dimanche, août 30, 2015
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LIBRE ?CHANGE ET MONDIALISATION D?CADENTE


R?DUCTION DES RECETTES DE L??TAT = CRISE DE LA DETTE

? Vingt ans d?aveuglement. L?Europe au bord du gouffre?, c?est le titre du troisi?me ouvrage des ?conomistes atterr?s (1). Le premier de la s?rie intitul?? Le Manifeste des ?conomistes atterr?s ? lan?ait un cri d?alarme contre ceux qui tentent de nous faire croire que la SEULE solution ? la crise est lib?rale ?, d?clare ?Benjamin Coriat, professeur d??conomie ? l?Universit? Paris 13 et copr?sident des ?conomistes atterr?s (2).

Quel ?nigmatique manifeste ?conomique, quel ?trange constat de ces ?conomistes atterr?s ! En effet, la solution ? la crise ?conomique lib?rale ne peut ?tre ?lib?rale? car alors il n?y aurait pas de crise ?conomique ?lib?rale?. C?est par la faute des mesures ?conomiques ?lib?rales? ? anarchiques ? que l??conomie dite ?lib?rale? est en crise. Mais soyons honn?te, la politique ?conomique capitaliste ne peut ?tre que ?lib?rale?, c?est-?-dire follement et librement ? la poursuite du taux de profit maximum ? alors que les lois in?luctables qui r?gissent ce syst?me ?conomique anti-d?mocratique entra?nent la baisse tendancielle des taux de profit ?. Les politiques dites ?lib?rales? sont donc une r?ponse ? cette qu?te perp?tuelle, jamais assouvie, et non pas une solution ? la crise ?lib?rale?.

?coutons ? nouveau l??conomiste atterr? et indign??: ? Dans cet ouvrage-ci, nous voulons tordre le cou ? l?id?e que la crise est la cons?quence de d?penses publiques li?es ? une politique sociale trop dispendieuse. Il s?agit d?une mystification. Ne nous trompons pas de crise. La dette est int?gralement provoqu?e par la sp?culation financi?re ? (3).

? C?est le co?t de la crise financi?re qui nous a mis en difficult? et a fait ?clater la dette souveraine ?, ajoute l??conomiste Coriat. ? Il est donc aberrant de taper sur les politiques sociales. Cette folie sur les cures d?aust?rit? ne va pas nous faire sortir du trou financier. En 2011, les entreprises du Cac 40 (indice boursier parisien) ont distribu? 37 milliards d?euros sous forme de dividendes. En regard, le co?t de la dette publique en France est de 45 ? 48 milliards d?euros. On appr?ciera ? (4). Ici l??conomiste outr? a parfaitement raison, l?assistance sociale prodigu?e aux banques et aux boursicoteurs ? coups de milliards de fonds publics a ?t? le vecteur ?qui a provoqu? l??clatement vertigineux de la dette souveraine (auxquels s?ajout?rent les d?penses militaires d?brid?es).

Les ?conomistes prostr?s en appellent ? un renouveau de la protection sociale : selon eux, la d?construction des syst?mes de protection sociale s?est acc?l?r?e dans la plupart des pays d?Occident ? partir de la d?cennie 90, ?donc bien avant la crise boursi?re des ?subprimes? (2008) et avant la crise de la dette souveraine de 2011.? ? Dans les m?dias, la protection sociale (celle destin?e au peuple pas celle destin?e aux banques, NDLR) ?continue d??tre pr?sent?e comme un puits sans fond, et la persistance des besoins de financement comme le r?sultat d?une croissance sans cesse plus forte des d?penses. ?Pourtant, l?analyse des comptes sociaux d?ment ce discours ? rench?rit Monsieur ?Coriat. La part des d?penses sociales dans le PIB est ? peu pr?s stable depuis 15 ans ?. Tout est dit, la part des d?penses sociales dans le produit int?rieur brut est stable depuis 15 ans. Ces d?penses sociales ne peuvent donc avoir provoqu? la hausse vertigineuse des d?ficits gouvernementaux et l?accroissement de la dette souveraine?

Les d?ficits publics sont davantage le r?sultat d?un manque de recettes et d?une hausse de certains postes budg?taires (d?bours?s militaires et subventions aux banques) que de l?augmentation incontr?l?e des d?penses sociales.

Avec la croissance des besoins sociaux (vieillissement de la population, progr?s m?dical, augmentation de la population), le dogme ?lib?ral? selon lequel il ne serait plus possible de d?penser davantage pour la protection sociale a entra?n? des difficult?s accrues de financement dans les services et les ?tablissements de sant?, d?autant que la multiplication des emplois ? temps partiel et la progression du ch?mage ont r?duit drastiquement ?les recettes de l??tat.? Les politiques ?lib?rales? ont transf?r? aux m?nages une part croissante de ce financement, pendant que les employeurs b?n?ficiaient d?exon?rations de cotisations sociales et que les riches obtenaient des cong?s d?imp?ts, ?des d?gr?vements fiscaux. Tous ces ?cadeaux? se sont traduits par un manque ? gagner fiscal important, d?clare l??conomiste p?trifi?.
? Les ?conomistes atterr?s dressent les indicateurs qui t?moignent de la baisse de la couverture sociale : hausse du ticket mod?rateur, multiplication des d?remboursements, instauration de forfaits et de franchises coupl?s au d?veloppement des d?passements d?honoraires. R?sultat : la prise en charge de la consommation de soins de sant? et de biens m?dicaux par la S?curit? sociale a fortement diminu? (depuis 1990, NDLR) ? (5).

CONCURRENCE ?INTER-IMP?RIALISTES

Ce qu?il faut toutefois comprendre c?est qu?ils sont in?vitables ces d?gr?vements d?imp?ts, ces cong?s de cotisation sociale et de cotisation ch?mage, ou encore ces cong?s de contribution aux caisses de retraite. Elles sont incontournables ces subventions destin?es aux banques, aux multinationales et aux milliardaires de l?industrie. Comment voulez-vous qu?un capitaliste canadien, am?ricain ou fran?ais parvienne ? concurrencer un capitaliste chinois qui paie sa force de travail environ 300 euros par mois alors que ses concurrents occidentaux paient dix ou quinze fois ce salaire sans compter les avantages sociaux (r?gimes d?assurance emploi, assistance m?dicale, assurance accident du travail, caisse de retraite, etc.) ?

En termes ?conomiques les d?penses gouvernementales dites ?sociales? sont des co?ts,? ? des d?penses ? qui se trouvent inclus dans le prix des produits offerts sur le march?. La ?mondialisation? et le ?libre-?change?, ??liminant les entraves ? les protections tarifaires ? entre les pays, ont plac? toutes les marchandises, m?me la marchandise ??main d??uvre?? ?directement en concurrence avec les marchandises et les co?ts de production des pays asiatiques y compris la Chine.
L??conomiste atterr? et indign? devrait comprendre que le fait d?augmenter les charges sociales des entreprises de France, du Canada, des ?tats-Unis ?l?ve directement le prix des marchandises commercialis?es par ces vieux pays imp?rialistes en d?clin qui ne sont plus concurrentiels face ? l?imp?rialisme chinois.

LEVONS ?DES ?PROTECTIONS ?DOUANI?RES !

Mais alors, pourquoi ne pas imposer des barri?res tarifaires et taxer les importations chinoises, indiennes, asiatiques pour les rendre plus on?reuses et les emp?cher d?entrer sur nos march?s ?trangl?s ? ?Impossible, ce sont les imp?rialistes occidentaux eux-m?mes qui ont impos? l??limination progressive des barri?res tarifaires et qui imposent aujourd?hui le ?libre-?change? et le ?lib?ralisme? ?conomique aux asiatiques.

L?Organisation mondiale du commerce (OMC), mise sur pied par les pays occidentaux, a pour t?che de surveiller les r?calcitrants et de sanctionner les protectionnistes qui ferment leurs fronti?res ? l?invasion des produits asiatiques et chinois. Cent cinquante pays sont membres de l?OMC et vivent sous les diktats de cette organisation pour la mondialisation sans compter les ?dits du FMI et de la Banque Mondiale.

Pourquoi les capitalistes occidentaux ont-ils creus? ainsi leur propre tombe en abolissant les protections douani?res, se pla?ant ? la merci de la concurrence ?trang?re ? ?C?est tout simplement que vers les ann?es 1975 les capitalistes d?Occident ont pris mod?le sur leurs concurrents imp?rialistes sovi?tiques qui eux d?localisaient en partie leur production vers les pays de leur sph?re d?influence, pays aux salaires plus bas qu?en Union Sovi?tique. C?est ainsi que la Tch?coslovaquie, l?Allemagne de l?Est, la Pologne, la Hongrie sont devenues des pays ateliers de l?imp?rialisme sovi?tique. Chaque pays satellite avait sa sp?cificit? industrielle, certains pays de la sph?re d?influence tiers-mondiste n?avaient pour t?che que de fournir certaines mati?res premi?res (Cuba le sucre, Angola le p?trole, Vietnam le riz), d?autres des produits usin?s ou semi-usin?s.

? partir de 1975 les imp?rialistes occidentaux ont appliqu? ce mod?le d?exploitation aux ?pays sous leur domination en Asie, en Am?rique latine et en Afrique et ils ont commenc? ? fermer leurs usines en m?tropole et ? les relocaliser dans les pays n?ocoloniaux. C?est alors qu?ils ont eu l?id?e d?abolir les barri?res tarifaires et de pr?coniser le ?libre-?change? ?de fa?on que les marchandises de leurs filiales en pays coloniaux puissent entrer en m?tropole sans ?tre tax?es. Pour un imp?rialiste fran?ais, canadien ou am?ricain encaisser ses profits ? partir de sa filiale taiwanaise ou cor?enne ou ? partir de son usine de Montr?al, de Toulouse ou de Pittsburg n?a aucune importance puisque pour ce capitaliste le profit est sa seule patrie.

