolescents commencent ? ?tre concern?s?: le plus jeune cas a ?t? d?cel? ? 13 ans.??

Roger?:???Si les personnes ?g?es sont plus touch?es, c?est essentiellement en raison du temps de latence entre l?exposition aux causes et le d?clenchement de la maladie. Il en va de m?me pour les cancers. C?est ce d?lai qui permet tous les scandales sanitaires. Plus le temps de latence est long, plus il est facile d?ignorer les causes. L?amiante avait donn? lieu ? un discours semblable, fa?on?: ???C?est une maladie de vieux, il faut bien mourir de quelque chose.??? Mais les expositions ? l?origine de la maladie remontaient ? 30 ou 40 ans auparavant?! Imputer la maladie ? la vieillesse est un abus de langage qui cr?e un obstacle intellectuel. C?est confondre la cause et le contexte d?apparition.??

Marie?:???De nombreuses ?tudes permettent de comprendre la progression de l??pid?mie et le fait qu?elle n?est pas li?e ? la vieillesse. Une ?tude de l?universit? de Southampton, portant sur tous les pays de l?Union europ?enne, a par exemple analys? l??volution des d?c?s dus ? des maladies neurologiques entre 1979 et 1997, chez les personnes de moins de 74?ans. Sa conclusion?: le nombre de ces d?c?s a ?t? multipli? par trois en moins de 20?ans. L?auteur principal, Colin Pritchard, a confi??: ??Ce qui me fait r?ellement peur, ce n?est pas qu?ils sont plus nombreux, mais qu?ils sont de plus en plus jeunes.??? Bien que l??tude ait ?t? publi?e dans un journal scientifique r?put? (Public Health), personne n?en a parl? en France.??

Les m?dicaments contre Alzheimer sont inefficaces ou dangereux, ? l?image de l?Aricept dont vous ?crivez que ??le rapport b?n?fice/risque est caricatural???. Pourquoi continuent-ils ? ?tre prescrits en masse??

Marie?:???C?est un scandale. Concernant ces m?dicaments, tout le monde est d?accord, sauf les labos et leurs porte-voix?: ? quelques exceptions pr?s, ces traitements sont inefficaces et n?am?liorent pas le bien-?tre. Ils ont par contre des effets ind?sirables, dont certains tr?s graves, ce que d?montrent plusieurs ?tudes. Il y a ?galement eu des alertes r?currentes de la revuePrescrire?? ce sujet.

Nous pensions que les choses changeraient apr?s la plainte d?une association contre la Haute Autorit? de Sant? (HAS), l?accusant de n?avoir pas respect? ses propres r?gles d?ontologiques sur les conflits d?int?r?ts (notamment la r?gle consistant ? ?carter les avis des experts r?mun?r?s par les producteurs des m?dicaments concern?s). Il semblait impossible que la HAS maintienne sa recommandation en faveur de ces m?dicaments. Ce fut pourtant le cas?: si le ??service m?dical rendu?? a ?t? abaiss? d???important??? ? ??faible???, ces traitements continuent ? ?tre rembours?s ? 65?%. C?est aberrant?: des centaines de milliers de personnes sont trait?es avec ces m?dicaments dangereux et inutiles.??

Vous ?crivez en conclusion?: ??Le m?lange de genres entre l?affairisme, l?expertise et la recherche a litt?ralement endigu? la prise en compte des donn?es scientifiques qui ?chappent aux injonctions lucratives et aux perspectives de brevets.?? Comment en est-on arriv? l???

Roger?:???Se pose d?abord la question de l?omerta, qui ne concerne pas uniquement la r?tention volontaire d?information, mais ?galement l?autocensure, la peur de dire des choses, la discr?tion? En outre, les diff?rents acteurs de cette trag?die forment un puzzle, imbriquant aussi bien les labos que les leaders d?opinion ou les politiques. On y retrouve tous les ingr?dients typiques du lobbying, avec des gens qui manipulent l?opinion et ont int?r?t ? ce que rien ne change. Notamment ? cause de l?effet d?aubaine ?conomique autour de ces maladies. D?o? le d?ni, ce d?sir g?n?ral de ne pas soulever le tapis.

Autre ingr?dient classique?: le son de cloche officiel est donn? par ceux-l? m?mes qui ont des int?r?ts dans la mani?re de poser le sujet et les solutions. Une configuration qu?on retrouve dans de nombreux scandales sanitaires (sang contamin?, nuage de Tchernobyl, amiante, ?thers de glycol, exposition des ouvriers aux radiations dans les centrales nucl?aires?).??

Marie?:???M?me lorsque les responsables sont pris les doigts dans le pot de confiture, comme dans le cas du Mediator, la r?forme en profondeur ? pourtant promise ? ne vient jamais. Ce qui est fait reste tr?s superficiel.??

