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Libre-March? 101: Les prix

Ceci continue ma s?rie sur le libre-march?, dans l’introduction nous avons eu, gr?ce au texte ?Moi, le Crayon?, un bref aper?u des processus tr?s complexes que le march? accomplit sans aucune autorit? planificatrice pour coordonner le tout. Nous avons vu que pour fabriquer un simple crayon, une grande quantit? d’outils et d’infrastructures doivent d?j? avoir ?t? construites afin d’extraire la mati?re premi?re, d’acheminer ces mati?res vers diverses usines qui, ? leur tour fabriqueront les diverses composantes qui serviront ? l’assemblage final. S’il n’y a aucun chef d’orchestre qui dirige le tout, ce que beaucoup croient n?cessaire, comment alors arrive-t-on ? fabriquer ce crayon?

Bien des gens s’imaginent que le march? est incapable d’une telle coordination. Pourtant, c’est ce que le march? fait ? chaque minute de chaque jour. Chaque jour, d’innombrables individus participent ? la fabrication de crayons, de produits alimentaires, d’automobiles, et des nombreux gadgets qui rendent notre vie plus agr?able, sans m?me se connaitre l’un l’autre, sans m?me savoir comment les autres contribuent au produit qu’ils fabriquent. La coordination de tous ces processus de production de l’?conomie mondiale est si complexe qu’il n’existe aucun ordinateur au monde qui soit suffisamment puissant pour le faire, encore moins une personne ou un groupe de personnes. Le volume de cette information est tout simplement trop grand. C’est pourquoi Hayek disait que la planification centrale d’une ?conomie est une ?pr?somption fatale?. Si le totalitarisme se d?finit par un contr?le complet par une autorit? centrale, le march? est au contraire ?anarchique?. Son contr?le est assur? de bas en haut et non de haut en bas.

Malgr? cela, certains apprentis-sorciers persistent ? croire qu’? l’aide de certaines donn?es agr?g?es comme le taux de ch?mage, le PIB, l’IPC ou la demande agr?g?e, ils peuvent savoir tout ce qu’ils ont ? savoir pour ?diriger? l’?conomie. Leur pr?somption fatale ne fait que verser du sable dans les engrenages du march? et lorsque les choses tournent mal, ils bl?ment le march? car c’est tellement plus facile de bl?mer la cupidit? des acteurs du march? que de reconnaitre qu’ils n’ont en r?alit? aucun contr?le sur l’?conomie et qu’ils la dirigent avec toute la finesse d’un taureau dans une boutique de porcelaine. Ils ne sauraient admettre que ce qu’ils appellent des ?d?faillances ce march?? sont en r?alit? le r?sultat de leurs interventions arbitraires. Nous allons donc commencer ? b?tir les bases d’une r?futation compl?te de leurs pr?tentions.

Les premiers pionniers de l’?tude de l’?conomie, ? partir des scholastiques espagnols de l’Universit? de Salamanque au moyen ?ge, ?tudiaient l’?conomie en ?tudiant ce qui ce passait sur le terrain. Ils observaient comment les biens ?taient produits et ?chang?s et formulaient des axiomes bas?s sur ces observations. C’est ainsi qu’ils furent les premiers ? observer que les acteurs du march? se servent de certains signaux afin d’obtenir de l’information sur ce qui doit ?tre produit, en quelles quantit?s, etc. Le premier de ces signaux est le prix.

Le mot ? prix ? est dans la famille du verbe ? priser ? qui signifie appr?cier ou ?valuer. En d’autres mots, attribuer une valeur ? quelque chose. Donc avant d’expliquer comment les prix sont form?s sur le march?, il conviendrait de d?finir le concept de valeur. Pendant longtemps, nous nous sommes questionn?s ? savoir pourquoi les diamants ont une plus grande valeur que du pain, alors que le pain, est beaucoup plus utile ? l’homme que le sont les diamants? Le concept de valeur a ?t? chaudement d?battu pendant de nombreuses ann?es, aussi je ne vous ?talerai pas toutes les diff?rentes th?ories qui ont ?t? ?tay?es, mais je me limiterai seulement ? celle que je consid?re la plus juste et la plus sens?e.