Si demain la France ?rigeait des barri?res tarifaires et imposait des tarifs douaniers aux produits import?s, ce sont les entreprises Renault, Peugeot, Vivendi, Lagard?re, Veolia ou Michelin qui ne pourraient plus importer en France les marchandises qu?elles font produire en Tha?lande, au Vietnam, en C?te d?Ivoire, en Cor?e et en Chine.

Si un pays capitaliste d?cidait de quitter l?OMC et d??riger des barri?res douani?res ? ses fronti?res, d?abord il ne pourrait le faire sans se doter de sa propre monnaie nationale. Ensuite, il ferait augmenter drastiquement le prix des marchandises import?es offertes sur son march? national ce qui provoquerait une inflation importante et la d?pr?ciation de l??pargne des travailleurs et, par ricochet, ?la diminution de la consommation domestique; ce qui entrainerait ? son tour la r?duction des recettes fiscales de l??tat et l?augmentation de la dette souveraine, sans parler des mesures de r?torsion que les pays capitalistes voisins seraient en droit de lui imposer sur ses propres exportations.
J?entends d?ici clamer les nationalistes-socialistes, dont Ron Paul ? candidat libertarien ? l?investiture r?publicaine ??: ? Mais nous pourrions ainsi ? l?abri de la concurrence chinoise r?industrialiser la France, les ?tats-Unis, le Canada, la Gr?ce, l?Italie, et produire nos propres marchandises pour nos march?s domestiques ?. Que nenni! Sous la division internationale du travail imp?rialiste certains pays produisent des mati?res premi?res, d?autres fournissent l??nergie fossile, d?autres la main d??uvre bon march?, d?autres les usines de transformation primaire, quelques-uns des machines-outils (Allemagne, Japon, Chine) moyens essentiels ? la ?production des outils de production des marchandises. Toutes ces marchandises doivent pouvoir circuler d?un pays ? l?autre afin de permettre aux capitalistes de r?aliser le plus haut taux de profit et pour cela ravir ? ses concurrents ses mati?res premi?res, sa force de travail (plus-value) et ses march?s.

La ?r?-industrialisation? d?un pays imp?rialiste d?sindustrialis? est une chim?re que colportent les opportunistes en chemises brunes nationales-socialistes ? l?occasion des mascarades ?lectorales.

LE M?CANISME DE LA CRISE ?CONOMIQUE CAPITALISTE
R?sumons l?ensemble de la m?canique de fabrication des crises ?conomiques sous le r?gime capitaliste.? Pour maintenir leurs profits les entreprises des vieux pays imp?rialistes d?cadents ?? fran?aises, canadiennes, am?ricaines, britanniques, espagnoles ?italiennes ? ont ferm? plusieurs usines dans leurs pays respectifs et les ont relocalis?es dans des pays ?mergents, semi-coloniaux, aux salaires de mis?re.
Ce faisant ces entreprises ont provoqu? ch?mage, emploi pr?caire, diminution des contributions aux programmes d?assurance emploi, aux programmes d?assurance m?dicale et aux r?gimes de retraite des employ?s et r?duction proportionnelle des taxes et des imp?ts vers?s ? l??tat, tout en r?duisant en parall?le le pouvoir d?achat de leurs clients dans les pays m?tropolitains, clients que ces entreprises sollicitent tout de m?me pour acheter leurs marchandises fabriqu?es en Asie.
Moins d?argent ? l??tat et moins de pouvoir d?achat dans les poches des clients m?tropolitain en ch?mage ou sur l?assistance sociale am?nent les banques ? stimuler la demande en offrant du cr?dit inconsid?r?ment?: des millions de maisons ont ?t? achet?es ? cr?dit, des automobiles et des appareils ?lectroniques aussi. Que survienne une l?g?re hausse des taux d?int?r?ts ou une perte d?emploi, les emprunteurs surendett?s ne peuvent rembourser. Ils d?clarent faillite personnelle et les banques s?effondrent ? les gouvernements volent au secours non pas des emprunteurs mais des cr?anciers ? les banquiers ? et renflouent ces milliardaires ? coup de fonds publics d?valu?s et inflationnistes alors que les revenus de l??tat s?amenuisent comme peau de chagrin. C?est la crise de la dette souveraine ? pas assez de revenus fiscaux tir?s d?une ?conomie asphyxi?e et trop de d?bours?s en faveur de capitalistes qui exigent des aides de l??tat providence pour maintenir la consommation, les emplois encore disponibles dans le tertiaire parasitaire et les quelques usines qui n?ont pas encore ?t? d?localis?es. C?est la spirale infernale de la mis?re.


L?IMP?RIALISME CHINOIS

Pendant ce temps se profilait ? l?horizon ? 1990 ? une nouvelle superpuissance industrielle b?n?ficiant du co?t d?risoire de sa main d??uvre. ?Contrairement aux pays ateliers du Sud-Est asiatique, la Chine championne de la ?mondialisation? d?veloppe ses propres entreprises nationales ? l?abri de sa monnaie, le Yuan sous-?valu? ? c?est la tactique qu?utilise la Chine pour sa ?protection douani?re ? si bien que ce sont les capitalistes nationaux chinois qui empochent les profits et profitent des lois ?lib?rales? de libre-?change impos?es pr?alablement par les capitalistes des vieux pays imp?rialistes en d?clin (6).
La nouvelle puissance chinoise red?finit l?ensemble des relations commerciales, industrielles et financi?res de la plan?te et impose sa nouvelle division internationale du travail. Pendant que la situation ?conomique et financi?re des pays imp?rialistes occidentaux se d?t?riore constamment, ?ils en viennent ? emprunter ? la Chine capitaliste extr?mement riche. De pays d?biteur la Chine devient pays cr?diteur ? le nouveau banquier du monde capitaliste. C?est le triomphe du yuan sur le dollar d?pr?ci? pendant que l?euro tente de se maintenir ? flot.
Nous en sommes l? pr?sentement. Pour combattre ce nouveau concurrent chinois, les pays imp?rialistes occidentaux n?ont pas d?autres choix que de r?duire le co?t de la marchandise ??main-d??uvre ? ? force de travail ? mais cela est tr?s difficile car un ouvrier occidental? ne peut pas se contenter d?un salaire de 300 euros par mois. Sans services sociaux, sans services m?dicaux, sans soutien ? l??ducation et sans contribution aux r?gimes de pension, il mourrait de faim tout en travaillant comme un for?at. D?pr?cier et d?liter totalement la force de travail ne peut ?tre la solution aux probl?mes des capitalistes occidentaux qui pourtant s?y exercent avec acharnement.
SUBVERSION ET GUERRES LOCALES
Les lois incontournables du d?veloppement syst?mique capitaliste le m?nent ? l?impasse. Comme ils ne peuvent concurrencer l?imp?rialisme chinois sur le terrain de la productivit? et de la performance industrielle (sauf l?Allemagne et le Japon qui y sont parvenus un certain temps) les imp?rialistes des pays en d?clin (?tats-Unis, France, Royaume-Uni, etc.) tentent par la subversion et la guerre de rapine de nuire aux int?r?ts chinois et de lui ravir ses sources de mati?res premi?res, ses approvisionnements en p?trole et ses march?s.
Voil? pourquoi depuis 1990 on assiste ? une recrudescence des guerres r?gionales, des conflits locaux, ? la remise en cause des r?sultats ?lectoraux dans les pays n?ocoloniaux, ? l??clatement de r?volutions color?es maniganc?es, ? la r?volte des peuples arabes, ? l?agression contre le Liban, ? la subversion contre la Syrie, l?Iran, le Y?men, ? l??clatement de guerres de basse et de haute? intensit? dans les ex-r?publiques sovi?tiques et dans de nombreux pays d?Afrique. La rivalit? inter-imp?rialiste entre les trois grands blocs ?tats-UnisALENA ? Euroland ? Alliance de Shanghai a pris cette forme meurtri?re avant de possiblement d?g?n?rer en conflit g?n?ralis?.
Afin de mieux contenir les app?tits et les ambitions chinoises et de faire face ? ses ?ventuelles repr?sailles Obama annon?ait en janvier 2012 le red?ploiement des troupes d?agression am?ricaine ? abandonnant des fronts secondaires pour concentrer leurs subversions en Asie et autour du Pacifique face ? la Chine ? red?ploiement que nous avions annonc? en d?cembre 2011 (7).
De ?tout ceci il faut d?duire que ce n?est pas par mauvaise volont?, par b?tise, m?chancet? ou par incomp?tence que les capitalistes occidentaux et leurs gouvernements de laquais ? la solde des multinationales nous ont men?s ? la faillite et ? la ruine sociale. Ce sont plut?t les lois in?luctables du syst?me ?conomique capitaliste ?lib?ral? dont l?objectif de l?activit? ?conomique n?est pas de satisfaire les besoins sociaux du peuple travailleur mais d?accumuler le plus de profits possible, peu importe que cela entra?ne la r?duction des services ? la population, l?esclavage salari? et le ch?mage, la paup?risation des peuples et la mis?re pour le plus grand nombre.
Non, effectivement, la SEULE solution ? la crise ?lib?rale? n?est pas ?lib?rale?, monsieur l??conomiste exasp?r? ; SEULES les causes de la crise sont ?lib?rales?. Dans ces conditions comment faire pour sortir collectivement de ce calvaire ?conomique ?lib?ral? ? Par des ?r?formes? vous ne parviendrez pas ? sauver ce syst?me en d?cr?pitude, alors pourquoi ne pas l?occire ?

