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Les profiteurs de guerre oubliés (8) : les petites start-ups de la mort

L’argent coulant à flot des caisses du Pentagone, en mal de formation de pilotes, plusieurs petites sociétés sont apparues pour venir partager le gâteau.  Des passionnés d’aviation, pour la plupart, qui, pour faire voler leurs rêves d’antan d’avions à réactions ont parfois passé d’étrange accords ou rapporté de drôles d’engins des pays de l’Est.  Des petites sociétés qui s’arrangent entre elles quand il le faut, et qui vivent aussi de l’argent de collectionneurs ou des musées, désireux de tomber sur la pièce rare.  Parfois, c’est un million de dollars de bénéfices, sur un seul avion.  Encore faut-il trouver la bonne occase…

red_eagle-879f3On a donc affaire à sinon des magouilleurs, du moins des brocanteurs d’avions, voire des « ferrailleurs aériens » sans trop de scrupules sur qui l’Air Force veille, et surtout laisse faire, car elle en utilise aussi les contacts, quand les siens sont devenus inopérants, ou pour jouer au jeu dangereux de la géopolitique sans jamais vraiment apparaître : c’est avant tout le gros avantage de la privatisation des guerres, on le sait. Les sociétés mercenaires servent de paravent au pouvoir en place pour des opérations douteuses : à eux de prendre les risques, en cas d’erreur la Pentagone sortira sa célèbre tirade du déni plausible, la base juridique d’un nombre incalculables de coups tordus.  Ce qu’on découvre en épluchant un à un les numéros des appareils F-5 B, les modèles vendus au Bostwana, où l’on tombe bien sûr par exemple sur le modèle OJ-22, un biplace acheté en 1996 venu directement de la zone de stockage canadienne de Bristol Aerospace à Winnipeg.  C’est bien celui qui avait été vu emballé sur place.  Même chose pour le OJ 24 ou OJ 25, venu lui aussi du même endroit à la même date.

F-5-2-021dcMais pour les autres, on se retrouve avec des avions annoncés comme vendus à « Aero Vision » en 2008 mais toujours visibles…chez « Red Eagle Avionics », un hangar du New Castle County Airport (ILG), à l’adresse 1 Dales Way, à New Castle, dans le Delaware. Une vue Google Maps de l’adresse de la
société montre en effet de nombreuses carcasses, queues séparées des fuselages (pour récupérer les moteurs).  Or sur le site de Red Eagle Avionics, ne figure aucune allusion aux F-5 entreposés.  A se demander pourquoi autant de petites entreprises se sont engouffrées dans la revente des vieux coucous.  On découvre la raison en étudiant plus attentivement les liens entre ces dernières et leur possible fournisseur… de l’Est.  Une autre firme discrète apparaît en effet dans les registres d’acheteurs de F-5B canadiens : Logix Global Inc.  Une firme de Lewis, dans le Delaware, dont la spécialité semble être le refurbishing… d’hélicoptères russes de type eagles_google-babdf
Mi-8.

Du moins c’est la première impression.  Derrière l’entreprise se dissimule en tout cas un russe d’origine, Alexander Glovastki, tout droit sorti en effet du Polytechnic Institute de Novocherkassk… un endroit situé aujourd’hui en plein conflit avec l’Ukraine !  Voilà un lien à creuser, depuis l’origine du conflit…

