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Les profiteurs de guerre oubliés (4) : les avions des musées… et l’argent des casinos

De pire en pire, cette saga :  aujourd’hui, on va s’apercevoir que l’on peut être directeur de musée et trafiquant, et s’associer à un créateur de jardins d’enfants (?) pour fonder une entreprise de mercenaires.  Que l’armée américaine, également, n’avait rien prévu de l’évolution de l’aviation et n’avait pas davantage anticipé la formation de ses pilotes, tant elle était obnubilée par la technologie et les dépenses somptuaires qu’elle provoquait. Des petits malins (les mêmes déjà cités) vont sans difficulté lui proposer d’utiliser de (très) vieux coucous rachetés au poids de la ferraille pour en faire des avions d’entraînement au combat aérien… On croît rêver, quand on analyse les deux derniers conflits ayant impliqué l’armée américaine, qui n’ont connu aucun combat de de type, et  une armée qui n’a pas su poursuivre au sol des fantassins seulement équipés de Kalachnikovs, autrement qu’en leur balançant un tapis de bombes extrêmement coûteux. Bref, on s’en aperçoit déjà, tout ceci ne serait pas arrivé si le Pentagone ne s’était pas montré aussi inepte….

tulsa_museum-9c9c6Entre 1988 et 1998, Mark Daniels a été le président et le fondateur de National Search Services, Inc, une société de services d’enquêtes.  Entretemps, l’ancien vendeur de voitures (de Ferrari) est devenu un spécialiste… des vieux avions, au point d’être élu directeur du National Aviation Museum de Tulsa, en Oklahoma, (une association sans but lucratif) de 1989 à 2001, où sa responsabilité principale consistait en l’acquisition et l’importation d’avions de combat militaires.  Le musée est situé au bout d’une des pistes de l’aérodrome de Tulsa, comme on a pu le voir, à quelques centaines de mètre du Hangar de Miller et Daniels.  Au départ le musée était un simple hangar du Spartan School of Aeronautics.  Le musée propose au public un F-14 Tomcat, amené à car le chef de la Naval Air Station Oceana, déplacée à Naval Air Station de Cecil Field, le capitaine Stephen Eric Benson, originaire.. de Tulsa.

astra-2d246L’origine de l’entreprise est assez obscure, mais on découvre après d’intenses recherches les liens qui l’unissent directement au Pentagone, des liens que l’on retrouve dans le dédale des créations d’entreprises du sieur Daniels.  Pour cela il faut en effet remonter à ces entités précédentes celles d’Aerogroup.  Il y en a trois successives, appelées Gen II, Inc. devenue plus tard Date 1, Inc et Diversified Resources Group, Inc..  C’est l’avant dernière qui nous donne la clé de l’énigme.  Date 1, Inc n’est pas en effet une entreprise d’aviation, mais d’électronique et d’informatique créée par une sommité 0. Howard Davidsmeyer, un ancien pilote de chasse sur Hellcat et Corsair de la seconde guerre mondiale, qui a été de 1984 à 1990 l’ Executive Vice President of General Dynamics Corporation and United Technologies Corporation, rien que ça, en étant aussi directeur chez le géant des télécoms AT&T.

comlink-b69b8Un de ses adjointsMichael Kamkar a été de 1983 à 1988 Chief Executive Officer of Intelligent Computer Designs Corporation (ICDC), en Californie.  Davidsmeyer a été consultant pour for Teltronics, Inc., ComCentral Corporation, Nordan Industries, mais aussi un le co-fondateur de ComDev, racheté par General Dynamics.  Or la grande spécialité de ComDev ce sont les micro-ondes, utilisées dans les communications, notamment satellitaires, depuis 1974. ComDev est notamment l’inventeur de la technologie « Beam Link » pour le programme des satellites ASTRA.  Autrement dit, la firme travaille dans un secteur ultra-sensible des communications.  Date 1 Inc est devenu Diversified Resources Group, Inc (ou DRGI,) .le 15 mars 2002, nommant à sa tête… Mark Daniels.  Dans le changement de nom, il y a aussi un accord passé avec la FAA sous le terme du « FAA Part 145 », qui accorde à la firme le droit de réparer les avions de Delta Airlines, Continental Airlines, ASA (Delta Connection ou Atlantic Southeast Airlines) et de COMAIR au Melbourne International Airport.  Comair étant aussi installé à Tulsa.

