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L’insulte politique – Nos élites ont beaucoup d’imagination

 

Que diriez-vous si un duel à l’épée remplaçait les procès pour injures ou diffamation de nos élites politiques. Attention, un vrai combat avec du sang pour laver l’honneur offensé de nos chevaliers du fiel.

Mais les duels c’est du passé, une époque aujourd’hui définitivement révolue, un temps où les hommes avaient encore des… Aujourd’hui pour régler les polémiques, l’épée ou les pistolets ont été remplacés par le maillet du juge, de toute façon les duels sont interdits depuis Richelieu. Vaine interdiction d’ailleurs, puisque cette coutume sanglante continua jusqu’à la grande boucherie de 1914. Pour la petite histoire le dernier duel entre hommes politiques se déroula en 1967, avec le combat qui opposa deux députés. « Gaston Defferre et René Ribière, suite à une insulte prodiguée à l’Assemblée nationale ! Le combat sera remporté par Gaston Defferre, alors maire de Marseille, son adversaire sera juste blessé et les photographies du duel seront publiées dans Paris Match ».

Mais que d’imagination chez nos élites politiques dans le maniement de l’insulte et autres petites phrases assassinent. Vous vous souvenez certainement du célèbre « capitaine pédalo » ; inutile de citer le nom son auteur bien connu pour son parler dru et cru. Pourquoi en arriver là puisque l’insulte est souvent une arme à double tranchant. Une manière de faire de la politique pas vraiment appréciée des Français. Pourtant la méthode des petites expressions cruelles ne date pas d’aujourd’hui. La République a toujours été un véritable réservoir de créativité verbale, pour la plus grande joie des médias et aujourd’hui des réseaux sociaux.

Tenez, le Général De Gaulle par exemple, sur Giscard D’Estaing « durant la campagne du référendum de 1969 ».

Giscard est un traître par nature. Il n’en demeure pas moins indispensable. Allez le voir et persuadez-le de trahir dans le bon sens.

Mais il y a d’autres exemples assez piquants.

Charles Pasqua sur Fabius

M. Fabius est au Premier ministre ce que le Canada Dry est à l’alcool

À propos de Fabius, vous vous souvenez sans doute de son fameux « fraise des bois » pour désigner François Hollande. Ou encore de son « Mais qui va garder les enfants » de Ségolène Royal, candidate à la présidentielle de 2007.

De François Mitterrand sur Edith Cresson

« Quand j’ai nommé Édith Cresson, je lui ai dit qu’elle avait le devoir d’être impopulaire. Je ne pensais pas qu’elle réussirait aussi bien ».

De Le Pen à propos de Robert Hue

… Ce nain de jardin…

De François Fillon à un « ami »

Christian Jacob est le Rantanplan de la majorité. J’ai rarement vu plus bête en politique. Il sera le boulet de Copé.

Du Figaro pour Jack Lang

La Cicciolina de la culture et de la communication…

De François Goulard pour Bernard Laporte

Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c’est une période faste pour l’intelligence française

De Nicolas Sarkozy pour Hervé Morin

Il a l’influence d’une punaise et le charisme d’une praire.

De Mélenchon sur Marie-Noëlle Lienemann

Après la bombe atomique, il restera les cafards et… Marie-Noëlle Lienemann !

 

Bien sûr, ceci n’est qu’un tout petit échantillon de la capacité inventive de nos politiciens et politiciennes, si vous en voulez encore vous pourrez consulter ce « Petit dictionnaire des insultes politiques ». Evidemment la France n’a pas l’exclusivité des invectives politiques, mais nous sommes quand même bien placés pour remporter la palme d’or.

Coluche disait – « Les hommes politiques, il y en a certains, pour briller en public, ils mangeraient du cirage ».

Commentaires

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A propos de gruni 57

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J'ai une fâcheuse tendance à l'ambiguïté. Ce n'est pas ma faute je suis tombé dans le deuxième degré quand j'étais petit. Depuis, pour me soigner, j'ai tenté une cure prolongée sur Agoravox. Le résultat a été désastreux, c'est encore pire qu'avant. Alors ne me prenez surtout pas au sérieux, mon cas déjà désespéré pourrait s'aggraver avec une grosse tête.

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