medusa_system-ca1c2L’homme est associé à Dan Hodges, dans la vente de ces MI-8.  Or ce dernier est aussi un tout jeune retraité de l’armée, car c’est un ex-lieutenant colonel dans la Garde Nationale !!!,  Un pilote, qui a été instructeur sur F-16 pendant 18 ans de 1996 à 2014, sur la base du 162eme FW de Tucson en Arizona.  L’une des premières bases à s’être engagée à former des pilotes de l’Otan, dont les hollandais et les belges : voilà qui donne une bonne piste connue, pour sûr, pour comprendre la suite !  Mais à bien regarder, on découvre que ce n’est pas leur raison d’être : les hélicoptères… et les F-5D ne sont qu’un moyen de ramasser de l’argent pour réaliser le projet qui leur est cher : remettre au goût du jour un projet électronique enterré dans les années 80, procédé inventé en 1980 sous le nom de « GENESYS system » par l’ingénieur scientitifique Richard -Rick- Gerdes (ici en 1957 chez Thomas Brown– Burr-Brown Corp- pionnier des transistors).  Appelé « TM », pour « transpositional modulation«  (brevets déposés en 1991 et ici l’année précédente), il permettrait de remplacer à la fois les ondes AM et FM.  L’entreprise qui s’en charge est TM technologies, une société de Tucson (Arizona) qui propose le procédé original de communications développé chez Medusa Scientific.  En somme, le trafic d’avions et d’hélicoptères n’est que la source de financement d’une start-up de l’électronique !!!  Avec à la base un procédé qui reste bien mystérieux, et sur lequel on sait peu de choses.  Mais il révèle la méthode : celle d’attirer des investisseurs en leur promettant des profits rapides, à des taux de retour faramineux.  Le Pentagone couve-t-il là une découverte qu’il pourrait utiliser dans les années à venir ?

aposse_doc-2b9deLa firme a établi en effet sur le papier la liste de ces « investissements : des F-5D, par exemple, annoncés 2, 4 millions seraient lâchés au plus bas à 1,8 million, et dégageraient une marge de 900 000 dollars pièce, ayant été achetés également à ce prix : en bref, ils offriraient une rentabilité de 50% !!! Un rendement bien meilleur que les placements à la Madoff !!! Les hélicoptères, annoncés à la vente à 7, 8 millions de dollars, une fois repeints.  Ils sont en effet achetés vides et équipés de moteurs neufs venant de chez Motor Sich, en Ukraine, avec qui la société à passé contrat.  Ils reviennent alors à 4,7 millions au départ, auquel on ajoute 300 000 dollars de publicité, note encore le site.  Une publicité ou intervient le groupe derrière tout cela : CMC Apossé, groupe multimédia qui réalise les séquences vidéo époustouflantes de Air&Space télévision…

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mil MI-8Les pubs au contenu patriotique au possible, vantant les mérites de l’Air Force.  En réalité, les carcasses de Mi-8 ont été achetées à peine 150 000 dollars seulement pièce, et il y en aurait 12 à proposer à la vente !!! La société en effet tablé sur douze exemplaires pour la première phase de développement, puis 61 la seconde et même 60 encore la troisième, pour un total de 1,19 milliard de dollars à la vente !!!! De quoi ravir les banquiers peu scrupuleux !  D’autres domaines de recherche intéressent Medusa, dit leur responsable Hodges, « qui comprennent le développement de capteurs ultra-sensibles de champ électriques et de l’imagerie hyperspectrale, qui s’étend sur les fréquences infrarouges et ultraviolettes « . Le projet paraît bien aventureux économiquement à bien y regarder : un spotter curieux en visite en Floride retrouve en piteux état fort récemment un des F-5 enregistrés chez Logix Global Inc, le canadien CF-116D N°116837, venu de son escadron 419 de Cold Lake en 1995, puis emmené à Trenton et à Mountain View pour être exporté comme N837LG pour Logix Global Inc, et revendu depuis à Global Aviation International of Jupiter, Floride (with N475QA). Le signe que les promesses de ventes miracles de Logix Global ont déjà fondu…l’arrière a été enlevé, pour travailler sur les réacteurs (des Orenda) extraits.

motor_sich-50bd8Chez TM alias Logix Global Inc., les ventes d’avions ou d’hélicoptères sont présentées comme une sorte de pyramide de Ponzi, mais dont les résultats seraient garantis… par la forte demande de pays émergents vers un renforcement de leurs armées au moindre frais.  Pour Motor Sich, les fabriquants de turbines des Mi-8, empêtré dans le conflit actuel, c’est une bouée de sauvetage inespérée : voilà que nos start-ups s’invitent dans la géopolitique !! Motor Sich est en effet l’un des plus grands fabricants d’hélicoptères et de moteurs d’avion dans le monde, et de la crise politique actuelle entre la Russie et l’Ukraine a menacé sa production.  Selon le rapport annuel 2012 de Motor Sich, 93,1% de ses revenus (d’environ 1,66 milliard de dollars) provient des exportations.  La société vend environ la moitié de ses produits en Russie, qui comprend la production de moteurs pour les hélicoptères Mi-8 de transport militaires de la Russie. Car là-bas, l’ultimatum russe est tombé : « Le vice-ministre ukrainien de l’Industrie et du Commerce, Iouri Slioussar, a déclaré le 15 juillet que Motor Sich exportait toujours ses produits vers la Russie et que les autorités ukrainiennes devaient comprendre qu’il était impossible de trouver d’autres acheteurs pour ces produits. Konstantin Biriouline, directeur adjoint du Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS), a déclaré le 11 août que Motor Sich comptait quitter l’Ukraine pour ne pas perdre l’accès au marché russe des moteurs d’hélicoptères. Mais Motor Sich a démenti ces informations ».