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(1)?? Les ?conomistes atterr?s : changer d??conomie ! Nos propositions pour 2012 : Editions les liens qui lib?rent : 18,50 euros : janvier 2012

Retrouvez les ?conomistes atterr?s sur leur site : http://atterres.org/

(2)?? Pour cette partie nous nous sommes inspir? de l?article de Anne-Marie Thomazeau. 6.01.2012. http://www.viva.presse.fr/spip.php?page=article&id_article=16404

(3)?? http://www.viva.presse.fr/spip.php?page=article&id_article=16404

(4)?? http://www.viva.presse.fr/spip.php?page=article&id_article=16404

(5)?? http://www.viva.presse.fr/spip.php?page=article&id_article=16404

(6)?? Vincent Gouysse. Le r?veil du dragon s?acc?l?re! Septembre 2011. ?http://www.communisme-bolchevisme.net/download/Le_reveil_du_dragon_s_accelere.pdf

(7)?? ? (?) essaiera de soulever une vague de protectionnisme et de nationalisme fanatique et les ?tats-Unis tenteront d?impulser une d?sastreuse ?Guerre Froide? contre la Chine. Au cours de 2011 Obama a fourni le cadre et la justification d?une confrontation ? grande ?chelle et de longue dur?e avec la Chine. Ce sera un effort d?sesp?r? pour maintenir l?influence ?tatsunienne et conserver ses positions strat?giques en Asie et partout dans le monde.?? http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/deux-mille-douze-avant-et-apres-107411 ??Les ?tats-Unis seront contraint de r?duire leurs d?penses militaires et d?abandonner certains th??tres d?intervention pour concentrer leurs efforts sur quelques sc?nes prioritaires.?.? Nous connaissons maintenant ces ?sc?nes prioritaires, la Chine et le Pacifique.

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    (Y) Merci M. Bibeau pour cet exposé dont l’analyse présente clairement les logiques internes au système capitaliste et néo-libéral. De quelque coté que l’on puisse se tourner, ce système, fondé sur le profit, ne saurait rejoindre les préoccupations essentielles fondant tout État: le bien commun. Vous démontrez très bien que ce dernier sera toujours le premier sacrifié pour sauver le « profit » à tout prix.

    Un article à lire et à relire… merci

  2. avatar

    Bonjour!
    Sous couvert d’attaquer la pensée libérale, vous reprenez son analyse complètement faussé de l’histoire et vous associez le protectionnisme au chemise brune: c’est complètement ridicule!!! Le nazisme avait justement pour but d’imposer l’austérité (la même que le secteur financier demande aujourd’hui; Hitler et les nazis furent supporter financièrement et médiatiquement par des intérêts à Londres, Wall Street et des financiers allemands comme Schroeder justement pour imposer l’austérité, et du point de vue anglais, pour attaquer l’URSS question que les deux s’entre-tuent) et casser les syndicats, imposer l’augmentation d’heure de travail sans augmentation du salaire et bien sûr les travaux forcés à ‘bas salaire’ des camps de concentration. Doit-on rappeler que les nazis voulaient l’Europe de l’est comme zone de cheap labor, exactement comme les eurocrates libre-échangistes veulent aujourd’hui exploiter la main d’oeuvre pas cher de l’Europe de l’est comme les nazis voulaient le faire? Qui sont les vrais chemises brunes? (c’est pas pour rien que des anciens nazis furent recrutés pas pinochet au Chili pour imposer le néolibéralisme: casser tout noyau de résistance; et en Argentine, la dictature fasciste, c’était pour défendre le protectionnisme? Que non, encore une fois, pour imposer le règne du libre-échange détruire le sacrilège qu’avait fait Peron: il n’avait plus aucune dette étrangère: Londres ne pouvait plus controlé l’Argentine par la dette comme le faisait depuis plus d’un sièce … j’y reviens.). Et puis la logique de guerre n’a rien eu avoir avec le protectionnisme, sinon avec l’idéologie malthusienne des ressources limités: de conquérir un ‘lebensraum’ pour contrôler le continent eurosiatiques, les théories de Hitler modelé sur les thèses géopolitiques de MacKinder, le père de la géopolitique anglaise: et remarquer, Hitler était un grand admirateur de l’empire anglais: quiconque connaît l’histoire de l’Inde comprendra pourquoi, le régime anglais fut génocidaire, brutal (voir les ‘famines’ de 1876, 1891, 1901, 1943) et bien un des lits du social darwinisme. Même un Niall Fergurson, apologiste de l’Empire anglais admet que l’espérance de vie en Indie passa un moment de 33 ans à 22 ans sous le régime anglais…

    Souvent, le ‘protectionisme’ (ou plutôt la politique de développement industrielle et d’amélioration des conditions de vies usant, entre autres outils le protectionnisme) fut le plus fortement usé par la république américaine avec un grand succès contre l’Empire libre-échangiste anglais: il faut bien comprendre qu’historiquement, le libre-échange tel que pratiqué par l’empire anglais, avait pour principale caractéristique la suppression du développement (en cantonnant le pays cible dans l’exportation des matières premières et en interdisant ou en défavorisant l’industrialisation), c’était la même politique colonial qu’envers l’Irlande, sous couvert d’une thèse pseudo scientifique de l’avantage comparatif de Ricardo.

    Vous connaissez très mal votre histoire pour croire que l’«occident» ait adopté les délocalisations en 1975 en imitant les soviets… D’abord, n’importe qui, et surtout l’«upper class» américaine depuis la fin du 19e siècle (Jp Morgan, Harriman, Dillon, Lowell, Rockfeller, etc., tous le club du Council Foreign Relation fondé en 1921, etc.) sait la pratique du libre-échange impérial de l’Empire britannique que sa politique a toujours été la suppression de plus possible de l’État-Nation, de réduire le gouvernement à sa plus simple expression de défendre l’intérêt privé et les investisseurs étrangers, mais surtout l’interdire de vouloir orienter, stimuler, diriger l’économie et à le contrôler avec la dette: c’était l’apogée du Gold Stanard, libre-échange et orthodoxie budgétaire: mais au sein des États-Unis, l’Upper class américaine dut détruire les forces luttant pour que l’État cesse d’avoir un rôle dans la promotion de l’intérêt général tel qu’inscrit dans la constitution américaine contre les intérêts de la propriété privée et les défenseurs du marché et du  »laissez-faire » (ie les sudistes esclavagistes et les marchands de NY et Boston avant la guerre-civile et les financiers et magnats industrielles après la guerre civile): l’État peut et doit promouvoir l’Infrastrure, l’Éducation, la Science, les réglementations de la finance, le contrôle de l’émission de la monnaie par une banque nationale (crucial: c’est exactement ce qu’haissent les financiers) et du commerce (par des quotas, tarifs, etc.). L’élite américaine a été quelque peu retardé dans ses plans avec Kennedy (qui croyait dure comme faire que l’État pouvait intervenir pour favoriser l’acquisition de nouvelle technologie, augmenter la productivité des travailleurs, etc. au grand dam de Wall Street), mais déjà en marche: et la date clé, c’est 1971 avec la création de la monnaie flottante qui permet toutes les spéculations: c’est le fer de lance de la globalisation financière (et quand on parle de ‘capital’: il faut distinguer: cette spéculation appartient à la zone d’un capital fictif, non pas d’un capital industriel: il y a littéralement création fictive de monnaie qui demande son du à l’économie réelle) et ensuite sera la création des taux d’intérêts flottants, quittant le contrôle aux États de ce dernier et donnant la force au marché: l’État peut et doit aujourd’hui reprendre se pouvoir.

    D’abord, ce n’est pas en copiant les soviets que les ‘capitalismes’ ont voulu délocaliser la production vers les salaires les moins chers: déjà dans les années 50, l’Establisment américain (depuis les frères Dulles, les McGeorge Bundy, John J McCloy, Murphy du WS journal, etc.) avait opté pour le modèle impérialisme anglais de libre-échange et décidé, tel que Dillon (de Dillon&Read) de faire du FMI un instrument privilégié de cette domination mondial avec tout les plans d’«ajustement structurel», d’attaque en règle contre tout nationalisme économique (incluant les politiques du New Deal de FDR qui assurèrent la prospérité américaine d’après-guerre) sous couvert, souvent, d’attaquer le communisme; et d’ailleurs, Truman et les ‘cold war warriors’ était bien plus préoccupé au Viet Nam par la tombé du colonialisme que par l’avancé du communisme… (Cet impérialisme de contrôle financier n’est en rien une fatalité du ‘système capitalisme’ (déjà l’Angleterre le pratiquait avant la monté du protectionnisme à la fin du 19e, Hobson, Schumpeter et Lenin avait là-dessus tord, croyant le libre-échange anglais d’avant comme non impérialiste… demander aux Indiens, au Sud-Américain, aux Turques, aux Irlandais, aux Birmans, au Afghan, aux Napolitains, etc.) mais bien la seule politique économique qui permette à cette classe d’être toute puissante et de parasiter le monde, incluant leur propre nation, et d’éliminer l’obstacle à leur domination mondial qu’est l’État Nation (quand il n’est pas inféodé à eux!!).

    • avatar

      J’apprécie répondre à des commentaires come celui-ci — les invectives en moins cependant. Vous dites que je ne connais pas mon histoire – je ne vous insulterai pas pour ma part…

      1) «Le nazisme avait justement pour but d’imposer l’austérité » C’EST EXACTEMENT CE QUE J’ÉCRIS – NOUS SOMEMS D’ACCORD.

