Inscrivez-vous pour participer au site : commentez, rédigez et communiquez !
http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
8 septembre 2010 |
5 commentaire(s) |
vu 822 fois
Eh oui, il y avait de cela déjà plusieurs semaines que le Parti communiste avait été porté au pouvoir, et toujours le drapeau fleurdelisé flottait au dessus de l’édifice central de l’Assemblée nationale à Québec.
En apparence, peu de choses avaient changé depuis la prise du pouvoir par les communistes québécois, lors des dernières élections; ce fut un raz de marée massif.
Ils s’étaient d’ailleurs engagés à maintenir et élargir le patrimoine « familial », soit les programmes sociaux.
Dans les semaines précédentes, c’est la campagne électorale qui avait mobilisé les travailleurs, surtout les ouvriers industriels (de la construction notamment) et leurs syndicats; maintenant ils formaient des comités d’entreprises pour soutenir les initiatives du nouveau gouvernement socialiste. Ce dernier restructurait branche d’économie par branche d’économie : l’énergie, les transports, l’agriculture… Il définissait aussi les nouvelles règles du jeu : les principales industries appartenant aux sociétés multinationales venaient tout juste d’être nationalisées. Les PME connaissaient une nouvelle marge de manœuvre, mais les employés étaient mieux protégés et les emplois davantage garantis au long terme. On allait grosso modo vers la stabilité et la permanence du pouvoir d’achat, des salaires et de la retraite.
Dans le panier des gains sociaux des travailleurs, on retrouvait : la syndicalisation complète pour tous les travailleurs, la semaine de travail de 32 heures sans perte de salaire, les cinq semaines de vacances annuelles plus les congés statutaires, la gratuité scolaire à tous les niveaux et la pleine équité homme-femme. Ce n’était que le début. Car les arts et la culture en général voyaient venir la manne.
Les Amérindiens ont été parmi les premiers à connaître un changement dans leur mode de vie, avec l’autogouvernement des Premières Nations sur leur territoire.
Mais les communistes du Québec se rappellent la triste histoire du coup d’État fasciste au Chili contre le gouvernement socialiste de Salvador Allende, en 1973; renversement réalisé avec la complicité du gouvernement des États-Unis. Pour cette raison, ils ont pris avec fermeté le contrôle des Forces canadiennes, plus particulièrement de la base de Valcartier, dans la région de la Vieille Capitale, Québec. Les jeunes, garçons et filles, font désormais un service militaire obligatoire. Leur engagement : défendre les nouveaux acquis du peuple québécois.
Avec les communistes, le Québec rayonnera bien au-delà de la francophonie, tout en devenant un de ses chefs de file. Tout le monde dira, en parlant de St-Fabien, de Clermont ou de Montréal : « je suis chez moi, ici! »
Il y a fort à parier que ces changements seront simultanés aux transformations profondes tant au Canada anglais qu’aux États-Unis. Dans les deux cas, les partis communistes œuvrent pour le respect du droit du Québec à l’auto-détermination, jusqu’à et y compris la séparation. Compte tenu que les économies sont entrelacées, et parce qu’il existe des traditions de solidarité chez les ouvriers industriels, les militants de gauche s’unissent pour que partout en Amérique du Nord, on suive la voie que trace le Québec.
Mais qui sont les communistes aujourd’hui? Généralement, ce sont des travailleurs à l’embauche de l’État (enseignants, fonctionnaires…), il y a aussi des jeunes, entre-autres des étudiants de cegep et d’université. On retrouve des immigrants latino-américains. On y parle plusieurs langues : français, anglais, espagnol, russe et arabe.
Il y a un grand désir de solidarité internationale et d’entraide avec les peuples des pays en voie de développement, que ce soit en Afrique ou en Amérique du Sud. Bien sûr, la base, ce sont ces jeunes sans complexes et on peut dire délurés qui n’ont pas peur de dire : je veux aider. Ils ne sont pas embêtés par le mot « communisme », et le mot « québécois » a une résonnance puissante dans leur cœur et dans leur âme.
Pour l’instant, ils prennent part aux manifestations organisées par le mouvement ouvrier du Québec, ils vont même jusqu’aux protestations contre le G-20 à Toronto à l’été 2010 pour dire : oui à l’environnement, oui à la paix, et oui à la compassion.
Ils font l’avenir!
Daniel Paquet
Daniel Paquet est gradué de l’École supérieure des cadres des partis communistes près du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique (1979),
Membre suppléant du Comité national du Parti communiste du Québec (1980-1981),
Militant de la Fédération syndicale mondiale – dont le centre est à Athènes (Grèce)
@ L’Auteur
Merci pour ce texte. On en sait aujourd’hui très peu sur les véritables objectifs du Parti Communiste et sa démarche au Québec. Je vous avoue que pour ma part, je ne sais pas vraiment si le PCQ est pour ou contre l’indépendance du Québec, pour ou contre les interventions militaires canadiennes a l’étranger, pour ou contre des nationalisations massives, pour l’augmentaion ou la réduction de la fonction publique, etc.. Tout ce qui peut nous renseigner sera toujours le bienvenu.
Votre éditeur
09:01, le Jeudi 9 septembre 2010«Les jeunes, garçons et filles, font désormais un service militaire obligatoire. Leur engagement : défendre les nouveaux acquis du peuple québécois.»
