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L’impact des drames familiaux sur la psyché collective des enfants

Photos: Mensatic, morgueFile

Le drame familial classique: un parent tue son enfant avant de se supprimer lui-même.  De nos jours c’est, sinon banal, du moins régulier.  J’ai commencé à écrire cet article sans penser à un cas en particulier et bien avant que le procès de Guy Turcotte ne commence.  J’ai cependant choisi de le publier maintenant que Guy Turcotte vient d’être déclaré non criminellement responsable de ses actes.  Même sans ce procès, j’aurais simplement eu à attendre quelques semaines qu’un autre drame familial se produise pour que mon article soit d’actualité.  Un peu comme on attend l’autobus de 17h32.  C’est ce qui est le plus horrible.

Que pensent les enfants des drames familiaux, eux qui captent des bribes de conversations entre adultes et des fragments de bulletins de nouvelles sans qu’on y prête attention?   Que ressentent-ils lorsqu’ils réalisent brutalement qu’un enfant, que rien de distingue d’eux, a été tué par l’un de ses parents, pas par un méchant bandit dans une ruelle sombre mais bien par l’un des êtres qui aurait dû l’aimer plus que toute autre personne?  Que ressentent-ils lorsqu’ils entendent les adultes prétendre que n’importe qui peut devenir subitement fou et massacrer sa famille?

Même lorsqu’ils proviennent d’un milieu familial stable, les enfants ont l’imagination fertile.  Ils s’imaginent parfois que leurs parents ne les aiment plus ou qu’ils pourraient mourir dans un accident de voiture.  Je n’ose imaginer ce que ce doit être pour ceux qui subissent de la violence familiale ou encore pour ceux dont un parent souffre de dépression et qui exprime ses idées noires à haute voix sans égard pour leurs jeunes oreilles!  Combien d’enfants se posent en silence cette terrifiante question: « Est-ce que papa ou maman pourrait me tuer un jour? »

Lorsque survient un drame familial, l’entourage immédiat, famille et voisins, tombent bien souvent des nues.  « On ne s’y attendait tellement pas », « Il avait l’air d’un père normal », « Elle avait l’air d’aimer ses enfants… »  Qui aurait pu se douter que ce voisin ou ce parent, une personne en apparence tout à fait saine d’esprit, en arriverait à tuer son enfant et son(sa) conjoint(e)?  Nous avons fini par accepter collectivement l’idée qu’un parent qui tue, ça peut être monsieur ou madame tout le monde.  Cette idée est très choquante, en particulier parce qu’elle suggère que des êtres innocents peuvent être tués par des personnes qui les aiment, en principe.

Cette idée est si choquante en fait qu’elle nous amène tout naturellement à tenter de rationaliser l’irrationnel: « Il devait être très malheureux », « Elle avait un problème de santé mentale, c’est certain », « Il n’a pas reçu l’aide dont il avait besoin ».  L’empathie est une très grande qualité, peut-être même est-ce la plus importante, celle qui aurait sans doute le pouvoir de mettre fin à la plupart des crimes si elle était possédée par chaque être humain.  Dans notre empressement à expliquer systématiquement (contrairement aux autres crimes), les crimes familiaux par la souffrance ou la maladie mentale, nous réussissons certes à mettre une distance entre le coupable et nous (si le criminel est fou et que je ne suis pas fou, je ne peux pas être un criminel).  Cependant, n’avons-nous pas en même temps contribué, non seulement à déresponsabiliser leurs auteurs mais aussi ? créer un monde extrêmement angoissant pour les enfants, en particulier ceux qui souffrent déjà de violence parentale ou dont les parents ont des problèmes de santé mentale?

Il est urgent de nuancer notre façon d’aborder le problème des drames familiaux, encore que Le public rejette majoritairement le jugement dans l’affaire Turcotte.  S’il est important de reconnaître la détresse psychologique des parents qui en arrivent à ces extrêmes, de promouvoir les ressources d’aide déjà existantes et d’en créer de nouvelles, (notamment des ressources spécialisées pour les hommes), il faut cesser de voir les parents meurtriers comme des victimes qui n’ont aucune responsabilité criminelle dans leurs agissements.  Il faut aussi parler de violence familiale avec les enfants, à la maison et à l’école, afin de leur donner la possibilité de poser des questions qu’ils n’osent peut-être pas poser.  Surtout, il faut prendre garde à ne pas se servir de son enfant comme d’un confident et l’assurer que même si nos mots peuvent dépasser notre pensée, on l’aime et qu’on ne lui ferait jamais de mal.

Les enfants ont besoin de sécurité affective.  Celle-ci doit provenir à la fois de leurs parents et de tout environnement dans lequel ils évoluent.  Si on ne peut pas les faire grandir dans une bulle ni les protéger éternellement de toutes les laideurs du monde, nous n’avons pas le droit de négliger l’impact psychologique des drames familiaux sur eux simplement parce que ça nous arrange de limiter le drame familial à une manifestation de souffrance ou de folie subite.  Les enfants ne nous appartiennent pas et les difficultés personnelles ne sauraient constituer une excuse pour mettre leur sécurité affective, encore moins leur vie, en danger.

Stéphanie LeBlanc

nd m?me incroyable qu’un parent qui secoue un b?b? sous le coup de lrage et le tue ou le handicape ? vie doive payer pour ses actes alors qu’un m?decin qui planifie soigneusement son crime s’en tire en invoquant la folie passag?re.Un secoueur de b?b? qui invoquerait la fatigue, la d?pression, des ant?c?dents de tentatives de suicide ou le p?tage de coche se ferait rabrouer.? Je crois que notre syst?me judiciaire et une partie du public ont un pr?jug? positif envers une certaine ?lite, qu’on ne parvient pas ? percevoir comment potentiellement criminelle.? Quand on pense ? un secoueur de b?b? on pense ? souvent un tr?s jeune homme inexp?riment? et peu instruit qui s’est retrouver p?re sans le vouloir et qui a des probl?mes d’alcool ou de drogue.? Lorsqu’on pense ? un m?decin, donc un homme intelligent et instruit, cela ne nous semble pas possible qu’il puisse commettre un crime aussi abjecte.? On cherche donc des explication du c?t? de la sant? mentale.

Si encore Turcotte souffrait d’une maladie chronique causant des troubles de comportements tout aussi chroniques, comme la schizophr?nie, le trouble bipolaire, etc.? L? on veut nous faire avaler qu’il est subitement devenu fou juste le temps de tuer ses enfants apr?s des ann?es ? pratiquer un m?tier qui demande une grande vigilance.

Un m?decin qui a eu suffisamment de pr?sence d’esprit pour aller sur Internet afin de pr?tendre avoir cherch? un moyen de se supprimer alors qu’en tant que m?decin il avait les connaissances requises pour cela.

Admettons l’existence d’une d?pression mais des tas de gens sont d?pressifs et ne commettent pas de crimes pour autant.? Ils ne perdent pas la conscience du bien et du mal.? Si on admettons la d?mence passag?re, cet homme est dangereux et ne doit pas ?tre lib?r?.? Sa place est dans un institut psychiatrique et pour longtemps.? On parle quand m?me d’un homme qui, malgr? sa formation de m?decin a choisi de poignarder ? de multiples reprise des enfants qui le suppliaient d’arr?ter.

J’ai tr?s peur du pr?c?dent que ce jugement va cr?er en envoyant le message qu’un crime commis contre un proche peut toujours s’expliquer par une folie passag?re.? Quel crime n’est pas commis sous le coup de l’?motion?? N’y a-t-il que les psychopathes qui tuent sans ?motion qui seront punis pour leurs crimes ? l’avenir?

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A propos de Stéphanie LeBlanc

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53 Commentaire

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    « …il faut cesser de voir les parents meurtriers comme des victimes qui n’ont aucune responsabilité criminelle dans leurs agissements. Il faut aussi parler de violence familiale avec les enfants, à la maison et à l’école,… »

     » Les enfants ne nous appartiennent pas et les difficultés personnelles ne sauraient constituer une excuse pour mettre leur sécurité affective, encore moins leur vie, en danger. »

    Le premier « extrait » demande de rétablir la responsabilité là où elle se trouve; chez chacun des individus et non au niveau des « autorités ».