      2) «casser les syndicats, imposer l’augmentation d’heure de travail sans augmentation du salaire»
      TOUJOURS D’ACCORD AVEC VOUS.

      3)« exactement comme les eurocrates libre-échangistes veulent aujourd’hui exploiter la main d’oeuvre pas cher de l’Europe de l’est » MAIS IL VA BIEN FINIR PAR Y AVOIR UN POINT SUR LEQUEL NOUS NE SOMMES PAS D’ACCORD PUISQUE VOUS M’INVECTIVEZ… ?????

      4) « il faut bien comprendre qu’historiquement, le libre-échange tel que pratiqué par l’empire anglais, avait pour principale caractéristique la suppression du développement (en cantonnant le pays cible dans l’exportation des matières premières et en interdisant ou en défavorisant l’industrialisation), » PARFAITEMENT D’ACCORD AVE VOUS ENCORE UNE FOIS. Le libre-échange contemporain est juste légèrement différent – IL PRÉCONISE LE DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL NÉO-COLONIAL SPÉCIALISÉ – TELLEMNET SPÉCIALISÉ QU’IL REND LA NÉO-COLONIE DÉPENDANTE COMME A L’ÉPOQUE DE LA SPÉCIALISATION DES PRODUCTIONS TROPICALES SUCRE – CAFÉ – THÉ – CHOCOLAT -ÉPICES ETC.

      5) «toujours été la suppression de plus possible de l’État-Nation, de réduire le gouvernement à sa plus simple expression de défendre l’intérêt privé et les investisseurs étrangers» ICI VOUS DIVAGUEZ. DÉLOCALISATION INDISTRIELLE ET ÉTAT-NATION ???? DEUX SUJETS TOTALEMENT DIFFÉRENT – JE N’AI PAS TRAITÉ DE L’ÉTAT-NATION DANS MON PAPIER – JE LE FERAI PROCHAINEMNET… A TROIS VOUS VOUS RÉVEILLEREZ DE CE CAUCHEMAR MONSIEUR.

      6) « L’élite américaine a été quelque peu retardé dans ses plans avec Kennedy (qui croyait dure comme faire que l’État pouvait intervenir pour favoriser l’acquisition de nouvelle technologie, augmenter la productivité des travailleurs, etc. au grand dam de Wall Street), » PATATE ICI WALL STREET A TOUJOURS ÉTÉ FAVORABLE A L’AUGMENTATION DE LA PRODUCTIVITÉ DES TRAVAILLEURS ESCLAVES SALARIÉS – LA CONTRADICTION DU CAPITAL FINANCIER AVEC LE CAPITAL INDUSTRIEL – AUX USA COMEM AILLEURS N’EST PAS SUR LA QUESTION DE HAUSSER OU NON LA PRODUCTIVITÉ OUVRIÈRE – ELLE PORTE SUR AUTRE CHOSE QUE JE VOUS DÉVOILEREZ DANS UN PROCHAIN PAPIER – ON NE PEUT TOUT DIRE EN 5 – 6 PAGES. A venir pour ce qui est du Libre-échange à la Wall Street (;-)).

      7) Pour ce qui est de la création de la monnaie flottante et de la répudiation des accords de Breton Woods SOUS nixon – INNAPPROPRIÉ COMME ARGUMENT DANS LE CONTEXTE DU PRÉSENT PAPIER – J’EN AI TRAITÉ SPÉCIFIQUEMENT DANS UN PAPIER PRÉCÉDENT TRÈS PRÉCISÉMENT MÊME – VOIR SUR CENTPAPIERS MES ÉTUDES PRÉCÉDENTES.

      8) « de faire du FMI un instrument privilégié de cette domination mondial avec tout les plans d’«ajustement structurel», d’attaque en règle contre tout nationalisme économique (incluant les politiques du New Deal de FDR qui assurèrent la prospérité américaine d’après-guerre) sous couvert, souvent, d’attaquer le commun» ENCORE UNE FOIS D’ACCORD AVEC VOUS – ET L’ATTAQUE CONTRE LES POLITIQUES DU NEW DEAL N’A RIEN À VOIR AVEC LE PROCESSUS DE DÉLOCALISATION INDUSTRIELLE SINON POUR INDIQUER AUX OUVRIERS AMÉRICAINS QU’ILS DEVAIENT RENONCER `CES CONCESSIONS QUI DURENT LEUR ÊTRE FAIT PENDANT LA PRÉCÉDENTE CRISE ET QUI NE SONT PLUS APPROPRIÉ AUJOURD’HUI – because – CONCURRENCE CHINOISE.

      JE CONCLUE – QUE JE NE COMPRENDS PAS VOTRE COURROUX – ET QUE VOTRE COLÈRE VOUS FAIT PERDRE LA TÊTE ET LA LOGIQUE COMME CES DIATRIBES SUR L’ÉTAT-NATION QUE JE TRAITERAI SPÉCIFIQUEMENT DANS UN PROCHAIN PAPIER – QUESTION QUE N’AI PAS TRAITÉ ICI.

      Je puis vous acheminez mon étude sur la question nationale canadienne et québécoise et la question de l’État-nation si vous le souhaitez. (;-)))

      Cool mon ami avant d’accusez les autres d’ignorer l’histoire on se calme et on vérifie si on demeure toujours dans le sujet au cours de ses invectives.

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    Vous dites:
    «Si un pays capitaliste décidait de quitter l’OMC et d’ériger des barrières douanières à ses frontières, d’abord il ne pourrait le faire sans se doter de sa propre monnaie nationale. Ensuite, il ferait augmenter drastiquement le prix des marchandises importées offertes sur son marché national ce qui provoquerait une inflation importante et la dépréciation de l’épargne des travailleurs et, par ricochet, la diminution de la consommation domestique; ce qui entrainerait à son tour la réduction des recettes fiscales de l’État et l’augmentation de la dette souveraine, sans parler des mesures de rétorsion que les pays capitalistes voisins seraient en droit de lui imposer sur ses propres exportations.»

    On croirait lire les thèses d’un néolibéral en personne!!! Seulement que votre beau raisonnement est tout simplement démenti par la réalité: prenez le cas de l’Argentine. Pays quasi complètement désindustrialisé, complètement inféodé aux forces financières avec la catastrophe qu’on connait en 2001.

    Non l’État National défendant l’intérêt général n’est pas toujours là, oui la nation peut mener à dérive, mais en faire une règle générale, c’est historiquement faux et surtout se priver de l’instrument immédiat le plus efficace dans la lutte qui vient. Et la politique impériale actuelle est bien pire!!!

    Donc, d’abord, en Argentine, la répudiation d’une grande partie de la dette, illégitime de toute façon. Ensuite, l’État relance une politique industrielle de développement, imposant tarif et quota (construction obligatoire de voiture dans le pays, de tablette électronique, de barbie!!, etc. au grand dam du journal pro globalisation The Economist: de quel bord êtes vous??) qui donne du travail, lequel permet des recettes à l’État et surtout un travail et une dignité! vous l’oubliez: le modèle actuelle prive de travail beaucoup de gens (et c’est du travail précaire de moins en moins bien payés) et donc occasionne des pertes de recettes pour l’État et donc doit s’endetter, etc.; l’Argentine lance aussi de grand projet d’infrastructure et a aussi toute une politique sociale afin de s’assurer que cette croissance, et croissance il y a, avec une politique d’augmentation du salaire et des pensions. Ce qu’explicitement le FMI avait prohibé, ce dernier toujours demande la baisse des salaires et des pensions, toujours pour défendre l’inflation zéro: pourquoi? parque les intérêts bancaires, qui prêtent de l’argent, détestent l’inflation: ils y perdent toujours; un peu d’inflation est toujours, historiquement, utile au développement; trop, bien sûr, c’est nocif: surtout le recours à la planche à billet comme le font actuellement les financiers, pour sauver toutes leurs dettes spéculatives sans fondement dans l’économie réelle: c’est cette inflation qui touche durement les travailleurs AUJOURD’HUI et non pas l’épouventaille que vous nous mettez au bout du nez comme le ferait tout bon néolibéral!. Le résultat? L’Argentine a connu le plus haut de croissance en 2010 après la Chine (et même avec quelque rétorsion de la Chine sur le soya!), une baisse des inégalités de revenus, baisse de la pauvreté, plus de travail et même de l’argent pour payer ce qui reste de dette: car voyez-vous, la politique d’austérité en Grèce, que fait t’elle, elle tue l’économie, elle fait perdre des emplois et donc des recettes à l’État et donc l’état doit s’endetter encore plus auprès de marché rapace. (et son voisin le Brésil, aussi imparfait, n’en pratique pas moins une politique protectionniste malgré les fortes pressions des financiers internationaux, qui réussissent dans certains secteurs, avec succès, que se soit dans l’automobile ou les palettes électroniques, etc.

    La propagande des libre-échangiste néolibéral est de dire qu’avec une protection (intelligente, on s’entend), c’est la guerre, la catastrophe, etc (d’abord aberrand, car la guerre on l’a maintenant!!) et puis surtout, le grand mensonge: de 1945 à 1970, avec l’État-Nation qui était au coeur de l’activité économique en Europe, au US et au Canada, il y avait pLUS de croissance, de meilleurs salaire pour les employés et des conditions qui s’amélioraient toujours: un peu d’inflation, mais les salaires montaient aussi; et le Japon, comment croyez-vous que c’est développé??? avec du beau libre-échange ? NENI: des politiques industrielles (investissements dirigés vers les secteurs de hautes technos, bounties, subventions, crédit, protectionnisme etc. toutes des politiques qui distordent si bien le marché, que le développement en résulte!). Ce n’est qu’avec l’avènement de 1971 et la libéralisation constante que les conditions ne cessent de s’empirer: moins de croissance (mais une croissance fulgurante des actifs financiers), moins de salaire, etc.

