L’Espace-Temps

 

Notre univers est scientifiquement décrit comme étant un “Espace-Temps”. Ce qui signifie qu’il possède un aspect « spatial » et un aspect « temporel ». Cela signifie, également, que ces deux « aspects » ne sont pas identiques, sinon on n’emploierait pas deux mots différents pour le désigner.

Voyons à quel point ces deux aspects sont différents.

L’Espace, étant un « volume », fait face à une contrainte à laquelle il lui est impossible d’échapper. Son « volume » ne peut être inférieur à une certaine « distance » interne; et cette « distance » est la longueur la plus courte qui soit possible d’exister. Autrement dit : Le diamètre d’un « volume spatial » est limité à une certaine distance minimale qu’il ne peut pas franchir.

Ceci dit, voyons-en l’explication.

Une « distance » est une longueur parcourue par un « mouvement »; ce qui implique naturellement, la « vitesse » de ce mouvement. Conséquemment, une « distance » est relative à la « vitesse » du mouvement qui la défini. La distance déterminée à 10 km/h n’est pas la même qu’à 100 km/h quelle que soit la durée impliquée. Ce qui rend toutes distances et durée relativistes. Mais il existe une porte de sortie à cette « relativité »; c’est son « début ».

Nous savons que la vitesse de la lumière est un « invariant » puisqu’elle est la plus grande vitesse possible; rien ne peut aller plus vite qu’une onde électromagnétique. Elle devient donc la seule « vitesse de base » admissible pour établir une « distance de base » acceptable, qui devient alors la distance minimale parcourue à cette vitesse maximale « invariable ».

Ce qui nous amène à la longueur de Planck.

En physique, la longueur de Planck n’est pas acceptée unanimement comme étant la plus petite distance qui puisse exister. Mais nous devons concéder que la longueur de Planck est la distance parcourue à la vitesse de la lumière durant un temps de Planck. Ce qui veut dire qu’un objet voyageant à la vitesse de la lumière pendant un temps de Planck, parcoure une distance de Planck. Et comme, lorsqu’on dépasse cette vitesse, le temps « se fige » et les distances deviennent « nulles », la distance parcourue peut, assez difficilement, être plus courte que « nulle ».

Ce qui détermine le volume de base « spatial » possible, à un diamètre de la distance de Planck, lors de son « apparition ». Autrement dit : l’aspect « spatial » de l’univers n’a pas pu apparaître avant que la distance minimale possible soit parcourue à la vitesse de la lumière durant un minimum de temps qui est le temps de Planck.

Il devient alors facile de comprendre que le volume que nous appelons « Espace », déterminé par un mouvement à la vitesse de la lumière dans toutes les directions, soit une « sphère » ayant un diamètre de 10^-35 mètre (distance de Planck). Un mouvement plus rapide nous donnerait, soit une distance nulle ou un temps « figé ».

De plus, il faut comprendre que cet infime volume d’espace était la seule chose existante à ce moment-là. Rien d’autre, sauf ce volume « d’espace », n’est « apparu »; ce qui nous donne la date exacte du « Big bang » soit : 10^-43 seconde après le temps « zéro ».

Il nous est alors impossible de refuser d’accepter que le « Temps » ait commencé avant que « l’Espace » n’apparaisse, c’est-à-dire : avant le Big bang. Et comme ce petit volume d’espace initial contenait déjà toute l’énergie actuelle de l’univers, on doit admettre que cette énergie s’était accumulée durant l’intervalle de zéro à 10^-43 seconde.

Cette « durée » s’appelle : l’Ère de Planck.

Le temps est donc sorti d’un « état » d’absence de température, soit zéro Kelvin. Ce qui signifie qu’aucune énergie n’existait avant son apparition. Autrement dit, il n’y avait « rien ».

Mais puisqu’aujourd’hui, nous pouvons observer « quelque chose », il devient indéniable que ce « rien » initial présageait d’une « Potentialité » qui lui permettrait, éventuellement, d’entrer en existence et de devenir ce « quelque chose » que nous observons aujourd’hui.

Comme vous pouvez le constater, même si notre technologie actuelle ne peut pas nous renseigner sur l’avant Big bang, la toute première technologie qui nous fut fournie par l’univers lui-même, notre cerveau, nous permet, lui, de glaner certaines informations assez importantes pour instaurer la base de notre compréhension de cet univers qui nous entoure.

Amicalement

André Lefebvre

Auteur de:

L’Histoire… de l’univers

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 1:  La Science Secrète)

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 2: Le Mystère Sumérien

Le tout dernier livre, paru en novembre 2016 (version gratuite):

Histoire de ma nation

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