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Les souliers d’beu (16) Le massacre

?Le Massacre

-M. Nicolas Lefebvre !? S?exclame le commandant Etherington en lui tendant la main; votre fr?re Michel n?est pas avec vous ?

– Votre ami Michel a succomb? aux charmes d?une jolie Canayenne qui habite New York, Commandant.? Mais je l?ai troqu? pour deux autres de mes fr?res.? Voici Jean Baptiste, l?ain? et Joseph qui n?est pas encore le dernier.

– Vous voulez dire qu?il y a d?autres ??fr?res?? Lefebvre, en plus de vous quatre ?

– Il en reste un autre.? Mais je ne crois pas que vous verrez Fran?ois un jour.? Il n?est pas aventurier comme nous.

– Messieurs, c?est un plaisir de vous rencontrer.? J?esp?re que vous deviendrez mes amis comme Nicolas et Michel le sont devenus.

??????????? Jean Baptiste et Joseph serrent la main tendue du commandant.

– Nous tenions ? vous rencontrer Capitaine.? S?excuse Jean Baptiste.

– Et nous ne voyons pas d?objection ? devenir vos amis.? Rench?rit Joseph en serrant la main offerte, ? son tour.

– Venez vous asseoir messieurs.? Vous prendrez bien un verre de gin avec moi ?

– C?est pas de refus; r?pond Nicolas.? Ses deux fr?res se contentent d?un signe de t?te.

?????????? Il??tait convenu, entre les trois fr?res, que ce soit Jean Baptiste qui d?cide si on d?voilerait le projet de Pondiac au commandant.? Nicolas regarde son fr?re parler de traite et de chasse, encha?ner avec une discussion sur les chevaux, d?crire la terre de Michel ? New York, mais, qui n?aborde aucunement la r?volte des sauvages.? Nicolas en d?duit que Jean Baptiste avait une bonne raison de s?abstenir.? Une heure passe ? jaser de tout et de rien.? Le Capitaine Etherington est convaincu de s??tre fait deux nouveaux amis.? Il donne son accord pour que les trois trappeurs quittent le fort aussit?t que les glaces deviendraient suffisamment solides, et les Lefebvre s??clipsent pour rejoindre leur campement.

– Veux-tu me dire pourquoi tu ne lui as pas parl? de Pondiac ? ?Demande Nicolas.

-Parce que ce gars-l?, y parle trop et y cherche trop ? se faire des amis.? Il risque de demander au premier sauvage qui passe si ce qu?il a apprit est vrai.? On a avarti Langlade l?automne pass?, au sujet des indiens, non ?? Si Langlade avait confiance en lui, le Capitaine serait d?j? au courant et nous en aurait parl?.

– C?est vrai que Langlade est au courant.? Ducharme m?a dit qu?il l?avait avarti lui-m?me.? J?me demande pourquoi le commandant n?en a pas parl? ?

– J?viens de te l?dire.? Langlade a pas confiance et attend ? la derni?re minute. C?est c?que j?ferais moi aussi.

???????? Cette ann?e-l?, les glaces ne furent s?curitaires qu?au d?but janvier.? Jean Baptiste sugg?re le d?part pour le 4.? Tous les pr?paratifs s?ach?vent le 31 d?cembre, lorsque sur l?heure du midi, Joseph aper?oit des canots qui avancent sur le lac. ?Ces embarcations transportent des soldats anglais et un trappeur Canayen du nom de Jean Baptiste (on aurait pu le deviner) Cadot (Prononcer?: Cadotte).? Joseph siffle son fr?re Jean et lui signale les canots qui arrivent.? Jean Baptiste vient le rejoindre rapidement.

-C?est Cadot qu?y? arrive, joual-vert !? Y?est interpr?te et traiteur au Sault Ste-Marie.? Je me demande ce qu?y vient faire par icitte.? Et les deux fr?res se dirigent vers le rivage.

-Salut Cadot !? Qu?est-ce qui t?arrive ? ?Demande Jean Baptiste en entrant dans l?eau pour attraper le bout du canot.

– Salut Jean.? Y?a eu un feu au Fort et y?a plus de place pour loger ces soldats.? Ils vont passer l?hiver icitte.

-O? est leur commandant ?

-Y est rest? au fort.? Y a ?t? br?l? et est incapable de voyager.? J?dois aller voir Etherington.