La Navy, au seuil de l’an 2000, comme l’US Air Force, est alors confrontée à un problème lié aux communications.  Ou plutôt de protection par brouillage de leurs appareils, dont seuls les vieux EA-6B Prowlers peuvent assumer le rôle de protection.  La guerre en Afghanistan a ravivé le problème avec la crainte des Manpads, des Stingers que les américains ont distribué aux talibans pour lutter contre les russes, et qu’ils n’arrivent pas à retrouver (j’ai conté l’histoire ici).  L’E6B est confronté à un problème de vieillissement de l’aile, et il faut trouver une solution rapide de remplacement : 67 appareils sont cloués au sol, pour y être modifiés, 50 autres le sont pour des problèmes de moteurs. La solution est la mise au point d’un pod de brouillage externe, que d’autres appareils pourraient emporter : F-15 ou F-16 (et même le B-52 !). pods-46a4a « En décembre 2001 « analyse des alternatives », une étude du Pentagone a conclu que, plutôt que de remplacer le Prowler avec un seul système, le ministère de la Défense préférerait que la Force aérienne et la Marine développent des capacités de guerre électronique complémentaires. « Nous avons pris une approche globale, basée sur les capacités et mettent l’accent sur le concept d’opérations communes de force aérienne », a déclaré Albrecht. « L’approche que nous aimerions poursuivre comprend des avions d »escortes de pénétration et des composants existants déjà. »

pod-2-9f810Comme le sujet est ultra-sensible, on cherche à le tester le plus discrètement possible.  C’est là qu’intervient la nouvelle société Aerogroup, créée sur la base de Diversified Resources Group, Inc, qui obtient début 2002 un contrat pour tester les pods et entraîner les pilotes de la Navy à les utiliser comme le révèle un document du 7 février.  Ce sont donc de vieux Hawkers qui emporteront les pods de brouillage externes destinés à protéger les incursions US en Afghanistan.  Selon les deux dirigeants, ça revient moins cher à l’armée et au contribuable : « Daniels et Miller disent qu’ils ont déjà loué certains des jets à l’armée américaine pour une utilisation dans des exercices d’entraînement au prix de $ 5000 à $ 10 000 par heure. Ils ne voulaient pas dire lequel des branches militaire louait les avions. (la Navy !) Les hommes disent que location des jets de AeroGroup est logique, parce que cela coûte moins de l’armée ayant pour loger et y maintenir les jets lui-même. « Ils devraient avoir 300 personnes enrôlés pour faire ce que nous pouvons faire avec 20″, a déclaré Miller. »

pod_hunter-48288Pour Daniels, le programme est donc un franc succès :  « AeroGroup International Corporation a terminé avec succès la phase de test de ses commandes d’attribution des tâches initiales avec l’US Navy. Les ordres de tâches, qui sont liés à un contrat de trois ans avec JN Technologies, Inc., ont eut lieu de la semaine du 21 Janvier 2002 au 30 Janvier 2002. La tâche impliquait l’utilisation de deux des Hawker Hunter l’avion de chasse de la société pour des missions spécifiques au cours des jours désignés, pour un total de 40 heures de vol. La mission de la marine américaine, entièrement classée, a entraîné des ventes brutes pour AeroGroup de plus de 250,000 dollars. Les tarifs contractuels sont négociés « secs », ce qui signifie que le gouvernement fournit aussi le carburant. Ce qui est une valeur considérable pour la société, les coûts de carburant constituant la plus grande dépense d’exploitation pour les appareils tactiques de la Société » ; Daniels rappelant dans son communiqué qu’il a effectué « des essais en vol de dispositifs avancés de guerre, pour le gouvernement des États-Unis ». À la fin de la mission, le PDG de AeroGroup Mark Daniels a dit : « Nous sommes très heureux du succès de la mission. Notre personnel, les deux avions a fonctionné parfaitement.« . Aerogroup est donc bien un contractant privé de l’armée américaine.  A noter que Daniels évoquera des liens avec une société appelée JN Technologies, qui, recherche faite, s’avérera avoir comme adresse une maison de plain pied (valant 262 000 dollars quand même) dans un secteur résidentiel d’Orlando et non une entreprise ou une usine….