De la géopolitique, car si Motor Stich vend suffisamment aux USA ou là l’Ouest… ce n’est pas le cas sur place avec l’absence de commandes russes : l’entreprise, ukrainienne, pourrait s’effondrer faute d’achats… russes : « fait intéressant, Anton Mikhnenko, le directeur adjoint au Centre basé à Kiev pour l’armée, la conversion et études sur le désarmement, pense que la perte du marché russe pourrait saper les entreprises ukrainiennes de défense. Il a dit que si « les entreprises ukrainiennes perdent le marché russe, certaines entreprises vont s’effondrer. » Il est peu probable que Motor Sich sera en mesure de récupérer le marché russe dans un avenir proche. Dans ce contexte, « le gouvernement ukrainien devra soutenir l’industrie de la défense nationale » pour l’empêcher de l’effondrement possible, a-t-il dit. D’où les appels du pied au marché de l’Ouest, dans lequel les start-up de la mort ont déjà mis le pied ! Mikhnenko ne disant rien d’autre, explique la presse : « Il a également été suggéré que, puisque l’Occident est réticent à imposer des sanctions plus sévères à la Russie, il pourrait au moins donner un coup de main aux entreprises ukrainiennes situées dans l’est du pays »... en donnant par exemple un coup de pouce aux achats de turbines ukrainiennes par des firmes privées américaines, ce qui permet de ne pas impliquer le gouvernement !

Dans ce cas de figure, on retombe inévitablement sur… Aerogroup.  Avec une autre belle histoire de contrats juteux, mais qui a mal tourné, celle-là.  Début mars 2014 on apprend que la Suède signe un contrat de 550 millions d’euros pour prolonger le bail des JAS 39 Gripen de la République tchèque.  Les américains font alors grise mine : ils ont offert en 2013 et même répété une offre en février 2014 de louer 16 avions F-16 (des modèles récents, des F-16C / D Bloc 50/52) à la place des Gripen, formation et logistique comprise, pour 360 000 euros seulement : ça brade sec, à l’évidence, comme à l’habitude des USA dès qu’il s’agit de flinguer un concurrent coriace.  Mais les tchèques n’ont même pas daigné répondre, ils les ont snobés, et ce, à deux reprises.  Or on constate que dans les négociations, le contact américain n’est pas le Pentagone, mais la firme privée « Aero Entreprises« , dirigée par un certain David (Dave) Cannavo, avec comme porte-parole Stephen Bulboff.  Or Cannavo est comme par hasard lui aussi de… Reno, où il dirige une autre entreprise : Red Eagle (oui, celle-là même déjà citée plus haut).  Elle a pour spécialité la remise à jour des vieux »warbirds » soviétiques, tels le MiG 21, le Yak 52 ou l’Aero L-29 Delfin, ou les vieux moteurs Vipers, que les russes ont copié pour leurs Migs !!!  Une société dont les avions finissent 1er, 2me et 3eme des courses de Renon affiche leur site qui montre un Delfin comme exemple !!!