-Tu vois le campement l?-bas ?? C?est le mien.? Reviens me voir au plus vite, j?ai qu?que chose de grave ? te parler.

– Pr?pare-moi un repas chaud pis j?reviens de suite.

-Te tourmente pas, on a de l?orignal et du ??p?tit caribou??. (M?lange d?alcool et de vin)

-Je r?viens vite pour le ??p?tit?caribou??.

???????? Cadot se retourne et trotte vers le fort.

??????? Il y avait eu un incendie au fort de Sault Ste-Marie et il ne restait qu?un seul b?timent utilisable comme habitation.? Le commandant Jaumet avait ?t? bless? et ?tait demeur? sur place avec quelques soldats et un trafiquant anglais nomm? Alexander Henry.

– C?est qui ?a Cadot ? ?Demande Nicolas ? Jean Baptiste

– Cadot ?? C?est un canayen de Batiscan.? Y?est au Sault Ste-Marie depuis l??ge de dix-huit ans.? Y en a maintenant quarante.? Y?a ?pous? la fille d?un chef indien de la tribu des Saulteux, pr?nomm?e Anastasie.? Gr?ce ? leur union, Cadot influence cette tribu.? Son m?rite personnel fait que les sauvages l?on nomm? comme un de leurs chefs et son influence a grandit d?autant.? Jean Baptiste Cadot est un autre de nos h?ros canayens, mon ti-fr?re.? Y va venir nous voir tant?t.? Y va probablement rester avec nous autres qu?ques jours.? Tu vas bin t?entendre avec lui.? C?t?un sapr? bon homme.?

???? Une heure plus tard, Cadot entre dans l?abri.

-Salut tout le monde !? Jean Baptiste m?a dit qu?y?avait du p?tit caribou dans c?te campement icitte.

– Tire-toi une b?che pis viens t?asseoir Cadot.? Invite Joseph.? On t?attendait.? Mo? j?m?appelle Jos et lui c?est mon fr?re Nicolas.? Jean Baptiste va sourdre icitt?-d?dans ?dans pas long.

????????? Nicolas lui tend un gobelet du pr?cieux liquide et Cadot en go?te une lamp?e. Cadot avait mal accept? la reddition de la France; mais, comme plusieurs, apr?s avoir ?t? t?moins des avantages et du respect envers les Canayens d?montr?s par les Anglais, il ?tait devenu leur alli?.? Tout comme les La Corne, les Beaujeu, les Langlade, les Baby et tous les autres.

– Eh !? ?a fait du bien par o? ?a passe ?a, les p?tit gars !? Merci ben.

??????? Jean Baptiste entre sur les entrefaites.

– Tiens !? Mon ami Cadot !? J?vois que tu tiens promesse.? On va manger tout de suite, si tu veux.

– Laisse-moi go?ter ? ce nectar.? On fume pis on mange apr?s; tu voulais me parler ?

-Ouais.

???????? Et Jean Baptiste lui relate alors le r?cit de la rencontre de Michel avec Pondiac.

– J?avais comme l?impression que qu?que chose tournait pas rond avec certains de mes sauvages.? R?plique Cadot.? Mais si y?avaient re?u un wampum de guerre, j?l?aurais su.? On va garder les yeux ouverts.? Il faut que je retourne au commandant Jamet au plus coupant; y?est pas mal br?l? le malheureux.? ?a va bin lui prendre un mois pour se r?tablir.

– Il faut faire ben attention ? qui qu?on d?voile les plans de Pondiac.? Notre groupe a contact? tous ceux qui savent tenir leur langue, jusqu?en bas de la Nouvelle Orl?ans.? Il ne faut pas que les sauvages apprennent qu?on ne tient pas ? faire partir les Anglais, pour la bonne s?curit? des Canayens; et je te demande de ne pas mentionner nos noms, surtout pas celui de Michel.

-T?inqui?te pas.? De toute fa?on, ton fr?re ? fait exactement ce qu?y a promit ? Pondiac.? Y lui a promit d?alerter les Canayens au sujet de la r?bellion et c?est en plein ce qu?y a fait.? Personne ne peut rien y reprocher, m?me pas le grand sachem.? Bon ! Maintenant que tout ?a c?est r?gl?, on mange o? ?