    Mais peut-être allez-vous me sortir que si on reprend du protectionnisme (et arrêter de me citer du Ron paul ou du Lepen, ce dernier, cette chemise brune était un libéral convaincu pendant plus de 20ans, et personne n’attaquait le libéralisme comme étant du nazisme parce que Lepen défendait le libéralisme: maintenant, Lepen défend du protectionisme par oportunisme et pour servir de repoussoir à ceux qui veulent attaquer le libre-échange et redéfendre le rôle de l’État-nation au coeur de l’économie contre le marché, et vous, vous tombez dans le panneau), ça nuira aux pays du tiers-monde qui ne pourront plus exporter chez nous? Si vous croyez, vous êtes vraiment un dupe pour ne pas dire un imb….!!!! Le libre-échange pour aider les pays pauvres à sortir de la pauvreté!!!! laissez-moi rire ou pleurer au nom de ces pays qui furent victimes complètes du libre-échange: juste le Mexique (c’est quand même plus de 100 millions d’habitants): de 1945 à 1982, a connu une croissance d’environ 6% annuel, une industrialisation (par une politique de subsititution d’importation: pas parfaite, la Corée du Sud à fait beaucoup mieux en insistant plus sur la science et techno: voilà un pays qui en 1945 était au même niveau que la Tanzanie: tout le monde sait que l’État fut au coeur du processus économique pour le stimuler: certes, exportaient, mais importait très peu, des barrières douanières) et une augmentation du niveau de vie, incluant l’accès à la santé et avait presque qu’atteint l’auto-suffisance alimentaire dans les trois grains principaux (blé, riz et surtout mais): il faut comprendre que le ‘libre échange’ des marchandises est juste utile au niveau théorique, car en réalité, ce que veulent les forces financières, c’est la liberté de circulation des capitaux, l’abolition du contrôle du crédit et de la monnaie par l’État et ce qu’ils cherchèrent pour contrôler (et piller les pays du tiers monde et aujourd’hui l’Europe) c’est justement d’imposer le libre-échange et les ajustements structurelles du FMI contre tout contrôle sur l’économie par l’État. Avec la crise de la dette en 1982 (on rappellera la hausse du taux de pétrole de 74 et de 79, orchestré en grande partie par les 7 sisters, qui deviendront 4 ensuite et surtout, la flambée soudaine des taux d’intérêts sous Thatcher et Reagan à plus de 15%) mis sur le KO a peu prêt tous les États en voie de développement qui était endetté en dollars US (avec des prêts à taux variable..), le Mexique (comme bien d’autres) allait devenir sous le joug du FMI: privatisations (à perte, bien sûr), dérèglementation, ouverture aux capitaux étrangers, démantèlement de la toutes les banques nationales orientés vers le crédit pour les manufactures nationales, l’agricultures, abandon de la politique de souveraineté alimentaire pour le laisser au marché, etc. Le tout, dans le but de payer un dette qui jamais ne se paie: se fut un effondrement des niveaux de vies (notamment avec la crise de 1994), la perte des industries nationales et l’augmentation inversent des maquilladoras, c’est usine où on exploitent les gens à des salaires de crèves faims: le Mexique devait exporter, non pas pour se développer comme les crétins l’apprennent à l’école, mais pour générer des devises américaines pour payer la dette: mais en plus, comme tous les pays africains, doivent exporter des matières premières (souvent les mêmes!) sur un marché qu’ils ne contrôlent pas: bref, se font voler à nouveau. Au Mexique, depuis 1982, il y a MOINS de croissance (ça tourne autour de 1%), pLUS de chômage, pLUS de pauvreté que quand le pays pratiquait un certain protectionniste (qui pourrait être améliorer). Croire qu’un pays pauvre se développera avec le libre-échange et l’exportation, c’est croire les thèses libérales!!!! Et les économistes diront que globalement, plus de prospérité: ce qu’ils ne disent pas, c’est que partout où le modèle de pure libre-échange est le plus appliquées, c’est là qu’il y a eu retour en arrière (Afrique, Amérique latine, Russie(les thérapies de choc des années 90 furent pirent que le régime communiste!), Europe de l’est. Mais là où il y a croissance, comme en Chine (et il faut faire attention ici: c’est l’occident qui imposa les sweet shop et encore aujourd’hui, la plupart du profit revient au transnational et non au Chinois: mais d’autres factions chinoisens savent très bien qu’il faut développer le pays et contrôler les technologie de pointe pour ne pas être victime encore une fois du libre-échange impérialisme anglais comme avec la guerre d’opium en 1839 du free trader menant à la paix de palmerston.. sic). Donc, la Chine, utilise une panoplie de mesure protectioniste, pas seulement sur la monnaie: tout le monde sait que pour investire en Chine, il y a des normes strictes (comme dans les voitures: tu veux produire chez nous? 50% doit être un partenaire local et transfert de technologie avec barrière tarifaire contre les importations: et ça marche très bien pour eux!), sans compter qu’il y a beaucoup d’entreprises publiques d’États!

    Si le libre-marché marchait si bien pour aider les pauvres: pourquoi donc tous les pays l’ayant adopté (ou forcé de l’adopté) au 19e devinrent les pays du tiers monde au 20e? (Inde, Chine, Amérique latine du Brézil au Mexique, Turquie, Irlande, Magreb, etc.) Et pourquoi tous les pays qui se dévelopèrent, défendirent une politique industrielle (USA, les plus grands protectionnistes de l’histoire, que tout pays devrait d’ailleurs imiter sur bien des points plutôt que de suivre les dictats du FMI, Allemagne, Belgique, pays Scandinave, Fr, Canada, Australie, Japon, Corée du Sud etc), ne tombant pas dans le piège du libre-échange anglais? Et l’Angleterre elle-même? Elle adopta le libre-échange seulement une fois ayant déjà atteint la suprématie industrielle après 300 ans de protectionnisme à défendre et développer c’est manufacture (et malheureusement, les élites financières de la City de Londres usèrent de la force industrielle du pays pour leur projet de domination du monde… ).

    Êtes-vous dupes ou cheval de troie? C’est comme au sein d’Attac: une faction attaque le protectionnisme en reprenant un marxiste édulcoré et passé date et surtout, en reprenant les thèses les plus dénuées de fondement du néolibéralisme!!!!!!

    L’État peut agir pour défendre les citoyens et peut-être assez efficace même en cet air globalisé, à condition de ne pas être résigné aux forces du marché que défend si ardemment un Tony Blaire: en 1997, face aux spéculations sur la monnaie, la Malaisie à tout simplement interdit la spéculation sur sa monnaie, elle a obligé les ‘investisseurs’ qui voulaient investir dans le pays à investir pour des temps minimums (2 à 3 ans, question d’attaquer les ‘hot money’ spéculatif), etc. Résultat? Biens sûr, tous les journaux comme le Economist et des institutions comme le FMI crièrent aux scandalent (et firent campagne de dénigrement contre le premier ministre de l’époque Mahatir) et dirent que se seraient la catastrophe… et non, c’est le pays qui s’en sorti le mieux et vu mêmes les investissements revenir car le lieux le plus stable (et la catastrophe fut chez les voisins qui subirent docilement les forces du marché). Si l’alter mondialisation attaque ce genre de politique de la Malaisie, c’est qu’elle fut coopté et par des artifices idéologiques, ne fait que défendre le système en place.

    Effectivement, pour la zone euro, il serait sûrement bon de revenir à une monnaie nationale non spéculative (ie à taux fixe réajustable à chaque année: non pas la laisser à la merci de spéculation inutile).

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    Désolé pour l’invective: mais j’ai reconnu certaines formes de raisonnement propre à une certaine faction d’Attac qui m’érisse le poil (ceci ne justifiait pas l’invective, surtout avec un interlocuteur respectueux comme vous, désolé encore une fois; j’ai écrit le dernier message avant de lire le votre).

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    Vous avez beaucoup de bagou – et je n’arrive plus à vous suivre devant ces efluves de mots – d’écrits – de verbiages. Ce doit être la même chose pour les autres lecteurs…
    1) Prenez votre souffle -prenez votre temps.
    2) Relisez mon étude lentement et attentivement
    3) Vous verrez que je dénonce le Libre-échange et la Mondialisation -que je répudie.
    4) Il y a un point que vous avez parfaitement identifié sur lequel nous sommes en désaccord total mais prenez la peine de bien l’identifié et ne frappez que sur ce clou – cette contradiction et cessez de vous répandre dans toutes les directions a tors et de travers… Pour que nous puissions vous suivre dans votre raisonnement
    5) Un exemple de divagation VOUS ÉCRIVEZ CIHAUT « Si le libre-marché marchait si bien pour aider les pauvres: pourquoi donc tous les pays l’ayant adopté (ou forcé de l’adopté) au 19e devinrent les pays du tiers monde au 20e? (Inde, Chine, Amérique latine du Brézil au Mexique, Turquie, Irlande, Magreb, etc.)» FIN DE CITATION

    Sachez monsieur que la Chine est de fait à l’heure ou nous nous écrivons la première puissance économique mondiale – la première puissance impérialiste mondiale et qu’elle est en train de redéfinir la division internationale du travail et que cette hyperpuissance industrielle face à laquelle les capacités PASSEES de PRODUCTION INDUSTRIELLES AMÉRICAINES PARAITRONT BIENTÔT DÉRISOIRE – JE RÉPÈTE PASSE = USA –

    La Chine même si une partie de sa population it toujours dans le tiers-monde comme État-nation est devenue une puissance impérialiste triomphante grâce au libre-échange et à la Mondialisation et j’en suis bien triste et je maintiens que l’on ne renversera as cette hyperpuissance non plus que la classes impérialiste canadienne en retournant en arrière – l’État-nation capitaliste protectionniste canadienne – française – italienne – Britannique (:-)) Je viens de vous le donner notre point de contradiction…

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    État-Nation et économie: à un lien, on ne peut comprendre le développement historique sans la nation: l’idée d’un marché naturelle est une aberration, c’est une création humaine comme la si bien compris Karl polanyi (voir la Grande transformation écrit en 1944). Aux US, il y avait toutes une panoplie de penseurs (le système américain d’économie) pour qui l’état avait un rôle crucial dans certains domaines (ne peut faire tout bien sûr! mais plus que l’arbitre des intétêts privés, se devait d’être le stimulateur du développement: voir Report on Manufacture de Alexender Hamilton: une réponse directe à Adam Smith.

