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Les profiteurs de guerre oubliés (17) L-3, l’un des principaux bénéficiaires

C’est peut-être la moins visible et pourtant c’est celle qui a le plus d’importance aujourd’hui. L-3, fondée par un amateur de chevaux de courses, la fait en tête aujourd’hui, tant elle est dans tous les avions espions, via ses équipements de vision et de transmission.  Son grand art est de transformer des avions d’allure anodine en monstres de télécommunications.  Et comme elle s’infiltre partout, on la trouve désormais, ou l’on trouve ses  caméras dans les rues, pour surveiller les gens.  1984 nous annonçait certes cela, mais on ne savait pas que ce serait L-3 qui l’installerait…

Les grands groupes se partageant les mégas contras (F-22, V-22, F-35, etc), il reste des milliards de dollars à distribuer par le Pentagone aux firmes de dimension inférieure mais qui grignotent un beau pactole.  A condition d’avoir des… guerres nouvelles sous la main !  En attendant, il est vrai, l’Irak est à réarmer, l’Afghanistan aussi, et on s’y précipite bien sûr en quête de marchés.  Après avoir anéanti sous des tapis de bombes, on reconstruit : c’est l’image désormais classique de l’industrie de guerre US.  A croire que la guerre est un investissement à long terme, ce qui s’avère être le cas pour ce type d’industriels.  spy_beech-a96b4De nouveaux conflits font apparaître de nouveaux besoins.  L’Amérique du Sud a été quasiment entièrement scannée par les avions photos ou vidéos, il reste du travail à faire en Afrique, par exemple. Et manifestement, les USA s’y attèlent.  En Afrique du Nord, on retrouve les mêmes dans ses situations bien particulières, comme ici en Tunisie ce Beechcraft N351DY, d’Aircraft Logistics Group LLC, une énième boîte aux lettres de la CIA. La version civile du MC-12W « Liberty »… l’avion en juin 2014 était parti de la base militaire de Bangor.  L’avion était auparavant immatriculé N351DD (visible ici à gauche).

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On retrouve par exemple L-3 pour signer le 2 juin 2014 un contrat pour la fourniture de quatre avions de renseignement, pour 41,5 millions de dollars (soit une dizaine pour chaque appareil), qui sont en fait des Beechchrafts 350 Super King Air largement modifiés, dans la lignée des précédents de l’US Army, mais avec davantage de capteurs et d’antennes.  Chez l’armée de terre, ce sont les Enhanced Medium Altitude Reconnaissance Surveillance System (Des « MARSS » améliorés, issus du Projet Liberty.  Le contrat est direct, sans appel d’offres, à part une demande émanant du Yemen, à laquelle a répondu directement le Pentagone dans le cadre de la fourniture d’armement à l’étranger.  Les avions devant être livrés dès le 30 septembre 2015. C’est la base de Wright-Patterson Air Force Base, dans l’Ohio, qui conduira les essais, selon le contrat FA8620-14-C-3020.  A peine si on a pu remarquer que le fameux contrat était estampillé « Big Safari ».  Car les fameux Beechrafts doivent servir en fait à nourrir les drones en images et leur servir de relais. Big Safari, le programme qui est à l’origine des tous premiers drones tels le e BQM-34 Firefly rebaptisé plus tard Ryan Aeronautical Modèle 147 « Lightning Bug« .

