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Levons le coin du voile

La Burqa, cette tenue que certaines musulmanes portent parfois, a fait l’objet d’un surprenant témoignage, recueilli sur Face Book, et qui mérite le détour.

La scène s’est passée à la mi-août, dans le tram 12 qui, à Genève, relie la frontière haut savoyarde de la banlieue d’Annemasse, jusqu’au centre de la métropole suisse, et elle a été racontée par un internaute nommé Christophe Piguet.

En présence, assises face à face, deux musulmanes dont l’une est entièrement voilée…et l’autre habillée à l’européenne.

(Je me suis permis un raccourci du texte initial pour aller au cœur du débat).

La seconde s’adresse à la première :

« Bonjour Madame, comme vous, je suis musulmane, mais je ne comprends pas pourquoi vous vous déguisez ainsi… Pourriez-vous m’expliquer le sens de cette tenue ? ».

Réponse de l’intéressée :

« Mais Madame, ce n’est pas un déguisement, c’est le prophète qui nous demande de nous habiller ainsi ! ».

– « ? Le Prophète ?!…vous êtes sûre ?! Auriez-vous la gentillesse de me dire où se trouve ce texte ? »

« – !…mais c’est dans le Coran ! », répond interloquée la première.

« – ! Ah bon ?!! Vous êtes sûre ? Je connais bien le Coran, et je n’ai jamais vu dans ce livre une déclaration du Prophète qui demande aux musulmanes de s’habiller comme ça ! ».

Et elle ajoute :

« Par contre, je sais que les femmes d’une tribu saharienne portaient, pour se protéger du sable, cette tenue, mais c’était bien avant la naissance du Prophète ! »

Et elle conclu :

« De plus cette zone est très éloignée des différents voyages de notre Prophète, et historiquement parlant, il ne devait même pas connaitre l’existence de cette tribu …comment se fait-il dès lors qu’il ait pu demander aux femmes musulmanes de s’habiller dans un accoutrement qu’il ne pouvait pas connaitre ? »…

La première, très en colère, réplique :

« Ça suffit Madame, c’est le Prophète qui l’a écrit, je l’ai lu ! »

«  -Ah bon, vous l’avez lu ?!…c’est une traduction ? »

« -non, je l’ai lu en arabe… »

« -Ah, vous lisez et parlez arabe couramment ? »

« -absolument… ! »

Alors à ce moment, la femme habillée à l’occidentale lui parle en arabe avec volubilité… et manifestement, vu la réponse obtenue, l’autre n’a pas compris grand-chose à la question proposée !

Alors la musulmane, habillée à l’occidentale, reprend :

« Madame, je suis professeur d’arabe et de civilisation musulmane à l’Université et je vois bien que vous ne comprenez rien à l’arabe.

Je vous ai posé des questions dans un arabe pur et élaboré, des questions à double sens, très ambigües : vous n’y avez rien vu du tout et vous m’avez répondu complètement à coté… Vous êtes née où ? » continue-t-elle.

« -je suis née ici, en Suisse » répond l’autre.

Alors celle vêtue à l’occidentale conclu :

« donc je récapitule : alors que vous êtes née en Europe, vous portez des vêtements faits pour lutter contre les tempêtes de sable d’une petite tribu vivant dans une certaine zone subsaharienne dont le Prophète n’a jamais entendu parler… vous affirmez avoir lu le Coran, mais vous êtes incapable de comprendre les finesse de la langue arabe, vous y avez trouvé des instructions vestimentaires mais vous ne pouvez me dire à quel endroit du Coran se trouve ce texte… »

« -ça suffit, madame, vous m’agressez ! » répond l’autre.

« -non chère madame, c’est vous qui m’agressez et qui injuriez ma religion, par votre déguisement, votre inculture, vous faites passer tous les musulmans pour des imbéciles fanatiques ».

Au-delà de cette rencontre édifiante, voyons ce que disent les textes anciens…

Que dit en effet le Coran : «  Ô prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées  » (sourate 33, verset 59).