C’est tout contraire au programme du parti. Les milices seront populaires et non, obligatoires pour tout le monde. Je ne suis plus membre du PCQ, mais je sis que le PCQ d’antan, lui, ne parlait pas d’imposer le service militaire et d’autre part, le PCQ préconise l’indépendance immédiate du Québec, soit une affirmation souveraine, du jour au lendemain, appuyée par un RÉFÉRENDUM. Alors je ne vois pas ce que viennent faire les troupes canadiennes là-dedans.
«Mais qui sont les communistes aujourd’hui? Généralement, ce sont des travailleurs à l’embauche de l’État (enseignants, fonctionnaires…), il y a aussi des jeunes, entre-autres des étudiants de cegep et d’université. On retrouve des immigrants latino-américains. On y parle plusieurs langues : français, anglais, espagnol, russe et arabe.»
Je suis socialiste, voire communiste quand ça sera possible, et je suis un prolétaire, comme la plupart des membres du PCQ soit dit en passant. Le Chef du parti est un employé de la construction, un prolétaire. Son ancien chef également, était prolétaire. La direction se compose de prolétaires en fait, et elle est issue de la base, élue par la base. Ce ne sont pas, comme vous le dites, des gens à l’aise faisant partie de la classe moyenne du prolétariat.
@ l’éditeur
Le PCQ est indépendantiste, non par nationalisme, mais par intérêt du jour, de voir le Québec devenir un levier pour les autres mouvements socialistes et indépendantistes. Son indépendance par conséquent, serait également une possibilité de diriger nos leviers économiques.
Le PCQ est contre les interventions militaires du Canada à l’étranger, et pour une défense de nos propres frontières. Il est très critique du «pourquoi» de ces conflits, jugés par les médias de masse comme «légitimes». J’ai moi-même, quand j’étais membre, conditionné les gens à comprendre les liens entre tels ou tels intérêts, communs chez l’OTAN.
Le PCQ est pour la nationalisation progressive des moyens de production et ne se présente toujours pas comme solution électorale, mais se concentre plutôt à bâtir ardemment la coalition de gauche, en tant que collectif dans Québec-solidaire. Ce parti néanmoins, appuie toutes ces idées de nationalisation des moyens de production, et même, propose des solutions pour palier, par exemple, aux coûts exorbitants des médicaments en proposant «Pharma-Québec», une société d’État fabricant elle-même ses médicaments, entrant directement en compétition avec le privé. En Nouvelle-Zélande, une pareille initiative a fait baisser le prix des médicaments de près de 70%, alors que la droite, ses valets et ses sbires appelaient à la retenue, de peur que les investisseurs, ces «non-méritants», ne quittent le pays. Finalement, personne n’est partie, et la part de gâteau est demeurée acceptable, semble t-il.
Je dirais sur les fonctions publiques, que tant Q-s que le PCQ, veulent consolider celles-ci, et faire en sorte qu’une réorganisation structurelle redonne confiance aux prolétaires en ces fonctions.
Pour plus d’informations, le chef même du PCQ se ferait un plaisir de vous répondre.
http://www.pcq.qc.ca/Dossiers/Modeles/index.html?id=Autres/Archives/Nouveautes&lang=fr
08:50, le Vendredi 10 septembre 2010Salutations en passant, aux membres du PCQ, que je respecte beaucoup.
08:55, le Vendredi 10 septembre 2010@ DP & SV
Je disais sur un autre poste que les gauches devraient faire la procession au lieu de se chicaner pour porter l’ostensoir. Pourquoi ne pas prendre UNE revendication et la mener a terme ? Pharma Québec semble une évidence et ferait sans doute consensus si vous sortiez dans la rue pour ça et rien que pour ca. Ensuite, autre chose…
Si vous faisiez une liste consensuelle de ce qui doit être fait et que vous vous dispersiez ensuite, laissant chacun se fondre anonyme dans le décor et faire opportunément ce qui rapproche de l’objectif, le monde changerait vite…
Vous ne le ferez pas, parce que chacun cherche à se gratifier au lieu de s’oublier pour la cause… et parce que vous avez sans doute un gros 20% de taupes et d’agents provocateurs dans vos rangs qui en profitent pour semer la zizanie.
Je vais bientôt mourir, bien sûr, mais depuis 10 ans plus d’un million de personnes ont lu l’un ou l’autre de mes textes et j’en retrouve des traces dans les endroits les plus inattendus. Personne ne pourra remettre le diable dans sa boîte…
Pierre JC Allard
11:50, le Vendredi 10 septembre 2010Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
15
vu 9 844 foisTous droits réservés, Cent Papiers 2006-2011 | Roule sous Wordpress
Bad Behavior has blocked 3568 access attempts in the last 7 days.
Premium Wordpress Plugin
SylvainGuillemette a répondu:
septembre 10th, 2010 à 23:11
«Vous ne le ferez pas, parce que chacun cherche à se gratifier au lieu de s’oublier pour la cause… »
Non monsieur Allard, mais seulement parce que nous ne sommes pas gênés d’être socialistes en 2010, et bientôt, en 2011.
Tous ces combats méritent d’être défendus, par les socialistes entre autres.
On risque gros, chaque jour, vous le savez, avec votre expérience.
Regardez plutôt les sbires de la bourgeoisie opter pour la facilité…., un jour ou l’autre, ils seront forcés d’accepter notre argumentaire…, et de s’en responsabiliser.