Accueil / A C T U A L I T É / Les Tunisiens veulent que l’arm?e Tunisienne s’interviendra

Les Tunisiens veulent que l’arm?e Tunisienne s’interviendra

Par : Nader Haddad , pour Centpapiers et traduit de  » The Independence  » .

Le principal syndicat tunisien, l’Union g?n?rale tunisienne du travail (UGTT), a appel? sur son site officiel ? la gr?ve g?n?rale vendredi 8 f?vrier, ? l’occasion des fun?railles de Chokri Bela?d, figure de la gauche assassin? mercredi ? Tunis.
Quatre partis politiques avaient d?j? lanc? un appel similaire, mais l’UGTT, l’un des principaux moteurs de la chute de Ben Ali et qui revendique 750 000 adh?rents dans toutes les r?gions, restait la cl? de tout d?brayage de grande ampleur. Si elle se confirmait, cette gr?ve g?n?rale serait une premi?re depuis 1978. M?me sous Ben Ali, l’UGTT n’avait pas utilis? cette arme, se contentant d’un d?brayage de deux heures le 14 janvier 2011, jour de la fuite pr?cipit?e de l’ex-dictateur.

 

 

Les syndicats des avocats, des magistrats et du parquet ainsi que les enseignants de l’universit? La Manouba de Tunis ont annonc? observer une gr?ve d?s aujourd’hui. La Ligue tunisienne pour la d?fense des droits de l’homme (LTDH) a de son c?t? appel? les autorit?s ? prot?ger les personnalit?s politiques

L’UGTT ?VOQUE DES MENACES DE MORT

A l’UGTT, on indique, jeudi 7 f?vrier, avoir re?u par t?l?phone depuis deux jours plusieurs menaces de mort de plus en plus pr?cises qui visent le secr?taire g?n?ral de la centrale syndicale, Hocine Abassi, et son fils. « Auparavant, nous les avions d?j? re?ues par ?crit », affirme Sami Tahri, membre du bureau ex?cutif de la centrale. Depuis plusieurs mois, les tensions se multipliaient entre l’UGTT et les autorit?s.

Des manifestations, fin novembre, dans la ville de Siliana pour obtenir le d?part du gouverneur nomm? par Ennahda, avaient fait plus de 300 bless?s, au cours d’affrontements avec la police. Et le 5 d?cembre 2012, date de la comm?moration du 60e anniversaire de l’assassinat du fondateur de l’UGTT, Farhat Hached, une figure anticolonialiste, les deux parties se sont copieusement invectiv?es et battues. Bilan : une dizaine de bless?s.
ENNAHDA REFUSE LA DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT

De son c?t?, le parti islamiste Ennahda, principale formation politique en Tunisie, a refus? jeudi la dissolution du gouvernement voulue par le premier ministre, Hamadi Jebali, issu de ses rangs, et veut poursuivre les discussions sur un ?ventuel remaniement. « Le premier ministre n’a pas sollicit? l’opinion de son parti, a d?clar? le vice-pr?sident d’Ennahda, Abdelhamid Jelassi, l’un des fondateurs du parti, qui demeure son secr?taire g?n?ral. Nous croyons nous, ? Ennahda, que la Tunisie a besoin aujourd’hui d’un gouvernement politique. »

Hamadi Jebali avait annonc? mercredi sa d?cision de former un gouvernement de technocrates « n’appartenant ? aucun parti et travaillant pour l’int?r?t de la nation », sans fournir de calendrier. Il avait ?galement promis d’organiser rapidement des ?lections, alors que des voix s’?l?vent dans l’opposition pour r?clamer la dissolution de l’Assembl?e nationale constituante. Depuis quinze mois, celle-ci ne parvient pas ? r?diger de Constitution faute de compromis r?unissant les deux tiers des d?put?s.

D’autre part il ne faut pas oublier que de nombreux Tunisiens veulent que l’arm?e va mettre ses mains pour prendre le pouvoir de la Tro?ka et assurer la s?curit? jusqu’? les prochaines ?lections.
L’arm?e tunisienne ne s’ing?re pas dans les affaires politiques depuis que la r?volution a commenc? en Janvier 2011 .

Des Tunisiens s’expriment sur les sites ?comme Facebook qu’ils veulent que l’armee Tunisienne protegera le peuple et l’infrastructure du pays .

« Les autorit?s savaient que Chokri Belaid ?tait menac? et n’ont rien fait », a d?clar? le chef du Parti r?publicain, Ahmed N?jib Chebbi, r?v?lant figurer lui-m?me sur une liste de personnalit?s politiques menac?es de mort. Son parti s’est alli? ? un front de l’opposition la?que r?it?rant l’urgence de dissoudre les milices pro-Ennahda dites « Ligues de protection de la r?volution » (LPR). Mais le pouvoir a fait la sourde oreille aux appels de dissolution de ce groupe responsable d’une attaque spectaculaire en d?cembre contre le si?ge de l’UGTT et du meurtre en octobre de Lotfi Naguedh, un opposant battu ? mort dans le Sud. Les ultras d’Ennahda ont m?me choqu? en appelant ? la lib?ration des suspects dans ce meurtre.

VIOLENTES MANIFESTATIONS

Besma Khalfaoui, la veuve de Chokri Bela?d, a aussi accus? le gouvernement de l’assassinat de son mari, alors que des manifestations ont eu lieu aux cris de « Le peuple veut la chute du r?gime » dans la capitale et plusieurs r?gions du pays, o? des locaux d’Ennahda ont ?t? saccag?s par la foule en col?re.

Ils ?taient plusieurs centaines ? d?filer jeudi sur l’avenue Habib-Bourguiba ? Tunis, haut-lieu de la r?volution de 2011. Ils se dirigeaient vers le minist?re de l’int?rieur, essuyant des tirs de grenades lacrymog?nes de la police. La veille, des heurts ont fait un mort dans les rangs de la police.

A Gafsa, ville instable du bassin minier tunisien, des centaines de manifestants anti-islamistes affrontaient violemment les forces de police jeudi. Les manifestants, qui proc?daient ? des fun?railles symboliques de Chokri Bela?d, ont jet? un cocktail Molotov sur les policiers, qui ont r?pliqu? par des tirs massifs de grenades lacrymog?nes. La manifestation ?tait organis?e par le Front populaire, une alliance de partis de gauche et d’extr?me gauche ? laquelle appartenait M. Bela?d.

Les ?tablissements scolaires fran?ais en Tunisie seront exceptionnellement ferm?s vendredi et samedi, a annonc? jeudi l’ambassade de France sur son site internet.

Commentaires

commentaires

A propos de

avatar

Check Also

Trump à la Maison Blanche, un tableau… surréaliste

Le déchaînement du harcèlement de Donald Trump à l’encontre d’un lanceur d’alerte ayant constaté qu’il ...