Dans une autre sourate, (24/v 31) il est seulement question « qu’elles rabattent leur voile sur leur poitrine  »… lien

Rien n’est donc demandé aux femmes de se voiler de la tête aux pieds.

burka

La seule sourate qui justifierait la burqa affirme qu’Allah ordonna aux musulmans de ne s’adresser aux femmes qu’à travers une cloison, mais dans d’autres traductions, il s’agirait d’un voile… (Sourate Al-‘Ahzäb 33/54). lien

En conclusion, la règles des 4 écoles sunnites reconnues est que le Niqab n’est pas du tout obligatoire, car le visage et les mains de la femme ne sont pas une Awra (nudité). Aucun verset du Coran, ni texte de la sunna n’existe qui oblige le Niqab à la femme musulmane.lien

Rien ne justifie donc cette burqa qui, de la tête aux pieds, couvre le corps, ne permettant qu’une fente pour permettre aux yeux de voir.

Historiquement, la burqa serait d’origine assyrienne, bien avant l’existence de la religion musulmane, et ce vêtement fut introduit en Afghanistan, au début du 20ème siècle sous le règne de Habibulla, lequel avait habillé ainsi les 200 femmes (ou plus ?) de son harem afin que leur beauté ne puisse tenter d’autres hommes…un jaloux en quelque sorte. lien

D’autres explications évoquent une décision d’Atatürk qui, pour se débarrasser de cette tenue, aurait obligé les prostituées à porter la burqa, empêchant ainsi les autres femmes à la porter, sous peine de passer pour une prostituée, (lien) mais des internautes assurent qu’il s’agit d’un hoax…lien

Quoi qu’il en soit, il semble bien que le Coran, et la religion musulmane n’aient pas grand-chose à voir avec ce vêtement…inventé probablement pour réduire la condition féminine, ce qui n’est pas la seule préoccupation des musulmans.

Au-delà de ces « péripéties » qui ne ciblent qu’une religion, il faut constater que dans les autres croyances ce n’est guère mieux.

De lectures imparfaites en traductions discutables, les textes anciens sont souvent détournés de leur sens initial, ou seraient traduits différemment aujourd’hui.

Prenons le simple exemple d’Élie qui, dans la Bible, s’envole dans le ciel, dans un char de feu tiré par des chevaux : il est probable qu’une traduction du texte ancien aurait aujourd’hui une toute autre rédaction. lien

Dans la religion chrétienne, on a vu qu’il est fait peu de cas du mot « Élohim » (traduction :des anges descendus du ciel), mot utilisé dans la Bible en toute lettre, dont le traducteur a fait le mot « Dieu » au singulier, alors qu’ Élohim est un pluriel, le singulier étant Eloha.

Traduction pour le moins singulière

Si les Élohim sont à l’origine de l’humanité, pourquoi les chrétiens considèrent-ils qu’ils sont monothéistes alors qu’en fin de compte ils sont adorateurs de plusieurs Dieux ?

Étonnant…

On pourrait même aller plus loin en tentant de comprendre pourquoi Marie, la mère deJésus est considérée comme « vierge », alors que dans la traduction initiale de la Bible appelée « la Septante  », elle n’apparait que comme la mère du Christ sans qu’il ne soit fait mention à aucun endroit d’une éventuelle virginité ? lien

Bien sur, un ange lui conseilla de ne point divorcer d’avec Joseph, son fiancé, mais le père du Christ, que le traducteur appelle « le saint esprit  » n’en fait pas une vierge pour autant.lien

Au sujet de cette Bible appelée « la septante », elle est l’objet de nombreuses controverses, toujours d’actualité, car elle met en porte à faux les traductions actuelles de la Bible. lien

Les historiens affirment qu’elle est due au roi égyptien Ptolémée, lequel, 270 ans avant notre ère, la fit traduire de l’hébreu au grec.

72 traducteurs furent invités à réaliser cette traduction, chacun travaillant dans un local indépendant, sans qu’une communication avec un autre traducteur soit possible.

Or, une fois le travail terminé, il s’avéra que les 72 traductions étaient parfaitement identiques.

On peut se demander pourquoi aujourd’hui, ce sont d’autres traductions qui sont proposées aux croyants et pourquoi la Bible authentique, celle de Septante, a été abandonnée ? lien

Mais alors, la question qui pourrait être posée serait : que faire de ces religions, dont les ouvrages essentiels, mal traduits, mal lus, mal compris, ne seraient que des moyens détournés pour nous induire en erreur ?

Avec la question subsidiaire : « à qui profite le crime ? »

Vous avez dit manipulation ?

Comme dit mon vieil ami africain : « le paradis sur terre se trouve entre les seins d’une femme, sur le dos d’un cheval, et dans les pages d’un livre ».

L’image illustrant l’article vient de quadrant.org.au

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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