    Lorsque le « système » prend la responsabilité de « juger » et « gérer » les actes de folie faites par un individu, tous les autres individus ne se sentent pas concernés, ni responsables face à ces actes de folie et ils parviennent facilement à en déresponsabiliser celui qui les a fait. Pour cacher nos propres responsabilités, nous devons trouver des « excuses spéciales » justifiant ces actes de folie « passagères ».

    Ce qui est épouvantable est cette question que vous nous révélez: « Est-ce que papa ou maman pourrait me tuer un jour? »

    La réponse me donne froid dans le dos.

    Le deuxième extrait, quant à lui, nous dirige au point où, si nous ne reprenons pas nos responsabilités individuelles, les enfants n’auront plus de parents et, pour les protéger, l’état les prendra en charge à la naissance. Irons-nous, jusque là dans le dénie de nos responsabilités individuelles?

    Avec notre façon de tout excuser, on s’y dirige à grand pas.

    Merci pour cette article qui réfléchit sur les conséquences au lieu des « exzcuses ».

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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    Stéphanie,

    Je ne crois pas que les enfants sont conscients, comme tu semble croire, de ces affaires ou un parent tue son ou ses enfants.

    Je ne crois pas que les enfants sont à la maison, en train de se demander si papa ou maman va leur enlever la vie.

    Je crois que tu te laisses hypnotiser par la propagande des médias.

    Un enfant ne pense pas à ces choses, à moins qu’il ait de bonnes raisons dans son propre milieu familial.

    Un enfant dans un milieu familial sain ne pensera pas à des choses comme ça, à moins qu’on crée chez cet enfant une peur irrationnele, comme à l’école par exemple, via les professeurs.

    Il y a quelques fauses prémisses dans votre article, à mon avis.

    Ce sont vous vous plaignez vraiement, c’est la couverture médiatique de ce genre d’événement.

    • avatar
      Stéphanie LeBlanc

      Je vais te tutoyer puisque tu a commencé à le faire). Tu semble avoir une vision très candide de la vie des enfants. Comment pourrait-on vraiment savoir ce qu’ils pensent et ce dont ils ont peur? Les enfants ne vivent pas en vase clos, ils entendent les adultes parler, ils discutent entre eux d’évènements dramatiques, sans avoir la maturité pour faire la part des choses. Croire qu’ils vivent dans un monde rose sans soucis ne les aidera pas à verbaliser leurs peurs.

      De toute façon, je ne parlais pas que des enfants vivant dans un foyer idyllique, je parle aussi de ceux qui vivent une situation familiale difficile. Ceux-là, la peur et l’angoisse, ils connaissent croyez moi!

      De plus, mon article ne remet absolument pas en question la couverture médiatique des drames familiaux en tant que telle. Ce que je trouve préoccupant c’est la culture de déresponsabilisation des meurtriers, du moment qu’ils tuent un de leur proche, notamment le recours de façon prématurée à la maladie mentale et au désespoir d’un accusé ou d’un coupable pour expliquer le crime. Ce ne sont pas que les médias qui participent à ce phénomène, le public y contribue grandement.

    • avatar

      Ça a toujours été comme ça. Les meurtriers ont toujours cherché des moyens pour excuser leur geste criminel. Le défense d’aéliénation mentale est un exemple. D’autre vont plaider l’intoxication volontaire. Un autre va dire qu’il prenait des médicaments, etc…

      Ce qui est surprenant, à mon avis, c’est que sa défense ait été acceptée, car les défenss d’aliénation mentale ne sont pas souvent retenues.

  3. avatar

    Stéphanie,

    Ton article ne remet pas en cause la couverture médiatique, mais il devrait. Tu devrais toujours te questionner sur la couverture de l’événement, parce que la façon dont l’événement est couvert va façonner ta perception de ce qui est arrivé.

    Je trouve aussi terrible que toi que ces enfants aient perdu la vie de cette façon. C’est un geste inexcusable, mais un autre que moi jugera. De toute façon, ce type, sa vie est finie, peut importe le verdict du jury. Il est un homme marqué, pour toujours, par son propre geste.

    Que dire de plus?

  4. avatar

    Stéphanie,

    Vous imaginez beaucoup de choses dans votre article, mais avez-vous des faits concrets, ou est-ce que cet article, ultimement, est l’expression de votre peur et de votre effroi face à cet acte insensé?

    C’est là que je dis qu’il faut penser à la couverture médiatique, qui produit ses effets dans la population…

    Une chose qui me vient à l’esprit concerne les instructions du juge au jury. Il est possible que le jury ait été instruit d’une certaine façon par le juge, de sorte qu’il a cru qu’il devait acquitter l’accusé. Peut-être que le fardeau de la preuve n’a pas été correctement expliqué au jury.

    Il y a quelques possibilités qui pourraient expliquer ce verdict.

    Mais, remarquez comment les procès ne sont pas télévisés (même si ce serait facile de le faire) donc, on doit s’en remettre au compte-rendu de La Paresse pour savoir ce qui est arrivé.
    :-O
    Le danger de manipulation de l’opinion publique est bien présent, surtout si on se fie à la feuille de route de La Paresse.

    • avatar
      Stéphanie LeBlanc

      Imagination pour imagination, je trouve plus réaliste d’envisager la possibilité que la culture de déresponsabilisation qui veut nous faire croire qu’un parent « normal » et aimant ces enfants peut se transformer en assassin d’un claquement de doigt puisse causer de l’angoisse à certains enfants que de penser qu’ils n’entendent et ne voient que du matériel classé « G » à la maison et dans la cour d’école…

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      Stéphanie,

      Vous êtes jeune et naive. Vous pouvez être certaine que ce type était un ‘capoté’ bien avant le geste qu’il a posé.

      Il n’était manifestement pas un parent ‘normal’ comme le prouve le geste qu’il a posé.

      Pour revenir au verdict, c’est évident que ça n’a aucun bon sens.

      Pour trouver Turcotte non responsable, il faut croire le témoignange des médecins psychiatres qui ont témoigné à l’effet qu’il ne savait pas ce qu’il faisait lorsqu’il a tué ses enfants.

      Or, aucun de ces psychiatres n’étaient présents lors du meurtre, et aucun de ces médecins connait l’état d’esprit de l’accusé lors du meurtre.

      Ils spéculent, purement et simplement. La psychiatrie n’est même pas une science, tant qu’à moi, un ramassis de bullshit du collèege des médecins, mais ça c’est une autre histoire.

      Il est à peu près certain que le juge a donné au jury des raisons de croire qu’il pouvait trouver Turcotte non responsable.

      Une partie du problème est là vous savez. Des gars qui se disent psychiatres, qui dans le fond ne savent pas plus que les membres du jury, mais qui prétendent savoir, et d’autres psychiatres qui disent exactement le contraire des premiers.

      Voyons donc! Au bout du compte, il faut croire Turcotte, car il est le seul qui sait exactement ce qu’il pensait quand il a fait ça. Et évidemment, il est inconcevable qu’il puisse convaincre un jury qu’il ne savait pas ce qu’il faisait.

      Donc, ça n’a aucune allure, peu importe de quel côté que tu regardes ça.

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      Stéphanie LeBlanc

      Ça n’est pas la peine de revenir au vouvoiement si c’est pour me décrire comme une jeune naïve (je suis dans la trentaine…)

      Ce que je veux dire c’est que la culture de déresponsabilisation nous amène à penser que même les personnes dont on ne se douterait jamais qu’elle puissent être atteintes de maladie mentales, peuvent quand même commettre des meurtres sans réaliser ce qu’elles font. C’est ce que je voulais dire par « personnes normales ». Ça ne risque pas de s’améliorer si on prend pour argent comptant tout ce que l’accusé prétend au sujet de son état d’esprit au moment du crime.