La r?ponse au paradoxe du pain et des diamants est bien entendu la raret? relative des diamants comparativement au pain. Cependant, la valeur d’un bien peut-?tre hautement subjective et varier grandement. L’eau, pourtant essentielle ? la vie, a peu de valeur dans un endroit o? elle est abondante, mais elle deviendra tr?s pr?cieuse au milieu d’un d?sert. Une bouteille de sable saharien serait tr?s rare au Canada, mais serait tout de m?me sans valeur parce qu’il est difficile d’y trouver une quelconque utilit?. La valeur d’un bien peut tr?s bien varier d’une personne ? l’autre, selon ses go?ts personnels. Je peux adorer les pommes, mais d?tester les bananes, je serais donc pr?t ? payer plus pour obtenir des pommes que pour la m?me quantit? de bananes. Ou je serais dispos? ? donner plus de bananes en ?change d’une certaine quantit? de pommes. On dit souvent que la beaut? est dans l’?il de celui qui la regarde, alors la valeur d’un bien est dans l’?il de celui qui le convoite. De plus, la valeur peut ?galement ?tre sujette aux choses alternatives qui pourraient ?tre obtenues. Ainsi, dans l’?chelle des valeurs de la plupart des gens, il est plus important d’obtenir les choses essentielles comme la nourriture, des v?tements et un toit au-dessus de nos t?tes que des objets de luxe. Ces objets de luxe n’auront de valeur pour nous que si nous avons les moyens de nous les offrir sans sacrifier l’essentiel.

La subjectivit? de la valeur joue un grand r?le dans la formation des prix sur le march?. Le prix que vous payez au supermarch? pour les diff?rentes denr?es n’est pas fix? arbitrairement. Il est le r?sultat de plusieurs facteurs. Il est influenc? par l’abondance ou la raret?, par une demande particuli?re pour un certain produit, etc. Le prix livre certaines informations aux acteurs du march?. Ainsi par exemple, si une p?riode de s?cheresse causait de tr?s mauvaises r?coltes dans l’ouest canadien, il y a fort ? parier que la raret? relative du bl? qui serait caus?e en ferait hausser les prix, amenant les consommateurs ? diminuer leur consommation de cette c?r?ale. Le consommateur n’a pas vraiment besoin de savoir qu’il y a eu s?cheresse pour agir dans ce sens, la hausse du prix transmet le besoin de rationner cette denr?e. De la m?me fa?on, l’effondrement de la voute d’une mine de cuivre signifierait une diminution de l’extraction de ce minerai qui aurait un impact sur la disponibilit? de cuivre sur le march? pendant un certain temps, ce qui en ferait hausser le prix. Par cons?quent, ceux qui utilisent le cuivre dans la fabrication de leur produit devront agir en cons?quent et diminuer leur production ou utiliser un mat?riau diff?rent. Nous pouvons donc affirmer que le prix a une influence inverse ? la demande d’un produit, quoique cette influence ne soit pas n?cessairement proportionnelle. Si le prix d’un produit double, ce ne sera pas n?cessairement vrai que la demande diminuera de moiti?.

Sachant que les prix ainsi form?s par les conditions variables du march?, communiquent des informations aux divers acteurs du march?, qu’arrivera-t-il si nous tentions de les contr?ler arbitrairement? Ce serait effectivement comme un brouillage radio. Les prix fix?s arbitrairement ne transmettraient plus d’information sur les conditions du march?. Dans l’exemple plus haut des r?coltes d?truites par la s?cheresse, si on plafonne le prix pour ?viter qu’il ne monte trop haut, les consommateurs, ne voyant pas le prix augmenter, continueraient de consommer du bl? au m?me rythme qu’avant, alors qu’il y a beaucoup moins de stock disponible. Le r?sultat est pr?visible, il y aurait vite une p?nurie. Si par contre, on fixait les prix trop hauts, on se retrouverait avec un surplus de bl? qui pourrirait dans les silos. Dans tous les cas o? des contr?les de prix ont ?t? appliqu?s par des gouvernements, nous avons constat?s les m?me effets, tant pour l’essence aux ?tats-Unis en 1973, que le lait au Venezuela plus r?cemment. Ce ne sont pas des d?faillances du march?, mais bien au contraire les cons?quences de l’intrusion des gouvernements sur le march?.

