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L’histoire de l’adoption du système sexagésimal

Le système sexagésimal fut adopté par les Sumériens comme leur système de mesure. Jusqu’à maintenant, on ne connaissait pas l’origine et le « pourquoi » de ce choix.

On nous enseigne que les Sumériens ont d’abord favorisé le nombre 60 car il était facilement divisible. Ce qui n’a aucun sens puisque, pour ce faire, il eut fallu qu’ils connaissent déjà les mathématiques. L’origine du système sexagésimal se doit d’être plus « naturel » et surtout plus « logique ».

Alors, je me suis mis à y réfléchir. J’y étais bien obligé car je travaillais sur l’histoire de l’origine de la civilisation et la liste des rois sumériens donnait des durées de règne complètement inadmissibles.

Je devais donc trouver la solution.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce système à base de 60 fut tiré du cycle lunaire d’une durée de 30 jours.

Cela devient logique, puisque les hommes ont remarqué les phases de la Lune bien avant le cycle annuel solaire. De sorte que ce sont ces phases lunaires qui servirent, les premières, à mesurer le temps. Il faut également comprendre que ces phases lunaires servaient bien avant l’existence du calcul (les calculi) et de l’écriture; donc bien avant -9,000 av J.C..

Pour nous, aujourd’hui, dont l’esprit est obnubilé par les chiffres et se base sur la quantité pour établir des « équivalences » de poids, de temps, de volume etc., il est bien évident que 30 jrs ne peut pas représenter 60.  Mais les Sumériens ne pensaient pas de cette façon.

L’esprit sumérien n’était pas du tout obnubilé par les chiffres; il l’était par la notion de « cycle ». Et pour eux, un cycle équivalait à « 1 ».

Les hommes primitifs avaient remarqué le cycle « lunaire » bien avant de pouvoir compter; et les Sumériens n’étaient plus « primitifs » depuis déjà un bon moment, lorsqu’ils adoptèrent le système sexagésimal. En fait, ils affirment qu’ils n’avaient pas inventé ce système eux-mêmes, mais qu’il leur avait été enseigné. Ce qui est un peu déroutant, par contre vous verrez que cela est assez « normal » puisque l’adoption du système sexagésimal est beaucoup plus une « façon de penser », qu’un modèle mathématique.

Donc « 1 » cycle (mois) « lunaire » était de 30 jours qui se divisaient en une période « progressive » de 15 jours, suivie d’une période « régressive » de 15 autres jours. Ce qui replaçait la Lune dans sa « position » de départ, lui permettant de recommencer un au « cycle ». Par contre la journée centrale du cycle était « sans Lune ». Celle-ci séparait la portion « régressive » de la portion « progressive » du cycle.

Mais ce cycle « lunaire » ne pouvait pas être utilisé comme base principale, puisqu’au début du cycle suivant, la « nature » n’était pas replacée dans sa position de départ; les saisons ne suivaient pas le cycle « lunaire ».

Par contre, les Sumériens (ou leurs enseignants) étaient conscients de l’existence d’un plus grand cycle qui replaçait la « nature » à son point de départ.

Ce plus grand cycle est, évidemment, le cycle annuel « solaire », composé de 12 cycles lunaire ayant un total de 360 jours. D’où la raison pourquoi l’année sumérienne était un cycle de 360 jours. Les 5 jours additionnels se retrouvaient tout simplement « hors du temps ». Comme on peut le voir, la notion de « quantité » n’avait pas autant d’importance que celle de « l’équivalence » de ces quantités.

Ils remarquèrent que la période centrale du cycle solaire, qui équivalait à la journée « sans Lune » du cycle lunaire, était celle où le Soleil dardait ses rayons et « brûlait » la végétation « non viable », dont les « survivants » de cette période devenaient le point de départ de la partie « régressive » de ce cycle « solaire » annuel, duquel le résultat final assurait leur alimentation. On parle ici du « millet » et autres graminées qu’ils pouvaient également conserver dans des « caveaux » quasi indéfiniment.

De l’observation de ce cycle « annuel », ils qualifièrent la « journée « sans Lune » comme étant une période difficile et même éprouvante; c’est-à-dire « néfaste ». À partir de ce constat, cette période néfaste « hors du temps » s’inséra toujours lors du « transit » entre les parties « progressive » et « régressive » du cycle de la « puissance » du Soleil. Cela devenait, dans l’esprit d’un Sumérien, la structure normale d’un cycle.