      La maladie mentale n’est pas nécessairement visible et elle n’occasionne pas toujours des symptômes spectaculaires. Cependant, j’ai tendance à croire qu’une personne, même atteinte de maladie mentale, qui est capable de fonctionner dans la vie de tout les jours, d’exercer une profession médicale et de planifier le meurtre de ses enfants avec autant de soins (annulation de la gardienne, ne pas mettre les hauts de pyjamas à ses enfants, recherche pour se suicider malgré une formation médicale, etc) a suffisamment de présence d’esprit pour ne pas perdre la notion du bien et du mal, même temporairement.

      Bien sûr la personne dépressive, bipolaire ou schizophrène ce peut être tout le monde mais sans apprendre aux enfants que les malades sont forcément comme les méchants de dessins animés, on ne peut pas non plus répéter devant eux que des parents agissant normalement peuvent tuer leurs enfants sans prévenir, au risque qu’un enfant se mette à craindre n’importe quel parent y compris les siens dans les cas de violences familiale.

      Même sans mention de maladie mentale, on parle toujours du désespoir des parents meurtriers comme si ça expliquait tout. Il y a des parents qui confient leurs états d’âme à leurs enfants ou s’exclament à voix haut qu’ils aimeraient mieux être morts. Des enfants deviennent en quelque sorte les parents de leurs parents et se mettent sur le dos la responsabilité de les rendre heureux, de les aider à cesser de boire, etc. Il ne faut pas que notre culture fasse en sorte qu’un enfant en arrive à la conclusion que le chagrin transforme tout naturellement les gens en meurtriers. Il y a déjà suffisamment de méchants de dessin animés qui ont suivi ce schéma…

    • avatar

      Stéphanie,

      Je comprends ce que tu dis. Si j’avais été sur le jury, je n’aurais pas acquitté. Ils auraient dû me mettre dehors, comme ils ont fait avec le juré no. 12.

      Anyways, la vie va le rattraper. Il a une cible étampée dans le front ce type.

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      Faudrait interdire le malheur!

      Le Dr Turcotte ne planifiait pas le meurtre de ses enfants, mais son suicide. Il semble que bien des gens ne soient pas capable de faire la différence entre une maladie mentale chronique et une crise suicidaire. La dissociation, ça vous dit quelque chose!

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      Bonjour Terez,

      C’est à moi que s’adresse votre message?

      La dissociation, je ne sais pas.

      Par contre je sais que la psychiatrie est une supercherie, qui a été démontrée lors de l’expérience ‘thud’ menée il y a plusieurs années, ce qui explique que ce matin le Collège des charlatans est très préocuppé par toute cette publicité négative.

      http://www.youtube.com/watch?v=hqaptRYjhq4&feature=related

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      Stéphanie, je vous rejoins parfaitement dans vos propos.

      Les enfants ne vivent pas en vase clos et percoivent, beaucoup plus qu’on le croit, ce qui se passe autour d’eux.

      Quant à la couvertaure médiatique, elle se base sur le sentionalisme émotif et c’est tout à fait normal tout en étant discutable.

      Au sujet des « options » fournies par le juge, à mes yeux, l’influence était évidente.

      Et vous avez encore raison lorsque vous critiquez la culture de déresponsabilisation qui veut nous faire avaler des couleuvres pour éviter la responsabilité sociale derrière tout ça.

      Merci à vous.

      Elie l’Artiste

  5. avatar

    J’ai aussi quelques mots à dire sur cette affaire et je les publierai ici à mon tour, lundi. En attendant, pour ceux que ça énerve…

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2011/07/08/le-mystere-du-jury-turcotte-1-4-194-304/

    Pierre JC Allard

    • avatar

      Pierre,

      J’ai lu votre article. Vous n’êtes probablement pas loin de la vérité. Cette affaire est aussi un constat sur l’état d’esprit du Québécois moyen, incapable de se tenir de bout et de défendre un principe aussi simple que le droit à la vie d’un enfant, et prêt à suivre l’autre qui est plus déterminé que lui dans le sens contraire.

      Est-ce que Turcotte va être relaché ou interné au bon plaisir du lieutenant-gouverneur comme c’est généralement le cas lors d’un acquittement pour cause d’aliénation mentale?

      Anyways, la vie va le ratrapper. Je vais gager un 2 $ sur ça. 😉

    • avatar

      Pierre,

      Je suis d,accord avec vous qu’un membre ‘dominant’ du jury pourrqait convaince les autres membres de le suivre. Je vais même rajouter que certains membres du jury ont dû avoir de la difficulté à condamner un médecin. Pour certaines personnes, un médecin est quelqu’un de ‘bien’, ce qui rend la condamnation plus difficle, et la ‘folie passagère’ plus plausible.

      C’est quelqu’un de bien, donc il doit y avoir une autre explication, se diront certains.

      Un ‘bum’ avec un dossier criminel ne pourrait jamais réussir cette défense. Ça prend quelqu’un qui a ‘une belle image’ et qui s’auto-détruit, démontrant ainsi sa ‘folie passagère’.

      Après ça, ça devient une bataille de pseudo ‘experts’ qui fournissent une opinion dans le sens demandé par le client.

      Puis,il y a le jury, qui représente la population.

      Dans le fonds ce verdict, c’est le verdict de ce jury qui est supposé représenter la population du Québec.

      Ça veut dire quoi?

      PJCA se demande si les avocats de la défense ont choisi la combinaison miraculeuse ou si un membre dominant aurait pu contrôler tous les autres et les avoir à l’usure.

      C’est fort possible.

      On pourrait même imaginer que ce membre dominant ait été placé dans le juré pour atteindre ce résultat.

      L’imagination n’a aucune limite vous savez. 😉

  6. avatar

    Il y a beaucoup de manupulateurs au Ministère de l’Injustice.

    D’ailleurs regardez ce matin qui a honte du verdict, qui essaye de justifier ce que ces membres ont fait. Bien oui, les putasses qui se font payer pour des ‘opinions’ médicales basées sur des faits qu’ils n’ont jamais eu l’occasion d’examiner.

    Eh oui, les putes du Collège des Médecins sentent la soupe chaude ce matin.

    Pas sûr? Regardez cet article de La Paresse…

    Remarquez la 2e intervenante, une avocate, Me Mélanie Dugré, qui dit avoir confiance au système de justice. Intéressant n’est-ce pas? Mainetant, voici un article de Me Dugré dans Châtelaine (elle roule la petite. Que dit l’article de Châtelaine :

    ‘Mélanie Dugré est avocate. Elle a 32 ans. Et elle est ambitieuse. Après son admission au Barreau du Québec, en 2001, elle a joint un grand cabinet où elle représentait des médecins.’

    Ah ben coudonc!

    http://www.cyberpresse.ca/place-publique/la-presse-debats/201107/06/01-4415630-confiance-en-la-justice.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_la-presse-debats-participez_1457501_accueil_ECRAN1POS1

  7. avatar

    En passant, mis à part Me Dugré, qui représentait des médecins, TOUS LES AUTRES INTRRVANANTS DANS L’ARTICLE DE LA PARESSE (CE TORCHON IMMONDE) SONT DES EMPLOYÉS DE L’ÉTAT.

    Réveillez-vous les petits zamis. On vous manipule à fond la caisse avec cette affaire.

    Pourquoi on vous manipule….?

    Pour que vous réclamiez des lois plus sévères. On veut que vous demandiez plus de prisons, des peines plus longues, des interdictions de soulever certaines défenses, etc…

    Revenons sur Terre!

  8. avatar

    L’auteur,
    L’artiste,
    Pierre JC allard
    Bonjour à tous ainsi qu’à l’auteur que je découvre pour la premiére fois, mais il faut du « courage » pour s’exprimer ainsi.
    Voici la réponse que j’ai faite à Pierre JC Allard sur:
    http//www.panda-france.net
    Pierre,
    A la suite de divers articles nous entrons en la circonstance au départ dans ce que les Tribunaux en France et en Europe:
    Les « assasins » ne risquent absolument RIEN !!

