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L’Individu, l’Etat & la D?croissance : R?habiliter la Responsabilit

La soci?t? croissante, qui a ?lev? le progr?s technique et le niveau de vie ? des degr?s encore jamais atteints, n?en a pas moins fait reculer la responsabilit? humaine sur deux fronts : celui de l?Etat et celui de l?Individu.

Par la mise en place d?une prise en charge g?n?ralis?e et d?une l?gislation omnipr?sente, cette soci?t? croissante a quasiment achev? la phase de d?responsabilisation globale de l?Individu et se pr?pare ? l??tape suivante qui consistera en une infantilisation radicale du m?me Individu, lui ?tant durablement toute capacit? d?action autonome. D?j? r?duits ? la portion congrue d?une poign?e de r?fractaires passifs, les z?lateurs de la responsabilit? individuelle font figure de dangereux anarchistes aux yeux de la multitude accablante des utilisateurs exosomatiques de l?Etat. Car de m?me que la clef de contact, et bient?t le simple ordre vocal, remplacent le tour de manivelle pour d?marrer un moteur d?automobile, ?loignant ainsi le pourquoi du commentau regard du consommateur, le moindre probl?me de la vie courante, autrefois g?r? au sein de la sph?re de responsabilit? individuelle, est fond? aujourd?hui ? ?tre trait? et r?solu de fa?on univoque par le recours ? l?Etat. Ce pourvoi syst?matique, prenant la forme de revendication, d?appel ou de r?f?rence ? un texte de loi remplace depuis 65 ans environ (c?est ? dire depuistr?s peu de temps) l?exercice autonome de la responsabilit?.

Du c?t? de l?Etat, cette responsabilit? a vari? de fa?on inversement proportionnelle ? la croissance. Contrairement ? l?Etat f?odal qui vivait sur son domaine en autosuffisance, l?Etat bourgeois pr?l?ve par la force des revenus aupr?s de ses administr?s. A l?oppos? de l?Etat f?odal qui garantissait lui m?me la s?curit? physique de ses sujets, l?Etat bourgeois se r?v?le incapable de manier les armes lui m?me et enr?le de force ses citoyens pour marcher au front.

Bien plus, la principale caract?ristique de l?Etat bourgeois est? d??chouer dans tout ce qu?il entreprendsans pour autant subir de sanction, puisque les alternances de personnel politique se d?roulent g?n?ralement sans heurts, t?moignant ainsi d?une absence de dissemblance aveuglante entre les sortants et leurs successeurs. Cet Etat irresponsable cumule les d?robades :

1. il se r?v?le incapable???? de subvenir ? ses besoins par une activit? propre et pratique le vol???? fiscal en toute impunit?,

2. il est convaincu???? d?inaptitude ? la bonne gestion de services publics instaur?s dans???? l?int?r?t des populations puisqu?il g?re en tout pour tout deux seuls???? services, La Poste et la SNCF, par ailleurs payants alors qu?il n?aurait???? pas ?t? d?raisonnable de les imaginer gratuits ,

3. d?laissant les???? difficult?s de gestion op?rationnelle d?entreprises nationales, il pr?f?re???? jouer une partie de son larcin ? la sp?culation boursi?re en achetant des???? actions de 1217 soci?t?s capitalistes r?pertori?es au RECME (R?pertoire des???? entreprises contr?l?es majoritairement par l’?tat), mais s?av?re m?diocre???? trader puisqu?il ne r?colte pas plus de 3% de dividendes,

4. en cas de conflit arm?,???? les chevaliers de l?Etat bourgeois sont rarement ? la hauteur de la???? situation et c?est r?guli?rement le peuple qui doit payer le prix du sang???? dans un rituel sans cesse reconduit,

5. etc?..

