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Les souliers d?beu(9) Le voyage!

?Le voyage

?????????????? La premi?re nuit de voyage, du 29 au 30 octobre 1760, se passe sans aucun probl?me.? Nos aventuriers remontent le fleuve ? contre courant, ce qui prend plus de temps et demande un peu plus d?effort.? Ils avironnent toute la nuit jusqu?au au matin o? ils aper?oivent les remparts du Fort St-Fran?ois ? Cap de la Madeleine.? Michel d?cide de d?passer le fort et d?aller s?installer, pour dormir, dans une petite baie situ?e un peu plus loin.

????????????? Apr?s avoir cach? le canot, ils s?enfoncent dans la for?t ? la recherche d?un assez gros rocher.? L?avantage d?un gros rocher sera double quand ils feront leur feu de l?autre c?t? de celui-ci pour deux raisons?importantes:

1) Le feu sera cach? ? la vue du fleuve, et

2) la chaleur du feu se r?fl?chira vers les deux abris inclin?s qu?ils construiront pour y dormir enroul?s dans leurs peaux d?ours, sur un lit de branches de sapin.

????????????????????? Vers 5hre de l?apr?s-midi, tout le monde est ?veill? et bien repos?.? Ils attendent que la? brunante tombe avant de remettre le canot ? l?eau.

– Ca va pas si mal.? On devrait ?tre ? Sorel avant Minuit.? Remarque Morissette.

– Ouais, rench?rit Michel.? Demain, on va dormir sur le Richelieu.? J?pense qu?on va s?arr?ter ? St-Ours.? J?aimerais bin voir le cur?, pour avoir des nouvelles de Montr?al.

-Le cur? de St-Ours ?? C?est-y pas le fr?re de l?abb? Dufrost qui s?est battu contre les Anglais? l?ann?e pass?e ? L?vis ?? Y para?t que c?est un g?ant; dans la trentaine ? c?qu?on m?a dit.

-C?est bin lui; le cur? d?Youville.? R?pond Michel.? Mon fr?re Joseph m?a inform? que l?abb? Dufrost est probablement chez son fr?re actuellement, ? St-Ours. J?aimerais bin le rencontrer, lui aussi.? Ils sont, tous les deux, les fils de S?ur Marguerite d?Youville, qui est en charge de l?hopital G?n?ral de Montr?al.

?

???????? Elle,? c?est une fille de Varenne.? Elle a fond? les s?urs grises quand son mari est mort.? Sa m?re ?tait la s?ur de La V?rendry.

– St-Ours sera une bonne place pour coucher demain soir.? Intervient LaPlume; qui n?appr?ciait pas beaucoup les ??bondieuseries??.

???????? Deux heures plus tard, le groupe combat le courant du Fleuve St-Laurent, pour la deuxi?me nuit d?affil?e.? ? minuit, ce soir-l?, ils sont rendus ? l?embouchure du Richelieu.? Ils doivent faire tr?s attention pour ne pas se faire remarquer par les soldats anglais stationn?s ? Sorel.? Cela leur prend deux bonnes heures uniquement pour remonter la premi?re lieue sur le Richelieu.? Le courant est un peu plus fort sur cette rivi?re que sur le St-Laurent.? Ils atteignent enfin St-Ours vers? six heures du matin.

-Bonjour M le Cur?.? Je suis Michel Lefebvre.? On arrive de cap Sant?.? On vous apporte les saluts du Cur? Fillion.

-Entrez donc messieurs.? Comment va mon bon ami Joseph Fillion ?? ?a fait longtemps que j?ai pas entendu parler de lui.

?????? Les sept hommes prennent place autour de la grande table dans l?une des trois pi?ces de la maison qui sert de logis au cur?.? Un feu br?lait dans l??tre.? Sa chaleur enveloppa les six voyageurs transis.? Un autre pr?tre sort de l?une des pi?ces attenantes et s?approche.? Il est un peu plus grand que Michel, et plus large d??paule.? C?est une tr?s bonne charpente d?homme.