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    On dirait une pompe funèbre. Le capitalisme se meurt, monsieur David, lui, nous l’explique, bien que le système adoré de monsieur soit sur le point de disparaître.

    À chacun son trip. Les ratées du capitalisme ont causé sa perte, sa tombe est creusée depuis belle lurette par les «Karl Marx» de ce monde. Les seuls à ne pas avoir pris compte du contre-argumentaire détruisant les mythes du capitalisme, les ultra-capitalistes, les libertariens, et les aliénés qui ne suivent pas la situation d’autre part que dans les torchons de la bourgeoisie, de l’ordre établi bref.

    «C’est plate» comme dirait Homer Simpson.

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      @ Sylvain Guillemette

      On dirait une pompe funèbre. Le capitalisme se meurt, monsieur David, lui, nous l’explique, bien que le système adoré de monsieur soit sur le point de disparaître.

      Encore une fois, vous confondez corporatisme et libre-marché.

      @ Denis Gélinas

      Résumé de votre texte: plus c’est rare plus c’est cher.

      Lecture sélective, je vois. Relisez le texte. Un sac de sable du Sahara serait très rare ici, mais n’aurait aucune valeur puisqu’il n’aurait pas plus d’utilité que le sable qu’on trouve ici. J’ai mis cet exemple spécifiquement pour montrer que la rareté n’est pas le seul facteur.

      Par contre, c’est vrai qu’on peut changer la donne en créant de la rareté. Les diamants sont un bon exemple. Ils vaudraient moins si ce n’était que pour le quasi-monopole de DeBeers. Mais ce monopole ne pourrait pas exister sans la connivance des gouvernements.

      @Tankonalasanté

      Seulement vous ne parlez pas de la spéculation, des monopoles , des multinationales qui vivent dessus et des décideurs du monopoly .

      Chaque chose en son temps. Je peine à me limiter à 1200 mots juste pour expliquer les prix. La spéculation, les monopoles, etc vont être abordés plus tard. Promis!

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      «Encore une fois, vous confondez corporatisme et libre-marché. »

      Mais le corporatisme n’est que le fruit de la lutte des classes. Les bourgeois auront toujours ce réflexe de se lier pour faire avancer leur cause commune, soit l’exploitation des besoins des prolétaires, du labeur de ces derniers, et de leurs maux désormais, avec la privatisation de la santé.

      Et à l’opposé, les prolétaires s’uniront toujours pour se défendre de l’oppression de cette classe parasitaire qu’est la bourgeoisie, dont aucun méritomètre ne peut prétendre qu’elle est méritante de ses droits divins de vivre sur les besoins et la misère de la majorité laborieuse, ces prolétaires.

      Le corporatisme devient donc inévitable, dans le contexte où deux classes s’affrontent et encore. Le corporatisme existera toujours entre certains bourgeois et les élus, parce que le capital corrompt. Dans un contexte où le capital est mal partagé, il est tout à fait normal que les moins nantis trouvent des manières d’accéder au sommet de la pyramide, via des raccourcis de toutes sortes. Le corporatisme devient alors, la solution, et nous ne pouvons que le constater. Ça fait l’affaire des privilégiés qui se conjuguent à cette solution, la bourgeoisie ne peut qu’en tirer profit également.

      Le monde dont vous rêvez est impossible, puisqu’il fait fi du facteur humain dont vous accusez les socialistes d’ignorer eux-mêmes. Le capitalisme est mort et enterré, nous verrons réapparaître une suite de dictatures dans ce siècle-ci, ils remettront les prolétaires au pas, parce qu’ils ne «croient» plus en votre modèle, qui n’a d’ailleurs jamais su faire ses preuves. Et au contraire du socialisme, le capitalisme n’a pas souffert de l’impérialisme des socialistes. Il n’a pas d’excuse, sauf la corruptibilité potentielle issue du mauvais partage des richesses sous le capitalisme qui, comme Karl Marx l’avançait il y a de cela près de 200 ans, concentre la richesse au sein d’une minorité, en l’occurrence, celle qui possède les moyens de production, inévitablement et indéniablement.

