Accueil / L O C A L I S A T I O N / AFRIQUE / Les limites de l’intégration africaine

Les limites de l’intégration africaine

Au mois de juin, un traité de libre-échange a été signé à Charm el-Cheikh. Grâce à cet accord, Fatima Haram Acyl considère que l’intégration africaine progresse tandis que le cabinet E&Y et l’African Venture Capital Association soulignent l’attractivité du continent. Pour autant, l’homme d’affaires Christophe Mazurier indique que le problème des inégalités régionales reste posé, notamment après la publication du rapport annuel de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED)…

En Egypte, 26 des 54 Etats africains se sont entendus pour former un espace commercial regroupant 625 millions d’habitants. Cette zone qui s’étend de l’Afrique de l’Est à l’Afrique du Sud génère un PIB de 1200 milliards de dollars. Elle représente donc le 3ème marché au monde. Parallèlement, l’essayiste Nicolas Baverez rappelle qu’il existe aussi une zone de libre-échange en Afrique de l’Ouest qui sera peuplée de 650 millions d’habitant en 2050.

Petit à petit, l’intégration africaine tant espérée par l’Union Africaine semble donc prendre forme. La commissaire de l’Union africaine (UA), Fatima Haram Acyl estime que « l’Afrique va surprendre le monde ».

Le cabinet d’audit E&Y évoque, par ailleurs, des « gains records pour les investisseurs en Afrique ». En effet, les chiffres de l’African Venture Capital Association montrent que « la fourchette de retour sur investissement en Afrique est comprise entre 20 et 30 % » – une performance supérieure à celle que l’on observe, par exemple, en Amérique du Nord.

Mais en dépit de ces données optimiste sur l’avenir de l’Afrique, l’homme d’affaires Christophe Mazurier affirme dans une tribune au journal « Les Echos », que La montée en puissance des pays émergents est riche en inégalités.

En effet, le rapport de la CNUCED révèle que « l’Afrique a attiré moins de capitaux en 2014 qu’en 2013 », ce « qui s’explique, là encore,  par une forte disparité régionale : alors que l’Afrique subsaharienne a bien résisté, l’Afrique du Nord a souffert d’une forme de rejet ».

Une réalité qui ne peut pas être occultée selon Edem Kodjo, Président de Pax Africana et ancien secrétaire général de l’OUA. Toutefois, selon lui, l’intégration africaine est une « mystique » : « Même si le continent est vaste, même si les populations sont diverses, et même si certains sont tentés de parler « des Afriques » au lieu de « l’Afrique ». L’important, c’est que cette mystique existe et perdure »…

Commentaires

commentaires

A propos de gabje

avatar

Check Also

Coke en Stock (CCLIV) : le chaînon manquant du trafic ou un autre Viktor Bout (N)

L’homme décrit dans l’épisode précédent, Iyad ag Ghali, nous a conduit directement en Algérie, où ...