    L’article 64 du code pénal
    Lien ci-dessous:

    http://psychiatrie.histoire.free.fr/legisl/resp/resp.htm
    En est-il de même au Québec ? Au Candada ?
    Je pense qu’il est utile et surtout pour le « magistrat » que tu es de faire comprendre le sens du droit en fonction des pays ou nations.
    En dehors de cela, il y a le côté « psychologique » que chaque parent des victimes comprenne, qu’il n’y ait pas de sanctions égale à l’horreur du/des crimes commits.

    Là, je serais heureux heureux de connaitre ta position d’homme et d’avocat.

    Ce dont je te remercie.
    Car nous pourrons débattre de la valeur de l’article 64.
    De ses dérives et de son utilisation parfois politique qui classe sans « FIN »

    Amicalement,
    Le Panda
    Patrick Juan

    Pardon à l’auteur et aux autres mais je connais bien cette « attribution » donc nous pouvons rentrer plus à fond dans le sujet et d’autres dérives, vous en pensez quoi ?
    Je vous poste le lien de l’article posté sur Les Voix et m’en excuse par avance.
    http://www.panda-france.net/?p=9870

    Voila le débat est lancé plus fort que jamais, et je suis votre « débiteur »
    Amicalement,
    Le Panda
    Patrick Juan

  9. avatar

    Par ailleurs, si Turcotte est relâché, ce sera parce que le Ministère Public le laissera recouvrer sa liberté et jouera le jeu de celui qui prétend avoir eu un moment de folie passagère. Voyons donc! Si le Procureur Général du Québec voulait, il irait en appel, demanderait que Turcotte demeure emprisonné en attendant l’appel, répéterait à qui veut l’entendre qu’il est un dangereux meurtrier, etc…

    Le gouvernement fait ce qu’il veut. Wake Up!

    Cette affaire va être utilisée pour torturer la population, comme ils ont fait avec Picton en C-B.

    Pourquoi pensez-vous qu’on a entendu parler de l’affaire Pïcton pendant 20 ans? Est-ce que c’était nécessaire? Ça va être la même affaire avec cette cause, comme avec Homolka. On va torturer la population avec des images macabres pendant un bon bout de temps, juste pour le fun.

    C’est ça qu’ils aiment faire, garder la population effrayée.

    Ne comprenez-vous rien à leurs stratagèmes?

  10. avatar

    Pierre et tous,

    Suivez ce lien vous comprendrez peut-être la difficulté de condamner une personne à la peine capiale et pourtant c’étai en 1957.

    Avons nous évolués ?

    J’ai mal au coeur

    Je tente pourtant de rester objectif, mais un « HOMME » à lui seul peut tout démonter en « COMITE » restreint regardez et livrer votre point de vue.
    http://www.dailymotion.com/video/x8hhd2_12-hommes-en-colere-part-1_news

    Tout le film ou presque se trouve dans le lien je n’ai rien voulu enlevé.
    Cordialement,
    Le Panda
    Patrick Juan

  11. avatar

    Vous semblez oublier que dans ce genre de situation, il y a un point de bascule. Ce moment arrive comme un ouragan ou une tornade dans votre vie. Si vous êtes assez naïve pour croire que vous pourriez stopper cet ouragan, c’est que vous vous méprenez sur la capacité de contrôle des humains.

    Nos enfants ne nous appartiennent pas, dites-vous. Pourtant, contrairement à certaines sociétés plus traditionnelles qui savent que ça prend tout un village pour élever un enfant, ici on en fait plutôt une tâche individuelle. C’est même devenu un choix personnel, un projet de vie qu’on se doit de bien planifier. Et qu’on peut même donner en sous-traitance (mères porteuses). Je sais, ça fait cynique, mais notre société l’est entièrement, cynique et hypocrite.

    Quand à nos enfants, ils cohabitent tous les jours avec plein de danger, mais il est dans la nature de la jeunesse de se sentir indestructible. Et comment leur enseigner la réalité si on leur fait croire que la vie est un jardin de roses? Faudrait-il leur cacher les accidents nucléaires, la dégradation de l’environnement, les accidents d’automobile, les tornades, les inondations, les ouragans, les incendies, les guerres?

    Que savez-vous de la maladie mentale? Avez-vous, ne serait-ce qu’une fois dans votre vie expérimenté la perte de tout sens à votre vie, la perte totale de tout espoir en l’avenir? Les enfants représentent l’avenir.

    Il y a des gens qui peuvent manger des arachides sans aucune conséquence. D’autres peuvent mourir d’avoir ingéré une substance qui vous est totalement inoffensive. Pensez-vous que ces gens sont « responsables » de leur allergie? Pensez-vous qu’ils auraient du savoir qu’ils étaient allergiques avant même d’avoir mangé des arachides pour la première fois? C’est choquant, mais effectivement, on est tous potentiellement concernés. L’incertitude fait partie de notre condition humaine. Et vous ne pouvez pas promettre de ne jamais faire de choc anaphylactique, tout comme vous ne pouvez pas promettre de continuer à marcher si vous devenez paraplégique, ou de conserver votre cohérence si vous vivez une crise suicidaire.

    Ne pas avoir d’antécédents de maladie mentale ne protège pas d’en avoir à l’avenir, tout comme ne jamais avoir eu d’accident d’automobile ne protège d’en avoir un dans le futur.

    On fait tous un jour ou l’autre du mal à nos enfants. En leur faisant croire que le monde est manichéen, qu’il est divisé entre bons et méchants, nous étant les bons évidemment. Aucun parent ne devrait s’autoriser à dire à ses enfants qu’il ne leur fera jamais de mal, parce que c’est un mensonge et que c’est s’aveugler dangereusement sur la vie. Ne faites pas à vos enfants des promesses que vous ne pouvez tenir.

    J’ai été hospitalisée en psychiatrie suite à une crise suicidaire où j’avais pensé amener ma fille. Je ne suis pas passé à l’acte, contrairement à certains autres parents. Je me suis plutôt présentée à l’hôpital, car à ce moment-là, je voyais ce lieu comme l’endroit où on va pour mourir. Ma fille m’a beaucoup reproché de l’avoir abandonnée et en a beaucoup souffert. J’aimerais bien vous y voir pour lui expliquer ce qui s’est passé sans lui faire de confidences!

    C’est pas des parents que vous voulez, c’est des héros!

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      Terez,

      J’ai de l’empathie pour la situation que vous décrivez, mais comme vous dites vous avez ‘pensé amener’ votre fille, mais vous n’avez pas agi dans ce sens.

      Notre système judiciaire ne vout punit pas pour vos ‘pensées’, mais pour vos actes.

      Vous étiez capable de distinguer le bien du mal et vous avex choisi la bonne chose à faire.

      Vous croyez qu’il préparait son suicide, et que les meurtres sont un moment de folie passagère.

      Je ne crois pas cette histoire. Mais c’est juste mon opinion. Vous avez le droit à la vôtre. De toute façon, il a créé sa propre prison.

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      @ Terez

      Je partage entièrement ici l’opinion de AL.

      Je ne digere pas cette histoire de suicide avec un poison lent… dont il vomira le surplus par prudence et signalera la présence plus tard pour qu’on lui enleve le reste.

      Je m’étonne de l’a propos de l’appel de sa mère pour signaler le risque de suicide

      Je crois que demandez l’expulsion d’un juré « préjugé pour la culpabilité » ne peut être le fait que d’un juré préjugé pour la « non responsabilité »

      Je m »étonne du dévouement de ce dernier à la cause de Turcotte; il faudrait qu’on trouve s’il existait un lien entre ce juré qui a sans doute convaincu les autres et le meurtrier ou ses avocats. Si l’indignation populaire est suffisante, on trouvera ce lien, même si la justice veut le cacher.

      Je crois que Turcotte a voulu se venger de sa femme et qu’il a sacrifié sans hésitation ses enfants à cette vengeance.

      J’aimerais voir la transcription des question de l’avocat de la défense et les réponses au moment de la sélection du jury; je crois qu’il serait possible de trouver le patron qui a permis a l’avocat de la défense de se composer un jury sur mesure pour le verdict qu’il souhaitait et que les procureures n’ont rien vu.