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Un autre contrat du 8 août 2013 lui aussi estampillé Big Safari avait été tout aussi juteux pour la firme Sierra Nevada, l’une des préférées du Pentagone. « Connu pour son travail d’espionnage, Big Safari est l’organisme qui a aidé les Etats-Unis a perfectionner ses drones tueurs. Il fonctionne avec un certain nombre de grandes entreprises de défense, et de quelque 10% de son activité est allé à la Sierra Nevada. Au cours des sept dernières années, l’unité de Topps (le Colonel Edward Topps) a dirigé des contrats à la société basée à Reno pour 3,5 milliards de dollars, sans permettre à d’autres de concourir pour les prix, selon une base de données de contrats fédéraux. Comme une source met, Big Safari et Sierra Nevada « sont si proches qu’ils partagent jusqu’aux élastiques. » On retombe sur Reno, au passage, comme vous avez pu le remarquer. Le contrat (FA8620-13-C-4007) cette fois était pour 18 Pilatus PC-12/47E équipés de capteurs par…L-3. Là encore les avions devraient être fournis pour le 31 juillet 2015. A un prix tout aussi exorbitant : pour 18 avions, la somme de 218 millions de dollars a été engagée, soit un peu plus de à 12 millions de dollars par appareil, contre 3 pour la cellule Pilatus seule…

Dash_8_Sierra_Nevada_N356PH-d1777Des contrats un peu spéciaux (les fameux « no bid ») et des amitiés douteuses avec des industriels, un secret bien pratique, en quelque sorte, c’est l’impression qui domine chez Big Safari, que l’on lie facilement et naturellement aux activités de la CIA.  Un article d‘Aram Roston de Vocativ en novembre 2013 a dénoncé ses liens plutôt incestueux. « Big Safari a tendance à offrir des « contrats sans soumission » à Sierra Nevada et d’autres organisations. Selon la définition,  » dans l’ offre, le contractant propose de faire un travail pour un prix fixé ». Bien que peu l’ont remarqué, Topps a octroyé pas moins de 31 millards de dollars à un certain nombre de sociétés. Topps et Big Safari ont refusé de commenter sur ce point, en raison de la « sécurité opérationnelle ». Topps prétend que tout ce qu’il a fait pour Big Safari et lui est tout à fait légal. Charles Tiefer, professeur de droit Baltimore est en désaccord. Il dit que Big Safari « sonne comme une agence de voyous. Ils pensent qu’aucune des lois ne leur est applicable.  » Aram Roston prétend que le colonel Edward Topps a été poli avec lui mais a déclaré sans ambages qu’il ne trouverait pas facilement. des informations sur la Sierra Nevada ou sur ses autres contrats M. Topps était aussi mécontent que M. Roston avait inclus des noms dans son article sur les entreprises de la drogue au Mexique. Il dit que cela met en danger les vies et la sécurité des personnes dont les noms avaient été mentionnés dans l’article. M. Roston s’est défendu en disant que son travail est d’informer le public sur comment l’argent du gouvernement et leurs impôts sont dépensés ; et comme étant une grande entreprise de la défense, Big Safari ne fait pas exception ».

la_penta-f0fecRostom avait remonté la filière après… un crash d’avion en cotobre 2013.  Le DHC-8 appelé « Prospector » bourré d’électronique signée L-3 appartenait à Sierra Nevada et était piloté par un contractant civil qui était… borgne ! On découvrira après le crash que Sierra s’était dissimulé derrière une société paravent fictive, « New Frontier Innovations », pour recruter ses deux pilotes mercenaires, pour un programme appelé au départ “Lowrider” puis plus tard “Vista.” Le responsable de l’opération était Colonel Edward Topps, le responsable de « Big Safari », une division (voir un programme) de la CIA…  Sierra Nevada, donc, déjà étudié ici, et L-3 comme principaux bénéficiaires de la manne du Pentagone. L-3, société créée L-3 en 1997 par Robert LaPenta (surnommé « Bob », grand amateur de courses de chevaux, ici à droite) et Frank Lanza, ce dernier étant nommé président, alors qu’il avait auparavant été vice-président exécutif de Lockheed-Martin. Sans surprise, Lockheed détenait dès le départ 34% des actions de L-3 ! Cinq ans après, Forbes précisait son choix, celui dicté par un Donald Rumsfeld bien décidé à privatiser l’armée américaine : « Lanza capitalise sur le changement radical dans la stratégie militaire sur la dernière décennie » – sans parler de l’augmentation en 2000 du budget du ministère de la Défense ». Les simulateurs de vol de L-3 apportent 400 millions de dollars en ventes chaque année …. et dans l’examen quadriennal publié récemment par le Ministère de la Défense de l’armée, secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, figurent la simulation de champ de bataille comme une priorité « . En fait, L-3 était une émanation directe d’Electrospace Systems créée en 1984 et devenue ensuite ESI, installée à Richardson, au Texas. ESI sera racheté en 1987 par Chrysler Corporation, pour prendre deux ans plus tard le nom de Chrysler Technologies Airborne Systems, Inc., ou CTAS. En 1996 Chrysler l’a vendu à Raytheon Company, qui en a fait Raytheon Aircraft Integration Systems : c’est cette firme qu’a acheté L-3 Communications, pour devenir L-3 Integrated Communications Systems, pour l’installer à Waco, au Texas. Le troisième « L » des investisseurs dans les engins de mort n’étant autre que les banquiers Lehman, qui seront mis en faillite retentissante le 15 septembre 2008. L-3 se retouvera pris dans la tourmente d’Abou Graib, par sa filiale Military Professional Resources Inc. ou MPRI, basée à Alexandria, avec qui elle a fusionné en 2000. Car les gros bras engagés par L-3 sont tout sauf des enfants de chœur… recrutés pourtant par l’ancien directeur adjoint du FBI, Joseph R. Wolfinger, célèbre pour avoir fait coffrer l’espion John Walker.