maison-2-34f2cMais après cela, AeroGroup peine à se développer, alors que la demande en formation d’aviateurs vient d’exploser après le 11 Septembre.  Ils ne sont pas assez nombreux, et leurs avions sont trop anciens surtout. S’ils avaient des F-16, cela irait mieux …. c’est pourquoi leur comptable les rapproche d’autres financiers de Sarasota, dans l’espoir d’en acheter : Tampa Bay Financial (qui a déjà aidé à financer les tests des pods), qui leur propose un curieux deal : la fusion avec une de leurs sociétés, Diversified Resources Group, en donnant en échange 65% des parts de l’entité à Daniels, et apportant 1,5 million en cash, sous forme de paiements mensuels de 100 000 dollars dans un premier temps.

xk149tulsa-923caAu moment de signer, Daniels se ravise, et TBF commence à rechigner, arguant que la rentabilité annoncée n’est pas au rendez-vous : AeroGroup a alors déjà investi dans 63 appareils, mais seuls 15 sont en état de vol.  Les avions d’origine anglaise, dont certains n’ont été achetés que 20 000 dollars pièce sont tombés en panne trop facilement (ici par exemple le Hunter F.6A XK149 vu à Tulsa, le 24 août 2000, venant directement de Bruntingthorpe, il sera scrappé en 2011, sans jamais avoir été réimmatriculé aux USA– 8714M étant son numéro d’origine-) répond aussitôt en menaçant de réclamer 1,25 millions de dommages… le conflit durera 2 ans et se résoudra à l’amiable, pourtant.  Entre temps, en mars 2004, Daniels a reçu 500 000 dollars en cash d’un autre investisseur, en échange d’actions de la société.  Là encore, on retombe sur une opération douteuse.

blue_chip-10391L’homme s’appelle Kevin F. Flynn, c’est un jeune businessman de Chicago qui est à la tête d’une société, avec son père et son frère, appelée Emerald Ventures. Elle a commencé par la création de terrains de jeux pour enfants, Discovery Zone qui se retrouveront à 600 exemplaires aux USA avant d’être revendus en franchise à Viacom Inc, puis s’est continuée avec Blockbuster Entertainment Corporation (des magasins de locations de vidéos, appartenant à Flynn).  La famille s’est lancée ensuite dans les casinos, avec la belle réussite du Blue Chip de et des « Riverboat casinos » de Michigan City dans l’Indiana, mais ils vont essuyer à la même époque un revers en tentant de construire le casino de Rosemont.  Là-bas, ils seront en effet bloqués par l’Illinois Gaming Board, qui en 2001 les a accusés d’avoir caché des choses sur son fonctionnement. Une enquête du FBI avait en effet révélé qu’au conseil d’administration devait siéger Joseph Salamone et son frère Vito, tous deux soupçonnés d’être en relation avec la mafia américaine.  L’accord devant être prévu dès 1999.  Le scandale, mêlé à un scandale de fonds versés à des politiques, entraînera rapidement la faillite d’Emerald.  Voilà qui investissait, à l’époque, dans des entreprises d’aviation militaires des SMP !!!