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PennyVictorArcher-305x401C’est Cannavo et son Aero Enterprises qui ont déniché par exemple le superbe L-39 appelé Pipsqueak (ici à droite), du Warbirds of Delaware, compétiteur de course à Reno. Cannavo l’aurait déniché en 2004 en Tchèquie,  Un appareil portant le numéro de production 0105, le cinquième L-39 produit, construit en 1974, qui n’avait pas été retenu jusqu’ici par les acheteurs américains qui cherchaient les modèles plus récents construits au milieu des années 1980.  Or selon Cannavo, ce modèle 0105 était beaucoup plus léger que les modèles plus récents, et son moteur étai quasi neuf.  Le voilà donc expédié à Reno, pour devenir le plus rapide L-39 du monde…  » Dave est le «génie créateur» de l’industrie de warbird » précise le site de la bête toute rouge. « Dave apporte un ensemble incroyablement unique de compétences à la communauté des warbirds. Dave est la seule personne dans le monde qui se qualifie pour, et peut faire tout ce qui suit: soigneusement suivi et certifié par le BATF – le Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives, en somme les douanes US) – et le Département d’Etat, c’est un marchand d’armes enregistré, autorisé à importer des «armes de guerre» qui est l’étiquette que le Département d’Etat donne à nos warbirds. Dave a des contacts d’affaires dans plusieurs anciens pays du bloc soviétique, dont la Russie, qui l’aident à identifier les avions à vendre. Dave effectue ensuite l’inspection de préachat, emballe l’avion pour l’expédition et organise le transport vers les États-Unis. De retour aux États-Unis, il guide l’avion aux milieu des inspections douanières et le BATF.  Dave prend alors la livraison, ouvre la caisse, et assemble l’avion, parfois sans instructions en anglais. » Le résultat vole ici.  Le L-39 étant la nouvelle coqueluche de Reno. A l’évidence. Un dernier détail à préciser : Pipsqueak a dégotté comme premier pilote un gars connu : « la troisième pièce essentielle de l’image de la course est le pilote.  Avant d’acheter « Pipsqueak » Joe a obtenu l’engagement de John Penney, un bon ami et une icône du Reno Air Racing.  Pendant des années, John a été associé au classe Unlimited « Rare Bear », un avion Bearcat combattant Seconde Guerre mondiale. Avec John au joystick, « Pipsqueak » a choqué les participants et les foules avec sa vitesse et sa performance, et a gagné haut la main le Jet Class 2005. John a suivi avec une autre victoire facile en 2006. » En fait, Penney est aussi célèbre que sa fille, que vous découvrirez un peu plus loin à l’épisode N°12. La dame, prénommée Heather, pilote à la fois le très élégant Delphin L-29 Raju Grace, mais a aussi été pilote de F-16. Notamment, un certain 11 Septembre…
cannavoUne autre histoire vaut également son pesant de mouron.  Ancien directeur d’Aero Taxi, Cannavo, qui construit lui-même à 18 ans une réplique du Spirit of St-Louis (présenté à Oskosh en 2003 * et ici à gauche) s’est en effet lancé dans le business d’achats d’avions ex-soviétiques dans les années 90, en commençant par deux L-29 Delfin tchèques, puis des Mig-21, et plus tard des L-39 devenus en Europe des avions d’acrobatie à réaction peu frayeux. C’est aussi lui qui a ramené un MIG-23 à géométrie variable biplace, dont il est le seul pilote qualifié aux USA.  Un avion impressionnant, dans le cockpit duquel on retrouve en train de parader… Mark Daniels ! Pour attirer davantage les tchèques, les USA leur proposent une formation complète (dite de « recyclage ») des pilotes aux États-Unis, qui serait « couverte par un fonds spécial de soutien du Pentagone visant à aider les alliés de l’OTAN » peut-on lire sur un site chèque. Des formations faites par des contractants, tel… Aerogroup, bien entendu ! On se demandait à quoi servait AeroGroup dans toute cette histoire : maintenant on le sait  De faux-nez au gouvernement US, comme l’exemple de la Tchéquie le démontre avec brio ! Daniels s’était immiscé à sa façon dans les ennuis du Pentagone en tchéquie.  Le 28 mars, 2014 AeroGroup Incorporated (AeroGroup), annonçait alors (surprise !) avoir signé un accord dmig_23-8e758e regroupement avec Aero Enterprises, pour je cite « fournir une expertise et des services pour les efforts visant à aider (sous réserve de l’approbation du gouvernement des États-Unis) dans les propositions pour l’acquisition et l’éventuelle re-transfert de avions F-16 et F-16 de formation pilote pour la Force aérienne tchèque et slovaque », la firme rappelant sa formation de pilotes hollandais et la vente de leurs F-16 comme preuve de son efficacité.  C’était le coup de la dernière chance, tenté par Aerogroup… discrètement poussé dans le dos par le Pentagone !