MPRI, déjà largement soupçonné de fonctionnement condamnable en 1996 pour avoir entraîné une partie de l’armée croate responsables de tueries de serbes dans l’enclave de Krajina. MPRI avait engrangé 140 millions de dollars du Pentagone pour former l’armée de la Fédération de Bosnie Herzegovine juste après les accords de Dayton. MPRI avait été alors accusée de légéreté, laissant les militaires sans véritable direction, pour aller massacrer les serbes lors de l’Opération Tempête (Oluja). Des descendants des persécutés porteront plainte aux USA, sous l’appellation de « Génocide », en Illinois, (case No : 1:10-CV-05197). MPRI finira par payer 47 millions de dollars aux victimes.

On retrouvait pourtant deux ans après les mêmes en Guinée équatoriale pour former des garde-côtes chargés de protéger les réserves de pétrole du pays, et l’année suivante l’entreprise de mercenaires signait un contrat de 4,3 millions de dollars de 18 mois en Colombie dans la guerre contre la drogue. Le contrat sera dénoncé en 2001 par le ministère colombien de la Défense après des révélations sur les méthodes musclées des mercenaires de MPRI, dirigés par le général Carl Vuono, ancien « deputy chief of staff for the U.S. Army », (on avait découvert comme maximes d’entraînement, dans les manuels de formation, des phrases héritées de dignitaires nazis !). Comme autre général responsble chez MPRI on trouvait General John Shalikashvili, ancien responsable du Joint Chiefs of Staff of the U.S. Army. En Colombie, MPRI travaillait étroitement avec AirScan, de Rockledge, en Floride, dotée d’avions Cessna 337 équipés de matériel de surveillance signé L-3. On retouvera encore MPRI noyé dans le scandale d’Abou Graib, en Irak, où les actes de tortures étaient devenus choe commune.

v19-3-icad-47999Une entreprise désormais incontournable, car présente partout, y compris jusque dans la vie civile. « L-3 est partout. Ces lunettes de vision nocturne dans l’équipe du JSOC de Dark Zero Thirty ? C’était du L-3. Les nouvelles machines qui remplacent les scanners à l’aéroport ? Revoilà L-3. La torture à Abu Ghraib ? Une ancienne filiale de L-3 qui a récemment été condamnéz à payer $ 5,28 millions à 71 Irakiens qui avaient été détenus dans l »horrible prison . Oh, et les drones ? L-3 est sur elle. Reprieve, une organisation de défense des droits au Royaume-Uni, plus tôt ce mois-ci a écrit sur son site Web : « L-3 Communications est l’un des principaux sous-traitants impliqués dans la production du Predator létal aux États-Unis depuis la création du programme. Les Predators sont utilisés par la CIA pour tuer les militants présumés et pour terroriser des populations entières au Pakistan et au Yémen. Les attaques de drones se sont multipliées sous l’administration Obama et 2013 a déjà vu six attaques dans les deux pays « . Sans surprise, L-3 Communications est bien relié au-delà de la communauté de sécurité nationale. Son directeur financier a récemment parlé à Goldman Sachs, à ce que le géant financier à évoqué de façon hilarante comme étant une « conversation au coin du feu. » 