doc_gardes_suisses-5e073Dans son indispensable document « Des gardes suisses à Blackwater« , Jacques Roche de l’IRSEM , résume ainsi qui sont ses « nouveaux venus » civils du marché militaire : «  Des aéronefs. Aux hélicoptères et aux avions de Xe et des filiales de Cobham s’ajoutent de petites flottes d’avions militaires appartenant à des sociétés spécialisées dans la formation au combat aérien. Au Canada, Northern Lights dispose de Hunter et Top Aces d’Alpha Jet ; aux États-Unis, ATAC aligne des Kfirs, Aerogroup des F-16 et des Skyhawk, tout comme ATSI… tulsa_hunters-97c57Ces appareils jouent le rôle des Opfor, les Opposing Forces, lors des manœuvres aériennes, navales ou terrestres ; ils testent aussi la défense antiaérienne. D’autres sociétés, comme Lear Siegler Services (filiale d’URS Corporation, équipée de Bell TH-37 et TH-1H), forment les pilotes militaires » (…) L’acquisition de ces équipements prouve que les SMP disposent d’importantes ressources financières leur permettant d’investir dans des matériels lourds, aux coûts de fonctionnement élevés. Le rachat des petits prestataires de services militaires, à partir des années 1990, par de grands groupes industriels et financiers, a permis aux SMP d’avoir accès à des ressources financières exceptionnelles ». De l’argent à profusion dont l’origine n’est pas toujours claire ; comme on vient de le voir.

 

hunter-4c4c8Les avions sélectionnés par Daniels sont loin d’être en bon état : ainsi avec ce Hunter T.8M XL603 « Sea Harrier » de la Navy anglaise, un modèle biplace vu à Tulsa le 24 août 2000, partie arrière enlevée (derrière lui, le Harrier ayant servi à la pub Pepsi).  On peut voir ici le même avion en face du hangar de Tulsa, avec un autre Hunter F.6A XK149, ce dernier ayant l’arrière retiré et le biplace l’arrière remis en place.  Mais ils ne sont pas chers : le Hunter biplace avait été racheté 2 600 livres seulement par le collectionneur Clive Forshaw, qui l’a revendu en 1999 à Global Aviation Inc, le pré-Aerogroup, qui au final n’en a rien fait.  L’avion a été revendu en 2010 à Jaime Pinto de Camelot Aviation, à Bonifay, en Floride.  Pinto l’a remis en vente juste après sous l’immatriculation N419ZS.  Il est annoncé désormais à 19 000 dollars (15 000 euros, moins cher qu’une Clio).  Pinto a aussi deux Jet Provost et deux Migs 21 annoncés comme « vendus »,  L’un des deux Provost est un BAC Jet Provost MK 5A de 1972, N355A, S.N. XW-317, annoncé à la vente pour 54 000 dollars. En photo, ce qu’il reste du XL603 en 2012..