      Par St-Yves, Kali, Baron Samedi, Kamael et les forces de la sephirah Geburah je souhaite que cet homme soit traité par le destin selon ce qu’il mérite.

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      PJCA,

      Vous soulevez une hypothèse intéressante. Donc, il ne s’agirait plus simplement d’un juré qui convainc les autres de la justesse de sa position, mais d’un juré qui serait une personne liée à l’accusé ou à ses procureurs.

      Ce serait toute une nouvelle si c’était le cas. :-O

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      Stéphanie LeBlanc

      Vous ne connaissez rien de moi. Perdre le goût de vivre, croyez moi, je connais! Avoir la profonde conviction d’être dans une pièce sans fenêtre ni porte et que mon avenir sera une succession de jour noirs jusqu’à ce que je crève, je connais! J’étais une enfant angoissée et j’ai terminé mon adolescence dans un gouffre de dépression dont je croyais ne jamais sortir! J’ai souvent l’impression que quelque chose s’est brisé à ce moment et ne sera jamais réparé.

      Vous croyez que je veux qu’on élève les enfants dans la ouate et dans l’ignorance du mal? Ce que je veux c’est qu’on réalise qu’on a pas prévu de parler des drames familiaux avec nos enfants et que par conséquent, le discours qu’ils entendent entre les branches n’est pas du tout adapté pour eux.

      Cliquez sur mon nom et allez lire mon article sur l’angoisse environnementale, inspiré par ma propre expérience d’adolescente angoissée sur le sujet. Je n’y prétends pas qu’il faut cacher la réalité de la pollution et des catastrophes écologiques aux enfants, je ne fais que prôner un discours adapté à leur âge qui se situerait entre l’angélisme et l’alarmisme.

      Je suis vraiment navrée pour les difficultés que vous avez vécues mais je continue à croire que les parents, qu’ils en soient convaincus ou non, devraient au minimum assurer à leurs enfants qu’ils ne menaceront jamais leur vie et trouver des confidents adultes pour épancher leur mal-être. Comment un enfant-il pourrait-il s’épanouir en ayant conscience d’une pareille épée de Damoclès au-dessus de la tête?

      Un parent qui tente donner, au mieux de ses capacités, un semblant de sécurité affective à son enfant n’est pas un héros qui promet monts et merveilles, je trouve ça juste normal. Les enfants ne sont pas des adultes en miniature. On ne peut pas leur demander d’accepter avec fatalisme tout les drames potentiels de l’existence.

  12. avatar

    Je n’ai suivi cette « affaire » comme vous au Québec.

    Cionnaissez vous la composition des médecins qui l’on « expertisé »
    En france et en Europe c’est obligation légale.

    Je ne crois pas à cette « histoire »une seconde.
    Il y autre chose laà-dessous, car dans la législation du Québec à moins que je ne me trompe, la « personne » placée dans cette position peut la refuser.
    C’est la PREUVE INDENIABLE qu’à aucun moment cet « homme » n’a préparé son « suicide »
    C.Q.F.D.

    A présent j’attends les contradictions « juridiques » ou « émotives » à ce « stade » j’ai ouvert la porte à plusieurs reprises, ne vous voilez pas la face, je pense vous avoir indiqué que je « connaissais presque parfaitement le sujet.
    Mais je ne suis qu’un être humain.
    Cordialement à tous,
    Le Panda
    Patrick Juan

    • avatar

      Panda,

      Si vous regardez la vidéo dans mon commentaire ci-dessus, vous allez voir qu’il y a plusieurs années, des chercheurs ont fait un test pour vérifier la fiabilité d’un diagnostic de ‘folie’ ou de ‘maladie mentale’ par un psychiatre.

      Dans l’expérience, quelques dizaines de personnes se présentent à un hopital psychiatrique, Ces personnes sont toutes saines d’esprit et vont répondre à toutes les questions qu’on leur posera de façon normale. La seule exception, elles diront qu’elle entendent un son ‘thud’ dans leur tête. Pour le reste, aucun symptôme. Elles sont tout-à-fait normales.

      Chacune de ces personnes a été diagnostiquée ‘malade mental’ par les psychiatres, même si elles étaient toutes parfaitement saines d’esprit.

      Donc, ça vaut quoi l’opinion des psychiatres dans une affaire comme ça… pas grand chose.

    • avatar

      Aime Laliberte,

      J’ai regradé la « vidéo » et je vous en remercie.

      Je vais tout à fait dans votre « sens » dans mon argumentation, d’aillerqs c’est avec le plus grand plaisr que je vous compterais si vous le souhaitez parles « rédacteurs » du Panda ou « intervenants à votre convenance.

      Nous discutons depuis quelques temps et j’aime bveaucoup votre « correction, votre logique d’expression »
      Donc à présent la balle est dans votre camp et les portes des Voix du Panda vous sont grandes ouvertes comme à tous « intervenants de CP qui sont des deux côtés.

      Votre analyse sur vidéo est juste, tout comme l’analyse de Pierre JC Allard que je connais depuis des années et qui à mes yeux reste un « débatteur » plein de talents et respectueux.

      Donc merci pour nos échanges à vous tous, mais en France il est 0h31 et je vais au lit.
      Cordialement et merci à l’auteur de nous avoir permit ce débat non terminé.

      Le Panda
      Patrick Juan

    • avatar

      Je vais continuer, parce que je n’ai toujours pas digéré le gros docteur président de la fédération des spécialistes qui a essayé de convaincre le monde de se faire vacciner, pour avoir son mégahôpital super moderne.

      Donc, parlons donc un peu des experts médicaux et de la ,science’ médicale, Connaissez-vous le Dr. Charles Smith.

      Charles Smith était un médecin d’Ontario qui avait acquis une réputation de ‘sommité’ en matière de syndrôme du bébé brassé. Voici ce dont il s’agit. Des parents trouvaient leur jeune poupon mort ou en détresse respiratoire à la maison, généralement dans le lit du bébé.

      Une enquête est ouverte, et le Dr. Charles Smith agit comme pathologiste. Le Dr. Smith décide que le bébé est mort pârce que le père l’a brassé, et le père est accusé de meurtre. Smith témoigne au procès et le type est condamné pour meurtre ou homicide involontaire.

      Des pères qui ont supposément tué leur enfant de cette façon, le Dr. Smith en a envoyé des dizaines pendant plusieurs années derrière les barreaux.

      Le seul problème, c’est que Smith inventait sa preuve, et que ces blessures du ‘bébé secoué violamment’ n’existaient pas. Il créait ses rapports de toute pièce et dissimulait les preuves qui auraient pu disculper l’accusé.

      Tout ceci a été établi et maintenant, ceux qui ont été condamnés sur la base du témoignage du Dr. Charles Smith sont relâchés et poursuivent le gouvernement en dommages.

      Ce n’est pas tout. Ce trou de cul a quitté l’Ontario et a continué de pratiquer dans l’Ouest du pays, parce le Collège des Médecins ne veut pas suspendre sa licence.

      As-t-il été accusé d’abus de confiance, de parjure, de fraude?

      Oh que non!

      Aujourd’hui, il prétend qu’il n’était pas suffisamment formé, mais quand il témoignait, il prétendait connaître la vérité, et a privé bien des gens d’une partie importante de leur vie, parce qu’il était un ‘expert’. (N)

      http://www.youtube.com/watch?v=2MD7q8vSX8M

    • avatar

      @ Aimé Laliberté.

      N’attaquez pas à la fois les psychiatres, les médecins et le système judiciaire. Pensez au héros de Corneille avec les trois Curiaces.

      PJCA

    • avatar

      Vous avez raison, je déborde un peu la question. Je n’avais pas suivi l’affaire Turcotte, mais je me mets au courant, et je promet de revenir mieux informé.

      Je n’ai rien contre les médecins, je critiquait surtout l’ordre professionnel.

      Certains psychiatres font du bon travail, mais je crois que c’est parce qu’il utilisent le gros bon sens.