Donc, la première structure « cyclique » dont ils se servirent fut de 30 jours, dont 15 étaient progressifs + 15 régressifs, le « tout »  contenu 12 fois dans un plus grand cycle « solaire » composé de 12 mois « lunaires », dont 6 étaient également progressifs et 6 régressifs, séparés par 5 jours néfastes « hors du temps ».

Les sumériens inscrivaient cette notion du cycle par un « cercle » produit dans la glaise au moyen d’un « calame » qui, pour les premiers, étaient des tiges à bout rond :

Voici ce que représentait ce « cercle » dans l’esprit d’un Sumérien :

Le cycle annuel lunaire contient donc 360 jours qui représentent les 360 degrés d’un cercle.

C’est ce cercle de 360 degrés qui devint la base du système sexagésimal. N’oublions pas que la période située à 180e degré est une période « néfaste » aux yeux des Sumériens.

En fait, ce cycle annuel « solaire » était déjà connu des hommes préhistoriques. On n’a qu’à réfléchir un petit instant sur les « svastikas » trouvés partout sur la planète, inscrits ou gravés sur les murs des cavernes, pour comprendre qu’ils représentent bien un cycle de quatre saisons en rotation vers la droite (les nazis se gouraient avec leur rotation vers la gauche).

De sorte qu’il est assurément exact que cette « notion » fut « enseignée » aux Sumériens et que ce n’est pas eux qui l’ont inventé.

Par contre, il faut absolument comprendre que c’est cette notion de « cycle » qui s’imprima dans les esprits des sumériens et que cette structure du système sexagésimal fut adopté avant même que l’écriture ne soit élaborée.

Il est d’ailleurs facile de constater que les signes de l’écriture cunéiforme tire son origine du fait qu’on se servait de ces « calames » pour inscrire les « cycles » (un cercle) qui, par la suite, en les inclinant servirent d’outil pour élaborer les « signes » représentant des « portions de cycle ».

Par exemple :

Ce qui résultat en écriture cunéiforme élaborée, où probablement, l’angle d’inclinaison du signe devait avoir une signification « progressive » ou « régressive ». Ce qui, je pense, n’est pas considéré chez les traducteurs actuels :

Donc le « départ » du cycle était de (« 15 unités » X 2) = 30 qu’ils considéraient comme la durée d’un « signe » adoptée plus tard par les astrologues.

La « portion » suivante du cycle était de (30 X 3) = 90 qui devint une « Ère » chez les Grecs.

La troisième « portion » du cycle était de (90 X 4) = 360; ce qui couvrait le cycle complet et en faisait une « unité complète ». Qui est probablement la durée que les Grecs appelaient un « Éon ».

Le cycle complet était donc composé de (« 12 unités » X 30) = 360.

Et plus précisément, chacune de ces unités de « 30 » étaient formées de 15 unités « progressives » + 15 unités « régressives » = 30.

N’oublions toujours pas que la 6e unité de temps de 30o était considérée comme « néfaste ».

Le « tout » étant de  24 unités de 15 = 360, et, par conséquent, de 360 unités de « 1 » = 360.

Le « 1 » était à la foi, « 30 » – 60 – « 90 » – « 180 » et « 360 » qui tous, devenaient des « cycles ».

Rendu au niveau du cycle « 360 », il fallut passer à une autre « échelle » qui se devait de garder la même structure « cyclique ». On remarqua rapidement, sur les cycles précédents, le lien entre 30 – 60 – 90 et 180, et on  multiplia simplement le cycle complet de 360 par 10.

Mais peut-être existe-t-il un autre cycle d’une durée de 3,600 ans que nous ne connaissons pas.

Le cycle suivant multiplie donc le cycle précédant par 10, qui devient 3,600 années « solaires » contenant 10 cycles de 360o. Le 180e degré étant toujours « néfaste ».

Ce qui établit « l’échelle supérieure » du « 1 » à = (10 X 360) = 3600. Qui fut divisé toujours en 360 degrés; donc : 15o =150, 30o = 300, 90o =900 et 360o = 3,600 ans; ce qui rendait, dorénavant, la période entre 1,500 ans et 1,800 ans comme étant « néfaste ».

Ce nouveau cycle donnait 3600/12 = 300 ans représenté par 30 degrés, donc 10 ans par degrés qui devint un autre « cycle ».