nnextAux Etats-Unis, comme en Europe, il devient difficile à échapper à un meeting de warbirds sans apparition d’un petit avion bien connu. Le L-39 Albatros, vu récemment aux mains des pilotes de l’armée syrienne : des avions d’entraînement transformés pour la circonstance en avions d’attaque au sol. L’avion est d’origine… tchèque, qui était destiné à remplacer les Delfin L-29, justement et c’est un des plus rencontrés dans le ciel américain : il s’en est vendu plus de 300 aux particuliers ! L’avion dans son jus se négocie à 160-210 000 dollars, un engin plus récent avec une avionique en LCD entre 180 et 240 000 dollars. Dessiné en 1966, l’avion est sorti en 1968 mais n’a été construit à la chaïne qu’en 1972 : c’est un petit bolide aux formes très aérodynamique qui se révèle parfois dangereux : à la suite de l’accident de la patrouille Breitling, en France, on a restreint son domaine de vol.  C’est une autre petite firme, démarrée en 2012 à Lakeland, en Floride, puis à Dekalb, Illinois pour atterrir à Rockford, Illinois. qui en vend aussi et forme ses pilotes.  Elle est dirigée par Nathan Jones, President de « Code 1 Aviation » (vous êtes à bord du N187D) : c’est l’ancien responsable de la maintenance chez Draken International, (on va en reparler plus loin).  Mais c’est une autre société vendeuse de L-39 qui va retenir notre attention… l’Albatros est en vente… à un tarif plutôt élevé : 525 000 dollars. La version modernisée du L-39 vient de se voir distribuée aux Etats-Unis par…. Drake. Le moteur est désormais un Williams International.

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Ces entités qui retapent des avions ont une autre tendance évidente : d’être construites comme des poupées… russes. L’une contenant l’autre, où l’une étant reliée à l’autre. C’est ainsi qu »on apprend le 2 novembre 2012 que Logos Aviation Services a changé d’adresse, mais pas seulement.  L’entreprise de Fred Daniels (le fan de bikers faisant la fête avec les vétérans des Marines) a été transférée chez… Mark Daniels.  Un document fédéral le confirme, et donne comme nouvelle adresse 500 Universitty DR 110 Jupiter en Floride 33458.  Un bâtiment anodin de l‘University Commons : en somme des chambres d’étudiants…

N168D-8d10fNotons avant que l’immatriculation accordée au L-39 de Code 1 Aviation est plus qu’intéressante, car c’est aussi celle d’un avion CASA 295 bien particulier, vu souvent en Colombie, notamment ou à Kandahar comme ici le 27 juin 2005.  Un avion de transport appartenant à Aero Contractors et sa boîte aux lettres Devon Holding and Leasing, installée comme à Lexington en Caroline du Nord… une entreprise connue comme paravent de la CIA avec son Casa N196D.  Le N196D, N187D, N168D et N219D étant cités page 9 sur les 64 du rapport de l’Europe sur les avions dits de « rendition » ayant servi à transporter des prisonniers pour être torturés dans un autre pays que les USA. Voici donc un autre usage pour les avions des smp : servir à en effacer d’autres des tablettes.  A voir comment la FAA effectue le registres des engins volants aux USA, ça ne présente aucune difficulté et cela aide considérablement les falsificateurs, dont surtout les trafiquants de drogue… bien aidés par les enregistrements de sociétés fantômes à Wilmington, dans le Delaware, sur qui se concentre tous les objectifs des journalistes enquêtant sur des coups tordus. On commence à tourner autour du même pot, là.

 

(*) notez l’insigne dans le capot d’hélice de l’original : révélateur, n’est-ce-pas…

http://en.wikipedia.org/wiki/Spirit_of_St._Louis#/media/File:Spirit_of_St._Louis_Nose_Cone_

la référence de la photo du Spirit dans le texte est l’ouvrage « Delaware Aviation » de Jan Churchill et le Brig. Gen. Kennard R. Wiggins Jr. page 95

 

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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