L-3 est en effet devenu depuis une hydre à plusieurs têtes, dont une s’appelle L-3 Crestview Aerospace installée à Crestview, en Floride. Crestview, alors connue comme simple société de construction de fuselages d’hélicoptères, avait été acheté en 2006 pour 135 millions de dollars par L-3… en cash. Un rachat qui lui permettait de conquérir des marchés plus… discrets voire plus juteux. Car Crestview, dirigée par Charles R. Shanklin qui s’appelait auparavant Fairchild Industries Inc, créée en 1964, était une entreprise de bonne taille, qui possédait déjà près de 500 employés. Elle avait hérité en septembre 2001 d’un contrat de Boeing pour remettre à jour des C-130 « gunship ». Parmi ceux-ci, ceux de la firme Tepper, des avions civils (Lockheed L-100) étroitement liés comme on le sait aux activités de la CIA. Or Charles R. Shanklin était aussi le responsable de Tepper Aviation !!! Mieux encore, puisque le président de Crestview Aeropace jusque 2001, Jack E. Owen était aussi celui de Tepper ! Les avions vus à Desert Rock (voir épisode précédent) étaient ceux de L-3 !!!

High tech equipment atop this pole is used to see and hear illegal immigrants attempting to cross into the U.S.Une hydre dont le matériel ni les hommes ne sont fiables, et qui rafle pourtant les marchés d’Etats… à coups de pots de vins, on ne peut que s’en douter, à voir le peu de performances de certaines de ses réalisations, obtenues la plupart du temps sans concurrence.  L’idée qui semble avoir prévalu étant celle de « prenons l’argent et tirons nous, que ça marche ou pas » : « en 1998, l’ancien Service de l’immigration et de la naturalisation a lancé le système Intelligence Surveillance intégrée, Connu comme ISIS. Ce système avait été initialement conçu pour détecter les étrangers illégaux et les trafiquants de drogue qui traversent nos frontières. « Un élément majeur du système est le Programme de surveillance vidéo à distance. Ce réseau intègre plusieurs caméras thermiques et infrarouges, qui sont montés sur des poteaux de 50 à 80 pieds le long des frontières, avec un système télécommandé unique. « En Décembre 2004, l’inspecteur général de la General Services Administration a émis un audit. Ce rapport a révélé de nombreux problèmes avec le contrat de la Border Patrol pour le Programme de surveillance vidéo à distance. « Par exemple, le contrat de 2 millions de dollars a été fait avec Microwave Corporation International (IMC), sans preuve documentée d’un quelconque concours. Il est intéressant, cependant de noter qu’un an plus tard IMC a reçu une extension de 200 millions pour la plupart des tâches qui étaient tombées à l’extérieur du champ d’application du contrat original. « Le GSA a trouvé également des problèmes avec le matériel. A l’emplacement de la patrouille frontalière à Blaine, Washington, par exemple, les vérificateurs ont trouvé des caméras et d’autres pièces d’équipement qui ne fonctionnainent pas. Certains nécessitaient de fréquentes réparations. « A trois autres endroits, y compris Detroit, les vérificateurs ont trouvé des sites de surveillance qui n’avaie, pas eu leurs équipements livrés, et où aucun travail n’était en cours. Sur d’autres sites, à New York, en Arizona et au Texas, certains avaient des équipement installés, mais qui n’étaient pas opérationnels. 