Encore plus, d?laissant manifestement ses missions r?galiennes par trop p?rilleuses, cet Etat irresponsable se m?le avec empressement de choses plus attrayantes pour lui et concernant la vie quotidienne des gens. C?est ainsi qu?il pr?tend r?gler les probl?mes d?emploi, d?velopper l?industrie, doper le commerce, contr?ler les prix,? compenser les in?galit?s, et bien d?autres choses encore, mais ?choue ? chaque fois lamentablement car les licenciements perdurent, l?activit? industrielle p?riclite, les ?changes s?amenuisent, la hausse des prix persiste, les in?galit?s s?accentuent, etc? etc?

L?inefficacit? s?ajoutant ? l?indigence, l?Etat moderne ne prot?ge m?me plus son peuple et s?enlise dans des actions tant d?risoires que pusillanimes, mais n?anmoins soucieuses de flatter le go?t du public pour l??v?nementiel de pacotille, habillant ainsi cet abaissement d?un pagne d?coratif pour cr?er ce que Guy Debord avait nomm? la ? soci?t? du spectacle?.

D?un point de vue politique, le diagnostic n?est pas plus brillant car, se r?fugiant sous le pr?texte de la d?mocratie, l?Etat empile des lois, d?crets et r?glements les uns sur les autres sans en requ?rir la validation populaire. Cette dictature de la majorit? est en r?alit? celle d?une oligarchie d??lus faussement disparate et fort peu encline ? risquer le verdict populaire plus d?une fois par tranche quinquennale. Si le principe majoritaire peut ?tre contest? en ce sens qu?il r?duit le champ de la? responsabilit? individuelle ? celui du plus grand nombre, il pr?sente n?anmoins l?avantage d??tre porteur d?une certaine logique et d?un principe facilement v?rifiable, pour peu bien entendu qu?il soit mis en application dans l??laboration de la loi. Or l?Etat bourgeois redoute au plus haut point cette ?preuve de v?rit? car il en sort battu ? chaque fois, sauf bien entendu lorsqu?il sait habilement habiller la question d?une tautologie qui en garantit le r?sultat. Il est un fait certain que la plupart des lois ne seraient pas vot?es si une approbation par r?f?rendum ?tait syst?matiquement prescrite par une Constitution soucieuse de ne pas laisser les pleins pouvoirs r?glementaires ? une assembl?e de potentats tous ressemblants et inamovibles pour cinq ans.

Par cette application d?un principe d?mocratique volontairement ?nonc? de mani?re floue et ambigu?, l?Etat bourgeois ?lude son r?le face ? la collectivit? des individus et se garde bien d?engager sa responsabilit? sur des projets l?gislatifs m?me mineurs. C?est ainsi qu?il avance masqu?, r?tr?cissant chaque jour un peu plus l?espace de la libert? individuelle, sans qu?il semble en porter la responsabilit?, ni en risquer la moindre d?saveu.

La d?croissance ?conomique risque de rebattre les cartes du jeu social, en imposant consubstantiellement une d?croissance de l?Etat et une r?habilitation de la responsabilit? individuelle. Car le constat de ses ?checs r?p?t?s ne manquera pas de ressurgir au grand jour, pla?ant ainsi sur la sellette populaire, l?imposteur ?tatique ayant vainement promis le maintien d?une croissance durable irr?m?diablement d?mentie.

C?est ainsi que la conjonction des trois ?l?ments suivants :

1. d?croissance d?une???? ?conomie progressivement sevr?e d??nergie fossile et de ressources???? min?rales,

2. d?croissance d?un Etat???? enfin r?trograd? au r?le d?outil collectif efficace,

3. croissance d?un???? Individu enfin affirm? dans sa responsabilit? primordiale,

pourrait constituer le ferment d?une Soci?t? D?croissante Responsable appel?e ? g?rer la probablement longue et d?licate phase d?adaptation au d?clin industriel de notre civilisation.

 

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    Je partage beaucoup des diagnostics que vous posez et le paralléllisme que vous mettez en évidence entre les failles de nos systèmes de gouvernance et de production me semble porteur d’une intéressante réflexion.