    Effectivement, contrairement au 19e où on cantonnait les pays soumis au simple matières premières, fin 20e, on exporte aussi les manufactures de bas niveau (la Chine étant un État fort, elle est capable d’avoir du haut niveau techno, ce qui n’est pas le cas de la plupart des pays soumis au FMI).

    Augmenter toujours la productivité du travailleur, une quête du capital? Je parle de la productivité physique réelle de produciton (et non le simple pressurage de payer moins pour le même travail accompli ou une cadence du diable): je réponds clairement que non. Toute l’histoire de l’Inde du 19e en est une: ce fut une vrai déprédation, un non entretient des irrigations, une politique de taxe évitant toute accumulation minimum qui aurait permit aux fermiers indiens d’améliorer sa production et à la fin payer plus de blé; c’était de l’appropriation pure et simple et une politique à haut taux d’intérêts empêchants purement et simplement tout progrès matériel, toute amélioration physique le production: avec des résulstats de famine de plus de 12 à 33 millions de mort entre 1876 et 1901: tout à fait évitable, car grâce au train, les UK, exportèrent plus de blé en Europe que ce qu’il eut fallu pour nourrir les gens: mais il ne fallait pas intervenir avec la fixation des prix du marché; et ne firent rien ensuite pour avoir des réserves stratégiques de blé, car préférait le profit venant de la rareté que la baisse des prix de productions (et la sécurité) d’une vrai politique industrielle: donc, selon le type de capital, il n’y a pas toujours intérêt à augmenter la productivité du travailleur.

    Ici, et c’est crucial, il faut distinguer: le capital financier n’a cure du processus de production et le productivité technologique du travailleur: son profit vient en premier lieux de magouille spéculative (pari sur la variation des monnaies, pari sur variation des taux d’intérêts, pari sur la variation des prix des matières premières, etc.) Tous les produits dérivées, qui ont des valeurs des 100 de fois plus grandes que l’échange (et la vente) des biens physiques n’étaient pas de l’époque de Marx, quoique les techniques financières de Londres étaient sous ses yeux, mais se priva d’étudier ces mécanismes, distinct de l’exploitation du travailleur.

    Marx pensait à l’opposition entre le capitaliste (étant vu comme le proprio des moyens de productions) sur les travailleurs, mais n’a pas du tout explorer le mécanisme du capital fictif, qu’il a volontairement pas exploré (voir chapitre XXV du Livre III, Crédit et capital fictif): il croyait que l’exploitation se faisait au sein de C (niveau techologique et machine) sur le V (niveau techno et scientifique du travailleur) et ne prit pas en compte l’école, qui depuis Leibniz, avait identifié l’aspect important qu’on pouvait augmenter, physiquement le profit par des progrès technologiques et l’amélioration de la productivité du travailleur: ie avec une nouvelle machine, un travailleur peut produire plus qu’avant, il devient plus productif (ainsi, au niveau de la société, ce progrès permet de maintenir plus de monde et avec de meilleur condition: un exemple simple, est l’agriculture: il fallait 80 à 90% de la force de travail d’une société auparavant pour soutenir toute la société; aujourd’hui, moins de 3%). Dans ce sens, tout le ‘surplus’ ne vient pas que du travail du travailleur (ce qui ne veut pas dire que tout le surplus doit aller au ‘détenteur’ du capital… au contraire! mais au moins, un industriel à, théoriquement du moins, un intérêt à l’économie physique et aux phénomènes de production lui-même, ce qui n’est pas le cas du financier; c’est l’économie physique, réel, qui permet la reproduction de la société et l’augmentation du niveau de vie des gens; comme Marx et bien d’autres, ils ont pris Ricardo bien trop aux sérieux… à la même époque, il y avait plus de profit au US et les salaires étaient plus haut; un fait empirique qu’un Ricardo ne pouvait expliquer à l’époque; ie, ce fait empirique était pour l’époque; on ne par pas d’aujourd’hui!).

    Les gains spéculatifs, les gains du contrôle de la monnaie et des taux d’intérêts. Exemple d’aujourd’hui clair et concret: la BCE crée ex-nihilo de l’argent, ce n’est pas de l’accumulation primitive, c’est de la création monétaire, prête à 1% aux grandes banques, lesquelles prêtres à nouveau aux États à du 4 à 10% selon les États: ils empochent du 3 à 9% (voir plus, avec effet levier et tutit quanti) gratuitement, comme un faux monnayeur le ferait. Avec ce ‘gain’, ils vont dans l’économie réelle et réclame en valeur matériel ce dut: cela génère bien sûr une inflation, mais aussi une pressurisation du travailleur et de la société pour payer ces ‘gains’ illégitimes. Ces financiers ne sont pas dans le capital C que Marx analysait: ils sont dans la catégorie D des coûts généraux, et dans ce cas, c’est du parasitisme (une secrétaire d’un bureau de médecin est dans les coûts généraux, mais est utile!) et c’est la croissance de D qui effectue des ponctions sur l’économie réelle (C + V) qui provoque les crises. C’est pourquoi l’analyse de diminution tendancielle du profit de Marx fut incapable de prévoir le futur de crises et comment il put y avoir à nouveau plus de profit au sein de (C +V) avec de nouvelles découvertes et des progrès. Mais une crise comme 1929, venait encore une fois de l’émission de crédit non contrôlée et des activités spéculatives (comme à la bourse) qui venèrent ponctionné comme une sangsu l’économie réelle.

    Et là, les arito-financiers (gentlement capitalism comme le décrive Cain et Hopkin dans leurs excellent British Imperialism, 1688-2000, quoique très très gentils avec eux) non absolument aucun intérêt à développer les pays qu’ils exploitent: comme au Mx fin du 19e, coûtait même moins cher un ‘peon’ que d’acheter des machines! De même aujourd’hui: si le ‘capitaliste’ était intelligent, aurait un intérêt à développer l’Afrique: plus ces derniers seront riches, plus je vendrai de bébelle là bas… Mais ce n’est pas ce qui arrive: l’intérêt, c’est les matières premières, les dettes d’États, etc (et occasionnellement des entreprises low-tech:et s’Il faut faire des infrastrastructures, c’est le minimum stricte pour sortir les ressources du pays, non pour réaliser une industrialisation en profondeur).

    Il a création réelle de richesse physique est répartition. Aucun pays ne peut se développer sans une infrastructure en profondeur (dont la quantité d’énergie par tête, c’est un fait crucial et indispensable): à Haiti, c’est exactement ce contre quoi lutte les paul Collier de se monde: ils veulent maintenir Haiti comme sweet shop pas cher et veule pas de grand projet pour l’île: encore une fois, donc, ‘le capital’, il faut distinguer duquel on parle, n’a pas intérêt à développer sa productivité physique (qu’ils veulent pressurisé sa productivité financière, ça oui!)

    Au revoir!

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    Merci du conseil! je tâcherai de faire plus synthétique!

    Sur la Chine: encore une fois, la Chine n’est en aucun cas un pays de libre-échange: son État intervint partout dans l’économie (avec raison,cela ne veut pas dire que tout est bien fait! tous les pays européens et US le firent, voir le fond encore tout en dictant aux autres de ).

    La Chine tire son épingle du jeux non pas grâce à la Mondialisation (entendu comme la triade dérèglementation, privatisation et libre-marché), mais parce qu’elle intervint de manière consciente dans le processus: sinon, elle aurait réduite à autant de pauvreté que l’Argentine, la Russie (la Chine a vu le carnage des thérapies de choc et à donc décider de ne pas l’imiter entièrement: n’a-t-elle pas des entreprises publiques? ) ou de l’Afrique. Et évidemment, sa croissance l’appelle à jouer un plus grand rôle dans le monde: sera-t-il positif ou non, reste à voir: mais la cause de sa croissance n’est pas dans le libre-échange stricte.

    Historiquement, accuser la Chine d’imposer le libre-échange est ridicule: lisez Naomi Klein (La thérapie du Choc, notamment pour les années 80): c’est l’ouest qui a imposé le modèle au chinois (et bien sûr, certaines élites chinoises en profitent largement). Mais si accepte de pressuriser sa population pendant un temps (et ce n’eut pas été nécessaire), elle n’en a pas moins une stratégie cohérente de développement, de transfert de technologie (ce que n’ont pas ou ne peuvent avoir les pays africains) et emploi son État pour intervenir, réguler, stimuler (comme dans la science) l’économie: ce n’est pas du ‘laisser faire’ ni du libre-échange. Le Japon exporta beaucoup, mais son modèle n’était pas du libre-échange: c’est très connu: c’était du protectionniste.

