L’inertie

Qu’est-ce que l’inertie?

En physique, l’inertie d’un corps, dans un référentiel galiléen (dit inertiel), est sa tendance à conserver sa vitesse : en l’absence d’influence extérieure, tout corps ponctuel perdure dans un mouvement rectiligne uniforme.

Ces « faits » sont réels et observés. « Conserver sa vitesse » signifie au départ « être en mouvement » et tout « mouvement » est une conséquence d’énergie cinétique. Donc, l’inertie est tout à fait contraire à l’immobilisme.

De plus, « conserver sa vitesse en absence d’influence extérieure » signifie que l’univers entier est sous l’influence de « l’énergie cinétique ».

Résultat : conserver sa vitesse en un mouvement rectiligne uniforme est le fait d’énergie cinétique. Ce qui détermine que l’énergie cinétique est une manifestation « homogène » et « uniforme ». De sorte que puisque tout est en mouvement dans l’univers, on pourrait dire également, avec plus de justesse, que l’univers est simplement une manifestation de « mouvement »; donc l’univers est simplement de « l’énergie cinétique ». Ce qui explique que le Big-bang puisse ressembler à une « explosion d’espace » qui devient alors défini par le « mouvement » produit par l’énergie cinétique.

 

La loi d’inertie exprime le fait que si la vitesse du corps ponctuel par rapport au repère galiléen est constante, « la somme des forces s’exerçant sur le corps est nulle ».

Par contre, lorsqu’on classe la notion de « force » comme inexistante, plus rien ne peut exercer une « pression » sur un corps. Il faut donc expliquer les différentes « vitesses » observées d’une autre façon. Et c’est ici qu’entre en jeu une autre notion mal comprise de la physique, qui est la notion de la « masse » d’un corps.

Au départ, une objection s’impose pour relier la « masse » à la « vitesse ». Car deux corps de masse différentes subissent une accélération constante uniforme et égale lorsqu’ils « tombent » dans un « champ gravitationnel ». Conséquemment, la « masse » n’aurait pas d’influence sur la vitesse. Il faut alors souligner qu’une « vitesse » est le trajet d’une distance définie dans un laps de temps défini et sans la notion de « force », qui est éliminée, une accélération est simplement un accroissement graduel de la distance parcourue dans un même temps défini.

Mais la déduction précédente est insidieuse;   car la « masse » n’est pas de la « matière » mais essentiellement de « l’énergie ». Et si l’accélération de la vitesse de chute est constamment uniforme pour deux « masses » différentes, cela signifie simplement que « l’énergie de masse » de l’objet ne s’oppose pas à l’énergie cinétique de cet objet. « L’énergie de masse » serait alors indépendante de « l’énergie cinétique » universelle, et l’accélération devient alors le résultat d’un effondrement des distances plutôt qu’une augmentation d’énergie.

L’explication de cet « effondrement » réside dans une remarque signalée par Isaac Newton il y a 300 ans. Il souligna que la puissance de la « force » de gravité est comme si elle résidait au centre de la masse.

Newton avait constaté que les « volumes de matière », qu’il appelle « masses », semblaient s’attirer les uns aux autres et que cette observation expliquait toutes les autres observations qu’il faisait. Sauf que cette remarque au sujet du centre de gravité laissait entendre que l’explication n’était pas complète.

Newton ne pouvait pas transférer la puissance de sa « force » gravitationnelle au centre de gravité, puisqu’il désignait cette force produite par la « quantité de matière » incluse dans une « masse de matière ».

La possibilité d’une explication plus précise apparut 200 ans plus tard avec la notion de la « déformation de la géométrie de l’espace-temps » apportée par Einstein. Les résultats de la formule einsteinienne étaient plus précis mais n’expliquaient pas mieux cette curiosité du « centre de gravité » décelée par Newton. Autrement dit elle n’apportait pas vraiment d’explication sur la « nature » de la « masse ».