????? Le lendemain les glaces sont prises sur le lac.? Pas moyen de partir pour Cadot avec ses canots et pas encore assez solide pour le d?part des Lefebvre.? On d? le remettre au 10 janvier. ?Entretemps, nos trappeurs ont commenc? leur travail et les peaux s?accumulent tranquillement.? Le 10, ? la toute premi?re lueur du jour, c?est l?appareillage.? Jean, Nicolas et Joseph saluent Cadot et les deux groupes partent ? pied chacun de leur c?t?.

????? Les Lefebvre atteignent la Baie des puants quatre jours plus tard.? Cadot arrive, ? sa maison du Sault Ste Marie, sept jours apr?s son d?part.? Le voyage fut beaucoup plus long ? partir du 21 f?vrier, lorsque le commandant Jamet d?cide de se rendre ? Michilimakinac accompagn? de Cadot, Henry, deux autres Canayens et deux sauvages.? Jamet et Henry, n??tant pas habitu? aux raquettes, ralentissent ?le groupe consid?rablement.? Apr?s sept jours de marche, on n?est encore qu?? moiti? chemin et les rations s?ach?vent.? On envoie les deux Canayens en avant avec les deux sauvages, pour aller qu?rir des provisions.? Ils reviennent quatre jours plus tard et on parvient finalement ? Makinac, apr?s cinq jours ?prouvants de plus.

???? Pendant ce temps, la routine ? la cabane des Lefebvre, pr?s du fort, a reprit son cour et la traite, ainsi que le trappage, va bon train ? la baie des Puants.? Jean Baptiste ne s??tait pas tromp? au sujet du Capitaine Etherington.? Langlade veut attendre au printemps avant de le mettre en garde contre Pondiac.? Il est toutefois rassur? par le travail de renseignement que Michel et Jean Baptiste ont fait au Illinois et au Mississipi.

???? La fa?on que Michel a n?goci? avec le grand chef, laisse toute libert? aux Canayens d?attendre le r?sultat de la r?volte avant de s?impliquer.? Langlade disait, lui aussi, qu?il fallait attendre d??tre certain de la victoire de l?un des deux partis, avant d?y prendre part.? C??tait une question de survie pour les Canayens.? Les habitants de la Baie Verte ? cette ?poque?sont : Lagral, Jean Baptiste Brunet, Amable Roy, Jean baptiste Leduc, Joseph Roy Marchand, Langlade et ses neveux?: Gauthier de Vierville et Pierre Queret.? Tous sont mis au secret de la situation.

???? La p?riode de traite et de trappe dure plus longtemps que l?ann?e pr?c?dente.? Ce n?est qu?? la fin mai que Langlade et tous les Canayens de l?endroit prennent la direction de Mikinac.? ? leur arriv?e, ils trouvent le commandant Jaumet et le traiteur Alexander Henry au fort.? Cadot ?tait retourn? chez lui, ? sa maison du Sault Ste-Marie, en f?vrier.

???? Etherington est heureux de revoir Langlade et les Lefebvre.? Personne encore ne sait que Pondiac avait d?j? tent? de prendre le fort D?troit et qu?il a d? y renoncer.? Il s??tait introduit dans le fort avec 50 braves pour, disait-il, faire la danse du Calumet; mais c??tait plut?t pour ?valuer les forces du commandant.? Le grand chef sollicita alors une rencontre avec le Commandant Gladwin.

??? Quelques jours plus tard, les sauvages de Pondiac arrivent ? la r?union, leurs armes dissimul?es sous leurs v?tements.? Mais Gladwin, averti l?automne pr?c?dent, savait ce qui se tramait et dispose toute sa garnison, arm?e et bien en vue, aux positions strat?giques. (Pour prot?ger les Lefebvre, on fit circuler la rumeur que le secret avait d?coul? d?une indienne, ma?tresse du commandant, qui l?avait pr?venu).

???? Lorsque Pondiac se rend compte que les soldats l?attendent, il retient son signal d?attaque et se retire, contrari?, avec ses guerriers.? Il revint le 6 mai ? la t?te de 65 canots remplis de guerriers.? Cette fois-ci, Gladwin lui refuse l?acc?s ? l?int?rieur et Pondiac entreprend le si?ge du Fort D?troit.