HUNTER_PIECES-91b4eEn fait de sécurité, on va assister à quelques couacs, comme on va le voir ; elles mettront en veilleuse les prétentions de ces entreprises à se présenter comme aussi fiables que l’armée.  Aerogroup y échappera (pas tout à fait comme on va le voir plus loin), mais d’autres auront moins de chance.  Tel récemment encore le crash d’un Hawker Hunter MK-58 le 20 octobre 2014 près de la base militaire de la Point Mugu Naval Air Station (abritant le Marine Fighter Attack Training Squadron 101 ou VMFAT-101) celui d’une autre équipe de formation apparue après celle que j’évoque (Hunter Aviation International, Inc. selon la presse).  L’avion, (un MK-58 dessiné par Sydney Camm ; celui qui avait dessiné le Hurricane et le Typhoonhawker_crash-95394était tombé dans un champ agricole de Port Hueneme le 31 octobre 2014, et appartenait en fait à Airborne Tactical Advantage Company (ATAC),  Le pilote, Charles Rogers de l’Utah, ancien pilote de l’Air Force, avait été tué sans avoir réussi à s’éjecter.  Un autre avion du même type (le N329AX) s’était crashé sur la même base, le 18 mai 2012, tuant aussi son pilote (Thomas Bennett) Faire voler des avions aussi anciens présente aussi quelques risques.  La veille du dernier crash, la Navy avait pourtant renouvelé son contrat avec la société ATAC : un contrat juteux de 12 798 915 dollars, dit « à prix fixe » (le contractant ne peut pas recevoir davantage).  Début 2015, il était prévu une rallonge, pour atteindre un total de 7 449 300 dollars… ce ne sont plus de vieux avions, mais des lingots d’or volants !
f-16-2-b1079En décembre 2002, Mark Daniels arrive enfin à ses fins : il achète 7 biplaces at Lockheed Martin Block 15/40 F-16B à l’armée hollandaise, après avoir tenté d’acheter 12 monoplaces. «  Daniels affirme que les F-16 seront les avions principaux de l’entreprise. Le gouvernement néerlandais a accepté l’offre AeroGroup et le Département d’Etat américain a approuvé la revente de l’avion, dit Daniels, mais les détails du contrat final sont en cours d’élaboration. Les F-16 seront démilitarisés et enregistrés comme avions civils. Une mise à jour logicielle sera dé-activée, ainsi que le systèmes d’armes de contrôle de tir ». Aujourd’hui encore, le lot de F-16 représente la principale carte de visite d’Aerogroup, sur son site internet.  aerogroup_f-16-88853La Hollande revendra plus tard ses autres F-16 à la Jordanie : en novembre 2005 la Jordanie souhaitait en effet acheter 5 F-16AM monoplaces et 3 F-16B biplaces aux hollandais ; s’ajoutant au deux lots de 16 (fournis en 1996) et 17 exemplaires fournis auparavant par les USA.  Ce sont 6 appareils biplaces qui seront finalement achetés en septembre 2008. Les belges leur en ayant vendu 14 entre temps en 2007.  Des modèles anciens, mais upgradés vendus 70 millions d’euros.  En septembre 2013, 15 autres F-16 hollandais devaient être vendus à nouveau à la Jordanie.  Et c’est alors Aerogroup qui formera les pilotes jordaniens. En 2008 ce seront les pilotes belges : le secteur a le vent en poupe, avec les guerres en cours (Irak, Afghanistan).

Tout va pour le mieux pour les affaires d’Aerogroup, mais en 2003, le brouhaha incessant des F-16 et des vieux Hunters fort bruyants provoque un clash avec les résidants de Melbourne, qui se sont plaints à la Mairie ; les hollandais se révèlent trop bruyants (il faut dire qu’ils ont un sacré modèle ici et là. et qu’ils toujours été impressionnants en meeting, notamment avec le capitaine Stefan « Stitch » Hutten aux commandes). Des centaines d’habitants ont signé des pétitions, les conseils municipaux ont adopté des résolutions et le maire ‘Indialantic s’est plaint dans une lettre au ministre de la Défense des Pays-Bas. 

aerogroup_badge-db460« Sous la pression du public et des politiciens, les responsables de l’aéroport ont commencé à chercher un moyen d’obtenir le départ d’AeroGroup – même si cela signifiait une perte annuelle 300 000 dollars à l’aéroport et une perte estimée 30 000 000 au cours des cinq prochaines années pour le comté de Brevard. « Ils ne nous ont laissé aucun autre choix que de partir », a déclaré Miller cette semaine. « Nous ne voulons pas être les méchants. » Il a dit qu’ils recherchent d’autres destinations, dont celui de Cecil Field à Jacksonville. Miller dit que lui et d’autres dirigeants de la société se sentent trahis par l’aéroport, qui dit-il les a « accueillis à bras ouverts , »qu’il a apporté des améliorations pour accueillir les F-16 et puis s’est retouné sur eux quand les plaintes ont commencé à voler’. « Nous avons fait un énorme investissement dans le déplacement ici, dans les millions, » a-t-il dit. La société a encore près d’un an de bail à l’aéroport avec son propriétaire, Holland-Sheltair Aviation Group. » Les déclarations à charge de Miller semble faire fi d’autres problème : le problème du bruit serait pour certains un simple prétexte… pour partir ailleurs.

A noter que le 13 août 2013, le financier Kevin F. Flynn, âgé seulement de 46 ans était tué à Michigan City dans la banlieue de Chikaming alors qu’il circulait à vélo, embouti par une conductrice de 67 ans. Aucun complot la-derrière, sinon un bête accident de la circulation…

 

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

mis à jour le 22 août

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