Pourtant cette formule indiquait très bien que la « masse » en question était de « l’énergie »; mais on accepta plutôt l’équivalence entre « matière » et « énergie de masse », au lieu de tenter de définir une nuance entre cette « matière » et « l’énergie de masse ». On constatait que la « matière » possédait de « l’énergie de masse » et on conclut que « l’énergie de masse » était simplement de la « matière ». Et on évita de consacrer quelconque raisonnement sur le sujet de la « nature » de « l’énergie de masse ».

Par contre, on s’attacha à trouver une explication sur l’origine de cette « masse ». Et on tenta d’imaginer une possibilité d’explication « matérielle » qui suffirait. On se mit donc aussitôt à chercher une « particule » qui fournirait de la « masse » aux « objets ». Cette « particule » devait se trouver quelque part dans la théorie des particules fondamentales (modèle standard) et on se concentra sur les résultats obtenus par les collisionneurs de particules.

On aperçut alors une « anomalie » (en fait, un jet d’énergie), jusqu’ici inobservée, se produisant au niveau de la densité énergétique d’environ 125 GeV et c’est elle qui fut promue « particule » responsable des « masses » observées chez les autres particules. Mais l’explication ne tenait pas vraiment puisque 125 GeV n’était pas suffisant énergétique pour donner la « masse » supérieure du quark Top de 172.44 GeV. Il lui manquait 47.44 GeV.

On décida donc de fournir une explication plausible en se servant de la théorie quantique des champs, et on installa la « particule » découverte dans un « champs d’énergie ». L’explication devenait acceptable lorsqu’on donnait une « densité » extraordinaire à ce « champ d’énergie ». Il est cependant clair qu’une « particule » n’y est pas indispensable, puisque c’est la densité énergétique du « champ » qui fournit la « masse ». Mais un « champ » n’est pas « matériel »; donc on y plaça une « particule boson » qui, contrairement aux autres, n’était pas « vecteur de force ».

On évita également de « comprendre » que, puisque la densité énergétique du champ en question dépendait directement de l’expansion graduelle de l’espace dans le temps, le champ de Higgs n’était que le résultat d’une période déterminée dans l’histoire de l’univers.

On avait donc « découvert » l’origine de la « masse » sans, encore et toujours, en déterminer la « nature ». On laissait tomber la notion « d’énergie » pour ne garder que la notion « matière » (particule vectrice).

La même « censure » s’appliquait à la notion « d’espace » qui devenait simplement une distance définie entre deux objets « matériels ». L’espace lui-même n’avait plus aucune « identité » autre que celle donnée par les « objets matériels». Et tout cela concordait avec la formule d’Einstein : E = Mc2 interprété comme « Énergie = Matière ».

Mais deux problèmes additionnels s’étaient incrusté dans cette notion « matérielle ». La vitesse des étoiles éloignée du centre galactique était trop grande, dans un corridor trop large, pour être justifiée, et on découvrit que, malgré cette notion « matérielle », l’expansion de « l’espace » accélérait au lieu de ralentir.

On était, encore une fois, devant deux problèmes sur lesquels on risquait de se briser les dents. On dut alors se remettre à la tâche pour imaginer deux solutions à ces deux nouveaux problèmes. On ne tarda pas à y arriver.

La première solution fut d’accepter que l’observation de la vitesse inacceptable des étoiles était due à un « manque de masse » dans les galaxies. Ce qui signifiait qu’il devait exister une quantité de « masse invisible » que l’on gratifia aussitôt « d’inobservable », puisqu’on ne pouvait prouver son existence.  On appela cette « matière inobservable », de la « matière noire » (on ne s’attarda pas au corridor trop large, non expliqué par l’ajout de matière noire).

La deuxième solution fut tout aussi simple à imaginer et tout aussi « gratuite » (j’allais dire « simpliste »). On décréta tout simplement l’existence d’une nouvelle énergie, inobservable également, que l’on appela « énergie sombre ».