-Charles, je te pr?sente Michel Lefebvre et ses amis qui nous arrivent de cap Sant?. Tu connais Joseph Fillion, leur cur? ?? C?est lui qui nous les envois.? Messieurs, voici mon fr?re, l?abb? Charles Dufrost.

??????? La Mouette se l?ve, enl?ve son chapeau, s?approche solennellement pour lui serrer la main.

-Je suis fier de serrer la main du h?ros de St-Joseph-de-la-Pointe-L?vis, monsieur le cur?.

– Qu?est-ce qui vous am?ne, ? part les saluts du cur? Fillion ?? Demande l?abb?.

-On se dirige vers les grands lacs. ?R?pondit Michel.? Y? est malsain, pour nous, de rester dans les parages depuis notre p?tite aventure ? l??le aux noix.? On s?demandait si vous aviez des nouvelles de Montr?al.

-Vous ?tes les gars de l??le aux noix ?? S?exclame le cur? Joseph-Fran?ois. ?Mais, ma Foi-ieu!? Mon presbyt?re est plein de h?ros,?ce matin.? On va se faire un bon d?jeuner.? Y?en a-t-il un qui est bon pour faire la ??popote?? parmi vous ?? Je vais avoir besoin d?aide.

– Notre ??ma?tre coq?? c?est LaMouette, d?voila Morissette; et son meilleur aide c?est Simon Frenet, le jeune, assis ? c?t? de moi.? Ils vont ?tre heureux de vous donner un coup de main, M. le Cur?.

??????????? LaMouette regarda Morissette de travers et se leva pour aller aider le cur?. Simon Frenet ne bougeait pas et, la bouche ouverte, continuait de fixer l?abb? Dufrost.

-Simon !? Dit Michel.? Qu?est-ce que t?as ?? T?es fig? ?

-Non non; j?m?imagine M. l?abb? Dufrost, b?tit comme il est, en train de ??confirmer?? des soldats anglais ? L?vis.

– La confirmation n?est qu?un petit soufflet sur la joue, mon fils.? Ce que j?ai appliqu? aux Anglais l?-bas, ? St-Joseph de L?vis, les assommait totalement. Malheureusement, il y en avait trop qui voulaient de mes b?n?dictions.? Je n?ai pas pu leur distribuer ??tous les bienfaits?du Seigneur ? que j?aurais voulu leur porter.

?????????? Simon et tout le groupe ?clate de rire.? Il se l?ve pour aller seconder LaMouette et le cur?.? L?abb? Dufrost vint s?asseoir pr?s de Michel.

-Il n?y a pas beaucoup de nouvelles de Montr?al pour l?instant.? Les Anglais r?quisitionnent les armes des colons et organisent l?administration g?n?rale.? Trois-Rivi?res a capitul? et plus personne n?est int?ress? ? combattre les Anglais.

– Qu?est-ce que vous pensez de tout ?a, vous, M. l?Abb? ?? S?enquiert Michel.

– Quand je r?vise tout ce qui s?est pass?, je pense que cette conqu?te de la Nouvelle France a ?t? organis?e bien avant ce qu?il y para?t.? Je commence ? penser, ?galement, que plusieurs des autorit?s fran?aises ainsi que certain capitaines ??Canayens?? ?taient de m?che avec les Anglais.???

??????????? Ce n?est pas possible que nous ayons perdu l?an pass?, quand nous gagnions partout, les trois ann?es pr?c?dentes.? Ce que je sais pourtant, et qu?il ne faut pas oublier, c?est que plusieurs chefs ? Canayens?? sont Francs-Ma?ons et qu?ils connaissent tous les Francs-Ma?ons d?Angleterre qui sont ici.? Sans oublier ces marchands huguenots beaucoup plus nombreux en Nouvelle France qu?on peut le croire.? Je pense que ce sont eux qui ont organis? la conqu?te de la Nouvelle France.? D?ailleurs depuis des ann?es, les Canayens sont conscient que la qualit? de vie est meilleure en Nouvelle Angleterre qu?ici; et plusieurs croient que les Anglais vont mieux encourager le commerce et la colonisation.