      «Lecture sélective, je vois. Relisez le texte. Un sac de sable du Sahara serait très rare ici, mais n’aurait aucune valeur puisqu’il n’aurait pas plus d’utilité que le sable qu’on trouve ici. J’ai mis cet exemple spécifiquement pour montrer que la rareté n’est pas le seul facteur.»

      Un diamant, ça ne sert pas à grand-chose, et là, vos lois tombent… Dommage, mais c’est pareil pour l’or. Ils sont tellement utiles les lingots, empoussiérés, et gardés inutilement par des agents armés, sous la terre… Valeur refuge mon cul, je ne ferais rien du tout d’un lingot d’or ou d’argent, sauf assommer celui qui possède l’eau et la nourriture. Totalement inutiles dans l’immédiat, ces babioles brillantes.

      La valeur dépend donc aussi du contexte et de la conjoncture, et le capitalisme en a toujours fait fi, parce qu’il avait besoin de donner des valeurs refuges, pour protéger la minorité parasitaire inutile à notre émancipation à nous, les travailleurs créateurs de richesses, celles que l’on quémande ironiquement.

      «Par contre, c’est vrai qu’on peut changer la donne en créant de la rareté. Les diamants sont un bon exemple. Ils vaudraient moins si ce n’était que pour le quasi-monopole de DeBeers. Mais ce monopole ne pourrait pas exister sans la connivance des gouvernements.»

      Maladroit que ce commentaire. La connivence existera toujours, tant que des classes existeront, puisqu’elles créent d’elles-mêmes, la contradiction et inévitablement donc, la confrontation des classes. Et tant qu’il y aura confrontation des classes, la bourgeoisie tentera par tous les moyens, y compris par la corruption et la collusion, de s’avantager. Et inévitablement par conséquent, les prolétaires réagiront à ce fait.

      Le capitalisme est un mythe, il ne fonctionnera jamais, puisqu’il tient une majorité humaine en esclavage au capital qui lui, ne peut que véritablement servir les intérêts d’une classe à part, la minorité parasitaire bourgeoise, inutile à notre humanité et à l’émancipation des humains.

      Il est mort, et vous ne le verrez pas apparaître en mode extrême, tel que vous le souhaitez. Les prolétaires, rendus là, prendront les armes pour écraser la minorité qui l’opprime.

      «Chaque chose en son temps. Je peine à me limiter à 1200 mots juste pour expliquer les prix. La spéculation, les monopoles, etc vont être abordés plus tard. Promis!»

      Qu’importe si vous abordez le sujet, ça ne modifiera pas les faits et les facteurs humains qui dans ce contexte, ne seront jamais propices au bon établissement d’un système de toute façon, injuste pour la majorité laborieuse.

      Donc, je vous promets de jeter par terre votre argumentaire, aussi poliment que possible.

      R.I.P.

      (Il ne servait pas la cause humaine, lui fit des maux irréparables, et concentra le pouvoir de toute la Terre au sein d’une minorité parasitaire incapable de gagner dignement sa propre vie, et préférant la faire gagner par le prolétariat, tenu en laisse par les dogmes du système capitaliste.

      Ne laisse personne dans le deuil, sauf les privilégiés du système, les parasites bourgeois…)

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      @ Sylvain Guillemette

      Vos propos sur la lutte des classes sont plutôt hors-sujet et démontrent votre propre zélotisme. Mais puisque vous y tenez, voici un petit texte sur l’analyse libertarienne de la lutte des classes, car voyez-vous, même à Cuba, que vous citez toujours en exemple, cette lutte existe toujours…

    • avatar

      Un diamant, ça ne sert pas à grand-chose, et là, vos lois tombent…

      Ô ignorance, quand tu nous tiens!

      Le diamant est la matière la plus dure qui existe sur terre. À part son côté purement ornemental, qui est pourtant non-négligeable, les diamants peuvent aussi servir à fabriquer des outils pour tailler le verre, des têtes de forage pour l’exploitation pétrolière et même pour des aiguilles de tourne-disques, encore utilisés par certains DJs.