Et c’est ainsi que fut confirmé le système décimal « interne » au système sexagésimal.

Nous avons adopté ce système décimal qui, avec notre esprit ancré sur la quantité « palpable », est plus « pratique » au premier niveau de calcul; mais il est beaucoup moins « précis » au niveau de la réalité que nous observons. Par exemple, 10 divisé par 3 = 3.33333333333 qui garde toujours un « résidu » non inclus; tandis que 3/10 (portion du cycle 10) ne laisse aucun résidu.

On ne peut nier que tout soit « cyclique » dans la nature; de sorte que le système sumérien est définitivement plus représentatif de la réalité observée.

Chez les Sumériens, le point d’ancrage du « temps » était le moment du « déluge ». C’était le point, dans le temps, équivalent à « la naissance du Christ » pour nous. Pour eux, existait la période « avant le déluge » et celle « après le déluge ».

Ajoutons que la structure de leur langue laisse voir qu’ils étaient conscient de regarder continuellement le « passé » autour d’eux, et qu’ils « reculaient » vers l’avenir. Ce qui est parfaitement exact et prouvé scientifiquement de nos jours.

Sauf que chez eux, le point d’ancrage n’équivalait pas à « l’année zéro »; il équivalait au moment où toute l’humanité fut sauvée du déluge, par le dernier des sept « sages » (au sens de sept « experts ») qu’ils appelaient les « Ab.Gal » (Ab = niche et Gal = vagin)  (Apkalu en Akkadien).

Le premier des « Abgal » s’appelait « Adapa ». Il était le fils du Puissant Ea/Enki et d’une femme « humaine » (niche-vagin) donc « demi-humain » ou « demi-Puissant »; à votre choix. Ce personnage correspond à notre Caïn biblique, fils d’Ève, qui avoue : « J’ai procréé un homme avec le Seigneur! ».

Le nom du dernier Abgal, celui qui sauva l’humanité du déluge, était « Ziusudra » (le Noé de la Bible). Celui-ci, comme Caïn, était également relié génétiquement à Ea/Enki; ce qui inquiéta beaucoup son père. Mais Lamech, époux de la mère de Noé Bat-Enosh, fut rassuré sur sa fidélité conjugale par son grand-père Hénoch, qui lui expliqua que c’était « l’essence » de l’époque des  Nephilim (issus de l’union entre Puissants et terriennes) qui avait traversé les générations jusqu’à Noé; d’où son apparence physique « néphilimique ». Remarquons qu’à l’Époque de Noé/Ziusudra, le « Puissant », Ea/Enki est toujours là, puisqu’il avertit Ziusudra du déluge. Mais Lamech fut quand même rassuré semble-t-il.

Notons également que ces « Abgal » étaient des « humains » et non des « Puissants » chez les Sumériens. La confirmation nous vient de l’étymologie du mot sumérien « Ab.Gal » comme on a vu plus haut.

Le problème auquel l’archéologie fait face est qu’elle ne date pas le déluge à la même période que les Sumériens. Pour ces derniers, le déluge s’était produit à « l’ère du Lion »; tandis que pour les archéologues, le déluge fut daté d’après une remarque de l’épouse de Sir Leonard Wooley.

Ce dernier venait de découvrir, durant ses fouilles à Ur, une couche de 3 mètres d’argile « stérile » entre deux périodes d’occupation humaine. Se demandant comment expliquer ce « mystère », sa femme fit la remarque : « C’est simplement le dépôt laissé par le déluge! ». Il data cette période vers 3,500 av J.C. D’autres « couches stériles » furent trouvées sur d’autres sites et on parvint à une date « d’accommodation » de -2,800 av J.C. pour le déluge.

Chez nos « savants », c’est là la date du déluge. Ce qui laisse énormément de latitude pour discuter de la « réalité » d’un évènement comme le déluge. Quand au bateau de Noé, alors là, vous pouvez imaginer…

Par contre, nous verrons, si cela vous intéresse, que les Sumériens étaient incroyablement plus censés dans leur datation que l’épouse de Sir Leonard Wooley.

André Lefebvre

 

Auteur de:

L’Histoire… de l’univers

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 1:  La Science Secrète)

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 2: Le Mystère Sumérien

Le tout dernier livre, paru en novembre 2016 (version gratuite):

Histoire de ma nation

Tous mes livres sont offerts GRATUITEMENT chez:

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