-Ils ont probablement raison l?-dessus, d?clara Michel; mais je?n?aime pas que les ??Canayens?? passent pour des vauriens au combat quand c’est?nous qui avont gagn? toutes les batailles de c?te guerre.? Les Fran?ais ont toutes perdu celles qu?y? ont fait sans notre aide.? Pour le reste, j?suis port? ? penser comme vous, M. l?Abb?.? Surtout apr?s les actions de Montcalm, de Bougainville et de Montreuil, ? la prise de Qu?bec.? Sans compter cette pr?cipitation que les marchands de Qu?bec ont d?montr?e ? ouvrir les portes de la ville.? Y para?t qu?les Anglais, ? c?moment-l?, se pr?paraient d?j? ? partir par peur que le fleuve prenne en glace.

– Pour rajouter ? ce que tu dis, Michel, j?ai entendu dire que Murray a ?t? tout surpris de voir les portes s?ouvrir et les habitants lui faire signe de venir prendre la ville.? La bataille des Plaines d?Abraham ne justifiait pas la reddition. Tout le mondes est d?accord l?-dessus.? Mais, parlons d?autre chose; les d?s sont jet?s et tout est r?gl?.? Vous avez l?intention de faire quoi aux grands lacs ?

On va faire la traite et aider les gens de l?-bas, s?ils ont besoin de nous.? On devrait pouvoir revenir chez nous dans quelques ann?es, j?esp?re.? On va peut-?tre ?tre oblig? de passer l?hiver au lac Georges.? On est d?j? rendu au 31 octobre.

-Peut-?tre pas.? Avec l??t? des indiens, les glaces ne prendront pas avant fin d?cembre.? Vous allez pouvoir traverser la for?t pour vous rendre aux grands lacs; mais vous allez arriver l?-bas et l?hiver va ?tres entam?e, ?a c?est certain.

??????????? partir d?ici jusqu?? l??le aux noix, vous n?aurez pas de probl?mes.? Il y a une garnison ? l??le, mais si vous passez de nuit, vous n?aurez pas d?inconv?nients.? Les soldats du fort n?aiment pas en sortir.? Apr?s cela, vous n?aurez plus d?embarras avant le Fort Ticonderoga qui abrite, lui aussi, une garnison.? La difficult? va ?tre d?arriver au portage sans ?tre vu; mais ce n?est pas un aussi gros probl?me qu?on pourrait le penser.? Les soldats anglais ne sortent presque jamais des forts.? Il s?agit, pour vous, de choisir le bon moment pour passer.

??????? Les ?ufs et le p?tit lard arrivaient sur la table.? Tout le monde sortit son couteau attach? au cou et se mit ? manger.? Le cur? parla de la construction de sa nouvelle ?glise qui ?tait commenc?e, et qui devait ?tre termin?e l?an prochain.? Les coureurs de bois racont?rent l?exploit de LaMouette au Fort Jacques Cartier et celui-ci, rougissant, le nez dans son assiette, ne dit mot.? Le cur? Fran?ois Joseph fit la remarque qu?il ne semblait pas parler beaucoup.

-Parle pas beaucoup ? ?S?exclama Morissette la bouche pleine.? Si vous l?laisser commencer, y s?arr?tera plus de jacasser.? Prenez, par exemple, quand on est parti d?Montr?al, y a un mois et demi.? Y a commenc? ? parler en embarquant dans l?canot, pis y?a fini? ? Trois-Rivi?res, deux jours plus tard.?

-On ne dirait jamais ?a.? R?pondit le cur?.? La Mouette leva les yeux pour regarder Morissette, jeta un coup d?oeil?au cur?, et? replongea le nez dans son assiette.

?????? Tout le monde avait bien mang? et fumaient une pipe avant de quitter les deux cur?s.

-On va aller s?installer pr?s de la rivi?re pour dormir jusqu?? ce soir.? Ensuite on r?part en canot.? Annonce Michel.

????? Simon Frenet ?tait appuy? sur le chambranle de la porte et regardait dehors.? Retenant son souffle, il demanda doucement?:

M. le cur?; croyez-vous que j?peux tirer un coup de fusil sans vous causer de probl?mes avec vos paroissiens ?

-Pourquoi des probl?mes ?? On entend des coups de fusils tous les jours par ici.