      L’or est utilisé extensivement dans la fabrication de produits électroniques… Quand on ne s’en sert pas comme monnaie d’échange…

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      Un sac de sable du Sahara serait très rare ici… Ô ignorance, quand tu nous tiens!

      Vous nous prenez pour des enfants?

      Changer de registre monsieur David. Quand vous aurez atteint l’expertise et la compétence de la majorité des lecteurs de ce journal, vous pourrez vous permettre la condescendance en surplus de l’insignifiance.(dans le sens de non-pertinent)

      En essayant de défendre votre Minarchisme-Libertarien vous me rappeler cette citation:

      «La façon la plus perfide de nuire à une cause, c’est de la défendre, intentionnellement avec de mauvaises raisons.» Nietzsche

      DG

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      @ Denis Gélinas

      Vous nous prenez pour des enfants?

      Loin de moi cette idée. Mais lorsqu’on fait des affirmation comme « les diamants n’ont aucune utilité », ou qu’on essaie de réduire ma thèse à « plus c’est rare et plus c’est cher », j’ai tendance à trouver ces arguments un peu enfantins. Alors pour la compétence et l’expertise, on repassera.

    • avatar

      «Vos propos sur la lutte des classes sont plutôt hors-sujet et démontrent votre propre zélotisme. Mais puisque vous y tenez, voici un petit texte sur l’analyse libertarienne de la lutte des classes, car voyez-vous, même à Cuba, que vous citez toujours en exemple, cette lutte existe toujours…»

      «(NdT : Le terme « libertarian » a pris forme en anglais pour remplacer « liberal », terme signifiant désormais « de gauche » aux Etats-Unis.)»

      N’importe quoi, la gauche étant en réalité, une gauche d’un président d’une Assemblée en particulier et le libéralisme, lui, l’ennemi juré des socialistes. Et ce texte ne remet surtout pas en question l’existence des classes, bien au contraire.

      Et personne n’a dit que Cuba était dépourvue de cette lutte de classe, le communisme n’y est pas établi d’ailleurs, il n’y a même aucune prétention de la part de l’Assemblée nationale cubaine en ce sens.

      D’autre part cher ignare (Mon insulte suit la vôtre, François pourra témoigner que vous me traitez d’ignare dans le commentaire suivant…), la lutte de classe était appropriée comme sujet au vôtre, qui lui, en fait fi pour pourtant expliquer des dogmes qui seront imposés à cette classe qu’est le prolétariat, et où les richesses ne dévalent pas les pentes de l’injustice économique.

      «Ô ignorance, quand tu nous tiens!
      Le diamant est la matière la plus dure qui existe sur terre. À part son côté purement ornemental, qui est pourtant non-négligeable, les diamants peuvent aussi servir à fabriquer des outils pour tailler le verre, des têtes de forage pour l’exploitation pétrolière et même pour des aiguilles de tourne-disques, encore utilisés par certains DJs.»

      Ô omniscience, quand tu nous tiens.

      Vous auriez au moins pu parler des lasers aussi, mais encore. Est-ce que les diamants ont une telle importance, qu’ils ne peuvent être remplacés, ou que notre vie prend fin dès lors que nous n’en trouvons plus? Pas vraiment. Les DJs, pardonnez-moi, mais ils ne sont pas indispensables. Quant à la dureté des matériaux, vous avez essayé votre tête? Pour tailler le verre, il existe d’autres outils que le diamant.

      Bon, les pauvres pétrolières…. Et pour faire quoi? Des voitures? Tout ce qui est en métal? Tout ce qu’on fiche au centre d’enfouissement là et toute cette cochonnerie qui brise après quelques semaines d’utilisation? Consommation, quand tu me tiens.

      Bon, on a trouvé une utilité réelle, le forage, mais le forage, ça outrepasse la soif? La faim?

      «L’or est utilisé extensivement dans la fabrication de produits électroniques… Quand on ne s’en sert pas comme monnaie d’échange…»

      L’or n’est pas indispensable à la fabrication des produits électroniques, mais on le fait et on vend ainsi les produits électroniques plus chers, mais comme je le dis, ce n’est vraiment pas une indispensabilité. Le cuivre fait son travail et il y a ensuite bien d’autres métaux que l’Or qui peuvent remplir la tâche.