??? Ce fut Francois Morel qui vint livrer la nouvelle de ces ?v?nements ? Jean baptiste Lefebvre.? Il se pr?sente ? M?kinac le lendemain de l?arriv?e de Langlade.? On convient alors, que le moment est venu pour informer le capitaine Etherington du danger imminent.?

???? Celui-ci doute ?norm?ment de la possibilit? d?une r?bellion indienne g?n?rale.? D?ailleurs les indiens qui fr?quentent le fort, ne d?montrent que de l?amiti? pour les anglais.? Il s?y d?roule m?me moins d?accrocs que d?habitude et le commandant est tout ? fait convaincu que sa g?rance est tellement appr?ci?e, qu?aucun indien ne se r?voltera sur son territoire. ?Langlade lui r?p?te son avertissement ? trois occasions diff?rentes.? La troisi?me fois, Etherington lui r?clame de cesser de l?importuner avec ses craintes de vieilles femmes.? Lorsque Laurent Ducharme vient l?aviser du m?me danger, le Capitaine a du mal ? garder son calme et intime Ducharme de ne plus l?importuner avec ces extravagances.

???? Le 4 juin ?tait l?anniversaire du roi Georges III.? Tous les soldats sont libres pour la journ?e.? Une f?te est organis?e pour c?l?brer l?anniversaire.? Les indiens Ojibwa pr?sentent, au d?but de l?avant-midi, une partie de crosse, entre eux et les Sacs du Wisconsin, pour marquer la c?l?bration.?

???? La partie se d?roule avec l?intensit? habituelle d?montr?e par les joueurs sauvages.? Les bless?s, jambe ou bras cass?s,? sont communs dans ces joutes.? Le capitaine Etherington, invit? ? assister au match, est assis pr?s du terrain.? Lui et ses hommes son subjugu?s par la partie en cour.? Les portes du fort sont grandes ouvertes.? Graduellement quelques indiennes s?infiltrent dans le fort.? Elles dissimulent des armes sous les couvertures qui les enveloppent.

??? Les joueurs de crosse lancent la balle toujours un peu plus loin, ? par inadvertance ?, vers les portes du fort et courent, ? chaque fois, la r?cup?rer.? Le Capitaine a plac? une gageure sur la victoire des Ojibwa, mais la partie est encore nulle entre les tribus.

??? L?atmosph?re autour de la joute d?borde d??nergie joyeuse et la f?te bat son plein. Tout ? coup la balle, lanc?e en l?air, passe par-dessus le mur du fort et tombe ? l?int?rieur. Les joueurs s??lancent o? les femmes les attendent.? Ils s?emparent de leurs armes et?

C?est le massacre.? Toute la garnison est ? leur merci.?

??? Langlade, de sa maison situ?e sur une petite ?l?vation, suit la joute, accoud? ? une fen?tre.? Il est t?moin impuissant du carnage.? Ce n?est que tuerie suivie de lev?e de scalp.? Etherington et son second, Leslie, sont fait prisonniers et emmen?s dans la for?t.? Alexander Henry s?enfuit et vient qu?mander asile ? Langlade.? Son ?pouse, Charlotte Bourassa, cache Henry dans le grenier.? Celui-ci horrifi? peut ?pier le d?sastre ? travers un interstice dans le mur.

????? Langlade remarque tout de suite qu?aucun Canayen n?est malmen?.? Les sauvages se limitent ? attaquer seulement les Anglais.? C?est la preuve que tout ceci est bien organis? par Pondiac qui assi?ge D?troit.? Aucun Canayen ne participe au combat.? Ils assistent impuissants au d?nouement de l’incident.? Le lieutenant Jamet, bataille contre les sauvages, ? l?int?rieur du fort.? Il en tue plusieurs, arm? de son sabre, mais succombe et est finalement scalp?.? Le traiteur anglais nomm? Tracy, qui arrivait de ses canots au bord du lac, est saisi et tu? d?un seul coup de tomahawk.? Dix-huit soldats et deux autres traiteurs de nationalit? anglaise sont captur?s et tra?n?s dans la for?t avec Etherington.? Il y eut en tout dix-sept victimes d?assassin?es.

???? Deux jours plus tard, au couch? du soleil, le commandant Etherington est amen? et ligot? ? un poteau, ? la vue de tous, ? l?or?e du bois.? Les sauvages, escort?s de leurs femmes et enfants, sont assis tout autour, o? la lumi?re d?un feu projette une lueur blafarde sur le prisonnier.? Le capitaine sera br?l? au poteau de torture.?