???????? Simon ramasse son fusil pr?s de la porte, donne une pouss?e pour l?ouvrir, ?paule et tire aussit?t, comme s?il n?avait pas vis?.? La porte se referme et il repose ensuite le fusil au m?me endroit o? il l?avait prit.

-Si quelqu?un veut venir m?aider, dit-il, on va pouvoir laisser une cuisse de chevreuil au bon cur? pour le remercier de son bon d?jeuner.

?????? Il?d?gaine son couteau de chasse de sa jambi?re et sort ? l?ext?rieur.? Ce fut au tour de Lapointe de se lever et de suivre Simon.

-Il a l?air de savoir tirer, le jeune, remarqua l?abb? Dufrost.

-C?est un vrai franc-tireur M. l?abb?.? Y manque jamais son coup et y tire jamais sans ?tre cartain de frapper dans le mille. ?R?pondit Morissette. C’est son p?re qui lui a appris ? m?nager les munitions.

?????? Les deux hommes revinrent avec deux cuisses de chevreuil, le foie, la langue et les filets.? La peau ?tait nettoy?e et roul?e; Simon la tendit au cur?.

-T?nez M. le cur?; je suis cartain que vous trouverez ben quequ?un parmi vos paroissiens pour la gratter et vous la pr?parer.? Pis gardez les deux cuisses aussi.? On pourra pas dire que la troupe de Michel Lefebvre est venu mendier chez vous.? On vous doit bien ?a, en remerciement de vos bont?s.

-Merci beaucoup Simon.? Tu peux revenir t’accoter sur ma porte aussi souvent que tu le voudras.? R?pondit le cur? en riant.?

??????? ?Il prit la viande l?enveloppa dans un tissu et sortit pour la mettre dans son garde manger.? Garde-manger qui ?tait creus? dans un talus, toujours ? l?ombre, pour conserver la fra?cheur.

??????? Ils ont d? finalement se r?soudre ? quitter les deux abb?s et s?install?rent pour la journ?e pr?s du canot.? L?un d?entre eux r?cup?ra les fusils qui avaient ?t? cach?s ? l?arriv?e, et tous s?endormirent profond?ment sous les rayons du Soleil.? Il n?y avait pas encore n?cessit? de monter la garde puisqu?on ?tait tout pr?s des habitations.

????? ? la fin de l?apr?s-midi, apr?s avoir mang? le foie du chevreuil, ils chargent le canot et rembarquent pour se rendre jusqu?au lac Champlain; qu?ils atteignent le lendemain avant-midi.? Ils s??taient laisser facilement glisser au large de St-Jean, tout comme, ensuite du c?t? ouest de l??le aux noix sans se faire remarquer.? ? partir de l?, ils n?avaient cess? d?avironner ? tr?s bonne cadence jusqu?? l?arriv?e ? l?embouchure du lac Champlain.

?????? Arriv? au lac, le groupe monte le campement sur une ?le assez grande, dans le fond d?une baie ensabl?e.? Michel annonce qu?on se reposera toute la journ?e et toute la nuit suivante.? Le territoire le plus dangereux ?tait travers?.? ? partir de maintenant, ils peuvent voyager de jour.? Car s?ils rencontrent quelqu?un, ils peuvent se faire passer pour des trappeurs. C?est d?ailleurs ce qu?ils sont vraiment ? partir de ce moment-l?.

????? Le 4 novembre, ils atteignent le fort Carillon qui venait de changer de nom pour celui de Fort Ticonderoga.? Ils ?vitent, encore une fois, la garnison anglaise du fort et portagent le canot jusqu?au lac Georges.? Le surlendemain soir, ils arrivent au Fort William Henry o? ils? peuvent ?tre tranquilles, puisque ce fort d?truit est abandonn?.

???? Notre groupe de trappeurs est maintenant en position pour suivre le chemin qui m?ne au fort Chouagen, situ? sur les berges du lac Ontario.? Le voyage de Cap Sant? jusqu?au lac Georges s??tait r?alis? en 8 jours.? Ce qui ?tait un record m?me pour des ??coureurs de bois?? endurcis.