      Ceux qui sont allés en Cour et qui ont prétendu avoir une ‘opinion’ sur l’état d’esprit de Turcotte sont (1) des bullshitters qui veulent collecter leurs honoraires de témoins experts (2) des illuminés qui pensent pouvoir lire dans les pensées de Turcotte post facto.

      Quant à y être, j’aurais voulu connaître l’opinion de la gitane qui regarde dans sa boule de cristal ou du gars qui les cartes de tarot.

      Le système judiciaire, j’ai rien dit contre, simplement émis l’hypothèse que les directives du juge ait influencé le jury.

      Mais c’est le verdict du jury, pas le verdict du juge.

    • avatar

      Je ne connais pas votre personnage qui portait trois cuirasses (ça devait être lourd), mais je vais choisir ma proie, et économiser mon énergie. Je choisis donc les lecteurs de pensées et pushers de Prozac, Paxil, Effexor et autres cochonneries innefficaces, les psychiatres et leur ordre professionnel Le Collège des charlatans.
      😉

  13. avatar

    @ AL

    Horace de Corneille. Heroico-romano-guignolesque. Trois Horaces contre trois Curiaces. « Lors du combat, deux Horaces sont rapidement tués et le dernier, héros de la pièce, doit donc affronter seul les trois Curiaces blessés; mêlant la ruse et l’audace, en faisant d’abord semblant de fuir pour éviter de les affronter ensemble puis en les attaquant, il va pourtant les tuer un par un et remporter ainsi ce combat » OK ?

    J’ai eu des amis psy et ils sont pour moi, mot pour mot, les convives les plus intéressants pour un diner. Cultivés, imaginatifs, fumeux même sans fumée, Ils font des rapprochements subtils qu’ils s’amusent souvent a défendre les sachant faux, pour le plaisir de jouter. Ils peuvent jouer des rôles multiples et en rester l’observateur impartial, sans se surprendre que vous en fassiez de même. Ils ne peuvent pas vous guérir, si vous etes malade, au delà des drogues dont ils disposent, mais si vous êtes faibles ils peuvent vous prendre en charge et vous faire plaisir à la mesure des ressources que vous voulez investir.

    PJCA

  14. avatar

    PJCA,

    Merci de parfaire ainsi mon éducation parfois déficiente.

    Pour revenir au verdict, voici un article publié sur cbc.ca qui explique les modifications qui ont été faites à la loi en ce qui concerne la défense d’aliénation mentale.

    Premièrement, cette défense n’existe plus, Il suffit maintenant de démontrer l’existence d’un ‘désordre mental’ et de démontrer qu’en raison de ce désordre mental, il était ‘impossible’ pour l’accusé d’apprécier la portée de ses actes ou de savoir que ce qu’il faisait était mal.

    Donc, on a élargi le critère qui existait auparavant, en ajoutant ‘l’impossiblité d’apprécier la portée de ses actes’ par l’accusé.

    Contrairement à auparavant, celui qui est trouvé non responsable pour cause de désordre mental n’est plus gardé en institut psychiatrique au bon plaisir du Lieutenant-gouverneur, mais est soumis à l’examen d’un conseil qui décide ou non de le libérer, étant entendu que la personne a maintenant des droits qu’elles n’avait pas auparavant.

    Grâce à cette mesure, plusieurs personnes ont été trouvées non responsables criminellement. Il faut traiter les tueurs avec dignité qu’ils disent dans l’article.

    http://www.cbc.ca/news/canada/story/2011/07/03/f-not-criminally-responsible.html

    • avatar

      De plus, le juge doit tenir compte au procès des rapports psychiatriques sur l’état d’esprit de l’accusé lors de la commission de l’acte reproché.

      Pas pire pour une science qui a été démontrée ne pas être scientifique pour 0,05 $.

      Quelle estie de bullshit!

  15. avatar

    Merci AL

    Clair et vous répondez à l’interrogation du Panda. Concretement, on voit qu’il devient arbitraire de condamner qui que ce soit, conclusion logique de la tendance à la déresponsabilisation.

    Je crois qu’on en arrivera donc par l’absurde à ce que j’ai dejà suggéré : traiter toute violence comme une pathologie. Plus de coupables, seulement des malades.

    Pour que le systeme soit applicable et satisfaisant pour la société, toutefois, il faut alors mettre l’accent sur la protection et non sur une réhabilitation. Protéger veut dire surveillance et mise à l’écart

    Une mise à l’écart permanente dans le cas d’un crime révélateur d’un désordre mental grave – dont personne ne peut dire s’il sera récurrent – ou dans TOUS les cas de récidive d’un crime de violence grave.

    Je suis bien d’accord pour qu’on dise que Turcotte n’était pas responsable, mais je proteste contre l’opinion qu’il le soit désormais redevenu et le restera. Donc, il est un danger et doit être mis à l’écart de la société. Définitivement.

    « Les auteurs de crimes avec violence, qu’on les dise malades, fous ou criminels, n’ont pas leur place en liberté dans une société civilisée. On a le droit d’exiger qu’on ne les relâche plus. »

    ttp://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/118-innocente-homolka/

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2007/10/15/25-les-violents-recidivistes/

    Pierre JC Allard

  16. avatar

    Raymond,
    C’est le 3eme « article » que nous recevons sur cette affaire, j’ai débattu à deux reprise, sur ces articles que tu cites d’ailleurs en références.

    Comment se fait-il que toute la blogosophére du Québec soit en prise sur le même sujet ?

    Je peux comprendre que cela touche bien du monde mais les références sont les mêmes, pourquoi ne pas aller plus loin et demander une « pétition » sur le plan « national » afin d’avoir toute la transpafrence de cette « AFFAIRE » qui me semble bien confuse.

    Mais nous aimerions y voir ou comprendre juste un plus ce qui passe et ne pas faire en permananence LE PROCES des medecins des psychiatres des magsitrats, ont se perd en conjonctures dans toutes ces méandres.
    Je demande juste un petit pas pour les humains que nous sommes et une explication qui soit tangible si tant est que dans le raisonnement « humain » nous trouvions une explication que tout un chacun comprenne.
    Ma pensée và vers ses enfants qui ont du subir le « bon vouloir » du désoeuvrement « ADULTE ».
    Ne faut-il pas remettre en place la loi du « TALION » ? Ou encore celle à LA SALOMON ?
    Nous sommes un peu perdu dans des explications de témoignages qui vont dans tous les sens.

    Cordialement,
    Le Panda
    Patrick Juan

  17. avatar

    Bonjour Panda,

    Je vais tenter de répondre à votre question. Il s’agit évidemment d’une opinion. Les lecteurs feront la part des choses.

    Vous demandez :

    ‘Mais nous aimerions y voir ou comprendre juste un plus ce qui passe et ne pas faire en permananence LE PROCES des medecins des psychiatres des magsitrats, ont se perd en conjonctures dans toutes ces méandres.’

    J’ai lu un billet sur http://www.unherautdansle.net qui fournit une partie de la réponse à votre question. Voici l’extrait pertinent de cet article et la référence :

    ‘Un verdict révélateur

    Le verdict du procès de Guy Turcotte me semble symptomatique de certaines caractéristiques de notre temps. Nous vivons à une époque où le « crime moral » par excellence est celui de juger et de condamner les autres… Combien de fois entendons-nous ces clichés : « Il ne faut pas juger! » « Qui sommes-nous pour condamner? » Bien sûr, on emploie généralement ces clichés dans des situations qu’on considère vénielles. Ce cas-ci n’est pas banal du tout cependant. Néanmoins, la raison pour laquelle les 11 jurés n’ont pas condamné Guy Turcotte (c.-à-d. son état mental excuse son geste) est tout aussi révélatrice d’une autre tendance en vogue : le comportement de l’homme ne doit plus être évalué moralement, mais psychologiquement. Il n’y a plus ni bien, ni mal, mais seulement une variété de comportements qui s’expliquent par une analyse psychologique sans référence à une transcendance morale ou un métarécit quelconque.