    Ici, c’est le point. En aucun cas les chinois nous ont imposés d’exporter nos usines là-bas: on avait pas a adopter le libre-échange, ce n’était pas une nécessité historique, mais le fait d’une ‘upper class’ anglo-américaine qui sait que le seul modèle économique pour conserver sa force est la ‘globalisation’ (mais plantes les graines de sa propre destruction dans le temps long…)

    Qu’aujourd’hui la Chine verrait mal que le protectionnisme revienne, c’est tout à fait normal, car dépend encore beaucoup du marché externe, tant et aussi longtemps que ne développera pas le niveau de vie des chinois.

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    Sapir et Frédéric Lordon l’écrit beaucoup mieux que moi (quoique pas d’accord en tout!):
    Mes points de désaccord avec vous:
    -protectionniste = chemise brune et le fait que vous êtes contre (ou du moins que vous pensez impossible) une politique de réindustrialisation
    Sapir et Lordon démontre le ridicule de vouloir faire l’association ‘protectionnisme’ et Lepen (ou n’importe quelle chemise brune)

    -Monnaie national = serait automatiquement pas bon (peut être bon et mauvais)

    -Surtout le passage que j’ai mis en parenthèse, vous avez au moins comprit que je n’étais pas d’accord avec vous là-dessus: qu’une politique incluant le protectionnisme serait mauvais pour le travailleur comme vous le décrivez (et j’ai montré le contre exemple de l’Argentine; évidemment, pas le protectionnisme en soi, pourrait être mauvais, c’est la stratégie, l’intention: mais inévitable pour relancer l’industrie) .

    On lira de Jaques Sapir:
    http://postjorion.wordpress.com/2011/06/12/188-sapir-oui-la-demondialisation-est-bien-notre-avenir/

    Sapir: Oui, la démondialisation est bien notre avenir

    on lira au complet ici de Frédéric Lordon:
    http://blog.mondediplo.net/2011-06-13-Qui-a-peur-de-la-demondialisation

    Qui a peur de la « démondialisation » ? une réponse de Frédéric Lordon

    De Sapir:
    «Mais il y a ensuite la seconde partie de la citation, où l’on nous affirme que « le retour à des régulations essentiellement nationales ne résoudrait aucun des problèmes ». Gros mensonge que cette dernière phrase. En premier lieu parce que ni Montebourg ni moi-même n’avons jamais affirmé que la démondialisation résoudrait tous les problèmes. Ensuite, parce que des régulations nationales sont appliquées dans de nombreux pays avec succès, qu’il s’agisse de droits de douane ou de mesures de restriction des mouvements des capitaux.»

    De Lordon sur FN dans le débat avec protection:
    «Avant de déserter le terrain, on pourrait en effet au moins avoir le réflexe d’objecter que nul ne s’inquiétait dans les années 1980-1990 que le FN campe sur les idées économiques libérales du RPR-UDF, et nul n’allait soumettre la droite dite « républicaine » à la question de cette embarrassante proximité. Curieusement les proximités ne deviennent embarrassantes que lorsqu’il est question d’en finir avec la finance libéralisée et le libre-échange – et les signataires d’Attac devraient « s’inquiéter » d’avoir ici beaucoup concédé aux schèmes réflexes de l’éditorialisme libéral. Ils pourraient également suggérer qu’on renverse l’ordre de la question, et que « l’éditorialisme » se préoccupe d’aller interroger sérieusement le FN sur ses virages doctrinaux à 180° et sur sa propension récente à aller piller (et déformer) des idées de gauche critique – paradoxe tout de même étonnant si l’on y pense, mais qui semble faire si peu problème que tout le monde se précipite plutôt pour demander à la gauche critique comment elle peut vivre dans pareil voisinage… Moyennant quoi, à force d’envahissements par l’extrême droite, qui ne manque pas de s’en donner à cœur joie avec au surplus le plaisir complémentaire de créer la confusion, et le plaisir supplémentaire de le faire avec la complicité active des victimes de la confusion, il ne restera bientôt plus grand-chose en propre à la gauche en matière économique s’il lui faut abandonner dans l’instant tout ce que l’anti-Midas aura touché. Car il ne faut pas s’y tromper : l’anti-Midas a la paluche aux aguets et il va en toucher autant qu’il pourra. On pourrait donc, par un préalable de bonne méthode, décider d’ignorer les gesticulations récupératrices du FN, de cesser d’en faire l’arbitre intempestif et pollueur de nos débats, et de continuer de discuter des sujets qui nous intéressent.»

    De Sapir:
    «II. La haine de la nation comme substitut à l’internationalisme

    L’ennemi est bien désigné pour qui sait lire : c’est l’État-nation. Les mesures impulsées dans son cadre ne peuvent « résoudre aucun des problèmes qui se posent à nous ». Pire, elles sont susceptibles de déchaîner des démons nationalistes. On connaît ce discours, mais il n’a que les apparences de l’internationalisme.

    Ce dernier, comme le disait Jaurès, n’était pas contradictoire avec la nation : « Un peu d’internationalisme écarte de la patrie, beaucoup d’internationalisme y ramène». Chez les auteurs du texte, c’est au contraire une véritable haine de la nation qui imbibe chaque ligne. Ceci provient d’une confusion (encore une) entre l’internationalisme, comme principe identifiant des problèmes communs aux hommes, et le pseudo-internationalisme postulant une identité directe et immédiate entre les hommes.

    Ce pseudo-internationalisme renvoie en réalité aux mêmes illusions d’un monde homogène que la théorie néoclassique. Et, derrière l’idéologie de la mondialisation, comment ne pas voir la refiguration du grand marché composé d’une myriade d’individus tous identiques, obéissant tous aux mêmes principes (la maximisation) et soumis aux mêmes lois prétendument naturelles sans la médiation d’un ordre politique[11].

    C’est pourquoi la démondialisation est un projet radicalement nécessaire et en parfaite cohérence avec une vision de l’économie qui dénonce ces illusions. Il faut donc réaffirmer que, sans souveraineté nationale, il ne saurait y avoir de démocratie. Sans frontière, il devient impossible d’identifier une communauté politique commune.

    Au-delà, la crise impose de penser l’échelle de l’État-nation comme une étape indispensable.

    Les crises se caractérisent en effet par l’émergence temporaire d’un effet de contexte global et généralisé[12], qui pèse alors de manière déterminante sur les comportements des acteurs. On en a eu des exemples avec la crise de 1998 en Russie et en Asie (on pense à la Malaisie) ou encore la crise en Argentine de 2001. On est alors confronté à une situation particulière de rupture, où le macroéconomique se connecte directement sur le microéconomique, sans passer par un niveau intermédiaire. Ceci renvoie à un moment donné ou un contexte particulier. En fait, un méta-contexte s’impose brutalement à tous les acteurs concernés comme le contexte de référence en raison de la violence de ses effets. Une telle situation exceptionnelle, où peut émerger brutalement une rationalité collective relativement homogène, appelle, bien entendu, une réaction du même ordre.

    L’efficacité des institutions qu’il faudra mettre en place pour faire face à la crise ne peut venir d’elles-mêmes. La cohérence de l’action économique est dépendante de la capacité des acteurs politiques de recombiner directement le macro et le micro, et cela passe nécessairement par l’étape de l’État-nation.

    Dans le cas de la Russie, c’est bien l’arrivée au pouvoir, [le] 1er septembre 1998, d’Evgueni Primakov qui a crédibilisé les institutions progressivement introduites dans le cours de l’automne, et provoqué un effet de contexte inverse à celui qui fut induit par la crise financière. À la même période, en Malaisie, c’est la brutalité de la réaffirmation du premier ministre contre son ministre des finances qui a crédibilisé la mise en place du contrôle des changes, institution qui a permis à ce pays de traverser sans trop de dommages la crise asiatique. Historiquement, F.D. Roosevelt ne fit pas autre chose quand il demanda au Congrès ce que Giorgio Agamben décrit à juste titre comme l’équivalent de pleins pouvoirs économiques, instituant par ce fait une forme d’état d’exception[13].

    La question du pouvoir devient dans ces conditions le cœur de la sortie de crise et le pivot de la cohérence. Il n’est alors de politique économique et de développement institutionnel que par la politique dans sa forme la plus nue, la réaffirmation de la souveraineté[14].

    La question qui est alors ouverte, et qu’il faut impérativement creuser, sous peine d’une incomplétude radicale de leur analyse, est celle du rapport à la souveraineté et à l’État. Il faut repousser toutes les tentatives visant à mettre hors d’atteinte de la décision politique les instruments de la politique économique, ce qui signifie revenir au cadre de l’État-nation, seule source de la démocratie.

    Bien sûr, l’État-nation peut aussi conduire vers d’autres destins, hélas bien plus noirs. Mais vouloir refuser ce qu’il apporte pour cela équivaudrait à ne plus vouloir prendre de train sous prétexte de l’utilisation du chemin de fer dans le phénomène concentrationnaire, à ne plus vouloir prendre d’avion sous prétexte de respecter la mémoire des victimes des tapis de bombes. C’est exactement ce que proposent les auteurs du texte de Médiapart.»

  9. avatar
    SylvainGuillemette

    «NENI: des politiques industrielles (investissements dirigés vers les secteurs de hautes technos, bounties, subventions, crédit, protectionnisme etc. toutes des politiques qui distordent si bien le marché, que le développement en résulte!). Ce n’est qu’avec l’avènement de 1971 et la libéralisation constante que les conditions ne cessent de s’empirer: moins de croissance (mais une croissance fulgurante des actifs financiers), moins de salaire, etc. »

    Mais cela n’empêche nullement, reconnaissons-le du moins, la concentration de la richesse au sein de la minorité parasitaire bourgeoise.