Comme on devait créer un lien entre toutes choses sous le principe, accepté par la science, « d’interaction », on ne tarda pas à créer un lien entre la « matière noire » et « l’énergie sombre » en décrétant que la matière noire produisait une « gravitation répulsive » qui poussait les étoiles à une plus grande vitesse tout en poussant tout autant l’expansion universelle, au lieu « d’attirer ». Et là, on venait d’éliminer l’apport d’Einstein déterminant la gravité comme étant un « effet » dû à la géométrie de l’espace, au lieu d’une « force »

Tout était maintenant expliqué mathématiquement. Malheureusement cela n’était pas du tout « raisonnable ». On produisait un « raisonnement objectif » sans qu’il puisse être d’une « objectivité raisonnable ».

Par contre, on n’avait pas encore défini la « nature » de la « masse »; tout ce qui était établi était que la « matière ordinaire » attirait et que la « matière noire » repoussait.

Personne ne s’aventura à expliquer la « déformation de la géométrie de l’espace-temps » nécessaire pour produire un effet de « gravitation répulsive » plutôt que celui d’une « gravitation attractive ».

L’instant viendra, sûrement bientôt, où quelqu’un s’y mettra pour soumettre une explication « déformante » qui sera certainement « imaginaire » et inobservable.

Par contre, il est clair que si l’effet gravitationnel « attractif » est produit par un effondrement de la métrique de l’espace, un effet « répulsif » se doit d’être le produit du rallongement de cette même métrique. Cet effet de rallongement de la métrique est exactement le résultat de l’expansion universelle quelle que soit sa « vitesse ». Donc l’explication d’une « énergie » additionnelle et différente de l’énergie d’expansion n’a aucun sens.

Cependant, les solutions « imaginaires » trouvées par la science actuelle se heurtent à une objection de taille. Car le principe scientifique demande que la science ne doit se baser que sur ce qui est « observable » et « reproductible ». C’est là, la seule caractéristique qui la différencie des « dogmes religieux ».

Personnellement, je ne vois pas vraiment de différence entre le dogme de l’existence d’un Dieu inobservable et non reproductible en tenant pour preuve indiscutable l’existence de l’univers inexplicable qui est observé, et l’existence de la « matière noire-énergie sombre » inobservable et non reproductible en tenant pour preuve l’existence de vitesses et d’une accélération inexplicables observées. En réalité, scientifiquement, toute explication inobservable est simplement « imaginaire », sinon une simple « élucubration ».

Il faut, cependant, souligner que « l’imaginaire » tient une grande place en science depuis Newton. La notion de « force » est « imaginaire », la couleur et la saveur des particules est tout autant « imaginaire », les notions de « matière noire » et « d’énergie sombre » sont également et indiscutablement « imaginaires », sans parler de l’attribution de pouvoirs « imaginaires » aux particules bosons Z, W et photons observés ainsi qu’aux gravitons malheureusement jamais observés jusqu’ici.

Ajoutons que la charge électrique du proton quantifiée à « 1 » est « imaginaire », puisque conventionnel; ce qui oblige d’attribuer une charge fractionnelle aux quarks et que cette « quantification » est tout simplement une autre « convention »; autrement dit : « imaginaire » également.

Finalement, lorsque vous lisez la « science », vous lisez un « roman »; ce qui explique qu’il en existe plusieurs « scénarios ».

Pourquoi est-ce un roman?

Simplement parce que le sujet principal est « la matière » qui ne compte que pour 5% de l’univers, ce qui lui donne énormément de possibilités explicatives.

La science cessera d’être un roman, lorsqu’elle choisira la « réalité » comme sujet principal; c’est-à-dire : « l’espace » qui compte pour 100% de l’univers, même si 5% en est occupé par de la matière. Le 100% d’espace, composant l’univers, ne laisse qu’une seule possibilité d’explication qui est nécessairement la « réalité ».

André Lefebvre

 

Auteur de:

L’Histoire… de l’univers

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 1:  La Science Secrète)

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 2: Le Mystère Sumérien

Le tout dernier livre, paru en novembre 2016 (version gratuite):

Histoire de ma nation

Tous mes livres sont offerts GRATUITEMENT chez:

http://manuscritdepot.com/a.andre-lefebvre.7.htm#menu

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