    Je ne suis pas convaincu que la croissance in se soit la cause de tous nos problèmes, mais il est indéniable qu’elle en a été l’occasion. Je lirai plus de vous.

    Pierre JC Allard

  2. avatar

    Réflexion très bien menée avec laquelle je partage plusieurs points.

    Ce qui me fait considérer la question de la « croissance » du progrès technique. Est-ce vraiment un progrès « positif » si on considère ce qu’il en coûte « socialement »? Ce coût social étant la perte d’autonomie de pensée et d’opinion qui me semble très onéreux.

    André Lefebvre

    • avatar

      J’imagine que quand seulement 5% des gens savaient lire et écrire (à l’époque féodale; au Qc, en 1850, seulement 12% le savait) les gens avaient une pleine autonomie de pensée et d’opinion. Mais c’est vrai que l’invention de l’imprimerie, que dis-je la découverte de l’écriture réduisirent à néant notre faculté de pensée…

      Peut-être dans la Grèce antique quand, s’en parler d’une grande proportion d’esclaves, la foule se faisait manipulé à tour de bras par les sophistes, qu’elle époque bénie de l’humanité!

      Ou peut-être entre 1618-1648 lors de la guerre de trente ans, les bons princes manipulaient les sentiments religieux de leurs sujets et les jetaient ainsi dans une guerre fanatique de religion (en réalité des intérêts de politiques et économiques) tuant le 1/3 de la population… quelle époque de grande autonomie de pensée…

      ah ces maudits américains qui promurent l’école publique pour tous au début du 19e siècle et, là comme ailleurs, combien était mieux pour l’autonomie de pensée d’envoyer les enfants travailler dès l’âge de 7 ans… Remarquer, deviennent autonome financièrement plus rapidement…

      Mais sans blague: cette autonomie de pensée et d’opinions ( c’est seulement avec le progrès technique que 7 milliards d’humains ont la possibilité de l’exercer; sans elle, nous aurions la même densité de population que les singes et serions environs une dizaine de millions; sans agriculture, impossible de soutenir un grand nombre d’humain…) : ce n’est aucunement la technique qui la réduit, quoique qu’elle peut y servir comme elle peut servir l’émancipation: c’est l’état de la culture, du contrôle sociale qui en décide: si une oligarchie est au pouvoir: elle cherchera à réduire cette faculté pour se maintenir (ce n’est pas pour rien que les esclavagistes américain interdisaient l’apprentissage de la lecture aux esclaves et qu’ils promouvaient à fond les beuveries le dimanche; du pain et des jeux à Rome, du pain et des Jeux vidéos aujourd’hui.. avec marijuana bien sûr, vivre le soma…) elle promouvra une culture la plus dégénérée possible et/ou un pessimiste complet sur la nature de l’homme pour castrer toute velléité de changement social et de progrès.

      Et ça marche, dans les années 40,50 et début 60, malgré les nombreux problèmes, les gens étaient, en général, optimiste, voyaient qu’on pouvait améliorer nos conditions, changer l’ordre social s’il le fallait, notamment grâce à l’élévation de nos conditions matériels, qu’il n’y avait pas de raison que l’Afrique reste pauvre: et aujourd’hui, après une campagne systématique contre le progrès (cette campagne ne vient pas «d’en bas», mais du haut, car cette oligarchie a toujours été menacé par le progrès qui menace l’ordre établit: il suffit de lire ‘le meilleur des mondes’ d’Huxley pour le comprendre) on en vient à voir un danger le développement de l’Afrique, de l’Asie… nous avons adopté la vision du monde des maîtres de l’impérialisme…

    • avatar

      « Mais sans blague: cette autonomie de pensée et d’opinions ( c’est seulement avec le progrès technique que 7 milliards d’humains ont la possibilité de l’exercer;… »

      C’est quand même étonnant de considérer l’écriture et l’enseignement comme un « progrès technique ». Cette position devient assez difficile à réfuter. Mais cela se comprend depuis que les automobiles peuvent parler 🙂

  3. avatar

    État bourgeois… il est drôle qu’on utilise des vieux concepts qui ne décrivent plus du tout la réalité: n’avez-vous pas réalisé que l’État n’est plus du tout dans les mains d’une bourgeoisie (qui serait industrielle ou d’un niveau moyen), mais déjà il serait mieux de parler d’«hyperbourgeoisie», c’est-à-dire aux mains d’une fraction ultra-riche de la finance?