Roger?:???La pr?vention n?est envisag?e que si elle ne menace aucun int?r?t important. Par exemple s?il s?agit de causes infectieuses?: alerter sur les dangers d?un microbe est plus facile que pointer la responsabilit? d?une substance commercialis?e par de grands groupes industriels. D?autant que ces derniers financent des ?tudes pour obtenir des r?sultats favorables ? leurs produits. L?exemple des m?faits du t?l?phone portable est significatif. D?s la fin des ann?es 1990, deux sortes d??tudes sont apparues ? celles financ?es par les op?rateurs affirmaient que l?usage du portable ?tait inoffensif?; les autres concluaient ? pr?s de 80?% ? sa nocivit?.

Nous sommes tous embarqu?s ? bord d?un avion de plus en plus grand et de moins en moins stable. Ceux qui en ont clairement conscience ne sont pas assez nombreux ni pris au s?rieux. Pour le portable, massivement utilis? dans le monde entier, les risques encourus s?av?rent pourtant ?normes. La mondialisation du risque nous promet le pire. L?actuelle pand?mie de maladies du cerveau n?est qu?un avant-go?t de ce qui nous attend.??

Alors que votre livre traite d?une question de sant? publique fondamentale, les m?dias n?en ont quasiment pas parl??

Roger?:???Nous nous y attendions. Les journalistes ont peur de s?aventurer dans des domaines qu?ils ne ma?trisent pas et qui mettent gravement en cause des personnalit?s de premier plan, aussi bien des politiques (je pense en particulier aux ministres de la Sant? et de l?Environnement) que des chefs d?industrie et des experts officiels. C??tait pareil pour l?amiante avant 1995?: les journalistes craignaient la technicit? des dossiers et se montraient incr?dules devant l??normit? du d?ni. Et puis, les lobbies ont eu toute libert? pour r?pandre leur propagande dans les m?dias, notamment ? la t?l?vision.

Ceux qui ont int?r?t ? ce que rien ne change matraquent le public. Le discours des gros leaders d?opinion sur la maladie d?Alzheimer, des gens ayant souvent des liens d?int?r?t avec les firmes concern?es (r?mun?rations pour les exp?rimentations sur les patients, participations financi?res?), est tr?s repr?sentatif. Le simple fait de rappeler leur situation schizophr?ne les rend furieux. ? l?image du professeur Dubois?: ce chef du service neurologique de la Piti?-Salp?tri?re s?est offusqu? du fait qu?un journaliste de?France soir?ose le lui rappeler. Dans son cas, pourtant, il s?agissait seulement d?admettre une ?vidence. Cette attitude est d?autant plus regrettable que la loi impose aux professionnels de sant? de faire mention de ces liens d?int?r?t chaque fois qu??ils s?adressent au public.??

Marie?:???Beaucoup de sp?cialistes refusent de prendre un peu de hauteur vis-?-vis du consensus dominant. Quand je suis pass?e sur France Culture, le responsable de l?Institut du cerveau et de la moelle ?pini?re de la Salp?tri?re, le Pr?Agid, devait ?tre pr?sent. Mais il a annul? sa venue apr?s avoir lu notre ouvrage, qu?il a qualifi? de ???livre anti-scientifique et anti-m?dical???. Un comble au regard du nombre d??tudes sur lesquelles nous nous appuyons. De telles critiques font penser ? celles de Claude All?gre?: d?signer les contradicteurs comme obscurantistes permet d??viter de d?battre avec eux.??

Roger?:???Ce monsieur Agid oublie nos parcours respectifs et les dossiers que nous avons d?fendus depuis vingt ans?: affaires de l?amiante, du mercure, de l?aluminium, du manque d?ind?pendance de l?agence du m?dicament, etc. S?agit-il de combats obscurantistes?? En r?alit?, le milieu des mandarins n?a pas fait ce travail de synth?se et d?alerte. Leur c?cit? se trouve du m?me coup gravement mise en cause.??


1?Marie Grosman, agr?g?e en Sciences de la vie et de la terre, est sp?cialiste en sant? publique et en sant? environnementale. Roger Lenglet est philosophe et journaliste d?investigation en sant? publique.

2?Terme m?dical. Il s?agit de mesurer les ann?es de vie perdues parce que v?cues dans un ?tat autre que ??en pleine sant?.

 

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2 Commentaire

  1. avatar

    Excellent article, mais j’avoue que manipulation éhontée des critères et des chiffres par la médecine et la pharmacie me garde dans une grand prudente. La valse des nouvelles afflictions, qui semblent naitre avec une grande opportunité pour optimiser
    le revenu de nos docteurs Knock me semble suspecte. Avant de lancer une croisade contre les maladies mentales, je voudrais une Commission Charbonneau crédible sur les agissements de ceux qui en profitent..

    Pierre JC Allard

  2. avatar

    @ Elyan

    J’ai réussi avec peine, mais j’ai réussi a lire cet article fort intéressant. Courage, je crois que vous touchez au but

    Pierre JC