?????? Cependant, nos amis ne peuvent pas prendre le temps de se reposer beaucoup, s?ils veulent atteindre le lac Champlain avant les grosses bord?es de neige.? Heureusement,? c?est ??l??t? des indiens?? qui commence et ils b?n?ficient d?au moins une bonne semaine de beau temps pour s?avancer le plus pr?s possible de la destination.

??????? Le portage jusqu?au lac Ontario n?est pas ais?.? Ils se relayent par ?quipe de deux pour porter le canot, les autres portagent les bagages.? Ils ont bien song? laisser le canot au lac Georges, mais c?est clair qu?ils n?auront pas le temps d?en fabriquer un autre, sur place, pour la travers?e des grands lacs.?

?????? Le portage dure deux semaines.? Au huiti?me jour, une temp?te laisse une bonne ?paisseur de neige sur le sol.? Ils prennent alors le temps de se faire des patins de bois en ?pinette, liss?s ? la graisse d?ours, qu?ils installent sous un support, sur lequel ils attachent le canot.? Il est maintenant plus facile de le tirer sur la neige.? Ils ont, en plus maintenant, une ??tra?ne?? pour transporter les bagages du groupe.? Ils? ont le plaisir de croiser un beau gros Wapiti, qui les accompagne, dor?navant, pour le reste du voyage, d?coup? en quartiers, install?s confortablement dans le canot.? Chacun des hommes s?approprie une portion des bois de l?animal qu?ils transformeront soit en manche de couteaux, en aiguilles ou m?me en boutons pour les?capots d?hiver.

?

??????????? Le 20 novembre, ils arrivent sur les bords du lac Ontario pr?s du fort Chouagen, pas tr?s loin de l?embouchure du St-Laurent.

?

????????????Ils n?y restent pas longtemps, parce que, l? aussi, une garnison anglaise y est stationn?e. ? cinq heures du matin, le 21 novembre, ils repartent, coupant en diagonale, vers la rive sud du lac Ontario qu?ils parviennent ? atteindre dix heures plus tard. Ils s?arr?tent sur la gr?ve pour manger et, aussit?t termin?,?repartent de plus belle, profitant que la surface du lac restait calme. Ils ?taient extr?mement chanceux car une ??mer d?huile??, comme celle d?aujourd?hui, ?tait tr?s rare sur ce Lac. Ils continuent en longeant le bord du lac et ne s?arr?tent qu?? la nuit tomb?e. Ils leur restaient encore 25 lieues ? avironner avant d?arriver ? ?la rivi?re Niagara. ?Il y parviennent le lendemain, 23 novembre, ?un peu avant midi.

?????????? Le groupe arrive, maintenant,?? l’entr?e du?portage, au pied des chutes.? Vous pouvez constater vous-m?mes qu?ils ne peuvent pas remonter ces chutes en canots; du moins je l?esp?re.

?

??????????? On ne sait pas, cependant, si Simon Frenet songe ? son futur mariage, en contemplant ce d?cor grandiose.? Ce qui est certain, c?est qu?aujourd?hui, ce site est renomm? pour les voyages de noces de nouveaux mari?s.

?????????? Ayant portag? tout leur mat?riel, nos coureurs de bois ne moisissent pas en haut du portage et repartent aussit?t pour??viter les « mauvaises rencontres ».? ? une lieue de l’embouchure du lac ?ri?, ils s’arr?tent pour installer leur camp.? Cette fois-ci, les hommes sont ext?nu?s. Le canot?pench? sur le c?t?, ils installent une toile et se couchent pour s’endormir aussit?t

??????????? On va donc laisser nos ??coureurs de bois?? s?y refaire des forces.? Parce que si vous regardez la carte plus haut, leur destination ?tant la Baie des Puants; que l?on voit sous le nom de ??Green bay??(au centre gauche sur la carte).? Vous constatez qu?ils ont trois grands lacs ? traverser.? Ce qui n?est vraiment pas une sin?cure, ? entreprendre au mois de novembre, vous l?aurez devin?.

??????????? Nous, on revient dans trois jours.

????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? Elie l?Artiste

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