« Des lacunes, comme l’a également noté le GSA avec des poteaux de 60 pieds qui ont été payés mais n’ont jamais installés ; des équipement sensibles qui n’ont pas réussi à répondre aux codes électriques ; un centre d’opérations où les entrepreneurs et les employés du gouvernement effectuaient peu ou pas de travail pendant plus d’un an, et pas étonnant, de nombreux dépassements de coûts à la clé ». « En Septembre 2004, le GSA a brusquement arrêté l’extension du du contrat, laissant environ 70 sites frontaliers sans équipement de surveillance. Il a également forcé l’entrepreneur à expédier ses camions de matériel de retour à la Border Patrol. Aujourd’hui, ce matériel prend la poussière dans un entrepôt ». Mais l’argent a disparu… dans les caisses de L-3. Une firme qui bénéficie de soutiens en haut lieu, et qui peut donc tout se permettre.  Le 6 février 2005, l’armée signe un contrat avec GSI, une filiiale de L-3 pour la livraison de matériels radios aux soldats,. Les matériels vont s’avérer inutilsiables, et ce, à deux reprises. Malgré la déposition accablante au Congrès de Joe Saponaro, directeur de GSI, filiale de L-3, la société GSI signait pourtant un contrat supplémentaire de 426,5 millions de dollars pour des renseignements en Irak.

Une entreprise que l’on retrouve partout, pourtant, y compris dans le monde civil, ce qui est tout aussi inquiétant. « L-3 fournit également la police avec ses produits de vision nocturne et rend un dispositif de reconnaissance de licence de la plaque de voitures (LPR), une machine avec des implications inquiétantes. LPR peut être monté sur les voitures de police ou positionné en statique à des intersections et peut analyser potentiellement des milliers de plaques d’immatriculation par le biais de bases de données de la police dans une affaire de quelques heures. Dans certaines parties du pays LPR lecteurs peuvent suivre votre position pendant des kilomètres. Comme l’a noté le Wall Street Journal, cela concerne la surveillance des activités même « banales » des personnes qui n’ont jamais été accusées d’aucun crime est elle sont maintenant « le défaut plutôt que l’exception. »

C’est bien là le nœud du problème : si Eisenhower en 1953 avait recommandé de se défier du lobby militaro-industriel, c’est bien parce qu’il craignait qu’il n’envahisse aussi la vie civile.  « L3 Communications incarne la totalité de la sécurité nationale et de l’état de surveillance. Il est seulement la distinction minimale entre les produits militaires et ceux de la police. Sa ligne de vision nocturne est vendue à la fois à la policeet aux militaires. Sa participation dans le programme de drones est maintenant, autant que nous savons, limitée aux pays du Moyen-Orient et Afrique du Nord. Mais selon les mots de la rédaction éditoriale du New York Times, « ce n’est pas la question de savoir si les drones vont apparaître dans les cieux au-dessus des États-Unis, mais dans combien de temps. » Le NYT estime que le marché de drone intérieur est de 5 milliards de dollars, selon une estimation prudente, et les entrepreneurs seront en lice pour cet argent dans la sphère publique et privée. L’aventure de L-3 dans les aéroports, la frontière de l’endroit où la politique intérieure rencontre la politique étrangère au nom de la sécurité nationale, est donc importante à la fois symboliquement et matériellement. À bien des égards, c’est l’histoire la plus importante depuis les événements du 9/11 aux États-Unis : l’évaporation complète de la séparation des politiques étrangères et nationales. Que nous parlons de la police paramilitaire, des écoutes téléphoniques sans mandat, des conditions de détention inhumaines, ou de surveillance par drone, il existe peu de différences entre les Etats-Unis perpétuellement en guerre et un pays déterminé à emprisonner ses habitants de manière inacceptable et à des taux inacceptables ».  Et aujourd’hui encore, L-3 ne cesse de grandir… on peut tout craindre, à ne voir personne vouloir l’empêcher de s’étendre.

l’indispensable site :

http://www.ruckus.org/warprofiteers/index.html

les contractors sont sous la carte du trèfle.

 

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