?????Au moment o? quelques guerriers Ojibwa approchent les torches pour embraser les fagots au pied du supplici?, une ombre aux cheveux noirs, retenus dans un chapeau de chasse poilu, bondit devant le pilori, pousse du pied les fagots et tranche les liens du commandant.? Il entra?ne le capitaine au centre ?clair? par le feu et s??crit?:

– Ceux qui n?aime pas ce que je viens de faire, peuvent venir me l?exprimer tout suite. ?Il empoigne explicitement, dans chaque main, son couteau de chasse et son tomahawk.

???? Aucun indien ne s?objecte.? Ils connaissent la vaillance de Charles Mouet de Langlade; celui qu?ils nomment ??Le brave des braves??.?

????? Charles am?ne alors Etherington ? sa maison o? sa femme lui prodigue des soins.? Quelque temps plus tard, arrive une nombreuse troupe d?indien Odawas du lac Croche.? Ils sont outr?s de ne pas avoir ?t? pr?venus de l?attaque, ce qui les a priv? du plaisir d?y participer.? Leur r?plique est de d?livrer et amener le capitaine, son second Leslie et leurs soldats.

????? Avant de quitter les lieux, le commandant nomme Langlade en charge de Michilimakinac.? Il fait ?galement d?p?cher une note au lieutenant Gorell, ? la baie des Puants, le sommant d??vacuer le fort imm?diatement et de le rejoindre avec armes et bagages. C?est un conseil que lui souffle Nicolas Lefebvre.? L?arriv?e du Lieutenant et de ses hommes lui garantit que les indiens ne le feront pas prisonniers une deuxi?me fois durant le voyage.

???? La r?volution des sauvages vient vraiment de se d?clencher.? En un peu plus d?un mois, les sauvages s?emparent des Forts Sandusky, Saint joseph, de la Presqu’?le, Miami, Venango et Michillimakinac, ainsi que plusieurs autres petits postes.? Seuls les Forts Pitt (Pittsburgh), Ligonier et Detroit parviennent ? r?sister aux assauts de Pondiac.? Par contre, le Fort Niagara n?est pas inqui?t?.? Pondiac le juge trop bien fortifi?.

???? Suite ? ces ?v?nements, les militaires britanniques et les colons am?ricains sont constern?s et commencent ? avoir peur.??Tout l’Ouest est en train de tomber aux mains des sauvages.? Amherst ne sait plus trop comment r?agir.? C?est bien la premi?re fois de l?histoire que les indiens s’unissent et agissent de la sorte, et notamment, qu?ils parviennent ? s?emparer de fortifications d?fendue par des garnisons militaires.

???? Les Canayens, quant ? eux, attendent l?issue des combats avant de prendre position. Sauf qu?en 65, l??v?que de Qu?bec leur demandera d?aider les Anglais dans leur conflit.? Certains accepteront parce que Pondiac commence, ? ce moment-l?, ? perdre des alli?s parmi les tribus.

???? ? New York, le g?n?ral Amherst, commandant supr?me en Am?rique du Nord britannique, d’abord d?contenanc? par la vigueur des attaques de Pondiac, d?cide finalement de d?tacher, au plus vite, un fort contingent de troupes r?guli?res pour secourir les forts assi?g?s.? Il est appuy? par des miliciens volontaires am?ricains de la vall?e de l’Ohio.

????En juillet 1763, la troupe du colonel Henry Bouquet, officier suisse au service des Britanniques, se rend aussi vite que possible dans la vall?e de l’Ohio.??Compos?e du 42e r?giment ?cossais, d’une partie du 60e et de Rangers am?ricains, la petite arm?e de Bouquet, environ 600 hommes, se dirige vers le Fort Pitt, tout pr?s de l?endroit o? s??levait autrefois le fort Duquesne, sur la rivi?re appel?e par les Canayens?: ??La rivi?re Malengueul?e??; c’est-?-dire la Monga?la.

???? Lorsqu?ils y arrivent Jean Baptiste est d?j? sur place, avec ses deux fr?res Joseph et Nicolas.? On pourra donc assister ? l??v?nement.? Avouez, pour une fois, que nous sommes tr?s chanceux.

Amicalement

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