    Tous les problèmes que vous décrivez comme les privatisations procèdent de l’idéologie promut par cette classe depuis 30-40 ans de la privatisation de la richesse qui s’accomplit par le programme de libre-échange (surtout des capitaux, c’est le plus important), dérèglementation, privatisation: c’est la perte de la perspective du bien commun d’un État qui servirait le peuple. Au contraire, il se fait l’instrument d’une minorité, qui d’ailleurs veut réduire à néant le rôle de l’État-Nation. La France, sous la pression des financiers (et des amis à l’intérieur de l’État), à en 1973 abandonné son droit légal d’émettre de la monnaie et de prêter à l’État à de faible taux d’intérêt: résultat: ce pouvoir a été donné aux banques et aux marchés: le pays atteint des dettes faramineuses que le peuple doit payer: c’est un transfert de richesse vers la minorité rentière et un appauvrissement de la majorité (dont vous devez être heureux, puisque qu’il y a décroissance…) Exemple récent: la Banque Européenne (BCE) a prêté 1000 milliards (que ne ferait-on pas avec cet argent.!!) à 1% d’intérêt à quelques centaines de banque, qui elles peuvent prêter à nouveau prêter à taux fort à l’Espagne, la Grèce et l’Italie!!! Un ‘free lunch’ complet (un repas gratuit: obtiennent la richesse des gens sans effectuer absolument aucun travail.. mais selon Milton Friedman, jadis le pantin de service de Wall Street, le ‘free lunch’ n’existe pas…). Pourquoi ne pas prêter à ce taux directement à la Grèce?

    Et les décroissants confondent toujours: ils disent vaguement: le ‘capitalisme’ veut toujours de la croissance: il faut absolument distinguer croissance monétaire, financière, voir spéculative d’une croissance physique réelle: cette dernière est en pleine régression en occident (et encore plus dans les pays qui ont subirent les politiques de thérapie de choc néolibéral): qu’on pense aux états des infrastructures, de la baisse des services de santé, etc. La finance cherche la multiplication de l’argent par l’argent, la production physique est le dernier de ses soucis. Au contraire, elle adore créer la rareté dans la production de nourriture par exemple, ça fait monter les prix et donc plus de profit financier et tant pis si d’autres meurent de famine. De même, combien de trader, via les hedges fund, achètent une compagnie, l’endette, et parte avec l’argent emprunter et s’en vont laissant l’entreprise autrefois viable à la banqueroute?

    La finance au commande et la même d’ailleurs qui en temps de crise promeut l’austérité, ie décroissance, dont, semble-t-il, vous vous faites les idiots utiles: peuple: vous vivez au-dessus de vos moyens, ça serait la catastrophe de maintenir un tel niveau de vie pour la ‘nature’: et vous pays en voie de développement, ne songez même pas à égaler nos niveaux de vie, qu’il faut réduire de toute manière: vivre l’impérialisme!: c’est dans la directe ligne de la pensée réactionnaire, aristocratique et élitiste de Malthus, des eugénistes qui pouvaient ainsi justifier la pauvreté en affirmant qu’elle était une fatalité de la nature et non du système économique libre-échangiste anti-développement colonial (ie en Inde, des famines tuant entre 12 et 30 millions à la fin du 19e siècle à cause du libre-échange et du malthusianisme: pas grave s’ils meurent autant: sont de surplus): évidemment, après-guerre et les nazis, l’eugénisme n’était plus de saison, alors ils ont (ie la ‘upper’ class anglo-américaine, depuis la Ford Foundation, Rockfeller foundation, les Kissingers, etc je peux fournir les références pour qui ça intéresse) lancer l’environnementaliste (à distinguer de vrai problème de pollution qu’on doit régler, non pas en retournant à l’âge de pierre, mais comme un nouveau défi de mieux gérer, faire de nouvelle découverte, trouver de nouveau procéder, etc): chaque nouveau née devient ainsi une pression sur la ‘pauvre’ planète aux ressources supposément limités…