    N’est-ce pas une mouvance qui afflige notre époque? « Je ne suis pas paresseux; je ne travaille pas parce que je n’ai pas une bonne estime de moi-même et quand je travaille on critique ce que je fais… » « Ce n’est pas de ma faute si je ne prends pas soin de mes enfants, mes parents ne se sont pas occupés de moi… » « Je trompe ma femme, mais je suis victime d’une libido exacerbée. » « Je suis né comme ça », c’est d’ailleurs le titre du dernier album de Lady Gaga « Born This Way ». L’approche psychologique permet à chacun de se voir comme victime de son destin plutôt que responsable. Ainsi, et je parle par expérience, nos « pénitenciers » traitent de plus en plus les détenus comme des malades et non comme des criminels. On ne voit plus les prisons comme un lieu de punition, mais de traitement.

    Nous assistons au triomphe de l’analyse psychologique du comportement humain au détriment de l’analyse morale. Ce triomphe est inéluctablement accompagné de la déresponsabilisation des actes moraux : l’homme n’est plus responsable ou coupable de ce qu’il fait. Qu’on ne s’étonne donc pas du verdict qui est tombé hier! Il est on ne peut plus conséquent avec la logique moderne.’

    http://www.unherautdansle.net/2011/07/06/guy-turcotte-le-verdict/

    L’autre élément de réponse est que le jury a été séquestré pendant plusieurs semaines, et qu’il s’est manifestement laisser absorber par la scène qui a été créée pour lui par les avocats.

    Maifestement, un des avocats était plus fort psychologiquement que tous les autres, et l’accusé est également fort intelligent, donc les conditions existaient pour créer l’illusion désirée et obtenir le verdict souhaité.

  18. avatar

    Panda,

    Le juge a certainement contribué au résultat final en donnant une grande latitude à l’accusé dans la présentation de sa défense.

    Ainsi, l’accusé a pu raconter ses années passées au primaire et au secondaire, alors qu’il était toujours choisi dernier pour jouer au ballon chasseur et qu’il était considéré comme un ‘nerd’ parce qu’il portait des lunettes et avait des bonnes notes.

    Ceci lui a permis de monter son côté humain et d’établir un lien avec les jurés, et de montrer qu’il était lui-même une victime.

    Les jurés, séquestrés pendant quelques mois, se sont manifestement laissés absorber par la scène.

    C’est évident, car on voit que l’opinion populaire, en bloc, rejette ce verdict.

    Comment se fait-il que le verdict du jury soit si différent de l’opinion populaire?

    De toute évidence, c’est à cause des conditions qui existaient au procès. Il n’y a pas 10 explications possibles.

    Le juge a également influencé l’issue du procès lorsqu’il a disqualifié le juré no.5.

    J’ai lu un compte-rendu de ce que le juré avait dit et de sa discussion avec le juge en chambre et, personnellement, je ne suis pas d’accord et je crois que ce juré était, somme toute, suffisamment impartial pour demeurer dans le jury.

    Comme a écrit PJCA, si ce juré était partial pour une condamnation, l’autre juré qui l’a amené devant le juge était certainement partial pour un verdict de non responsabilité.

    Et l’impartialité du juge n’apparait pas évidente, considérant ce qui précède.

    De plus, après avoir laissé la défense raconter la vie de l’accusé depuis son enfance (on peut s’interroger sur la pertinence de tout ça), le juge n’a pas permis au jury de voir les lettres que l’accusé avait écrit après avoir tué les enfants, J’ai trouvé cet élément très troublant, considérant ce qui précède.

    Donc, oui, on peut légitimement s’interroger sur le travail du juge. (C)

  19. avatar

    J’ai aussi lu que le juré qui a fait disqualifier le juré no.5 avait avisé le juge que les procureures de la Couronne étaient trop agressives dans leur contre-interrogatoire de l’accusé, et que le juge leur avait demandé de modérer leurs propos ou la façon dont elles posaient les questions à l’accusé.

    Donc, comme PJCA a écrit, il semble qu’effectivement, un juré semblait dominer le groupe, et le juge semblait lui donner beaucoup de crédibilité en acquiscant à ses demandes.

    Mais, il y a autre chose, Si effectivement, les procureures de la Couronne étaient trop agressives, peut-être cela était dû au fait qu’elles sentaient la cause leur glisser entre les doigts.

    Ce n’est pas un bon signe quand un plaideur commence à s’énerver et à élever le ton sas raison apparente.

    Un procès est une guerre psychologique, et les avocats de la défense étaient trop forts pour ceux de la poursuite. La preuve est dans le pouding.

    Pour bien situer le débat, voici un article de La Presse qui résume les plaidoiries des avocats.

    Notez que le compte rendu du journaliste pourrait être incomplet.

    http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2011/06/29/003-couronne-plaidoirie-turcotte.shtml

    Dans cet article, on peut llire ce qui suit :

    ‘La semaine dernière, l’avocat de Guy Turcotte, Me Pierre Poupart, s’est adressé pendant quatre jours aux jurés, reprenant chacun des témoignages entendus lors du procès, afin de démontrer que son client n’était pas dans un état physique et mental qui lui permettait de mesurer ses actes.’

    Donc, on voit ici que la modification à la loi a également eu un effet sur le verdict, car Me Poupart n’avait plus besoin de démontrer que l’accusé ne pouvait plus distinguer le bien du mal lorsqu’il a tué ses enfants (comme c’était le cas pour la défense d’aliénation mentale).

    Il lui suffisait de démontrer, selon sa plaidoirie, ‘que son client n’était pas dans un état physique et mental qui lui permettait de mesurer ses actes’.

    Pourtant la loi parle ‘d’impossibilité’ de mesurer la portée de ses actes, ce qui, à mon humble avis n’est pas ce que Me Poupart a plaidé, selon l’article de La Presse.

    • avatar

      Bonjour AL,
      Pas d’accord avec cette « analyse » qui me semble plus que par trop simple.
      Cette répétitions de coups peut-être aussi la vengeance que l’on ne peut déployer sur la personne à qui l’on souhaite le faire, donc la personne peut agir sur les fruits de la vie de l’autre personne en la circonstance sa femme, mère des « enfants » justement celui qui agit a le temps de penser donc de raison ce n’est pas un acte isolé à chaud, en ce qui me concerne c’est un acte calculé.

      Cela ne mérite qu’un internemment à vie, ou une sanction équivalente mais surement pas « l’irresponsabilté »
      Il petition est en circulation pour demander un nouveau jugement et cela me semble bon aloi.
      PCJA,
      Sur un plan juridique au Québec, une « pétition de cet ordre » sur un plan public posséde t-elle une valeur de finalité ou pas ?
      En france en aucun cas seul le COUPABLE peut refsuser la sanction et demander une nouvelle expertise. C’est inadmissible pour un double « meutre » qui en vise que la « maman » des enfants, puisqu’en agissant ainsi le « coupable »
      savait trés bien que les enfants ne pourraient apporter leurs témoignages, c’est à mon opinion de la BARBARIE PSYCHOTYQUE par personne interposée, afin de la rendre « coupable » pour toute sa VIE.
      Il suffit de se souvenur de film célébre  »
      PSYCHOSE » dans la mesure ou ve ne voyez pas ce que je veux dire je pose le lien d’extrait du film ou de l »histoire.

      Cordialement,

      Le Panda
      Patrick Juan

    • avatar

      Panda,

      Je crois que vous devriez relire ce que j’ai écris. Je ne vous ai pas proposé une analyse ‘simpliste’ de la situation, mais plutôt de considérer plusieurs éléments qui ont contribué au verdict.

      Une pétition… voyons donc!

      Éduquez vous sur le droit et les principes juridiques et laissez faire les pétitions.

      Une pétition, c’est le recours du quêteux qui ‘demande’ qu’on lui donne quelque chose.

      Un procès n’est pas un film.

    • avatar

      Voulez vous une analyse ‘juridique’ de la situation ou une explication par le biais d’un film d’Holywood? Soyons sérieux.

      Cette affaire crée un dangereux précédent, qui est le suivant.