      Quant à la monnaie d’échange, c’est une fiction, personne ne vit de l’or, il ne sert rien de se s’en échanger, c’est un leurre, un leurre qui préserve les pauvres dans la pauvreté étant donné que dans ce système, celui qui détient de l’or, achetable avec de gros moyens financiers, possède le pouvoir. Un leurre je vous dis. Moi, je n’ai pas d’or, et je suis un homme heureux quand même, ma vie n’en est pas affectée du tout.

      Mais en gros, tout cela dit, ça ne vous permet pas d’argumenter en faveur de ce système capitaliste qui serait plus pur, et plus terrible en réalité, pour ceux et celles qui le subissent.

      «Loin de moi cette idée. Mais lorsqu’on fait des affirmation comme « les diamants n’ont aucune utilité », ou qu’on essaie de réduire ma thèse à « plus c’est rare et plus c’est cher », j’ai tendance à trouver ces arguments un peu enfantins. Alors pour la compétence et l’expertise, on repassera.»

      Et pourtant mon cher ignare, l’or est bien une des dernières nécessités de cette planète, à part pour le forage. J’aurai soif avant d’avoir besoin d’or. J’aurai faim avant d’avoir besoin d’or, et je n’ai besoin d’or pour aucun de ces deux premiers besoins. Alors, je passe mon tour, je n’offre rien à l’encan pour le lingot. Gardez-le au pire, ça peut faire une ancre pour une chaloupe.

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    Excellente réflexion concise et limpide.

    Merci Philippe.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

  3. avatar

    Oui oui Salamaque, où l’on enseignait en médecine la saignée du coude pour effet thérapeutique.
    Probablement pour en augmenter son huile, au bénéfice de la ventouse des marchands.

    Résumé de votre texte: plus c’est rare plus c’est cher.

    Un texte sur ‘comment on réussit à créer artificiellement la rareté’ ou encore ‘comment contrôler le marché’ serait plus approprié pour les élèves de septième. (101)

    « Il y a deux causes pour tirer du sang à l’homme; ou bien il en a trop, ou bien il l’a mauvais. Une abondance excessive de sang n’est pas moins dangereuse que son altération. Or, le sang de notre âme c’est notre volonté, car, de toutes les humeurs du corps, le sang est par excellence le soutien de notre nature, la vie de notre âme est dans notre volonté. Il faut donc nous tirer aussi de la volonté quand elle est mauvaise, parce qu’elle est une cause de maladie spirituelle. »

    Saint Bernard, sermon des saignées spirituelles (CVIII)

    DG

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    Quelle belle histoire que vous nous contez là, Monsieur David …

    Le capitalisme expliqué aux petits enfants…

    Seulement vous ne parlez pas de la spéculation, des monopoles , des multinationales qui vivent dessus et des décideurs du monopoly .

    Un exemple : le suppositoire…

    Si votre système était parfait , il nous en couterait 20 centimes…

    Sur le marché 1,5 $…Où est passée la différence ?

    Dans notre c.., Monsieur David , car je ne veux pas être grossier .

    Relisez « le sucre », tout est expliqué .

    Puis vous verrez comment en faisant de la rétention de cacao ont fait exploser les prix tout en affamant les producteurs .

    Le blé, idem . Le coton, idem .

    Vous pensez sans doute que le baril de pétrole flambe actuellement parce qu’il manque du pétrole ?

    Ben non,l’Arabie Saoudite et les autres pays producteurs ont décidé de compenser le % libyen en défaut aux vues des événements .

    Et pourtant le pétrole flambe et tous les produits dérivés …

    Curieux non ?

    Vous aurait on menti ?

    Tk.

    • avatar

      Non, il vous dira que c’est le «méchant corporatisme», mais ce dernier est inévitable tant qu’il existe des classes en lutte. Et cela, monsieur David en fait fi. Il s’imagine que le capitalisme peut exister en faisant fi du facteur humain, qu’il dépeignait lui-même comme argument pour expliquer les «ratées» du socialisme, alors que beaucoup d’autres facteurs, dont l’impérialisme des capitalistes, expliquaient les maux des développements socialistes.