    Ne vous rappelez-vous pas les documents produits en plein âge d’or des Trentes glorieuses et surmédiatisé , la ‘bombe de la population’ (1968) de Paul Ehrlich ‘Halte à la croissance’ (1972) (largement financé par les arito-financier de l’époque):
    Aujourd’hui nous devrions être dans l’apocalypse et des millions de mort du fait de la surexploitation des ressources: tous les prédictions (reprisent par les néo-malthusiens d’aujourd’hui et les gens allant de la ‘deep ecology’ à la pensée plus populaire des décroissants) furent strictement erronées.
    Pourquoi? C’est que cette pensée nie systématiquement le rôle spécifique de la nature humaine, sa capacité créatrice de faire des découvertes scientifiques qui lui permettre, par le biais de la technologie, de transformer l’environnement. Et l’économie physique, une vraie découverte, c’est justement d’accomplir plus de travail avec le moins possible de matière et d’énergie.

    Ainsi, les auteurs de ‘Halte à la croissance’ étaient convaincu qu’il n’y aurait plus de cuivre avec l’essor des téléphones… mais n’ont jamais voulu penser qu’on pourrait découvrir des substituts: ie fibre optique et les ondes…
    Bref, on peut trouver des substituts, d’autres choses deviennent obsolètes (le pétrole, même s’il venait à manquer, déjà l’électrique est là!). Il n’y a pas une menace de surpopulation du fait de ressource limité: c’est la capacité humaine de découverte qui augmente la palette de ressource pour l’humanité, qui permet d’augmenter la population, qui permet un accroissement de progrès technique, social et économique, de l’innovation, de l’adaptation et grâce à cela il crée de la richesse, autorise et oblige aussi à une meilleure gestion de l’environnement. Mais pour la pensée pessimiste, une telle chose n’existe pas et c’est le cercle vicieux de la dégradation constante est toujours en action (et pourtant, en Europe, il y plus de forêt qu’il y a 400 ans!!! et les écolos défendent des forêts ‘naturelle’ qui n’existaient pas il y a 100 ans… en changeant, grâce aux découvertes, la base énergétique, plus besoin de tant d’autant de bois; ainsi ceux qui se préoccupent de l’amazone devraient se préoccuper des pauvres au Brésil et du développement: mais c’est justement ce que voulait l’oligarchie, que nous soyons tellement pessimiste et nous voyons plus notre frère avec amour et que nous espérions qu’il augmente son niveau de vie: au contraire, il devient une menace, un parasite de la terre… ).

    Et surtout, l’oligarchie veut enfermer notre pensée dans un vase clos, un monde fini induisant un pessimiste intégral, qu’on accepte d’être petit et surtout que nous n’aspirions pas à mieux, que nous n’aspirions plus au progrès: il faut tuer prométhée et volontairement accepter la servitude volontaire et obéir servilement aux dieux de l’olympe.
    Mes soeurs et frères, lever les yeux vers le ciel de nuit: nous, agent de la nature, ne sommes point confiné à un monde fini: l’espace est vaste! Arrêté de dire servilement, comme des moutons de panurge, que les ‘ressources’ sont limités: elles sont fonction de nos connaissances, et surtout, qui veut vous croire que nous sommes confiné à la seule terre? Ce n’est pas là une pensée de développement durable: la terre n’est pas éternelle et tout le vivant que vous chérissez tant disparaîtra s’il n’y a plus de changement, d’évolution: vous pourrez le sauver qu’en étendant la base de la vie au-delà du berceau de la terre!