      Dorénavant, une personne pourra vivre un échec, se saouler, commettre un homicide, et prétendre ne pas être responsable car il/elle pas dans un état physique et mental qui lui permettait de mesurer ses actes.

      Pourtant, auparavant, l’intoxication volontaire ne pouvait nier l’intention criminelle, mais simplement l’intention spécifique de causer la mort, de sorte qu’une accusation de meurtre donnait lieu à un verdict de culpabilité pour l’infraction moindre et incluse d’homicide involontaire.

      Maintenant, la même situation donne lieu à un verdict de non responsabilité pour cause de désordre physique/mental.

      Ce n’est pas la même chose, et ça c’est l’effet d’une modification législative.

      Aussi, très important, les psychiatres jouent désormais un rôle démesuré et sont appelés à se prononcer sur le coeur du débat, même si aucune de leurs opnions (pour ou contre) ne peut être établie avec quelque degré de certitude que ce soit.

      Et leurs opinions sont fondées sur le récit des événements par un gars qui a tué ses enfants.

      Pensez-y deux minutes. Après ça, vous vous demandez pourquoi vous avez le sentiment que justice n’a pas été rendue.

      Sans blague!

    • avatar

      @AL,

      Ne vous sentez pas visé par mes propos, je réponds à un état de conjonstures, à la suite de cela votre opinion n’a plus de la valeur que la mienne ou de celle d’un autre, dans la mesure ou les personnes se respectent, ce que je pense qou je veux le croire qui est le « cas » entre nous.
      Je partage tout à fait le sentiment de Raymond Viger et je connais bien, ce « contexte », ce n’est pas pour cela que ma raison ou ma conception a plus de valeur de la votre, alors merci de revenir au sens du débat.
      ======
      En ce qui me concerne, vivre en société, c’est notre capacité à ne pas être dangereux, ni pour soi, ni pour les autres.

      Dans le cas d’un décès, il ne peut y avoir que 2 verdicts: homocide involontaire ou meurtre.

      Après un verdict de meurtre, 2 autres possibilités s’offrent à nous: responsable ou irresponsable. Dans les 2 cas, c’est la prison mais avec un soutien adapté aux besoins et à la réalité du meurtrier.

      J’ai posé la question juridique à Pierre Allard de par ses compétences, mais si vous connaissez le droit en ce domaine merci de m’éclairer.
      Ne voyez surtout pas dans mes propos une position simplicité de vos écrits.
      Cordialement,
      Le Panda
      Patrick Juan

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      Un meurtre, en droit canadien, suppose l’intention spécifique de causer la mort. Un meurtre sans responsabilité est une contradiction dans les termes.

      Un autre aspect dont il faut tenir compte est que le procès s’est déroulé devant un tribunal maritime et non une cour de justice, comme tout le monde semble croire.

      Le procès devant jury du Code criminel est un simulacre de procès devant jury.

      La logique du procès devant jury est que la décision unanime de douze hommes/femmes est plus sage que celle d’un juge seul.

      En Common Law, le jury est maître à la fois des questions de droit et de fait.

      En vertu du code criminel, le juge décide les questions de droit, y compris l’admissibilité de la preuve. Ainsi, il décide ce que le jury pourra ou non entendre.

      Pourtant, la prémisse de base est que la sagesse collective du jury est préférable à la décision d’un homme seul (juge).

      Mais on USURPE la fonction du jury en laissant le juge décider les questions de droit.

      Puis, comme on voit dans les commentaires précédents, les questions de faits, l’intention, est débattue par des ‘experts’ et le jury doit considérer les témoignages des ‘experts’.

      Donc, il reste quoi à décider par le jury, si le juge décide ce qui est admissible et quelles sont les questions juridiques en jeu, et que les ‘experts’ viennent expliquer quel étit l’intention de l’accusé?

      Voyez-vous ce que je veux dire.

      Faites des recherches sur les procès devant jury en vertu de la Common Law et vous allez voir que c’est pas mal différent du procès dans l’affaire Turcotte.

      Pour commencer, un jury n’est pas composé de 12 personnes.

      En vertu de la Common Law, un proc;s pour meurtre doit être dirigé par un GRAND jury qui écoute la preuve et doit décider si une accusation doit être portée et qui est maître des questions de droit et de fait.

      Ce système a été aboli au Canada enm 1970 et remplacé par le PETIT jury qui ne doit trancher que les questions de faits et qui est soumis auxx directives du juge.

      http://www.rootsweb.ancestry.com/~nbpennfi/penn8b1ConnorsMurder_TheTrial.htm

  20. avatar

    Voici le lien qui retrace assez bien l’histoire « les faits récents » du Québec semble une glace ouverte que la vision des trois versions auraient pu entrainer dans un cerveau calculateur et nonn dérangé:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychose_(film,_1960)

    Voila, l’opinion la mienne semble dure, mais il faut cesser de faire laisser tout et n’importe quoi :-[

    Cordialeùment,
    Le Panda
    Patrick Juan

  21. avatar

    Un nouvel élément qui établit que la rancune de Turcotte n’est pas apaisée. Il n’est pas qu’un meurtrier il est aussi une mesquine et méprisable petite ordure, ce qu’il semble que tout le monde ait constaté depuis son jeune âge.

    Pierre JC Allard

    http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2011/07/20110708-054104.html

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      Pierre,
      Je retrouve dans ton commentaire, la force et la véracité de l’homme que j’apprécies et que tu es.

      Je partage pleinement tes propos et ton argumentation.

      Amicalement,

      Le Panda
      Patrick Juan

  22. avatar

    J’ai pensé à cette affaire, que je connaissais à peine avant la semaine dernière. Comme tout le monde je suppose, je me suis interrogé sur la vraisemblance de la thèse de l’accusé.

    Je ne comprends toujours pas comment le jury a pu croire cette histoire.

    Si je comprends bien, Turcotte prétend qu’il planifiait se suicider, et qu’il n’avait jamais songé à tuer ses enfants. Il a tué ses enfants après avoir bu du lave-glace pour se suicider, mais se souvient de presque rien selon son témoignage.

    Cette histoire est fausse, ce qui peut être démontré assez aisément, en utilisant simplement une logique élémentaire.

    Imaginez que vous voulez vous suicider parce que votre femme couche avec votre meilleur ami. lequel habite maintenant dans votre maison avec vos enfants.

    (1) Est-ce que vous allez exécuter votre suicide alors que vous êtes en compagnie de vos enfants à la maison (si vous aimez vos enfants et n’avez aucune intention de leur faire du mal).

    (2)Si vous buvez du lave-glace pour vous suicider, et que vous n’avez jamais songé à tuer vos enfants, pensez vous vraiment qu’en buvant quelque chose de dégeulasse comme du lave-glace, cela va déclencher dans votre esprit, pour la première fois de votre vie, l’idée (ou l’instinct (!!), car vous dites vous souvenir de rien) d’enlever la vie à vos enfants?

    Vous êtes déjà assez mal en point, ayant ingurgité une bonne quantité de lave-glace, ce qui devrait vous donner le goût de vomir ou vous faire sentir malade ou étourdi, mais certainement pas bien, et là vous allez tuer vos enfants, comme un somnenbule parce que vous vous souvenez d’aà peu près rien.

    Mais, par la suite, quand vous redevenez ‘conscient’, vous constatez que vous avez tué vos enfants chéris (que vous avez toujours aimé, comme un parent normal), alors là, vous qui tentiez de vous suicider peu de temps auparavant, parce que vous étiez très dépressif, vous ne mettez toujours pas fin à vos jours, même si vous étiez suicidaire peu de temps auparavant.

    Voyons donc! Comment un jury peut croire une histoire comme ça? Ce n’est pas crédible.

    L’histoire la plus simple, la plus logique, la plus probable, est celle que tout le monde perçoit, qu’il a tué ses enfants pour se venger de sa femme, et que la thèse du suicide est fabriquée pour camoufler son intention réelle.

    Ce qu’il a probablement fait, c’est qu’il a tué ses enfants et APRÈS, il a bu le lave-glace, pas avant, comme il prétend. (C)