      Monsieur David est un religieux, il croit en son système capitaliste, c’est un idéaliste, qui fait fi des faits, du mauvais partage de la richesse par exemple, qui n’est en fait qu’une cartellisation de celle-ci sous le capitalisme, au sein d’une minorité parasitaire, la classe bourgeoise, celle qui détient les moyens de production. Une évidence qu’il continue de nier, après 200 ans de preuves accumulées contre ses dires pourtant.

      Y a de ces croyants qu’il ne faut pas embêter, parce qu’ils se réfugient encore plus creux dans leur totalitarisme.

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      @ Sylvain Guillemette

      Monsieur David est un religieux

      Tout comme vous d’ailleurs…

      il croit en son système capitaliste, c’est un idéaliste, qui fait fi des faits, du mauvais partage de la richesse par exemple, qui n’est en fait qu’une cartellisation de celle-ci sous le capitalisme, au sein d’une minorité parasitaire, la classe bourgeoise, celle qui détient les moyens de production. Une évidence qu’il continue de nier, après 200 ans de preuves accumulées contre ses dires pourtant.

      Toutes vos objections seront répondues dans des articles subséquents, n’ayez crainte. Continuez de lire, vous pourriez apprendre quelque chose…

    • avatar

      «Tout comme vous d’ailleurs…»

      Je ne crois en rien cher Philippe, bon matin pareil… Slurp, mhhhh, bon café!

      «Toutes vos objections seront répondues dans des articles subséquents, n’ayez crainte. Continuez de lire, vous pourriez apprendre quelque chose…»

      Philippe, je connais les rouages du corporatisme, et du capitalisme. Je comprends votre haine du copinage entre bourgeois et État, mais cela ne changera pas sous un jour sans État. Fabulation.

      Il ne sert à rien de dissocier les deux, ils seront toujours de pair. L’harmonie entre les deux classes (prolétariat et bourgeoisie) ne sera jamais réalité, je vous le promets aussi.

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      Je ne crois en rien cher Philippe, bon matin pareil…

      Comme si le marxisme n’était pas une croyance…

      Slurp, mhhhh, bon café!

      Grâce à votre croyance, vos camarades vénézuéliens vous envieraient votre tasse de café…

    • avatar

      «Comme si le marxisme n’était pas une croyance…»

      Le marxisme est une méthode de travail pour analyser un sujet donné, ce n’est effectivement pas une religion. Le marxiste analyse chaque situation avec ses faits, et en tient particulièrement compte. Par exemple, le marxiste observe que le capital ne se partage pas dans le système capitaliste, qu’il se concentre plutôt, au sein d’une minorité qui détient les moyens de production. Le marxiste observe alors que des lois économiques seront appliquées, malgré cette inexistence du partage de la richesse, ne tenant pas compte de cette inexistence du partage de la richesse, pourtant créée par ceux et celles qui la quémandent.

      Le marxisme n’a rien d’une croyance et au contraire, le capitalisme a tout d’une croyance. Le capitaliste croit en son système et voit dans sa boule de cristal, des gains possibles alors que les mois suivants, eux tenant marxistement compte des faits, les gains n’arrivent guère. Le capitaliste croira, malgré ses multiples échecs patents, que le capitalisme triomphera.

      Le capitaliste se fiche en fait éperdument des faits, il les ignore et souligne ceux qui l’avantagent.

      «Grâce à votre croyance, vos camarades vénézuéliens vous envieraient votre tasse de café…»

      Y a des Ghanéens qui rêvent peut-être de goûter à l’or qu’ils amassent avec des salaires de misère pour la bourgeoisie au Ghana, où un paradis fiscal sévit. Mais l’or ne se goûte pas, il reste alors les fruits des champs pollués à l’arsenic ou au cyanure. Et les toilettes de certaines entreprises y sont privatisées, alors vaut mieux pas avoir à pisser des clous, ça coûte un bras…

  5. avatar

    Le sucre de Georges Conchon : édition livre de poche .

    Existe même en film :http://www.1kult.com/2010/11/05/le-sucre-jacques-rouffio/

    Cordialement