    «la Corée du Sud à fait beaucoup mieux en insistant plus sur la science et techno: voilà un pays qui en 1945 était au même niveau que la Tanzanie: tout le monde sait que l’État fut au coeur du processus économique pour le stimuler: certes, exportaient, mais importait très peu, des barrières douanières) et une augmentation du niveau de vie, incluant l’accès à la santé et avait presque qu’atteint l’auto-suffisance alimentaire dans les trois grains principaux (blé, riz et surtout mais):»

    La Corée du sud a reçu des milliards de l’Oncle Sam, elle n’a pas créé son économie elle-même.

    «c’est justement d’imposer le libre-échange et les ajustements structurelles du FMI contre tout contrôle sur l’économie par l’État.»

    Faut faire attention ici, ce ne sont pas des libéraux qui se serviront de l’État, pour le bien commun. Je ne connais pas beaucoup de dirigeant, moi, qui se serve de cet État pour le bien commun, dans le sen où par exemple, un dirigeant peut se diriger vers le socialisme, avec ce fameux État. Ce n’est pas du tout ce que l’on observe et quand on l’observe, toutes et tous s’y conjuguent, pour stopper la révolution désirée par ces dirigeants peu comme les autres.

    Et ne me citez pas dans l’histoire, des réformes de pacotille, comme des soupapes populaires par exemple, qui ne sont que quantitatives, versus un changement qualitatif.

    «Et les économistes diront que globalement, plus de prospérité: ce qu’ils ne disent pas, c’est que partout où le modèle de pure libre-échange est le plus appliquées, c’est là qu’il y a eu retour en arrière (Afrique, Amérique latine, Russie(les thérapies de choc des années 90 furent pirent que le régime communiste!), Europe de l’est.»

    Mais là, c’est qu’ils parlèrent de LEUR prospérité, à mon humble avis. Et encore, de quel régime communiste parlez-vous? On sait tous ce qu’est le communisme, ici à tout de moins, entre nous, je l’espère et nous savons donc qu’il n’y en a jamais eu de régime et que ça n’a jamais existé. L’habit ne fait pas le moine.

    Je reviendrai sans doute ce soir, le débat est très intéressant.

    Solidairement,

    Sylvain Guillemette

  10. avatar

    Je ne crois pas que le «développement» résulte des distorsions du crédit – des subventions – du protectionnisme – du libre échange comme il est dit beaucoup plus haut dans la série de commentaires.

    Qu’est-ce que le développement ? La réponse diffère selon que l’on est un citoyen du peuple – luttant chaque jour pour gagner son pain quotidien et subvenir aux besoins de sa famille et la définition diffère si je suis un capitaliste investissant mon capital pour le faire fructifier = faire des profits et encore des profits.

    Un jour les japonais sont débarqués au Pérou et ils sont allés visités un village très pauvre où les habitants vivaient de culture vivrières gardaient chacun 10 poules , un ou deux porcs, une vache et un âne pour le transport…peut-être quelques lamas. TOUS LES ENFANTS allaient à l’école et avaient un surplis et un cartable.

    Les méchants capitalistes japonais raillèrent cette communauté et jurèrent de la faire progresser et de faire du DÉVELOPPEMENT.

    Le gouvernement réquisitionna toutes les terres et les japonais investissèrent des millions pour construire des serres à fleurs et détruisirent les cultures vivrièrent et engagèrent les paysans comme travailleurs dans les serres à fleurs

    Aujourd’hui le Pérou exporte ces fleurs sur le marché du japon chaque jour. Les statistiques officielels du Pérou montre une colonne exportation de fleurs = des millions de pesos équivalent dollars. Le pays passe pour un pays prospère sous ce stricte point de vue (oublions un instant les autres misères du Pérou)

    Le paysan dont je parlais plus haut travaille dans les serres, il a attrapé le cancer d travailler dans les poisons requis pour éloigner les insectes des précieuses felurs japonaises (raison de la délocalisation des usisnes du Japon vers le Pérou) les enfants de ce paysan ont quitté l’école faute d’argent et travaillent avec leur père dans les serres empisonnées et ils mourront probablement du cancer avant 40 ans

    Le «développement » capitalisme progressif s’est abattu comme une plaie d’Égypte sur le peuple péruvien – que l’on quitte le navire les enfants et les femmes d’abord – LE CAPITAINE OBAMA ET pm JAPONAIS VOUS ATTENDEZ À LA FIN QUAND LE BATEAU SERA COULÉ. (;-))

  11. avatar

    Développement: bien sûr dépend pour qui et à quelle fin.

    Mais aurait permit qu’à Haiti, lorsque le tremblement de terre frappa, en lieu de plus de 300 000 morts, c’eut été peut-être une 100 de morts comme à San Francisco en 1987 avec un séisme d’égale intensité**.

    Sans compter ceux qui continuent de mourir par les épidémies et ceux qui par faute de moyen de reconstruire, notamment des capacités sanitaires, fautes de soins, de docteurs et infirmières (et pas seulement monétaire: physiquement; sans parler du scandale du peu d’aide internationale: mais si eux été développé, n’aurait pas besoin de dépendre de l’extérieur: le développement, c’est aussi l’indépendance, laquelle les US-Canada-Fr refuse à Haiti),

    (ie ici** pourquoi si peu de mort à San Francisco: des maisons et édifices solides construites: si Haiti eu les moyens et les capacités de construire des maisons solides qui résistent au tremblement de terre; des capacités électriques et mécaniques (avoir des camions, des grues, ambulances, etc.), des hôpitaux modernes, des usines de traitement d’eau, des capacités de construire des toilettes temporaires, etc. dans d’autres parties de l’île qui n’eut pas été affecté (ou encore dans la ville même, mais avec du solide: jamais n’eut tant de mort. ). Sans compter que le développement permettrait d’avoir l’électricité 24 sur 24 et ainsi être capable de conserver plus longtemps la nourriture, qu’on boive de l’eau impure qui causent nombre de maladies, éviterait une déforestation, car on coupe du bois pour chauffer la nourriture, c’est allez à l’école le ventre plein, c’est avoir une paire de soulier pour ne pas se blesser aisément, c’est avoir l’espérance de vie, et de qualité de vie allant à plus que 44 ans,etc. (il y la création et bien sûr la répartition de richesse physique).
    Maintenant, avec cynisme vous pourrez dire, avec raison, que pourrait écouter des programmes débiles à la télé 24 sur 24: mais il ne faut pas confondre notre état culturel, des valeurs que nous ayons actuellement et le développement… j’espère que vous aurez compris que je ne parle pas de boire du coke et d’enfiler des nikes… Aucune mère africaine, à ce que je sache, fait l’apologie de vouloir son enfant mourir à 2 ans…

    Maintenant si un investisseur externe vorace vient, nous ne parlons plus tout à fait de développement….

    et je serai franc, en Corée, le passage à un état meilleur aujourd’hui (demandez le aux coréens) fut loin de roman à l’eau de rose… pour Sylvain: c’est pas les milliards qui explique le développement: c’est la politique économique qui fut employé (et permise, là vous avez raison), car l’Égypte à aussi reçu des milliards des US depuis les années 80, c’était son allié, et n’a pas eu de tel développement, car l’Ég a du utilisé l’argent US pour acheter le militaire étranger et on lui imposa une politique néolibérale qui ne donna pas de développement: ce qui est vrai, c’est que les US n’ont pas imposé une politique néolibérale à la Corée à l’époque, qui a donc pu développer ses forces productives et son infrastructure au moyens de techniques que jadis l’Europe (et les US) connaissaient…

    ah oui: et il y a l’anxiété post-moderne bobo qui croit qu’on vit dans la pire époque de pollution: mais dans les pays développés: jamais on a vécu aussi longtemps et aussi bien dans toute l’histoire de l’humanité: si c’était si pire, ça se conterait en mort (mais ça se détériore avec les 30 dernières années néolibérales, j’en conviens et pas bien moralement et culturellement, j’en conviens aussi, mais c’est un autre processus, quoique lié). Nous compilons les raisons de pourquoi les gens meurent et les plus grandes raisons sont le fait de comportement individuel (tabac, trop de soleil: ie cancer de la peau, alcool, etc.) et non de la pollution collective. Et même sur 60 ans, les villes sont beaucoup plus propre que ne l’étaient (et on peut faire mieux, c’est sûr!) à l’époque: ie, en Europe tout était au charbon: noir de suie… Juste les moyens de traiter l’eau (et on peut faire mieux), les égouts (dans les villes comme paris, on jettait le tout dans la rue, avec des odeurs qu’aucun bobo d’aujourd’hui ne supporterait, c’était de là d’ailleurs que venait l’expression ‘tenir le haut du pavé’: les plus riches marchaient sur le côté pour ne pas être dans cette bouse…) d’éviter les épidémies en ville comme Montréal était si souvent la proie, etc.
    Il ne faut pas baisser les bras et s’asseoir sur nos lauriers, mais il ne faut surtout pas déifier le passé et croire qu’aujourd’hui tout est pire… ce n’est qu’une fois les forces de la nature partiellement maîtrisées qu’on peut croire que la nature est fragile et gentille: car en réalité, elle est impitoyable et très forte… bon j’exagère dans l’autre sens, mais simplement pour le rappeler.

    (la propension de la vie est une pression constante et une extension constante: dès que la travail humain cesse, pouf, elle revient: vidons Montréal soudainement et dans 50, 100 ans, vous aurez une nouvelle forêt, des édifices remplis de plantes et insectes, animaux etc. (qu’on pense aux villes mayas complètement recouvertes de végétation). Et même les lieux avec des contaminants sévères: des bactéries s’y trouvent et les transforment et prépare le terrain pour les prochains hôtes.

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